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16 octobre 2011 7 16 /10 /octobre /2011 11:43

Nos sociétés ayant éloigné le plus possible la mort et sa représentation se trouvent fort dépourvues lorsque celle-ci s'impose quand même.
Une sorte de fascination/répulsion s'empare de ceux qui sont obligés d'en cotoyer les effets.
On ne compte plus les documentaires où des charniers et des cadavres sont filmés avec insistance afin de faire naître la nausée. (et la prise de conscience? sans doute).
La Syrie actuellement remplit cet office.

Dans la vie quotidienne la mort est escamotée et l'on ne voit plus les immeubles drapés de noir aux initiales du défunt.
Plus de corbillards noirs suivis par une file silencieuse. La seule fois où j'ai suivi un tel convoi, en 1996, il était déjà anachronique.
Les véhicules mortuaires sont maintenant banalisés et leurs couleurs oscillent du grenat au gris métallisé afin d'atténuer le symbole.

Hier, au Boulingrin à Toulouse j'ai assisté à une de ces scènes bizarres qui témoignent de notre terreur du cadavre et de la disparition. Mon attention a été attirée par des éclats de voix. Un homme et une femme avaient dépassé le niveau respectable de décibels qu'il est d'usage de produire en public.
L'homme traversait la rue avec un chat noir et blanc dans les bras.
J'ai tout de suite perçu que l'animal était raide s'il n'était pas "abîmé".

La femme, propriétaire de l'animal hurlait qu'elle ne voulait pas du cadavre chez elle et intimait à l'homme de s'en débarrasser. Le cadavre du chat était celui d'un adulte bien soigné. L'animal, qui
habitait le quartier avait du traverser imprudemment et y laisser la vie.

Le plus étonnant dans la scène était le refus indigné de la femme de regarder l'animal, elle était dans une intense colère parce que son conjoint le manipulait et elle aurait voulu -sans doute- ne pas savoir ce qu'il était advenu de son animal domestique.

A aucun moment elle ne manifestait de regrets pour la perte de l'animal.
Seule la dépouille et sa vision était responsable de son trouble et de ses vociférations.

Réaction naturelle dans une période ou la peine liée à la perte d'un "être cher" est codifiée et même quantifiée (nombre de jours d'absence prévu par les règlements intérieurs des entreprises selon la proximité du disparu) et où on nous demande indifférence et détachement., en toute circonstance.

La maladie, la souffrance et la mort sont des intrus dans une civilisation du paraître et de l'insignifiance.

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15 octobre 2011 6 15 /10 /octobre /2011 09:03

Qui n'a pas assisté à ces réunions en entreprise, où le temps semble s'être donné pour objectif de compter double ou triple, où le sommeil et l'ennui vous gagnent et où les orateurs rivalisent pour être le plus ennuyeux ou le plus soporifique possible est béni. Il ou elle ne connaît pas sa chance !

Le plus invraisemblable, dans ces pensums obligatoires c'est le langage utilisé. Un sabir à la fois technique et prétentieux fait de mots-valises qui alourdissent la phrase et floutent les concepts.
J'en ai relevé hier qui tiennent actuellement le haut du pavé :
- Je viens pour donner du qualifiant
- Il faut upgrader
- je vous les flaggerais
- le plus petit est différençiant
- On fera du pushing pour vous
- La dernière actu en région c'est top, ca dit "on n'est pas des parisiens"
- On se fait une conf'call
- On ira pas chez le client avec des chaussettes trouées* (cette dernière pour imagée qu'elle soit est assez grotesque)

Beaucoup de phrases commencent par: "l'objet c'est..." ou "le but c'est..."

Il y a ainsi une novlangue d'entreprise, une langue de bois commerciale qui n'a rien à envier à la politique. Elle a une vertu: la traquer pour en noter les ridicules permet de moins s'ennuyer, donc de moins baîller et donc de moins se faire remarquer !

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15 octobre 2011 6 15 /10 /octobre /2011 08:35

Après avoir été invitant pour mon entreprise actuelle me voilà invité à une de ces soirées où l'on prépare en groupe des plats que l'on déguste à la fin.
Nous sommes une douzaine, tous de la même société donc, autour d'un chef. La cuisine est moderne et spacieuse et est remplie d'ustensiles qui font défaut dans la mienne.

L'ambiance est détendue, d'autant plus que les bouteilles (d'excellent) champagne circulent depuis l'arrivée et pendant toute la soirée.
Nous commençons à rebours par la préparation du dessert, suivie par celle du plat et enfin par la confection de l'entrée.
Chacun a sa planche de travail sur un plan carré en inox autour duquel nous évoluons.
Un tablier marine a été prévu pour chacun et qui se révèlera utile au cours de la soirée.
Le chef a une petite notoriété dûe à son passage dans une émission culinaire de télé-réalité. Il a donc une autorité réelle sur chacun, y compris sur le Président de ma société qui cuisine parmi nous en toute bonne humeur et simplicité. C'est assez original pour être salué.

Contrairement à d'autres chefs vus ailleurs celui-ci est un amateur de graisses en tous genres  et semble n'avoir qu'une notion restreinte de la diététique.
Pour des raisons religieuses un homme et une femme de mon groupe refusent de manger de la viande (du canard), du gras (lardons, couenne) et du poisson ou fruit de mer (seiches) qui entrent dans les recettes que nous préparons.

On leur servira un plat à part mais ils participent à la cuisine commune.

Chacun, comme dans toute activité, réussit à reproduire le plat avec plus ou moins de brio. Il y avait, parmi nous, des artistes, des cuisiniers nés et des manchots.

Certaines assiettes sont parées avec élégance tandis que d'autres sont moins appétissantes. Toutes ont leur personnalité. Vient enfin le moment de la dégustation. Le plaisir est augmenté par le fait que les convives ont cuisiné le repas. (Le chef a profité de moments où nous étions occupés pour améliorer les préparations, avec discrétion et célérité). On se promet tous de refaire les recettes "à la maison", promesse qu'on ne tiendra sans doute jamais...

Les écorces d'orange, accompagnant la tarte aux figues étaient divines et leur goût m'est resté.
Cette soirée a été le miel après que le piment (un entretien très difficile) m'eût été imposé le matin. Elle ne pouvait en supprimer les effets, elle en a atténué la dureté.

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12 octobre 2011 3 12 /10 /octobre /2011 08:17

Hier soir Jean-Louis Aubert, chanteur Français déjanté sympathique et décalé était l'invité unique d'une émission de radio sans coupures publicitaires.
Pendant 45 minutes il a pu -il aurait pu- parler de sa façon de composer des chansons, deles enregistrer, de les produire ou faire produire, des studios d'enregistrement, des preneurs de sons, de la langue Française dans le rock, des musiciens qu'il a croisés, des musiciens avec qui il a joué, des concerts qu'il a donnés, de l'industrie du disque, du marché de la musique, des plateformes d'échanges etc etc.

L'interviewé a bien donné quelques informations sur son métier et essayé de répondre à ces questions mais....
Les 3/4 du temps son interviewer l'a ramené à Téléphone et à la période où ce groupe existait.

Jean Louis Aubert, comme nous, comme vous voulait bien en parler un peu mais son "actualité" était autre et je sentais bien qu'il était à la fois tenté et ennuyé d'aborder ce passé. Songez que le groupe s'est séparé en 1986 !!!! 25 ans que Jean Louis Aubert fait une estimable carrière en solitaire, qu'il sort des albums etqu'il fait des tournées. Et dès qu'un "journaliste" le coince c'est pour lui parler de Téléphone.

On sentait cette lassitude chez lui à répondre perpétuellement aux mêmes questions :
"Et quand c'est'y qu'on reverra Téléphone ensemble?", "Vous voyez les 3 autres?" "une scène tous les 4 c'est possible?".
John Lennon qui dut affronter cet enfer avait une réponse toute faite: "Et vous quand recommencez-vous l'école?".
Le dernier album de Jean Louis Aubert m'a semblé -à ce que j'en ai entendu- bien plus mature et moderne que tous les titres de Téléphone réunis.

Voir des quinquas ravagés chanter "argent trop cher" ou "la bombe humaine" n'est pas forcément un spectacle appétissant et dont tout le monde rêve.
Cette fixation sur le passé est pénible de la part de journalistes cédant à la facilité. Il est vrai que si le présent c'est Björk... je vais plutôt écouter un vieux Téléphone moi.

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11 octobre 2011 2 11 /10 /octobre /2011 18:27

Sans doute moins drôles (et moins innocents) que ceux des enfants, les "bons mots" de ma mère (81 ans) restent une valeur sûre.

Ce matin elle me parlait de 2 actrices de ses contemporaines (Françoise Arnoul et Danièle Delorme) qu'elle avait vues à la télévision : "Elles m'on fait peur tellement elles avaient vieilli !"
Moi : "Forcément! le temps passe pour elles aussi"
Elle : "Oui mais nous on n'a pas autant vieilli".

Je ne sais toujours pas si ce nous était un pronom de majesté ou s'il m'incluait moi aussi par rapport aux 2 comédiennes. Je n'ai pas cherché à savoir.
 
                                                            ***

Sinon je suis dans une phase où j'ai besoin de compenser. Entendez par là que, comme les femmes, certains hommes (dont je suis) ont parfois des comportements compulsifs avec la nourriture.

Quand je passe par un de ces caps je suis capable d'engloutir une tablette de chocolat blanc aux noisettes, (ah, laisser fondre le chocolat pour pouvoir croquer la noisette entière) un paquet de bonbons gélatineux Haribo ou des bêtises de Cambrai (menthe ou anis), des paquest de chips au vinaigre ou au poivre, des bretzels ou pire.

Je sors de ces agapes interdites la honte au front et, quelque jours après je peux presque voir où ils se sont déposés (Oui, là). Lorsque je suis contrarié longtemps ou que tout semble se déliter autour de moi je sais que je vais entrer dans une de ces phases gourmandes. Le tout est de prévoir de quoi les satisfaire.
Ca me rappelle l'époque où je fumais et les transes dans lesquelles je me trouvais lorsque je n'avais plus de cigarettes à un moment où le tabac le plus proche était à 20 flaques et 2 averses de chez moi : je retournais les poches de mon père, fouillais dans les tiroirs de ma seule soeur fumeuse, fouillait partout et ... allais au tabac en affrontant les élements.

A d'autres moments l'idée de chocolat blanc, de bonbons ou de chips me dégoûterait. Quant aux cigarettes il y a longtemps que j'ai cessé de fumer faute de pouvoir rester à un niveau de consommation raisonnable.

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11 octobre 2011 2 11 /10 /octobre /2011 07:53

Ah le beau suicide en direct que s'offre l'opposition. Les cinq doigts dans la prise! et en chantant.

Leurs majestés, Arnaud 1er Montebourg et son Altesse Audrey Pulvar font des caprices d'héritiers tarés et la cour, le ministère et les échotiers les préviennent ou, s'il est trop tard les réalisent. Allez-y braves gens. Revenez au programme de 1981, mâtinez-le d'un soupçon de Chavez et de 2 doigts de Cuba 1959. Ajoutez-y du Sandinisme et secouez.
Vous aurez un nouveau cocktail : Le Re-Sarkozy. Une boisson forte qui donne à tous coups la gueule de bois.

3 défaites présidentielles ne leur ont pas suffit. Il leur faut leur "chanson de geste" de gauche. Un programme irréaliste et qui agit comme un épouvantail. Mais qui permet à Fabius de se prendre pour Allende, à Delanoë de se croire  progressiste. Et à Martine Aubry de "tuer le père".

Mais... vous avez raison. Vive l'utopie! vive la VIème! l'Europe qu'on a construite (et qui nous impose Dexia et la recapitalisation des banques) va adorer. Demondialisons la France et elle-seule, on s'en portera tous mieux. Arnaud 1er est l'homme de la situation.

D'un côté la folle du Poitou est éjectée mais de l'autre on ouvre grand le porte-voix à une grande gueule sympathique mais délirante. Belle stratégie. Et la danse du ventre des 2 candidats résiduels... Et la partie de dupes des médias. Tout cela est odieux et ridicule.

Ah! je regrette le pays des Bisounours. Je demanderais bien l'exil politique au Québec moi.

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10 octobre 2011 1 10 /10 /octobre /2011 16:37

J'en ai par-dessus la tête des superlatifs qui accompagnent la sortie du film "The Artist" avec Jean Dujardin et Bérénice Béjo.

Chez Virgin à midi un container de CD de la BO forçait le regard par exemple. Les commentaires laudatifs vont bon train et aucune critique négative n'a pu se faire une petite place au milieu de l'océan de compliments.

Je n'ai pas vu le film mais je ne trouve pas que l'idée de faire aujourd'hui un film muet soit aussi originale qu'on veut bien me le dire. Des films contemporains tournés dans les conditions du muet, des scènes de films tournées selon ce procédé sont nombreux et il n'y a pas là matière à s'esbaudir.

Jean Dujardin est certes un excellent comédien, très sympathique de surcroît: ça n'en fait pas un égal de Charles Laughton, de Michel Simon ou de Laurence Olivier.

Lorsqu'on le compare à Buster Keaton je crois qu'on exagère un tant soit peu.

Mais quand on a dit que le film était muet et que Jean Dujardin y tenait le rôle-titre on n'a pas tout dit. On parle alors du risque financier qu'a pris le producteur ("le dernier nabab" selon Jean Dujardin, d'habitude plus critique et plus en verve) et de la vitalité du cinéma Français.

Tout ça est bien et je suis ravi pour eux. Le dernier nabab en question vient quand même de produire une super-bouse adaptée de "la Guerre des Boutons" et a mené une campagne de dénigrement en sous-main pour déconsidérer l'autre version du même livre sortie concomittamment.

Comme disait Audiard: "je dis pas pour le côté farce, mais côté fair-play..."

Quitte à voir un film muet je serais plus volontiers porté à regarder un authentique Buster Keaton ou un Harold Lloyd. Là, la "marchandise" n'est pas frelatée.

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10 octobre 2011 1 10 /10 /octobre /2011 07:36

J'ai passé une exécrable soirée hier.

J'espérais ne pas voir les têtes à claques du PS, les revenants qu'on n'a pas envie de voir revenir.

Et hop, à 8H00 tapantes, Fabius et Moscovici qui avaient des difficultés à cacher leur plaisir. (s'ils sont contents je ne peux pas l'être!). Fabius qu'on ne présente plus et Moscovici qui soutenait DSK avec une force et une mauvaise foi qui étaient presque ridicules tant elles étaient outrées il y a encore 3 mois.

En face -si j'ose dire- la rédaction de France 2 a installé l'insupportable Jean-François Copé qui défend des idées (=des intérêts) avec des arguments et une conviction qui rappellent Monsieur Thiers ou Ernest-Antoine Sellières. Cet homme se mouille (et pas seulement dans la piscine de son ami Takkiedine) pour un "projet de société"...

Le défilé des has-been ripolinés (Anne Hidalgo, Marie-Noëlle Lieneman...) m'a paru un augure difficile pour l'après Présidentielles. Mais pourquoi la "classe politique"  Française ne se renouvelle t'elle pas ? Est-on condamné à vie à une candidature Bayrou? un Dupont-Aignan et une Corinne Lepage ont-ils un bail et les verra t'on encore en 2024 ?

Ma télévision donnait des signes de faiblesse mais j'ai entendu Ségolène Royal tirer des leçons abracadabrantesques de son échec (7% mais c'était "une belle campagne". Qu'est-ce que serait une vilaine campagne?), j'ai entendu aussi les 5 candidats (avec ses 0,6% Baylet a reçu un coûp de pied au cul assez mérité) tous contents et certains que les Français leur ont donné un ordre de mission.

Les soirées électorales sont étonnantes: on répète en boucle les mêmes arguments, on est au choix satisfaits ou en attente de confirmation au second tour, on n'a pas perdu et le camp d'en face n'a pas gagné, on attend l'intervention de X ou Y, c'est finalement une perte de temps absolu et lorsqu'on a vu une soirée électorale on les a toutes vues.

Copé me rappelle irrésistiblement un autre Jean-François. Deniaud. Avant d'être le cancéreux-voyageur-skipper-courageux, idole du "Figaro" l'homme était un Giscardolâtre insupportable. Il avait la même tête de fouine contente d'elle et tournait d'un plateau à l'autre en apportant -déjà- les éléments de langage de son camp.

Mon seul plaisir de la soirée : la Virago du Poitou va enfin "la mettre en veilleuse".

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9 octobre 2011 7 09 /10 /octobre /2011 18:41

Drôle cette consultation des "primaires citoyennes"! j'y suis allé ce matin dans 2 bureaux de vote différents. Je votais dans un, mon amie dans un autre.

Confirmation: le "peuple de gauche" est le même que celui qui va au marché ou fait la queue au cinéma. Pas de barbu farouche ni de pasonaria revêche!

A l'heure présente 18H30 , la meilleure (celle où tout est -encore- possible) on nous dit que la participation est très forte puisque plus d'1,5 million de personne s'est déplacé pour voter pour un des 6 candidats proposés par le PS et le MRG.

Tout les commentateurs en conviennent: le vote dépasse largement les sympathisants socialistes et le résultat de la consultation ne peut que surprendre. En effet une telle participation indique clairement que des personnes se sont saisies de la possibilité qui leur était offerte de désigner celui ou celle qui affrontera le candidat Sarkozy pour choisir celui ou celle qu'ils pensaient  le (ou la) plus à même de le battre.

Cette participation indique aussi une volonté forte de battre le Président actuel, c'est une confirmation de sa popularité très basse et des sondages qui indiquent que 68% des sondés ne souhaitent pas qu'ils soit réélu.

Enfin ça indique la vivacité de la démocratie et la volonté nette des électeurs de donner un avis, même s'il est souvent bafoué (la constitution européenne...) ou ignoré (toutes les élections locales perdues par la majorité actuelle).

J'espère que cette belle surprise des primaires (critiquée de manière grotesque au début -rappelez vous Copé qui disait que les gens seraient fichés-) montrera à ceux qui dirigent le pays ou qui seront appelés à le faire prendront en compte l'avis, les souhaits et les désirs de l'électorat.

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9 octobre 2011 7 09 /10 /octobre /2011 09:38

J'ai donc pris 2 films, sans les choisir, de Woody Allen à la grande vidéothèque de Toulouse.

J'ai commencé à regarder "Sleeper" (grotesquement traduit en France par "Woody et les robots"). Consternation !

Là ou les exégètes de France Culture voyaient un chef d'oeuvre d'intelligence il ne m'a pas pas fallu 20 minutes pour fulminer et ressentir un énorme accablement. Couleurs hideuses, plans simplistes, dialogues (en V.O) ridicules, décors lamentables, jeu d'acteurs pitoyables et Woody Allen le premier, histoire bêtasse...
Un navet honteux.

Ce Woody Allen joue aussi mal qu'il est possible de le faire. Non seulement il n'est pas drôle mais il est gènant. Oui, gènant. Comme ces personnes qui s'enfoncent lors d'un dîner et qu'on voudrait prévenir pour qu'elles se taisent.

L'histoire du film c'est "Hibernatus" avec de Funès mais à prétentions intellectuelles et philosophiques. Soit un homme congelé qu'on décongèle 200 ans après. La scène où il apparaît (après qu'on lui ait retiré du simple papier aluminium!) est en-dessous de tout. Du cinéma de lycéen sans talent ni matériel. Pas d'imagination non plus.
L'humour est du style: "j'étais content j'avais trouvé une place en bas du cabinet du médecin, qui sait où elle est puisque 200 ans se sont passés" waf waf waf.

Ce que France Culture avait adoré ("l'orgasmatron", une sorte de cabine de douches qui procure un orgasme rapide à ceux et celles qui y entrent) est lourd et vulgaire. Les dialogues, ces fameux dialogues qui procuraient presque un orgasme, tiens!, à la station de radio sont lourds et bêtassous. C'est de la philo style Delarue !

Ah ma bonne dame, la vie est pas belle et les hommes sont méchants, quelque soit l'époque !

On comprend que les bobos adorent: c'est du niveau Roudinesco et Bourdieu: de grandes phrases avec beaucoup de vide et de prétention dedans. Bref un désenchantement total. Un film laid qui m'a insupporté au bout de 25' et que j'ai arrêté fissa.


J'avais donc raison d'ignorer le bigleux intello: sans doute n'ai-je pas poussé assez loin mes investigations mais la purge "Woody et les robots" me suffit à jamais.

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