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27 juin 2017 2 27 /06 /juin /2017 13:00

Dans la bibliothèque du R B' n B de Montreal que j'ai occupé il y avait beaucoup d'ouvrages universitaires ardus, des livres français plus évidents (Pierre Desproges, Philippe Delerm) et des "beaux livres" sur la photo en général. Il y avait aussi un livre bibliographique sur Robert Doisneau agrémenté de très belles reproductions de ses photos sans se limiter aux plus connues.

Comme tout le monde j'aime la photographie que je considère comme un art à part entière. Comme tout le monde aussi je connais les grands maîtres de cet art, Man Ray, BrassaÏ, Doisneau, Cartier-Bresson, Lartigue etc.

J'aime moins la photo couleur qui, allez m'expliquer pourquoi, me rappelle trop le monde de la publicité que je n'aime guère.

Des Warhol et contemporains me laissent assez froid, sans doute par méconnaissance.

Robert Doisneau a réalisé des photos étonnantes dans lesquelles une époque s'exprime sans qu'il semble l'avoir réalisé. Je pense à ses clochards, à ses vues de Paris sous la botte allemande.
Ce sont de très bonnes photographies et de prodigieux documents historiques.

...qui donnent envie d'en savoir plus et d'aller immédiatement consulter des ouvrages sur cet homme, sur ses amis (photographes, peintres, concurrents) et sur cet art assez mal connu.

Puisse cet articulet faire de même!

 

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26 juin 2017 1 26 /06 /juin /2017 13:00

Mon fils Nicolas, à qui je dois l'immense et prolongé plaisir de la découverte de "Dexter", "Breaking Bad", "Game of Thrones", "The Walking Dead", "The It Crowd", "Better Off Ted", "House of Cards", "Luther" et "Boss"  et j'en passe et en oublie a eu l'idée à priori normale de me faire découvrir une série intitulée "Louie", du nom du personnage principal et acteur (Louie C.K), aussi scénariste et producteur.

Je suis assez surpris par cette série d'épisodes de 20 minutes d'une liberté de ton (de langage... mais pas seulement) assez stupéfiante.
Pour "m'accrocher" il m'a passé d'abord les épisodes dans un ordre de ses préférences à lui. chaque épisode se suffit à lui-même et raconte un aspect de la vie quotidienne de Louie, un quadra New-Yorquais plutôt banal, divorcé, père de 2 filles et qui côtoie des personnes gravement déjantées. Son médecin (un détraqué d'anthologie), son dentiste (un pervers vraiment pervers), son psy (un taré), son voisin (un fumeur d'herbe absurde), sa mère (là... il y a trop à dire!) et les femmes...
Louie a un problème avec les femmes qui soit ne veulent pas coucher soit veulent. Mais c'est toujours des séquences dingues et très osées sur le plan des situations ou des dialogues).

La série ose tout, parle de tout avec un ton auquel rien ne nous prépare. Européens nous ne parlons pas de notre b... et les femmes de leur v... comme s'il s'agissait d'une main ou d'un oeil. Eux si! et le moins que l'on puisse dire est que s'ils en parlent ça n'a pas l'air de suffire pour les rendre joyeux. Quels cinglés! quelle civilisation. A cet égard les épisodes qui incluent des parents d'élèves sont totalement stupéfiants!

Ca me confirme qu'on devrait juger Freud par contumace. Pour crime(s) contre l'humanité.

L'épisode discrètement intitulé "Louis et sa maman" commence dans une salle de gym. Le frère de Louie lui demande d'accepter une partie à 3 parce que sa copine n'arrive au plaisir qu'à plusieurs. Louie est obligé de s'énerver pour que son frère comprenne qu'il refuse.
Sur scène (Louie, dans chaque épisode, fait du "stand up" et raconte à sa façon ses déboires et sa vie telle qu'il la voit) Louis évoque très crûment le sexe homosexuel avec assez peu de légéreté pour ne pas parler d'élégance....

Scène suivante Louie accompagne ses deux filles à l'école (ou chez leur mère) quand sa mère débarque à l'improviste et lui fait une scène parce qu'il préfère s'occuper de ses filles.
Louie nous apprend que sa mère les a plantés à Noël et qu'invités chez elle ils ont terminé à l'hôtel parce qu'elle était partie sans leur dire.

J'oubliais... Maman ressemble à une dame de l'armée du salut. Grise, desséchée et piquante.
On suit Louie et sa mère au(x) restaurant(s) car elle fait des scènes gênantes dans chaqun d'eux. Dans le dernier elle dit des ignominies (sur sa sexualité passée -avec le père de Louie donc-) et annonce à son fils aîné qu'elle est lesbienne. Il faut avoir vu la mère et ses grimaces pour juger la situation..

Dernière scène les deux frères sont à table et attendent leur mère et sa femme. Celle ci est une bombe de 25/30 ans. Le plus jeune fils (une brute tatouée) demande à sa mère si elle l'aime et celle ci ne répond pas à cette question affreusement gênante ("Maman, est-ce que tu m'aimes").

Avouons qu'il est difficile de faire pire!

 

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23 juin 2017 5 23 /06 /juin /2017 07:00

Le show business mondial n'est pas avare de ces gloires frelatées qui font une, quatre, dix voire vingt saisons et ce malgré un manque total de charisme et,osons le dire, de talent.

Je pense à des sommités comme Lady Gaga, Sylvester Stallone, Arnold Schwartznegger, Marion Cotillard, Mylène Farmer, Louane, Cyril Hanouna et tant d'autres.

Je dis, à tort, qu'ils n'ont aucun talent: si! leur immense talent consiste a faire croire qu'ils en possèdent un et à vivre de ce faux-semblant.

Prenez Sylvester Stallone. Que restera t'il des 5 ou 6 "Rocky" et "Rambo"? ce fast-cinema, comme il existe des fast-food exploite un filon mais n'est pas regardable d'une saison à l'autre.

Qui serait capable de citer 10 titres valables de Lady gaga ou de Mylène Farmer? je n'ai pas dit de titres connus ou archi-diffusés mais valables..

Et ainsi de suite.

On pouvait ne pas aimer un imposteur comme Rod Stewart, un manipulateur comme David Bowie ou un acteur inégal comme Michael Caine. Il n'empêche: ils ont enregistré ou tourné des pépites et entre eux et une Lady Gaga il y a toute la différence entre des personnalités artistiques compliquées et des objets médiatiques artificiels.

Chez nous on peut presque dater la dissolution presque totale de son talent par Serge Gainsbourg du jour où il a fait le guignol devant des paras à Strasbourg (1978). Après cela plus on le voyait moins il y avait de bonnes raisons à cela.

Sa notoriété était inversement proportionnelle à la qualité de sa production. C'était devenu, en France, l'archétype de ces "bons clients" que les médias adorent parce qu'ils font le show à eux tout seul. Investissement minimum, rentabilité maximum! le jackpot.

Et mon exemple n'est pas très bon parce que Gainsbourg a eu du talent, et beaucoup de talent, disons entre 1967 et 1975. Dommage qu'il ait ensuite fallu le voir le galvauder jusqu'à l'anéantir.

Quand on voit qu'il suffit d'avoir un gros cul (j'ai pas dit Q.I) pour être mondialement connue (je pense à cette américaine si vulgaire) on ne s'étonne pas de ces "carrières" de personnes dont on n'aurait pas voulu comme doublure lumière de Bette Davis (Cotillard) ou pour animer une convention de chauffeurs poids lourds (Hanouna).

Le monde est ainsi fait; Guillaume Musso et Marc Levy vendent plus de livres que José Saramago et on citera plus facilement "Terminator" que "l'affaire Ciceron". Ca a toujours été comme cela et ça le restera.

A nous de ne pas être dupe de ces fausses-valeurs qui ne nous méritent pas!

 

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22 juin 2017 4 22 /06 /juin /2017 19:00

Goujaterie? masque qui tombe? j'ai été sidéré par la réaction stupéfiante de Henri Guaino le soir où il a appris qu'il ne serait pas député d'une circonscription taillée sur mesure pour des gens professant sa vision de la société, de l'Europe et du Monde.
En gros: "Nous sommes entre nous, dans un quartier hyper-bourgeois et nous comptons bien le rester".
Guaino, conseiller et porte plume de Sarkozy s'est cru intouchable pendant le quinquennat: il intervenait sur tout et tous, grillant la politesse de ministres ou de personnes qualifiées.

Plus qualifiées que lui en tous cas, puisque sa seule légitimité, si l'on peut dire, lui venait de sa supposée proximité avec le prince.

Mais revenons à notre point de départ. Après avoir joué la mouche du coche pendant le quinquennat Hollande, tiré contre son propre camp chaque fois que c'était possible et écrit des livres qui encombrent les soldeurs M Guaino a cru qu'il avait l'étoffe d'un présidentiable.

L'étoffe; peut être, les 500 signatures certainement pas.

Pour continuer d'être grassement payé sans trop se fatiguer M Henri a jeté son dévolu sur la circonscription "imperdable par la droite" que M Fillon a eu la faiblesse de refiler à celle qui s'évanouit à la demande, l'évanescente Nathalie Kosciusco-Morizet. Il s'est parachuté lui-même et, surprise, a fait moins de 6% des votes au premier tour des législatives.

Rempli de haine et de dégoût Riton la gifle a insulté les électeurs qu'il semblait découvrir! Dans ces (très) beaux quartiers parisiens, c'est incroyable, on trouve surtout des bobos et des cathos-bourgeois-coincés.

Avec suffisance, morgue, prétention et mauvaise foi il a montré son vrai visage qui, il faut le dire, était assez répugnant. Guaino a réactualisé la blague "le peuple vote mal, changeons le peuple"!

Et puisque j'ai prononcé le nom de François Fillon lui aussi a adressé un message savoureux. Aux candidats députés qui sont au casse-pipe par "sa" faute il a dit regretter de ne pouvoir les aider! Le type les jette à la mer et il leur envoie des parpaings comme bouées. Un chef comme il en fallait comme ils disaient.

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21 juin 2017 3 21 /06 /juin /2017 19:00

(à Lambert)

 

J'ai téléchargé, sur le net, il y a de cela quelques temps, une version incroyable de la chanson "Be Here Now" de George Harrison. Une version différente de celle de l'album "Living in the Material World" dans lequel elle a été insérée.

La version initiale, "officielle" est remarquable mais en l'écoutant j'ai toujours pensé qu'il lui manquait quelque chose. Trop lente, spartiate, en un mot, épurée cette chanson de réflexion spirituelle me semblait un peu "inaboutie" .
Harrison, à l'époque de la sortie de cet album, était encore sur la lancée de son précédent chef d'oeuvre mondialement célébré, sur celle du Concert pour le Bangla Desh et avait un nouveau numéro 1 avec "Give me Love (Give me peace on Earth)"ce qui signifie concrètement qu'il savait ce qu'il faisait en sortant sa chanson "Be Here Now" (qui inspira ô combien Oasis) dépouillée et minimaliste.
Je n'ai trouvé aucune explication sur la version alternative que j'ai trouvée mais, plus de 40 ans après, elle me donne raison car elle met plus en valeur le chant, la musique et même les paroles qui sont du prêchi-prêcha hindouiste du guitariste mais aussi une réflexion sur l'attachement au passé (auquel lui même tente d'échapper) des auditeurs de sa musique.

Tout se met en place et je crois entendre le producteur, les musiciens et la maison de disques dire à Harrison d'élaguer et de simplifier sa chanson. "Les acheteurs de disques de rock ne s'intéressent pas à Krishna"!

C'est rare mais c'est la version que j'ai trouvée je ne sais où qui me semble la "vraie" et que j'écoute parfois.

Quoi qu'il en soit c'est un titre qui ne figure, à tort, sur aucune compilation et qui vaut bien des "scies" de l'époque.

 

PS: s'il y en a bien une qui était là dans les années 60-70 c'est bien Mrs Pallenberg, Anita. J'ai eu un coup en apprenant qu'elle était décédée ce 15 juin 2017. Cette sulfureuse femme, à la beauté tapageuse autant que les actes de sa geste l'étaient je l'imaginais éternelle.
Comme une bohémienne déglinguée elle a connu les Stones (et bibliquement 3 d'entre eux si l'on en croit la légende) à leur apogée et elle a accompagné (si ce n'est entraîné) Keith Richards sur la voie de toutes les addictions. Keith aura même survécu à sa super-groupie. Un exploit de plus au compteur de ce miraculé!

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20 juin 2017 2 20 /06 /juin /2017 19:00

J'ai eu une révélation, vendredi matin, en regardant la circulation (admirablement disciplinée) au carrefour Papineau-Avenue de Mont royal à Montréal vendredi matin: nous brûlerons jusqu'à la dernière goutte d'énergie fossile mais JAMAIS nous ne renoncerons à l'automobile.


Elle sera hybride, électrique, solaire, que sais-je? mais elle résistera à tout et sa disparition marquera plus la fin de l'humanité que la disparition du Rhinocéros blanc ou du Léopard tacheté.

J'ai l'impression que, comme le téléphone portable est devenu la continuation de notre main l'auto est une partie amovible de nous. Elle a été conçue pour nous et par nous mais nous lui appartenons autant qu'elle nous appartient.

Il faut une solide dose d'optimisme (et aussi un certain degré de sadisme) pour la voir ou vouloir la voir disparaître de nos cités.

plutôt que d'envisager de telles extrêmités qui relèvent de l'utopie ou d'une sorte de volonté de nuire la généralisation du covoiturage, de l'auto libre, de transports différents, l'amélioration considérable des moyens de transport en commun est à encourager partout et tout le temps.

Malgré ses défauts, son coût et la pollution qu'on lui attribue un peu abusivement, l'auto individuelle est un incontestable instrument de notre liberté auquel nous sommes, je crois, dans l'impossibilité intellectuelle de renoncer.

 

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19 juin 2017 1 19 /06 /juin /2017 19:00

L'évanouissement hollywoodien de Nathalie Kosciusko-Morizet a tellement pris de place dans l'information hexagonale (et par cet adjectif il faut penser à de hautes barrières fermant le pays) que l'on a finalement, me semble t'il, assez peu parlé de ce nouveau glissement dans l'horreur des cinglés qu'on appelle terroristes.
Je veux parler ce ce film amateur que j'ai visionné sur le net et dans lequel une silhouette s'approche d'une autre, sur le parvis de la Cathédrale Notre Dame et lui assène des coups violents de ce qui s'est avéré être un marteau.
Pourquoi dis-je "glissement dans l'horreur"? je ne veux surtout pas dire que les jeunes vies mitraillées au Bataclan, les très jeunes vies massacrées à Londres au concert ou même les vies fauchées à Nice le 14 juillet dernier valent moins que celle de Notre-Dame; je constate simplement que l'assassin en puissance choisit toujours sa victime au hasard mais que désormais il ne craint pas d'entrer "au contact".
C'est ce degré d'escalade dans la folie meurtrière qui m'a glacé le sang alors qu'à tête reposée je pensais à ce film.

On a beau mettre des chicanes en béton, des caméras sous chaque balcon ou sur chaque pylône, doubler les effectifs de Police, engager des vigiles et durcir les lois, nous sommes totalement impuissants face à des personnes déterminées à tuer avant d'être tuées.

Tout le reste, comme disait Nabokov, "est littérature".
 

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16 juin 2017 5 16 /06 /juin /2017 13:00

 

 

 

 

Je crois qu'aimer quelqu'un c'est ressentir ses soucis comme s'ils étaient les vôtres.
Lorsque l'on se surprend à penser qu'on aimerait les prendre pour nous ou, à tout le moins, les partager; on peut être certain que cette personne compte beaucoup pour nous.

 

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15 juin 2017 4 15 /06 /juin /2017 13:00

Il y a des personnes dont le commerce vous élève et d'autres, on peut le déplorer, dont le leur vous salit.
Dans la "vraie vie" comme ailleurs.
J'ai "rompu" avec une relation que j'aimais pourtant bien mais dont les idées, le vocabulaire, les attitudes et la misogynie triomphante m'assommaient. Je l'ai fréquenté quelques années et me suis soudain départi de ma tolérance à son égard et l'ai chassé de ma vie comme l'on fait d'une femme pour laquelle on n'éprouve plus aucun sentiment.
Je l'ai croisé depuis, quelquefois, et une indifférence polie m'a montré que lui non plus ne regrettait pas la fin de cette relation amicale.

Bien que cela ne me regarde pas ses choix de vie et sa "philosophie" me heurtaient trop pour que je passe outre. Je n'arrivais pas à oublier certains propos ou certaines choses qu'il m'avait  confiées.

Parfois avoir le coeur sur la main ne suffit pas.

On peut aussi se tromper dans ses choix amicaux comme dans les autres.

Attention, plus encore qu'en amour, j'ai le sentiment qu'on sait dès le départ ce que l'on aime pas chez l'autre mais qu'on l'accepte en connaissance de cause. On le sait et on ne  se le cache pas. Là est la différence.

 

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14 juin 2017 3 14 /06 /juin /2017 13:00

Je suis tombé, par hasard (et pas rasé eut ajouté Serge Gainsbourg) sur un livre au contenu effroyable à l'impressionnante bibliothèque de Berri Uqam, en plein centre de Montréal.
Il traitait, avec force photos, de ce qu'on a appelé "les gueules cassées" au cours de la 1ère guerre mondiale.

Il s'agit, génériquement parlant, des hommes dont la figure a été détruite par un projectile. Pas des amputés, comme on pourrait facilement le croire.


Parmi les épouvantes des tranchées il y avait la balle ou l'éclat d'obus qui vous défigurait à vie.
Une mâchoire arrachée, un crâne percé de part en part, un oeil volatilisé ça laisse des traces difficiles à regarder et plus encore à supporter.
Le "service des armées", en France, en Belgique, en Allemagne, en Grande-Bretagne mais aussi au Canada a suivi ces pauvres très jeunes types marqués à jamais dans leur chair et condamnés à des vies atroces car on les cachait plutôt.
Pour des raisons scientifiques et médicales ils ont souvent été suivis dans la durée et, bien que nous soyons là dans les prémisses de la chirurgie réparatrice (je n'ose écrire esthétique) on est admiratif de ce que l'on arrivait à faire dès 1914.

Des planches de photos donnent la nausée quand on pense que le monstre que l'on regarde a dû affronter sa vie, toute sa vie, avec un visage qui suscite l'effroi.

Lorsqu'il reste une étincelle de regard on décèle tant de tristesse, de douleur et d'incompréhension que je n'ai pas pu feuilleter le livre plus de 10 minutes.

Notre admirable "Civilisation", il y a cent ans, faisait subir à des hommes d'une vingtaine d'années un infernal supplice auprès desquels ceux imaginés par Dante sont presque d'aimables plaisanteries.

On l'a oublié mais le traumatisme des champs de batailles de 14-18 a nourri le pacifisme qui nous a désarmés devant Hitler.
Devant ces photos de "gueules cassées" on excuserait presque l'entre-deux guerre calamiteux de la France qui, c'est un fait, amenait la défaite de 40 comme les nuages gris la pluie.

 

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