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3 mai 2019 5 03 /05 /mai /2019 07:00

Le site du magazine d'extrême-droite bourgeoise-catholique "Valeurs actuelles" que j'ai regardé ce dimanche 28 avril 2019 prend prétexte de la sortie d'un livre confidentiel sur lui pour enfourcher un de ses vieux "dadas": essayer de réhabiliter Robert Brasillach, écrivain fusillé en 1945 pour ses écrits collaborationnistes et antisémites. 
Ce combat d'arrière-garde la droite très à droite ne l'a jamais abandonné, prétextant du supposé talent littéraire des livres de Brasillach pour essayer de faire oublier les autres écrits qui lui ont valu le poteau d'exécution le 6 février 1945.

Or, et "Valeurs Actuelles" se garde bien de le dire, les œuvres littéraires du réprouvé ne valent pas tripette. C'est de la littérature de gare qui n'aurait, de toute façon, pas réussi à passer l'épreuve du temps. Que son odieux auteur de 35 ans ait fini sous les balles Françaises du peloton avant la Libération n'y change rien et, contrairement à ce que doivent penser les lecteurs de "Valeurs actuelles" ne lui octroient aucun talent posthume.

La traditionnelle mise en parallèle de Céline et Brasillach ne vaut pas: le premier est un génie littéraire le second un un écrivaillon. En résumé tout Brasillach ne vaut pas la 1ère page du "Voyage au bout de la nuit".

Cet angle littéraire n'est pas nouveau. "On" en a essayé d'autres (cf cette légende qui voudrait que de Gaulle ait refusé la grâce sur une erreur de personne photographiée en uniforme allemand). Qui croit qu'un jour on trouvera ce piètre auteur et cet homme détestable édité dans la pléïade?

Internet permet de survoler la presse dans son entière diversité. Ce magazine assez indigne possède quelques signatures de talent qui -il faut bien vivre- complètent leur pension de retraite en compagnie de gens obsédés par la 2 ème guerre mondiale, les immigrés, les complots et la gauche "socialo-communiste". Les conférences de rédaction doivent y être assez prévisibles et donc ennuyeuses...

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2 mai 2019 4 02 /05 /mai /2019 07:00

Je sais! "comparaison n'est pas raison".

Cependant... Rue d'Alsace il y a un de ces magasins de camelotes (comment désigner les "pouilleries" qu'ils vendent?) sur la vitrine duquel était écrit: "Dix millions d'oreilles percées". Ils vendent des boucles d'oreille ou les percent ou les deux. Au milieu d'autres choses laides et inutiles. C'est un magasin réservé aux très jeunes filles et ça s'appelle "Claire's".

J'ai pensé, sur mon vélo, que personne, en France comme ailleurs, n'e s'est prononcé "contre le percement des oreilles". Jamais.

Dans une rue adjacente j'ai vu une échoppe réservée aux tatouages permanents et, derechef, j'ai pensé que personne, à ma connaissance, n'a demandé l'interdiction de cet art épidermique. Jamais.

Non que les dessins à même la peau ou les oreilles percées fassent l’unanimité mais il ne viendrait à personne l'idée d'interdire à quiconque un geste intime ou en tous cas personnel.

Ça m'a amené à  songer à ces légions d'abrutis qui se positionnent contre l'avortement, par principe. Avant toute autre chose il y a, de leur part, une violente et inadmissible chosification de l'autre dont le corps -avant le cerveau- leur appartient puisqu'ils en prennent le contrôle.

Décider ce qui est bon pour l'autre en lui retirant le libre arbitre est l'une des violences les plus complètes que l'on puisse lui faire. Le pire est que c'est Dieu qu'ils invoquent pour justifier cette violence.

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1 mai 2019 3 01 /05 /mai /2019 07:00
Marielle, Pont-Aven ou Viole de Gambe?

Après Annie Girardot et Jean Rochefort, après Philippe Noiret et tant d'autres de cette génération Jean-Pierre Marielle est mort.  Le 24 avril 2019.

Je l'ai appris par le site du "Point" en ligne et n'ai (presque) pas été surpris que l'un de ses premiers films cités est "Tous les matins du monde", d'Alain Corneau, l'un de ses films les plus ennuyeux.
Il y a toujours un moment, dans la carrière d'un comédien qui s'est beaucoup illustré dans la comédie, où le monde du cinéma lui propose un rôle chiant dans un film chiant. Un film qui suscitera les bravos énamourés de la critique difficile sur l'air de "on vous le disait bien".

Sans aucun jugement de valeur le film qui a le plus fait pour Marielle est sans conteste "Les galettes de Pont-Aven", pas vraiment le genre de beauté du "Masque et la plume" ou de "Télérama". Pas le mien non plus d'ailleurs.

Jean-Pierre Marielle, c'est une banalité de le penser et de l'écrire était justement cet acteur qui était capable de jouer dans "Tous les matins du monde" et "les galettes de Pont-Aven". Avec, quand même, une spécialisation pour les grands cons d'anthologie. De l'expert-comptable, pardon, "l'expert en comptabilité" de "Signes extérieurs de richesse" (Jacques Monnet, 1983) au touriste à perruque du "Diable par la queue" (Philippe de Broca? 1969) en passant par l'excellent "Coup de torchon" (Bertrand Tavernier, 1981). Un acteur très Français, presque emblématique. Je tiens son rôle de VRP chef de "L'Entourloupe" (Gérard Pirès, 1980) comme sa meilleure composition. Un sommet.

Même si le film est raté et que les trois comédiens en font dix fois trop,  Marielle particulièrement, le film de Patrice Leconte "Les Grands Ducs" (1996) était le chant du cygne d'une certaine façon de jouer, d'une certaine façon d'être. Avec Rochefort et Noiret Marielle singeaient en la caricaturant une époque qu'ils avaient connue.

Ces hommages, "à chaud", restent étrangement loin de l'image que garde la postérité. Je doute cependant que l'insignifiante et, j'ose l'écrire, emmerdante histoire de  viole de gambe des "Matins du monde" restera le film qu'on citera pour parler de Jean-Pierre Marielle.

 

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30 avril 2019 2 30 /04 /avril /2019 07:00

J'ai de la chance. Quel que soit le "sujet" de son livre je suis passionné par le sujet que Jean-Paul Kauffmann a choisi. "Venise à double tour", son dernier essai, ne fait pas exception.

J'avais beaucoup apprécié et recommande chaudement "La chambre noire de Longwood" qui fut le premier de ses livres que j'ai lu. J'avais trouvé remarquable les parallèles qu'il faisait discrètement entre sa détention au Liban en tant qu'otage et la vie de proscrit d'un Napoléon déchu, retenu prisonnier sur l'île de Sainte Hélène. La description de cette geôle du bout du monde était en tous points passionnante.

D'autres livres, portant sa signature, m'ont beaucoup plu "L'Arche des Kerguelen: voyage au pays de la désolation", "la maison du retour" (une merveille), "Remonter la Marne" et "Outre-terre: le voyage à Eylau".

J'ai moins apprécié "Courlande" même si les qualités du texte et la profondeur du propos restent intéressants et je suis resté interdit devant "La lutte avec l'ange" qui est entièrement consacré à une peinture. Je me suis promis de le relire un jour; ils ne sont pas légion les livres que j'aimerais ainsi redécouvrir.

J'ai fait l'impasse sur ses livres consacrés au vin de Bordeaux car le sujet ne m'intéresse pas. Même si, ici ou là, il parle intelligemment et sans affèterie de sa passion.

Dans "Venise à double tour" l'argument est étonnant (Kauffmann tient absolument à visiter les nombreuses églises fermées de la ville lagune, quelque soit la raison de leur fermeture) et l'auteur raconte ses pérégrinations et les rencontres qu'il fait ou doit faire pour y parvenir.

C'est un livre dans lequel sa personnalité, son caractère, ses pensées, ses goûts et sa vie personnelle - et donc cette captivité à fleur de peau si longtemps après- affleurent beaucoup plus que dans le reste de son œuvre.

A l’occasion de la sortie d'Outre-terre je l'avais vu (et lui avait posé une question à laquelle il avait longuement répondu) lors d'une étape de sa tournée de présentation dans une bibliothèque de Toulouse. L'homme était intimidant et distant mais aussi souriant et accessible. Un homme d'une grande densité et d'une profonde intériorité.

... le contraire, bien qu'il ait ses lecteurs fidèles et une critique favorable, d'un auteur facile et "médiatique". Ce genre d'écrivain qu'on découvre au fur et à mesure qu'on lit son œuvre et avec lequel on a parfois l'impression d'être synchrone. D'avoir la sensation de partager quelque chose avec lui. C'est un leurre, je le sais bien, il n'aurait rien à ME dire si nous déjeunions ensemble..

Je suis étonné parfois de ce qu'il dit et par exemple par les descriptions extrêmement précises des visages de ses interlocuteurs lorsqu’il les observe lui parlant ainsi que des conclusions qu'il tire des regards ou mots échangés avec des tiers. Ses analyses psychologiques me semblent parfois hasardeuses. Et que dire de l'admiration pleine et entière du psychanalyste Jacques Lacan (voir mon post d'hier) dont il cite des locutions prétentieuses avec humilité? Cette admiration sans bornes me semble disproportionnée.

Je suis aussi surpris par son admiration pour Sartre mais il en donne les raisons dont une qui repousse tout jugement.

A ces réserves près le livre est prenant parce qu'il donne, malgré les touristes, malgré les bateaux de croisière, malgré la mauvaise bouffe et les clichés, envie de voir et revoir Venise.
Il fait, sans y toucher, un portrait réjouissant et juste de l'Italie et réfléchit brillamment sur le Catholicisme, la piété, le clergé, le pouvoir, la richesse, l'art, la peinture et...le salpêtre.

Un livre attirant et déroutant qui fait appel à notre réflexion.

 

 

 

 

 

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29 avril 2019 1 29 /04 /avril /2019 07:00
Lacan et ses Lacanettes

Je le confesse à nouveau j'ai en horreur la psychanalyse et je déteste celles et ceux qui, après que sa forfaiture ait été démontrée continuent à la révérer comme si de rien n'était.

Outre le fondateur et imposteur Viennois de la psychanalyse je n'ai que mépris pour Jacques Lacan et ses disciples qui tous me semblent être des idéologues totalitaires.

Oui, idéologues et totalitaires. Ils forment une secte et se reconnaissent en citant leur gourou, comme le font tous les allumés sectaires. Avec un profond respect et en initiés. Eux seuls peuvent comprendre leur grand homme...

Je ne sais pas si l'anecdote est vraie mais leur Lacan refusait parfois d'accueillir un "patient" qui avait pourtant pris rendez-vous des semaines auparavant tout en n'oubliant pas de lui réclamer une somme astronomique pour la minute de non-rendez-vous.. Un cinglé aux théories fumeuses "signifiantes" pour des gogos qui eussent vénéré Staline, Béria, Brejnev, Mao ou Pol Pot de la même manière aveugle.

Je suis parfois surpris de découvrir des personnes brillantes en admirateurs sincères du théoricien fumeux... Que ce dernier ait eu une authentique culture n'excuse ni sa logorrhée ni les débordements de sa pensée. Mais je crois que plus hermétiques étaient ses concepts plus ses suiveurs l’idolâtraient.

On retrouve, pour le défendre comme des cerbères de la pensée les frères Miller, son gendre et son frère et l'inévitable pasionaria Roudinesco qui, tous trois, ont élevé leur passion au niveau d'un culte religieux.

On ne m'enlèvera pas de la tête que le message de Lacan est abscons. Et dans abscons il y a....

 

 

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26 avril 2019 5 26 /04 /avril /2019 07:00

De temps en temps, ça me prend, je réfléchis aux films familiaux que j'ai faits entre 1992 et 1999, à l'aide d'un camescope et qui tiennent sur 26 cassettes d'une durée de 30, 60 et 90 minutes. Cet authentique "trésor" me manque et je sais qu'il contient des moments formidables.

Ces films, dans leur immense majorité, je ne les ai pas revus depuis une vingtaine d'années. Des personnes qui figurent dessus sont aujourd'hui décédées et les autres, par définition, ont dû beaucoup changer. Ces vidéos-8mm sont, en l'état, inutilisables. On ne trouve aucun lecteur de ce format qui, techniquement, est dépassé.

Je possède quelques "tirages" sur cassettes vidéo VHS mais là on est à la préhistoire de l'image filmée. Le "magnétoscope" est un appareil des années 80 qu'on ne trouve plus non plus.

Je me suis décidé à confier 6 cassettes au marchand d'appareils-photos (numérique et argentique!) de ma rue. Pour voir. Il doit les transférer, en entier, sur une ou plusieurs clés USB.

Je vous en dirais plus quand je les récupérerais, à un mois d'ici...

Ces vicissitudes photographiques m'amènent tout naturellement à réfléchir aux multitudes de photos que nous faisons avec les appareils-photos mais aussi avec les téléphones et que nous stockons dans le cloud ou la mémoire de nos ordinateurs. (ou de disques durs externes). A quoi servent-elles? lesquelles garder? pourquoi? quelle est leur durée de vie? sur quel support stocker les plus importantes?

Je vois, à travers l'exemple des films-vidéos du passé que la technologie avance vite et rend obsolète celle qui l'a précédée. Je vois aussi que les outils de stockage du passé s'abîment ou disparaissent avec le temps: les premières disquettes sur lesquelles on gravait des photos (entre autres) ont disparu et les lecteurs intégrés dans les ordinateurs aussi. Les CD gravés sont terriblement endommagés: 1 photo sur 4 est inutilisable. La durée de vie des disques durs externes est de 5 ans... qui songe à transférer des photos d'un disques dur à l'autre?

Ces milliers de photos, je le crains, sont vouées à disparaître. Je reste sceptique sur la gratuité et la pérennité des clouds qui, tôt ou tard, ont vocation a être une "bibliothèque" publique ou une rente pour les opérateurs.

Qu'on me prouve le contraire.

 

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25 avril 2019 4 25 /04 /avril /2019 07:00

J'ai le regret absolu de ne pas savoir lire la musique et, conjointement, de ne savoir jouer d'aucun instrument. J'aurais adoré jouer du violon ou maîtriser le clavier d'un piano.

J'ai le même regret vis-à-vis de mes enfants: que ni l'un ni l'autre n'ait la capacité de lire la musique ou de jouer d'un instrument. J'exagère: ma fille Marine a été au conservatoire de musique de Toulouse dans la section de chant. De l'aveu même de son professeur elle était "particulièrement douée" (sic).
Aux prémisses de l'adolescence elle nous a envoyés "bouler", le chant, le conservatoire...et moi.

Aujourd'hui elle ne regrette pas. Et j'ai omis de signaler qu'elle joue plutôt bien de l'Ukulélé et gratte un peu la guitare. Elle n'intègrera sans doute pas l'Orchestre Philharmonique de Vienne mais tant pis.

Je fais partie d'une chorale depuis 4 ans et je ne chante qu'à l'oreille. J'arrive à être synchrone mais suis handicapé car incapable d'anticiper la note. Je me comprends! Je me mets toujours entre deux autres basses pour atténuer la fraction de seconde de retard qu'il m'arrive d'avoir.

Lorsque je connais bien un chant, musique et paroles, pour l'avoir souvent répété le handicap dont je parle disparaît. Dans le cas contraire je suis furieux après moi d'être comme face à une langue étrangère devant les partitions compliquées que nous interprétons pour le plaisir.

C'est pourtant beau une partition. Et toutes les subtilités de la musique y sont consignées pour qui sait les déchiffrer.

Je n'ai aucune excuse à cette lacune de toute une vie: paresse, médiocrité, procrastination, confusion de priorité m'ont fait passer à côté de cet enseignement qu'aujourd'hui seulement je trouve prioritaire et indispensable.

Et je fais l'aveu que je n'y parviens pas seul aujourd'hui. J'ai essayé.

 

 

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24 avril 2019 3 24 /04 /avril /2019 07:00

Il faut s'y faire même si c'est  terriblement dérangeant. A chaque catastrophe, à chaque attentat, à chaque évènement de nombreux "complotistes" referont le film et trouveront des "explications" cachées.

Le brasier de Notre-Dame est à peine refroidi que ces personnes imaginent des raisons parallèles au début de l'incendie, des motivations politiques aux présumés incendiaires et voient dans les films et photos du brasier des choses qu'ils sont les seuls à voir. Des statues deviennent des "terroristes" et des pompiers...le Pape (cf le quotidien "Le Monde" du 17 avril 2019 qui consacre un excellent article à ces élucubrations et démonte leurs fantasmes en publiant les photos originales qui ont, dégradées, alimenté leurs délires).

L'irrationnel prend désormais, pour un nombre non négligeable de nos contemporains, la forme du doute absolu sur tout ce qu'on leur dit. Pour ces frappadingues lourdauds l'Homme n'a pas mis les pieds sur la lune en 1969, Les tours jumelles de New-York ont été victimes d'une machination de la CIA et la liste est longue de leurs délires ou fantasmes.

Ce que ces simples d'esprit un peu allumés croient ou ne croient pas ne poserait aucun problème s'ils n'avaient pas une caisse de résonance phénoménale avec Internet qui les conforte mais crée parallèlement de nouveaux adeptes. Tout ce petit monde finit par émettre des thèses imbéciles qui doivent être niées, démontées ce qui prend du temps et... crée de nouveaux croyants en ces vérités alternatives.

Ces personnes qui voient du complot partout sont pain bénit pour les politiciens du pire: on leur fait prendre des vessies pour des lanternes et le oui au "Brexit" pour une avancée.

Avec les résultats qu'on commence à appréhender.

 

 

 

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23 avril 2019 2 23 /04 /avril /2019 07:00

Je viens, moi aussi, dire quelques mots sur la Cathédrale Notre Dame de Paris qui a été la proie des flammes lundi 15 au soir.

Ancien parisien j'aimais cette grande église qui faisait partie, avec le jardin des Tuileries, le Trocadéro, le Grand et le Petit Palais, le Louvre, la rue de Rivoli, la Place de la Nation, celle de la République et celle de la Bastille, la gare de Lyon, le Luxembourg et le Panthéon et quelques autres sites de mes buts réguliers de promenades.

En bon parisien d'adoption mon ami Gérard, natif de Corse, avait une prédilection pour la Cathédrale qu'il connaissait bien et m'avait faite découvrir. Il vibrait à son contact d'une passion pour l'Histoire du monument et me faisait partager ses connaissances.

Nous allions écouter, en groupe, l'organiste Pierre Cochereau à l'orgue monumentale. Je me souviens d'un concert d’œuvres de Bach écrites pour cet instrument qui fut tout simplement inoubliable.

Cette Notre Dame je l'aimais et je l'aime encore parce qu'elle est un témoin de tous les siècles qu'elle a traversés. En la voyant, en la visitant on se sentait comme appelés.

Non qu'il y ait, pour moi, quelque chose de religieux dans la sensation enveloppante que je ressentais à l'intérieur de la cathédrale. Trop grande, trop vaste, trop intimidante. Mais il y avait, il y aura, quelque chose de particulier qu'on ressent uniquement dans des lieux chargés historiquement.

Je n'ai que quelques faibles connaissances en architecture mais je n'étais pas "fan" des ajouts de l'architecte Viollet-le-Duc. D'instinct je les trouvais trop appuyés, trop "léchés". Incongrus.

Cette flèche, dont on a tant parlé.... je ne l'ai jamais trouvée adaptée. Incongrue elle aussi. Sa fin l'aura presque légitimée.

J'ai été très agréablement surpris de constater que mon sentiment, pendant et après l'incendie, était partagé par une immense majorité de contemporains qui, comme moi, étaient réellement affectés par les destructions du feu. Les dons et la promesse du Président de la république de voir Notre Dame reconstruite dans cinq ans ont été du baume sur la plaie.


 

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19 avril 2019 5 19 /04 /avril /2019 07:00

A Barcelone, dimanche 14 avril, j'avais 7 heures à tuer et une douleur aux genoux qui m'empêchaient d'envisager des visites trop longues ou des activités trop sportives.
J'ai donc pris le chemin de la plage et me suis arrêté sur le muret, devant le casino et le "poisson" doré.

Le soleil, il était dix heures, commençait à chauffer et la foule dormait encore.

Je lisais tranquillement, interrompu de temps en temps par les piaillements de perruches vertes redevenues sauvages et qui se battaient au dessus de moi dans les palmiers pour des emplacements où créer leur nid.

Des joggeurs (dit-on encore comme ça?) équipés comme des tableaux de bord d'avion passaient en me rasant.

Un grand black, tout  de noir vêtu, vint se poser à quelques mètres de moi et se mit à creuser vivement dans le sable le long du mur. On aurait dit un animal creusant un terrier. Bizarre. Je relisais trois fois la même phrase tant j'étais distrait. J'ai fini par le regarder discrètement derrière mes lunettes foncées. des trous creusés il sortit des pierres carrées en grand nombre.

Il installa ces pierres en carré deux pierres servant à deux carrés. Avec un grand sac blanc rempli de choses qui paraissaient plates mais lourdes il fit des allers-retours sur le sable d'une pierre à l'autre puis autour d'elles jusqu'à former des carrés parfaits et réguliers.

Je n'avais toujours pas compris le pourquoi de la chose. D'autre Africains passaient, s'arrêtaient, échangeaient deux mots avec lui puis il reprenait son étrange activité. Quoi qu'il en soit devant lui le sable était impeccablement lissé.

Inutile de dire que ma lecture était au point mort. Mon voisin sortit du sac blanc des carrés emballés dans des sacs transparents. Ils contenaient des paréos colorés qu'il allait exposer sur le sable, maintenus par les pierres, à un endroit stratégique de la plage pour les vendre.

Quand il eut tout fini je m'aperçus que d'autres l'avaient rejoint et avaient posé sur leurs grands draps des paires de lunettes de soleil, des sacs de contrefaçon, des baskets, des vêtements de sport et des ballons de football aux couleurs du "Barça". Je ne me souvenais pas avoir vu ça lors de mes visites précédentes.

Ce que mon voisin avait exposé me semblait assez moche mais certains paréos n'étaient pas vilains.

Je finis par quitter mon emplacement, pressé par la chaleur de midi, la faim et le besoin de "bouger".
Tout le long de la plage et même sur le port étaient posés au sol la même marchandise. Des kilomètres de tissus, tous les mêmes et des vendeurs qui ne vous lâchaient pas...

J'ai hésité un court instant à acheter des lunettes jaunes (pour voir la vie en rose) et un paréo plutôt joli mais la qualité de l'une et celle de l'autre m'en ont dissuadé.
J'ai déjeuné sur la plage dans un restaurant pour touristes peu regardants et observé les vendeurs: leur commerce, malgré leur surnombre, semble bien fonctionner!

 

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