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18 avril 2019 4 18 /04 /avril /2019 07:00

Oui, François Hollande, autrefois Président de la République (2012-2017) a écrit un excellent livre de mémoires ("Les leçons du pouvoir). Intéressé par leur vision propre de leur action j'ai lu pratiquement tout ce qu'avaient écrit ses prédécesseurs à l’Élysée (quand ils s'étaient livrés à l'exercice). De Giscard (frivoles) à Sarkozy (plaidoyer pro domo) chaque locataire de l’Élysée a tenu à s'expliquer et à expliquer ses actes.

En général c'est ennuyeux et ça ressemble à de l'autojustification. L'Ex y raconte sa présidence entourée d'ennemis acharnés à le perdre.

Hollande n'est pas antipathique. Dans son livre il est fidèle à lui-même et l'on sent son authenticité. On comprend aussi qu'il a eu droit à toutes les avanies possibles et imaginables. Ses propres "amis" politiques lui ont consciencieusement savonné la planche en faisant son procès d'intention pour tout et rien. Être de gauche signifie, pour la moitié de ceux qui s'en réclament, être idéologiquement intolérant et refuser tout compromis avec la société libérale. Le complexe Allende...

Si on ajoute aux Catholiques, aux "frondeurs" (avec lesquels il est singulièrement magnanime!), aux calculs personnels, à l'opposition la majorité des médias qu'il avait tous contre lui Hollande était plombé dès le départ.

Il raconte avec force détails et souvent en y apportant des informations intéressantes, les "peaux de banane" qu'ont lui a jeté sous les pieds et c'est hallucinant. Du scooter à Léonarda, de la pluie sur l'île de Sein à la déchéance de nationalité rien ne lui a été épargné. Il raconte cela avec fraîcheur toujours, candeur parfois. Sans haine en tous cas.

On a beaucoup glosé sur ses "piques" contre Emmanuel Macron: il n'y a rien de sensationnel et il faut vraiment changer le sens des mots pour y voir de la haine ou des attaques. Il égratigne son successeur en li reprochant presque uniquement d'être ambitieux... Oui, vouloir être Président de la République est une haute ambition. Hollande pardonne. Il est plutôt élégant avec Valérie T et épargne presque tout le monde à l'exception de Nicolas Sarkozy et de Jean-Luc Mélenchon (son attitude au moment de la crise Grecque vaut la lecture).

la "patte" Hollande, souriante mais fière, pateline mais précise est reconnaissable dans ces mémoires d'un quinquennat certes moins "sexy" qu'il le décrit mais moins horrible qu'il a été dépeint.

Un livre intéressant et prenant. Qui donne un éclairage nouveau et fiable sur certains faits et évènements que la caricature a à jamais fossilisé.

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17 avril 2019 3 17 /04 /avril /2019 07:00

L'exploitation commerciale d'un créateur par des obsédés du cash est rarement une réussite. En matière de bande dessinée je considère comme Hergé qu'un point final doit ou devrait être mis lorsque le créateur disparaît.

Si le dessin d'Uderzo, jusqu'à ce qu'il décide d'arrêter, est resté le même pendant des années le scénario et les dialogues ne se sont pas remis du décès du génial René Goscinny. Voilà une flopée d'albums tous plus mauvais les uns que les autres et qui exploitent jusqu'à la nausée un filon tari.

Même chose, exactement, pour les Lucky Luke ou les Iznogoud.

Le cas de Blake et Mortimer est un peu différent parce que la qualité des "repreneurs" ne saurait être remise en question. Ni leur respect  de l’œuvre  originale. Cependant cette BD date des années 50 et tout y est en quelque sorte "muséifié". Les personnages et l'intrigue sont passés d'intemporels à datés.
Le but ultime de ces résurrections régulières est le fric, on le sent bien.

De glissement en glissement on arrive à ces "hommages" qui, en fait, ne font que brouiller l'image d'un artiste ou de son oeuvre. On écrit donc des "suites", on écrit "à la manière de" et le grand-public abusé finit par attribuer ces "suites" plus ou moins réussies à l'auteur original.

La littérature s'y met et même la musique qui va le plus loin dans ce genre d'abus, les disques posthumes étant l'achèvement de la tromperie.

On m'a même offert un "Requiem" de Mozart achevé! Un certain Sigismund Neukomm (1778-1858) aurait ainsi "conclu" l'ultime œuvre de Mozart si j'en crois le disque de Jean-Claude Magloire, la Grande Écurie et la Chambre du Roy.

On n'a pas vu (encore!) "Madame Bovary 2" (la suite) ni "La Guerre des Gaules" (suite et fin) mais cela ne saurait tarder!

 

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16 avril 2019 2 16 /04 /avril /2019 07:00

Sans arrêt on nous parle de "l'allongement de la durée de la vie" en nous le présentant comme un progrès phénoménal. Moi je veux bien mais je considère  qu'il s'agit d'un progrès en trompe l’œil.

Faites un tour dans un EPHAD ou une autre maison de retraite et vous verrez de quoi je veux parler.
Ma grand mère, une fois les 9 dizaines passées, y a été "enrôlée" (je ne trouve pas de mot et "incarcérée" est un peu fort!) il y a quelques années.

Les visions dantesques de vieux et de vieilles dormant la bouche ouverte dans une salle malodorante devant un programme de télévision imbécile au son poussé à fond me hantent encore. Bruegel ou Bosch n'ont rien inventé.

Je n'oublierai jamais la vision de ma grand mère couchée menaçant de sa canne une vieille démente en plein "blitzkrieg", entrée subrepticement dans sa chambre et manger la terre de ses plantes en pot. Vivre plus longtemps d'accord. Mais il faut voir comment.

La "mutation" des services publics rend la vie compliquée aux personnes âgées qui ne savent pas se servir d'un ordinateur. Poster une lettre, rédiger sa déclaration d'impôts en ligne, téléphoner à la sécurité sociale, faire un virement bancaire... tout devient obscur et inquiétant.

Avoir un contact humain avec EDF, avec sa banque, avec un simple plombier est un parcours du combattant pour nous: imaginez ce que ça peut-être quand vous n'avez pas d'I-phone! et comment agir lorsqu'on a affaire à des robots qui vous disent de taper 1, taper 4 taper "étoile" dans tel ou tel cas. Le simple fait d'acheter un billet de train ou d'avion nous a transformé, nous clients, en agents de voyages: nous sélectionnons nos trajets, nous choisissons nos places et tarifs, nous imprimons chez nous nos billets (ou les transférons sur notre téléphone). C'est souvent un casse-tête pour nous qui maîtrisons ces outils; imaginons ce que ressentent celles et ceux qui en sont restés à la France d'avant.

Changer une pile devient difficile. les ampoules électriques ont changé... il n'y a plus de pièces détachées. Le moindre objet est connecté et son mode d'emploi nécessite Bac+5.

Alors oui, sans doute, les progrès de la médecine sont admirables mais pour ces vieux dépassés où est l'avantage de souffrir mille maux dans un environnement tellement étrange et inadapté qu'il en devient cruel? Qui pense à cela?

La société ne voit ces vieillards que comme des unités économiques à  tondre en gagnant le plus d'argent possible sur leur douloureux dos. Les maisons de retraite sont des mouroirs immondes qui permettent à des grands groupes financiers une rentabilité à deux chiffres.

On n'en a pas parlé sur les ronds-points ni au grand débat.

 

 

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15 avril 2019 1 15 /04 /avril /2019 07:00

 Dans le passionnant ouvrage de la collection "Que sais-je?" consacré à la peste noire (2018 - N°4148) à propos de la première épidémie (1720) l'auteur note:

"C'est le 9 Juillet seulement que les docteurs Peyssonnel, père et fils, posent un diagnostic formel au chevet d'un jeune malade: il s'agit bien de la peste. Si l'on évacue ces habitants vers les infirmeries de la ville (de Marseille), si l'on mure leurs maisons et que l'on fait même enterrer des corps dans de la chaux vive, les responsables politiques et sanitaires de la ville continuent de tergiverser entre fièvre maligne pour les uns et fièvre contagieuse ou pestilentielle pour les autres. Les intérêts commerciaux et économiques sont trop importants pour officialiser la présence de la peste".

Où l'on voit que le "capitalisme" (et son avatar le capitalisme financier) sévissait bien avant son "invention"!

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12 avril 2019 5 12 /04 /avril /2019 07:00

J'ai toujours bien aimé Jean-Marie Périer qui s'est fait connaître comme photographe, comme réalisateur de films publicitaires et de cinéma, comme écrivain et j'oublie des activités car cet homme est infatigable.
Je l'entendais vendredi 5 avril dans l'émission "Boomerang" le matin sur France Inter: ça changeait du ton de la radio. L'homme est heureux, joyeux même, heureux de vivre certainement. Il n'est pas blasé et possède un esprit ouvert. Il a eu une vie passionnante et vraiment unique et a connu des évènements peu communs qu'il analyse avec subtilité et humour. Il a parlé de sa mère, une belle comédienne des années 50 ou de l'admiration qu'il avait pour son père avec un recul et une tendresse auxquels la radio de Nagui ou de Charline Vanhonecker n'est plus habituée. Pas de ricanement ni de sarcasmes... on était ailleurs.

Alors c'est vrai, je connais ses anecdotes pour les avoir lues ou entendues ailleurs et Périer ne se lasse pas de se mettre en scène. Mais il a un passé très surprenant, des carrières couronnées de succès et des expériences que peu d'hommes ou de femmes qui sont invités permanents dans les "talk-shows" possèdent. Il a de la mémoire, sait attirer l'oreille avec de savoureuses anecdotes et sa bonne humeur comme ses rencontres peu ordinaires (et sa chance) en font un excellent conteur.

Augustin Trappenard, le responsable de l'émission, était complice et posait de bonnes questions qui prouvaient qu'il avait préparé son émission et que son invité lui plaisait bien. Périer a le sens de la formule et m'a fait sourire lorsqu'il a constaté: "vieillir ne sert à rien". 

Du coup, au bout des trois quarts d'heure impartis on restait sur notre faim en regrettant que Périer et Trappenard s'effacent pour laisser la place à l'une des plus crispantes voix actuelles de la radio et son insupportable "Instant M". On revenait bien vite à la petite cuisine peu ragoutante de la radio dite de "service public", tellement au service du public qu'elle passe son temps à débiner le pouvoir et à laisser l'antenne à ses pires adversaires pour démontrer son "indépendance".

 

 

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11 avril 2019 4 11 /04 /avril /2019 07:00

La digue érigée le long de la Garonne pour en éviter les crues à peine terminée elle s'est couverte de tags tous plus hideux les uns que les autres. Je regardais le désastre avec une sorte de détachement intérieur très agréable: "c'est laid, c'est dommage, mais ça ne me retire rien". Un état d'esprit qui fait du bien.

Par contre impossible d'atteindre cette sérénité en écoutant France Info sur l'autoroute qui me ramenait d'Espagne le samedi 6 ni en écoutant France Inter dimanche 7 avril au matin.

Je m'explique: samedi sur France Info il y avait une sorte de débat pendant lequel des arguments cent fois entendus étaient rabâchés sur "la crise des gilets jaunes", le "grand débat" (qui-ne-sert-à-rien) et la "sortie de crise". Puis, dans un même élan on a discuté de l'éviction de A.Bouteflika (dans les allées du pouvoir algérien, une dictature soutenue par l'armée, depuis 1962), et on l'a comparée aux gilets jaunes! Macron, 40 ans, élu démocratiquement par 65% des votants du second tour de la présidentielle est, sur les ondes de la radio d'état, comparé à un dictateur quasi mort qui allait se présenter pour un 5ème mandat quand les jeunes et la rue se sont cabrés, au risque de leurs vies. France Info ça s'appelle! Même la (regrettée par certains) Pravda soviétique du temps de Staline n'aurait pas osé...

Il y a donc des "journalistes", payés par les impôts des contribuables Français pour qui Bouteflika et Macron c'est kif-kif. Ces gens-là sont désespérants d'inculture et d'idéologie.

Le lendemain, au journal de France Inter on revenait sur les 25 ans du génocide au Rwanda. Sans expliquer sa position on engueulait Macron de ne pas s'y rendre (Et Mitterrand.. et Balladur.. et Juppé.. ils y sont allés?) puis on parlait d'un génocide de victimes à majorité Tutsi. 800 000 Tutsis assassinés pour quelques 2 ou 3000 Hutus modérés massacrés pourquoi parler de "majorité" si ce n'est pour minimiser le carnage et en négliger les victimes. 98% ce n'est pas seulement une "majorité" ce sont LES victimes désignées et exécutées du massacre. France Inter se déshonore en employant des expressions volontairement ambiguës.

Comme pour les vilains graphes sur la digue j'aurais aimé m'en ficher et ne même pas relever: difficile parce que ce genre de manipulations, mille fois répétées, finissent par donner une nouvelle "vérité" aux choses. Pire que le "fake news" ces mensonges ou vérités tronquées remplacent la vérité et deviennent l'Histoire Officielle. Si Macron égale Bouteflika alors nous sommes en dictature dure. Si les victimes du génocide Rwandais sont "à majorité" Tutsies alors il y a eu d'autres victimes en grand nombre et finalement on ne peut parler de génocide.

Tout cela n'est pas anodin et est au contraire d'une grande importance. Parmi les coups portés à la démocratie la désinformation sournoise constitue l'un des plus destructeurs.

 

 

 

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10 avril 2019 3 10 /04 /avril /2019 07:00

Il est gentil Allain Bougrain-Dubourg. Ses combats pour les causes animales sont respectables et il aurait pu avoir l'aura d'un Nicolas Hulot. Malgré son cheveu sur la langue et son côté boy-scout (ou grâce à eux?) c'est un homme qui a été celui de Brigitte Bardot pendant 7 ans et celui de Jane Manson et le père de sa fille. Chapeau bas.

C'est dire qu'il ne se limite pas à la cause de la "galinette cendrée"* même si c'est l'image qu'il me donne: un homme capable de s'émouvoir aux larmes sur la disparition presque effective de la tourterelle des bois. Je ne ris ni ne me moque mais en ce moment où l'Algérie joue son avenir, ou la France est empêtrée dans une crise de confiance qui peut déboucher sur le drame; la tourterelle des bois et son extinction possible me semblent des préoccupations presque surréalistes.

Et pourtant, à y songer, la question animale est une des plus importantes à laquelle l'homme doit réfléchir et apporter des solutions. Domestiques ou sauvages ils font partie de l'univers et leur maltraitance, qu'elle soit volontaire (animaux de laboratoires, de boucherie) ou pas (réduction des forêts, extension des terres cultivées) condamne aussi l'humanité. L'exemple accablant des abeilles le démontre.

Il ne s'agit pas de s'émouvoir artificiellement sur l'ours blanc qui se déplace sur une mer en dégel mais de voir et comprendre que notre rapport avec les animaux est vicié et doit être repensé.

En sommes nous capables? je l'espère mais ai des doutes: notre façon de traiter les autres humains est hélas douloureusement parlante.

 

* race d'oiseaux inventée (mais plausible) par les Inconnus dans un sketch hilarant sur la chasse et les chasseurs.

 

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9 avril 2019 2 09 /04 /avril /2019 07:00

Dans sa livraison du mercredi 3 avril 2019 le Canard enchaîné me réjouit en me donnant raison.Je reproduit tel quel l'article:

"Pas très reconnaissant, ce Cesare Battisti! l'ex-membre des prolétaires armés pour le communisme, qui a reconnu devant un juge les quatre meurtres qu'il niait farouchement, ridiculise ses amis Français naguère opposés à son extradition de France. "J'ai mené en bateau tous ceux qui m'ont aidé", a t'il déclaré sur procès verbal, cité par "la Stampa" (29/3). Précisant que pour ses soutiens"la question (de son innocence) ne se posait pas. C'était tout simplement mon idéologie qui était soutenue". et qui faisait d'un maton, d'un boucher, d'un joailler et d'un policier -les quatre victimes de Battisti- les odieux suppôts du grand capital.

Voilà renvoyé au rôle "d'idiots utiles" les Français qui avaient manifesté pour éviter son extradition. A commencer par François Hollande, alors premier secrétaire du Parti socialiste qui s'était précipité en février 2004 pour aller le réconforter à la prison de la Santé. Ou le maire de Paris Bertrand Delanoë, le mettant, en mars 2004, sous la protection de la ville". Sans parler des artistes et intellectuels réunis derrière la romancière Fred Vargas, de Jacques Higelin à Julien Dray, en passant par Guy Bedos, Miou-Miou, Philippe Sollers et Bernard-Henri Levy, estimant que la condamnation de leur héros prouvait l'existence de "lois d'exception" en Italie."

l'hebdomadaire satirique mais aussi journalistique au sens noble du terme poursuit: "Reste à comprendre pourquoi Battisti se montre si cruel envers ses anciens soutiens, dont beaucoup ont agi par pure générosité. Sa confession depuis sa prison de haute sécurité en Sardaigne sera t'elle récompensée d'une amélioration de son sort pénitentiaire et judiciaire? ces questions n'ébranlent pas Fred Vargas, qui persiste, inébranlable, à soutenir Battisti. Quel héroïsme!"

 

Je m'abstiens de tout commentaire.

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8 avril 2019 1 08 /04 /avril /2019 07:00

Cette affaire du Brexit est une calamité mais il faut bien comprendre que le vote des Britanniques, malgré la campagne de désinformation et les méthodes de gangsters modernes des partisans de la sortie de l'Europe est sacré et ne peut être remis en cause. "Ils" ont dit we leave à 51,9% des voix et, en démocratie, ça ne se remet pas en cause.

Nous, Français, avons connu la honte et le déni de démocratie du vote non au référendum sur la constitution de l'Europe qui s'est transformé en oui par un traité de Lisbonne voté par la représentation nationale. Je suis persuadé que cet acte gravissime contre le suffrage universel est le coup le plus grave supporté par la démocratie Française et qu'il compte pour beaucoup dans le marasme politique actuel et dans la levée en masse des gilets jaunes. En résumé: on interroge les Français, ils donnent une réponse claire, un non massif et sans appel, on "tripatouille" et ils disent oui.... drôle de conception de la politique.

Certains, de l'autre côté de la Manche, sont tellement -on les comprend ou on peut les comprendre- déçus qu'ils rêvent tout haut d'une pirouette comme celle de Sarkozy et de Bruxelles. On "re-voterait" ou on passerait outre le vote initial.

Après le vote Trump et ses peu ragoutantes coulisses, après la vague d'extrême-droite qui atteint l'Europe cette affaire du Brexit qui n'en finit pas montre que le plus grand danger qui guette le monde n'est pas le manque d'informations mais la désinformation. Les Britanniques ont été les victimes d'une campagne mensongère efficace qui n'a reculé devant rien pour atteindre son objectif.

Si les citoyens acceptent d'être manipulés et ne font pas l'effort de s'informer la démocratie périra sous les coups de gens comme Trump ou Boris Johnson.

Les coups portés à la démocratie par David Cameron, premier ministre qui a joué à pile ou face l'avenir de son pays pour de minables raisons personnelles ou par Nigel Farage aux noires intentions planquées derrière des mensonges sont de ceux dont la Grande Bretagne se relèvera. Il n'empêche: nous, électeurs européens, ne nous sommes pas assez intéressés à l'Europe qu'on a construite. Elle ne nous plaît pas et il est difficile de la changer. En sortir paraît encore plus compliqué.

Envoyer au parlement Européen ses ennemis les plus acharnés porte ses fruits vénéneux. Et l'on s'apprête, en Europe, en mai prochain, à recommencer. N'apprenons nous jamais de nos erreurs?

 

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5 avril 2019 5 05 /04 /avril /2019 07:00
Un homme, ni plus ni moins.

Sur la chaîne privée "Planète Crime Investigation" j'ai regardé (2 avril 19, 13H00), étonné, intéressé puis fasciné un documentaire sur celui que le Belges ont surnommé "le roi de l'évasion", un certain Murat Kapplan. 

Je ne suis pas du genre à m'esbaudir devant les exploits d'un malfrat mais là il s'agit d'autre chose. L'homme avait accepté une interview et dans celle-ci sa personnalité toute entière apparaissait et laissait percevoir un homme de 56 ans intelligent, attachant et humain au bon sens du terme.

Cet Albanais d'origine, réfugié avec ses parents n'est certes -et il le reconnaît sans ambages- pas un enfant de chœur mais c'est un homme avec ses forces et ses faiblesses qui "n'entre pas dans le cadre".
Il y a des personnes, comme cela, qui ne peuvent avoir d'horaires réguliers, faire leurs courses et payer leur horodateur. Des aventuriers, des "outlaws". On a peu de chances de les trouver à un arrêt de bus ou faisant la queue devant la Comédie Française.

Ni Robin des Bois ni Mesrine, un type futé aux réactions imprévisibles qui ne peut qu'avoir maille à partir avec la justice.

Sa jolie et intelligente femme Virginie Barré fait preuve, à son  égard d'un amour raisonné et raisonnable que seul un homme intéressant peut susciter. Être aimé comme ça par une telle femme... ce n'est pas donné à tout le monde. J'ai cru comprendre qu'elle a été championne de rallye. Ni aveuglée ni dure elle a intégré le fait que l'homme qu'elle s'est choisi est "différent" et elle accepte d'en payer le prix incroyablement élevé.

Bref, cette fois je me suis vu juré et dans un état d'esprit très conciliant avec l'accusé tout en n'oubliant pas ses erreurs et fautes.

Le document est devenu passionnant lorsqu'il a expliqué que le cas Murat Kapplan a servi aux conservateurs belges pour atteindre politiquement la ministre de la justice. Celle-ci a très brillamment expliqué la "philosophie" des permissions de sortie accordées aux détenus et c'était instructif et brillant. Loin des clichés qu'on entend à chaque crime épouvantable.

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