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11 février 2020 2 11 /02 /février /2020 07:00

François Fillon, le parangon de vertu proclamé qui s'est , à son corps défendant, montré tel qu'il était lors des Présidentielles de 2017 est revenu, l'espace d'une émission télévisée de propagande soviétique animée par l'indécrottable Léa Salamé pour se dédouaner et ripoliner la vérité avant de passer en justice dans quelques semaines.

Ce programme de télévision digne de l'Albanie du leader rouge Enver Hodja a beaucoup fait parler . Pour ne rien dire, évidemment.

Le ton a changé cependant. Le châtelain Sarthois bénéficie, moins de 3 ans après sa calamiteuse campagne présidentielle où l'opinion a vu en direct le donneur de leçons les mains dans la confiture contester, contre l'évidence, son goût très prononcé pour les fruits cuits au sucre; d'un regain de sympathie de la presse dans son ensemble.

De broussailleux (négatif) ses sourcils sont passés à "ombrageux" (très positif) et l'on sourit de l'affaire des costumes comme d'une bonne blague.

L'univers médiatique, qui adore détester Macron regrette Fillon.

Feu son programme électoral, à peu de choses près celui (libéral, "volontariste" et exigé par le FMI, la BE et Bruxelles) de E.Macron, aurait mis les mêmes foules dans la rue, aurait mécontenté le même Martinez et suscité les mêmes réflexes pavloviens chez un peuple analphabète en économie. Question souplesse de caractère, on l'a vu pendant la fameuse campagne, Fillon était bien pire que Macron....

Somme toute le Harpagon Sarthois a finalement eu de la chance! il valide son agenda et rentabilise son passé de quarante années de politique. Redevenu homme privé il peut amasser des euros sans que personne ne le lui reproche et il peut même venir faire de la politique fiction et raconter des bobards pendant une heure et demie sur une chaîne publique.

Quand à la justice... je suis prêt à parier que l'on aura un "non-lieu" ou qu'un vice de forme fera cassation et permettra au "collaborateur" de vivre, le plus tard possible, une retraite de notable fortuné et respecté au brave et honnête Monsieur Fillon.

Etonnez-vous si ses semblables s'accrochent aux postes.

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10 février 2020 1 10 /02 /février /2020 07:00

Parfois les ficelles sont tellement grosses que l'on se révolte intérieurement quelques secondes devant elles. Prenez Madame Hidalgo, maire de Paris dont la communication est la seule réussite de son action municipale. Elle n'a pas peur d'annoncer un programme aussi ébouriffant que "planter 170 000 arbres" ou "créer une rue végétale".Il faudrait inventer un terme plus fort que cynique pour qualifier cette manière de faire de la politique en prenant l'électeur pour un con. (désolé, il n'y a pas d'autre mot).

Nous, électeurs, nous nous en désintéressons au fur et à mesure que l'on vieillit: On s'est fait prendre une, deux, dix et vingt fois et on n'y croit plus. A force d'être violée, méprisée, bafouée et contournée la démocratie est en guenilles.

Elle doit sans doute encore subir d'autres outrages (voir ce qui se passe au Vénézuela, au Brésil, en Italie et aux USA) avant de renaître ou mourir. Mais que son agonie est sinistre.

Au risque de me répéter je pense que Donald Trump est la pire avanie que la Démocratie ait eu à affronter depuis la seconde guerre mondiale. Il est à craindre qu'après lui et dans d'autres pays des démagogues psychopathes et imprévisibles puissent être élus et mettre le feu au monde.

A l'heure des empires économiques mondiaux il est stupéfiant de voir une région autonome et intégrée comme la Catalogne encouragée à faire sédition par d'irresponsables boutefeux.

Et Boris Johnson, le "Bojo" des médias, pourquoi l'avoir aidé en sous-main dans son entreprise absurde et néfaste? Pourquoi aider Poutine et Trump qui ont tous les deux intérêt à voir l'Europe affaiblie?

Ce cynisme, ces analyses biaisées, ces demi-vérités, cet abrutissement programmé et méthodiquement organisé par les élites, la complicité des peuples qui foncent tête baissée sur des leurres (sondages, "people", divertissements abrutissants etc.) et confie sa liberté à des démagogues fait parfois désespérer de l'Humanité.

Fallait-il se débarrasser des Guillaume II, Nicolas II et autres Napoléon III pour avoir des Trump, Sarkozy et Bolsonaro? Que nos progrès sont lents!

Après les élucubrations indigentes de S.Royal ("si j'avais été aux affaires il n'y aurait pas eu ces milliers de Français dans la rue" la bêtise creuse d'Anne Hidalgo et ses plantations d'arbres m'ont énervé.

 

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7 février 2020 5 07 /02 /février /2020 07:00

Quand je suis arrivé dans la vaste salle en sous-sol baignée de soleil j'ai eu un choc. Il n' y avait, dans l'assemblée, que des très vieilles personnes. toutes semblaient non seulement épuisées et atteintes d'affections limitant leurs faibles mouvements mais aussi laides, tristes et grises. Hommes et femmes réunis, la moyenne d'âge était, à vue d’œil, terriblement élevée.

Occupés à faire consciencieusement et avec de grandes difficultés des exercices de kinésithérapie simplissimes ils laissaient voir des membres rabougris, des peaux flétries et des silhouettes torturées.

Outre les soins post-opératoires la clinique dans laquelle je me trouve reçoit en hospitalisation de jour des personnes âgées dans un ensemble d'équipements sportifs -avec piscine- adapté à cette population qu'on a, lorsque l'on est valide et bien-portant, aucune raison de côtoyer et donc d'observer.

Passés les premiers moments de stupeur et la violente envie de fuir j'ai observé ces vieilles et ces vieux et irrésistiblement pensé aux morts-vivants du clip "Thriller" de Michael Jackson. A l'inverse des séries modernes ("Walking Dead") ils étaient plus laids qu'effrayants, plus difformes qu'angoissants.

Que faisais-je au milieu de cet échantillon dérangeant de personnes très abîmées?

Je concentrais toute mon attention sur les exercices de remusculation qui m'étaient demandés et essayais de ne pas croiser de regards. Poli mais distant. Très distant.

Le deuxième jour j'ai lâché un vague bonjour à la cantonade et qui m'a été unanimement renvoyé. Dix jours après je suis familiarisé avec les très vieux prénoms des uns et des autres et avec leur drôle de compagnie. Je n'ai pas fait ami-ami (j'en suis incapable) mais je demande de ses nouvelles à l'une et je m’enquiers des progrès d'un autre. A les fréquenter je me sens grand (en taille), beau et relativement bien conservé.

Je ne suis pas dupe du terme "jeune-homme" qu'ils utilisent pour me désigner!

Je suis sincèrement admiratif des 3 ou 4 kinésithérapeutes qui sont doux et disponibles avec leurs frêles et vilains patients. Il amènent celle-là et son fidèle déambulateur vers l'espalier, aident un vieillard au sexe indéterminé qui monte et descend trois marches avec lenteur et difficulté. Les "conversations" sont limitées au temps, la télévision, la nourriture et la santé. A l'exclusion de toute autre.

J'ai beau avoir les genoux en capilotade, marcher lentement avec des béquilles, avoir la jambe gauche aux couleurs de l'arc en ciel et ne pas être un perdreau de l'année je me sens comme différent de mes compagnons d'une heure et demie quotidienne et matinale à la kiné.

...conscient que ce rejet est proche du mépris, qu'il indique mes peurs et angoisses du vieillissement et de la quantité d'efforts qu'il me reste à faire pour être meilleur moralement.

L'un d'entre eux m'a proposé de déjeuner avec lui: mon refus, tellement rapide et la raison donnée tellement cousue de fil blanc a montré que la clé de 8 ne suffira pas à me débloquer.

 

 

 

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6 février 2020 4 06 /02 /février /2020 07:00

Netflix encore mais je suis sous le charme de ce média qui, pour le moment, n'appelle quasiment aucune critique de ma part.
Pas de présentateur-vedette, pas de chroniqueurs, pas de publicité (oui!), des programmes réellement variés, une recherche de qualité tant dans les scénarios que dans le traitement, de l'innovation, de la recherche... j'arrête là la dithyrambe.

La télévision a du souci à se faire!

J'ai regardé des documentaires remarquables parmi lesquels "Trump, un rêve américain" m'a laissé abasourdi. Le peuple américain connaissait tout, absolument tout de celui qu'ils ont élu et ils l'ont élu pour les raisons mêmes qui exigeaient qu'ils ne le fassent pas.

Menteur compulsif, hâbleur, escroc, opportuniste, tricheur, cynique, raciste, dérangé, instable, érotomane, amoureux forcené de l'argent, méprisant, eugéniste et antidémocrate "le" Donald comme l'appelait avec un dédain trop appuyé son prédécesseur, n'a jamais caché qui il était et ce qui le motivait.

En France nous ignorons presque qu'il combattait, il y a peu encore, pour une peine de mort appliquée même aux mineurs. On sait peu qu'il a toujours soutenu les anti-avortements les plus obtus etc.

Visionnant ce document où le pathétique le dispute au ridicule et où on n'atteint jamais le fond de l'abjection tant l'homme est repoussant on pense au Darwinisme.
Avec la fortune de son père et l'idéologie économique américaine cet homme qui ignore toutes les vertus et ne possède aucune empathie est une sorte de "mâle Alpha" qui écrase -au sens propre du mot- tous ceux qui se mettent, même sans le vouloir, sur son chemin. Un gangster, un aigrefin, un mafieux.

Il achète les hommes et les femmes, ruine les consciences et ne connaît qu'une loi: la sienne. Le film montre que Trump est encore pire que Berlusconi. Mélange des genres, affaires privées-affaires publiques, chantages, corruption... ces deux chefs d'Etat ou de gouvernement sont des finalistes incontestés de la compétition du pire en démocratie.

Trump n'a qu'un talon d’Achille et il est connu: il déteste qu'on l'humilie. Le ridicule l'anéantit. Il l'est pourtant, même physiquement. C'est l'un des dirigeants mondiaux les plus grotesques de ces dernières cinquante années... on devrait jouer là-dessus.

Un documentaire en 3 volets thématiques d'une heure qui était captivant de bout en bout.

 

 

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5 février 2020 3 05 /02 /février /2020 07:00

Entendue sur le plateau de kinésithérapie et adressée à un vieux monsieur en "voyage dans le futur" la réflexion: "Cessez de remercier tout le temps, vous me stressez" prononcée par la kiné m'a plu et permis de poursuivre l'exercice en cours très au-delà du temps imparti.

Autrefois, dans une éducation plus rigoureuse qu'une réflexion politique de Ségolène Royal, personne n'omettait d'apprendre aux enfants à dire merci, bonjour et au-revoir.

"ça ne mangeait pas de pain" comme on disait alors et ça mettait du liant dans les rapports humains. Même en Sibérie les Russes échangent un rapide halo de vapeur d'eau qui signifie, selon le temps qu'il prend "merci" ou "tu n'aurais pas une roue de secours pour la Lada? la mienne est crevée depuis l'époque de Boris Eltsine et j'ai sniffé tout l'anti-crevaison".

Le gamin le plus rebelle, l'enfant le plus rétif à la politesse prononcera correctement M.E.R.C.I si vous lui tendez un billet de 500€. On a tort de croire l'exercice compliqué.

Notre époque remet beaucoup de choses en question et interprète tout à tort et à travers. Elle voit un führer tyrannique dans le jeunet libéral que nous avons élu en 2017 et des traditions esclavagistes dans le fait d'attendre un merci quand vous retenez la porte à quelqu'un.

Voyant que la politesse est à géométrie variable et que les adultes eux-mêmes s'en affranchissent selon leur bon vouloir les minots disent merci quand on est essoufflé et violet à force de leur avoir quémandé en vain le "mot magique".

Le petit monsieur, avec son épaule en écharpe, il est resté tout con quand la kiné lui a fait sa drôle de remarque!

 

 

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4 février 2020 2 04 /02 /février /2020 07:00

Faute de mieux j'ai regardé un navet 100% pur navet sur "Netflix". Il s'agit de "Contre-Enquête" de Nick Mancuso qui doit dater de quatre ou cinq ans. C'est tellement mauvais que je n'ai même pas envie de vérifier.

Polar à la française, c'est à dire au scénario qui tient sur un pass Navigo, avec des invraisemblances énormes et des coups de théâtre téléphonés "Contre-Enquête" conte la traque par un flic détruit par le meurtre de sa fillette du meurtrier de celle-ci.

Que ferait le cinéma sans les serial-killers? question subsidiaire: que ferait le cinéma Français sans sérial-killers caricaturaux ? Celui-là impressionne moins que l'ennemi des paw-patrol dans la série du même nom réservée aux moins de six ans.

Le flic atomisé par la douleur est joué par Jean Dujardin qui, dans ce film, est mauvais comme un cochon. Même ses reniflements et ses yeux rougis sonnent faux! il regarde la caméra d'un air de dire: "putain, quel comédien je suis, quel artiste je fais"alors qu'on est gêné qu'il se mette dans des états pareils pour un scénario écrit par un CM1.

Avec la comédienne qui joue son épouse, elle aussi dévastée, on est dans les sit-com des années 80. La chambrette rose de la victime, son petit vélo... des flashbacks lacrymaux; nous ne sommes pas là pour rigoler. Être policier vous permet de vivre dans une grande maison à étage avec SUV et belle-famille dans les beaux quartiers. La vraisemblance est à rechercher ailleurs.

On a, naturellement droit aux larmes dans le cimetière à l'américaine du couple que l'épreuve a de nouveau réunis et à la péripétie finale aussi idiote qu'impossible.

Dujardin, comme Clint Eastwood ne fait pas confiance à la justice de son pays et se substitue à elle. Vengeur au rictus implacable il se fait justice lui même.

C'est con et vain. ça a trouvé des financements.

 

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3 février 2020 1 03 /02 /février /2020 07:00

Malgré un titre nul ("le syndrome de la chouquette" (ou la tyrannie sucrée de la vie de bureau) par Nicolas Santolaria)* je vous conseille la lecture amusante et hyperréaliste de ce petit livre consacré à l'un des endroits les plus angoissants du XXI ème siècle: l'entreprise tertiaire.

Un livre qui fait allusion à l'hilarante série "The Office" n'est, de toute façon, pas anodin.

Du pot de départ à la description du stagiaire idéaliste, du N+1 qui vous désigne comme ami Facebook aux plantes vertes, de l'ascenseur à l'open space, du burn-out aux amours de bureau rien de ce qui concerne cet univers ultime n'est laissé dans l'ombre jusqu'à ce post hilarant et criant de vérité intitulé "le tabou des besoins physiologiques".
D'une manière générale le livre est très documenté et fait passer beaucoup avec un humour léger. Il s'attarde cependant sur ce qui, au bureau rend la vie littéralement intolérable et le travailleur en col blanc malheureux: la hiérarchie, les odeurs, les rites, la politesse etc.

Loin de délivrer les hommes de certains "inconforts" la modernité en a ajouté d'autres dont la description démontre, par l'absurde, que notre imagination est sans limites dès lors qu'il s'agit de nous rendre la vie impossible.

 

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31 janvier 2020 5 31 /01 /janvier /2020 07:00

J'ai lu le compte-rendu de l'équipée des contestataires au Théâtre des Bouffes du Nord vendredi 17 janvier. Il m'a consterné.

Sur le frais slogan "Louis XVI, Louis XVI, on t'a décapité, Macron, Macron on peut recommencer", air que trouve plaisant l'ancienne porte-parole des "Insoumis" Raquel Garrido, des gueulards ont envahi la salle.

Je peux comprendre que le Président de la République, sur qui, Merci la Vème, tout repose et auprès de qui tout remonte ne plaise pas à tout le monde. Tout comme je conçois aisément que ceux qui croient la France seule au monde n'acceptent pas "sa" politique économique.
 

Je ne suis pas borné et imagine que le cursus, le milieu social, la  façon de s'exprimer et certaines provocations d'Emmanuel Macron peut heurter certains.

Ce que je n'accepte ni ne comprend est la véritable haine qu'il suscite (et qui est, inconscience ou folie?, attisée par des apprentis sorciers avec la bienveillance aveugle d'obsédés de l'audience).  Démocratiquement élu, appliquant le programme politique qui permet au pays de ne pas connaître ce qu'a vécu le Grèce il respecte à la lettre la Constitution et donne de sa personne comme peu l'on fait.

"On a décapité Louis XVI, on peut recommencer" beuglaient les hyènes qui ont "manifesté" dans un théâtre privé où le président était allé avec sa femme. Les salauds, les abrutis.

Certains, qui ont été des carpettes mitterrandiennes, sénateur PS pendant des décennies et qui ont avalisé tous les reniements et mensonges du PS soufflent sur les braises et essaient d'instaurer un climat de guerre civile. Les médias, dans leur majorité, se prêtent (par bêtise) au jeu et attisent le feu.

Et après? Mélenchon? Le Pen? on sera au ban de l'Europe, il ne faudra pas 6 mois pour que le FMI, l'Europe et la BCE nous enchaînent.

J'espère que je débloque et que ce n'est pas une prophétie!!!

PS: je précise que ce post a été écrit il y a une huitaine de jours, bien avant l'intervention de Robert Badinter qui n'a pas dit autre chose mais l'a beaucoup mieux fait.

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30 janvier 2020 4 30 /01 /janvier /2020 07:00

Depuis l'hystérie planétaire du "moment Lady D." la France reste en masse et incompréhensiblement rivée à ce qui se passe à Buckingham Palace et dans ses dépendances.

Les aventures cocasses et inintéressantes de la Reine et de sa lignée semblent passionner de ce côté de la Manche où ils ne représentent strictement rien. Des séries consacrées à la Monarchie Anglaise font les beaux soirs de Netflix tandis que se vendent par tombereaux les journaux parlant d'elle.

Que nous importent les belles-filles de la Reine, son vieux mari et son vieil héritier? qu'avons-nous à faire des histoires de ses autres fils (incluant celui qui aime les très jeunes filles....), de ses petits-fils et j'en oublie? 

Rien. La réponse est rien, absolument rien. On devrait, nous qui ricanons devant tout et qui avons des comiques pour toutes les circonstances, nous ficher de sa royale Highness, de ses atours, de son équipage et de ses tra-la-las.

Nous avons, nous Français, en moins de cent ans au dix-neuvième siècle, raccourci Louis le seizième, chassé Charles X, viré Louis-Philippe et nous sommes débarrassés des deux Napoléon (le 1er et le troisième!) pour suivre en radotant la Reine d'Angleterre, le Prince consort et leurs descendants. Contradiction?

Quand on voit la haine que suscitent nos présidents élus démocratiquement on imagine ce qu'on ferait subir à ces guignols d'un carnaval dépassé, grotesque, dispendieux et dangereux.
 

Vous l'aurez compris.... je me contrefiche de Harry, de sa Mégan et de leurs aïeux jusqu'à la quarantième génération.

 

 

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29 janvier 2020 3 29 /01 /janvier /2020 07:00

La télévision encore. En l'occurrence "Rembob'INA" présentée par Patrick Cohen et diffusée sur LCP, la chaîne Public Sénat et de l'Assemblée Nationale diffusait un film, dimanche 19 janvier 2020, consacré à la campagne municipale de Paris 2001 qui vit le PS, en la personne de Bertrand Delanoë cueillir l'Hôtel de ville de la capitale.

Intitulé "Paris à tous prix" ce documentaire en deux parties donnait une image effroyable de la politique et aussi l'envie de jeter sa carte d'électeur aux égoûts.

Des personnalités de premier plan de la politique nationale, et non des moindres, donnaient une image pitoyable d'elles-mêmes. Edouard Balladur, Philippe Seguin, Jack Lang étaient gênants et leur agitation faisait honte à voir. Des seconds couteaux étaient pires encore tels Jean-François Probst, Bernard Bled, Françoise de Panafieu, Roxanne Decortes, Daniel Vaillant et les soutiens de Jean Tibéri.
Enfin deux se détachaient du "lot"; l'un par sa personnalité ennuyeuse et son ton pontifiant (Bertrand Delanoë) et l'autre, le maire sortant, par l'impression tenace qu'il donnait d'être la "victime expiatoire", celle de payer pour d'autres. Pour un autre pour être exact.

L'enjeu était donc de conserver la mairie de Paris maintenant que Jacques Chirac était Président de la République pour la droite, de la prendre pour la gauche. Avec, on le sentait, des chances d'y parvenir pour ces derniers.

Jack Lang, pas encore lifté mais déjà lui-même, infatué, pédant, méprisant, sûr de son bon droit et, reconnaissons-le, idolâtré par des partisans sans recul, consterne par sa démagogie. Lui et Ségolène Royal mais aussi beaucoup qui ont approché Mitterrand possèdent cette morgue insupportable.

Depuis sa mort Philippe Seguin est intouchable. Il disparaît sous l'encens. Le moins que l'on puisse dire est que ce film ne le sert pas. Quel caractère! quelle suffisance! odieux.

Edouard Balladur est exactement tel que l'on s'en souvenait: une caricature de l'élite bourgeoise Louis-Philipparde. Il sent la porcelaine de Sèvres et les couverts en vermeil. Quel ennui, quelle insondable conscience de classe.

Viennent ensuite les deux personnages les plus révoltants pour l’honnête électeur. Les deux sont décédés aujourd'hui. Jean François Probst et Jacques Dominati sont ce qu'il y a de pire en politique mais pas seulement en politique. La bêtise, la veulerie, la méchanceté, la bassesse et le contentement de soi sont leur apanage. Ils font peur.

Dominati*, qui lance son fils à l'époque du tournage du film, comme un crémier le sien, est la caricature de la politique en France. à vomir.

Delanoë, qui sera finalement élu maire de Paris (on l'avait déjà oublié!) est le moins affreux des pantins qui se chamaillent sur l'écran. Il est rasoir comme un jour de novembre mais honnête et on le sent intègre. Mais dogmatique, sectaire, pontifiant.

Tout le reste est constitué de visites, de meeting, de rencontres, d'interviews, de journaux télévisés et de documents qui montrent que, déjà en 2001, le "vieux monde" devait (aurait dû) disparaître sans laisser aucun regret.

Quiconque a vu Jean-François Probst téléphoner à un élu soutenant Séguin pour le faire changer d'avis (en le menaçant) doit trouver des qualités à son milieu professionnel: on y rencontre moins d'authentiques salauds.

* C'est avec François Copé le personnage politique le plus abject que j'aie vu à ce jour

 

 

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