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26 février 2020 3 26 /02 /février /2020 07:00

Entre deux jobs j'ai vaguement travaillé dans un "cabinet de gestion de patrimoine. Des bureaux beaux et bien situés, l'ambiance était sympathique et les rentrées d'argent l'étaient aussi. J'avais réussi à n'être pas trop mauvais dans cet exercice même si je ne maîtrisais pas entièrement le process et pouvais, parfois, être sec si mon vis-à-vis me poussait dans mes retranchements.
Je réussissais mieux lorsque le couple de prospects en face de moi était dominé par la femme et que celle-ci me faisait confiance. Car le client type était un couple de particuliers payant un certain montant d'impôt sur le revenu. Les rendez-vous étaient pris par une équipe d'escrocs qui entendaient "oui" lorsqu'on leur disait "non" et "peut-être" lorsqu'on les envoyait au diable.
Je réussissais, tant bien que mal, à vendre 2 ou 3 biens tous les deux ou trois mois, ce qui n'était pas honteux, financièrement s'entend. Le dispositif était garanti par l'état.

Je me revois avec l'équipe constituée d'un directeur assez agréable, d'une vendeuse très "fashionista" plutôt belle et de quinze ans ma cadette et d'un commercial pas trop motivé.

 Presque immédiatement j'ai senti que j'intéressais la jeune femme. J'étais sincèrement sage à cette époque et n'envisageais aucune entorse à cette règle non écrite. Mais je n'étais pas insensible à la Belle et étais flatté de lui plaire. 

Nous allions parfois en clientèle ensemble (nous partageant les commissions) et sa connaissance du produit et la confiance que j'inspirais nous faisaient obtenir de bons résultats. Son regard se faisait parfois insistant et, sans me tromper, je sentais bien que si nos genoux ou nos jambes se touchaient parfois sous la table le hasard n'y était pour rien.
Nous déjeunions ensemble et nos rendez-vous avaient souvent lieu en fin d'après midi. Du coup il arrivait que nous discutions des rendez-vous, après qu'ils aient eu lieu, devant un verre à l'heure du dîner.

N'éprouvant aucun sentiment autre que le plaisir de cette séduction j'observais tout cela d'un oeil détaché et l'aventure était des plus plaisantes. Car l'aventure prenait forme. Nous ne prenions qu'une voiture. nous attendions l'heure du rendez-vous dans le véhicule et, un homme et une femme qui ont du temps et de l'attirance l'un pour l'autre trouvent vite comment meubler l'attente.
Certains clients potentiels nous ont parfois dévisagés comme si nos activités de préparation des rendez-vous se lisaient sur nos mises...

Car nous avions franchi le pas et passé notre premier "5 à 7" ensemble. Et il avait été très au-dessus des promesses. Nous étions dans l'impossibilité de s'accueillir mutuellement chez nous et avons dressé une sorte de guide Michelin des endroits acceptant les escapades de 2 à 4 heures l'après-midi.

Il n'y avait de sentiments, je crois, ni d'un côté ni de l'autre. Juste une attirance physique évidente et l'envie de ne pas se poser trop de questions.
Je me souviens d'une vente (le process prévoyait deux rendez-vous assez rapprochés) pendant laquelle je parlais en sentant son regard sur moi. Puis elle a pris le relais et, soudain, s'est tue en me regardant pendant un temps qui m'a semblé très long.

Les clients aussi nous regardaient se demandant ce qu'il se passait.

L'histoire a été assez courte -5 ou 6 mois- comme toutes les histoires où seule une attirance physique est en cause. Ma "partenaire" est devenue pénible et agressive et la vie au cabinet a pris un tour pesant. Heureusement moins d'une quinzaine après la rupture je commençais un nouveau boulot et partais trois semaines en formation à Paris.

Je l'ai aperçue une fois ou deux depuis et nous nous saluons comme deux étrangers. Nous avons oublié la buée sur les vitres de la Golf, le fou-rire à Montgiscard et les péripéties de l'hôtel de l'Ours Blanc. Par contre la soirée devant la cheminée du bar allemand de Cornebarrieu je suis prêt à parier qu'elle s'en souvient comme si c'était hier!

Nos relations devaient sauter aux yeux du cabinet mais nous faisions en sorte de ne pas donner de preuves. Nous arrivions chacun notre tour avec un délai de décence.
Une seule fois cette aventure aurait pu mal tourner lorsque nous sommes tombés nez-à-nez, sans équivoque possible, devant une amie à moi qui avait oublié d'être stupide.

Elle n'en a jamais parlé, ni à moi ni à d'autres et a gardé ses questions en ne faisant aucune allusion. La vraie classe.

 

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25 février 2020 2 25 /02 /février /2020 07:00

Ce qu'il y a d'étonnant dans le fait de vieillir, surtout de nos jours, c'est de voir la rapidité avec laquelle celles et ceux qui sont porté-e-s au pinacle en redescendent finalement assez vite et complètement cabossé-e-s; quand ils ne sont pas détruits.

En pleine nuit, victime d'insomnie malgré des cachets à assommer un catcheur, je suis tombé, en zappant frénétiquement, sur une émission télévisée d'un genre inconnu pour moi. Des adolescents au Q.I d'huître "discutaient" de Madonna, star américaine préfabriquée qui vécut sur un malentendu musical et suivit toutes les modes sans jamais être à l'origine de l'une d'elles. Une star qui combinait, habilement il est vrai, un sens des goûts du public et un autre de la provocation pour s'accrocher en une des journaux à scandales et des charts.

Elle a "duré" une vingtaine d'années (ce qui n'est pas si mal) mais a fatalement été rattrapée par d'autres plus exhibitionnistes et plus jeunes. Que peut une Madonna de 61 ans face à une Beyonce? devant une Kim Kardashian? (J'ai tapé "grosses fesses" pour retrouver son nom!). Sa "tombeuse", Lady Gaga étant elle-même sur le déclin.

Je reviens à cette "émission" qui n'était que ragots et réflexions stupides. tout tournait autour de l'âge de la chanteuse qui, à écouter ces crétins, était en soi "le" problème. Madonna ferait une tournée mondiale assez pathétique. son avatar ("Madame X") étant boursoufflé, taillé à la serpe par les chirurgiens esthétiques et son répertoire actuel déjà daté). C'est peut-être, c'est sans doute vrai mais  ce vide sidéral et sidérant semblait animer ces 4 benêts incapables d'aligner une phrase à la syntaxe correcte pour ne rien dire de leur incapacité à dire autre chose que la bouillie pré-digérée des médias "people".

Pourquoi toujours tout niveler par le bas? ma question éternelle reste posée.

 

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24 février 2020 1 24 /02 /février /2020 07:00

Je fais ce blog, depuis 10 ans, essentiellement pour mon plaisir. J'aimais déjà les "rédactions" à l'école.

Trouver des idées, y réfléchir et les mettre en forme est un bonheur quotidien authentique. 

Ce blog est (peu) lu mais cette audience ne tiendrait pas dans mon appartement et ce lectorat, que je ne connais que par ses commentaires me convient.

Deux paramètres sont, paraît-il, essentiels pour être vu et donc lu: un titre accrocheur et une illustration. Moi j'ai remarqué que le titre avait effectivement de l'importance mais que ce qui faisait la différence était principalement le sujet personnel ou général du post.

Si je parle de moi, de ma vie privée, de celles des miens, bref que j'aborde mon intimité le nombre de visiteurs des "Bonnes feuilles" fait un bond.

Ce mois-ci celui que j'ai consacré à ma frousse des vieux a pulvérisé mon audimat personnel.

Étonnante cette curiosité sur des choses qui ont sans doute valeur de confirmation qu'on ressent tous et toutes souvent les mêmes impressions et ressent les mêmes sentiments.

Ce sont, je le confesse, les plus difficiles non pas à écrire mais à "publier": la crainte de l'exhibitionnisme, de la complaisance.

Récemment, dans l'affaire Griveaux, un commentateur a dit en substance: "Bien sûr que Griveaux a des contradictions. Tout le monde en a. donnez moi vos téléphones portables et j'en fais la démonstration, ici même, tout de suite." J'ai aimé ce moment.

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21 février 2020 5 21 /02 /février /2020 07:00

La jambe et son attelle posées sur un coussin j'ai regardé une émission de télévision ("Secrets d'Histoire" 17/02/2020) à la télévision. Elle est vaguement présentée par un émule de Jean Nohain qui s'esbaudit sur tout et manie le superlatif comme d'autres l'injure ou la grossièreté: Stéphane Bern.
Ce garçon-là a dû avoir une enfance et une adolescence difficile! bien qu'il soit plutôt "érudit" et qu'il travaille (une rareté dans  cet univers) ses sujets de prédilection, son sujet devrais-je écrire (les rois et les reines) l'éloignait sans doute de ses camarades...

Cette tendance qui est la sienne à admirer le mobilier et les vêtements du moments qu'une altesse les a utilisé ou portés est une monomanie amusante et qui n'est pas dangereuse à dose homéopathique.

L'émission que j'ai regardée était consacrée au fils unique de Napoléon III (que ses contemporains ironiques et républicains ont appelé Napoléon III et demi) et à ses vingt-trois années d'existence. Comme l'Aiglon une destinée un peu douloureuse une fois la fête impériale achevée et "l'extinction du paupérisme" reportée à des temps meilleurs.

Une existence vouée au culte de l'armée et de la chose militaire et une mort saugrenue sous l'uniforme rouge britannique dans une escarmouche contre les Zoulous (1879).

Bern est à son affaire et nous détaille avec gourmandise le mobilier style Napoléon III (chargé et laid), les carrosses (splendides mais un peu absurdes), les peintures de cour (no comment) et les photos et objets personnels du Prince Impérial.

Napo3 est un "gentil", il adore son fiston, Eugénie est belle, la cour est splendide, le règne "éblouissant".... et tout cela est sans doute vrai pour ceux qui en faisaient partie. 0,02% du pays, probablement.

Prenez la défaite de Sedan (1870) on nous parle des états d'âme du prince et, sans y toucher, des 1300 morts prussiens et plus de 3000 Français. Ça fait relativiser la tristesse de "Loulou", non? sans arrêt Stéphane Bern ramène son sujet à l'actualité heureuse, à la chronique mondaine et au détail lacrymal.

Avant d'être un crève-cœur pour le fils de Napoléon III (qui, en autocrate l'a déclarée) la guerre de 1870 est l'effroyable "débâcle" que raconte Émile Zola dans le livre homonyme. Les violettes en émeraude d'accord mais pas que!

Déséquilibrée par ce parti-pris people et bêta on assiste non pas à une émission historique mais à une soirée d'évocation vide et ronronnante.

Rien qui donne l'envie d'approfondir et de (re) découvrir ce régime qui fut le dernier avec souverain de notre Histoire. Pas si  loin que cela puisque l'ex-impératrice Eugénie est décédée en 1920, il y a cent ans.

 

 

 

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20 février 2020 4 20 /02 /février /2020 07:00

La société est dure. Elle l'est de plus en plus (quoi que la sauvagerie du XXème siècle est encore loin). Il ne fait pas bon commettre des erreurs aujourd'hui car elles risquent de ne pas être pardonnées mais même utilisées pour votre "exécution" souvent plus symbolique que virtuelle.

Le combat politique n'oppose souvent plus des adversaires mais de véritables ennemis et les armes utilisées pour le détruire sont impitoyables. Roger Salengro et d'autres, dans des temps tout aussi sauvages ne trouvaient le salut que dans le suicide.

Dans ces duels on ne s'arrêtait pas au "premier sang". Ce qui est assez désespérant avec des affaires comme celle qui vient de détruire Benjamin Griveaux est d'une part la démesure de l'arme utilisée et le but dérisoire censé être l'objectif: la renonciation d'un candidat promis à un score moyen à une élection sans enjeux majeurs.

On a sorti la carabine pour tuer un mulot. Et cela pour de vaseuses "raisons" morales.

Le pire étant les vautours qui ont fait suivre la vidéo et les raisons mesquines et antidémocratiques qu'ils évoquent pour justifier leur ignominie.

Ce qui est très inquiétant est que ces méthodes inqualifiables sont utilisées dans les lycées et collèges par des gamin(e)s d'une quinzaine d'années qui mettent en ligne des images dégradantes de leur ennemi(e) du moment. Humilier celui que l'on veut abattre. Refrain connu.

On n'en parle pas beaucoup mais je sais de source informée que ces affaires empoisonnent la vie des établissements secondaires et pousse dans la déprime voire au suicide celles et ceux qui ont le malheur d'être désigné-e-s à la vindicte de leurs camarades.

Ce qui m'affole et m'inquiète est que l'on discute doctement de "Droit" ou d' "atteinte à la vie privée" sans voir que ces mises au pilori sont des pousse-au-meurtre et au suicide. Rien de moins.

Ce n'est pas avec des rires niais ou, à tout le moins une complaisance distraite qu'on empêchera ces atteintes à la personne aussi ignobles que dangereuses.

 

 

 

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18 février 2020 2 18 /02 /février /2020 07:00

Les dessins naïfs, le récitant Gérard Philipe et le texte "poétique" d'Antoine de Saint-Exupéry...  je n'ai jamais adhéré  au Petit Prince! "On ne voit bien qu'avec le coeur".... cuculteries et gnan-gnanteries.

Restons dans ce que Desproges appelait "la polésie": je déteste Jacques Prévert et je crois son talent inversement proportionnel au nombre d'écoles et de groupes scolaires qui portent son nom.

On sait la crispation que fait naître en moi l'évocation du critique de cinéma puis "cinéaste" Truffaut. Je donnerais sa filmo complète contre deux minutes de générique de Robert Bresson. Que dis-je deux minutes? trente secondes m'iraient.

Il y a comme ça des impostures qui ont la vie dure.

Revoyez, une fois l'hystérie retombée, les films qui ont défrayé la chronique. "La vie rêvée des anges", "Les nuits fauves", "La vie d'Adèle", "Baise-moi".... seul un rire énorme vous envahira.

La culture dans ce pays c'est une pierre dans l'étang clapotant. On ressert toujours la même chose et les mêmes -ou leur progéniture- font semblant de s'esbaudir devant l'audace. Comme les Rolling Stones feront leur "Déambulator Tour" il y aura un Cannes 2044 et la critique s'échauffera à propos de l'audace de la petite-fille de Léa Seydoux!

 

 

 

 

 

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17 février 2020 1 17 /02 /février /2020 07:00

Après 3 semaines complètes de "soins de suite" je quitte aujourd'hui la clinique où j'étais (en Haute-Garonne). La première partie de l'opération du genou gauche peut être considérée comme terminée.

Je ne souffre plus (mais c'est normal m'a dit le chirurgien, je suis en "lévitation") et tout se passe exactement comme il se doit, cicatrices parfaite et mobilité du genou conforme à ce qu'elle doit être.

J'ai de l'avance sur le calendrier puisque je devais, à l'origine, rester le mois sur place.

C'est la première fois que je suis soigné à demeure plus de deux jours et mon appréhension du départ a fait place à une vraie satisfaction. Je n'ai pas été infantilisé, je n'ai jamais eu la sensation d'être un numéro ni même une "carte de crédit sur pattes". Moral et niveau de douleur, confort et conditions de vie: je n'ai qu'à me louer de ce que je viens de vivre.

TOUT le personnel est incroyablement disponible malgré une charge de travail épuisante. Infirmières, aide-soignantes... sont affairées mais vigilantes. En voilà qui travaillent dur, donne beaucoup d'elles-mêmes et en retour, si elles sont respectées et reconnues, sont payées de manière honteuse. Le scandale est connu, il concerne l'ensemble de la Santé en France.

Soins, distribution des médicaments, pansements, urgences, distribution des plateaux-repas, injections, enlèvement des fils et agrafes, chutes de moral ou angoisses nocturnes des patients... les blouses blanches interviennent sans se plaindre et souvent en continuant d'être aimables et souriantes.

Les paramédicaux (kinés) forçant mon admiration par leur conscience professionnelle.

Seule petite pointe d'agacement: ce qui m'a paru être une obsession ici: la constipation éventuelle des pensionnaires. Pas un jour, matin, soir sans que la question ne soit posée avec des périphrases ou directement.. On agite un petit sachet en demandant si "c'est nécessaire" comme on tendrait une dose à un drogué.

Au début c'est amusant, ça le devient moins au fur et à mesure.

 

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14 février 2020 5 14 /02 /février /2020 07:00

J'ai retrouvé un texte que j'avais écrit il y a une grosse dizaine d'années dans lequel je me justifiais d'avoir eu recours au Prud'hommes dans un licenciement dont je contestais la forme plus que le fond.

Je veux dire que j'étais sans doute lassé de cette entreprise et du poste que j'y occupais, que mes performances personnelles étaient insatisfaisantes et qu'il était patent que je n'avais pas, en moi, les forces pour redresser la barre. Du moins à ce moment.

Malgré cela j'avais travaillé une longue période dans cette société, y avais évolué en poste et rémunération et lui avais longtemps donné le meilleur de moi-même.

Il était tout à fait possible et envisageable de se séparer à l'amiable sans que ça ne lui coûte trop cher: j'étais conscient de la faiblesse de ma position du moment et étais prêt à accepter  une indemnisation plus restreinte mais immédiate. Je veux dire "en plus des indemnisations légales".

Je vous passe les détails mais c'est tout le contraire que mon employeur choisit: il m'humilia, fut mesquin, inventa une "faute" pour palier à la faiblesse du motif de licenciement et me jeta, comme on recrache un noyau de cerise, tel un domestique congédié pour le vol d'un chemin de table.

Dehors, dégage, vire! il fallut, au bout des 3 mois de préavis dont je fus dispensé, rapporter le téléphone, l'ordinateur et la voiture de fonction et les remettre en mains propres au salaud qui avait organisé ma chute. Et sans pouvoir lui mettre ma main dans la figure. Sur 300 salariés il n'y avait que celui-là, précisément, pour réceptionner ces trophées et m'infliger un dernier camouflet.

Le recours aux Prud'hommes n'était, de ma part, qu'une exigence de respect à mon égard. Quand je disais, à l'époque, que j'avais introduit un recours prudhommal je lisais sur le visage de mes interlocuteurs, toute la gamme de réactions qui va de l'étonnement à la désapprobation résolue.

Il fallait oublier cette histoire et penser à l'avenir, on ne gagnait pas contre le temps, ça allait monopoliser mon esprit au lieu de le consacrer à la recherche d'un nouvel emploi et même je sentais chez certains interlocuteurs qu'ils jugeaient hors de propos "d'attaquer" un employeur, eusse t'il les torts apparents.

Comme on dit maintenant; "je ne lâchais rien" et gagnais, non sans maintes péripéties, en 1ère instance. La société fit appel et je gagnais en appel, beaucoup plus que la 1ère fois. Enfin l'entreprise devenue adversaire abandonna et paya.
3 années après justice m'était rendue, de manière bien plus importante que ce à quoi je prétendais au départ.

Cette société avait tablé sur la durée et la probabilité de ma non-combativité pour ergoter sur une somme certes non-négligeable mais insignifiante pour elle. J'étais et suis toujours heureux de l'avoir contrée.
Avec le temps j'ai quasiment oublié les 3 années de procédure mais pas les angoisses vécues quand, par exemple, ma propre avocate n'avait pas rendu ses conclusions dans les délais et que l'affaire avait failli être radiée, les deux audiences de départition pendant lesquelles une juge avait renoncé à présider parce que mon fils était copain avec le sien et, le pire, le jour où j'ai compris que mon avocat découvrait, dix minutes avant l'audience, les éléments que je lui avais patiemment et non sans difficultés préparés.

Le temps a comme gommé ces péripéties pour ne conserver que le souvenir plaisant: on m'a fait du tort, j'ai répliqué et on m'a donné raison.

Rien que pour cela je conseille d'avoir recours à cette juridiction lorsque la requête est raisonnable.

 

 

 

 

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13 février 2020 4 13 /02 /février /2020 07:00

Je ne me suis jamais intéressé au "monde de la mode" qui est, je dirais par essence, tout ce que je déteste: la vanité, l'élitisme, la mondanité, le fric, les fausses valeurs et, à mes yeux, l'absence totale d'intérêt.
Rien ne me semble plus vain que les "fashion weeks", les défilés, les collections et ces divas capricieuses et ridicules que sont les grands couturiers.

Je n'ai jamais compris l'hystérie que déchaine encore Yves Saint Laurent pas plus que celle que déclenchaient Coco Chanel ou cette caricature impossible de Lagerfeld.

Naturellement comparaison n'est pas raison et je sais que je ne suis personne pour juger ainsi des activités économiques (et, dit-on, artistiques) qui génèrent des sommes considérables.
Pour moi c'est la même chose  que les ballets, les petits rats et le "Lac des cygnes" Dieu que tout cela est ennuyeux et convenu. La danseuse étoile et ses pointes qui lui meurtrissent les pieds c'est aussi convenu que le pseudo créateur qui défile avec son mannequin enveloppé dans du néant censé être une robe de mariée: un rite païen, médiatique archi-convenu et destiné à bluffer des milliardaires qui ne peuvent tout de même s'admirer entre eux.
Quand on parle, dans les journaux, d'un de ces demi-Dieu c'est, même si on n'y connait rien, avec des trémolos dans le clavier. Gianni Versace devient l'égal de Léonard (de Vinci pas le coiffeur!) et Yves Saint-Truc l'égal de Gatsby. Un romantique de midinette sur fond de drogues et de dépressions nerveuses.
La jet-Set ne peut décemment pas aimer ce que la plèbe aime et jette donc son dévolu sur ces ersatz de stars imbuvables qui, quelquefois heureusement, sont de vrais talents (Maria Callas).

Il y a toujours des journalistes pour prostituer leur talent et le consacrer à ces hommes ou femmes à la réputation disproportionnée. C'est ce que je reprocherais à Raphaëlle Bacqué qui avait déjà commis une bio de l'absurde Richard Descoings (Sciences-Po) et vient de récidiver avec Karl Lagerfeld.

 

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12 février 2020 3 12 /02 /février /2020 07:00

J'aime bien Ali Baddou en tant que journaliste et je regarde avec plaisir l'émission "C'l'hebdo" qu'il anime le samedi à l'heure de l'apéritif.

Deux remarques avant d'aborder le vrai sujet de ce post. La première est qu'Ali Baddou est omniprésent dans trop de médias la seconde est que l'émission "C'l'hebdo" est à regarder de temps en temps car pleine de tics, gimmicks et habitudes agaçants à la longue.

Samedi 1er février Baddou recevait une ex-championne de patin à glace, auteure d'un livre dans lequel elle dénonce son entraîneur qui aurait abusé d'elle alors qu'elle était adolescente. La pauvre arrive un peu tard après toutes celles qui ont dénoncé qui un metteur en scène, qui un politicien qui un grand chef.

Ce qui m'a énervé c'est le vocabulaire archi-convenu de Sarah Abitbol. Elle a évoqué l'amnésie traumatique, s'est définie comme victime, a parlé de sa reconstruction et, c'est un miracle, n'a pas évoqué le travail de deuil de sa carrière.....

Que de mots valise. que de mots tiroir, d'expressions toutes faites, de concepts fumeux et que de vocabulaire psy-gnan-gnan qui veut tout et rien dire.

Personnellement je suis désolé pour la patineuse et je compatis mais qu'y puis-je si il y a vingt ans elle a subi un calvaire? pourquoi devrai-je tous les jours entendre parler de Miss Haenel ou d'autres? Je n'ai violé personne et je ne demande rien dans mon coin. Essaie t'on de me culpabiliser? de me faire acheter des livres dont on sait tout tant on en parle partout? c'est en pure perte.

En réalité on remplit le vide avec du néant.

 

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