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14 novembre 2019 4 14 /11 /novembre /2019 07:00

En 1975 est sorti un film de Richard Fleischer ("Soleil Vert") qui fit scandale . Il s'agit de "Mandingo". Hollywood revenait dans les plantations du Sud mais sa vision de la vie à l'époque de la ségrégation était très différente de celle d' "Autant en emporte le vent". Moins "idéalisée" et beaucoup plus crue.

"Mandingo" montrait sans fard la réalité de l'esclavage et cela avait de quoi choquer: viols, sauvagerie, brutalités, meurtres, assassinats, exécutions, marchandisation d'êtres humains, commercialisation d'hommes, de femmes et d'enfants sans oublier la chosification (rapports sexuels forcés) des esclaves.

La jeune Histoire des États Unis n'avait pas été un lit de roses et les spectateurs de divertissement n'étaient pas pressés qu'on leur rappelle cette abomination que fût le rapt d'Africains vendus ensuite pour leur force de travail. La "case de l'Oncle Tom" d'accord, "Mandingo" certainement pas. Et ce d'autant plus que les Blancs du film étaient tous dégénérés, cruels, alcooliques, dépravés, brutaux, hypocrites et j'en oublie. (les Noirs n'étaient pas idéalisés sans quoi le film eût été déséquilibré).

La distribution m'avait beaucoup marqué lorsque j'ai vu le film pour la première fois: à tout seigneur tout honneur; Susan George est absolument formidable en hystérique amorale. Une composition exceptionnelle que je n'ai jamais oubliée. Je craignais, en visionnant le Blue Ray qui vient de sortir de ne plus aimer tant de temps après. Inutilement, heureusement: Susan George est fabuleuse.

Perry King qui joue son mari est très bon aussi et je crois qu'on peut dire qu'il tenait là le rôle de sa vie. On ne peut en dire autant de James Mason qui fût l'un des plus grands comédiens du XX ème siècle. Sa composition est très bonne et il est, à son habitude, le personnage. Mais de "L'affaire Ciceron" à "Lolita" il avait eu des personnages moins caricaturaux à jouer par le passé.

Et puis il faut parler du rôle écrasant que le boxeur (champion du monde des poids lourds en 1978) Ken Norton tient dans le film. Personnage central, tous les autres, peu ou prou, se déterminent en fonction de lui. C'est le Mandingue du film. Il n'a pas autant d'expression que de masse musculaire cela dit.

Le film est assez malsain parce que le propos l'est. Certaines images ou situations sont et restent choquantes. La vérité est nue et donc crue, souvent dérangeante.

Cependant le film reste prenant et formellement intéressant. Fleischer était un bon faiseur et peu des gloires actuelles (au hasard Tarentino) lui arrivent à la cheville.

Enfin la scène de l'esclave bouilli restera dans toutes les mémoires. Longtemps..


 

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13 novembre 2019 3 13 /11 /novembre /2019 07:00

On a assez dit que les Français étaient des "veaux" juste bons à jouer au tiercé, à bouffer des "plats-canailles", à écouter des ringardises comme Clo-Clo ou Sheila et croire que Lelouch est un cinéaste.

Pour les plus jeunes on les a dit avachis dans la fumette, rappant des paroles stupides en plébiscitant les non-films de Luc Besson en dévorant de la junk-food.

Quant aux moins de 20 ans ils seraient avides et pingres, abrutis sur leurs écrans et confondraient sexualité et pornographie.

Les élites méprisent le peuple et n'ont de mots assez durs pour les dépeindre. Racistes, antisémites, jaloux et incultes les Français seraient un peuple en déclassement qui, à moins d'un miracle, glissera sur la pente du déclin ad vitam æternam.

J'exagère? en quoi ce qui précède s'éloigne t'il de la vision de notre pays d'un Mélenchon ou d'un Plenel? d'un Frantz-Olivier Giesbert ou d'une Christine Lagarde?

Moi je constate que l'exposition sur le Pharaon Toutankhamon comme celle sur Léonard de Vinci fait le plein et refuse du monde. Je constate que chaque fois que l'on fait appel à son intelligence le public Français est là. Qu'il sait s'indigner quand c'est nécessaire ("Charlie") et refuse l'embrigadement ("manifestation contre l'Islamophobie"). Qu'il a refusé par deux fois de donner Élysée à  un membre de la franchise Le Pen, qu'il a fait le succès de films "difficiles" parallèlement à des machines commerciales de divertissement.

A force de dénigrer la France et les Français nous finissons par être un peuple qui ne s'aime pas. En corollaire nous nous méfions des autres à qui nous trouvons les défauts qu'on nous attribue.

Si, au lieu de perpétuellement chercher ce qui abaissse, ce qui oppose et ce qui attise la mésentente nous faisions le contraire notre "moral" se relèverait.

Car les Tartuffe qui sèment la discordent accusent ceux qui en sont victimes de le faire et... ça marche.

Le plus grave est que les démolisseurs se recrutent dans tous les partis, dans toutes les chapelles, dans toutes les institutions et dans presque tous les métiers. Tant de personnes cherchent à flatter le pire chez notre peuple qu'il finit par y succomber.

Je m'étonne qu'on s'étonne que "le moral des français" soit aussi bas alors qu'on leur dit quotidiennement que leur économie est en faillite, que leur gouvernement est "une dictature" (sic!), que leur histoire est pleine de "crimes contre l'Humanité", que l'avenir est sombre et qu'il n'existe aucune sortie de crise.. On serait dépressif à moins!

 

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12 novembre 2019 2 12 /11 /novembre /2019 07:00

Incroyable comme on se fait à tout sans rechigner. Mon quartier était sans stationnement payant. Ni zone bleue. On pouvait (certains ne s'en sont d'ailleurs pas privés) laisser sa voiture des jours et des jours à la même place ne risquant que le vandalisme qu'attire presque obligatoirement les situations qui durent un peu trop.

Pas de contraventions (ici on dit "manches") à redouter mais éventuellement un rétroviseur ou une baguette de bas-de-caisse (voire une porte ou une aile enfoncée) à déplorer.

Avoir augmenté les impôts locaux de 15% n'a pas suffit à l'équipe municipale actuelle. Elle cherche partout des moyens de fouiller dans le porte-monnaie des Toulousains et s'est souvenue que, après la Place du Fer-à-Cheval le stationnement était, scandale, encore non-payant.

Comme l'argument des "voitures-ventouses" est un peu léger le Maire et ses équipes de prédateurs  de pièces d'un ou de deux euros a conçu de faire payer le stationnement....

... pour que les commerces aient plus de visites et donc de clients. Il fallait oser!

Car les commerçants, dans cette partie de St Cyprien sont inexistants. Il y a un tatoueur, une boulangerie qui change de propriétaire tous les ans mais vend avec régularité un pain indigne, quelques épiceries ouvertes tard et un restaurant qui ferme à cause des agressions.... un Picard Surgelés qui a son propre parking et des agences immobilières qui fonctionnent en autarcie. En aucun cas ils réclament un "turnover" de voitures puisque le tramway à sa station et que les riverains viennent à pied ou à vélo.
Personne ne vient ici pour un commerce réputé ou rare. Absolument personne.

On a reçu la lettre individuelle nous annonçant la mise en stationnement payant "imminent" et, dans la foulée, des peintures au sol ont averti que les places  n'étaient plus gratuites désormais. Des raccords électriques ont été faits pour les horodateurs qui ont été posés le week-end de la Toussaint.
Le lundi des voitures de la fourrière ont commencé à enlever des voitures-tampons (et d'autres!) et les contraventions ont commencé de pleuvoir.

Un racket légal, hypocrite et injuste. Le Maire espère être réélu alors que son mandat qui s'achève a mis les finances de ses administrés en coupe réglée.
Il aurait tort de se gêner: son frère de parti Balkany à Levallois, en prison pour bien pire, a vu une association de soutien se créer et concommittament une cagnotte se constituer pour payer sa caution!

 

 

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8 novembre 2019 5 08 /11 /novembre /2019 07:00

1)   Juste un "COUP DE GUEULE", comme ça, en passant. Léa Salamé, fausse valeur du journalisme et "Babeth", animatrice de "C'est à vous" sur France 5 ont "invité" et donné du temps d'antenne à Cécilia ex-Sarkozy et à son fils Louis, suite à la parution d'un "livre" écrit par la mère et le fils.

Ce genre d'élucubrations écrites trouve toujours un éditeur complaisant. Et dans complaisant ce n'est certes pas "plaisant" qui est important.

Ce genre de fausses-valeurs, de "people" n'ayant rien fait qui mérite qu'on en parle (et qu'on ne vienne pas parler des "infirmières bulgares", cette escroquerie aux sentiments, ce scandaleux jeu de pouvoir autour de femmes martyrisées par l'ami Kadhafi...) ne mérite pas du temps sur les Services publics de radio ou de télévision. Qui sont-ils et qu'ont-ils à dire de différent de ce qu'on entend au "café du commerce" ces deux-là?

Il faut avoir abdiqué toute pudeur, résilié toute conscience professionnelle pour s'abaisser à servir la soupe à des pantins médiatiques. Inviter n'importe qui pour dire n'importe quoi c'était, je croyais, le signe de la "presse de caniveau" de Match à Voici. Si même France-Inter s'y met alors....

Miss Salamé, qui jouit d'une réputation très largement usurpée doit avoir des nuits difficiles si sa conscience professionnelle se rappelle à elle sous forme d’insomnies.

 

Variante plus faux-cul:

 

2) J'ai trouvé remarquable que la grande professionnelle Léa Salamé invite récemment un matin sur France Inter Louis Sarkozy (le plus jeune des fils de l'ex-Président) et sa mère Cécilia Attias tous deux auteurs à 4 mains d'un livre certainement passionnant sorti récemment. Je trouve que c'est bien là le rôle d'une radio payée par les contribuables et ce grand moment de journalisme souligne à loisir la déontologie irréprochable de celle qui est à juste titre la fierté du métier.

Actualité oblige Anne-Elisabeth Lemoine, dans son talk-show du soir recevait elle aussi, sur une chaîne du Service Public également, la mère et son fils pour discuter du même livre. En ne posant aucune question connivente et en ne flattant ni le fils ni l'ex femme de Nicolas Sarkozy l'émission et Anne-Elisabeth donnaient une discrète leçon de journalisme au "privé" parfois si complaisant (voir plus haut).

 

 

 

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7 novembre 2019 4 07 /11 /novembre /2019 07:00

J'ai regardé avec intérêt l'agaçante parce que "partiale" émission de télévision "C'Politique" sur France 5 et diffusée dimanche 3 novembre à l'heure où ceux qui vont retravailler le lendemain se sentent envahis d'un spleen vespéral.

L'un des invités était le journaliste Jean-Luc Hees qui a fait la majeure partie de sa carrière sur la radio publique et en particulier sur France inter. Il a même été Président du groupe Radio-France de 2009 à 2014.
Je me souviens entre autres d'une polémique avec Edwy Plenel, du licenciement abrupt de Stéphane Guillon et Didier Porte et aussi d'un programme diffusé en fin d'après midi "Synergie" de 1990 à 1999, émission annoncée par "Hey Nineteen" du groupe Steely Dan. J'aimais bien.

Dans mon souvenir le journaliste avait, selon la formule amusante consacrée "oublié d'être con" même s'il était un peu donneur de leçons et qu'on le sentait attiré par les honneurs et le pouvoir.

J'avais presque oublié cet homme d'aujourd'hui 68 ans. "Grand témoin" de "C'Pollitique" il était invité pour parler de Donald Trump en tant que journaliste ayant écrit un livre sur le Président des USA et "parce qu'il avait longtemps habité là-bas". Motifs un peu légers quand on sait qui écrit pour dire quoi dès qu'il s'agit de ce sujet. Nous aimons haïr les États Unis, nous aimons aussi être confortés dans nos partis-pris et nul en France ne saurait reprocher à un journaliste d'avoir pronostiqué (en la souhaitant) la victoire d'Hillary Clinton pour rester dans un passé proche.

Ces livres sur les Présidentielles  américaines sont soldés dès les Primaires qui viennent en contredire le contenu!

Jean-Luc Hees donc, était doctement interrogé et donnait l'avis que tout le monde (moi compris) attendait: "Oui, Donald Trump est fou". Il nuançait en disant qu'il avait un certain sens politique mais le message était sans appel: avec ce Président le monde était en danger et la démocratie américaine en sursis. Rien de moins. 

Pépère y allait même de sa larme versée sur les migrants Mexicains. A la suite, il est vrai, d'un reportage bouleversant sur ce sujet mais .... quand même...

On arrive au "pourquoi" de ce post: je déplore ce ron-ron télévisuel où l'on se conforte entre amis et où l'on discute entre spécialistes adoubés, servant au public un ragoût maintes fois réchauffé.

 

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6 novembre 2019 3 06 /11 /novembre /2019 07:00

J'avais noté ce mot et sa définition sur le carnet qui me sert habituellement de pense-bête. Je l'avais noté à la suite de la diffusion d'un commentaire sur Landru, ou le Dr Petiot ou un autre criminel de cet acabit.

Commençons par le commencement. Une (il s'agit d'une passion très féminine) hybristophile est une personne qui ressent de l'attirance pour quelqu'un ayant commis un ou plusieurs crime(s).

Il est précisé: "fascination érotique".

Dans  le documentaires vieux de 6 ou 7 ans et présenté, commenté, animé par la comédienne Clémentine Célarié qu'a diffusé la chaîne Planète+ crime investigation le mardi 29 octobre 19 la dimension érotique n'a pas été abordée et le mot "hybristophilie" n'a pas été prononcé.

Ce document, constitué en grande partie d’interviews de femmes 'tombées amoureuses d'un condamné"*, est très prenant parce qu'il n'est ni racoleur ni sensationnel, les deux écueils qui le guettaient.

En regardant les premières minutes j'ai ronchonné en pensant; "il y a assez de mecs sur terre, pourquoi juste s’amouracher d'un assassin"? et ce d'autant plus que la très belle jeune femme dont il était question était raide amoureuse, depuis des années, d'un jeune homme qui a tué des nouveaux nés et des bébés dans une crèche belge.

C'était d'ailleurs le cas extrême. Avec la réflexion d'un avocat qui disait que Marc Dutroux recevait des dizaines le lettres d'amour par semaine.

Toutes les autres femmes étaient à la fois étonnantes et incompréhensibles. Elles étaient lucides si leur passion (et son objet) ne l'était pas. Ce n'était pas des idiotes ou des viragos antisociales mais des femmes "comme tout le monde". Une professeure de mathématiques entre autres. Sensibles, les pieds sur terre, fermes, inébranlables et conscientes de l'étrangeté de leur passion et de son objet mais passant outre.

Très empathique Clémentine Célarié l'était presque trop qui pleurait parfois plus que ses interlocutrices. Cette femme est décidément déroutante: connue pour son "tempérament" et son sens du comique elle s'intéresse à l'âme et aux passions fatales.....

Ces femmes amoureuses de meurtriers, d'assassins, de bandits, de braqueurs ou de chefs de gang n'en démordent pas. Elles bravent la censure, le "qu'en dira t'on", le temps, leur famille, l'opinion et donnent l'essentiel de leurs forces à leur homme prisonnier, certain aux USA dans un "couloir de la mort".

La force de ce document est de nous amener, doucement, à ne plus les juger, à compatir et même à les admirer.

Le fait est que ça paraît insensé, à priori, d'écrire à un homme condamné pour des actes odieux et de tomber amoureuse au point de lui sacrifier sa famille, son travail, son argent et sa réputation.

Ce qui m'a intéressé c'est l'aspect "limite" de cette expérience humaine qui montre que, quoi qu'on fasse, des passions échappent à la logique, à la normalité.

La société humaine est constituée de milliards de personnalités et il est illusoire de penser la "normaliser" un jour. On peut canaliser, punir et amender, pas niveler.

Ces femmes, malgré des choix vertigineusement casse-gueule et bloqués mettaient toute leur humanité dans la relation avec un "monstre" ou quelqu'un écarté par la société. On pouvait, on peut, critiquer leur choix, pas leur détermination.

 

 

 

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5 novembre 2019 2 05 /11 /novembre /2019 07:00

D'accord. Les arbres sont moins diversifiés ici qu'au Canada, pour citer un pays renommé pour ses automnes magnifiques, mais Dieu que ces couleurs qui évoluent vite sont belles.
Le soleil, toujours aussi présent ici, semble comme jouer avec les arbres et souligne leur majesté.

Toulouse n'est pas une belle ville; elle est mieux que cela. C'est une cité de caractère qui se donne aux visiteurs ou résidents qui la méritent: pas tous, pas tout le temps.

Le quai de Tounis, les allées de Barcelone, le Canal du Midi après le Pont des Demoiselles, le jardin Japonais, l'observatoire, le Grand Rond... chacun son tour, comme encouragé, vire aux couleurs d'automne à son rythme, en semblant parfois s'immobiliser avant de reprendre ses essais de l'échéancier de teintes automnales.

D'ordinaire superbes, les couchers de soleil sont maintenant majestueux. Ils s'étirent longuement sur les tuiles et les briques en les incendiant de toutes ses forces déclinantes.

Chacun sait que deux week ends de vent d'Autan et de pluie froide en décembre achèveront la mue entamée presque imperceptiblement fin septembre. Le vent fera tourner et tourner encore ces feuilles de platane si difficiles à faire disparaître.

Le marron clair des arbres prend le dessus sur la brique rose ou rouge. C'est, de mon point de vue, le moment où Toulouse est unique. Les terrasses de café restent accueillantes et les toulousains n'ont pas encore ressorti leurs habits d'hiver. L'air est vif et il fait bon flâner "en ville".

 

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4 novembre 2019 1 04 /11 /novembre /2019 07:00

La chaîne "Histoire" a diffusé en octobre une dramatique consacrée au procès de la ci-devant Reine de France Marie-Antoinette. Il s'agissait d'un film relativement ancien puisque, dans les comédiens j'ai reconnu Thierry Mesguich et Jacques Rispal. Il s'agissait du film "l'Autrichienne" de Pierre Granier-Deferre (1989) avec Ute Lemper dans le rôle titre et un scénario signé des deux historiens-stars des années 60-80 Alain Decaux et André Castelot.
Basé sur les minutes du procès le film était sobre et ne sombrait pas dans le pathos, risque pris par tout film ou récit consacré à ce moment délicat de notre histoire, j'y reviendrais.

J'avais regardé ce film de cinéma et ai donc "sauté sur l'occasion" pour visiter l'exposition à la Conciergerie "Marie-Antoinette Métamorphoses d'une Image" (16 octobre 2019 - 26 janvier 2020) lors de mon passage à Paris.

L'exposition est décevante et sombre souvent dans le kitsch voire dans l'anecdotique. C'est l'époque actuelle qui veut ça: parfois on se demande si Jean-Paul Gaultier n'en est pas le commissaire!

A d'autres moments (1ère salle) elle est remarquable et, osons le mot, "émouvante". L'acte d'accusation original, l'acte de condamnation et le "testament" de Marie-Antoinette sont impressionnants même s'ils sont difficiles à lire. Les tableaux, dessins, peintures et libelles du temps démontrent que le "lynchage" existait déjà et n'a guère évolué: la sexualité de la Reine, comme celle du Président Macron a fait l'objet de spéculations tout aussi scandaleuses et ignobles...

Cela dit, si les accusations étaient odieuses, exagérées, sans fondement ou pas prouvées pour certaines il ne fait aucun doute, par exemple, qu'il y a eu "intelligence avec l'ennemi" et que cette seule accusation valait condamnation.

Arte, ce samedi 26 octobre, s'était elle aussi mise à l'heure de la dernière Reine de France (La Reine Marie-Amélie, femme de Louis-Philippe n'était que Reine des Français) et a, à son tour, diffusé un film sur le même évènement historique. Basé sur le travail de l'historien Emmanuel de Waresquiel le film "Marie-Antoinette, ils ont jugé la Reine" est très proche, puisque utilisant les mêmes sources historiques, du film de Granier-Deferre. L'interprétation y est parfois (à part Maud Wyler qui interprète la Reine et le comédien qui incarne Robespierre) caricaturale et j'y ai décelé un parti-pris compréhensible mais qui fausse parfois le récit.
Tous voulaient la mort de l'ancienne Reine et, du point de vue des révolutionnaires et de la République cela se comprenait. Le procès, mal préparé et tenu dans l'urgence a été bâclé et certaines accusations resteront comme des ignominies indignes (entre autres l'accusation d'inceste sur un garçonnet de 8 ans...). Une Révolution est un ouragan qui emporte tout et particulièrement les vestiges du monde englouti. Marie-Antoinette, la monarchie et l’aristocratie devaient disparaître; ils ont disparu.

On a compris que la femme Marie-Antoinette s'est "rachetée" en fin de vie et que, comme son Royal époux, elle a vécu l'enfer avant d'être guillotinée.

En tant que Reine et ci-devant Reine elle ne s'est jamais appartenu. Symbole elle était, symbole elle restera, aujourd'hui encore.
L'exposition, en surjouant la branchitude et le contemporain passe -un peu- à côté de l'histoire. Y aurait-il la queue Boulevard du Palais s'il en avait été autrement? je pense que non. Cela explique la déclinaison des "Marie-Antoinette à la rose" de Mme Vigée-Lebrun en Botéro puis en Manga et la place prise par l'évocation du grotesque film de la fifille Coppola..

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1 novembre 2019 5 01 /11 /novembre /2019 07:00

En ce 1er novembre laissez-moi être intolérant et négatif. Oui. Plus qu'à l'ordinaire.

Loin de moi l'envie de discuter des éminentes qualités du cinéma de Ken Loach. Le cinéma vérité avec (beaucoup) de politique d'extrême-gauche dedans me fait fuir.

L'octogénaire, certainement sincère et bien intentionné, sort un film par semaine et toujours sur le lumpenprolétariat, la lutte des classes, l'horreur économique et l'abjection capitaliste. C'est son droit mais c'est un créneau cinématographique assez casse-gueule: il draine d'autant moins de spectateurs que la critique est bonne. Or elle est toujours bonne. Toujours laudative et extasiée. La critique se pâme aux films de Ken Loach. Elle prend un pied immense, inversement proportionnel à celui des spectateurs payants à regarder ces exclus lutter en vain contre le système oppressif du capital.

Les journaleux de cinéma et les critiques idéologues trouvent toutes les qualités à Mr Loach, à ses films interchangeables, à sa philosophie politique et à son cinéma "engagé"... Ils se prosternaient devant Harvey Weinstein, idolâtrent la fille Seydoux, trouvent toutes les excuses à Polanski mais aussi, parallèlement, toutes les vertus au cinéma vermillon du vieux combattant britannique.

Je déteste la psychanalyse mais on est bien là devant un cas clinique: des nababs bourrés de fric et vivant en vase clos dans des réserves bourgeoises qui encensent un vieillard qui Trotskyse avec une caméra mal embouchée.... Pour se donner bonne conscience et se donner des allures de révolutionnaires.

Avec ses films "fête de l'Humanité-Positif-cahiers du cinéma-Masque et la Plume" Ken Loach donne du grain à moudre au sur-Moi de gauche des petits marquis qui croient encore qu'on les suit.

Le film fera 13 entrée dans le circuit MK2 et autant en province dans les MJC des villes de gôche.

 

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31 octobre 2019 4 31 /10 /octobre /2019 07:00

Avez-vous vu le spectacle grotesque de ce milliardaire décati, propriétaire des marques du "Luxe" à la Française recevant des compliments de l'ineffable Mr. Trump, alias le Président des États Unis d'Amérique?

J'ai été pris d'un fou-rire en voyant cette scène plus comique que 3 heures d'antenne de "Rire et Chansons". Bernard Arnault, l'homme d'affaires et collectionneur d'art contemporain allait implanter une unité de production aux USA et le Président le plus grotesque de toute l'histoire des démocraties le récompensait pour cette initiative.

Pour ce faire l'un, celui dont le teint est gris et les yeux charbonneux s'était fait faire un lifting "contour des yeux et paupières" ma foi assez réussi. On lui donnait facilement 6 mois de moins que son état civil. L'autre, boudiné dans un costume bleu, sanglé d'une cravate rouge qui doit aussi lui servir de serviette de bain, la mèche laquée et la mine carotte enfilait les compliments comme d'autres les perles.

L'homme d'affaires hexagonal, perché derrière son pupitre Louis Vuitton rougissait de plaisir d'être en présence d'un si grand homme et d'être félicité pour ses talents.
Son rival de toujours, Pinault, également homme d'affaires et collectionneur d'art contemporain n'étant pas dans la salle, Arnault a même souri. Son sourire ressemblait à celui de Mercredi Adams lorsqu'elle est dans le camp Chippewa.

N'en ratant jamais aucune le N°1 US, qui a battu Berlusconi, Sarkozy, Johnson et même l'empereur Bokassa 1er dans la liste des chefs d'états drôles à force d'être indignes a cru bon de faire une réflexion sur les dollars qu'il a donnés au groupe de Bernard Arnault, sous-entendu: "ma femme me coûte cher en articles griffés Vuitton".

Il ne s'arrête donc jamais?

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