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9 novembre 2021 2 09 /11 /novembre /2021 07:00

Montand, Trenet, Brassens.... après la "Belmondo-mania" notre pays semble gagné par une fièvre rétro que le centième anniversaire de la naissance du Sétois ne suffit pas à justifier. Nous avons en effet une fâcheuse  tendance à glorifier le passé au détriment du présent.

Thierry Ardisson, que je n'apprécie pas tellement est un homme intelligent. L'émission qu'il produisait et son commentaire (qu'il n'a pas écrit mais qu'il disait comme si c'était le sien) flirtait avec le refrain pénible du "c'était mieux avant". Sheila, Léon Zitrone, les frères Rouland, Guy Lux, Anne-Marie Peysson, Denise Fabre, les Carpentier... ont consciencieusement endormi (dans le sens "abrutir") la France des trente glorieuses. Suffisamment pour qu'on ne les voient plus et qu'on ne les fasse pas passer pour des talents d'autrefois. Je disais Ardisson intelligent... il a su contre-balancer le propos en citant longuement Barbara, Denise Glaser, 5 colonnes à la Une, Brel, Béart et d'autres. Mais l'émission de jeudi sur la télévision d'avant (celle de l'ORTF) faisait -à mon humble avis- la part trop belle aux Français caricaturaux et archétypaux (Georgette Lemaire v/s Mireille Mathieu).

Je comprendrais sans mal que les jeunes Français, de toute origine, ne se retrouvent aucunement dans cette France-là. Ni, d'ailleurs, dans la télévision contemporaine ou les Sylvie Vartan sont encore et toujours reçues en vedette .

Netflix, vendeur d'audiovisuel à la carte, met Belmondo et Romy Schneider en tête de gondole. Le trépas récent du premier justifie peut-être ce choix. Il n'empêche: nous sommes en 2021 pas en 1974. "Flic ou voyou" de Lautner ou "Peur sur la ville" de Verneuil sont d'épouvantables vieilleries pas regardables.

L'estampille "vintage" ou "culte" (mis à toutes les sauces) est un tour de passe-passe. Elle permet de ripoliner des vieilleries et de faire du neuf avec du vieux.

Noter que le contraire est agaçant aussi: Danny Boon fait du Bourvil sans Bourvil. Et ça marche.

 

 

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8 novembre 2021 1 08 /11 /novembre /2021 07:00
De l'épave à la bonne affaire, les voitures de RMCDe l'épave à la bonne affaire, les voitures de RMC

Je regarde, de temps en temps, en différé et sur une chaîne de télévision qui, autrement, ne m'a pas souvent comme public, RMC Découverte, une émission intitulée "Vintage Mecanic" animée par un type grognon mais professionnel répondant au nom de François Allain.

C'est typiquement une émission conçue pour des hommes, plutôt jeunes, habiles de leurs mains et férus de mécanique/tôlerie/carrosserie/sellerie et restauration de voitures ayant de la personnalité.

Exactement...ce que je ne suis pas! ni ma compagne qui ne dédaigne pas quitter les émissions "l'a dit, l'a fait" comme elle appelle les commérages habituels de la télévision pour assister à la restauration d'une Triumph TR4 ou d'une Karmann Gia.

C'est pourtant de cela qu'il s'agit mais le résultat est plaisant parce que la "dramaturgie" y est soignée et les rebondissements nombreux.

François Allain, en début de chaque émission, s'entiche d'une voiture ancienne en piteux état mais pleine de promesses. Il la négocie et calcule grossièrement le montant des pièces à changer, le coût de la main d’œuvre, les aléas qu'il va rencontrer et le bénéfice à la revente qu'il fera, si tout se passe bien.

Difficile, de prime abord, de voir une belle auto dans la presque ruine que l'on feint de découvrir en même temps que l'animateur. Longerons rouillés, moteur venant d'un autre véhicule, carrosserie piquée, sellerie abîmée, planche de bord dévastée et peinture à refaire la déception se lit sur sa figure et sa crainte de faire une affaire neutre ou pire, négative, compromet sa bonne humeur initiale.

L'homme a de la ressource et... des copains spécialistes qui du moteur qui de la carrosserie. Il les convoque devant un container contenant sa trouvaille, fait monter les enchères (en fait le moins-disant tarifaire) et fait l'éloge de sa voiture à rendre comme neuve au moindre coût et dans un délai indécent.

Payer moins, se débrouiller, inventer, improviser sont les maître-mots du story-telling de l'émission comme on dit.

Naturellement des pièces semblent introuvables, des défauts irréparables et les coûts astronomiques pour mieux vanter l'action de l'animateur, sa "débrouillardise" mais aussi le savoir-faire technique et le métier des garagistes de l'émission.

Une petite séquence sympathique montre le modèle dans son époque, au cinéma ou détenu par une personne connue.

...pendant ce temps, grâce à un cahier des charges draconien (pièces et peintures d'origine, tissus et bois également) l'épave reprend vie et la citrouille devient carrosse. La Triumph TR4 était VRAIMENT redevenue sublime.

Allain essaie la voiture, est content du travail des équipes (mais ne le leur dit pas) et envisage à voix haute la plus-value que va lui valoir la vente de "sa" voiture.

La plupart du temps la revente se fait à l'avantage de l'émission mais tout le monde est content. (on ne verra jamais la réaction des acheteurs qui ont payé plus que ce qui était attendu).

générique!
 

 

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5 novembre 2021 5 05 /11 /novembre /2021 07:01

Lionel Jospin, qu'on le reconnaisse ou pas, est tout sauf un rigolo. C'est un homme politique rigoureux, réfléchi, honnête, intelligent et un brillant analyste de la situation en France depuis de très longues années. Premier ministre d'une longue période de cohabitation il possède une expérience unique du pouvoir ayant été aux commandes (sans le titre de président) de 1997 à 2002.

Doté d'une personnalité rugueuse, il est peu porté aux joutes télévisées ou à la comédie du pouvoir. Son caractère a peut-être été l'écueil l'empêchant d'accéder à la présidence en 2002.

Quoi qu'il en soit son action à Matignon et sa gestion du pays ne méritaient pas l'affront qui lui a été fait de voir Le Pen père et Jacques Chirac le doubler au premier tour de la Présidentielle de 2002 et le dernier cité voir son mandat renouvelé pour cinq ans. Nous autres, Français, sommes parfois cruels avec nos dirigeants.

Après sa (trop rapide mais respectable) décision d'arrêter sa carrière politique il a eu quelques velléités de retour,  a donné son avis (rien moins que positif) sur la campagne présidentielle de Ségolène Royal, a été membre du Conseil Constitutionnel de 2015 à 2019 et a écrit quelques livres estimables dont un "Mal Napoléonien" (2014) de haute tenue.

Ce passé plutôt respectable m'a fait acheter "Un temps troublé" un livre qu'il a écrit en 2020 et qui vient de sortir en édition de poche.

Voilà 7,20€ bien utilisés. L'analyse est pénétrante, jamais polémique. L'ancien premier ministre est un observateur privilégié qui connaît la politique, la France, les Français et les rouages de l’État et de  l'économie. C'est un politique partisan mais pas hémiplégique. Il est respectueux des autres et de ses adversaires  et ses jugements sont toujours clairs et évidents. Il n'est jamais dans l'invective et, c'est suffisamment rare pour le remarquer, pas dans la justification ni le plaidoyer pro-domo. Bien sur, de temps à autres, le grand blessé qu'il doit être défend "sa" politique mais réduire le livre à cela serait une erreur et une malhonnêteté.

J'ai été (agréablement) surpris par sa mesure dans l'analyse des présidences de Nicolas Sarkozy et de François Hollande. Il est plus circonspect sur celle d'Emmanuel Macron mais dit pourquoi et le dit bien. C'est un homme politique qui a connu la fin de la Présidence de Gaulle. Son univers politique n'est pas habilité à accepter une présidence hors-sol dont les buts sont indécis et les méthodes peu orthodoxes. Lionel Jospin analyse avec intelligence et sans parti pris la crise des Gilets Jaunes comme les palinodies de la réforme des retraites. Je ne partage pas forcément ses critiques mais lui trouve une authentique réflexion aboutissant à des conclusions qui paraissent logiques.

La partie, longue, documentée et didactique consacrée aux partis politiques nationaux est remarquable et j'avoue avoir été ébranlé par celle consacrée à LREM.

"Un temps troublé" en dit plus sur notre situation, sur l'état du pays et sur la Présidentielle qui s'approche que toute la presse de la semaine. Hauteur de vues en plus. Il donne des pistes pour l'avenir qui méritent notre attention.

Enfin j'ai apprécié une écriture fluide, "austère" parfois (on ne se refait pas) et une pédagogie indiscutable. Sans oublier une politesse et un respect des autres (Chirac et Sarkozy entre autres) qui est à souligner.

 

 

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4 novembre 2021 4 04 /11 /novembre /2021 07:00

Réservation centralisée, uniformisation, concurrence de R B n'B... l'hôtel a moins la côte.

Moi, je suis souvent à l'hôtel et, en général, j'aime bien ça. Mon expérience montre que seuls les détails distinguent les chambres confortables de celles qui le sont moins. La présence de serviettes de toilette neuves en grand nombre, l'état des robinets, l'éclairage, la superficie de la pièce, l'insonorisation, la fourniture de produits de qualité pour la salle d'eau (savon, lotion pour le corps, shampoing, sèche-cheveux, miroir grossissant, peignoirs) fait la différence.

Pour la salle de bains; jolies lampes et éclairage indirect sont des indicateurs qui ne (me) trompent pas. Pour la chambre, qualité de la literie, nombre et forme des oreillers, qualité des draps, la propreté, la vue (importante la vue!), la taille de la pièce, le revêtement de sol (en ce moment la mode est au parquet gris, réel ou imité), papier peint, présence d'éléments décoratifs et de confort (cintres de qualité, cafetière, sucres, cuillères, en-cas) tous concourent à ce que le voyageur se sente bien.

... ou pas. Moustiques, climatisation bruyante, lumières trop vives d'appareils en veille, volets laissant trop la lumière extérieure passer, télécommandes HS, literie molle ou trop dure peuvent gâcher la nuit.

Tous les éléments listés plus haut ne sont pas individuellement indispensables mais qu'ils viennent à manquer et le séjour en est affecté, comme il le sera si les occupants précédents se rappellent à vous par un objet ou un cheveu oublié!

Les prises de courant difficiles à trouver, toutes utilisées ou en nombre insuffisant, la télévision trop petite ou mal réglée et l'accès fluide au WiFi sont d'autres détails qui ont une certaine importance.

Mais pour moi le petit-déjeuner est éliminatoire: il doit m'être servi. La COVID a bon dos qui permet de justifier le "self-service" que, personnellement, je déteste.

Un mini frigo rempli de boissons (hors de prix)? pourquoi pas s'il est silencieux. le bloc de papier et les enveloppes siglées au nom de l'hôtel? j'aime bien. Le menu du restaurant accessible dès la chambre? pourquoi pas. Et on dira que je suis difficile!

 

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3 novembre 2021 3 03 /11 /novembre /2021 07:00

J'étais devant l'écran de télévision jeudi 28 à l'heure où Pascal Obispo était invité de l'émission  "C  à vous". Obispo, chanteur de variétés qui, c'est un fait, ne se prend pas pour la moitié d'un con.

Le chanteur, au look étudié et immuable parlait de sa passion: lui-même. Lancé il était difficile de le contenir tant il possède son sujet.

L'homme publie un album (il y aurait donc encore des disques et des personnes qui les achètent) qui, si je l'ai bien suivi, contiendrait des chansons qu'il avait proposées à France Gall veuve de Michel Berger et qu'elle aurait refusées parce que, comme il l'a dit deux fois avec fierté "c'était du Michel mais ce n'était pas Michel" (en d'autres termes un mauvais plagiat). Se rengorger d'avoir été congédié! drôle de fierté.

Obispo qui (ne) s'écoute (pas) parler se flattait d'avoir donné ces titres refusés par France Gall à Johnny et Florent. (comprendre "mes amis chers", Johnny Hallyday et Florent Pagny). On n'a peut-être pas de dignité mais on a le sens du commerce.

Ensuite, lyriquement, il s'est comparé aux poètes en récitant ses propres chansons. A ce stade d'auto-célébration l'interviewer ne sert plus à rien si ce n'est à relancer la machine lorsque la brosse à reluire ne s'autosuffit pas. Derrière ses lunettes bleues le génie de la chanson avait à cœur d'éteindre la rumeur qui veut que Michel Polnareff le méprise et ne le lui aurait pas envoyé dire. Notre troubadour des soirées anti-Sida (oh, le généreux!) nous annonça avec une feinte discrétion qu'il communiquait avec Polnareff sur "WhatsApp". Invérifiable mais flattant l'égo surdimensionné du bonhomme.

Enfin la vedette un peu en disgrâce interpréta un medley de 4 de ses chansons nouvelles-mais-anciennes en direct. Maniéré le chanteur, creuses les chansons.

Le vide de la variété Française tel qu'en lui même l'éternité le fige.

 

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2 novembre 2021 2 02 /11 /novembre /2021 07:00
Moi, ma copine, Napoléon III et sa famille

En 1978 je suis allé en Grande-Bretagne avec R***, mon amie de l'époque. C'était une fille adorable et drôle. Je ne sais pas ce qu'elle faisait avec moi qui, à l'époque était sans nul doute un garçon coincé et ennuyeux.

Nos roues (de voiture de location) nous conduisirent -pas innocemment- à Farnborough dans une sorte de prieuré abritant les tombeaux de Napoléon III, de l'impératrice Eugénie et du Prince Impérial. Nous discutâmes avec un moine chargé d'accueillir le (maigre) public venu en Angleterre se pencher sur la destinée du neveu de l'Empereur Napoléon 1er et de sa descendance.

Inutile de dire que son travail n'était pas des plus épuisants. Comme; à cette époque, je m'étais entiché de ce règne (pourtant funeste pour la France) j'étalais ma science et impressionnais le moine et R*** qui était plus fan de Carly Simon et de Kate Bush que d'Eugénie et la Castiglione.

Nous eûmes alors droit à une visite "V.I.P" et l'on nous présenta des effets impériaux qui ne voyaient pas la lumière du jour tous les quatre matins. Je me souviens de médailles, de soieries et de deux robes de cour en excellent état. R*** put même essayer (sans l'enfiler) une robe blanche avec pierreries qu'avait porté la dernière impératrice des Français. Étonnement quand nous constatâmes que R* et Eugénie avaient la même corpulence. J'étais, pour ma part, nettement plus grand (et moins gros) que Napoléon III.

Nous visitâmes ensuite, sans limitation de temps, la crypte de l'Abbaye St Michel qui abrite les trois tombeaux. Je pensais alors aux descriptions presque positives de l’empereur vaincu à Sedan que fait Zola (pourtant peu suspect d'être favorable au régime et à son chef) dans "La débâcle". Je pensais aussi à la curieuse et tragique destinée du "quatrième" Bonaparte et avais une autre pensée pour l'impératrice qui leur survécu jusqu'après la fin de la première guerre Mondiale et aida la République à "récupérer" l'Alsace-Lorraine raflées par Bismarck en 1871.

Notre interlocuteur, homme simple et ouvert, nous laissa seul de temps à autres. Il m'avait eu à l'oeil au début de la visite puis s'était rassuré sur mes capacités à rester sérieux.

Je terminerai par une banalité: pourquoi ne pas rapatrier les cercueils de la famille impériale? les vieilles haines sont depuis longtemps éteintes et cet homme qui a gouverné la France de 1848 à 1870 pourrait reposer "au milieu du peuple Français qu'il a (lui aussi) tant aimé".

Quand à R*** nous avons eu une relation agréable et amusante qui s'est terminée parce que je ne lui ai pas proposé d'avenir commun alors que c'était ce qu'elle recherchait. Grâce à un site dédié aux amitiés de lycée nous nous sommes recontactés plus d'une vingtaine d'années après cet épisode britannique. Elle avait un mari et quatre enfants.

Aucun ne s'appelait Napoléon ou Eugénie. Aucun n'avait mon prénom.

 

 

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1 novembre 2021 1 01 /11 /novembre /2021 07:00

En Arles (on dit comme ça) j'ai visité le Luma ou Musée d'art moderne assez récemment construit en centre ville sur une vieille friche urbaine longtemps oubliée.

Le bâtiment qui abrite le musée ne peut se rater: c'est une sorte d'appendice ou de résurgence du musée Guggenheim de Bilbao en plus petit. Une tour métallique biscornue pleine de fenêtres, d'escaliers et de portes, tous factices. Cette hauteur et sa capacité à sublimer l'effet miroir font qu'on le voit de loin.

Un très bon point: l'entrée est gratuite (NB: Je n'imagine pas qu'on aie du payer pour voir ce qui est présenté; mais je brûle les étapes ...) L'intérieur est étonnant et les volumes déconcertants mais originaux et grands. Le problème de ce musée, selon moi, est qu'il n'y a strictement RIEN à voir. Absolument rien. Le néant. Jugez-en vous-même.

Un toboggan sur 2 étages de grande hauteur est à la disposition de tous. Oui, un toboggan. Une "installation" qui ne présente aucun intérêt et qui souligne l'affligeant vide intellectuel qui caractérise une certaine forme d'art dit moderne et célébrée dans les cénacles dédiés et jusqu'à l'inutile Ministère de la Culture. Le public, surtout constitué d'étrangers, âgé et repus (pour ne pas écrire replets) suit sagement les consignes. Hommes et femmes mettent leur jambes dans un sac en toile et glissent en gloussant*. Une salariée culturelle les réceptionne à longueur de journée. Voilà un boulot "dans la culture" valorisant.

Dans une vaste salle obscure (dans laquelle il y a... un grand bassin rempli d'eau!!!) on passe en boucle un film vidéo à la bande son agressive et aux images anecdotiques et répétitives. Complètement idiot, le "concept" m'échappe encore.

Dans une autre salle, des vidéos sont projetées sur des écrans de télévision. Un "artiste" a filmé son sexe sous toutes les coutures. C'est de l'art.

J'ai abandonné la visite à la troisième salle qui, contrairement aux apparences, n'était pas la boutique du musée. Y étaient exposés dans des cubes vitrés des livres d'art consacré à des photographes (dont la très reconnue Bettina Rheims) accompagnés de panneaux commentant les dits livres en termes plus qu'élogieux.

Les ascenseurs déversent sans discontinuer les visiteurs sur des terrasses ventées mais offrant une vue à 180° sur Arles. C'est sans doute ce qu'il y a de mieux à voir au Luma.

Ah, j'oubliais. Le café des "ateliers" mérite le détour. Presque plus que le musée dont, de sa terrasse, on voit le meilleur à savoir ses façades.

 

* et réciproquement.

 

 

 

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25 octobre 2021 1 25 /10 /octobre /2021 09:29

Je suis en Corse et n'ai plus une minute à moi.

Je reprendrai lundi .... si tout va bien.

 

Merci de votre fidélité.

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25 octobre 2021 1 25 /10 /octobre /2021 07:00

Il y a très longtemps j'étais tombé sous le charme littéraire de Milan Kundera. Comme je le faisais à l'époque j'ai lu en un minimum de temps l'essentiel de sa bibliographie jusqu'à ce que je m'en lasse ou, je crois m'en souvenir, qu'un de ces livres disponibles alors ne me plaise pas.

Puis je suis passé à autre chose.

A la bibliothèque de l'hôpital Purpan j'ai ouvert "L'ignorance" un livre qu'il a signé en 2000.

Comme un ami retrouvé, une musique oubliée, j'ai redécouvert cet écrivain Tchèque après plus de vingt ans d'infidélité et d'oubli.

Dès les premières pages j'ai été conquis. La sémantique internationale au service des sensations. On se sent intelligent en lisant ces pages pourtant dépourvues de la moindre afféterie.

Au détour d'un chapitre, c'est Ulysse, celui d'Ithaque, que Kundéra évoque et l'Odyssée est sans doute un des livres qui m'a le plus marqué.

Je n'en suis pas plus loin et ne sais pas si le livre tiendra les promesses des premières pages. C'est égal, Milan kundera est "revenu" et a repris sa place dans ma vie de lecteur exigeant. Ca valait la peine de le constater et de l'écrire.

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22 octobre 2021 5 22 /10 /octobre /2021 07:00

Par hasard j'ai entendu, tôt samedi 16 au matin à la radio (France Inter) une chanson de Léo Ferré interprétée par Marc Ogeret et intitulée "Les poètes". Je ne connaissais pas ce Marc Ogeret mais sa version n'apportait pas beaucoup à la chanson: il la chantait de la même manière que Ferré, d'une voix traînante.

Cette chanson, allez savoir pourquoi, a été coupée en son milieu. La manie qu'ont les gens des médias de courir perpétuellement après le temps, sans doute.

Couper "Les Poètes" de Ferré, même interprétée par un autre, m'est apparu stupide. Une énormité.

Léo Ferré, on aime, on déteste, mais c'est quand même lui, d'origine italienne, qui a sublimé Arthur Rimbaud, Paul Verlaine, Guillaume Apollinaire, Charles Baudelaire, Louis Aragon....

Il a choisi des poésies (pas toujours les plus connues ou les plus "faciles"), a composé des musiques soulignant leur beauté ("Âme te souviens t'il?", "Les assis", "A une Malabaraise", "L'albatros", "l'étrangère"...) et les a interprétés en s'effaçant derrière la splendeur des vers.

Ce chanteur fantasque, imprévisible, coléreux et perfectionniste a consacré beaucoup de temps à enregistrements qui lui tenaient particulièrement à cœur. D'une grande sensibilité ses interprétations rendent justice à la force des vers et à leur évidente musicalité.

Naturellement les disques sont encore disponibles mais tant l'interprétation chantée que l'accompagnement musical a considérablement vieilli. Les poésies elles-mêmes n'ont pas subi cette dégradation due au temps et restent intemporels.

La poésie, à ce niveau d'incandescence, ne saurait s'altérer. Rimbaud se découvre à l'adolescence. C'est trop tôt et insuffisant. C'est avec l'expérience d'hommes faits que les poésies de ces génies du dix-neuvième siècle (et du vingtième pour Aragon) s'apprécieraient plus tardivement, me semble t'il.

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