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29 novembre 2019 5 29 /11 /novembre /2019 07:00

Curieusement l'éditorial matinal de ce mardi 26 novembre, signé Thomas Legrand et diffusé sur France Inter ne m'a pas catastrophé.

Il s'appuyait pourtant sur des sondages d'opinion extrêmement négatifs pour le "Couple Exécutif" qui, bien que déjà très bas continue de perdre des points.

Comme si cela ne suffisait pas il a été dit que la journée du 5 septembre est très majoritairement soutenue par les personnes sondées qui, comme si cela ne suffisait pas, restent à 50/50 pour cent favorables aux Gilets Jaunes, contre la réforme des retraites et j'en oublie.

Ce pays qui réclame à cors et à cris des réformes prend systématiquement faits et causes pour ceux qui les tuent. Nos syndicats Français, uniquement défenseurs de ceux qui ont un emploi stable, s'arrangent pour faire capoter TOUTES les réformes et accusent les gouvernements successifs d'être responsables de leur incurie, de leur malhonnêteté et, en fin de compte, de ne pas faire ce qu'ils les ont empêché de faire. Ubu est à la CGT et chez SUD. Mais pas que.

Que le Président soit un soliveau façon Jacques Chirac deuxième mandat ou un agité pétaradant (façon Sarkozy, pas Hollande!) ça ne va jamais. Tout procède du Président qui devrait être omniscient, soigneur, sage, devin, habile, honnête et disponible pour chaque Français individuellement. A bien y regarder on reproche à Macron de ne pas guérir les écrouelles!

Le côté rassurant -si j'ose dire- est que personne, absolument personne, toujours selon les sondages cités par Thomas Legrand, n'est considéré comme pouvant faire mieux. Personne n'est regardé comme un espoir ni comme une possible alternative. Ni la fille le Pen dont, heureusement, chacun doit avoir quelques images de son consternant débat de second tour de la Présidentielle en tête, ni Mélenchon dont l'instabilité personnelle et les attitudes souvent inquiétantes restent dissuasives.

Baroin, perdreau qui grenouille à droite depuis les années 80, Bertrand qui a le charisme d'une huître et des idées datant de Paul Deschanel et Jean-Yves Le Drian (?) tirent leur épingle du jeu en étant positifs dans ces mêmes sondages.. On le voit; la relève tarde et ne fait guère rêver.

Remplacer Macron par Bertrand, l'audace fait hésiter!

Je ne suis donc pas catastrophé parce que, semble t'il, le pays commencerait à aller mieux et que seule, l'invraisemblable déprime des Français conjuguée à leur pessimisme paralysant les empêche de voir qu'il y a pire que notre situation.

 

 

 

 

 

 

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28 novembre 2019 4 28 /11 /novembre /2019 07:00

Le supplément "les dossiers du Canard Enchaîné" intitulé "Macron contre Macron" est à l'image de l'hebdomadaire satirique du même nom: impitoyable envers le 8ème Président de la V ème république.
Les deux publications ne trouvent guère de qualités au jeune Président de la République qui, si je comprends bien a le tort inexcusable de ne pas avoir suivi le cursus politique traditionnel.

Comme nombre de journalistes l'équipe du "Canard" a tendance à reprocher à Macron de ne pas avoir fait ses classes dans une mairie, un conseil général ou un poste de député. Ce qui semble ne pas passer est que personne ne l'a vu venir. Du coup il n'a pas assez de "casseroles" et l'on est obligé de le dénigrer sur des broutilles comme l'emploi de "delicious" à la place de "delightful" ou "lovely" pour qualifier l'épouse du Premier Ministre Australien.

Les 136 pages et les 8 chapitres du "dossier" doivent contenir quelques remarques positives: en cherchant bien il est peut-être spécifié qu'il est intelligent et bien fait de sa personne!

Macron possède un CV études + travail + carrière politique assez unique et magnifique. Que croyez-vous qu'on souligne sur 4 colonnes denses? le fait qu'il a échoué, à 3 reprises, au concours d'entrée à l’École normale-supérieure et qu'il ait été obligé de s'y reprendre à 2 fois pour intégrer l'ENA. Quand cela les arrange, les journalistes du Canard oublient de critiquer cette école pour fustiger ceux qui ratent le concours d'entrée!

Quand on se souvient des 3 prédécesseurs du Président actuel, quand on pense à ceux qui prétendent lui succéder (Mélenchon, Le Pen, Baroin...) et quand on voit ses pairs à l'international (Trump, Johnson, Bolsonaro...) on trouve que la critique n'est pas très juste. Ou que le torpillage de la classe politique traditionnelle, crime suprême, n'a pas été pardonné.

Mais, journal d'opposition systématique, le "Canard enchaîné" ne supporte pas qu'il en soit autrement. Quiconque a un peu de mémoire se souvient des débuts du 1er quinquennat de François Mitterrand et de la mièvrerie énamourée du palmipède d'alors.

Qu'il se rassure! personne ne peut croire à une connivence entre le pouvoir d'aujourd'hui et l'hebdomadaire satirique.

 

 

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27 novembre 2019 3 27 /11 /novembre /2019 07:00

Dans la série "j'enfonce des portes ouvertes" voici le post du jour entièrement basé sur l'observation effarée du matraquage de publicités dans notre vie quotidienne.

On finit par n'y prêter attention que par intermittence mais elle est là, protéiforme, insidieuse, racoleuse, culpabilisante, idiote, s'adressant le plus souvent à notre cerveau reptilien.

Parasitaire et nous coûtant cher la publicité est envahissante et il est illusoire de compter lui échapper. Les supports se multiplient comme les produits industriels inutiles qu'elle est chargée de rendre indispensables.

Clinquante, vulgaire, faisant appel à ce qu'il y a de moins noble chez chacun d'entre nous; l'envie, la jalousie, la convoitise... elle s'invente un langage universel qu'il est illusoire de repousser tant il s'impose à tous.

Messages radios consternants, "pauses" de publicité sans fin à la télévision ou au cinéma, affiches, dessins, photos, sponsoring, achats d'espaces, name-dropping etc impossible de citer toutes les formes qu'elle prend tant elles sont nombreuses.

Ici, pour certaines campagnes limitées dans le temps, les tramways sont entièrement dédiés à la publicité, vitres comprises, transformant un engin de transport en affiche bariolée mobile.

A propos de mobiles, il ne vous aura pas échappé que près du quart des appels ou des SMS est constitué de publicités. Vous achetez une fois chez X ou Y vous êtes captifs et inamovibles, malgré vos nombreux essais pour être radié des fichiers.

... fichiers qui sont vendus, revendus et cédés, sans autorisation, à des maquignons sans scrupules.

Déjà qu'être harcelé par des publicités est pénible que dire de l'être pour des produits ou services qui ne vous concernent en rien?

Quand on sait ce que pèse le marketing en général et la part que l'on retrouve dans le prix de biens de consommation il y a de quoi s'agacer: on ne demande rien!

Même France Inter, même Arte en diffusent!

 

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26 novembre 2019 2 26 /11 /novembre /2019 07:00

Je ne dis surtout pas que j'ai été un père exemplaire et que ma fille n'a qu'à se louer de l'éducation, des soins et de l'amour que je lui ai apportés, loin de là.

Mais, me semble t'il, j'ai essayé de la prévenir contre les prédations de mes frères masculins, de l'informer de leurs méthodes de séduction séculaires et de faire en sorte qu'elle se méfie tout en ne limitant pas sa confiance.

Avec sa mère je pense que nous avons fait ce qu'il était possible de faire pour "armer" ma fille dans la jungle des rapports hommes/femmes.

J'en viens donc à Adèle Haenel dont la "béatification" va bon train. Cette sainte jeune fille, de l'âge de 12 ans à 15 ans a été, selon ses dires, soumises aux menées sournoises et brutales d'un  bouc en rut qui tous les samedis abusait d'elle. Oui, de 12 à 15 ans.

Les coupables ne seraient-ils pas les parents qui confiaient leur enfant à un quadragénaire dont le sujet du film était l'inceste entre un frère et sa sœur? Il ne s'agit pas de "voir le mal partout" mais il me semble qu'à leur place j'aurais surveillé cette préparation de rôle pour le moins suspecte.

Le metteur en scène supposé suborneur de très jeune comédienne dit, à propos de ces graves accusations, que son seul tort a été de trop vouloir jouer les Pygmalions.

C'est jouer sur les mots.

Cette nauséabonde affaire met très mal à l'aise parce qu'elle cloue au pilori un homme accusé par voie de presse (en l'occurrence le "machin" d'Edwy Plenel, un homme et un site qu'on a souvent vus imiter les méthodes de l'Inquisition et qui a toujours des combats à mener), qu'il n'y a pas eu plainte en justice et que la prescription peut être évoquée.

Comment prouver, des dizaines d'années après les faits, la réalité d'un viol, d'attouchements ou de harcèlement moral? comment se défendre d'une telle accusation?

S'en remettre à Sonia Devillers ou à Jean-Jacques Bourdin? j'ai des doutes sur la Justice, ils se transforment en certitude dès lors qu'on peut évoquer le "tribunal médiatique".

Cette Adèle Haenel n'est ni une héroïne ni une victime mais un produit de l'époque, une personne qui semble découvrir que le monde est dur et les hommes faillibles... Ses sœurs féministes, la femme du Président de la République, les "Femen" et d'autres (l'oracle Elisabeth Badinter n'a pas encore délivré sa parole) l'ont absoute, réconfortée et béatifiée, juste derrière Greta Thunberg et Françoise Sagan (dont on va bientôt publier les notes de pressing).

Quelle belle époque!

 

 

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25 novembre 2019 1 25 /11 /novembre /2019 07:00

J'ai parlé de l'homme Polanski et des affaires de viol(s) sur mineures qui lui collent à la peau comme le sparadrap du Capitaine Haddock pour pouvoir séparer le dernier film qu'il a réalisé et les jugements de valeur sur sa personne et ses actions.
"J'accuse" est un excellent film-reconstitution de l'abominable affaire Dreyfus. Filmé dans un ordre qui tient plus de l'arbitraire que de la vérité du calendrier, tout se tient et s'éclaire et l'on suit avec surprise, dégoût, colère et abattement les courages et les lâchetés, la bêtise et la cruauté qui se sont largement exprimées tout au long de cette affaire militaire et politique.

Polanski excelle à peindre un système qui fonctionne en vase clos et préfère un crime (condamner un innocent) à l'idée de se remettre en cause. L'armée y est dépeinte avec ses ridicules et son côté odieux L'esprit de corps (je devrais écrire "de caste") y est étouffant et chacun veille jalousement sur ses prérogatives et son petit pouvoir.

La photo est superbe, les décors incroyablement justes (beaucoup de bois, l'armée est traditionaliste!), la musique présente juste ce qu'il faut et les comédiens excellents. La gent féminine se réduit à une seule, Emmanuelle Seigner qui n'est sans doute pas la meilleure actrice Française.

Et Jean Dujardin???? il est très bon. Oubliée l'overdose. Oublié le chameau de "Brice". oublié "l'artiste". Il est solide, pénétré par son personnage, sobre et convaincant. Il n'est plus OSS117 et rien ne rappelle le zozo qu'il a été parfois. Bon? Non, excellent.

A une époque où le cinéma ne propose que des films affligeants avec des sous-comiques pas drôles ou des pensums psychologiques Lacaniens Polanski rappelle l'affaire Dreyfus. Sans en cacher les aspects les plus rebutants et en y mêlant une réflexion... personnelle.

Un bon grand film qui réconcilie avec le cinéma.

 

PS: peut-être avez vous déjà lu ce post, une erreur de programmation a tout embrouillé.

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22 novembre 2019 5 22 /11 /novembre /2019 07:00

Ses manœuvres pour écarter définitivement Alain Juppé de la Présidentielle 2017 sont moins connues (parce que moins visibles) que son entêtement à se croire utile à la même élection, mais toujours en coulisses.
Sans doute oubliée aujourd'hui, sa présence derrière le candidat dévalué François Fillon Place du Trocadéro pour un meeting hors-sol organisé par les ultra-droitiers de "Sens Commun" mettait à mal l'image soigneusement entretenue du politique élégant et régulier qu'il se donne un mal fou à construire depuis des dizaines d'années. Miracle: personne ne lui en a tenu rigueur.

Son physique d'inaltérable jeune homme plaît aux électrices LR et rassure leurs maris échaudés par Wauquiez.

Comme Ségolène Royal François Baroin se croit indispensable à la vie politique nationale et s'imagine un "destin National". L'homme n'est pas antipathique à titre personnel mais son "grenouillage" permanent au sein du RPR, de l'UMP puis des Républicains, 3 avatars récents de la droite de gouvernement est pénible car il ne lui est jamais demandé de comptes sur les lignes qu'il a suivies quand il ne les a pas impulsées.

Il manie une suave langue de bois aussi discrète que vide. Un libéralisme bon teint mâtiné de chiraquisme prudent. Chacune de ses (ré) apparitions médiatiques est suivie d'un pseudo-emballement et l'on informe l'opinion que "les Français le réclament", "qu'il ferait un bon candidat" (à la Présidentielle), "qu'il s'y prépare" et "qu'il pourrait gagner". Comme Barre et Balladur, DSK et Fillon avant lui...

En attendant et pour ne pas être oublié il joue les utilités à l'association des maires de France, (un machin brumeux à l'utilité difficile à prouver, entre les municipalités et les communautés de communes!) et son pote Christian Jacob s'est fait élire à la tête des "Républicains" lui redonnant une visibilité et des idées d'avenir.

Si la "vieille politique" revient il a le profil pour l'incarner, le CV qu'il faut et le look pour faire passer le tout!  Si ça ne suffit pas il a le prénom de deux ex-Présidents et, doit-il se dire, ne dit-on pas "jamais deux sans trois"?

 

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21 novembre 2019 4 21 /11 /novembre /2019 07:00

Je suis certainement ignoble mais, à mes yeux, l'étudiant Anas n'est tout de même pas Jan Palach, héros de Tchécoslovaquie qui s'immola par le feu le 16 janvier 1969 en résistance au communisme imposé à son pays par l'Union Soviétique.

Notre époque se gargarise de mots et a aussi parlé, pour lui, d'immolation. Je ne nie pas l'étrange horreur de son geste ni la part de folie courageuse mais vaine qu'elle représente mais franchement.... une dictature la France? des étudiants condamnés à mourir de faim?

Sur cet épisode affreux et dramatique Mélenchon le pyromane souffle en employant le langage de la guerre civile. Presque immédiatement les étudiants, "par solidarité", manifestent et sèchent les cours.

Les gilets jaunes résiduels désignent le responsable de cet acte insensé: Emmanuel Macron.

Le plus surprenant, si on y réfléchit, n'est pas qu'on veuille être Président de la République, c'est qu'il y ait encore pléthore de personnes rêvant ENCORE d'entrer à l'Elysée.

 

 

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20 novembre 2019 3 20 /11 /novembre /2019 07:00

Netflix diffuse, en 5 parties, une série-documentaire appelée "Procès d'un bourreau" et qui est consacrée à John Yvan Demjanjuk, un citoyen Américain né en Ukraine et qui fut très fortement suspecté d'être un des épouvantables supplétifs étrangers des SS, chargés de l'extermination des Juifs dans les pays sous le joug de l'Allemagne nazie.

Surnommé "Yvan le Terrible" pour sa brutalité, son sadisme et son mépris l'homme en question a sévi dans 3 camps de la mort: Sobibor, Treblinka et Flossenburg.
"formé" dans l'antichambre de l'enfer que fut le camp d'entraînement de Trawniki, Yvan le Terrible fut ensuite chargé d'appliquer les méthodes inhumaines qu'on lui apprit, ce qu'il fit avec un zèle monstrueux. Il fut, à Treblinka, chargé de superviser les chambres à gaz qui fonctionnaient au gaz d'échappement de moteurs diesel de char T3.

L'affaire "Demjanjuk" commença lorsque quelqu'un s'avisa que le gentil père de famille bien intégré ressemblait beaucoup, physiquement, à Yvan le Terrible. Beaucoup. Comme toujours avec la justice et quelque soit le lieu où elle s'exerce, il y eut des avancées, des certitudes, des doutes, des reculs et des atermoiements. Finalement John Demjanuk fut déchu de sa nationalité américaine et extradé vers Israël.

L'homme était déroutant. Sympathique, se défendant mal et ne convaincant pas de son innocence. Etait-il Yvan le Terrible? des années après sa mort, survenue chez lui, aux USA, à Cleveland (Ohio) (2012) où il avait été de nouveau accueilli, il est impossible de l'affirmer mais impossible de dire le contraire.

Entre ces deux vols il a été condamné à mort par pendaison en Israël où des mois de procès ont pratiquement démontré que John Demjanjuk et Yvan le Terrible n'étaient qu'une seule et même personne.

Son avocat Israélien, un personnage rebutant et mû par on ne sait quoi, fit appel et, à la surprise générale, le condamné à la peine capitale qui attendait son exécution fut acquitté.

Tout ceci, rebondissements inclus, s'étala sur une trentaine d'années.

Les récits des quelques rescapés de Treblinka, les réactions de la famille de Demjanjuk, les propos des deux principaux avocats de la défense (qui donnent une sale image de leur métier) et Demjanjuk lui même, si surprenant, si maladroit, si "normal" font réfléchir. Toute la complexité de l'affaire vient du fait que les rescapés de Treblinka voyaient "Yvan le Terrible" en Demjanjuk alors qu'il avait bien été un des rouages d'un camp de la mort nazi mais de celui de Sobibor. Poursuivi pour avoir été un monstre à Treblinka il ne pouvait être condamné pour l'avoir été à Sobibor.

Ce qui, je l'avoue, m'a le plus surpris est la volte face inattendue de la spécialiste de la méthode d'étude morphologique qui s'est convaincue et m'a convaincu que Demjanjuk était bien Yvan le Terrible et comment cette même spécialiste s'est effondrée, ses certitudes avec elle, quand la défense a démontré le contraire. Après sa brillante démonstration les élucubrations des avocats m'apparaissaient comme risibles, grotesques même. Le tribunal les a retenues.

Autre moment incroyable: Demjanjuk reconnait qu'il a fait retirer un tatouage qu'il avait sous le bras, or les SS avaient tous leur groupe sanguin tatoué à cet endroit.

La thèse selon laquelle les rescapés se trompaient de bonne foi et que le Tribunal ne pouvait le reconnaître est cependant intéressante et explique peut-être le dénouement de l'affaire qui laisse un goût aigre d'inachevé. Était il, n'était-il pas Yvan le tueur sadique ce gros bonhomme souriant? sans doute pas mais sa présence dans un des hauts lieu du génocide ne fait aucun doute.

Netflix, avec ce document, donne des gages de crédibilité.

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19 novembre 2019 2 19 /11 /novembre /2019 07:00

En 1975, année de la sortie du chef d’œuvre de cinéma "Barry Lyndon" de Stanley Kubrick le cinéaste Américain d'origine polonaise Roman Polanski a, selon une accusatrice qui le révèle 44 ans après les faits, attiré une jeune fille dans son chalet de Gstaad pour la battre et la violer.

Roman Polanski a plusieurs affaires de ce style aux basques depuis des décennies, toutes au sujet de son attirance pour de très jeunes filles, pour une sexualité dominatrice et pour des rapports sexuels sous influence et non-consentis. Ouf! fermez le ban! Polanski vit en France depuis des années, il a femme et enfants et se tient tranquille aussi.

Toutes ces affaires de viol datent de plus de 30 ans et les plaintes, si plaintes il y a eu, concernent des faits aujourd'hui prescrits.

Loin de moi l'idée de "défendre" Polanski avec la rhétorique immonde des professionnels du cinéma "certes c'est pas bien ce qu'il a fait mais c'est un tel génie...." mais je ne trouve pas acceptables ces jugements lapidaires accompagné de harcèlements médiatiques et féministes.

Jusqu'à preuve du contraire, en Démocratie, la loi est la même pour tous, la postière de Corrèze et le cinéaste mondialement célèbre. La prescription est la même qu'on soit Polanski ou un anonyme. S'il n'y a jamais eu de poursuites ni dépôt de plainte(s) on ne peut parler d'une affaire, encore moins la juger et encore encore moins condamner l'un des protagonistes.

Ce cirque du "chat et la souris", ces questions de journalistes volées à la portière d'une voiture, ces titres de journaux ronflants, ce souk et cette agitation ne sont que du lynchage par procuration.

Une malsaine jalousie et une obscène envie de "se payer un riche" qui s'apparente à une lapidation par épisodes.

La première affaire, celle des USA est la seule qui vaille et son environnement (un juge aigri et qui a consacré sa vie à poursuivre le cinéaste), une "victime" qui a pardonné  etc. devrait suffire aux plumitifs donneurs de leçons.

Les harpies vengeresses et leurs épigones ne lâcheront pas cet os appelé "Me-too'.... On doit cesser ce brouhaha non parce que Polanski est un excellent cinéaste mais parce que ce qui lui est reproché tient de la rumeur et non de faits avérés.

Il est vrai que demander un peu de réflexion au pays d'Hanouna est sinon absurde du moins paradoxal...
 

 

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18 novembre 2019 1 18 /11 /novembre /2019 07:00

La sémantique est intangible et les mots ont leur sens. Orwell, entre autres, l'a démontré: lorsqu'on fait dire autre chose aux mots on les viole et on commet un crime. Un crime qui en appelle inévitablement d'autres...
Lorsque Jean-Luc Mélenchon qualifie d' "annexion" la Réunification des deux Allemagne en octobre 1990 il commet une forfaiture, il la double d'une ignominie et il le sait.

Les mots ne sont pas innocents et sa pensée crypto-soviétique s'exprime sans ambages. Volontairement.

Lorsque Donald J.Trump assimile l’enquête légale appelée "procédure d'Impeachment" destinée à, éventuellement le destituer en raison de ses fautes, à un "coup d'état" il se moque du monde ou, pire, il abuse sciemment les électeurs les plus fragiles de son électorat.

Tout se qui se passe dans cette procédure est codifié et le Président ne peut être destitué que dans certains cas avérés. Si enquêter sur des tentatives d'influences sur un pays étranger en échange d'armes se justifie légalement il est grotesque et inconstitutionnel de s'y opposer et absurde d'évoquer un coup d'état.

Venant de ce président là rien ne devrait nous étonner. Son inculture, sa violence, sa méconnaissance de la démocratie parviennent encore à nous stupéfier.

Je terminerai par ce mot souvent répété par les opposants au Président Macron qui évoquent une "dictature". J'avais reproduit le fac similé d'un texte de Kamel Daoud sur ce sujet ici-même. Hier une syndicaliste a, devant moi, employé ce mot au sujet d'Emmanuel Macron.
Une dictature c'est Franco, c'est Pinochet, c'est l'Allemagne de l'Est avant "l'annexion". C'est un régime où l'on vous arrête pour vos opinions, où l'on menace vos proches pour obtenir votre soumission. C'est un pays d'où l'on ne peut partir, un parti-unique qui "gère" tous les aspects de votre vie. C'est un endroit où vous n'avez pas libre choix: vous avez accès à la vérité officielle, la littérature autorisée, la version de l'Histoire et de l'actualité officielle.

Parler de "dictature de Macron" n'a aucun sens et prouve seulement la bêtise crasse de ceux qui emploient cette expression idiote. A t'il repoussé des élections? modifié leurs résultats? fait emprisonner ou tuer des opposants? Évidemment non!

En parlant d'annexion, de coup d'état et de dictature ceux qui l'ont fait ont montré leur mauvaise foi, leur capacité à dire des contre-vérités et leur hypocrisie.

 

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