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30 avril 2012 1 30 /04 /avril /2012 08:00

Désœuvrement complet de ce pont du 1er mai. Je n'ai rien prévu et suis livré à moi-même ce dimanche. Ce n'est pas désagréable une solitude choisie et qui ne dure pas trop.

J'ai regardé distraitement un vieux film de John Ford hier soir. "Mogambo"avec Clark Gable (atrocement démodé, un machisme ridicule et une façon de jouer la comédie plus dépassée que le cinéma muet), Ava Gardner et Grace Kelly. On l'aura compris tout le mérite et tout l'intérêt du film réside en la confrontation de la sublime brune et de la magnifique blonde. Le feu et la glace, l'eau et le feu etc. si on veut aller vers les oiseuses comparaisons.
Évidemment mon choix se porte sur Ava Gardner qui est à certains moments d'une beauté extraordinaire.
Évidemment aussi Grace Kelly éveille l'intérêt et, petit à petit, s'impose elle aussi par l'élégance et l'évidence de sa beauté.

Le film ne brille pas par un scénario éblouissant ni même par une mise en scène exaltante. C'est du cinéma des années 50, édifiant et sans grand relief. La confrontation entre les deux femmes qui, j'imagine, doit aboutir à une complicité voire même à une amitié ne présente guère d'intérêt. Je le répète seule les apparitions des deux très belles actrices justifient qu'on puisse regarder de bout en bout un tel pensum. J'ajoute que le film est passé sur Arte en Français et que les deux actrices étaient doublées.
Et mal doublées.

Ava Gardner et son ensemble colonial et Grace Kelly et sa robe violette n'ont cependant pas occupé l'écran pour rien: voilà un sujet de rêve idéal pour cette nuit.

 

Grace-Kelly.jpg

Ava-Gardner.jpg

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29 avril 2012 7 29 /04 /avril /2012 11:03

Dans "grand Jacques" Brel chante : "C'est trop facile quand un amour se

meurt, qu'il craque en deux parce qu'on l'a trop plié d'aller pleurer comme

les hommes pleurent, comme si l'amour durait l'éternité..."

C'est une situation que tout le monde (ou presque) a vévu, vit ou vivra,

observera ou dont il sera simple témoin. .
Lorsqu'on est soi-même concerné on voit moins les prémisses d'un

processus de désintégration de notre couple que les observateurs.

Une fois qu'il est engagé on sent bien qu'il subit des agressions des deux

côtés et qu'il est menacé, à terme, d'implosion.
Mais on se dit (je me suis dit) que le temps peut effacer ces signes ou ces

moments pénibles, bref que "c'est rattrapable".
En réalité une fois la désagrégation du couple entamée plus rien ne peut

pratiquement en retarder l'issue. Le couple n'existera plus et c'est juste une

question de temps.
Disputes, réconciliations, bouderies, engueulades, vacheries, périodes de

calme succédant à d'intenses batailles d'artillerie: le combat est engagé et

les deux belligérants seront forcés de signer une paix armée qu'on peut

appeler séparation ou divorce.
Elle est inéluctable et vient de ce que, à un moment, les deux protagonistes

ont décidé que sauver leur couple ne présente plus une nécessité.
Au contraire: d'acteurs ils sont devenus observateurs de leur propre

histoire. Ils agissent mais se fichent des conséquences de leurs actes. Ils

déchirent à belles dents leur belle union jusqu'à ce que la trame nue saute

aux yeux dans sa laideur.

Alors il est trop tard.
Amis, enfants, famille, relations; tous sont impuissants à empêcher le

processus d'aller à son terme qui est la séparation sans appel des deux

membres du couple.

Il y a bien un moment ténu où les témoins ou acteurs d'une telle déchirure

se disent qu'on peut encore sauver l'ensemble. Mais, c'est inexorable, ce

moment fugace n'est pas saisi et il ne reviendra plus.

A un moment on sent/on sait que le point de non-retour est atteint. L'amour

n'est plus et il est manifestement impossible de redonner souffle à ce qui

n'existe plus.

Quand on a vécu cette débâcle on redoute de la voir à l'oeuvre chez d'autres

pour qui on a de l'affection. (Et on se promet de la voir lorsqu'elle débutera
 pour nous-même la prochaine fois).

Avec une lucidité décuplée et une précision d'entomologiste on en observe

cependant la progression en sachant exactement les affres par lesquelles

"ils" vont passer et surtout que la fin en est écrite.

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28 avril 2012 6 28 /04 /avril /2012 11:43

Je suis passablement écoeuré par les propos que j'entends ici ou là dans

cette campagne présidentielle.
Par exemple ceux, ignobles, proférés par le dégueulasse Lionel Lucas qui

a parlé négativement (et vulgairement) du physique de Fadéla Amara et

qui s'est permis d'appeler la compagne d'Hollande Valérie Rothweiler. Quel

humour, quelle finesse!

Autre ignominie ce pseudo appel de "700 mosquées" à voter pour le candidat

du PS. D'où vient ce chiffre? 700 ce n'est pas un peu beaucoup? et puis où

est le scandale de vouloir donner le droit de vote aux étrangers lors des

consutations locales si les "mosquées" votent déjà?

 

DSK a sans doute raison de dire que les services secrets Français et l'équipe

du Président actuel l'avaient en ligne de mire. (Le Monde 28/04)
Je doute cependant qu'ils aient réussi à demander à Nafissatou Diallo de faire

une fellation au directeur du FMI pour s'en plaindre après!

De même j'ai peine à croire que Dodo la Saumure et les "libertins" du Carlton

de Lille étaient en service commandé lors de leurs parties fines.

Qu'il se console ce pauvre Dominique Strauss-Kahn: sa femme est en voie de

cannonisation et lui-même donne des conférences dont le prix devrait lui

permettre de tenir jusqu'à ce que la presse et le PS le retrouvent fréquentable.

 

Dominique de Villepin est un homme estimable mais un peu agaçant. Il a

une telle opinion de lui-même que le vote des électeurs est inutile en ce qui le

concerne. Il ne s'est présenté à aucune élection et, lors de la Présidentielle en

cours, a jeté l'éponge si vite qu'on aurait dit un tour de passe-passe.

Le voilà qui réapparaît le temps d'une lettre à l'acide sur la campagne de son

éternel rival, le Prince de Neuilly et du CAC 40. C'est bien mais c'est un coup

d'épée dans l'eau tant la détestation entre ces 2 là est forte.

 

Valéry Giscard, 84 ans et ancien président congédié en 1981, a la rancune tenace

et la réécriture de l'histoire facile. Ces derniers temps il traîne sa longue tête de

poulpe sans tentacules pour donner ses versions de vérités dont tout le monde

se fout. son "au revoir" grandiloquent est moqué par le pays entier sans qu'il s'en

rende compte.
Son "monopole du coeur", un mot révélateur de l'esprit du grand argentier, c'est

comme le "j'y suis j'y reste" de Mac Mahon: une vieillerie oubliée.

Ce qui n'est pas oublié, par contre, c'est la haine (un moteur surpuissant en

politique) qu'il a toujours contre Chirac. Il fallait l'entendre et voir ses yeux de

tueur reprendre une couleur cruelle lorsqu'il a dit que Chirac ne venait plus au

Conseil Constitutionnel "non pas seulement à cause de ses ennuis de santé

mais à cause de ses problèmes judiciaires".
Je comprends qu'il soutienne Sarkozy: qu'un autre président soit battu alors

qu'il essaie d'être réelu adoucira sa peine d'avoir été rejeté par l'électorat.
Il pourra à nouveau (comme me l'a appris "Le Monde" ce week end) parler

en anglais au labrador que lui a offert la Reine d'Angleterre.
Ou à ses descendants qui peuvent prétendre, autant que lui, à un maigre

quartier de noblesse!!

 

On parle de plus en plus de Jean-Marc Ayrault comme premier ministre éventuel

de François Hollande s'il est élu.
Bonne idée: l'homme est plus rigide que l'acier et sa détermination contre

presque tout le monde (dont les écologistes) à faire construire un gigantesque

aéroport près de Nantes (Notre Dame des Landes) augure d'un dialogue social

décontracté et d'une présidence souriante!

 

 

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27 avril 2012 5 27 /04 /avril /2012 07:48

Il y a, depuis que j'habite cette merveilleuse cité du Sud-Ouest, un rite auquel

je sacrifie avec un gigantesque plaisir.
Hier je l'ai manqué et ma fille, qui y sacrifie aussi, m'a envoyé un SMS pour me

le rappeler: Les premières hirondelles ont crié dans le ciel toulousain.
Ce rite c'est de les attendre puis, à date presque fixe, de s'émerveiller de leur

arrivée comme un signe des beaux jours.
Ce 26 avril, à un jour près par rapport à l'année dernière, j'ai donc entendu le

cri strident des hirondelles dont j'ai observé un moment les courses folles

dans le ciel encore hivernal.
Ces oiseaux me rappellent les premières années à Toulouse. Nous habitions

en ville mais dans un vieil et bel immeuble du centre suffisamment retiré dans

une cour-jardin pour que les bruits de la ville ne nous parviennent qu'affaiblis.

Une terrasse sur les toits offrait un merveilleux promontoire pour observer ces

oiseaux que je ne connaissais pratiquement pas, Paris n'étant pas, je crois,

une ville d'étape pour ces migrateurs.

Depuis j'attribue à ces sympathiques oiseaux des vertus paticulières. Mieux

que les antidépresseurs ou les euphorisants le feraient les hirondelles revenues

d'Afrique disposent mon esprit à la sérénité.

Pas mal pour des oiseaux de quelques grammes qui ignorent tout de mes

difficultés humaines!

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26 avril 2012 4 26 /04 /avril /2012 11:35

Après le retour de Gérard Lenormand, de Daniel Guichard, de Stone et Charden (si!)

et la pantalonnade du film sur Claude François (et les heures de télévision consacrées

à cet archétype de la ringardise franchouillarde) voilà que les druckers du PAF s'avisent

qu'une autre reine du ringard a cassé sa pipe il y a 25 ans.
Hop! revoilà Dalida, l'idole des homos et des débilos, des socialos et des têtes en os. 

 

Le frère -un monument de virilité- de la défunte italienne est convié à sortir ses photos

de famille, à inventer de nouveaux souvenirs et à hanter les plateaux de variétoches

où d'obscurs crétins et de jeunes putes vont rendre "hommage" en chantant des refrains

dont la bêtise l'emporte parfois sur la laideur.

Le 4 mai est programmé ainsi, sur FR3, un panégyrique de la chanteuse au strabisme

divergent présenté par la cruche Lumbroso et sobrement intitulé "Dalida, 25 ans déjà".

Parmi les invités de la bourrique télévisuelle on reconnaîtra, si on a la bassesse de

regarder un tel programme, les génies de la variété Française que sont Enrico Macias,

Gilbert Montagné, Annie Cordy, Dany Brillant et...Stone et Charden.

Barbelivien, Mireille Mathieu et Carène Cheryl doivent être en tournée au Japon; ils ne

sont pas au générique!

Dalida, de l'avis de ses fans les plus intransigeants et qui ne sont donc pas la moitié de

cons (cf Bertrand Delanoë) était moins stupide qu'on pouvait le croire en regardant sa

discographie. Le moins que l'on puisse dire est qu'elle l'a bien caché!

Y aurait-il eu un message caché dans, par exemple,  "Da-da Dirladada"?

Il devait être très subliminal le message parce que beaucoup ont surtout vu un

échantillon de chanson idiote et de ritournelle inepte et prédigérée. 

Disputant à l'autre reine du 45 tours, la regrettable Sheila, le titre convoité d'interprète de

la "Chanson la plus con de toute l'histoire de la chanson". Dalida s'est inclinée derrière

Sheila qui a gagné haut la main*. Mais leur combat fut épique.

Les 2 chanteuses en ont profité pour squatter pendant plus de 20 ans toutes les

émissions de variétés, célébrées qu'elles étaient par des connaisseurs en conneries

tels Guy Lux et Michel Drucker.

Est-ce qu'un jour on sortira de cette franchouillardise stupide et invalidante? Pas sûr!

A quand un "Reggiani 8 ans déjà" ou "Barbara, 15 ans déjà"?

 

 

 

* Sheila "L'Arche de Noé"

 

 

 

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26 avril 2012 4 26 /04 /avril /2012 09:32

C'est certain, une fois encore et comme en 2007 par exemple, le choix qui nous est

proposé n'est pas particulièrement enthousiasmant.
On le sait, depuis que le Président est élu au suffrage universel il a souvent fallu

éliminer un(e) candidat(e) au second tour plutôt qu'en choisir volontairement un.

Sauf en 2002 le tour décisif oppose un candidat de droite à un candidat de gauche.

Grosso-modo le candidat de droite est un "libéral", partisan du marché et de la

libre concurrence, du laisser-faire et de la dérégulation tandis que le candidat de

gauche est pour apporter des correctifs sociaux à un libéralisme par trop avide.

La politique, en France, est ainsi faite, que le candidat des 2 bords est obligé de

mimer des postures convenues et attendues. L'un fustigera l'assistanat et l'autre

agitera les vieilles lunes du socialisme même et surtout s'ils seront contraints de

faire une politique proche et quasiment pilotée par Bruxelles.

C'est ainsi, tout le monde le sait et les candidats se conforment, en général, au

rôle qu'ils se sont approprié.

A ce titre françois Hollande est parfait et joue sa partition avec brio et intelligence.

La taxation à 75% des revenus au-dessus d'un seuil lointain et le droit de vote des

immigrés aux élections locales sont des"marqueurs" et donnent leur caution de

gauche à sa campagne. Les lunettes de Marie-Georges, les moulinets de

Mélenchon, la présence furtive de Fabius ou Jospin, quelques drapeaux rouges,

et les positions de Montebourg forment un décor soigneusement étudié.

 

Nicolas Sarkozy, lui, n'est pas capable, psychologiquement, de se tenir à sa

place. Au lieu d'être le Président descendu de l'Olympe élyséenne pour prendre

l'offrande populaire d'un second mandat (comme Mitterrand le fit en 1988) c'est

un outsider furieux, haineux, batteleur menteur et cynique qui se présente en

son nom.
On attendait un Président en grand habit avec cordon de légion d'honneur en

sautoir et daignant se (re)présenter, on a droit à un loubard prêt à tout et même

à franchir la ligne blanche de 25 ans de cordon sanitaire entre la droite et

l'extrème droite.

J'imagine les bouches tordues des centristes de droite (on ne se moque pas)

Méhaignerie et Borloo devant un tel sacrilège.

 

Il n'a, il faut le constater, pas grand chose à perdre: battu au 1er tour, battant des

records d'impopularité, présentant un bilan pour le moins contrasté, ayant 2 ou 3

"affaires" délicates (Bettencourt, financement de sa campagne en 2007, Karachi)

dans le dos et une majorité aux abois Nicolas Sarkozy n'est donc pas enclin à être

le "candidat de droite traditionnel". De ce fait il en est à draguer le frontiste, à

mentir sur tout et tous et, finalement, à faire une campagne inédite mais peu digne.

 

Le peuple choisira le 6 mai et donnera un avis définitif sur ces 2 campagnes et ces

2 candidats.

 

 

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25 avril 2012 3 25 /04 /avril /2012 07:36

Ciel bas et gris, nuages noirs, averses, vent mauvais, pluies, giboulées, nuages

gris, températures fraîches.... ce mois d'avril montre à quel point le réchauffement

climatique est une réalité d'une part et surtout que j'ai bien fait, il y a vingt ans, de

quitter la capitale et son climat si océanique d'autre part...

La Normandie est venue passer le week end d'après Pâques dans notre belle

région: qu'ai-je eu à lui offrir? des bourgeons miteux, une campagne congelée,

le Lauragais pétrifié sous les frimas hivernaux et la Place du Capitole rappelant

la Place Rouge à Moscou.

Thermos de Vodka compris.

Elle est repartie rassurée et persuadée qu'il n'y a pas tant de différence climatique

entre Cherbourg et Matabiau.

Quant à la faire revenir...

De quoi on a l'air, lors de la diffusion des bulletins météo, avec ces nuages stylisés

placés en bas à gauche de la carte depuis des semaines? je crois même qu'il y a

eu des flocons de neige, stylisés également, sur nos chères Pyrénées.
Moi, et je suis certain d'être suivi, j'accepte les travaux du Tramway, le métro Val

bondé dès la 1ère rame, les sirènes des véhicules prioritaires (NB ils semblent

l'être tous sauf le vôtre et le mien), la dépêche du Midi, la queue à "l'Entrecôte" et

même que le "Paradis Gourmand" ne vende plus de Hopje (mes bonbons au

caramel) mais qu'il fasse un temps d'outre-Loire je ne saurais l'admettre.
Pierre Cohen a du souci à se faire pour sa réélection s'il n'y met pas bon ordre

rapidement.
Bon, assez déconné. J'ouvre mon store maintenant.
aaaaaaaaaaaaarrrrrrrrrrrrrrrrrrrrrrrgggggggggggggghhhhhhhhhhhhhhh. Il pleut.

 

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24 avril 2012 2 24 /04 /avril /2012 10:34

 

revenons sur un petit bonhomme omniprésent. Il a déjà été l'objet de mon ire (23 avril

2010) mais qui n'aime pas châtie encore mieux....

Le magazine "l'Express" est dirigé, depuis 2006 par une caricature de la personne

qu'on aime -que j'aime- détester.
Christophe Barbier, petit marquis médiatique qui semble prendre son pied à s'écouter

pérorer, a un avis sur tout et tous et, hélas, il semble croire que tout le monde veut le

connaître.

Cet hebdomadaire a connu d'autres têtes à gifles à sa tête parmi lesquel Christine

Ockrent n'est pas la moindre, il faut lui rendre cette justice .

La barre était pourtant mise très haut puisque l'innomable Françoise Giroud, odieuse

pintade terrorisant le monde des médias et celui de la politique l'avait crée.

Elle était insupportable mais, avec des pincettes, il faut reconnaître qu'elle avait du

talent et était une "vraie" journaliste.

Rien à voir avec sa protégée: une illusion et une imposture qui ont la vie dure. la mère

Ockrent sévit moins d'un an à la tête de l'Express mais, là comme sur France 24 et

RFI l'année dernière, elle se fit haïr de tous et sa réputation autoproclamée de

professionnelle ressortit en lambeaux de l'opération.

Si l'on passe sous silence Denis Jeambar, libéral aussi terne qu'orthodoxe,  le seul a

avoir été à la fois digne et de qualité à la tête de l'Express reste le non-professionnel

Jean-François Revel.

C'est un miracle que cet hebdomadaire se vende encore! articles squelettiques,

omniprésence de la publicité, parisiannisme exacerbé, analyses politiques convenues

et se basant presqu'exclusivement sur les sondages il s'agit moins d'un magazine

de news à l'américaine que d'une revue au contenu creux et artificiel.
La "bible" du cadre en mal de placements immobiliers....

Christophe Barbier a le don d'ubiquité. Il est partout. Ses réflexions ne cassent jamais

trois pattes à un canard et sa vision peine à atteindre la cîme des pâquerettes.
Il n'empêche; il vient les défendre en monopolisant la parole et en empêchant les

autres de s'exprimer.

L'écharpe en moins, la tête à claques en moins (enfin... J'espère!) et avec quelques

ans et kilos en plus je suis peut-être le Barbier de ce blog, qui sait?

 

 

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22 avril 2012 7 22 /04 /avril /2012 07:48

Hier soir, sur la chaîne du Sénat LCP j'ai regardé un documentaire stupéfiant intitulé

"Tu ne parleras point".
Ce documentaire portait sur une communauté chrétienne totalement validée par

l'Eglise et les deux derniers Papes et appelée "Communauté des Béatitudes".
Si j'ai bien compris il s'agit de ces illuminés qui vivent en vase clos, prêtres,

religieux, laïcs et familles avec ou sans enfants.
On chante toute la journée quand on n'est pas à la messe ou à la préparation d'une

manifestation religieuse. Moins on a de contacts avec le monde extérieur mieux çela 

vaut pour ces couvents d'un genre peu connu.
Le mot de "Secte" a été prononcé pour être rejeté fortement. C'est à voir...
Dans cette communauté des Béatitudes un moine-animateur doublé d'un musicien a

abusé de 57 enfants de 4 à 11 ans et ce pendant 20 ans, au gré de ses affectations. 

Présent tout au long du reportage le moine Pierre-Etienne a reconnu sa maladie et

ses pulsions, les a décrites dans leur accomplissement et a expliqué qu'il s'en était

ouvert à la hierarchie (responsables de la communauté, évêques...) mais que, pour

seule réponse, on lui a dit "qu'on allait prier pour lui".
Non seulement on n'a rien fait pour enquèter  et pour faire cesser cette horreur que le

responsable reconnaissait mais on l'a éloigné dans d'autres lieux de la communauté

où il a naturellement recommencé.
C'est lorsqu'une de ses victimes s'est suicidée et qu'une laïque a compris qu'il avait

un comportement déplacé ("il agissait comme s'il était un enfant lui-même") (sic) que

l'affaire est sortie de la sphère religieuse.
Hélas! la justice a demandé au moine criminel des lettres d'excuses pour 15 des

victimes les plus graves et a clos le dossier! oui, des lettres d'excuses et de pardon.
Il fallait voir et entendre l'éveque et les dirigeants passés de la communauté pour

comprendre l'épouvante qu'ont dû vivre ces victimes niéees par leurs parents, leurs

prêtres, leur environnement entier et même la justice.
Une jeune femme a dit qu'elle finissait par se demander si ce n'était pas elle qui avait

tort de se sentir si mal.
Bref Pierre-Etienne a fini par être quand même condamné à 5 ans de prison à cause

des poursuites d'une femme qui n'a jamais baissé les bras.
La communauté, l'Eglise et le village où elle vit lui mènent une vie infernale, à elle et

au prêtre qui la soutient depuis des années.
Ces merveilleux béats ne lui pardonnent pas et ne lui pardonneront jamais ne ne pas

les avoir laissé étouffer l'affaire.
A écouter les uns et les autres j'ai eu l'impression que des viols d'enfants ne sont pas

regardés comme très graves par ces gens là qui disent le Bien et le Mal.

Difficile, après la vision de ce document, de ne pas être très en colère contre cette

société qui, où que l'on porte le regard, est sale, laide et corrompue.

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20 avril 2012 5 20 /04 /avril /2012 10:32

Bon d'accord. Je le dis tout net: Dany Boon n'a pas seulement une tête de con.
ce doit en être un!

J'évacue tout de suite l'argument qui dit qu'un mec qui fait tant de millions

d'entrées pour ses films est tout sauf con: si! ça n'a rien à voir. Quand bien

même les 63 millions de Français seraient allés voir ses purges filmiques

il est nul et très con.
Je persiste et signe.
J'ai regardé "Rien à déclarer" hier soir.
Mes amis, quel daube!

Un film gentillet avec autant d'inventivité que les films tournés dans les années

soixante.
Du bon sentiment comme s'il en pleuvait, des chutes de rythme permanentes,

des dialogues con-cons et des gags lourdingues et bêbêtes.
Avoir Laurent Gamelon, Benoît Poelevoorde et Karine Viard au générique et

tourner ça... c'est criminel.

A la fin du film mon amie, sans penser à mal, m'a dit: "On dirait un film de la série

des gendarmes"!!!!! Pour elle ce n'était pas une critique; juste un constat.
Il y a un peu des lamentables "Taxi" dans ce film, beaucoup de Dany Boon aussi.
Ce personnage pseudo lunaire est agaçant:, tendresse surjouée, gags inaboutis,

(l'ambulance...), lourdeurs (douane volante), approximations (Poelvoorde devient

"gentil" en 2 minutes sans qu'on sache comment ni pourquoi) et surtout scénario

extra plat.
Que ce sketch fadasse dure plus d'une heure dépasse l'entendement.

Pour donner une indication du niveau du film: Poelvoorde demande à sa soeur

pourquoi elle a ouvert la fenêtre de la salle d'eau. Réponse de la belle: "parce

que je viens de faire caca". Un auteur est né.
Enfin -mais suis-je objectif?- Dany Boon est un acteur exécrable. Laid, expressif

comme un seau d'eau, possédant la présence d'un ectoplasme et disant ses

textes comme Nathalie Arthaud les siens on est gêné pour lui tant il joue faux.


La seule à tirer son épingle de ce naufrage est Karine Viard qui, si son rôle

est peu de chose, réussit à camper une femme à bout de nerfs parfaitement

crédible.

Rien à déclarer? si! la faillite d'un certain cinéma comique Français. 

 

 

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