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29 août 2017 2 29 /08 /août /2017 07:00

Difficile d'en être certain mais il semble que ce soit leur propre décision. Je veux dire qu'ils revendiquent d'avoir décidé eux-même de ne pas "faire l'année de trop".
Qui ils? l'équipe de "Si tu écoutes j'annule tout", émission de fin d'après midi sur France Inter qui a été diffusée pendant 3 ans et qui était assez inégale.
Personnellement je n'appréciais que la "pastille" de Guillaume Meurice (18H35) et étais assez agacé par Charline Vanhoanacker dont la voix, le ton et le rire (primordiaux pour une femme de radio, non?) me crispaient.

Je n'appréciais pas du tout Clara Dupond-Monod et étais totalement allergique à la chronique musicale cinglée d'André Manoukian. Quelle emphase, quel crétin pompeux..

J'avoue.... à part Meurice l'émission avait un petit côté chansonniers/Théâtre des 2 ânes qui me semblait bien mièvre et dépassé. Alexis Vizorek, co-animateur n'aurait pas dépareillé sur ces planches des années 70...

L'équipe (Vanhoanacker/Vizorek/Meurice) s'est fendue d'une vidéo de laquelle il ressort qu'ils auraient pu rester mais qu'ils ne le souhaitaient pas, invoquant les 3 années passées, le "renouvellement des politiques et de la politique" et la crainte d'être redondants.

C'est rare et c'est à souligner: l'idiot Pujadas, viré après 4760 trimestres sur France 2 est revenu sur une chaîne confidentielle (LCI) tant ces gens-là se croient indispensables.

Les ricanements de Charline, l'humour urticant de Guillaume Meurice et les couplets guitare/voix fluette de Frédéric Fromet se donneront à écouter ailleurs, je n'en doute pas.

 

PS: aux dernières nouvelles c'était un "gag". L'émission existerait toujours. Waf waf waf qu'est-ce qu'on rigole!

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28 août 2017 1 28 /08 /août /2017 07:00

J'ai appris le nom du meurtrier probable de l'écrivain Emile Zola. Un certain Henri Buronfosse si j'en crois l'émission "l'ombre d'un doute" diffusée sur le canal 23 le samedi 19 août 2017 consacrée à Emile Zola et plus particulièrement à son retentissant "J'accuse" et présentée par Franck Ferrand.

J'ai lu la presque intégralité des Rougon-Macquart alors que je faisais le gugusse déguisé en militaire pendant le "service national" de triste mémoire. Je revendais alors les "gauloises troupes" que nous donnait l'armée pour acheter les livres de poche signés Zola.

Au bac je suis "tombé" sur la dernière page de "Germinal" et je tiens "la débâcle" pour le meilleur livre de cet auteur controversé.

On n'a pas idée, aujourd'hui, du climat de haine qui régnait en France au moment de "l'Affaire" ou de l'Affaire Dreyfus, du nom de ce capitaine juif accusé d'espionnage pour le compte des Allemands à une époque où la France rongeait son frein en attendant la revanche de 1870-1871.

Nationaliste, cocardière, revancharde et paranoïaque la France de la fin du XIXème siècle était chauffée à blanc et cette affaire allait la jeter dans une presque guerre civile.

Accusé à tort mais doté d'une personnalité falote et se défendant mal Dreyfus fut condamné pour avoir transmis des documents secrets (le fameux "bordereau") à l'ambassade d'Allemagne.

Dégradé, relégué à l'île du Diable, il subit sa peine soutenu par certains, accablé par d'autres. La plupart, défenseurs comme accusateurs ignorant tout du dossier mais se battant contre ou pour "le juif", "l'honneur de l'armée" et autres leurres.

Assez rapidement l'Etat Major a la preuve de l'innocence d'Alfred Dreyfus mais, refusant de se déjuger, elle acquitte le vrai coupable (Esterhazy) et confirme la sentence.

Emile Zola publie en une de l'Aurore une adresse au Président de la République, son fameux article "J'accuse", pour lequel il finit par être condamné à 1 an de prison pour diffamation.

Cette lettre publique fait de Zola l'un des Dreyfusards les plus célèbres mais multiplie les ennemis jurés de l'écrivain de Médan dont les oeuvres littéraires, c'est le moins que l'on puisse dire, ne lui ont pas apporté que des amis. Son "naturalisme" étant comparé à de la pornographie!

On le sait Dreyfus sera blanchi (mais si mal, presque "à la sauvette") et réhabilité. Longtemps, très longtemps après l'erreur judiciaire militaire.

Ses ennemis le haïssant toujours, un fumiste (aujourd'hui on dirait un ramoneur) bouche le conduit de cheminée de l'écrivain à son domicile de Paris. Zola meurt asphyxié par l'oxyde de carbone.

Zola mort,  son corps est, peu après, transféré au Panthéon. Cérémonie de translation à laquelle a été convié le plus célèbre ex-condamné de France, Alfred Dreyfus.
La cérémonie sera houleuse car les opposants à la réhabilitation réfutent l'écrivain tandis que Dreyfus reçoit deux balles dans le corps (il se remettra).

Cette haine du juif, ce soutien inconditionnel à l'armée, ce déni de justice et cette atmosphère de lynchage pourriront le climat politique du pays jusqu'à la guerre de 14-18. Guerre pendant laquelle la "justice militaire" donnera sa pleine et entière mesure avec les condamnations "pour l'exemple" (mutineries de 1917) et l'exécution de Mata Hari entre autres..

L'émission était intéressante et donnait à voir certains traits de caractère prégnants de notre pays que sont l'intolérance, la violence, les coups de sang et le manque de réflexion doublé de l'imprévoyance des "élites".

 

 

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25 août 2017 5 25 /08 /août /2017 07:00
Mauléon (85) 6 août 2017

Mauléon (85) 6 août 2017

Le dimanche 6 août nous nous rendions en Bretagne. Nous avons fait étape, la veille, à Bressuire (!) et, le matin n'avons pas voulu déroger à notre règle: pas de petit déjeuner dans un hôtel. Les viennoiseries sèches, le jambon cellophane et le thé Lipton très peu pour nous.

Après avoir un peu roulé et atteint les limites géographiques annonçant la Vendée nous nous sommes arrêtés dans une jolie petite ville dont je n'ai pas retenu le nom.
Là, sur une place proprette et ventée nous avons commandé deux expresso tandis qu'on nous expédiait sans ménagement acheter nous-mêmes nos croissants à l'autre bout de la ville.
On est un pays touristique ou on ne l'est pas.

Quand, enfin, nous avons pu consommer ensemble elle et moi croissant et café nous avons eu la surprise de voir 3 prêtres "old school" en soutane deviser près d'une fontaine.

Hormis dans deux ou trois paroisses parisiennes connues pour abriter des prêtres rétifs à toute modernité on ne s'attend pas, hors période du carnaval, à voir des prêtres ainsi attifés en plein mois d'août et dans une petite ville assoupie.

Nous n'étions pas au bout de nos surprises. Deux ou trois jeunes (par l'état civil en tous cas) pressés passèrent devant notre table, se rendant nous ne savions où. Ils étaient endimanchés comme des paroissiens de St Honoré d'Eylau un mardi. Chaussettes blanches, mocassins à pompons, bermuda en velours marron.... l'attirail du communiant attardé.

Il était aux alentours de 10H00, un samedi matin et rien n'expliquait la présence des trois ensoutanés et des vieux enfants de choeur. J'ai vaguement pensé à un tournage de film mais, à part quelques camping-cars aucun véhicule n'indiquait à proximité la présence d'équipes de cinéma.

Sur ces entrefaites des cloches d'église se sont mises à sonner, donnant aux 3 prêtres des fourmis dans les jambes et le signe du départ.

Nous avons achevé notre petit déjeuner et, pour en avoir le coeur net, suivi le son des cloches qui nous a amené à une église bondée, femmes et filles à gauche hommes et garçons dans les rangées de droite. Une multitude de frères en soutanes avait précédé les trois retardataires qui nous avaient frappés par leur présence incongrue.

L'assemblée chantait (bien) un (beau) cantique aux paroles imbéciles et tout respirait une atmosphère empesée et un peu paradoxale.
 

Je ne suis pas "fan" de la religion et de ses rites qui m'ont tant ennuyé quand j'étais enfant et que je ne pouvais m'y soustraire. La pesanteur du dogme, les impossibilités mathématiques ou scientifiques de la croyance et, pour tout dire, le manque de crédibilité d'une institution qui s'est toujours mise du côté des "riches" (tout en professant le contraire!) font que je suis très éloigné des cultes, a fortiori lorsqu'ils sont pratiqués par les plus intolérants des croyants...

 

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24 août 2017 4 24 /08 /août /2017 07:00

Un ami cher qui collectionne les éditions rares de disques et de livres était fier de me montrer un superbe ouvrage de sa bibliothèque, proche des enluminures du moyen âge, pages vieillies artificiellement et couleurs rares et consacré à la série britannique "Game of Thrones".

Des gravures proches de peintures, un arbre généalogique plus vrai que nature et l'histoire de chacun et de chacune des protagonistes s'étalaient sur des pages toutes plus belles les unes que les autres.
Logé dans un étui cartonné de très belle facture ce grand et gros livre n'avait rien à envier à ceux que je possède sur Jérôme Bosh ou Bruegel.

C'est là que je voulais en venir. J'ai regardé la série pendant 6 ou 7 saisons l'abandonnant lorsque les scénaristes ont osé ressusciter un des personnages clés qu'ils avaient longuement fait poignarder par quatre ou cinq sbires en colère contre lui. L'homme, l'image était belle (mais était copiée sur "Le dernier Casanova" pour le sang répandu artistiquement sur la neige...) mais définitive. Que l'homme revive parce qu'il plaisait sans doute au public féminin, voilà qui m'a amené à cesser de suivre la série. Je ne parviens pas à accepter les résurrections!

C'est une série digne qui, au départ, n'a rien pour plaire à des vieux kroumirs tels mon ami L*** et moi. Cependant la violence inouïe, l'intelligence des situations, le talent des comédien(ne)s, l'attachement à certains des personnages ont rendu "accros" à "Game of Thrones" deux ou trois générations différentes.

Mais ce n'est qu'une série télé. Je m'interroge sur le marketing et le merchandising forcenés qui accompagnent désormais la moindre série américaine ou britannique (nous ne sommes pas concernés, notre production en étant encore à "Joséphine, ange Gardien" ou "un gars, une fille et leurs dérivés.......)

Des pans entiers de notre histoire récente sont négligés mais on n'ignore rien de la filiation des "Lannister". On a regardé "House of Cards" et on compare avec le mandat cahotique de Donald Trump (2017-2021). La fiction envahit nos imaginaires au détriment de l'actualité transformée en feuilleton quotidien dont le "buzz" est l'unique baromètre.

Je dis ça... je dis rien!

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23 août 2017 3 23 /08 /août /2017 07:00

Il reste quelques clowns pathétiques qui écrasent une larme lorsqu'ils évoquent leur période "Mao" (Le psychanalyste Gérard Miller entre autres). Ces "collabos" d'une autre dictature n'ont hélas jamais été mis en face de leurs écrits et responsabilités et leurs complicités avec les régimes de Pékin, Pnom-Penh, Ho-Chi-Minh Ville et Ventiane auraient dû leur coûter quelques années à l'ombre.... Mais dans notre monde si bien fait ils s'en réclament comme de faits d'armes.

Passons.

 

Je disais ici même récemment que nombre de chercheurs, d'historiens et d'universitaires considéraient le passage sur terre de Mao comme le plus meurtrier de l'histoire de l'humanité. Ce brave homme, je l'apprends dans le "Marianne" daté d'aujourd'hui était partisan de l'utilisation de la bombe atomique, même au prix de l'éradication de plus de la moitié de la population du globe de l'époque.

Je cite Marianne: "Après l'épisode Coréen, la question d'une troisième guerre mondiale de type nucléaire n'avait donc rien de théorique. Elle fut soulevée ouvertement à Moscou le 18 novembre 1957, durant la Conférence mondiale des partis communistes et ouvriers quand Mao exhorta ses camarades à ne pas craindre l'ennemi impérialiste: "Demandez-vous combien de gens mourraient si la guerre éclatait. (...) Disons pour prendre le cas le plus extrême que la moitié mourrait, mais l'impérialisme serait entièrement aboli et toute la terre serait devenue socialiste."

Plus loin il est fait état d'une discussion avec le leader Indien Nehru dans laquelle Mao soutenait qu'une guerre nucléaire "peut être gagnée".

Marianne poursuit: On retrouve un raisonnement analogue dans son discours du 27 février 1957 "la première guerre mondiale a été suivie par la naissance de l'Union Soviétique avec une population de 200 millions d'habitants. La seconde guerre mondiale a été suivie de la formation du camp socialiste qui englobe une population de 900 millions d'âmes. Il est certain que, si les impérialistes s'obstinent à déclencher une troisième guerre mondiale, des centaines de millions d'hommes passeront du côté du socialisme et seul un territoire peu étendu demeurera aux mains des impérialistes; il est même possible que le système impérialiste s'effondre complètement."

La réhabilitation de l'empereur chinois rouge, rampante mais significative, laisse penser que le bilan effroyable des années Mao et sa doctrine sont passés par profits et pertes.

Pour tout le monde?

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22 août 2017 2 22 /08 /août /2017 07:00

Nous sommes un peuple touristique très particulier et, reconnaissons-le, assez pénible.
A l'étranger nous identifions toujours le compatriote au bruit qu'il fait et à ses manières peu discrètes de se fondre dans les foules. Le premier contact avec notre pays, lorsque l'on rentre d'un voyage lointain, est presque toujours lié à l'indiscipline, l'agitation ou les récriminations d'un Français.

Autres traits spécifiques de notre caractère national: le chauvinisme ("oui il est bien ce téléphérique, il rappelle celui de Montmartre"), la critique ("que c'est mal organisé!"), l'indiscipline, l'art de la resquille, la pratique de la comparaison à outrance ("chez nous.....") et, naturellement, une méconnaissance abyssale de la langue des pays que nous visitons (pardon, "qu'on fait" car les Français "font" le Portugal ou la Grèce) mais même de l'anglais ("y'a pas de carte en Français?") comme des particularismes régionaux ("une seule file d'attente? c'est nul").

Nous parlons fort, nous sommes exigeants avec les autres, nous sommes radins, nous nous prenons pour un "grand" pays et minimisons ceux que nous traversons ("Oui, Lisbonne c'est pas mal") quand nous ne les traitons pas comme des sous-développés ("Il y a même un office de tourisme ici".

Nous sommes difficilement transposables parce que nous ne mangeons que ce que nous connaissons déjà ("les supions, je les préfère à la provençale"), suspicieux ("Banco do Brazil, je peux faire un retrait de 50€ sans danger tu crois?") et peu curieux.

Rien de plus énervant que les réserves des hôteliers étrangers qui vous disent que les touristes qu'ils aiment le moins sont....les Français qui se comportent mal et s'offrent le luxe de faire des commentaires agressifs ou injustes sur les sites internet des hôtels ou sites visités.

Je déteste cette fausse complicité qu'affectent les hexagonaux lorsqu'ils en rencontrent d'autres loin de leur base. A tous les coups un certain mépris et une mauvaise critique seront échangées plutôt que bonnes adresses et expériences plaisantes.

Voir un embarquement d'avion est une souffrance tant nous sommes indisciplinés: si on appelle les places 26 à 14 le Français qui a les places 6C et 6D se précipite pour essayer de passer.. Et naturellement avec un bagage trop volumineux pour être considéré comme bagage de cabine, ce qui retarde tout le monde et exaspère les autres!

Bien sur je généralise et tous nos contemporains du "pays des 300 fromages" (sic) ne sont pas des goujats bruyants et sales mais convenons qu'il en est plus qu'ailleurs et qu'ils ne donnent pas la meilleure image possible..

 

 

 

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21 août 2017 1 21 /08 /août /2017 07:00

De tous temps j'ai eu une attitude contrastée avec le magazine "Télérama". La première se traduit à peu-près par la réflexion: "mais pour qui se prennent-ils ? ce vulgaire journal de programmes télé se la pète vraiment" la seconde étant le contraire: "il n'y a pas à dire, c'est autre chose".

La vérité est que cet hebdomadaire est exactement à la rencontre des deux affirmations. Télérama est un journal de programmes de télévision mais pas que.

Je ne l'achète jamais mais, lorsuq'il m'en tombe un sous les mains, je le feuillette avec plaisir et... agacement.
Agacement parce que ce journal a ses têtes. Il adore célébrer Pasolini, Gus Von Saint, David Lynch, Jean-Luc Godard, Woody Allen, Jeanne Balibar, les Garrel père et fils, feu Jacques Demy et sa Varda, Woody Allen et une vingtaine de "happy fews" idolâtrés par les bobos CSP++++.

Ce tropisme intello-branché-hermétique mis à part, le magazine qui s'adresse prioritairement aux personnes cultivées de gauche idéalement représentés par les professeurs d'université n'a aucun mal à supplanter TOUS ses pâles concurrents.

Je lui reprocherais ses parti-pris, ses "facilités", sa volonté -parfois- de "faire chiant", ses gimmicks d'écriture et, en fin de compte, ses emballements prévisibles.

Dans le gîte Normand que nous avons loué une semaine mi-août il y avait 4 numéros de Télérama: l'un portait un dessin de Sempé en couverture pour annoncer un dossier concernant "la mue des musées", l'un David Bowie, encore vivant et consacré à ce qui serait son avant-dernier album, un autre sur Guy Debord et j'ai oublié tout du dernier sauf qu'il était volumineux et que le dossier central parlait de la peinture engagée sous la dictature hitlérienne. 

Rien à dire: les dossiers, bien qu'un peu courts, valaient largement ceux des hebdomadaires consacrés (l'Obs, l'Express, Marianne, le Point, Society...) et les dépassaient même par une iconographie choisie et des exemples puisés plus souvent derrière le périphérique de Hidalgo-City. Une mention particulière pour celui consacré aux musées qui n'oubliait pas de pointer du doigt (si j'ose dire) les "audio-guides" et donc les idiots-guidés..

A propos du cinéma, point fort du titre, si Xavier Dolan et quelques autres restent intouchables, on sent une réévaluation des films projetés et une volonté d'être plus justes. On se prosterne devant Godard mais on fait moins la moue devant Sautet ou même Grangier.

... les combats idéologiques sont derrière Télérama qui reste cependant vaguement contaminé par la psychanalyse, la politique et même l'inquiétude sur l'au-delà...

Pour un journal qui décline les programmes de télé c'est plutôt une qualité!

 

 

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18 août 2017 5 18 /08 /août /2017 07:00

Dans ma déjà longue existence j'ai assez souvent mis les pieds sur des bateaux. Que ce soit le minuscule "Ferry-boîte" du Vieux-Port de Marseille à des ferries plus conséquents, des bacs à des bateaux de plaisance (dont les sublimes yachts de mon ex-beau frère) en passant par toute sorte d'embarcations.

Je ne souffre pas du mal de mer et le clapot ne m'a jamais empêché de dormir.

Mieux j'aime me retrouver loin, très loin du rivage et la haute mer ne me fait pas peur. Certes, comme beaucoup, j'imagine toute sorte de créatures aux dents acérées et prêtes à le faire chavirer glisser sous le navire pour déchirer ma vieille peau façon hamburger mais, une fois encore, j'aime me sentir sur l'eau, peut-être plus que dedans..

La semaine dernière je suis monté sur un petit bateau à cabine et ai passé la journée en mer, au large des Glénans (Bretagne, Finistère). La journée était belle,  le soleil généreux, les nuages nombreux et bien dessinés, de différentes teintes allant du blanc franc au gris foncé, la mer dominante noire mais avec des espaces verts émeraude (fonds sablonneux). La marée était marquée et de nombreux voiliers croisaient tout autour.

Nous avons posé l'ancre et déjeuné dans une crique abritée du vent.

Au retour la mer était nettement plus agitée et les vagues devaient faire plus du demi-mètre mais tout ceci était amusant. La mer est propice à la contemplation et à la réflexion. On s'abime en soi en pensant à mille choses qui font oublier le temps et ce qui se passe autour.

Pas assez cependant pour ne pas voir un beau voilier échoué sur le flanc attendant la marée haute et es airs crispés des passagers. Ni le (s) dauphin(s) que Françoise a vu(s) et dont on a aperçu in extremis la nageoire dorsale qui lui a évité de passer pour une affabulatrice, une mythomane ou une menteuse!

J'ai aimé le retour au port, le nettoyage du bateau, l'installation à l'anneau et le retour à la cale dans l'annexe.

Un dépaysement et des sensations sinon nouvelles du moins renouvelées et si plaisantes.

 

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17 août 2017 4 17 /08 /août /2017 07:00

Toute notre époque est dans les détails, je me répète. Ainsi la réédition, en livre de poche de l'excellent livre de Laurent Binet "HHhH" est, en elle-même un condensé des travers de notre époque.
L'affiche du film qui a été tirée de ce "roman" sert de couverture au livre de poche. La tête de profil du SS haut gradé n'évoque en rien Reinhard Heydrich dont le livre raconte les principaux "faits d'armes" et la préparation puis l'attentat qui lui a coûté la vie en mai 1942 à Prague.

Vous avez noté que j'ai parlé du mois de mai 1942. Naturellement la photo montre des nazis enfoncés jusqu'aux genoux dans la neige. Logique, quand tu nous tiens.

D'ailleurs le personnage qui occupe les trois quarts de l'image de couverture du livre ressemble à ces personnages masculins hyper-virils des jeux vidéos. Encore un contresens.

Un petit sous titre nous précise que le livre de laurent Binet, "HHhH" a été couronné du "Prix Goncourt du Premier Roman". Le livre est une reconstitution pointilleuse d'un fait historique mais le voilà qualifié de roman. C'est absurde!

J'avais déjà vu des films et lu des choses sur l'assassinat de Heydrich qui fut un des plus immondes salauds de la seconde guerre mondiale qui, pourtant, n'en fut pas avare. Comme le dit Binet dans son livre la différence entre lui et disons Göring, Himmler, Borman et tant d'autres est qu'il était intelligent, travailleur et déterminé.

Les scrupules, l'Humanité et la notion de Bien et de Mal ne l'effleuraient même pas.

C'est lui qui mit en oeuvre "la Solution Finale de la Question Juive" (le meurtre systématique de tous les juifs, par balles puis de manière industrielle par les gaz de tous les juifs d'Europe que les Allemands pourraient trouver, 11 millions de personnes condamnées, 6 millions effectivement exterminées, mise au point d'un service de renseignement, de police, d'espionnage et de contrainte d'une efficacité absolue et occupation sanglante et ultra-répressive de la République Tchèque après démantèlement de la Tchécoslovaquie).

Le "roman" en question raconte la sélection puis la formation et l'envoi à Prague par la résistance et le Gouvernement Tchèque en exil d'une équipe de parachutistes chargée de tuer la "bête Blonde" (surnom admiratif que donnaient les Allemands à Heydrich) et l'exécution elle-même ainsi que les effroyables représailles qui s'abattirent sur des innocents.

Mon avion (n')avait (qu') une heure et demie de retard hier (EZY 4029 15H05 Orly Ouest) et, plutôt que la presse paresseuse et de mauvaise humeur j'ai préféré acheter et relire ce livre qui m'avait plu. L'auteur y avance en expliquant sa démarche, ses doutes, ses craintes, son sentiment et ses pensées. (C'est cela qui lui aura valu de voir son livre qualifié de "Roman"?!?)

Je vous le recommande...


 

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15 août 2017 2 15 /08 /août /2017 07:00

Je ne voudrais pas sombrer dans la diffamation mais je suis persuadé que l'un des plus grotesques bouffons de cette époque qui semble pourtant les révérer est le pubard Jacques Séguéla dont le discours est au-delà du ridicule. Très au-delà. L'entendre aujourd'hui parler des "bas Dim" comme s'il s'agissait de la pierre philosophale était à pisser de rire.

Ce petit et vieil homme revendique son inculture abyssale et se pique d'inventer des concepts.

Personne n'ose lui dire que son métier consiste à faire vendre du papier WC, des shampoings pour moquette ou des tambouilles frelatées concoctées par l'industrie alimentaire.
Lui se croit "créateur" et poète et s'imagine en leader d'opinion.

Depuis le début des années 80 ce mange-merde donne un avis idiot sur tout et est accueilli par les cuistres comme une sorte de sage de la réclame qu'ils appellent "communication" parce que, tout de même, philosophie leur semblait un peu exagéré.

Cet homme pédant, content de lui et vibrionnant de médiocrité s'honore (c'est lui qui le dit) d'avoir fait des spots Citroën consternants, d'être à l'origine de "la force tranquille", le slogan pétainiste de la momie Mitterrand et, last but not least, d'avoir présenté Carla Bruni à Nicolas Sarkozy.
Devant de tels faits d'armes je m'incline pour que mon front touche le sol!

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