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24 janvier 2012 2 24 /01 /janvier /2012 20:45

J'ai reçu des critiques concernant Arnaud Poivre d'Arvor fils de l'autre. Je maintiens ce

que j'ai dit: se serait-il appelé Arnaud Tabasco on ne lui aurait peut-être pas confié

la présentation d'une émission (excellente au demeurant) de plus d'une heure sur le

service public.
A moins qu'il ne faille entendre l'expression "service public" comme on le fait pour "fille

publique"?

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24 janvier 2012 2 24 /01 /janvier /2012 15:11

Une double satisfaction ouvre la chronique du jour! celle qui concerne la "Free-box" qui, entre

autres, permet de visionner après-coup une émissionn diffusée et celle qui concerne une

émission présentée par Arnaud Poivre (le fils de l'autre mais qui, comme le fils Bedos, n'a pas

hérité de la tête à gifles de son géniteur) et intitulée: "Non élucidé".
Cette émission profite pleinement de la personnalité placide et bienveillante de Jean Marc

Bloch, ancien patron de la SRPJ de Versailles.
Moins obsédé par son image et d'une élocution plus naturelle le fils Poivre laisse l'enquète

se dérouler sans y interférer autrement qu'en soulignant l'importance d'un point. Il récapitule

de temps en temps et ses interventions sont discrètes et intéressantes.

L'émission "Non élucidé" elle-même est passionnante parce qu'elle dispose de temps pour

étudier complètement une affaire. Contrairement à sa crasseuse rivale qui voyait le journaliste*

occuper toute la place avec reconstitutions vulgaires et mise en scène agressive l'émission en

question aborde tous les aspects d'une affaire et c'est passionnant de voir tout ce qui est mis

en oeuvre dans ces conditions.
Celle qui a été diffusée tout récemment montrait que les supermarchés filmaient les gens en

caisse, qu'un billet de 50€ permettait de remonter au distributeur (DAB) qui l'avait délivré, qu'on

pouvait recouper l'utilisation d'un portable sur 3 sites différents et donc déterminer des coupables

possibles, faire parler les générations d'insectes nécrophages, trouver de l'ADN sur un bout de

papier collant et déterminer qu'un corps avait été soulevé par 2 personnes parce que le sac-

poubelle qui le contenait ne présentait pas d'élongations....

Le plus extraordinaire, dans la démonstration qui était faite de l'immensité des pistes explorées

pour trouver le(s) coupable(s) du meurtre d'un jeune homme de 22 ans à Poitiers concernait la

datation de la mort et même son heure. Avec une "simple règle de 3", le degré d'alcoolémie de

la victime à sa mort et ce qu'elle avait consommé avant on le pouvait, à 1 heure près.

Dans ce cas; que les enquèteurs n'aient pas, à ce jour, abouti est dû à la "chance" qu'ont eue

les meurtriers.
A chacune des émissions on voit à quel point une enquète est hasardeuse bien que

scientifiquement menée.

Mieux qu'une fiction ("les Experts", "NCIS" etc.) ces cas réels, parce qu'ils parlent de victimes

réelles si affreusement disparues -d'où le fait qu'on se sente si concerné- nous font nous

identifier aux proches ou aux enquèteurs et apprécier le travail qui est fait pour leur rendre

justice.

une bonne émission de télévision, ça mérite d'être souligné.

 

 

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23 janvier 2012 1 23 /01 /janvier /2012 09:59

A  froid, comme ça, impossible de garder son sérieux en pensant que pendant des

siècles nos ancêtres ont cru au Paradis, au Purgatoire et à l'Enfer.

Dans le meilleur des cas ça a donné Michel Ange et Jerôme Bosch dans le pire la

police des âmes et des moeurs dont seule la boucherie de 14-18 est venue à

bout. (Allez croire à l'enfer après l'avoir connu à Verdun en 17)!

Avec mépris l'Eglise appelait "libres penseurs" ceux qui remettaient le dogme en

doute et qui, politisés, avaient souvent dans l'idée de nous imposer un autre "enfer"

sur terre et allaient nous promettre un autre "paradis" pour un futur presque aussi

hypothétique que l'au-delà religieux.

Il est vrai que l'édifice avait de la gueule et que, chacun pensait à abréger le passage 

au purgatoire en se comportant, en surface, comme on le lui demandait.
Il y avait bien des aberrations dans le système (les nouveaux nés morts sans être

baptisés se voyaient refuser le paradis par exemple) mais il faut reconnaître que tout

cela se tenait et sa longévité en porte témoignage.
L'autre paradis (en l'occurence le "paradis socialiste" via Lénine et ses disciples) était

plus délicat: que les premières générations n'en voient pas la couleur passait encore

mais dès Kroutchev le doute n'était plus possible: "l'avenir radieux" était une vue de

l'esprit et il reculait au fur et à mesure qu'on était censé s'en approcher.
Il n'a duré que 74 années. L'Eglise l'avait compris: quitte à proposer le jardin de roses,

les 100 vierges qui vous accueillent, la nature luxuriante et la concorde entre toute les

âmes autant le faire dans une autre dimension invérifiable ("le ciel"). Le promettre sur

terre s'est se contraindre à ce qu'on veuille vérifier, tôt ou tard.

Pingre et sans imagination notre époque ne nous propose ni paradis ni enfer (...):

juste de travailler plus pour gagner plus afin de voir Mitt Romney à la maison blanche

et un candidat adoubé par la finance à l'Elysée: Un paradis au rabais, quoi.

 

 

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22 janvier 2012 7 22 /01 /janvier /2012 16:37

Je ne suis pas un expert ni un financier. Je ne connais du libéralisme que ses

effets. Je ne suis pas non plus un économiste ni encore moins un grand

manitou des échanges bancaires entre nations.

Mais, comme tout le monde, je vois les effets de leurs politiques et de leurs

conseils sur nos vies. Et leur "expertise" ne me paraît plus seulement

suspecte mais bien responsable de nos difficultés.
Dans ces conditions leur donner, une fois encore, la possibilité de mettre 

leurs solutions en oeuvre pour sortir de la crise dans laquelle ils nous ont

plongés m'apparaît non seulement comme absurde mais comme criminel.

 

Comme si on demandait à ce qui reste d'Al Quaida de protéger des sites

stratégiques.

 

Les Alain Minc, les Jacques Attali et tous les autres, qui se sont toujours

trompés devraient, si le monde marchait normalement, être la risée des

médias et avoir troqué leur costume 3 pièces fait sur mesure par un seyant

habit de goudron et de plumes.

 

Nous avons, depuis des années, entendu le discours sur les sacrifices qu'il

y avait à faire, sur les économies à engranger et sur la compétitivité qu'il nous

fallait acquérir. Nous avons accepté l'Euro et toutes les mesures que la

technocratie élaborait dans ses laboratoires secrets.

 

Ces mesures se révèlent désastreuses, elles ont ruiné le pays, réduit à presque

rien l'industrie et ce serait les mêmes qui seraient chargés de nous guider vers

d'improbables lendemains qui chantent après une solide purge??

 

Les journalistes qui ont soutenu ces programmes déments, les politiciens qui

les ont mis en oeuvre et les idéologues qui les ont imaginés devraient au contraire

se cacher et se faire oublier.

Il n'en est rien: ils pérorent et nous donnent encore des leçons avec la morgue

qui les caractérise.  Il fallait voir Marc Fiorentino, "spécialiste des marchés financiers"

s'étrangler d'indignation devant les récriminations de quelques uns qui se faisaient

nos porte paroles en refusant d'avance une nouvelle cure d'austérité hier soir

dans l'émission "Salut les Terriens".

 

Il était dans le rôle du bourreau qui demande au condamné de l'aider à bien

l'exécuter et qui s'étonne qu'on lui refuse cette aide.

 

"Une révolte?" "Non, Sire, une révolution"....

 

 

 

 

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21 janvier 2012 6 21 /01 /janvier /2012 10:50

Il y a, en France, une actrice qui peut rivaliser avec les plus grandes. Elle mène une carrière

absolument exemplaire depuis plus de 30 ans et a joué dans d'excellents films tournés par

les plus grands metteurs-en-scène du moment. Mais pas seulement.
J'ai vu dernièrement, en séance de rattrapage, "Copacabana" un film passé inaperçu et dans

lequel elle est tellement bien que les adjectifs manquent.
Elle a déjà été excellente dans des films tels "La femme de mon pote" de Bertrand Blier, petit

film dans lequel elle crève l'écran, dans "sac de noeuds" de Josiane Balasko, dans "la

pianiste" de Michael Haneke, dans "Violette Nozière" de Claude Chabrol et dans "le coup de

torchon" de Bertrand Tavernier.
En fait Isabelle Huppert est une formidable actrice et pas seulement dans les films "sérieux":

je la trouve même parfois meilleure dans les comédies où elle est incroyablement "juste".
Qui d'autres qu'Isabelle Huppert pouvait jouer la postière fêlée de "la cérémonie" de Chabrol?

qui pouvait, mieux qu'elle, incarner Emma Bovary dans ce film du même Chabrol? qui pouvait

être crédible dans "White material" de Claire Denis?

Dans "Copacabana" elle est une mère en conflit avec sa fille parce que trop déclassée, trop

border line. Elle y est prodigieuse et surtout d'une économie d'effets proprement remarquable.
Chez Huppert pas de cris, de scandales, de manières et de caprices. Elle est son personnage

et lui donne, à chaque rôle, un peu d'elle même mais toujours différemment.
Comédienne, actrice, interprète elle est tout et aucune de ses interprétations n'est insignifiante.
Avec elle on ne voit pas le travail mais seulement le résultat et c'est bluffant.
Une des meilleures, si ce n'est la meilleure de toutes les actrices Françaises depuis bien

longtemps.

 

 

 

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20 janvier 2012 5 20 /01 /janvier /2012 09:02

IMGP5487-1-.JPG

 

Ca c'est l'entrée du parking de mon immeuble. De temps en temps (mais rarement), un

vieil italien alcoolisé ou un SDF gros fumeur venait, les jours de pluie, poser ses fesses

sur le petit décrochement à gauche sur la photo.
Ils laissaient bien l'un une bouteille ou deux et l'autre quelques mégots mais la gène était

de l'ordre de l'infinitésimal.

Les braves gens de l'immeuble ont jugé nécessaire de condamner le banc improvisé en

le rendant inaccessible à l'aide de 2 barres obliques qu'ils ont faite peindre en gris, sans 

doute pour respecter l'unité de couleurs du garage, voire son harmonie.

Je suis partagé entre le mépris et l'accablement. Avant que ces 2 stupides et obscènes

barres de fer ne soient posées il a fallu un vote de la copropriété, un ordre d'achat, un

achat, une pose puis une peinture. Tout ça pour empêcher des pauvres bougres de

s'abriter et de fumer ou boire le temps d'une averse.

On n'est pas prêts de perdre le triple A de la connerie! ni celui de la vacherie à bonne

conscience.

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19 janvier 2012 4 19 /01 /janvier /2012 07:52

La sainte laïque, soeur Anne Sinclair, va incessament être nommée "directrice

éditoriale" d'un machin appelé Huffington.
Pour les questions relatives à la marine le capitaine du Costa Concordia

est pressenti.
Pour les leçons d'économie et de sexualité, la sainte fera appel à son mari

actuel, ex-directeur du FMI et, pour les leçons de déontologie journalistique

à son prédécesseur, le grotesque Yvan Levaï.
J'irai tous les jours sur un tel site: il manquait affreusement!

 

Autre personnalité énervante, l'ancien Président Giscard aurait, paraît-il, fait

l'acquisition de 1000m² dans le cimetière d'Authon afin d'y reposer lorsqu'il

sera temps.
Normalement, un défunt comme vous et moi réserve 3 ou 4 m², voire 10 s'il

a la folie des grandeurs.
Le nouvel Observateur, qui nous apprend cette nouvelle lubie de l'ex, précise

que ce dernier ne veut sans doute pas avoir, dans l'autre monde, de contacts

avec des morts de basse extraction.


Il semble avoir définitivement oublié que son père a relevé le nom et la particule

de l'amiral d'Estaing mais qu'il n'a qu'une prétention, à défaut d'une légitimité

à les porter l'une et l'autre.

Insupportable vivant, insupportable mort; on peut dire que Giscard a de la

constance dans les idées.

En tous cas il peut être assuré d'une chose: pas besoin de larges allées pour

accueillir une foule venue se recueillir sur sa tombe lorsqu'il y sera déposé:

tout le monde l'a oublié et ce ne sont pas ses vélléités d'écrivain qui risquent

de changer la donne! 

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18 janvier 2012 3 18 /01 /janvier /2012 10:04

Depuis qu'elle a divorcé de Ted Turner, le magnat de la presse américaine, Jane Fonda

est revenue dans l'actualité.
En France on l'a vue dans une pub où, avec son adorable accent, elle disait: "j'ai

soixonte-dizons, pas mal hein?". Ah oui. Pas mal!

Je ne suis pas gérontophile mais je suis ébloui par l'actrice qui, sans doute retouchée mais

pas refaite (nuance!) reste la même et présente le même visage immédiatement

reconnaissable de celle qui fut Metzengerstein pour Roger Vadim, Bree Daniels dans le

fameux "Klute" d'Alan J.Pakula et, comment l'oublier?  Gloria Beatty dans "On achève bien

les chevaux" de Sydney Pollak.
Pour ne pas tomber dans l'onanisme cérébral adolescent j'éviterais de parler de "Barbarella"...

 

Fille de l'immense Henry Fonda, Jane a eu une carrière en dents de scie en raison de son

caractère prononcé et de ses prises de positions politiques radicales.

Personne n'a oublié sa visite au Vietnam en pleine guerre et son activisme pour les

Amérindiens et les Afro-américains.

Belle et la tête bien faite on comprend qu'elle ait eu des difficultés avec le milieu du

cinéma américain qui n'a jamais caché sa prédilection pour les gourdes décoratives

(tout en prétendant le contraire).

Ce qu'elle n'était pas et n'a jamais été.

Dans ce milieu du cinéma où la moindre starlette de 29 ans s'est déjà fait refaire les seins,

le nez, la bouche, le cul et sans doute le reste, dans ce milieu où personne ne ressemble

à lui-même d'un film à l'autre, d'un plateau à l'autre mais où tous ont les mêmes traits,

botoxés à mort et sont transformés de leur vivant en statues de cire; Jane Fonda

et son éblouissante fraîcheur vue hier lundi au journal télévisé de France 2 alors qu'elle

parlait un Français riche et parfait (au point d'utiliser une langue disparue de ce

journal!) faisait figure d'exception.

Seul bémol: elle venait pour  "vendre" une miteuse comédie française dans laquelle joue

Guy Bedos.
Après Marlon Brando, Robert Redford, Jack Lemon, John Voight, Jason Robarts et même

Alain Delon il y a une certaine baisse de niveau à noter sur la question de ses partenaires

masculins!!!!!!!!

barbarella_six_actrices_pressenties_pour_le_role_mode_une.jpg

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18 janvier 2012 3 18 /01 /janvier /2012 09:21

Avec mon amie nous discutions ce matin de ce bizarre "instinct d'empilement" qui fait

que je conserve des livres que je ne relierais pas, des disques que je n'écouterais

plus et toute sorte d'objets que je ne vois même plus.
Dans mon appartement -qui n'est pas Versailles- il y a ainsi beaucoup d'objets qui

prennent de la place et ne servent finalement qu'à constituer un décor dont, tous

comptes faits, je n'ai pas grand chose à faire.
(je précise, à l'attention de l'intéressée qui, décidément ne se fait pas à son caractère,

que j'exclue mon chat du raisonnement et du décor.)

Lors de mon divorce, il y a plus de 3 ans, contraint donc, j'avais effectué des coupes

sombres dans mes livres et CD.
Il m'est arrivé d'en racheter certains et même, qui l'eût cru?, certains des miens, dans

le marché aux livres d'occasion de St Aubin, de St Cyprien ou d'Arnaud Bernard.

De temps à autres ça me prend, je mets au rebut tel truc, tel "meuble" ou tel objet ou

élément mais de là à me créer une cellule monacale il reste de la marge.
Hier, voulant sans doute éprouver mon détachement, j'ai élaboré une pile de DVD que

je ne souhaitais plus conserver avec l'intention d'en faire don aux bibliothèques de la

ville.
Ma générosité n'a pas été récompensée: on n'en a pas voulu parce qu'il faut régler

un "droit de prêt" à une administration pour qu'elle fasse sauter l'avis concernant les

plate-formes pétrolières etc. au début du film.

'm'achèterais bien un canapé, moi, pour voir des vidéos. (clin d'oeil pour Nick & Marine).

 

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17 janvier 2012 2 17 /01 /janvier /2012 08:01

Avec la Birmanie qui semble sortir d'elle-même de la dictature (même si beaucoup

reste à faire), avec les révolutions tunisiennes, égyptienne, libyenne et syrienne,

malgré leurs difficicultés et leurs à-coups on peut espérer un mieux en politique.

Loin du temps où un Felix Dzerjinski, inventeur de la police politique de Lénine, laFelix-Dzerjinski--inventeur-de-la-Vetcheka.jpg

tristement célèbre Tchéka (qui devint la Guepeou puis le KGB) pouvait dire: "Pas

besoin de quatre murs pour ceux qui ne pensent pas comme nous, un

seul suffit".

A cette époque ce n'était déjà plus de la réthorique mais déjà une réalité. Ce qu'il

disait, il le faisait.

 

Depuis 1920 (je le rappelle sous Lénine, pas encore, loin s'en faut, Staline) le

monde a vu et connu tant de régimes inhumains qu'une encyclopédie ne suffirait

pas à les recenser.
Ils sont moins nombreux aujourd'hui, et leur nombre diminue d'années en années.

Les Félix Dzerjinski n'ont cependant pas dit leur dernier mot et il y en a sans

doute qui sommeillent un peu partout, même au sein des démocraties.

 

 

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