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10 avril 2010 6 10 /04 /avril /2010 10:52

J'ai beau être persuadé d'avancer en sérénité en même temps qu'en âge il reste toujours un doute sur l'image que j'ai et les impressions que je laisse autour de moi.

Je me moque de ce qu'on pense et, dans le même temps je m'en soucie. Lorsque j'entends des proches parler d'un-tel je suis souvent surpris par l'unanimité qui se fait sur certains des traits d'icelui.

Etre en accord avec soi-même me semble être le plus important. Cependant il est parfois des moments où j'aimerais anonymement susciter et entendre les commentaires et reflexions que ma (modeste) personne inspire.

Que ce soit professionnellement ou dans le cercle intime je me demande si ceux ci me surprendraient.

Autant il existe des miroirs pour se regarder, autant il n'existe rien pour savoir comment on est perçu. C'est en lisant dans Télérama une interview de Béatrice Dalle où elle parle d'un de ses amis disparus que je me suis posé cette vaine question : faut-il être mort pour qu'on dise autant de bien de vous?

Je me souviens aussi de ce commentaire à propos du décès d'un de ses proches qui faisait dire à quelqu'un : "le monde va être moins bien maintenant".

Je n'ai pas ces prétentions (de disparaître et d'être regretté) ... preuve que l'immodestie est toujours un trait de mon caractère.

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9 avril 2010 5 09 /04 /avril /2010 19:06

Je suis étonné qu'on attache tant d'importance à ce que disent Guillon, Zemmour et d'autres. Notre (fabuleuse) époque veut que, désormais , les mouches du coche aient rang de vedettes.

Alors un Baffie demande à Raymond Barre si ça aide d'avoir été premier ministre pour "choper des gonzesses". Un Ardisson questionne Rocard pour savoir si "sucer c'est tromper". Guillon traite Besson de fouine et Zemmour sort énormité sur énormité.

Les jeux du cirque existent depuis toujours et je ne vois pas ce qu'il y a de scandaleux à ça. Guillon est parfois drôle; parfois il l'est moins. Zemmour est chez Ruquier, rien que pour celà je ne l'ai jamais vu: Ruqier est à la télévision ce que Sulitzer est à la littérature.

Baffie est une baudruche déjà démodée et tant d'autres qui brillent aujourd'hui seront à la ramasse plus rapidement qu'on peut même l'imaginer.

Pester contre cet humour-vache est vain et contre productif. Personne n'oblige à écouter les chroniques des uns et les sketches des autres.
Rien ne serait pire, cependant, qu'un humour "officiel", une sorte de Anne Roumanoff mixée avec Nicolas Canteloup: de l'eau tiédasse effrayée par ses propres audaces. La médiocrité qui trouve sa place dans le monde des drucker (c'est un nom commun, d'ou l'absence de majuscule) et des Fogiel.

Alors oui, plutôt mille Guillon, cent Didier Porte et cinquante Timsit plutôt qu'un seul de ces faux culs que l'on retrouve en train de se baffrer dans les buffets de TF1 ou d'Europe 1.

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24 mars 2010 3 24 /03 /mars /2010 17:16
Je suis inquiet. Connu pour avoir la dent dure et la critique facile, je me surprends à devenir consensuel (d'accord j'étais déjà un peu les 2 mais pas en même temps. Enfin...je crois.).

Je suis de plus en plus souvent contraint de constater que je n'ai plus de hargne contre quiconque et que, souvent, même mes "têtes de turcs" ne m'agacent plus autant.

Ainsi pensais-je ce matin en réalisant avec surprise que j'étais d'accord à 100% avec Claude Chabrol. Que cet homme, dont la filmographie compte certes 3 ou 4 pépites mais aussi un minimum de 50 navets estampillés ne me fasse plus monter au cocotier est un signe infaillible que je vieillis, que je baisse même!

Tout ce qu'il a dit ce matin sur Europe 1 recevait pourtant mon entière approbation : oui, la phrase de Eric Zemmour qui lui vaut des ennuis de la part du très attaché au pluralisme Figaro est stupide mais pas inacceptable ; oui Stéphane Guillon a eu tort de s'en prendre au physique de Eric Besson. Cet homme a tellement de défauts qu'il est contre-productif de s'attaquer à ceux-là !

Je ne me suis pas énervé devant "les soirées électorales" que je n'ai d'ailleurs pas regardées, signe encore de mon désintérêt et donc de mon vieillissement supposé.
Enfin, hier je suis allé voir Didier Porte, amuseur et chroniqueur de France Inter, connu lui aussi pour sa franchise et son agressivité. Eh bien j'ai ri de bout en bout et l'ai trouvé drôle et attachant !

Je suis inquiet, disais-je, il est possible qu'un jour je trouve des qualités à Luc Besson, que j'aime un titre d'Oxmo Puccino, que je regarde "la Ferme célébrités" et que je lise B.H.L .

Ce jour là on peut envisager l'euthanasie ...

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18 mars 2010 4 18 /03 /mars /2010 15:09
Comme le chantait Brassens : mettre au soleil son coeur ou son cul c'est pareil.  Alors je m'exhibe !

Lorsque je me suis retrouvé au bas de l'immeuble, en ce triste jour de janvier, je me sentais misérable. Toute mon âme grelottait, j'avais voulu celà mais son accomplissement laissait un goût amer en moi. L'opération juridique m'avait duré qu'un court instant. 25 années de mariage étaient comme supprimées en cinq secondes et quelques mots écrits par le juge.


J'évitais, autant que possible, de croiser les regards de "mon" avocate et de mon ex-femme. Je n'étais pas certain de pouvoir les soutenir. Non que je fusse en faute, mais parce que cette rupture administrative était tellement minable, médiocre, insignifiante et laide qu'il eût fallu beaucoup d'imagination pour lui trouver excuse ou justification.


J'avais plus ou moins pensé que, par défi, nous irions boire une coupe de champagne une fois la formalité accomplie. Je n'en avais ni la force ni l'envie. Au contraire, j'aspirais à être seul et à m'éloigner le plus rapidement possible de ce lieu si malsain.


Depuis ce jour je ne passe pas dans le coin sans un pincement au coeur ni sans allonger le pas. Je ressens presque la tristesse cafardeuse de ce jour-là.


Il est parfois des moments difficiles dont même le souvenir s'avère douloureux.


Ce divorce, que j'avais fini par désirer, signait à mes yeux l'échec des dernières années et l'impossibilité à réparer l'usure du lien.


Rien à voir avec ce jour de novembre 82  qui, malgré un froid vif, nous vit échanger, à la mairie de notre quartier parisien, des consentements bruyants au milieu des rires. Entre Chaillot et Grande Rue Nazareth un quart de siècle et une somme de bons et de mauvais moments dont la différence n'a pas été et ne sera pas faite.


Entre Paris et Toulouse le plaisir de se découvrir, de plaire à l'autre et de le surprendre a tourné à l'ennui de se deviner, de se supporter et de ne plus rien en attendre.


Comme un deuil ou un autre évènement grave de la vie, le divorce, fût-il décidé à deux et "par consentement mutuel", fait partie de ces moments sinistres et douloureux qu'on n'oublie jamais.


On dit qu'un couple sur deux est appelé à se séparer désormais : cela fait une sacrée somme de souffrances et de frustrations dont on ne voit pas beaucoup les effets !

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18 mars 2010 4 18 /03 /mars /2010 15:09

Dans notre société sans religion ni sacré les personnes qui accèdent à la célébrité, dans quelque domaine que ce soit, mais surtout dans le show-business, se voient accaparées par une foule en mal d’idoles, au sens premier du terme.

Certaines fois elles le méritent, d’autres fois non. Jean Ferrat, assurément, le méritait plus que d’autres parce qu’à l’occasion de sa disparition on a pu revoir qu’il avait un vrai talent, une forte personnalité et une profondeur que validaient en quelque sorte la beauté et l’intelligence de la plupart de ses textes, la splendeur de ses musiques et la majesté de ses interprétations.

 

Pendant des années il a effectivement été honnête et digne, refusant les petits arrangements du métier, les passages dans les médiocres émissions télévisées (celles de Drucker exceptées), il a aussi évité les vaines polémiques et les renoncements.

C’est assez pour mériter estime et admiration, insuffisant pour justifier ces manifestations profanes qui me mettent mal à l’aise et qui accompagnent la disparition de personnalités : les barrières couvertes de fleurs ou de mots (qui les lit ?), les applaudissements au passage du cercueil et les visages en pleurs.
 

Souvent impitoyables dans leurs rapports avec leurs proches les anonymes communient dans la douleur pour la perte d’une personne qu’ils ont aperçue, dans le meilleur des cas, sur une scène à 50m d’eux !

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17 mars 2010 3 17 /03 /mars /2010 10:37
Que 47% du corps électoral soit allé voter m’étonne plus encore que 53% s’en soit abstenu.

Que les « observateurs », des partis politiques aux « politologues » en passant par les journalistes soient surpris de l’abstention me surprend tout autant.


Que les électeurs partent à la pêche ou au diable est, au contraire, la conséquence logique de la sclérose absolue de la politique en France.

Une écoeurante langue de bois (il fallait entendre Xavier Bertrand sur France Inter le mardi 16 mars au matin pour en être dégoûté), un non-renouvellement des candidats (Huchon conseillait Rocard à Matignon en 1988) ou des responsables politiques (Fabius commentait les Municipales de 1983…), et une impuissance des politiques à résoudre des problèmes posés au pays depuis des décennies, enfin une convergence des politiques réelles, qu’elles soient municipales, cantonales, régionales, sénatoriales, législatives ou même présidentielles donnent à l’électeur le sentiment qu’il ne sert à rien de voter et que l’impuissance à résoudre ses préoccupations est générale.

Observer le train de vie des roitelets régionaux, de leurs « palais » et de leur morgue est aussi de nature à rendre abstentionniste le plus démocrate des électeurs.

Si on ajoute que certains des votes (le « non » au référendum sur la constitution de l’Europe) sont ouvertement bafoués il est proprement stupéfiant qu’on soit surpris de l’abstention massive.

A 43% de votants on est encore dans un schéma à la Sallustre de la « folie des grandeurs » : « ils m’acclament ? j’aurais dû leur en prendre plus ! ».

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12 mars 2010 5 12 /03 /mars /2010 21:54
Question comédiens, le cinéma mondial a tout essayé. De l'acteur non-professionnel au comique en passant par la vedette de la chanson et le sportif connu.

Aujourd'hui le cinéma français semble faire du surplace en distribuant quasiment tous les "comiques" comme acteurs dans la majorité des films présentés.
Les producteurs de cinéma cumulent les défauts des financiers, un manque d'imagination effarant et un cynisme à toute épreuve.

Le succès d'un Dany Boon ou d'un Kad Merad les encourage à agir dans ce sens.
Ce postulat "comique = cash" (et son extension "comique dans un rôle dramatique = cash + cesar") est vicié. C'est oublier un peu vite que dans "Tchao Pantin"  Coluche n'était que moyen dans un mauvais film très surévalué.

Fort de ce principe Gad Elmaleh est distribué dans le film "La Rafle" et on n'y croit pas une demie seconde. S'il est bon en one-man show c'est un piètre acteur et il surjoue de manière insupportable. Dans ce film la très faible prestation de Gad Elmaleh est opposable à celles, remarquables de Mélanie Laurent et Anne Brochet.

L'ancêtre Guy Bedos, Christophe Alévèque,  Franck Dubosc, Muriel Robin et tant d'autres décrédibilisent la plupart des films dans lesquels ils "jouent". Ils restent eux-mêmes et sont peu crédibles.

Seul ou presque José Garcia a troqué le costume de "rigolo" contre celui de comédien : il était exceptionnel dans "Le Couperet" de Costa Gavras mais il est depuis retombé dans l'ornière que je décris ici.

Je n'imagine pas des acteurs d'un niveau d'Isabelle Huppert ou de Jean Rochefort donner la réplique à un "comique". Cela les rabasserait certainement.

Après le "tout-chanteurs" nous sommes maintenant au "tout comiques" avant sans doute le "tout-mannequins", "tout-sportifs" ou "tout-télé-réalité". C'est une régression et c'est affligeant.

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10 mars 2010 3 10 /03 /mars /2010 09:20
Je croyais avoir tout vu et je n'avais rien vu. Hier, en regardant un documentaire diffusé sur France 2 j'ai vu des images qui vont me hanter.

Il s'agit d'un film sur la traque des responsables nazis après la seconde guerre mondiale.

"Encore?" direz-vous. Oui, encore. Mais cette fois ce sont des images que je n'avais jamais vues qui ont été montrées.

Deux d'entre elles témoignaient de l'horreur absolue qu'a été cette période et ce régime : sur l'une d'entre elle on voit, très rapidement, un soldat hitlérien séparer une femme de son jeune enfant.

L'enfant essaie de revenir vers sa mère mais le soldat la frappe et lui donne, pardonnez l'expression, des coups de pieds au cul pour qu'elle retourne dans le rang.
L'enfant veut rejoindre sa mère qui essaie sans cesse de faire demi-tour. Soudain le petit enfant s'écroule, on a tiré sur lui. Je ne sais pas, tant l'image était obsédante, si le film est sonorisé ni combien de temps il dure.
Cette petite silhouette et les coups de pieds triviaux, presque ridicules sont insoutenables.

Une autre image, incompréhensible, m'a fortement impressionné: un homme "manipule" une petite fille, comme si c'était un objet. il la pend par les pieds, la retourne, la balance ... là encore, ça dure peu de temps mais c'est atroce.


Ce qui est montré, dans ces 2 extraits de films c'est l'inhumanité absolue, c'est la cruauté et l'ignominie.


On sait, et on a n'a pas attendu l'Allemagne nazie pour le vérifier, que l'homme est un loup pour l'homme. Cependant ces images montrent que jamais sans doute dans son histoire l'Homme n'est allé aussi loin dans la barbarie et le crime sciemment perpétré.


Daniel Costelle est le réalisateur de ce documentaire. C'était un vrai grand beau film.

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7 mars 2010 7 07 /03 /mars /2010 23:22
Je constatais, ici même, que nous, Français, nous sommes souvent insupportables lorsque nous nous déplaçons à l'étranger.

Je crois avoir compris que notre comportement hors frontières est directement issu de celui qu'on a dans notre propre pays.

Mardi, j'ai atterri à Paris-Orly et ai été stupéfié par la saleté de l'aéroport. Des traînées répugnantes et des monceaux de papiers jonchaient le sol. Les poubelles débordaient. Journaux dépiautés, des jours de crasse qui s'affichaient, dès la sortie d'avion.

Bonjour les touristes ! Welcome !!

Ce dimanche soir j'attendais un avion retardé à Blagnac. Eclairage blafard et siège en béton pour tenir plus de 2 heures. Mais ce qui est plus incroyable encore c'est que tous les restaurants et bars de l'aérogare fermaient à 22H00. Vous avez bien lu, dans une ville touristique qui se targue d'avoir l'accueil pour priorité on ne peut rien trouver à manger et à boire après 22H00. (le dernier avion décolle à 23H30 tout de même et il en arrive jusqu'à cette même heure).

"On" communique sur l'agrandissement de l'aérogare et sur sa future taille internationale. Il serait finalement plus utile qu'il reste régional, que ses tarifs de parking le soient aussi et qu'on y trouve de quoi siroter un jus de fruit ou y manger quelque chose en y attendant des avions !
La serveuse du bar m'a dit de me presser de boire mon Coca parce qu'elle devait fermer !

Voilà deux exemples presque simultanés de la qualité d'accueil que nous savons réserver aux visiteurs.

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25 février 2010 4 25 /02 /février /2010 10:12

Je viens, un peu par hasard, de lire un livre sur Tchernobyl que j’ai pris à la médiathèque.
Je n’en reviens pas.

Chaque page m’apprend, oui m’apprend des détails incroyables sur cette catastrophe dont
l’ensemble des médias du monde a tu la gravité, la portée et la durabilité. L’explosion du réacteur de la centrale nucléaire ukrainienne est une effroyable tragédie à laquelle personne n’était préparé et qui a été « solutionnée » dans l’urgence (et pour cause !) et dans l’improvisation.

Les conséquences sont inimaginables et on dirait que tout le monde fait comme si ça n’avait
jamais existé et comme si tout était rentré dans l’ordre.

Accompagné de photos stupéfiantes, ce livre montre que, loin d’être maîtrisé, le risque nucléaire est apocalyptique et que les autorités, soviétiques à l’époque, en ont absolument minimisé les risques.

Rien ne dit que les centrales existant aujourd’hui sont à l’abri de catastrophes comme celle de Tchernobyl, rien ne dit non plus qu’en matière de décontamination radioactive d’urgence nous ferions mieux que ceux d’avril 1986 avec leur brigade d’enterrement des villages, leur jet de savon sur les immeubles, leurs brigades d’abattage des chiens et chats,  leurs déplacements de population –après la fête du 1er mai- leurs habits de protection inadaptés (ils étaient conçus pour la guerre chimique !) et autres moyens empiriques pour combattre une radioactivité monstrueuse qui mettait les moteurs en panne, voilait les pellicules photographiques et s’insinuait partout.

Pas besoin de Terminator, de Joker ou d’Evil Dead pour se faire peur … Le récit de la catastrophe de Tchernobyl est un scénario cent fois plus prenant et inquiétant.

 

 

Tchernobyl-copie-2.gif

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