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18 septembre 2019 3 18 /09 /septembre /2019 07:00

Une des très belles choses qui nous soit arrivée est la rencontre de Yeong, jeune fille Coréenne venue étudier le Français à Toulouse et que nous avons connue de manière tout à fait fortuite.

Un dimanche soir de septembre, après une très belle journée encore estivale nous avons décidé d'aller faire une balade côté Prairie des Filtres le long de la Garonne. Arrivés au bout du Pont Saint-Michel un jeune couple nous a arrêtés. Le garçon nous a demandé si nous comprenions et parlions l'Anglais. A notre réponse affirmative il sembla soulagé et nous dit que la jeune fille asiatique  était "un peu perdue" et nous laissa avec elle. Elle était arrivée de Séoul le matin même et n'avait pas été nourrie depuis.
Ayant une petite faim elle avait quitté le logement d'étudiants Daniel Faucher (sur l'Île du Ramier) pour s'acheter de quoi grignoter et ne savait plus revenir à son point de départ.

Toujours prête à aider son prochain Françoise me proposa de raccompagner la jeune fille ce que j'acceptais bien volontiers. Dans un excellent anglais Yeong nous raconta sa jeune vie d'étudiante Coréenne et nous la trouvâmes forte, intelligente et courageuse.

Nous lui proposâmes de venir la voir le mardi suivant pour constater son installation et afin qu'elle se sente moins seule, moins isolée, moins perdue dans un pays inconnu.
Yeong est entrée dans notre vie (et nous dans la sienne): nous l'invitions à dîner et parfois elle nous régalait d'un Bimimbap, le succulent plat national.

Yeong faisait des progrès considérables en Français. C'est une fille volontaire et intelligente. Elle a visité toutes les capitales d'Europe (malgré ses moyens limités) et nous l'avons emmenée chez nos amis, à  des fêtes, des réveillons, des vendanges etc.

Quand elle revenait de Corée elle nous disait que son père et ses grands parents étaient touchés de notre sollicitude à son égard et contents de la savoir protégée. Elle ajoutait, ce qui nous faisait sourire, qu'ils nous invitaient en Corée pour nous remercier.

Durant deux ans Yeong fit partie de notre vie et nous redécouvrîmes avec elle la ville, ses environs et la région. Elle adorait la France et ne cessait de nous dire que nous vivions au Paradis... Ce qu'elle nous disait de son pays donnait envie de le découvrir.

Et nous nous décidâmes pour un voyage en Corée du Sud, Séoul, Busan et l'île de Jeju. Nous avons visité la capitale avec la meilleure des guides et avons été reçu par sa grand mère dans la campagne loin des circuits touristiques. L'accueil fut grandiose et chaleureux.

Et tout ça parce qu'un dimanche soir nous avons rendu un petit service à une étudiante.

Nous sommes toujours en contact avec Yeong qui va parachever ses études avec un an de Français des affaires à Paris.

 

 

 

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17 septembre 2019 2 17 /09 /septembre /2019 07:00

En 1978, je crois, un incendie avait ravagé une des ailes du Château de Versailles.  Je travaillais à l'époque dans une entreprise dont le siège était basé en Lorraine. Je me souviens qu'un des commerciaux, communiste convaincu, avait commenté -avec le sens de la nuance qui était celui des militants chevronnés- qu'il n'y avait qu'à raser l'ensemble et construire des logements sociaux à la place. En ces temps lointains j'avais bondi et nous en étions presque venus aux mains.
Ces raisonnements de "Révolution culturelle" à la Chinoise en plein drame Indochinois m'apparaissaient comme odieux, voire criminels.

Il faut avouer que je n'étais pas non plus exempt de dogmatisme et que je nourris une vraie passion pour les vestiges historiques avec un surcroît de sentiments dès lors que l'on parle de Versailles..

Lorsque Notre-Dame a brûlé j'ai été aussi remué que lorsque la demeure des rois l'avait été. J'ai été envahi par une tristesse qui m'a surpris moi-même et ai vécu comme un drame personnel ce brasier qui risquait d'emporter la Cathédrale séculaire.

Je redoutais d'entendre des jugements lapidaires et, hormis ceux qui concernaient le coût de la reconstruction, j'ai été heureux qu'ils nous soient épargnés. L'affliction sincère du pays dans son ensemble, les signes de l'extérieur, tout a concouru à me rassurer: nous aimons notre "patrimoine" et sommes quasiment unanimes pour le protéger et y mettre le prix.

Aujourd'hui, à part quelques médiocres débats d'arrière (basses) cours le pays est d'accord pour sauver le monument et s'est même instaurée une brillante réflexion sur la restauration et les matériaux à utiliser.

A ma surprise la discussion est de haut-niveau qui voit les ajouts de Viollet-le-Duc au XIX ème siècle remis en question par exemple.

Pas de propositions absurdes pour construire un centre commercial ou un parking géant en lieu et place de la très belle et vénérable Cathédrale. Nous progressons.

 

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16 septembre 2019 1 16 /09 /septembre /2019 07:00

Mon fils Nicolas a affectueusement mais avec insistance tenu à ce que je regarde la série "Chernobyl" consacrée au désastre nucléaire soviétique dû à la fusion d'un des 4 réacteurs nucléaires de la centrale  Ukrainienne le 26 avril 1986.

A l'époque la transparence n'était pas la qualité première du régime ni celle de son premier secrétaire, l'ineffable Gorbatchev que l'Europe adorait adorer... Mais là n'est pas le sujet de cette belle mais angoissante série anglo-américaine datant de cette année et qui a rencontré, partout où elle a été diffusée, un succès amplement mérité.

Point n'est besoin d'avoir étudié l'atome pour comprendre l'action et l'enchaînement des catastrophes. La reconstitution semble extraordinairement précise dans le sens où peu de personnes avaient à l'époque la possibilité de villégiaturer en URSS et d'en pénétrer la vie quotidienne. La grisaille triste et enveloppante du "socialisme réel" tenait le pays et les réflexes politiques des autorités (minimiser après avoir niée la catastrophe, invoquer des responsabilités extérieures, chercher des boucs émissaires, sacrifier des hommes, improviser dans le désordre, faire faire des sacrifices au peuple...) sont montrés de manière non caricaturale et au contraire plausibles sinon justes.

On s'attache aux personnages pourtant guère reluisants et on se prend à croire à cette ébauche d'amitié entre l'apparatchik et le technicien que tout, caractères compris, oppose. C'est la première fois, dans ma vie de spectateur, qu'un simple sourire (celui qu'ils échangent à la fin) me semble être une péripétie importante dans une histoire.

Le sacrifice des hommes pour débarrasser les pièces de graphite, la construction du sarcophage, l'ouverture des vannes d'eau sont des "morceaux de bravoure" très visuels et totalement dramatiques qui nous font nous enfoncer dans notre fauteuil comme si les enjeux étaient contemporains.

Même si la série (5 épisodes de 53 minutes) n'offre pratiquement jamais de "pause" permettant de souffler, la qualité de la reconstitution, l'intelligence du scénario et des dialogues ainsi que l'intérêt de l'histoire racontée en fait un document passionnant à découvrir.

On le dit de plus en plus: le format "série télévisée" est en train de vider le cinéma de sa substance et de ses audaces. C'est là qu'est la création, la prise de risques et, osons le mot, l'intelligence.

Une bonne nouvelle.

 

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13 septembre 2019 5 13 /09 /septembre /2019 07:00

Pour l'avoir beaucoup écouté depuis sa sortie le 14 juin dernier je connais maintenant bien "Western Stars" le dernier disque de titres nouveaux publié par l'excellent Bruce Springsteen que je ne suis pas loin de considérer comme l'un des meilleurs artistes du rock et ce depuis que j'ai découvert (quel choc!) son album minimaliste "Nebraska"  dans les années 80.

Si j'en excepte le 1er titre, "Hitch Hikin'" qui ouvre l'album (quel curieux choix!) tous les titres sont bons et 2019 est une grande cuvée. Je ne saurais en détailler les morceaux et dire pourquoi ils me touchent mais le fait est là: sans atteindre (mais comment Springsteen le pourrait-il?) le niveau de "Nebraska" et celui de "The ghost of Tom Joad" "Western Stars" est un bon, un excellent disque qui révèle sa richesse d'écoute en écoute.

On peut avoir quelques préventions contre le personnage, ne pas adorer tout ce qu'il a fait (et pourtant... comment passer à coté de son album de reprises de Pete Seeger "We shall Overcome - the Seeger sessions"?) mais Springsteen a quelque chose à dire, sait l'exprimer et n'est jamais vain. On n'est pas dans le rock n' roll fait d'onomatopées et de jingles mais dans une musique élaborée et un message construit.

"Western Stars" est un grand disque assez calme dans lequel Bruce Springsteen a mis son âme et dans lequel il chante mieux que jamais.

Je suis dans cette phase d'écoute-apogée: au minimum 1 fois tous les 2 jours (posologie normale). L'enchaînement des titres est connu mais fluide et j'aime toujours tout.

Je redoute l'arrivée du moment où un soupçon de lassitude se fera sentir et celui où les écoutes s'espaceront... il faudra attendre 3 ou 4 ans qu'un vrai nouvel album (fine allusion à "Broadway"dans lequel je ne suis pas entré) paraisse pour connaître à nouveau ce frisson-là.

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12 septembre 2019 4 12 /09 /septembre /2019 07:00

Dans l'avion qui survole l'Atlantique et qui, vendredi, me ramenait vers le doux pays de Laurent Ruquier, Pierre Menès, Léa Salamé et le philosophe-écrivain-rappeur-conscience morale Ab-Al-Malik sont proposés au visionnage toutes sortes de films de cinéma.

Le choix est vaste même si la part belle est faite aux productions hollywoodiennes de type "Marvel" réservées à tous ceux dont le Q.I demeure plat.

J'ai regardé distraitement une comédie américaine ("Florence Foster Jenkins" de Stephen Frears - 2016) jouée par Meryl Streep et Hugh Grant et basée sur l'histoire vraie d'une milliardaire de la "belle époque" qui chantait affreusement faux sans que son entourage ne le lui dise, histoire déjà filmée en France avec Catherine Frot ("Marguerite" de Xavier Giannoli - 2015). Les deux films, plutôt bien interprétés et d'une réalisation honnête confirmant qu'une seule idée ne fait pas un scenario et encore moins un film.
Le seul suspens de l'affaire étant le moment où l'on entend enfin la femme (mal) chanter, le reste n'étant que remplissage. Dans les deux cas ce moment est réussi et irrésistible mais il y a une heure vingt-cinq d'images superfétatoires l'entourant.

J'ai aussi, jusqu'à la fin (et il faut du mérite!) regardé une daube navrante "All inclusive" (sic) de Fabien Onteniente - 2019. Il s'agit rien moins que du réalisateur des "Camping" et de "turf", des films dont l'ambition n'est pas à démontrer. Cette "comédie" est interprétée par François-Xavier Demaisonn, Maïwen, Josiane Balasko et Thierry Lhermitte.

...Et par Franck Dubosc qui est sans doute ce que le cinéma Franchouille fait de pire avec Dany Boon et Michèle Bernier. Chacun dans son genre est la quintessence de la médiocrité satisfaite d'elle-même.

C'est un sous-sous "les bronzés" même si, en comparaison, les "bronzés 3" sont un chef d’œuvre. Dubosc y est ce personnage solitaire malgré lui, exhibitionniste et content de lui qui agace tout le monde mais "a bon fond". Insupportable. Pontifiant et surjouant on a envie de lui botter le cul et ce d'autant plus qu'il nous en impose la vision dès qu'il est à l'écran.

Balasko y est grotesque. Son jeu est appuyé et consternant. On a de la peine pour elle! Demaison est gentil mais c'est un acteur à peine digne de "plus belle la vie", pas la "vedette" d'une comédie écrite avec les pieds.

Le seul qui s'en sorte (Maïwen étant 3 minutes sur l'écran dans un rôle idiot) est Thierry Lhermitte qui se réinvente et donne du relief à un personnage ni fait ni à faire. 

L'histoire est bête et les ficelles énormes. Au bout de 10 minutes le soufflé est éventé et il n'y a plus rien à voir. Un navet qui fait penser aux conneries des Charlot dans les années 70 ou même pire.

Que ce genre de néant filmé avec des comédiens pitoyables trouve des financements et fasse des entrées laisse un goût de cendres dans la bouche.

On ne peut pratiquement plus aimer le cinéma national ou américain. Ils s'adressent, semble t'il, à des adolescents abrutis ou à des adultes crétinisés. Ce ne sont pas les deux films récents vus dans l'avion qui me contrediront.

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11 septembre 2019 3 11 /09 /septembre /2019 07:00

Je vais enfourcher un de mes (très) vieux chevaux de bataille: la raréfaction du service auquel le public doit quotidiennement faire face. Aujourd'hui... l'aérien.

En l'occurrence je fais référence à mon expérience toute récente avec Air France qui a décidé, évidemment unilatéralement, de supprimer tout ou presque contact humain dans les aéroports.

Je dois à la vérité préciser que mon expérience concerne ces passagers possédant des billets dits "économiques" qui, pour cette vénérable compagnie aérienne, semblent juste bons à être transportés, le voyage étant réservé à celles et ceux qui acceptent des suppléments pour tout et rien.

Pour pousser ce client un peu gênant à payer plus on le traite avec désinvolture quand ce n'est pas une sorte de mépris hautain.

Le fameux P.N.C ("Aux portes"!) ou son homologue administratif se raréfie au comptoir et la piétaille voyageuse doit remplacer un personnel sans doute plus utile ailleurs. De ce fait il lui revient d'imprimer (aux bornes) son billet, de peser son bagage, de l'enregistrer, de le manipuler et de le mettre sur la tapis roulant. Pour peu que la machine s'enraie (et elle s'enraye toujours à un moment ou à un autre) le touriste à bas rapport financier se retrouve dans un désert de conseil et d'aide que nos chères administrations publiques ont élevées au niveau d'un art national.

Pressé par d'autres voyageurs de la catégorie, stressé et désemparé, chacun ne peut compter que sur lui-même pour s'enregistrer et obtenir la carte d'embarquement idoine et que son bagage aille sur le même vol que lui.

De temps à autres, une personne en costume rappelant les célèbres hôtesses de l'air mais en version moins glamour vient jeter un coup d’œil et débloquer la famille Égyptienne aux 7 valises qui vous précède. Ce sera la seule personne de la compagnie avant les 3 ou 4 de l'embarquement que vous verrez.

Parlons-en de l'embarquement! on est aux petits soins des "Speedy" et autres "gold" tandis que les passagers cheap piétinent sous les leds. Salamalecs et connivence, grands sourires et marques de respect pour les uns, ignorance et mauvaise humeur pour les autres. Au point que vous regrettez de ne pas avoir accepté le surclassement insistant et onéreux que la compagnie vous a proposé les 3 jours précédents sur votre portable.

Le mal vient de là. Vous n'êtes pas un V.I.P. Pas un de ceux que l'on ne voit pas et qui ont accès à ces salons British mais un passager en classe "Affaires" ou mieux. Vos "miles" cumulées et votre destination lointaine n'y changent rien. Aux yeux d'Air France* vous n'êtes rien. Un siège de O,74 m dans un appareil qui en compte tant et plus.

la "démocratisation de l'aérien" qu'on appelle ça. Je ne découvre pas mais l'opération pour accélération semblerait presque avoir été confiée à Anne Hidalgo ou au boss de la SNCF! 

* Ce texte n'entre pas dans les cases prévues que la Compagnie Air France envoie dès le lendemain du vol pur récupérer les commentaires de ses clients.

 

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10 septembre 2019 2 10 /09 /septembre /2019 07:00

Suis-je en droit de penser que, décidément, nos amis américains sont assez proches de leur président actuel: des ploucs vaniteux et illettrés. Ils me semblent être, de surcroît, égoïstes et vulgaires en tant que peuple et si l'humanité entière se conduisait comme eux elle serait inscrite sur la liste des espèces en voie d'extinction.

Après Richard Nixon et les deux George Bush, père et fils, il semblait impossible qu'un président américain cumule leurs défauts en en ajoutant. C'est pourtant ce que Donald Trump, un cas d'école, a réussi à faire. Je pense sincèrement que la démocratie américaine en général et la démocratie tout court sera marquée de manière indélébile par cet épouvantail trop beau pour être vrai.

On me dit que le Président Trump a tenu les promesses que le candidat Trump avait faites, que les médias exagèrent et discréditent à dessein Trump et sa présidence.... je veux bien mais tout, en lui, me révulse. Ses manières de "nouveau-riche", sa femme-trophée, ses vantardises sexuelles, son image de la femme, sa politique, sa conception de la démocratie, ses écarts de langage, sa gestuelle, sa politique étrangère, son mépris de l'électeur........... la liste est sans fin.

Tant de bassesse chez un homme possédant tant de pouvoirs me fait penser au "Dr Strangelove" de Stanley Kubrick. Ce milliardaire aux idées aussi limitées que son goût (il faut se pincer en regardant l'aménagement de sa tour-Trump de New-York tant tout y est laid et ostentatoire) n'a pas de culture et fonctionne à l'affect. On frémit en pensant à ce qu'une telle personnalité eut donné face à un Staline ou un Mao. Qu'il soit un butor; il doit être possible de s'en accommoder. Mais comment accepter qu'il soit conjointement raciste, infantile, mégalomane et imprévisible? Cet homme là, malgré les freins de la démocratie, pourrait sans doute déclencher la 3ème entre deux parties de golf.

Par mimétisme ou anticipation le peuple américain, les bobos new-yorkais exceptés, se vautre dans une sous-culture exaltant la force (les "super-héros") et la mort violente (le goût des armes). la civilisation de la bagnole, du hamburger, du barbecue, du fric et des paillettes a malheureusement conquis la majorité du pays qui se voit comme l'aboutissement d'une civilisation consumériste dont l'universalité est aussi dictatoriale que le furent le christianisme ou le communisme. J'exagère? je manque de nuance? les deux premières années de mandat Trump me donnent raison.

Que ce pays qu'on adorait soit devenu ce disneyland clinquant et gras montre que du rêve au cauchemar il n'y a qu'un pas et que celui-ci peut AUSSI être le résultat d'un vote démocratique.

Je crains qu'il ne faille répondre "oui" à la question posée en début de ce post.

 

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9 septembre 2019 1 09 /09 /septembre /2019 07:00

Le coup de grisou Yann Moix et la tempête dans le Landerneau littéraire (et mondain) qui s'en est ensuivie m'ont fait doucement rigoler: Voilà un homme qui intitule un de ses (bons, je dois le souligner) livres "Partouz", qui possède un franc-parler abrupt et dont l'égo est surdimensionné comme l'exige l'époque... que lui reproche t'on si ce n'est d'avoir toujours et ce dès l'adolescence, fait en sorte que l'on parle de lui. "Lui" étant son unique sujet d'études. Bref, un moi hypertrophié qui gâche un talent que, sans tergiverser, je lui concède franchement.

J'ai eu le même sentiment en lisant, seulement cet été, le livre de Michel Houellebecq "Sérotonine" que j'ai payé 10 dollars Canadiens à un "vide-garage" de Montréal. Sincèrement il ne les valait, il ne les vaut pas. C'est un livre racoleur écrit pour que l'on parle de lui et de l'auteur. Une machine à faire le buzz.

C'est aussi, de loin, son plus mauvais ou son moins bon bouquin, selon votre degré d'indulgence. Là, il exagère. J'ai eu l'impression d'un truc écrit à la va-vite, très complaisant, un peu sénile et exagérément "provocateur" dans des descriptions sexuelles cliniques propres à émoustiller le bourgeois gagné par l'impuissance. Heureusement, de loin en loin, une remarque critique impitoyable et drôle fait oublier le cul qui précède ou suivra mais vraiment... Où est le Houellebecq cynique et drôle qui m'a un temps plu?

Rabâcher les mêmes choses, comme Yann Moix réécrit "Naissances" dans "Orléans" et Houellebecq ses 3 derniers livres dans "sérotonine" devrait inciter la critique à être plus sévère avec ces auteurs talentueux qui galvaudent leur propre talent. Le livre ne choque pas il est gênant par sa prose racoleuse qui voudrait choquer, nuance.

Pour ma part j'ai trouvé que seul 10% du texte de "Sérotonine" valait lecture.. C'est peu et à l'aune de cette méthode sarkozienne de jugement littéraire ça ne justifie pas le prix éditeur;

Je crains que la gainsbourisation de l'auteur de "Plateforme" ne soit achevée: le pire est qu'il ne semble pas le savoir.

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15 juillet 2019 1 15 /07 /juillet /2019 07:00

Bonjour à toutes et tous.

Je cesse de publier des posts sur ce blog. Provisoirement je pense.
En tous cas jusqu'au 7 ou 8 septembre prochain.
Espérons que l'inspiration sera là et que de nouvelles indignations l'accompagneront.
Bonne vacances
Les bonnes feuilles du poirier

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12 juillet 2019 5 12 /07 /juillet /2019 07:00

De l'offre pléthorique existante nous avons, j'ai oublié sur quels critères, choisi la "Freebox" quand nous nous sommes installés ensemble.

La différence entre ces box réside moins dans leur fonctionnement que dans le prix mensuel proposé par l'opérateur de téléphonie. Elles possèdent quelques fonctions surtout connues par celui qui les a conçues et ce qu'on leur demande est une image de télévision stable (non pixelisée!) un accès au Wi-Fi convenable (qui ne coupe pas les conversations téléphoniques entre autres), bref qu'elle se fasse oublier.
Qu'elle ait été désignée par Philippe Stark j'en suis ravi mais je m'en fous.

Ce brave homme, qui fait payer des sommes ahurissantes des presse-agrumes en forme d'engin de l'espace a sûrement dessiné une belle "box" mais cela ne la rend pas plus pratique pour autant.

Et d'abord cela ne cache pas les kilomètres de fils emmêlés qui traînent autour. Cela n'empêche pas à la box d'éclairer le salon de mille feux (ce qui doit faire l'affaire d'EDF qui facture le KWh au prix fort, merci la concurrence qui devait aligner les prix à la baisse) et enfin cela ne la rend pas "pratique".

Je prétends, avec un minimum de mauvaise foi, que la télécommande est hideuse et stupide.

...pour ne rien dire des difficultés que je rencontre à avoir une discussion avec caméra qui me permette de voir et d'entendre mon interlocuteur, au moins 5 minutes sans interruption de l'image, du son ou des deux.

Nous avons changé le meuble sous lequel se trouve la télévision. Pour retrouver Internet et la télévision il nous a fallu plus d'une heure et il me reste un fil dont j'ignore à quoi il ser(vai)t.

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