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10 mars 2010 3 10 /03 /mars /2010 09:20
Je croyais avoir tout vu et je n'avais rien vu. Hier, en regardant un documentaire diffusé sur France 2 j'ai vu des images qui vont me hanter.

Il s'agit d'un film sur la traque des responsables nazis après la seconde guerre mondiale.

"Encore?" direz-vous. Oui, encore. Mais cette fois ce sont des images que je n'avais jamais vues qui ont été montrées.

Deux d'entre elles témoignaient de l'horreur absolue qu'a été cette période et ce régime : sur l'une d'entre elle on voit, très rapidement, un soldat hitlérien séparer une femme de son jeune enfant.

L'enfant essaie de revenir vers sa mère mais le soldat la frappe et lui donne, pardonnez l'expression, des coups de pieds au cul pour qu'elle retourne dans le rang.
L'enfant veut rejoindre sa mère qui essaie sans cesse de faire demi-tour. Soudain le petit enfant s'écroule, on a tiré sur lui. Je ne sais pas, tant l'image était obsédante, si le film est sonorisé ni combien de temps il dure.
Cette petite silhouette et les coups de pieds triviaux, presque ridicules sont insoutenables.

Une autre image, incompréhensible, m'a fortement impressionné: un homme "manipule" une petite fille, comme si c'était un objet. il la pend par les pieds, la retourne, la balance ... là encore, ça dure peu de temps mais c'est atroce.


Ce qui est montré, dans ces 2 extraits de films c'est l'inhumanité absolue, c'est la cruauté et l'ignominie.


On sait, et on a n'a pas attendu l'Allemagne nazie pour le vérifier, que l'homme est un loup pour l'homme. Cependant ces images montrent que jamais sans doute dans son histoire l'Homme n'est allé aussi loin dans la barbarie et le crime sciemment perpétré.


Daniel Costelle est le réalisateur de ce documentaire. C'était un vrai grand beau film.

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7 mars 2010 7 07 /03 /mars /2010 23:22
Je constatais, ici même, que nous, Français, nous sommes souvent insupportables lorsque nous nous déplaçons à l'étranger.

Je crois avoir compris que notre comportement hors frontières est directement issu de celui qu'on a dans notre propre pays.

Mardi, j'ai atterri à Paris-Orly et ai été stupéfié par la saleté de l'aéroport. Des traînées répugnantes et des monceaux de papiers jonchaient le sol. Les poubelles débordaient. Journaux dépiautés, des jours de crasse qui s'affichaient, dès la sortie d'avion.

Bonjour les touristes ! Welcome !!

Ce dimanche soir j'attendais un avion retardé à Blagnac. Eclairage blafard et siège en béton pour tenir plus de 2 heures. Mais ce qui est plus incroyable encore c'est que tous les restaurants et bars de l'aérogare fermaient à 22H00. Vous avez bien lu, dans une ville touristique qui se targue d'avoir l'accueil pour priorité on ne peut rien trouver à manger et à boire après 22H00. (le dernier avion décolle à 23H30 tout de même et il en arrive jusqu'à cette même heure).

"On" communique sur l'agrandissement de l'aérogare et sur sa future taille internationale. Il serait finalement plus utile qu'il reste régional, que ses tarifs de parking le soient aussi et qu'on y trouve de quoi siroter un jus de fruit ou y manger quelque chose en y attendant des avions !
La serveuse du bar m'a dit de me presser de boire mon Coca parce qu'elle devait fermer !

Voilà deux exemples presque simultanés de la qualité d'accueil que nous savons réserver aux visiteurs.

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25 février 2010 4 25 /02 /février /2010 10:12

Je viens, un peu par hasard, de lire un livre sur Tchernobyl que j’ai pris à la médiathèque.
Je n’en reviens pas.

Chaque page m’apprend, oui m’apprend des détails incroyables sur cette catastrophe dont
l’ensemble des médias du monde a tu la gravité, la portée et la durabilité. L’explosion du réacteur de la centrale nucléaire ukrainienne est une effroyable tragédie à laquelle personne n’était préparé et qui a été « solutionnée » dans l’urgence (et pour cause !) et dans l’improvisation.

Les conséquences sont inimaginables et on dirait que tout le monde fait comme si ça n’avait
jamais existé et comme si tout était rentré dans l’ordre.

Accompagné de photos stupéfiantes, ce livre montre que, loin d’être maîtrisé, le risque nucléaire est apocalyptique et que les autorités, soviétiques à l’époque, en ont absolument minimisé les risques.

Rien ne dit que les centrales existant aujourd’hui sont à l’abri de catastrophes comme celle de Tchernobyl, rien ne dit non plus qu’en matière de décontamination radioactive d’urgence nous ferions mieux que ceux d’avril 1986 avec leur brigade d’enterrement des villages, leur jet de savon sur les immeubles, leurs brigades d’abattage des chiens et chats,  leurs déplacements de population –après la fête du 1er mai- leurs habits de protection inadaptés (ils étaient conçus pour la guerre chimique !) et autres moyens empiriques pour combattre une radioactivité monstrueuse qui mettait les moteurs en panne, voilait les pellicules photographiques et s’insinuait partout.

Pas besoin de Terminator, de Joker ou d’Evil Dead pour se faire peur … Le récit de la catastrophe de Tchernobyl est un scénario cent fois plus prenant et inquiétant.

 

 

Tchernobyl-copie-2.gif

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20 février 2010 6 20 /02 /février /2010 12:54
J'ai un ami italien avec qui c'est un bonheur de discuter. Récemment (nous partageons la même passion pour le cinéma italien) je lui disais que je n'appréciais pas trop Roberto Benigni que je trouvais "too much", (en français dans le texte). Il me répondit par mail qu'au-delà des Alpes on le qualifiait d' istrionico.

C'est exactement ça : cabotin, mauvais acteur, telle est la définition de l'histrion. C'est hélas un mot quasi oublié qu'on n'emploie plus et qui, mieux que "bouffon" désignerait à la perfection le (très vieux) Pinocchio italien.

Cet ami connaît et m'apprend toutes sortes de mots ou expressions italien (ne)s dont j'adore trouver l'équivalent dans notre langue si riche.
Istrionico ...

R.Benigni.jpeg

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16 février 2010 2 16 /02 /février /2010 09:00

 

La langue de bois définissait, à l'origine, le discours pesant et stéréotypé des communistes et de leurs proches. Ils travestissaient le sens des mots et des locutions et  faisaient dire le contraire aux expressions ("démocratie populaire" qui signifiait "dictature du Parti-Etat", "Amitié entre les peuples" qui voulait dire coexistence faute de pouvoir tout avaler de suite, etc.).

Par extension cette langue pesante, ennuyeuse, transparente et fastidieuse est devenue celle de presque tous les hommes politiques, de quelque bord dont ils se réclament, à commencer, en France, par les énarques et autres grands commis de l'état.

Ce matin, sur France Inter, dans l'émission très courte qui donne la parole à 4 auditeurs et 3 journalistes de la station, Laurent Wauquiez (né en 1975!) parlait une langue de bois que n'eût pas rejetée feu Leonid Brejnev, feu Georges Marchais, feu Jean Lecanuet, feu Valery Giscard d'Estaing et tous les représentants de la classe politique des années 70, incapable de sortir d'un canevas appris par coeur, employant des mots pour leur faire dire le contraire (négociation, discussion, observation, dialogue...).

Pas besoin d'être devin pour comprendre que cette pseudo ouverture débouchera sur un texte déjà écrit et qui reculera l'âge de départ en retraite des salariés tandis que ni les dividendes des actionnaires ni les niches fiscales les plus odieuses et les passe-droits les plus flamboyants seront volontairement oubliés.

Cette expression du mépris, que je rapproche de la phrase de Le Lay sur le "temps de cerveau disponible" est insupportable et cette façon de faire de la politique est condamnée.

Le "peuple", dans son ensemble, est moins bête qu'on le croit (ou qu'on le sous-entend) : que des politiques nés 30 ans après la guerre continuent à agir et à parler comme si la France de 2010 restait celle de M Doumergue ou de M Coty est déprimant.

 

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13 février 2010 6 13 /02 /février /2010 11:29
Avez vous vu "le prix du danger" "Allons z'enfants" et "Dupont Lajoie" d'Yves Boisset? avez vous vu "La victoire en chantant" et "coup de tête" de Jean Jacques Annaud? avez vous vu "La traque" de Serge Leroy? avez vous vu "Mon idole" de Guillaume Canet?, "Lacombe Lucien" de Louis Malle et "la Cérémonie" de Claude Chabrol, vous l'avez vu? tous ces films bien Français sont -malgré quelques défauts- des chefs d'oeuvre d'observation du caractère national. Ils en disent plus long sur notre Pays que bien des thèses philosophiques.


la-victoire-en-chantant.jpgla-traque.jpg



Je suis demandeur d'autres titres de cette qualité: à bon entendeur ...

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12 février 2010 5 12 /02 /février /2010 16:39
Marre de lire les éloges permanentes des époux Badinter. Lui c'est l'homme intègre, le politique passionnant et merveilleux, l'homme de bien.

Elle c'est la philosophe remarquable, qui publie des livres admirables qu'on achète -du côté de St Germain des Prés, de Mégève et du Luberon- , les yeux fermés.

Eh bien moi la mère Badinter elle m'emmerde ! Ses thèses me barbent et ses raisonnements m'insupportent. Tous les 5 ans c'est le même tintamarre médiatique autour des livres que publie l'héritière Publicis... France Inter a même consacré sa journée du 11 février "journée Elisabeth Badinter". De quel droit ? au nom de quoi ? c'est le service public au service de l'aristocratie bobo. C'est l'applatissement devant les thèses pseudo-philosophiques de Mamie Féministe. Elle n'a rien à dire et elle le dit mal.

Comment et pourquoi ce couple bénéficie d'une telle "aura" médiatique? je me le demande. Des personnes mille fois plus passionnantes, mille fois plus méritantes, mille fois plus crédibles ne peuvent s'exprimer et eux c'est à chaque fois tapis rouge, choeurs des journalistes énamourés et pub gratuite.

Place aux vrais philosophes !

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11 février 2010 4 11 /02 /février /2010 20:41

Je n'ai pas peur des mots et encore moins des superlatifs. de 1968 à 1972 les Rolling Stones ont été FA-BU-LEUX.

Les 5 albums de cette période (Beggars' Banquet, Let it Bleed, Get yer ya ya's out, Sticky Fingers et Exile on Main St.) comptent parmi les meilleurs de l'histoire maintenant longue du rock n'roll.
Si ce groupe dont la longévité est maintenant digne du Livre des Records a signé ces 5 perles absolues à cette période de son existence c'est parce qu'il était composé de personnalités jeunes encore, qu'il avait connu la désaffection, la prison même pour le duo d'auteurs-compositeurs, l'insuccès (les 2 albums de 1967), le chaos du concert d'Altamont (relaté dans le film "Gimme Shelter") la perte d'un membre fondateur (Brian Jones en 1969), la concurrence exacerbée avec les Beatles (alors à leur apogée) et, last but not least, parce qu'il avait opéré un retour aux sources du Blues.

Gimme Shelter

Les albums studio vont 2 par 2 tant ils sont complémentaires, le meilleur Live de leur carrière (Get yer ya ya) les séparant. Tous produits par Jimmy Miller (qui mériterait mieux que l'oubli dans lequel il est tombé) ils bénéficient aussi des musiciens de studios inséparables de ces années (Nicky Hopkins...) et de la lumineuse présence de Mick Taylor.

Les écouter aujourd'hui, avec les progrès faits dans la restitution du son est un choc: non seulement ils n'ont pas vieilli mais ils sont même d'une étonnante modernité. "Sympathy for the Devil", "Street Fighting Man", "Midnight Rambler", "You can't always get what you want", "Carol" (Live) "Little Queenie" (Live), "Moonlight Miles", "I got the Blues" "Happy", "Sweet Virginia" et "Torn and Frayed" restent des pépites dans une discographie qui en compte beaucoup.
Et que dire de "Gimme Shelter"? c'est la meilleure chanson jamais écrite et interprétée par les "jumeaux scintillants". Un titre que les années n'ont pas vidé de sa puissance et de sa perversité. Le passage chanté par Mary Clayton est tout bonnement extraordinaire.

Ca excuse les 18787 albums qu'ils ont fait paraître depuis.

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28 janvier 2010 4 28 /01 /janvier /2010 17:53

                                       La liste de mes 20 films préférés.


1.      « Barry Lyndon » de Stanley Kubrick (1975)

2.      « Valmont » de Milos Forman (1989)

3.      « Orange Mécanique » de Stanley Kubrick (1970)

4.      « Boulevard du Crépuscule » de Billy Wilder (1950)

5.      « Sur la Route de Nairobi » de Michael Radford (1987)

6.      « Le Limier » de Joseph L.Mankiewicz (1972)

7.      « Bonnie and Clyde » de Arthur Penn (1967)

8.      « Les Sentiers de la gloire » de Stanley Kubrick (1957)

9.      « Les dames du Bois de Boulogne » de Robert Bresson (1945)

10.  « Les Aventures de Pinocchio » de Luigi Comencini (1973)

11.  « Amadeus » de Milos Forman (1984)

12.  « Il était une fois dans l’Ouest » de Sergio Leone (1968)

13.  « Série Noire » de Alain Corneau (1978)

14.  « Manèges » de Yves Allégret (1949)

15.  « La Barbe à Papa » de Peter Bogdanovitch (1973)

16.  « Le mécano de la Général » de Clyde Bruckman & Buster Keaton (1927)

17.  « Epouses et concubines » de Zhang Yimou (1991)

18.  « Delivrance » de John Boorman (1973)

19.  « Bophana, une tragédie cambodgienne de Rithy Panh (1996)

20.  « Un fauteuil pour deux » de John Landis (1983)

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27 janvier 2010 3 27 /01 /janvier /2010 16:54
Ma boîte organise tous les ans une grand'messe aux ingrédients savament dosés. Chiffres, statistiques, prévisions, animations, images, musiques, déjeuners, dîners et soirées y sont parfaitement préparés pour que ce moment laisse une impression durable.

Les invités sont de qualité, tout comme les traiteurs et les lieux qui nous accueillent.
Naturellement les tenues des salariés (une immense majorité de cadres en l'espèce) sont soignées et les femmes rivalisent entre elles en portant des vêtements qui les mettent en valeur et les accessoires qui vont avec. Chacun(e) y est à son avantage et personne n'oublie que le moindre faux-pas, ce jour justement, est sans appel.

Tout ce monde est souriant mais pas trop, sérieux donc et veillant à présenter le profil le plus professionnel qui soit.


Le cinéma, à mon avis, ne s'intéresse pas assez au monde de l'entreprise (à part des films comme "affaires étrangères" ou "Que les gros salaires lèvent le doigt" qui valaient mieux, tous les deux, que leurs titres) c'est dommage parce que c'est le lieu par excellence où tout se joue.
Violence et passions humaines s'y livrent et donnent à chacun l'arène où dévoiler sa personnalité.

Tout se déroulait donc à la perfection jusqu'à la fin de la soirée, au moment du dîner.


Subitement les tailleurs classiques, les cravates siglées, les cadres policés et les executive-women, oubliant soudain d'être "corporate" se lancèrent, de table en tables, des petits objets de décoration absolument pas prévus pour être des projectiles. Ils n'en lançaient pas tous mais tous en recevaient !


Ca dura 5 minutes, à peine, l'ambiance studieuse et compassée se transforma en cantine scolaire, rires fous et cris stridents remplaçant les conversations policées. Ce subit accès de folie aurait été incroyable si on l'avait ajouté au scénario d'un film.


Personne n'y aurait cru.

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