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14 janvier 2020 2 14 /01 /janvier /2020 07:00
Greta Scacchi dans "Sur la route de Nairobi". Greta Scacchi dans "Sur la route de Nairobi".

De temps en temps, et je l'aime aussi pour ça, le cinéma donne à une femme un magnifique écrin à sa beauté.

Certaines comédiennes brillent pendant une longue période, d'autres scintillent un court instant.

Je n'ai vu qu'elle pendant tout le film "White Mischief" ("sur la route de Nairobi", Michael Radford, 1987) tant elle illuminait l'écran. Greta Scacchi a eu une -courte- heure de gloire et ne restera pas longtemps dans les mémoires. A peine si les innombrables livres de cinéma la citent.

Pourtant, dans ce film de facture classique mais aux situations scabreuses soulignées par des dialogues osés, elle est non seulement à se damner mais en plus comédienne talentueuse.

Elle y donne la réplique à Charles Dance, à John Hurt, à Sarah Miles et à Géraldine Chaplin. Est-ce son maquillage et sa garde-robes années 40? sans doute y sont-ils un peu pour quelque chose. Elle a une allure incroyable.

C'est une blonde "à la Hitchcock" assez froide (en apparence) et distinguée, inaccessible et au caractère entier et explosif. Dans le film elle est mariée à un aristocrate anglais de 30 ans son aîné et a un amant séducteur qu'elle partage plus ou moins avec les femmes de la colonie britannique de la capitale Kényane. Elle y est tellement juste qu'on prête aisément à l'actrice les traits de caractère du personnage!

Je n'ai pas le souvenir qu'elle ait eu, ni avant ni après ce rôle d'autres rôles la mettant autant en valeur. A chaque visionnage elle me cueille.

 


 

 

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13 janvier 2020 1 13 /01 /janvier /2020 07:00

France 5 n'a trouvé personne d'autre qu'Alain Badiou pour commenter l'actualité (12/01/20 "C'Politique"). Une fois n'est pas coutume je me cite (septembre 2015) pour dire le bien que je pense du bonhomme.

"Je ne pense pas être une personne sectaire et encore moins une personne violente. Pourtant, pendant l'embarquement du vol Easy Jet de jeudi 16H30 dernier (le vol avait 1H1/2 de retard...) j'ai eu une bouffée de haine et une grande envie de dire à Alain Badiou tout le mal que je pense de lui et de ses théories totalitaires assumées. Je dois même dire que j'étais contrarié de partager mon vol avec ce personnage qui me révulse.

C'est un vieil homme (78 ans) mais il se porte bien et a un regard perçant. Il a enregistré que je l'ai reconnu et très bien compris ma viscérale détestation de lui et de ses idées. Pour résumer, cet homme fait partie de ces intellectuels qui ont avalisé toutes les dictatures "progressistes", couvert et justifié toutes leurs exactions et qui ne le regrettent pas. Badiou est un communiste comme Staline les rêvait: intelligent mais docile, sachant de quoi il retourne mais se faisant égorger plutôt que le reconnaître. Un de ces "idiots utiles" qui ont pourri la vie de milliers de leurs contemporains en soutenant des régimes effroyables et en terrorisant les autres intellectuels par leur guerres ineptes et leur police de la pensée. De toute cette violence verbale, de toute cette pensée avariée et de de toutes ces années du côté du totalitarisme le Badiou qui attendait son avion à Orly était à peine marqué. Un papy-gâteau qui, au lieu des 3 petits cochons, devait raconter à ses petits enfants -en les approuvant- les crimes de Mao, de Ho Chi Minh et de Castro façon épopée. C'est un vieil homme fier alors que ses positions répugnantes pour certaines (on a un texte de lui soutenant, au moment de sa chute, Pol Pot et son "régime" Khmer rouge) devraient lui faire adopter un profil bas. Ses mots étaient des armes et il ne les a pas déposées. il est toujours en fonction et n'a renié ni ses méthodes ni changé ses cibles. Le fait que son ennemi de toujours, le capitalisme a gagné ne lui donne pas raison pour autant. Entre la peste et le choléra il a choisi et l'a fait en connaissance de cause avec son talent et son intelligence. Il fait, à mes yeux, partie de cette "intelligentzia" qui s'est à jamais sabordée dans une collaboration avec l'ignoble. Le tout dans une dialectique violemment agressive et fausse. Dans le hub, Ses yeux qui soutenaient mon regard m'ont montré sans équivoque que s'il avait eu la possibilité d'être patron du KGB ou de l'Angkar il aurait envoyé ceux qui pensaient mal à la mort sans barguigner".

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10 janvier 2020 5 10 /01 /janvier /2020 07:00

lundi 6 janvier, dans l'émission "Quotidien" de Yann Barthès que je regardais très distraitement j'ai vu une dizaine de minutes de documentaire proprement stupéfiantes.

Le "journaliste" envoyé de cette émission devant un lycée parisien attisait l'animosité et les tensions entre des lycéens (très jeunes) grèvistes et non-grèvistes (la loi sur les retraites!) au risque de déclencher des bagarres entre gamin(e)s de 15-16  ans dont la caractéristique, si j'ai bien compris, est d'être nés en 2004 et donc la première tranche d'âge concernée par le projet de loi sur les retraites par points.

Une très jeune fille, véhémente, constatait avec colère que si la retraite de ses parents n'était pas importante ils auraient du mal à payer ses études.

J'étais abasourdi que la préoccupation de ces lycéens soit leur retraite dans une quarantaine d'années. Mais dans quel monde vivent ces enfants? qui leur inculque des valeurs aussi inadaptées au monde tel qu'il est partout sauf dans l'hexagone?

Le reportage, je l'ai compris, datait de quelques semaines et la grève des lycéens n'avait pas connu de développements hormis, limités, dans une vingtaine de lycées.

L'air ébahi des témoins (les lycéens mettaient des poubelles et autres obstacles sur une artère parisienne importante de Paris pour en freiner la circulation) montrait que je n'étais pas le seul à être incrédule devant le cocktail d'audace, de bêtise, de confiance en soi et d'immaturité ahurissant que ces gamins, nourris à la bêtise de la télé-réalité et des consoles de jeux manifestaient.

Ces enfants de la classe moyenne ne voyagent-ils pas? ne savent-ils pas ce qu'est la réalité du monde? Savent-ils à quel point ils sont privilégiés?

Manifester à quinze ans contre une loi modifiant les retraites!!!! hallucinant.

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9 janvier 2020 4 09 /01 /janvier /2020 07:00

Dans la longue liste des personnes publiques auxquelles je ne trouve guère de qualité (s) figurent de nombreux "imposteurs" parmi lesquels trône Bernard Pivot.

Tout auréolé et quasi-intouchable parce qu'il soutenait autrefois le livre dans la "boîte-à-cons" personne ne s'est trop avisé qu'il est toujours allé au plus facile, à savoir servir la soupe au succès et aux happy écrivains qui, avec ou sans lui, dominaient les classements des ventes.

Je ne nie pas que certains numéros d’Apostrophes furent de grands moments ni que son plateau salon n'a pas accueilli de vrais auteurs. Je pense simplement que Pivot était un précurseur de la starisation à outrance des animateurs télé et qu'il était aux livres ce que Cymès est à la chose médicale, Plaza aux biens immobiliers et Sophie Davant au ménagères ménopausées.

Moi je n'ai pas oublié les épisodes peu glorieux des abus de biens sociaux de l'animateur star ni ses relations très intéressées avec Pierre Botton** ni  la rapidité avec laquelle Pivot a oublié ce dernier. Question élégance on a fait mieux.

Faire la courte échelle à Jean d'Ormesson et Eric Orsenna... quel courage! quel talent.

Pourquoi parlais-je de Bernard Pivot alors que ni le foot ni le vin, ses deux pôles d'intérêt principaux hormis lui-même ne sont en cause? à propos de la façon peu élégante (on y revient!) avec laquelle il prend ses distances avec l'écrivain Gabriel Matzneff qu'il reçut jadis* avec complaisance, complaisance qui lui est reprochée aujourd'hui et dont il se défend avec cet argument classieux, il dit en substance: "Personne ne disait rien sur ses apologies de la pédophilie, pourquoi aurais-je dû le faire"...

Ce n'est plus une dictée ce n'est pas un sujet d'épreuve philo du Bac, c'est juste Pivot qui se débine, j'allais écrire comme d'habitude.

 

* Pierre Botton, gendre de l'ex-Maire de Lyon Michel Noir était un homme d'affaires aux deux sens du mot "affaire". A trop tirer sur les cordes de l'enrichissement personnel il est tombé et, chose rarissime, a même fait de la prison. Dans ses mémoires il raconte comment Pivot (et Poivre, tiens! comme le monde est petit) profitait de ses largesses et a disparu de sa vie du jour au lendemain dès que ça a mal tourné pour lui...

** à 6 reprises dans "Apostrophes" selon "Quotidien".

 

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8 janvier 2020 3 08 /01 /janvier /2020 07:00

Avez-vous vu les médias quelques minutes avant les vœux de Nouvel An d'Emmanuel Macron? de l'art de parler pour ne rien dire! du remplissage comme un des beaux-arts!. Le texte de l'intervention présidentielle ne leur avait évidemment pas été communiqué et les belles et les beaux du 31 décembre 2019 avant 20H00 en étaient réduits à émettre des conjectures stériles. "Il va dire ci, il va dire ça".

On se doute quand même bien que le Président de la République ne va pas nous annoncer ce soir là que Poutine est prêt à vitrifier l'Europe, que Brigitte le trompe avec Castaner ou qu'il va retirer sa réforme des retraites. Il n'empêche, les journaleux, d'un air pénétré, nous disent que "l'exercice est difficile", que "Macron joue gros" (en nous souhaitant bonne année?) et qu'il "a beaucoup à perdre" dans ce geste qui consiste, je le rappelle au risque de lasser, à souhaiter une bonne année au Français.

18 minutes plus tard, après que l'entrée de l’Élysée ait disparu et aux dernières notes d'une Marseillaise raccourcie voilà les mêmes qui se croient obligés de nous expliquer ce qu'on a vu et écouté.

Nous, public, contribuables et électeurs, sommes trop stupides pour avoir compris les bons vœux du Président. Il faut qu'un des perroquets diplômés d'une de ces écoles de journalisme où l'on apprend à voir tout de la même façon et d'en rendre compte de la même manière les "décrypte" pour nous; nous dise ce "qu'il faut en retenir".

Et les voilà qui commentent jusqu'à l’écœurement une intervention banale et sans aspérités qu'un enfant de Cours Élémentaire 1ère année saisit sans difficulté.

Cette manière qu'ils ont de nous prendre, tous autant que nous sommes, pour des demeurés incapables de comprendre quoi que ce soit est insultante et méprisable. Le ton qu'ils emploient et les explications qu'ils donnent, des évidences prétentieusement formulées naturellement assorties de jugements négatifs sur la prestation du Président participent de la dépression nerveuse sévère qui atteint le pays depuis une dizaine d'année.
 

 

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7 janvier 2020 2 07 /01 /janvier /2020 08:33

Elle existe! "LA" comédie sans comédien-tête à claques, sans rires gras, sans scénario bâtard, sans passage obligé vers les larmes et sans concessions à l'air du temps existe: elle s'appelle "Notre-Dame" et est signée Valérie Donzelli.

Courrez-y, c'est un petit bijou drôle, incisif, intelligent et poétique. Un film OVNI spirituel et malin qui fait passer un bon moment sans vous prendre pour une buse: par les temps qui courent c'est une denrée (cinématographique) rare.

Le personnage principal est une drôle de femme, presque toujours habillée de la même façon et qui a du mal à organiser sa vie. Elle est architecte et voit, un peu miraculeusement, son projet architectural (pour le moins contestable...) retenu par un concours d'aménagement du parvis de la cathédrale (avant l’incendie) et par la maire de Paris et son chargé de Com' (deux zozos dingos).
Rien ne se passe comme prévu: le mari qu'elle a quitté s'incruste, les enfants sont philosophes et un ancien amoureux refait irruption dans sa vie. (Pierre Deladonchamps).
Les acteurs sont drôles et justes (et bien dirigés) et Valérie Donzelli a bien fait de se distribuer en tête de casting. Virginie Ledoyen est, comme à son habitude, excellente tandis que ni Bouli Lanners ni l'enclume Philippe Katherine n'en font trop. A souligner!

Il y a des intermèdes originaux et amusants qu'il fallait oser inclure dans un film maîtrisé et dans une comédie drôle de bout en bout.

 

 

 

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6 janvier 2020 1 06 /01 /janvier /2020 07:00

Je ne suis pas athée. Plutôt agnostique.

Le décorum des religions, les croyances obligatoires, le dogme et la "police de la pensée et des comportements"  qui leur sont, à toutes, consubstantiels m'en ont bien éloigné et le rapprochement de l'échéance ne m'a pas (encore?)  rapproché d'elles.

Un article récent (Le Point, Spécial Notre-Dame mai 2019) sur la "Couronne d'épines du Christ" n'est pas fait pour me réconcilier avec ma religion d'origine.

En résumé la couronne en question a été achetée à Constantinople au Xème siècle. Les Rois de France vendant à leur tour aux pays dont ils voulaient s’attirer les bonnes grâces une bonne centaine de ses épines. Une  centaine... le chiffre de ces reliques estampillées "véritables" devrait amener des interrogations.
L’Église y a d'avance répondu en inventant le concept de "Reliques de contact". Prenez les "clous de la Sainte-Croix"... L'iconographie (qui ne tient pas compte de la vraisemblance physiologique et physique) nous en a fait envisager 4 or... ils sont pléthore. Un "vrai" clou touché par un simple clou rend celui-ci aussi vrai que lui. N'est-ce pas formidable? C'est ça la "relique de contact".

Question reliques le fidèle n'est pas regardant: morceau de la lance qui a transpercé le flanc du Christ, sang de Jésus (qui, en plus, se liquéfie à date fixe!), linceul et, naturellement, morceaux de la croix sur laquelle le Fils de Dieu a été supplicié. Chacun, dans le monde, s’enorgueillit de posséder une "Sainte-Relique" authentique.

A propos de linceul lorsque l’Église a, contrainte, accepté un semblant d'analyse le résultat de 3 équipes scientifiques travaillant à l'insu les unes des autres a été sans appel: le "linceul" datait du Moyen-âge (13, 14ème siècle) et anatomiquement le corps  ne pouvait avoir imprimé le tissus. 
Jamais en retard d'une explication la parade a été trouvée par Rome: le corps a été décalqué à l'instant de la résurrection. "Vous pouvez remballer votre carbone 14 et vos explications scientifiques, merci et bonjour chez vous" ont dit les gardiens du Dogme.

Il paraît que chaque jour des centaines d'adorateurs passent en vibrant d'émotion devant les caisses fermées et opaques qui le contiennent à Turin. Comme avant.

J'ai toujours été rétif aux "vérités révélés". Le pays de Cocagne de l'URSS et de ses satellites, l'infaillibilité de Pépé de Gaulle, la transcendance de Freud et celle de l'Immaculée Conception ne sont pas pour moi.

Méprisable mécréant. J'assume.

 

 

 

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2 janvier 2020 4 02 /01 /janvier /2020 07:00
élevés à la console

Ça fait "vieux con" de le relever mais les 8-12 ans sont, pour un grand nombre d'entre eux, en voie de liquéfaction du cerveau. Ils ne lisent pas, ont des références spécifiquement liées à la sous-culture américaine (Marvel-Star Wars-Apple) et, le pire,  ils s'abîment dans la pratique à temps complet de jeux vidéo qui les abrutissent complètement.
Ce que la télévision a fait des générations qui se sont succédées depuis son apparition, à savoir "préparer le temps de cerveau disponible pour la publicité" est réalisé sur les très jeunes à une échelle dont on ne mesure pas l'importance.
Ces enfants ne jurent que par leur(s) console(s) de jeux abrutissants et ne réagissent qu'aux stimulis qu'elle provoque chez eux. Ils ne connaissent (tout en ne la supportant pas) que le type de frustration que suscite chez eux la nécessité de la poser de temps en temps (parents, école). Ils peuvent rester des heures entières à pousser des grognements ou des cris, les mains hystérisées, à "jouer" sur des jeux sanglants, morbides ou idiots. Quelquefois leurs jeux sont les 3 à la fois.

Ils ne dorment plus, ne parlent entre eux que de ça et dès qu'ils ont une minute disponible ils réquisitionnent votre téléphone et ne sont plus qu'une enveloppe vide en bout de  table, leur "esprit" voguant dans une autre dimension. Manger, dormir et faire du sport sont des occupations inutiles pour eux.

La presse s'est faite l'écho, tout récemment, d'un coup de com' de l'un des concepteurs-vendeurs ("Epic") d'un jeu appelé "Fortnite" très à la mode chez les minus. le service n'a pas répondu pendant une journée et demie et les accros sont presque devenus fous, filmés par leurs inconscients de parents qui trouvent ça drôle et l'ont publié sur les réseaux sociaux. Regardez ces vidéos: elles font froid dans le dos. (

Un Poutine, un Bachar, un Bolsonaro ou pire sauront quoi faire d'une population ainsi préparée...

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1 janvier 2020 3 01 /01 /janvier /2020 16:47

Lendemain de réveillon. Les restes de la veille sont servis, réchauffés, au tardif déjeuner. Le champagne si bon si frais hier s'est transformé en piquette vaguement pétillante au goût désagréable. On s'est levés tard et tout semble sale sous le triste rayon de soleil: habits, chambre, lit, cuisine, nappe; rien n'est attirant dans une lumière jaune d'hiver.

On a le goût de rien, on a envie de rien. le froid vif qui entre par la fenêtre ouverte apporte le silence étonnant de la rue.

C'est le moment où les miroirs impitoyables font prendre ces résolutions qu'on tiendra trois semaines.

Même le chat semble modifier légèrement l'ordre de ses trois activités préférées (bouffer-dormir et ch....). Tout le monde hésite à se lancer dans une vraie activité (ranger, lire, faire ses comptes, écouter de la musique, sortir) et traîne du canapé au bureau, de la cafetière à la salle de bains.

Ne parlons pas de la télévision qui, sans aucune imagination, diffuse d'indigestes best of, d'horribles "bêtisiers" (avec rires enregistrés) ou d'ineptes rétrospectives à la gloire des chaînes qui la composent.

Heureusement il y a ces sonnettes de portable qui nous avertissent à intervalles irréguliers que quelqu'un a pensé à nous et nous souhaite une bonne année.

Et tous ces chocolats sur la table basse qu'il faudra bien déguster aujourd'hui puisque le régime commence demain.

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31 décembre 2019 2 31 /12 /décembre /2019 07:00

Le "Point" a donné la liste des 10 plus grands "bides" de l'année. A peu de choses près ce sont ces films dont la presse, la radio et surtout la télévision a le plus parlé tout au long de l'année. Peut-être faut-il y voir là une corrélation?

En tous cas la diarrhée médiatique autour du denier Bertrand Blier ne lui pas été profitable! pas plus que les tartines de rédactionnel sur la sortie de retraite de Jean-Louis Trintignant. Mes amis, quels flops! Il s'agit là des films nationaux.

Au cinéma un "bide" est un film qui fait moins d'entrées que ce que les producteurs avaient envisagé. C'est souvent un film sans aucune qualité cinématographique dont la réalisation fait appel à des recettes éprouvées. Un "bide" est très souvent une comédie dans l'air du temps confiée à une équipe de faiseurs sans scrupules.

Ca peut parfois -en France- être un film ambitieux qui ne trouve pas son public mais c'est rare: on a le plus souvent affaire à une comédie bâclée qui se contente de quelques idées disséminées sur 1H30, de quelques gags lourdingues le tout joué par des comédiens épuisés (Clavier, Baer, Kad Merad, Depardieu, Dubosc) incapables de se renouveler ou de nouveaux venus en provenance de la télévision, des comiques ou du stand-up. La passerelle entre la télévision et le cinéma est devenu un viaduc à 4 voies. Les diseuses de météo sont même devenues actrices..

Pour la mise en scène on ne demande pas au réalisateur d'avoir des connaissances: un Michael Youn ou, cette année, un Michel Denisot a fait l'affaire.
S'improvisant cinéaste, tenant un semblant de scénario, distribuant quelques têtes à claques se disant comédiens il a filmé "la" daube de la décennie. Évidemment Franck Dubosc, le pire de tous, en était la vedette. Denisot a fait fort: même l'affiche du film donnait envie de ne pas le voir!

Quelques habitués, dont l'inénarrable Claude Lelouch, sont des fidèles du flop. Sa bouse annuelle s'est ramassée plus bas encore cette année que les précédentes. On devrait créer puis lui décerner le César du plus grand nombre de navets réalisés en 50 ans!

Des petits malins, copiant rageusement ce qui se fait aux USA, sortent le 1, 2, 3, 4 etc. jusqu'à ce que le public craque ("la vérité si je mens"). A la fin les scénettes de M6 sur les couples sont moins consternantes.

Il y a, dans la liste du "Point" au moins 7 des dix plantages magistraux qui le méritaient.
De quoi réviser son jugement -mon jugement- sur le public.

PS: 202O promet. On n'est pas le 1er janvier que partout on voit des affiches hideuses pour un   (sans doute) navet avec Dany Boon et Philippe Katherine, deux imposteurs.

 

 

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