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18 juin 2010 5 18 /06 /juin /2010 14:06

Je croyais qu'elle était à la retraite ! Ou dans un asile d'aliénées au Mexique... Eh bien non ! Christine Bravo, exemple archetypal de la demeurée médiatique sévit toujours.

Comme elle a fait exploser depuis longtemps le seuil de tolérance des pauvres auditeurs ou téléspectateurs par sa voix de mégère, ses commentaires idiots, ses phrases bêtes et son adoration pour tout ce qui est à la fois inutile et grotesque je pensais qu'elle avait été mise au rebut avec les Danièle Gilbert et Anne-Marie Peysson, en attente de Mireille Dumas et de la conne des variétés de France2 dont j'ai oublié le nom.

Que nenni ! La stupide Bravo sévit sur une chaîne confidentielle et présente une sorte de "vidéo-gag" en encore plus con ! Le challenge était pourtant monstrueux: eh bien elle parvient à battre ses précédents records! Ricanant bêtement de ses propres blagues à 2 balles, la Thénardier à gros nez lance des sujets éculés en s'agitant comme si elle avait des fourmis dans le soutif. Elle secoue sa tête de carne télévisuelle et je me disais, avant de zapper écœuré : "s'il en fallait une pour justifier toute la misogynie du monde c'est bien celle-là qu'il faudrait choisir".

Cette Calamity Jane des médias à un rire a faire prendre ses jambes à son cou à toute personne de goût.

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15 juin 2010 2 15 /06 /juin /2010 19:09

Je ne vous le cache pas: je suis étonné qu'on fasse un procès à Jérôme Kerviel.

Ce garcon est l'archétype de ce que l'on nous a donné comme exemple pendant des années. Plutôt joli garcon, possédant une culture des plus limitées, doté d'un goût immodéré pour l'argent et le paraître, prenant des risques insensés avec l'argent des autres et refusant de prendre ses responsabilités ... Jérôme Kerviel devrait être apprécié comme l'emblème d'une époque qui va de Tapie à Sarkozy, du Sommet de Versailles au Fouquet's.

Je n'ignore pas que la Direction de sa banque rejette sur lui la responsabilité de la perte record de 5 milliards d'€uros mais je suis dubitatif : La collaboration c'est le Maréchal Pétain ou Georgette Bidule, épicière à St Nazaire qui en est l'auteur ? Les oeuvres de Steven Spielberg ce sont les siennes ou celles de son preneur de son ?

En d'autres termes Jérôme Kerviel a t'il fait autre chose que ce pour quoi il a été engagé ? Est-ce lui qui a failli ou sa Direction ? Ce "trader" est le bouc-émissaire un peu canaille à qui on va faire endosser la responsabilité de l'inadmissible incurie de banquiers voraces et intouchables.

PS: va falloir que je me repose : je vire au Guillon-Porte en ce moment !

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11 juin 2010 5 11 /06 /juin /2010 11:06

Je m'interroge, en vieux con, sur les "valeurs" occidentales.

Naturellement le cinéma, avant d'être un art a été un commerce et le "star system" était avant tout une implacable machine à multiplier les dollars. Mais aujourd'hui tout semble encore moins structuré ni réfléchi: on Monte des films d'après des jeux (!), on fait des "stars" de pauvres gens sans le moindre talent et on publie tout et n'importe quoi.

Ce qui me semble le plus intéressant, dans ce modèle culturel, c'est l'adhésion d'une grande partie du public à des produits calibrés industriels dont la valeur artistique tend vers zéro. On retourne Robin des Bois (pas de droits d'auteur!), on remake à tout va, on écrit ses mémoires à 25 ans, on publie des best of à 30, on fabrique des produits inutiles qui créent de la dépendance et le public fait la queue pour se l'approprier, on modifie le modèle des voitures tous les 3 ans pour donner l'illusion que le modèle précédent est obsolète et ... ça marche.

Tout cette agitation commerciale n'a qu'un but : forcer les gens à consommer, à acheter, à dépenser, à convoiter.

Pour cela une presse aux ordres fait monter le désir et analyse tout selon le même schéma. A ce compte Brel, Robert Bresson, Hergé, Mauriac, Van Gogh même n'auraient eu aucune chance: l'époque leur aurait préféré des Lady Gaga, Luc Besson, Zep, Guillaume Musso et Jef Koons. Il y a certainement encore beaucoup d'artistes talentueux : comme ils ne font pas le "buzz" et ne rapportent pas des montagnes de dollars on ne les voit ni ne les entend que si on le veut vraiment.

Leurs murmures sont étouffés par le brame de Lady Gaga ! (ce nom! cette voix, cette vulgarité, cette absence absolue de la moindre particule de talent... A faire passer Madonna pour une créatrice!)
 

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10 juin 2010 4 10 /06 /juin /2010 10:47

C'est étonnant, lorsqu'on est "en arrêt de travail" on est brusquement confronté à des détails quotidiens qui nous échappent d'ordinaire.

Forcément  le réveil ne sonne pas et traîner un peu au lit, sans que ce ne soit le week end, est très plaisant. Habitant un petit immeuble en centre ville j'entends les stores se lever et je laisse les miens fermés plus longtemps. Les voitures montent la rampe du parking et la mienne fait la paresseuse, comme moi. Vers 9H00 il n'y a plus personne et je profite des bruits du jardin: d'habitude c'est à peine si j'ai le temps d'y faire attention. Oiseaux, batailles de chats, passage du postier, bruits atténués de la rue : tout concourre à souligner le caractère inhabituel de ma situation. Le soleil inonde la terrasse et j'ai l'impression d'être un privilégié de pouvoir y prendre le petit déjeuner en lisant sans me presser.

Plaisir redoublé avec le café pris dans la matinée !

N'eut été la douleur ces quelques jours pendant lesquels je suis comme en vacances obligées sont parfaits. Lire étendu sur son lit est un plaisir trop rare, écouter des disques dans un calme absolu aussi. Plus plaisant encore : le téléphone (professionnel) ne sonne pas et aucune mission urgente ne m'incombe, provisoirement.
Une semaine, c'est idéal : malgré les plaisirs décrits ci-dessus j'ai hâte de retrouver la bousculade et la normalité.

Les béquilles, ça'l'fait décidément pas.

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9 juin 2010 3 09 /06 /juin /2010 07:56

J'ai changé de voiture.

 Ma précédente était un modèle éprouvé, plutôt réussi esthétiquement, conçu pour les voies rapides et les vitesses autoroutières. Véhicule citadin doté d'une mécanique solide mais prévisible. L'habitacle en était fonctionnel et sans fioritures inutiles. Conçue pour durer notre association a fonctionné sans trop d'à-coups.
C'est parce que ses pannes étaient répétitives et que je n'ai pas l'âme mécanique que j'ai dû me résoudre à en changer. Je l'aimais bien et elle faisait son petit effet. On m'a fait des propositions de rachat alors que j'étais encore à son volant.

Je n'ai eu aucun mal à la vendre dès lors que j'ai décidé de le faire.

Ma nouvelle voiture est un modèle plus baroque aux formes moins design. C'est une auto hybride: moins citadine, moins bridée et plus routière. L'habitacle est plus primitif mais mille fois plus inventif. La position de conduite, par exemple, est idéale. Le bruit du moteur est régulier et félin. C'est une voiture à l'aise sur les sentiers de montagne et les routes de campagne. D'une couleur élégante et discrète je suis passé à un coloris plus flashy mais non moins seyant.

L'idéal aurait peut être de posséder les deux en même temps !

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8 juin 2010 2 08 /06 /juin /2010 17:12

Non content d'abrutir le bon peuple avec une chaîne de télévision plus trash qu'imaginable (TF1), le groupe Bouygues vole ceux qui lui résistent mais passent par eux pour la téléphonie mobile.
Ce matin un SMS unilatéral m'apprend que "désormais", toute facture payée en retard sera sanctionnée par une amende de 5€.
Sans qu'un contrat signé le stipule, comme ça! parce que Bouygues l'a décidé.

Ces gens là ne méritent même pas notre mépris. Ils sont tellement vulgaires qu'il vaut encore mieux passer par leurs concurrents, en téléphonie comme en télévision. Ca soulage un peu.

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6 juin 2010 7 06 /06 /juin /2010 21:42

Quand j'ai entendu ce "Crack!" j'ai compris. Soit une entorse soit une fracture... Mais aussi, glisser sur la neige un 5 juin ...
Bref je suis furieux après moi, je me suis fait une entorse et je boîte ...

C'est nul, grotesque, chiant et pénible. En plus j'ai dû em... tout le monde hier à la randonnée pyrénéenne.

Dommage, les paysages étaient, une fois de plus, sublimes

le groupe très plaisant et les sentiers fatigants mais beaux.
C'est à la presque fin du retour, alors que les voitures étaient en vue sur le parking que je me suis vautré dans la neige, atterrissant sur une pierre placée là par je ne sais quel Deus ex Machina manifestement mal intentionné à mon égard.

J'ai réussi à descendre jusqu'aux véhicules mais depuis j'ai une cheville éléphantesque (On dirait S*** C*** dont on riat tant) et on dirait qu'un tageur forcené a vidé ses spray colorés dessus.
Vivement que ça soit terminé!

 

RANDONNEE-XVIII-JUIN-10-041.jpg

 

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4 juin 2010 5 04 /06 /juin /2010 17:21

A ce jour j'ai écrit 2 textes mais je n'ai pas réussi à les faire publier. Sans doute ne sont-ils pas très bons mais aussi mes recherches d'éditeur ont été rapides et désordonnées.
Un troisième était en gestation jusqu'à ce midi.
J'avais acheté une photo de groupe à la brocante mensuelle des Allées Jules Guesde (une institution toulousaine) parce qu'elle était en bon état, très nette et qu'était écrit sous les 105 militaires :"Souvenir de Villeneuve sur Lot  - Juillet 1910".


L'idée que ces militaires avaient dû être décimés 4 ans après lors de la Première Guerre Mondiale puis, pour les survivants, être nombreux à être tombés lors de la seconde excitait mon imagination.

  
Il y avait là, à mon avis, de quoi, ré-inventer une histoire, choisir (arbitrairement) tel ou tel des soldats posant sur la photo, imaginer leur vie, décrire une époque révolue, lointaine et oubliée.

 

Ces 105 hommes sont fatalement tous morts aujourd'hui et cette simple pensée me donnait envie d'en ressusciter quelques uns, fût-ce au prix de mon imagination.
Aujourd'hui, pour mon travail, je suis allé à Villeneuve sur Lot et, après le boulot, j'ai fini, grâce au service des archives de la Mairie, par obtenir de précieuses informations.

Ce que je croyais être une caserne existe encore et est maintenant un centre de détention vétuste mais sévèrement surveillé. J'y suis allé, c'est sinistre.


J'ai reconnu un des arbres qui figure sur la photo par la fourche de ses branches, la grille au second plan et une des fenêtres.

Pas de doute, 99 ans et 11 mois après la prise de vue j'étais là où se tenaient mes "militaires".

Seulement voilà... ce n'étaient pas des militaires, c'étaient des surveillants de colonie pénitentiaire. Le 4ème bataillon d'infanterie pour être précis. Un bataillon qui a existé de 1897 à 1912 et dont je n'ai aucune envie d'imaginer l'histoire.


Je n'aime pas trop les militaires mais "ceux de 14" comme disait Maurice Genevoix ont toute ma sympathie.


Les surveillants de prison, eux, ne m'intéressent absolument pas et je n'ai pas envie de raconter leurs destinées.


...J'ai une photo datée de 1910 à  vendre, sans bénéfice, 3€ écrire ici!

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3 juin 2010 4 03 /06 /juin /2010 17:23

J'avais un ami. Un ami qui me comprenait, m'aimait et ne me jugeait pas trop sévèrement. Il me connaissait bien, savait mes faiblesses et mes défauts mais n'oubliait jamais de les  contrebalancer avec mes forces et mes qualités.

Cet ami je l'ai connu alors qu'il n'avait pas 18 ans. Son accent marseillais, sa façon de parler imagée, ses tics de langage appuyés et ses références amusantes avaient permis qu'on se rapproche.
Il habitait Paris depuis peu et m'a cependant fait connaître ma ville natale comme personne avant lui. C'était une sorte de Sacha Guitry : il liait tel monument à telle anecdote, n'hésitant pas, pour la bonne cause, à en inventer ou à en arranger certaines lorsqu'il le jugeait nécessaire. Il avait une telle force de conviction qu'il m'arrive d'être surpris quand, des années après, j'apprends que ce qu'il m'avait dit était une de ses inventions.

G.T était la bonne humeur personnifiée et l'optimisme incarné. Sans doute était il plus nuancé et gardait-il pour lui des craintes et des difficultés mais il ne le montrait pas.  Le vernis était tellement épais que tous nous le fréquentions pour lui emprunter cette joie de vivre qu'il irradiait.

Organisateur né, il savait comme personne sympathiser avec tel ou telle, faire un pic-nique ici, une soirée là. Avec lui nous avions inventé un système imparable pour aller dans des soirées dans lesquelles nous n'étions pas invités. Si, en fin de semaine et dans la nuit, nous repérions des fenêtres éclairées de manière spéciale ou si la musique descendait jusqu'à nous, nous montions, sonnions à la porte et venions retrouver Véronique. A cette époque il y avait toujours une Véronique dans les soirées qui nous intéressaient.

Passionné de cinéma, de musique,  de théâtre et de music-hall nous y allions souvent ensemble et la conversation qui suivait était souvent plus intéressante que le spectacle lui-même. Il arrangeait tout "à sa sauce" avec un humour irrésistible et j'adorais cette forme de mise en boîte qu'il pratiquait sur tout et tous, car elle n'était ni très méchante ni exempte de sympathie.

Nous avons vécu en parallèle nos histoires de filles et il avait un coeur très émotif, s'amourachant rapidement  de personnes qu'il jugeait inoubliables mais les oubliant finalement bien vite . Je l'ai vu et soutenu plus d'une fois alors qu'il sortait meurtri d'une relation terminée.

Grâce à lui, notre cercle était sympathique et renouvelé. Il attirait les autres par sa personnalité ouverte et amusante.

J'ai assisté à son mariage, il est venu au mien. Il a été parrain de ma fille et s'est acquitté de la mission avec une gentillesse et un sérieux qui m'ont surpris. Chaque Noël, juste avant d'aller retrouver sa famille, il passait chez moi et apportait des cadeaux pour mes enfants, la plupart du temps énormes et admirablement pensés.

Il voyageait beaucoup et savait comme personne raconter les escales et les aventures qu'il vivait. Très sérieux au travail, son attitude changeait du tout au tout selon qu'il travaillait ou était au repos. On ne le reconnaissait pas.

Bien plus sensible qu'il ne le laissait paraître il a souffert de n'être vu que comme un amuseur et, parfois, il s'emportait d'être considéré comme le "couillon de service" (son expression autocritique).

Il est mort après une longue et douloureuse maladie. Il n'a jamais perdu sa dignité ni son courage. Je l'aime et l'admire encore, quinze ans après son départ. Je pense souvent à lui et, quelquefois (mais ne le répétez pas) je lui demande son avis qu'il me donne toujours, car il a toujours été bienveillant avec moi.

Avec les années, j'ai le regret de ne pas avoir toujours été à la hauteur de son amitié : je n'ai pas toujours su répondre à son affection mais je sais qu'il n'a jamais douté de la mienne.

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31 mai 2010 1 31 /05 /mai /2010 17:57

Ce week end je suis allé en Andorre. La principauté n’offre plus les mêmes attraits en matière

d’économies à faire mais l’essence, les cigarettes et l’alcool restent très attractifs en termes de

prix.
Je ne fume ni ne bois et en ce qui concerne l’essence je trouve qu’une heure et demie de route

entre Toulouse et Andorre rendent l’opération assez peu intéressante.

Par contre, la principauté étant prospère, l’observation de son évolution est passionnante.

 

Le paysage de montagne est chaque année gagné par une folie architecturale qui voit la

construction de bâtiments ultra-modernes assez étonnants dans l’environnement.

Au gigantisme des immeubles correspond un gabarit inusité des habitants :
A Caldéa (complexe aquatique de détente) les nageurs sont énormes et les nageuses n’ont rien

à leur envier.

C’est surprenant, au premier abord, mais la population andorrane semble peser entre 10 et 20kg de plus

 par tête que la population des départements français limitrophes.

Au petit déjeuner à l’hôtel j’ai eu l’explication : ils ne mangent pas, ils bouffent !

Les nombreuses personnes qui étaient là en ce beau week end repartaient du buffet avec des assiettes débordantes de charcutailles,  de croissants génétiquement modifiés (XXL), de verres

de jus de fruits, de bols de céréales et autres folies caloriques.
Là ou nous nous contentions d’un toast ils se servaient des tartines d’œufs brouillés, des saucisses et autres horreurs grasses.
Evidemment ils ne touchaient pas aux fruits qu’ils ne regardaient même pas. J’en ai même vu

qui mettaient de côté des biscuits enveloppés, des fois que ce « petit déjeuner » ne suffise pas à les caler jusqu’au déjeuner.

Devant les fast-food pleins à toute heure, devant les restaurants bondés et les sandwicheries

prises d’assaut j’ai compris pourquoi mes voisins pyrénéens, comme les américains, donnaient parfois l’impression d’être un peuple de mutants : du fait de leur encombrement personnel ils marchent différemment des êtres moins pondéralement marqués: plus lentement et en se dandinant comme des dindes gavées. Hommes et femmes affichent des ventres qui feraient presque passer  Depardieu pour famélique !

D’un côté les tentations sont partout (barres chocolatées, sucreries, plats cuisinés etc.) de l’autre les critiques ne vous épargnent pas si vous sortez des standards de l’époque : comment faire sans osciller en permanence entre la sagesse et la dinguerie ?

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