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16 octobre 2012 2 16 /10 /octobre /2012 07:13

Le monde littéraire est tellement autocentré qu'à moins d'une chance extraordinaire

ou de compromissions qui ne le seraient pas moins il est pratiquement impossible

pour une personne extérieure à ses cénacles d'oser rêver d'être édité.
Bien entendu on me rétorquera que de temps en temps un inconnu y parvient et que

des auteurs "inconnus" sont régulièrement découverts par les éditeurs spécialisés

ou chroniqués par la presse du même tonneau.

L'exception ne faisant pas la règle on évitera de se creuser la tête pour distinguer des

exemples récents.

C'est pourquoi j'ai beaucoup d'estime et même d'admiration pour celles et ceux qui

écrivent leur ouvrage, l'éditent à compte d'auteur et arrivent finalement au bout de cet

exercice qui consiste à faire partager une idée, une histoire ou une vision.
Dans la majorité des cas ces livres d'amis ne m'ont pas semblé indignes (bien au

contraire) et valaient bien des ouvrages signés Angot ou Sollers qui mettent les

érudits professionnels dans un état proche de la pâmoison.
Je dirai même que ces écrivains inconnus respectent tellement la littérature et

l'écriture, qu'ils sont si intimidés par leur audace que bien souvent on est ébloui

par leur discrétion et les qualités du Français qu'ils utilisent.

Le monde est ainsi fait qu'un Beigbéder aura les honneurs de toute la presse,

audiovisuelle ou écrite même si sa prose est moins déconnante que le feuillet

qui accompagne les impôts.
Jérôme Garcin ("Le masque et la plume" et "le Nouvel Observateur") critiquera avec

l'audace qu'on imagine le dernier Modiano mais personne (et pour cause) ne

prendra la peine de lire un ou l'autre de ces ouvrages publiés à compte d'auteur et

qui apportent de la fraîcheur et du renouveau.
Parfois.

Le monde des lettres est comme celui des arts: on navigue en terre connue, on

publie ce qu'on connaît quitte à transférer le "talent" sur les descendants ou les

ayants droits. Dans ces milieux il vaut mieux être celui qui vidait les cendriers de

Françoise Sagan que quelqu'un qui a des choses originales et sensibles à

dire.
C'est dommage mais effectivement il y a moyen, de temps en temps, de lire

autre chose autrement. Et c'est tant mieux.

 

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14 octobre 2012 7 14 /10 /octobre /2012 23:45

J'ai fait l'impasse sur les deux tomes des bouquins best-sellers sur les femmes

de dictateurs (pourquoi pas sur leurs animaux domestiques?) mais ai craqué pour

celui sur leur derniers jours.
Pour Idi Amin Dada, Staline, Mao, et tant d'autres la fin de leurs dictatures est

comme leurs longs pouvoirs: lamentables.
En lisant ce livre (honnètement il s'agit d'articles de journaux un peu allongés et

il faut moins de deux heures pour en achever la lecture) je suis surpris que ces

régimes d'épouvante aient pu durer aussi longtemps et aient à leur tête de tels

détraqués.

Du Shah d'Iran aux Marcos, de Kadhafi à Franco accablante sont  la bêtise, la

cruauté et la course à l'abime de ces régimes et de leur tête je n'ose pas dire

pensante.

Il faut relire les éloges accompagnant la mort de Mao (60 millions de morts au

compteur) et particulièrement celle de Giscard parlant "d'un phare de la pensée"

pour voir que presque toujours, par intérêt ou couardise (et souvent les deux)

les gouvernements démocratiques ont soutenu ces satrapes extérieurs.

Toujours au nom d'intérêts économiques ou politiques. La guerre froide

justifiant tout et en particulier le passage de la brosse à reluire sur des dictateurs

sanguinaires. Ca avait même un nom: "la Réalpolitik".


Si Ceaucescu, Staline, Hitler, Trujillo ou Saddam Hussein  relèvent de la folie

pure d'autres comme Pol Pot, Tito, "Papa Doc" ou Mussolini savaient ce qu'ils

faisaient et le faisaient en toute conscience.

En refermant ce livre on aimerait pouvoir se dire que tous ces cinglés

appartiennent à un passé révolu.
Hélas après les 49 ans du règne de Fidel c'est encore un Castro, son frère, qui

décide à la Havane. Encore un Kim en Corée du Nord, un Assad en Syrie et

tant d'autres partout dans le monde.

 

(Les derniers jours des dictateurs, Diane Ducret et Emmanuel Hecht chez Perrin. 

 

J'apprends la mort de Norodom Sihanouk. Qu'il soit mort à Pékin est en soi la

confirmation que son action a perpétuellement été louvoyante entre les "blocs" et

qu'en fin de compte à jouer sur tous les tableaux il n'a gagné sur aucun.
Ce n'était pas un dictateur au sens où l'étaient ceux cités dans le livre mais bel et

bien un autocrate peu regardant sur ses méthodes de gouvernement.
En plus de 50 ans de vie publique son bilan est un désastre et le peuple du

Cambodge ne saura sans doute jamais si, sans lui, son destin aurait été moins

affreux.

 

 

 

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13 octobre 2012 6 13 /10 /octobre /2012 07:36

 

Corse Juillet 2012 211

J'ai toujours aimé les trains. Pas pour voyager dedans (ça je déteste) mais les

regarder évoluer. J'aime particulièrement les vieilles voies ferrées, celles qui

ont toute une histoire et qu'on sent vivre de leur propre rythme.

Il y a quelques années nous allions passer quelques jours de vacances près

de la très belle maison de Kerhostin de la tante de ma femme sur la presqu'île

de Quiberon.

Déjà très encombrée par les embouteillages, la route qui longeait les plages

était concurrencée par le fameux "tire bouchon" le train ainsi nommé par les

touristes comme les habitants du coin.

J'aimais, en fin d'après midi, voir passer ce train de Paris, anachronique au

milieu des vacanciers en maillot de bain.

Mon ami Gérard, lui, m'avait raconté le train de Corse qui va d'Ajaccio à Calvi

et St Florent en passant par Bastia.
Il m'avait décrit les paysages sublimes qu'il traversait, ses ouvrages d'arts

nombreux et parfois improbables et le matériel roulant brimguebalant mais

si pittoresque.

Ma seconde femme m'a un jour appelé de ce train et m'a décrit son périple,

sous la neige, alors qu'elle approchait de Corte. J'entendais même le clic-clic

des roues sur les jointures des voies.
Je m'étais promis de faire un jour un trajet avec train et la chose s'est faite cet

été.
Grosse déception!

D'abord le matériel roulant est ultra moderne et ressemble à un gros car de

tourisme, les rétroviseurs en moins mais la climatisation en plus.
Ensuite je m'étais imaginé faire des photos sublimes mais j'ai cassé

l'appareil photo cinq minutes avant de monter dans le train en gare de

Francardo.

Enfin nous étions début juillet et il y avait foule dans l'unique voiture de ce

"train" et... tout le monde avait baissé les pare-soleil.
Je n'ai pas vu grand chose et le trajet Corte-Ajaccio m'a paru sans fin!

 

Corse Juillet 2012 214

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12 octobre 2012 5 12 /10 /octobre /2012 09:40

Maintenant que la politique du rat crevé au fil de l'eau a repris ses droits (ne me

faites pas dire ce que je n'ai pas dit et, par exemple que je regrette le ludion

hystérique qui occupait l'Elysée jusqu'au 6 mai dernier) il est peut-être temps

de se demander si toute la lumière a été faite sur l'opération DSK de 2011 et

sur la tentative de certains de nous imposer le directeur du FMI comme

Président. 

N'oublions pas non plus que les mêmes (ou presque) avaient tenté de nous

imposer Balladur en 1995.

 

Publicitaires (Euro RSCG en tête et Stéphane Fouks en particulier), médias

(du "Monde" à "Marianne" en passant par "Le Nouvel Observateur") et tant

de relais d'opinion auto-proclamés ont voulu nous vendre le produit DSK avec

une telle conviction que sans la folie New-Yorkaise du susdit ils y seraient

sans doute parvenus.

En connaissance de cause ils ont soutenu et préparé l'arrivée à l'Elysée d'un

homme dont les épisodes des honoraires antidatés, de la MNEF, de la

cassette Mery et l'affaire de la députée hongroise jetaient une lumière trouble

sur la moralité et les agissements de leur poulain.

Ne parlons même pas du niveau de vie stupéfiant de DSK dont le riad

marocain et l'appartement de la Place des Vosges laissaient songeur.

Dans sa toute récente interview DSK dit qu'il n'est "pas riche". Je me demande

ce qu'est être riche et si habiter un immense appartement qui vous appartient

Place des Vosges à Paris et des riads qui font tout un quartier de Marrakech

ne suffit pas...

  Mais revenons à 2011 et à la campagne virtuelle du candidat des élites. 

 

Avons nous oubliés cette chanson de geste si édifiante de Dominique et

Anne, main dans la main en route vers leur destin Elyséen? celle du directeur

du FMI si subliminalement présidentiel? avons nous oublié le chemin de

Marrakech des obligés et des preneurs d'ordre? Et la visite de Martine Aubry

venant adouber son héros?

Qu'un pays au passé si tourmenté puisse encore être l'objet de manipulations

aussi transparentes est dramatique, que ces manipulations aient été à deux

doigts de réussir est plus que dramatique: accablant.

Au moment où se déroulait cette campagne d'intoxication (et d'intimidation) j'ai

trouvé que peu essayaient de raison garder. Tous s'inclinaient devant les

sondages et la stature internationale du brillant prince des médias.
A t'on entendu les Duhamel et autres manipulateurs faire amende honorable?
que nenni! Ils font oublier leurs compromissions et iront au secours de la

victoire aux prochaines élections. Comme ils l'ont toujours fait.
Moi je vous conseille de ne pas oublier comment DSK a été sanctifié, ripoliné,

glorifié, admiré et flatté par des personnes dont le rôle est au contraire de

voir derrière les coulisses et de les décrire.

Ca nous évitera à tous des déconvenues.

Et lisez cette interview parue dans le "Point" du 11 octobre 2012: non seulement

DSK ne regrette rien mais il fait du camouflage et endosse sans rire la panoplie

de l'homme traqué et martyrisé.

Qu'on l'oublie, oui, pourquoi pas. Mais qu'il ne vienne pas mentir comme un

arracheur de dents dans des médias complaisants. On l'oubliera s'il fait ce

qu'il faut pour ça.

 

 

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11 octobre 2012 4 11 /10 /octobre /2012 07:07

Bien qu'en déclin mérité la psychanalyse reste un bastion de l'imposture dans

notre pays.

Il faut se réjouir que les beaux jours de cette pseudo science soient désormais

derrière nous et que les officiants de cette secte perdent de leur crédit au fur et à

mesure du temps.
J'espère voir sa chute et sa déconfiture comme j'ai vu celle du marxisme-léninisme,

dont la France, dans un cas comme dans l'autre a longtemps été plus touchée que

d'autre pays.

Quand on pense au terrorisme intellectuel dont cette pratique qui tenait autant du

charlatanisme que de la science a fait souffler sur tous les aspects de la vie

(arts, culture, rapports sociaux, éducation, santé) on est stupéfait du crédit

exorbitant dont la psychanalyse a bénéficié ici.

Il aura fallu que le ridicule de certains praticiens (et non des moindres) éclate,

que des études sérieuses soient enfin faites sur Freud et ses méthodes (rien

moins que scientifiques) et que les résultats de toutes ces analyses soient

finalement bien minces (en comparaison de leurs coûts pour les clients) pour

que l'insubmersible paquebot soit enfin en position de couler.

Il faudrait pouvoir rappeler l'hystérie de certains à propos de Lacan, il faudrait

republier la prose des convaincus pour montrer jusqu'où certains sont allés

pour justifier un nouvel esclavage intellectuel.

Car il ne s'agit de rien d'autre qu'une sorte d'illusion, de montage et finalement

d'une idéologie (dont l'hérésie consistait à ne pas accepter l'ensemble) qui avait

ses inquisiteurs et son tribunal.
Les derniers défenseurs de cette étrange psychose volontaire montrent à quel

point il était redoutable de s'opposer à cette "gestapo de l'inconscient"...

Aujourd'hui on peut en rire et plus personne ne prend au sérieux la panoplie

bobo du psy et de son divan magique...
Pas plus que l'on croit encore aux sornettes du complexe d'Oedipe ou de tant

d'autres concepts tirés par les cheveux.

C'est pourquoi l'enquète (trop rapide) du magazine "Marianne" n°807 du 6

octobre "Au secours mes parents sont psys!" arrive à point pour montrer que

ces psys, tous comptes faits, n'ont pas fait mieux ni pire que les parents

lambda; preuve s'il en était besoin, que leur science est inopérante dans

l'immense majorité des cas.
Et certaines interviews ou anecdotes sont amusantes, ce qui ne gâte rien.

 

 

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10 octobre 2012 3 10 /10 /octobre /2012 09:38

J'ai la grande chance d'habiter assez près du Village du Livre, Montolieu dans

l'Aube, un magnifique village qui s'est entièrement voué au livre pour ne pas

connaître l'exode puis l'endormissement.
Du relieur jusqu'au bouquinniste ce village est un bonheur pour qui s'intéresse

encore à la chose écrite sur du papier, une espèce elle aussi en voie d'extinction.
S'il n'y a pas lieu de s'en formaliser on peut le regretter.
Mais être certain que l'expérience ou l'imaginaire des autres hommes trouvera

un autre  vecteur pour être retransmis aux autres.
Que ce soit le livre électronique (je n'y crois pas) ou autre chose je suis bien

certain que nous ne pourrons jamais nous passer de la transmission écrite

du savoir.
Donc Montolieu est sur un seul site l'équivalent des Bouquinistes des quais

parisiens et des librairies d'occasion du Quartier latin.

Ce que l'on recherche on le trouve.
Ou on le commande.

S'ils ne l'ont pas immédiatement les libraires font comme vous et passent par

Price Minister, le bon coin ou Vivastreet que sais je encore? mais ils vous

procurent l'ouvrage qui vous tenait à coeur.

En stock il y a déjà une multitude d'éditions parmi lesquelles les livres sur

l'histoire se taillent la part du lion.

IMGP6379.JPG

J'y ai fait récemment l'acquisition d'un livre de Yves Gibeau* (1916-1994) que je

recherchais depuis quelques temps.

Incroyable ce que le monde a changé en 50 ans: des enfances comme la

sienne étaient la norme jusqu'à la fin des années 50 et on dirait pourtant qu'on

parle de celle de l'homme de Néanderthal!

"Mourir idiot" est le livre de cet auteur que j'ai eu tant d'opiniâtreté à retrouver et

tant de plaisir à lire. Une écriture et des propos à des années lumières de notre

univers mental. Pas de psy de bazar, pas de critiques ni de regrets juste une vie

telle qu'on pouvait les vivre entre les 2 guerres et après.
De quoi, assurément, tempérer nos critiques sur notre époque et sur la "crise".
Si nous prenions simplement conscience de l'incroyable douceur de notre vie par

rapport à celles des générations passées nous serions, je pense, premiers aux

classements du sentiment de bien-être au lieu d'en être régulièrement les derniers.

Rien n'est plus odieux que ces perpétuelles jérémiades sur l'état du pays et sur

son pseudo déclin.

 

(Yves Gibeau est l'auteur du livre "Allons z'enfants" que le cinéaste Yves Boisset a

adapté au cinéma. C'est son livre le plus connu)

 

 

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9 octobre 2012 2 09 /10 /octobre /2012 07:33

Je ne doute pas un instant que pour les générations qui ont suivi celles des

baby boomers John Lennon est un baba-cool un peu rêveur à qui on doit la

scie "Imagine" et une détestation pour les japonaises hystériques et âpres

au gain.
C'est dommage car si le personnage a eu plusieurs vies en une et plusieurs

personnalités aussi il mérite mille fois mieux que cette image réductrice.
Si l'homme pouvait être parfaitement odieux, si ses positions ont souvent été

outrancières et si le personnage a pu, de temps à autres, être repoussant il

faut lui rendre cet hommage qu'il possédait un talent multiforme absolument

évident.
Et confondant.
En lisant dans un magazine des extraits de ses lettres publiées par Hunter

Davies j'ai été stupéfait par l'intelligence de ses propos, la beauté de ses

dessins et l'évidence de son génie.

 

C'est un homme qui n'a vécu que 40 années (donc 22 environ d'adulte) et qui

laisse une trace monumentale.

Doté d'une personnalité extrèmement forte John Lennon a fait sa psychanalyse

en public et en chansons.

Les paroles de la plupart de ses titres démontrent que le rock n'roll n'était pas

condamné à "Be-bop-a-lula" (même si je n'ai rien contre Be-bop-a-lula) et

le binaire à "Rock around the clock" (même si...)

Lennon a écrit des textes qui sont immortels, et pas uniquement du temps de

son fameux groupe.

"Mother" (1970) , par exemple, est une merveille de concision et sa froide beauté

est terriblement prenante.
"Jealous Guy", "Gimme some Truth", "In my Life" et tant d'autres portent la trace

de sa personnalité à vif et de son impossibilité à trouver la paix intérieure.
Son exhibitionnisme et sa vérité seraient impossibles aujourd'hui. Ses actes

politiques non plus. Personne ne prendrait au sérieux un milliardaire barbu

aux cheveux longs qui ferait des conférence de presse dans un lit ou des

concerts dans un sac de jute.

Le réduire à ce personnage un peu ridicule serait regrettable: L'évidence d'être

en face d'un génie se fait lorsqu'on voit toutes les facettes de sa personnalité

et de son talent.

Et ses lettres semblent être la preuve qui le confirme.

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8 octobre 2012 1 08 /10 /octobre /2012 09:56

Christian Clavier, victime du délit de sale gueule aurait décidé, selon son agent

artistique, de s'exiler en Grande Bretagne jusqu'à la fin 2013.

Nous avons appris, à l'occasion de cette annonce, que l'inoubliable interprète

de Jacquouille la Fripouille aurait choisi cette lointaine destination non pour de

basses raisons économiques mais en raison de la méchanceté des critiques

à l'encontre de la presque totalité de ses participations et en particulier à propos

de sa dernière oeuvre ("On ne choisit pas sa famille") qui fut un four absolu.

Il faut aussi dire qu'entrer dans l'immortalité cinéphilique avec le rôle de

Jacquouille n'est peut-être pas le passeport le plus adéquat.
Il y aussi Katia, le travesti du "Père Noël est une ordure" mais c'est le personnage

le moins drôle du film.


Il faut dire, sans accabler le Clavier que ça fait plus de 20ans qu'il joue le même

personnage sur-vitaminé et qui s'exprime comme un héros de BD.

C'est un peu juste pour faire d'un comédien un acteur. Et réciproquement.

Et cette manie de jouer en permanence avec Jean Reno le comédien le plus

inexpressif de l'histoire du cinéma Français. C'est du suicide professionnel.

 

Si ce n'est pas pour son jeu d'acteur que Clavier est en butte au désamour de

ses pairs, du public et de la critique (excusez du peu) c'est aussi parce qu'il

a -sans doute sans que ce soit conscient ni recherché- une personnalité qui

rappelle son ami l'ancien président de la république.

En effet ce personnage monté sur ressort, d'une mauvaise foi absolue, bling

bling comme son modèle et qui semble avoir un goût immodéré pour tout ce qui

brille n'a sans doute rien arrangé.

Pour sûr la proximité (je n'ose écrire intellectuelle) de son ami Neuilléen l'a

desservi, comme elle a desservi tous ceux qui l'ont approché de trop près.


L'affaire de sa propriété Corse et le limogeage du préfet coupable d'avoir laissé

des syndicalistes -crime impardonnable- s'introduire chez Jacquouille a aussi

contribué à la décôte de Clavier.

 

Qu'il aille outre-channel préparer, comme il en aurait l'intention, le 3ème volet des

"visiteurs"... Le pays entier attend la suite des aventures de Dame Ginette!

 

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8 octobre 2012 1 08 /10 /octobre /2012 07:14

Et si, en boycottant la télévision et la radio, je me privais d'un important

vecteur d'exaspération?
En n'écoutant pas Pascale Clark, en ne prêtant aucune oreille, même

distraite, à des robinets à publicités que sont les radios commerciales,

en ne regardant pas, même avec l'alibi du "c'est pour savoir de quoi je

parle", Denisot, Ardisson et tant d'autres je me prive peut-être de la

source de tant d'agacements.

Je me rassure en me disant que, question énervements les possibilités

sont tellement nombreuses qu'il n'y a heureusement pas obligation de

voir les Fogiel ou autres Ruquier.

S'il existait, à l'instar de celle de Richter pour la magnitude des

tremblements de terre, une échelle des causes d'exaspération la

nécessité de se frotter à l'administration serait sur les échelles

supérieures.
Un double de permis de conduire, par exemple, s'obtient à la Préfecture

et, à Toulouse, celle-ci ferme à 15H30. Pourquoi 15H30? sans doute

pour illustrer le livre de Zoé Shepard (voir mon post d'hier) qui dit que

les fonctionnaires font bien 35H mais... par mois.

Une nouvelle carte d'identité vous condamne à un parcours au trésor!

il faut une preuve que vous habitez chez vous (mais pas la facture de

téléphone!) des photos de vous en bagnard, un timbre fiscal et on vous

demande -sans rire- l'ancienne carte.
Ubu est à la mairie: si on avait l'ancienne carte on n'en ferait pas refaire

une! (sauf ceux qui réussissent à la garder 10 ans sans la perdre).

Il y a les conducteurs du dimanche pour se mettre en condition. Ils

sortent la Clio rutilante de sa boîte et vous font avoir tous les feux au

rouge tout en ignorant superbement le clignotant.

Vous n'êtes pas tombé sur eux? qu'à celà ne tienne: le camion des

poubelles qui, en plein après midi de chaleur quasi estivale vous

impose les effluves du contenu de sa benne pendant 1 rue étroite

entière. Ca vous avez connu.
Non? le passage à niveau alors. Incroyable ce que ça peut être bizarre:

soit les barrières sont à peine refermées et le train passe soit au

contraire il sort de la gare et met des heures à arriver.
Au final un suppositoire plus court qu'un bus qui vous a fait perdre

un temps irratrappable. Et les conducteurs devant qui mettent cent

ans à repartir...

Le camion frigorifique qui stoppe net devant vous et met ses warning,

le postier qui renvoie à l'expéditeur la lettre que vous attendiez parce

que ne figure pas sur l'adresse un détail dont tout le monde se fout,

la personne qui, sous votre nez, emporte les derniers "marron'suiss"

à l'épicerie, les tomates plus dures qu'une boule de pétanque,

le journal qui titre sur "le prix de l'immobilier quartier par quartier"

alors que vous espériez un spécial cul, etc etc.

C'est bien simple, se lever chaque matin, c'est aller au devant de

contrariétés.

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6 octobre 2012 6 06 /10 /octobre /2012 07:13

En lisant un petit article en rendant compte j'ai lu un livre* absolument passionnant

sur les malades "psychologiques" de la guerre de 14-18.

En gros ceux qui, au lieu de se faire arracher un bras, une jambe, la figure ou les

3 à la fois se trouvaient courbés en deux ou tremblants de la tête aux pieds,

choqués, sourds, muets ou inertes.
A cette (merveilleuse) époque la France et ses médecins avaient à coeur de

remettre le plus vite possible sur pieds ses poilus afin qu'ils concourent au salut

du pays.
Pour les médecins militaires et l'opinion les malades psychologiques étaient soit

des personnes que des chocs électriques remettraient d'aplomb et qui iraient

rapidement retrouver le front soit des simulateurs qu'on devait traiter avec la rigueur

qu'on imagine (conseil de guerre et peloton d'exécution).
Certains médecins militaires ont vite privilégié la partie militaire de leur casquette

(galonnée) et ont entrepris de "torpiller" (c'est le nom officile de la méthode à

l'époque), y compris contre leur gré, ces pauvres bougres que la vision dantesque

des tranchées ou le bruit assourdissant du feu avait gravement perturbés.
Un procès retentissant à l'époque montre l'âpreté de ces querelles.
Ce livre a eu un autre intérêt pour moi: montrer que nous donnons des noms de rues

ou de bâtiment à des personnes qui ne le méritent guère, du moins une fois que le

temps permet de mieux juger leurs actes et pensées.
Ainsi l'Institut Gustave Roussy de Villejuif porte le nom d'un de ces tortionnaires

électriques pour qui les soldats qui n'étaient pas blessés physiquement étaient

des "boches de l'intérieur". Rien que ça!

Etonnez vous qu'à ces mauvais soldats on administre des chocs électriques quand

on ne les rendait pas à l'armée qui les expédiait ad patrès avec 12 balles dans la

peau.
Il paraît qu'après la guerre ce Gustave Roussy a eu des  "actions et pensées

humanistes"... Encore heureux!

 

 

* Les soldats de la honte de Jean Yves le Naour (Perrin)

 

 

 

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