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20 avril 2010 2 20 /04 /avril /2010 11:31

"Fifty ways to leave your lover" est un titre de Paul Simon. Moi je n'en connais que 2. Je parle des manières de quitter quelqu'un. Un manière élégante et une inélégante.

Je n'ai jamais réussi à pratiquer la première.
Avec moi on n'a jamais non plus pratiqué la première.

Alors voilà. Comme disait Gainsbourg (ou plutôt il le faisait chanter par Catherine Deneuve): "en amour il y a en a toujours un qui souffre et l'autre qui s'ennuit".

Je me suis souvent ennuyé !

La façon suprêmement élégante de quitter une personne serait de ne pas entamer une relation avec elle quand on sait qu'elle n'a aucune chance de  durer. Cette manière là, inutile de le nier, n'est quasiment jamais utilisée.

La manière élégante serait de dire à la personne qu'on désire mettre un terme à la relation, sans donner de raisons et surtout sans réciter les qualités supposées de celle qu'on quitte.
Et surtout éviter de dire: "tu es formidable, tu vas certainement rencontrer celle (celui) que tu mérites".

Là il vaudrait mieux lui décocher un upercut ou lui lancer une gifle retentissante, ce serait moins hypocrite.

La manière inélégante...

Le silence-radio. Tout d'un coup plus de signe de vie. Vous êtes mort et enterré. Volatilisé, éparpillé.

La mauvaise foi : vous lui faites des procès sur tout et sur rien. Avec véhémence et surtout mauvaise foi.

Le harcèlement. A ma faveur. Cette méthode consiste à exaspérer l'autre en un minimum de temps. Vous appelez pour ne rien dire, vous êtes jaloux à contretemps, vous changez d'avis sans arrêt, vous vous plaignez, vous lui faites porter le poids de vos erreurs ... normalement vous êtes quitté(e) assez vite.

La jalousie : vous trompez ouvertement le ou la partenaire pour qu'elle prenne conscience que vous êtes la crapule que ses ami(e)s lui décrivent depuis le début de la relation.

Vous rendez transparente l'ex-aimé(e). C'est tout juste si vous vous apercevez qu'il ou elle existe. Vous ne lui demandez rien de ses journées, vous l'ignorez quand elle vous parle (ou mieux vous montrez un incommensurable ennui), vous arborez en permanence un visage ennuyé et vous levez les yeux au ciel de temps en temps quand elle parle. Très important le regard vers le plafond.

Vous pouvez lui expliquez que vous souhaitez la quitter mais que vous ne le faites pas par devoir. En général le clash est rapide.

Vous déprimez, êtes négatif, n'avez goût à rien, critiquez tout sans nuance (surtout sa famille, ses amis... ) vous ne proposez plus jamais rien et démolissez ses propositions de sorties. Rapidement il ou elle voudra une explication.
Le moment est venu !

Piétinez tout, pratiquez la politique de la terre brûlée, ne laisser rien debout. Insultez la, montrez lui du mépris, du dégoût même. Normalement c'est elle qui sifflera la fin de la partie.
Vous aurez ainsi le beau rôle !
Refusez toutes ses propositions de temporisation ou de reflexion en baillant ... succès assuré. Ce n'est pas le moment de flancher. Pas d'échappatoire ni de portes de sortie. L'objectif à atteindre c'est une rupture claire, franche et totale.

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18 avril 2010 7 18 /04 /avril /2010 13:37

Dans "le Monde" daté de dimanche je lis un billet de Michel Onfray qui dépasse les bornes du mépris et de la mesure envers les anonymes qui signent ici une critique là un "post", j'ai nommé: les utilisateurs d'internet incontrôlables et incontrôlés.

 

Michel Onfray n'est pas n'importe qui et j'ai le plus grand respect pour un homme en vue qui ose critiquer la plus navrante icône encore debout du XXème siècle, le redoutable Sigmund Freud, baderne insensée dont les élucubrations doctrinales sont à l'origine de la plus grotesque des sciences.

 

Mais là il exagère! comparer ceux qui donnent (sous un pseudo) leur avis sur un disque, un film, une œuvre, un livre ou tout autre chasse gardée des journalistes ou spécialistes à des dénonciateurs anonymes pour finalement achever sa démonstration en les comparant, ces pauvres donneurs d'avis non autorisés aux futurs bourreaux d'un régime dictatorial est insupportable.

 

Car enfin en quoi les journalistes seraient-ils mieux à même de démolir un film ou un disque que ceux qui vont les voir ou les achètent? Le copinage, les renvois d'ascenseurs et les critiques bâclées, idéologiquement rédigées sont-elles plus légitimes?

 

les spécialistes du cinéma, par exemple, s'obstinent à adorer les films de Godard. Qui aime ces films à part eux? qui va les voir en payant sa place? et Wong Kar Wai? et Auki Karismäki? qui défaille devant ces daubes sur pellicules?

 

Au nom de quoi il n'y aurait que ceux qui officient depuis des millénaires (Danièle Heyman, critique musicale officie actuellement dans "Marianne" mais a commencé sa carrière sous Louis-Philippe) qui auraient un avis avisé?

En politique, en art culinaire, en peinture... ce sont les mêmes partis-pris, les mêmes oukases... Yves Klein! dites que vous ne comprenez pas la passion, que dis-je l’idolâtrie qu'il suscite vous verrez l'insondable mépris et comment vous fusille du regard l'un de ces Torqueimada de la critique...

 

Alors oui, c'est vrai, le net charrie de la bêtise, du partis pris et de l'inculture. Mais pas plus que la télévision, les journaux ou les radios.
Chacun est libre de faire son choix, de prendre tel ou tel point de départ pour sa réflexion et, dans ce cas, le net n'est en aucun cas pire que le reste.

 

Je mesure, aux attaques de plus en plus pressantes et venant du monde des médias combien le net et sa liberté gènent ceux qui ont tout intérêt à ce que la parole reste surveillée, voire muselée.

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14 avril 2010 3 14 /04 /avril /2010 19:38

Dans 2 ans on peut parier que les 100 ans du naufrage du Titanic risquent de faire couler beaucoup d'encre. Avec ses 1516 morts son naufrage reste l'une des tragédies maritimes les plus connues et les plus souvent évoquées.

Savez-vous que le naufrage du Joola, au Sénégal a coûté la vie à 1863 personnes? c'était le 26 septembre 2002. Il n'y a que 8 ans. Le moins que l'on puisse dire est que ce naufrage n'a pas connu la "postérité" de son devancier de l'Atlantique-Nord.

Et que dire du Wilhelm Gustloff qui entraîna par le fond entre 5000 et 6000 hommes, femmes et enfants le 30 janvier 1945? qui connaît son nom? et la tragédie qui le frappa? si j'ai réussi à piquer votre attention lisez "En crabe" de Günther Grass qui raconte de manière passionnante comment et pourquoi ce bateau coula à la fin de la guerre.

Pas de Leonardo di Caprio ni de Kate Winslet pour cette histoire pourtant tout aussi passionnante et émouvante que celle de l'insubmersible liner du début du siècle ... 

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13 avril 2010 2 13 /04 /avril /2010 14:05

Comme je suis encore assez souvent dans mon auto j'entends plus souvent qu'à mon tour des conneries à la radio. C'est à la fois un euphémisme et une évidence: la radio est un robinet à conneries.

Parmi celles qu'elles diffusent à jet continue les stations -et pas seulement radio-Alzheimer- passent à longueur de journée les mêmes titres comme "programme musical". Pas une journée sans "Hotel California" des Eagles, "Another brick in the wall" du Pink Floyd, "Imagine" de John Lennon, "Thriller" de Michael jackson, "Walking on the Moon" de Police et une quinzaine de titres tellement usés que leur écoute est impossible.

Dès les mesures de l'introduction vous êtes obligés de zapper tant l'idée de ré-ré-ré-ré écouter "Respect" d'Aretha Franklin, "Sex-Machine" de James Brown, "Europa" de Santana ou  "Talkin' about a Revolution" est insupportable.

A croire que ces artistes n'ont composé que cette chanson, que ce morceau !

Les piaillements grinçants de Goldmann, les miaulements de Balavoine, le dernier Johnny et les daubes de Coeur de Pirate ou d'Olivia Ruiz sont les incontournables des programmations en français.

Aucune recherche, aucune curiosité: des titres tellement diffusés qu'on dirait des jingles. Entre la pub truc et le sketch comique (!!!), la critique de film tous publics: hop, le choeur des enfants de "The Wall". Rien que ce dernier titre.... le double album "The Wall" du Floyd comprend des morceaux magnifiques ("Hey You", "Comfortably Numb"...) pourquoi se cantonner à cette scie horripilante ? mystère !

Vous me direz (je vous entends déjà) : "il n'y a qu'à écouter des radios non commerciales ou qui diffusent de la musique classique, ou mieux mettre des CD". Alors je vous réponds puisque vous m'agressez: France Inter passe toujours les mêmes: des rappeurs bidons qu'elle qualifie de "poètes", une dingo sans talent (Jeanne Cherhal) et autres musique-à-bobos.

Radio Classique a récupéré toutes les têtes à claques des autres radios et télés (Eve Ruggieri, Guillaume Durand...) et parlotte des heures pour finalement diffuser des "scies" classiques (Carmen, la Traviata et le Boléro), tout en starisant le couple Alagna/Giorghiu qui sont au lyrique ce que sont Benabar et Linda Lemay à la chanson: des ersatz agaçants.

Enfin, mettre des CD, c'est gentil, je n'y avais pas pensé. J'en ai toute une pile ici même: "Another brick in the wall", "Bad", "Europa", "Hotel california", "Angie" ...

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10 avril 2010 6 10 /04 /avril /2010 10:52

J'ai beau être persuadé d'avancer en sérénité en même temps qu'en âge il reste toujours un doute sur l'image que j'ai et les impressions que je laisse autour de moi.

Je me moque de ce qu'on pense et, dans le même temps je m'en soucie. Lorsque j'entends des proches parler d'un-tel je suis souvent surpris par l'unanimité qui se fait sur certains des traits d'icelui.

Etre en accord avec soi-même me semble être le plus important. Cependant il est parfois des moments où j'aimerais anonymement susciter et entendre les commentaires et reflexions que ma (modeste) personne inspire.

Que ce soit professionnellement ou dans le cercle intime je me demande si ceux ci me surprendraient.

Autant il existe des miroirs pour se regarder, autant il n'existe rien pour savoir comment on est perçu. C'est en lisant dans Télérama une interview de Béatrice Dalle où elle parle d'un de ses amis disparus que je me suis posé cette vaine question : faut-il être mort pour qu'on dise autant de bien de vous?

Je me souviens aussi de ce commentaire à propos du décès d'un de ses proches qui faisait dire à quelqu'un : "le monde va être moins bien maintenant".

Je n'ai pas ces prétentions (de disparaître et d'être regretté) ... preuve que l'immodestie est toujours un trait de mon caractère.

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9 avril 2010 5 09 /04 /avril /2010 19:06

Je suis étonné qu'on attache tant d'importance à ce que disent Guillon, Zemmour et d'autres. Notre (fabuleuse) époque veut que, désormais , les mouches du coche aient rang de vedettes.

Alors un Baffie demande à Raymond Barre si ça aide d'avoir été premier ministre pour "choper des gonzesses". Un Ardisson questionne Rocard pour savoir si "sucer c'est tromper". Guillon traite Besson de fouine et Zemmour sort énormité sur énormité.

Les jeux du cirque existent depuis toujours et je ne vois pas ce qu'il y a de scandaleux à ça. Guillon est parfois drôle; parfois il l'est moins. Zemmour est chez Ruquier, rien que pour celà je ne l'ai jamais vu: Ruqier est à la télévision ce que Sulitzer est à la littérature.

Baffie est une baudruche déjà démodée et tant d'autres qui brillent aujourd'hui seront à la ramasse plus rapidement qu'on peut même l'imaginer.

Pester contre cet humour-vache est vain et contre productif. Personne n'oblige à écouter les chroniques des uns et les sketches des autres.
Rien ne serait pire, cependant, qu'un humour "officiel", une sorte de Anne Roumanoff mixée avec Nicolas Canteloup: de l'eau tiédasse effrayée par ses propres audaces. La médiocrité qui trouve sa place dans le monde des drucker (c'est un nom commun, d'ou l'absence de majuscule) et des Fogiel.

Alors oui, plutôt mille Guillon, cent Didier Porte et cinquante Timsit plutôt qu'un seul de ces faux culs que l'on retrouve en train de se baffrer dans les buffets de TF1 ou d'Europe 1.

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24 mars 2010 3 24 /03 /mars /2010 17:16
Je suis inquiet. Connu pour avoir la dent dure et la critique facile, je me surprends à devenir consensuel (d'accord j'étais déjà un peu les 2 mais pas en même temps. Enfin...je crois.).

Je suis de plus en plus souvent contraint de constater que je n'ai plus de hargne contre quiconque et que, souvent, même mes "têtes de turcs" ne m'agacent plus autant.

Ainsi pensais-je ce matin en réalisant avec surprise que j'étais d'accord à 100% avec Claude Chabrol. Que cet homme, dont la filmographie compte certes 3 ou 4 pépites mais aussi un minimum de 50 navets estampillés ne me fasse plus monter au cocotier est un signe infaillible que je vieillis, que je baisse même!

Tout ce qu'il a dit ce matin sur Europe 1 recevait pourtant mon entière approbation : oui, la phrase de Eric Zemmour qui lui vaut des ennuis de la part du très attaché au pluralisme Figaro est stupide mais pas inacceptable ; oui Stéphane Guillon a eu tort de s'en prendre au physique de Eric Besson. Cet homme a tellement de défauts qu'il est contre-productif de s'attaquer à ceux-là !

Je ne me suis pas énervé devant "les soirées électorales" que je n'ai d'ailleurs pas regardées, signe encore de mon désintérêt et donc de mon vieillissement supposé.
Enfin, hier je suis allé voir Didier Porte, amuseur et chroniqueur de France Inter, connu lui aussi pour sa franchise et son agressivité. Eh bien j'ai ri de bout en bout et l'ai trouvé drôle et attachant !

Je suis inquiet, disais-je, il est possible qu'un jour je trouve des qualités à Luc Besson, que j'aime un titre d'Oxmo Puccino, que je regarde "la Ferme célébrités" et que je lise B.H.L .

Ce jour là on peut envisager l'euthanasie ...

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18 mars 2010 4 18 /03 /mars /2010 15:09
Comme le chantait Brassens : mettre au soleil son coeur ou son cul c'est pareil.  Alors je m'exhibe !

Lorsque je me suis retrouvé au bas de l'immeuble, en ce triste jour de janvier, je me sentais misérable. Toute mon âme grelottait, j'avais voulu celà mais son accomplissement laissait un goût amer en moi. L'opération juridique m'avait duré qu'un court instant. 25 années de mariage étaient comme supprimées en cinq secondes et quelques mots écrits par le juge.


J'évitais, autant que possible, de croiser les regards de "mon" avocate et de mon ex-femme. Je n'étais pas certain de pouvoir les soutenir. Non que je fusse en faute, mais parce que cette rupture administrative était tellement minable, médiocre, insignifiante et laide qu'il eût fallu beaucoup d'imagination pour lui trouver excuse ou justification.


J'avais plus ou moins pensé que, par défi, nous irions boire une coupe de champagne une fois la formalité accomplie. Je n'en avais ni la force ni l'envie. Au contraire, j'aspirais à être seul et à m'éloigner le plus rapidement possible de ce lieu si malsain.


Depuis ce jour je ne passe pas dans le coin sans un pincement au coeur ni sans allonger le pas. Je ressens presque la tristesse cafardeuse de ce jour-là.


Il est parfois des moments difficiles dont même le souvenir s'avère douloureux.


Ce divorce, que j'avais fini par désirer, signait à mes yeux l'échec des dernières années et l'impossibilité à réparer l'usure du lien.


Rien à voir avec ce jour de novembre 82  qui, malgré un froid vif, nous vit échanger, à la mairie de notre quartier parisien, des consentements bruyants au milieu des rires. Entre Chaillot et Grande Rue Nazareth un quart de siècle et une somme de bons et de mauvais moments dont la différence n'a pas été et ne sera pas faite.


Entre Paris et Toulouse le plaisir de se découvrir, de plaire à l'autre et de le surprendre a tourné à l'ennui de se deviner, de se supporter et de ne plus rien en attendre.


Comme un deuil ou un autre évènement grave de la vie, le divorce, fût-il décidé à deux et "par consentement mutuel", fait partie de ces moments sinistres et douloureux qu'on n'oublie jamais.


On dit qu'un couple sur deux est appelé à se séparer désormais : cela fait une sacrée somme de souffrances et de frustrations dont on ne voit pas beaucoup les effets !

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18 mars 2010 4 18 /03 /mars /2010 15:09

Dans notre société sans religion ni sacré les personnes qui accèdent à la célébrité, dans quelque domaine que ce soit, mais surtout dans le show-business, se voient accaparées par une foule en mal d’idoles, au sens premier du terme.

Certaines fois elles le méritent, d’autres fois non. Jean Ferrat, assurément, le méritait plus que d’autres parce qu’à l’occasion de sa disparition on a pu revoir qu’il avait un vrai talent, une forte personnalité et une profondeur que validaient en quelque sorte la beauté et l’intelligence de la plupart de ses textes, la splendeur de ses musiques et la majesté de ses interprétations.

 

Pendant des années il a effectivement été honnête et digne, refusant les petits arrangements du métier, les passages dans les médiocres émissions télévisées (celles de Drucker exceptées), il a aussi évité les vaines polémiques et les renoncements.

C’est assez pour mériter estime et admiration, insuffisant pour justifier ces manifestations profanes qui me mettent mal à l’aise et qui accompagnent la disparition de personnalités : les barrières couvertes de fleurs ou de mots (qui les lit ?), les applaudissements au passage du cercueil et les visages en pleurs.
 

Souvent impitoyables dans leurs rapports avec leurs proches les anonymes communient dans la douleur pour la perte d’une personne qu’ils ont aperçue, dans le meilleur des cas, sur une scène à 50m d’eux !

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17 mars 2010 3 17 /03 /mars /2010 10:37
Que 47% du corps électoral soit allé voter m’étonne plus encore que 53% s’en soit abstenu.

Que les « observateurs », des partis politiques aux « politologues » en passant par les journalistes soient surpris de l’abstention me surprend tout autant.


Que les électeurs partent à la pêche ou au diable est, au contraire, la conséquence logique de la sclérose absolue de la politique en France.

Une écoeurante langue de bois (il fallait entendre Xavier Bertrand sur France Inter le mardi 16 mars au matin pour en être dégoûté), un non-renouvellement des candidats (Huchon conseillait Rocard à Matignon en 1988) ou des responsables politiques (Fabius commentait les Municipales de 1983…), et une impuissance des politiques à résoudre des problèmes posés au pays depuis des décennies, enfin une convergence des politiques réelles, qu’elles soient municipales, cantonales, régionales, sénatoriales, législatives ou même présidentielles donnent à l’électeur le sentiment qu’il ne sert à rien de voter et que l’impuissance à résoudre ses préoccupations est générale.

Observer le train de vie des roitelets régionaux, de leurs « palais » et de leur morgue est aussi de nature à rendre abstentionniste le plus démocrate des électeurs.

Si on ajoute que certains des votes (le « non » au référendum sur la constitution de l’Europe) sont ouvertement bafoués il est proprement stupéfiant qu’on soit surpris de l’abstention massive.

A 43% de votants on est encore dans un schéma à la Sallustre de la « folie des grandeurs » : « ils m’acclament ? j’aurais dû leur en prendre plus ! ».

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