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2 octobre 2019 3 02 /10 /octobre /2019 07:00

Les transports en commun n'ont jamais et nulle part été le siège de comportements civiques élégants. C'est à peu près toujours, au contraire, là que l'on peut observer à loisir les joies de la vie en société. (le fameux "vivre ensemble" des communicants).

Je crois fermement que notre époque est, plus que toutes celles qui l'ont précédées, malade de notre "folie" collective. Il y a de  quoi écrire un livre en décrivant nos contemporains voyager dans les transports publics. C'est un spectacle à la fois stupéfiant et banal que regarder en "sociologue", voire en aliéniste, hommes et femmes de tous âges se comporter comme s'ils étaient absolument seuls dans un lieu ou des dizaines de personnes les voient.

Le passionnant livre de l'anthropologue américain Edward T. Hall ("la dimension cachée") pourrait s'enrichir de nombreux chapitres tant nous avons changé et tant nos besoins personnels d'espace et d'intimité sont négligés.

Notre zone de confort est attaquée de toute part et nous subissons des "agressions" sonores, de confort, olfactives, comportementales sans oser ou pouvoir manifester le mal qu'elles nous font.

Personnellement les types ou groupe de types traînant des meutes de chiens sales au bout d'une corde me dérangent. Même chose pour le spécimen d'idiot qui se balade avec un haut parleur et impose à ceux qui le croisent sa "musique" à fond. Ai-je peur des premiers et voudrai-je sans le savoir imposer Bach comme le second? j'ai un doute.

J'ai en sainte horreur la fille qui fait claquer son chewing-gum en regardant ceux qu'elle dérangent avec un regard bovin.

Évidemment celles et ceux qui conversent bruyamment au téléphone et m'imposent le vide sidéral de leur vie n'ont rien à envier à la gourde faisant des bulles. Comment en est-on venu à ça? par quelle aberration est-on tenu d'entendre quotidiennement des dizaines de demi-conversations privées?

Et le bruit que font les écouteurs des décervelés qui "écoutent" de la "musique" au casque? ils sont tellement nombreux qu'on est en minorité à ne pas répondre au téléphone ou écouter du bruit sur notre trajet.

Le look de certain(e)s est moins dérangeant. Grotesques ou surprenants; les observer fait passer le temps. Il y a malheureusement des voyageurs qui, même pour un trajet minime, s'empiffrent qui d'un répugnant hamburger dégoulinant qui, je l'ai vu, d'un plat cuisiné. Et puis les buveurs de bières, les qui n'ont pas eu le temps de se laver, les qui prennent toute la place etc. etc.

... je vais faire réparer mon vélo, moi.

 

 

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1 octobre 2019 2 01 /10 /octobre /2019 07:00

Cette époque est formidable et le net -dont il n'est pas question d'oublier les dérives- est un prodigieux outil doublé d'une fonction ludique incontestable. Comment a t'on pu vivre avant ? les occasions de pianoter sur son clavier sont multiples et quotidiennes. Le faire est devenu tellement banal qu'on se surprend à chercher l'âge de Harrison Ford ou l'anagramme de "parti des insoumis" sur son téléphone. L'immédiateté  d'obtention de l'information recherchée a, c'est un maigre inconvénient, "tué" la recherche et ... les paris.

Si je ne crois toujours pas que le net est capable de s'autoréguler je pense qu'on a grand tort, en France,, de n'en voir que les excès et de juger un tout par ses détails. Que de critiques, que de hargne à vitupérer contre un système de communication qui, qu'on le veuille ou non, est le présent et l'avenir.

Il faut admettre ses dérives pour mieux souligner ses qualités. La pire d'entre elles est son aspect addictif qui fait qu'installé devant son écran pour cinq minutes on s'aperçoit qu'on l'est encore deux heures après.

J'ai parlé d'addiction. Comme pour toutes les autres il faut se gendarmer et se corriger pour arriver à avoir un recours intelligent avec l'Internet. Lorsque l'on parvient à une utilisation "raisonnable" c'est un pur plaisir de naviguer et d'apprendre sans forcer.

Je me souviens encore la première fois où j'ai approché un clavier et un écran personnels. C'était dans le cadre d'une formation professionnelle. Je n'avais fait qu'entrevoir la place qu'allait prendre cet outil et étais passé pratiquement à côté des applications personnelles.

Personne, autour de moi, n'avait anticipé la place prépondérante qu'il a aujourd'hui. Personne.

 

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30 septembre 2019 1 30 /09 /septembre /2019 07:00

Dans (pratiquement) tous les récits de meurtres de masse, de génocides et de massacres une donnée n'est (quasiment) jamais abordée dans les "pourquoi": il s'agit du plaisir physique ou moral que ressentent les tueurs au moment où ils tuent. Quand ils sont jugés les tueurs se gardent bien de l'aborder au tribunal, même involontairement.

Cette donnée essentielle fausse l'information: les bourreaux prennent du plaisir à tuer, plaisir qui se manifeste par le rire accompagnant le meurtre. Un livre, "le rire des bourreaux" sous-titré "essai sur le plaisir de tuer", publié tout récemment au seuil et signé d'un sociologue allemand Klaus Theweleit examine cette thématique, la valide par des exemples effroyables mais vrais (génocide des juifs, Cambodge des Khmers rouges, Etat Islamique, Rwanda et Anders Breivik) qui tous viennent corroborer sa thèse redoutable.
Les (trop rares) procès de "mass-murderers" analysent les comment et une partie des pourquoi (soumission à l'autorité, ordres, idéologie, préparation mentale, conditionnement....) mais n'abordent que rarement le "plaisir" pris à l'accomplissement des tueries ni, encore moins, le rire qui l'accompagne ou perdure des années après.. Que je sache ce sont surtout les victimes qui souffrent encore des années après et qui font des cauchemars; pas leurs tourmenteurs.

Au Rwanda ordre était donné de faire souffrir les Tutsi (hommes, femmes et enfants) avant de les laisser agoniser le plus longtemps possible. Même chose au Cambodge où la mort était donnée avec un manche de pioche ou par un sac-poubelle sur la tête. La Seconde Guerre Mondiale est pleine de ces récits monstrueux dans lesquels les bourreaux tuent avec une dimension non exprimée de plaisir. Ils y prennent goût et s'amusent à modifier tel ou tel aspect des tueries.

Nos mots, pour blâmer ces orgies de sang sont très en-dessous de ce qu'ils voudraient flétrir comme "non-humain" (inhumain): "bestial", "cruel", "sanguinaire", "brutal"; en réalité ils sont humains et l'archéologie comme l'Histoire montre qu'aucune civilisation et aucune époque n'en a été exempte.

Le rire des meurtriers, qui souligne le plaisir qu'ils prennent à tuer est tout simplement inadmissible. On le tait donc en faisant semblant d'oublier que dès l'enfance le sadisme et la cruauté se manifestent et que l'homme est tout sauf "le bon sauvage" de Jean-jacques Rousseau.

 

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26 septembre 2019 4 26 /09 /septembre /2019 15:44

jeudi 26 septembre, après le déjeuner avec Lulu près de l'Hôpital Purpan j'ai appris la mort de Jacques Chirac.

Immédiatement j'ai pensé à Giscard (qui le haïssait) et qui enterre un à un tous ses successeurs. Puis j'ai pensé que l'hommage national serait un de nos trop rares moment d'unanimité pendant lequel, fidèle à notre habitude nous trouverons toutes les qualités au 5ème Président de la Vème République: les siennes bien sur mais aussi (et surtout) celles qu'il ne possédait pas.

Sur mon vélo, Avenue de Grande Bretagne, je me disais qu'on ne manquerait pas d'interroger les vieux crabes de la "médiacratie", les Frantz-Olivier Giesbert et autres Jacques Julliard, les Michèle Cotta et les Catherine Nay qui tous, peu ou prou, suivaient la trajectoire du grand Jacques depuis l'élection en Corrèze vers 1971!

Et je me disais aussi que le défunt possédait le plus beau C.V de la politique Française. Pensez donc! il n'y a aucune fonction élective ou presque qu'il n'ait exercée (sauf sénateur) et il a été deux fois élu Président de la République et deux fois été nommé Premier Ministre.

Venons en au bilan... Chirac était la plus formidable bête à gagner les élections, l'opposant le plus tenace et le politicien le plus retors qu'il ait été donné de voir sur les 3 décennies 70-80-90. C'était une ambition jamais assouvie et il utilisait, pour arriver au sommet, tous les leviers à sa disposition. Le constat que l'on a du faire c'est qu'une fois Président il n'avait plus aucune idée et ne savait pas conserver le pouvoir plus de 2 ans. Seule la conquète du pouvoir semblait l'intéresser. Et sa reconquête car cet homme-là, en bon Français, passait du sommet à l'abime, de la réussite à l'échec avec une maestria à souligner.

De Raffarin à Bernadette, de Sarkozy à Jean-Louis Debré, de Fillon à Perben, d'Alliot-Marie à Stirn, des Tiberi à Juppé une cohorte d'éclopés le suivait naguère et  ils suivront son cercueil avec la hargne de ceux qui lui doivent tout et ne le méritaient pas.

Et ses douze ans de Présidence? me direz-vous. La suppression du service militaire et la non intervention en Irak sont les deux seuls faits saillants. Le reste c'est cette fameuse "politique du chien crevé au fil de l'eau" qu'ont suivie ses 3 successeurs et qui doit bien venir de quelque part.

... A 16H00 le Point publie les hommages de François Pinault à Chirac décédé... preuve que "sa" politique plaisait à certains.

A l'international comme en politique intérieure rien d'inoubliable. Le Chiraquisme n'a jamais existé (sauf à la Mairie de Paris et on aurait pu s'en passer!).

Reste l'homme qui possédait les défauts spécifiques des Français en quoi ils se retrouvaient et avaient (un peu) d'indulgence pour lui. Il était "sympa" et avait une stature que ni Sarkozy ni Hollande ne sont parvenus à acquérir.

L'anecdote qui, à mes yeux, le définissait le mieux est celle qui s'est passée à un sommet avec Margaret Thatcher, Premier Ministre anglais, qui voulait voir revenir en Grand-Bretagne l'argent de l'Europe. Oubliant qu'il avait un micro branché Chirac avait demandé: "qu'est-ce qu'elle veut la mé(na)gère? mes couilles sur un plateau?" au grand dam des diplomates présents.

Il a aussi fait de belles choses comme la reconnaissance des responsabilités de l'Etat Français (alors Vichy) dans la déportation et l'assassinat des Juifs pendant la guerre.

Qu'il repose en paix.

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26 septembre 2019 4 26 /09 /septembre /2019 07:00

Le gendre de ma femme a installé, dans son vaste et beau jardin, un poulailler modèle dans lequel 4 poules vivent un nirvana de vie de gallinacées. Françoise, Ghislaine, Quinou et Pascale, les 4 poules en question, ressemblent aux poules de la publicité qui n'existent pas: dodues, en excellente santé et possédant un plumage trop beau pour être vrai.
Elles disposent d'une  place insolente, sont nourries de manière royale et ont même accès, de temps à autre, à l'ensemble du jardin pour creuser, s'ébattre, courir et quérir des gourmandises qu'elles aiment (punaises, vers et limaces).

L'une est blanche, l'autre orangée, l'une grise et la dernière noire de la tête au pattes puisque des plumes situées là lui font un pantalon amusant. L'enfant de la maison les a apprivoisées en peu de temps et celles-ci l'ont adopté, malgré une certaine brutalité de ses gestes.

Il semble que seule la grise ponde régulièrement mais la productivité n'est pas la cause de leur présence dans ce jardin du Lauragais.

Pourquoi parlai-je de ces insignifiants volatiles? tout simplement parce qu'en les regardant vivre une vie de poules idéale je pensais aux conditions effroyables qui sont faites aux millions de leurs congénères au même moment dans ces élevages industriels qui sont encore la réalité quotidienne insurpassable de ces animaux.

Je ne suis pas vraiment, dans mon comportement alimentaire, un ami des animaux de type "vegan" ou même végétarien mais l'élevage industriel me heurte sans que je sache quoi faire.

Ces 4 poules, "au moins", vivaient une vie rêvée. C'est déjà ça.

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25 septembre 2019 3 25 /09 /septembre /2019 07:00

Dès que l'on quitte "l'hexagone" on saisit à quel point le monde est vaste et contrasté. On appréhende les réalités géographiques, humaines, politiques et même sociales des pays dans lesquels on reste quelques jours. Subitement la tolérance, ce concept qui nous fait tellement défaut à nous Français, nous nous apercevons que nous le possédons et qu'il fonctionne très bien.

Nous sommes, il faut bien le dire, un peuple impossible à gouverner et totalement irrationnel. Les raisons de nos erreurs sont maintenant bien connues et de solides ouvrages les recensent et donnent des pistes sérieuses pour y remédier. Ces livres sont des succès de librairie et font les beaux soirs des médias mais, curieusement, les élites en ignorent les thèses ou passent à côté.

Le "caractère National", notre génome de peuple, par exemple, nous fait préférer des explosions de mauvaises humeur et les changements "à chaud" à la réforme réfléchie. Les conséquences de ce trait de caractère sont connues mais nous sommes incapables d'agir autrement. A notre propre détriment.

Nous avons toujours préféré la Révolution en tant que telle à la  révolte, le coup de balai à la réflexion et la persévérance dans l'erreur plutôt que le changement de stratégie. Notre Histoire est constellée de désastres militaires (souvent dus à la non remise en cause des certitudes du Haut Commandement) et nous pratiquerons toujours le commentaire lapidaire plutôt que la critique constructive.

Dans un ensemble assez unique les médias de notre pays se sont spécialisés dans la critique à outrance, le commentaire fielleux et le lynchage permanent de tout ce qui dépasse oubliant que l'information est leur premier devoir. Qui s'est intéressé aux normes de sécurité régissant la Cathédrale de Notre-Dame de Paris avant l'incendie? qui a informé le peuple Français des dérives sexuelles de DSK avant l'affaire du Sofitel de New-York? les exemples sont nombreux de ce tropisme journalistique assez spécifique à notre cher pays.

Nous n'exportons pas, ou médiocrement nos technologies (aucune voiture Française sur le continent Nord-Américain. Pourquoi?), celles-ci ont souvent 10 ans de retard ou sont inadaptées (le "France", "le Concorde", le "A380".....

Notre vie politique est régie par une constitution monarchique absurde et inadaptée. Pourquoi n'est-elle modifiée qu'à la marge et avec parcimonie? notre Président, quelques soient ses qualités et défauts personnels est censé être omniscient et infaillible... résultat il plonge dans les abimes de l'impopularité dès son élection et est empêché d'agir par sa propre administration, nouvelle noblesse parasitaire. Ce constat n'est jamais suivi d'actes permettant d'améliorer le système.

J'arrêterai cette litanie par l'incroyable masochisme qui semble être le nôtre: nous nous "excusons" pour tout et battons notre coulpe en permanence. L'esclavage, la colonisation, la cuisine au beurre ou la pollution de la planète c'est Nous. Napoléon était un Hitler en devenir et la France une puissance impérialiste voire génocidaire.

Moyennant quoi nous sommes le pays le plus consommateur de psychotropes, celui d'Europe dans lequel ces deux doctrines mortifères que furent le communisme et la psychanalyse se sont le plus implantées et le pays des défaites militaires les plus complètes. On "se fout de l'an 40" mais mes amis quelle dégelée! En d'autre temps Nivelle et Maginot, Leboeuf et l'amiral Villeneuve n'ont pas connu la dégradation et le déshonneur que je sache.

Voilà pour le négatif, qui seul m'intéressait aujourd'hui. Lorsqu'on voyage notre pays redevient attractif et, une fois revenu, au bout de 3 à 4 jours la haine de soi, la jalousie, la méchanceté, la critique caustique et le mal être reprennent tout l'espace.

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24 septembre 2019 2 24 /09 /septembre /2019 07:00

Il y a de cela une dizaine d'années (sans doute plus) j'avais lu l'intégralité ou presque de l’œuvre traduite disponible en Français de l'écrivain Britannique George Orwell, souvent cité pour son fantastique livre "1984" (malheureusement ce livre est souvent cité en référence par des gens qui ne l'ont pas lu ou qui l'ont mal lu) et dont, de ce côté de la Manche, on connaît surtout "1984" donc et "La ferme des animaux" alors qu'il a écrit des romans, des essais et des carnets absolument remarquables et qui n'ont pas tellement vieillis.

La grande affaire de la (courte) vie de cet homme si intéressant est la politique. L'organisation de la société humaine. La justice. le Droit et, naturellement la guerre puisqu'il vécut la seconde et fut influencé par la 1ère guerre mondiale et la fin de la colonisation de l'Inde par l'armée anglaise qu'il vit de près.

J'avais conservé, j'ai conservé ces livres sous plastique parce que je me doutais qu'on ne les rééditerait pas tous et qu'ils étaient tous intéressants.

J'ai parcouru récemment "tels, tels étaient nos plaisirs" de 1947 qui contient des pages sur Salvador Dali, Arthur Koestler (autre personne remarquable et oubliée), la bombe atomique, Gandhi et... son enfance dans le système des "publics schools" anglaises entre les deux guerres. L'essai qui a donné son titre au recueil est incroyablement prenant: Orwell se souvient de son enfance, de sa condition, des rapports sociaux et entre enfants et les restitue avec une vérité palpable. il donne de l'enfance et des pensées qu'il avait alors une image forte et douloureuse qui verse dans l'Histoire, la Sociologie, l'Education et même la politique. On est loin des élucubrations freudiennes.

Orwell est de ces écrivains dont l'écriture diminue les distances. Lorsqu'il s'exprime ce n'est pas un homme mort depuis 70 ans qui le fait mais quelqu'un de proche dont la pensée se déploie en temps réel comme s'il était près de nous.

Notre époque l'a "réduit à 1984"... c'est déjà pas mal mais c'est une trahison, Orwell a écrit des pages indispensables qui marquent la vie de ceux qui ont la chance de les découvrir. Le très court récit "Une pendaison" (1931) publié dans l'ouvrage "Dans le ventre de la baleine" illustre la condition humaine, chère à André Malraux et y est dépeinte, sans fioritures excessives.
 

 

 

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23 septembre 2019 1 23 /09 /septembre /2019 07:00

Mercredi 18 septembre à 20H05 Laure Adler avait Patrick Declerck comme invité de son émission "l'heure bleue". J'étais dans la voiture et en ai entendu un tiers me réservant la possibilité d'écouter le reste en podcast le lendemain.
Deux constats: j'ai eu tort. Certes Laure Adler est parfois agaçante et je n'ai pas oublié la "Mitterrandolâtre" qu'elle fût. Mais c'est une femme cultivée, intelligente, ouverte et curieuse. Je ne l'aimais pas et l'ai souvent critiquée: j'avais tort, elles ne sont pas si nombreuses celles, médiatiques, qui peuvent cumuler seulement deux de ces qualités. L'autre constat c'est que la radio de service public reste (parfois) fidèle à sa mission. Quand elle le fait elle est indispensable.

Patrick Declerck je le connaissais pour son livre phénoménal "les naufragés" paru en 2001 dans le collection "Terre Humaine". Un livre qui marque à jamais. Consacré aux clochards de Paris pour lesquels notre honte trouve des appellations différentes qui minimisent leur condition (SDF...). C'est une œuvre de sociologie dont la lecture -sèche et impitoyable- ne laisse pas intact.

Psychanalyste, chercheur, observateur, philosophe et écrivain il était passionnant hier soir en répondant aux questions pointues et concernées de l'animatrice. Ce qu'il disait du contrat social et des exclus était à la fois juste et révoltant. Comme il le disait lui-même c'est un homme d'urgence "qu'il ne faut pas emmerder": il voit des choses, les étudie et en fait la recension sans fioritures.

L'émission était superbe et nécessaire et cela s'est confirmé lorsque Laure Adler a lancé le disque choisi par Patrick Declerck: "Pépée" par Léo Ferré, une chanson exceptionnelle de sensibilité. Dans notre médiocrité quotidienne il y a des voix qui portent.

Son commentaire sur sa visite d’Auschwitz ("l'humanité est tarée") appuyé sur un raisonnement et une expérience était une évidence.

Plus que jamais c'est la radio de réflexion qui permet de s'enrichir intellectuellement. Définitivement.

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20 septembre 2019 5 20 /09 /septembre /2019 07:00

Il suffit de presque rien pour s'apercevoir que, malgré les innombrables critiques que nous entendons ou formulons nous-mêmes au quotidien, nous nous rendions compte que "le monde est bien fait".

Prenez un achat tout bête comme un matelas... le nôtre, un "Epeda" affichait une belle forme encore mais son confort laissait deviner ses plus de dix ans d'âge. Il lui arrivait de laisser un de ses ressorts couiner ici ou là et une fois le diagnostic de son usure fait nous nous sommes mis en quête de le remplacer.

J'ai fait les premiers travaux d'approche en ville: tout, des prix au stationnement, des délais de livraison à l'amabilité des vendeuses m'a vite dissuadé de poursuivre dans cette voie. Seuls les "bobos" achètent des matelas en ville.

Direction Portet-sur-Garonne, une sorte de gigantesque no man's land de supermarchés et de "magasins" géants. Des fast-foods partout, des grandes surfaces de tout et de rien et, en ce mercredi après-midi, des parkings inondés de soleil et presque vierges de voitures. C'est le samedi, paraît-il, qu'ils sont remplis jusqu'à la gueule d'acheteurs compulsifs qui passent de l'un à l'autre.

"Literie de France", "Maison du sommeil", "Epéda", "Conforama", "la maison de la literie"... les enseignes se bousculent. A croire qu'on change son matelas régulièrement. L'accueil est correct en général et il va comme de soi que le client sait ce qu'il veut. Taille, forme, matière (bultex ou ressorts?) et surtout prix. en 160cm on trouve des matelas à moins de 500€ mais on en trouve aussi à 1800 et plus.

Mille huit cents euros un matelas... En literie aussi le mauvais goût existe et certaines "têtes de lit" d'exposition donnaient envie de fuir.

Comme pour les parfums (!) on en essaie un, deux voire trois puis on ne retrouve plus ses marques et mélangeons tout. Tel qui semblait parfait devient trop dur, tel autre au contraire est subitement trop mou. "Mémoire de forme", "face été/hiver", traité anti-acariens...les options sont multiples et se traduisent immédiatement par une augmentation de prix.

Ceux qui vendent du ressort critiquent les mousses (moins aérées) ceux qui optent pour elle trouvent les ressorts archaïques.

Comme tout achat "important" celui d'un matelas permet une négociation du tarif catalogue. Chez "Epeda" sans discussion nous avons obtenu un rabais de plus de 120€.

Il faut aussi négocier la livraison (ascenseur ou pas?) et la reprise du vieux matelas (à envelopper de plastique, hygiène oblige).

Pendant qu'on teste ou achète on regarde les autres couples qui sont venus pour les mêmes raisons que nous. ils essaient les matelas, se couchent délicatement, un peu gênés.

Dans un des magasins on a même vu la vendeuse courir après une cliente sur le parking... l'indélicate lui aurait "piqué" des taies d'oreiller!

Au troisième ou quatrième magasin je n'en pouvais déjà plus. des lits, des lits... on se serait cru sur la pochette du disque des Pink Floyd "Momentary Lapse of Reason". Mon efficacité était tombée à zéro. J'en pinçais pour le même matelas que celui que nous nous apprêtions à changer. Seul son nom et son prix avaient changé.

Ce qui est fascinant c'est qu'auto, clé de 12, matelas ou piscine il y a des magasins et des professionnels disponibles immédiatement et des gammes de prix illimitées dans un sens comme dans l'autre. Cette abondance, à laquelle nous sommes habitués date de la fin des années 50. Elle nous semble évidente et définitive mais je crains (?) que nous nous trompions. Matières premières et pouvoir d'achat risquent, un jour prochain, de ne plus suffire.

 

 

 

 

 

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19 septembre 2019 4 19 /09 /septembre /2019 07:00

Finalement ce Dupont-Moretti n'est qu'une grande gueule. Un assoiffé de gloire médiatique prêt à dire tout et n'importe quoi pour défendre ses clients qu'il semble choisir sur des critères personnels dont l'exposition médiatique semble la priorité.

Je conçois que les Thénardier de Levallois, le couple maudit Balkany ait le droit d'être défendu mais je ne comprends ni ne comprendrais jamais le barnum médiatique, la surexposition durable de ce couple lamentable et gênant qui est à la démocratie ce qu'Hanouna est à la culture: des parasites.

J'ai eu honte de France Inter qui a parlé des "rebondissements" fabriqués de toute pièce après l'emprisonnement de l'édile escroc. Honte des interview sur les marchés de "sa" ville. Honte du battage obscène et intempestif fait autour d'un couple qui sévit depuis la nuit des temps.

Les chantages, les pressions, les élucubrations de leurs administrés/obligés ne sont pas de l'actualité mais de la bouillie médiatique faite pour influencer l'opinion.

Ce couple crapoteux et vulgaire possèderait-il des dossiers sur certain(e)s pour bénéficier ainsi d'une sorte de "pitié" assez incompréhensible, tant de la part des médias que de l'opinion? je ne suis pas loin de le penser tant le changement de ton entre la mise en prison et les commentaires larmoyants a été rapide.

Quoi qu'il en soit nous devons, en tant qu'électeurs et citoyens refuser ce genre d'élus qui donnent à la République Française ce "je ne sais quoi" d'une République bananière insupportable.

 

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