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17 juin 2019 1 17 /06 /juin /2019 07:00

Etais-je en état de non-réception? incapable d'écouter cette musique ce jour-là, à ce moment-là? toujours est-il que je me suis contraint à écouter en entier le fameux mur ("The Wall") de Pink Floyd paru en 1979 et que j'ai longtemps considéré comme un "grand" album.

40 ans après sa sortie et l'évènement que fut ce double album foisonnant que reste t'il? si j'osais être sincère je dirai: "Confortably Numb" et uniquement pour les apports de David Gilmour.

"The Wall" fut avant tout un album de Roger Waters et celui-ci pêchait par excès de sinistrose et de paranoïa. Ce n'est pas lui faire injure qu'écrire que Waters, s'il fut parfois un compositeur inspiré est un piètre chanteur et un bassiste très moyen. Comme,en plus, le monsieur est exécrable il avait besoin d'un groupe créatif pour l'épauler et illustrer ses chansons. Hormis quelques titres ici ou là ("The tide is Turning") sa carrière solo n'a pas été des plus brillantes et "The Wall" a été l’œuvre qu'il a le plus jouée (certains disent massacrée) depuis qu'il a dissous le groupe.

Il faut dire qu'il a passé plus de temps à dénigrer ses ex-camarades (David Gilmour et Rick Wright et, mais moins souvent, Nick Mason) et à leur faire des procès.

A partir de "The Wall" sa mégalo l'a faite publier des concepts albums de plus en plus barrés et confidentiels ("The Final Cut" avec Pink Floyd, "The Pros and Consequences of Hitch-Hiking", "Radio K.A.O.S", "Amused to death", "ça ira"...) dans lesquels ses défauts (voix aigüe et fausse, bruitages envahissants, critiques de tout et de tout le monde) ont petit à petit submergé celui à qui on devait quand même "Cirrus Minor" ("More"), "Grandchester Meadows" (Ummagumma"), "If" ("Atom Heart Mother" et le meilleur de "Dark side of the Moon" et de "Wish You Were Here".

Par gentillesse on ne s’appesantira pas sur "Obscured by Clouds" et on glissera sur l'incroyablement démodé "Meddle".

Waters n'a jamais -et cela explique son attitude- été reconnu à l'égal d'un Jagger, d'un Lennon ou d'un Bowie. Encore moins d'un Syd Barrett. Question de personnalité. Si son compte en banque ne doit rien envier aux Manitous du rock sa relative obscurité doit plus à la virtuosité phénoménale de son rival-partenaire Gilmour et à la réputation d'emmerdeur que musicos et journalistes spécialisés lui ont faite.

Quant à "The Wall" c'est un soufflé depuis longtemps retombé. Le titre le plus connu est devenu inaudible à force d'être entendu et les deux disques contiennent plus de scories datées que de pépites intemporelles. Beaucoup trop introspectif et personnel le disque sera plus ou moins le chant du cygne du groupe, les 3 autres se voyant ravalés au rang de musiciens d'accompagnement. "The Wall" est d'ailleurs un écrin pour les parties de guitare de David Gilmour ce que Waters n'avait assurément pas en tête!

Le film d'Alan Parker a capté le meilleur depuis longtemps et il faut vraiment une journée de juin humide et fraîche pour écouter ce disque emphatique et... ennuyeux.

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14 juin 2019 5 14 /06 /juin /2019 07:00
Parasite, critique.

Palme d'Or à Cannes cette année le film Coréen "Parasite" de Bong Joon-Ho (2019) est arrivé sur les écrans précédé d'un tintamarre médiatique à l'unisson d'une critique des plus favorables.

Autre source d'information à laquelle j'ai tendance à accorder plus de crédit, le bouche à oreille était non seulement élogieux mais pressant: "allez voir ce film, il est excellent".

Qu'il soit Coréen, apprécié des critiques comme du public et qu'il soit une "comédie sociale"... tous les arguments portaient et samedi 8 juin, profitant de la pluie et de la fraîcheur nous sommes allés voir "Parasite". La salle, dans laquelle le film était présenté en version originale sous-titrée, sans publicité avant était pleine à craquer. Un bourdonnement de plaisir anticipé semblait parcourir les rangées de fauteuils rouges.

Les 30 premières minutes sont à la fois drôles, originales, culottées et admirablement filmées. La félicité n'était pas loin.

Mais ça se "gâche". La critique sociale met ses gros sabots, les personnages deviennent caricaturaux, l'histoire part dans tous les coins pour s'achever en farce violente et vaine. C'est d'autant plus dommage que les décors, la musique, la photo et les acteurs sont remarquables et très originaux.

La première demi-heure passée on regarde avec plaisir encore mais en regrettant le ton et le rythme des séquences d'ouverture.

Le comique devient ensuite répétitif (l'accès à la cave, l'odeur de la pauvreté, la gouvernante et son allergie à la pêche...) et j'ai eu le sentiment que la fin, coup de théâtre compris, était bâclée.

Pas une palme d'or, pas un chef d’œuvre, n'en déplaise aux Cannois énamourés!

 

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13 juin 2019 4 13 /06 /juin /2019 07:00
La connerie du samedi après-midi (suite)

Déjà le simple fait qu'ils continuent leurs simagrées, la casse hebdomadaire de guichets de banques ou d'assurances, qu'ils clament stupidement des slogans que même la CGT n'oserait répéter; ça fait beaucoup. Mais que, comme samedi 8 juin ils se montent tous seuls le cou à Montpellier et deviennent furieux pour une morte qui n'a jamais existé, ça devient insupportable.
Le mouvement des Gilets Jaunes, par sa faute en refusant d'avoir un ou des porte-paroles s'en est remis à ce qu'il y a de pire chez l'homme: l’irrationalité, l'absence de réflexion, le réflexe conditionné et la violence comme réponse à des messages contradictoires.

Les voilà qui s'excitent comme des c... sur un supposé décès, qui insultent ceux d'entre eux qui demandent un peu de modération ou, tout simplement, une vérification et se retournent contre eux en les molestant avant de s'en prendre aux forces de police.

Montpellier a vécu un samedi pitoyable qu'elle ne méritait pas. Il n'y a pas eu de mort dans les manifestations ce jour là mais une meute de bœufs s'est auto-persuadée du contraire et n'a pas voulu en démordre.

Avec mépris et dégoût on peu regarder ce mouvement au départ, en novembre, digne dans ses revendications et qui finit en sans-culotterie, en jacquerie populacière haineuse et stupide.

Même les cyclistes, pour être vus, qui revêtent ce vilain vêtement fluorescent m'agacent désormais.
 

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12 juin 2019 3 12 /06 /juin /2019 07:00
Où l'on voit l'influence du rock...

Il faut entrer chez les gens comme par effraction (en visitant leur appartement à la vente par exemple) pour découvrir ce qu'ils lisent, leur goût en matière de décoration, quelle musique ils aiment et plus encore.

La culture rock, dans une tranche d'âge assez vaste, a crée son sillon et on en retrouve des exemples dans beaucoup d'appartements.

En visitant certains j'ai vu avec amusement un tirage encadré d'une photo noir et blanc représentant David Bowie et Mick Jagger ensemble dans la fin des années 70, j'ai vu le "Dictionnaire du Rock" qu'on trouve dans les bons foyers (et donc dans le mien, cf photo!), "la guitare pour les nuls" et autres incontournables.

Même si, à mon humble avis, le rock est sous respirateur artificiel et ses avatars en coma dépassé l'influence qu'il a eu sur toutes les générations qui se sont succédées depuis 1958 est considérable. Malgré la bouffonnerie du spectacle offert par des septuagénaires sourds, le cerveau cramé par l'abus de substances illicites singeant leur jeunesse en massacrant des titres écrits il y a cinquante ans l'industrie musicale n'a pas dit son dernier mot.

De temps en temps, encore, l'égal d'un Dylan apparaît: Peter Doherty, entre deux défonces réinvente une gestuelle tellement caricaturale qu'elle en devient nouvelle. Une Amy Winehouse, météore brille quelques mois et s'efface pour laisser la place aux dinosaures qui viennent relever les compteurs dans des stades aux noms d'hôtels toujours plus grands.

L'éblouissante Tina Turner a décidé qu'il fallait se retirer en entraînant "Proud Mary" à la retraite. Peu l'ont imitée ou alors dans des tournées d'adieux factices et à rallonges.

Le rock s'identifie désormais à des vieux crabes s'auto-parodiant à l'infini et à l'argent qui, comme au cinéma ou dans l'industrie du loisir, coule d'autant plus à flots que les recettes sont éprouvées.

Bowie et Jagger quadragénaires lumineux, étaient le rock dans ce qu'il avait de diversifié, d'inventif, mais aussi de roué. Avec eux la spontanéité s'était envolée. 

Pour moi il y a Bruce et... le musée.

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11 juin 2019 2 11 /06 /juin /2019 07:00

Dans nos relations nous avons un couple reconstitué qui élève à domicile J*** trisomique de 25 ans.

J*** a été choyée, (bien) éduquée, suivie, écoutée et "poussée" pour aller le plus loin possible dans les apprentissages et l'autonomie. C'est une jeune femme qui, malheureusement, n'accepte plus de faire des efforts et se laisse aller sur le plan intellectuel.
Comme si elle était épuisée par les exigences élevées mais justes de son entourage à son égard, elle semble se replier sur un monde chimérique de princesses, d'histoires d'amour stupides et de "soap" télévisés en provenance du Brésil. Elle s'identifie aux personnages féminins et s'immerge dans des dialogues insipides qu'elle dit à voix presque haute dès qu'elle est seule.

Quand elle oublie que nous sommes là elle parle dans sa chambre, dans la salle de bains ou les toilettes comme si elle tenait une conversation. Même dans la voiture elle chuchote des dialogues sans queue ni tête.

Elle ne supporte pas qu'on lui fasse des remarques sur son appétit (elle dévore et n'est jamais rassasiée) ou sur l'impolitesse qui est désormais la sienne. Elle ne supporte plus la moindre réflexion, quel qu'en soit le sujet.

Cette régression est triste et douloureuse. Elle parle bien et emploie un vocabulaire riche et adapté qui tranche avec d'autres comportements très infantiles. On ne sait plus comment la rendre heureuse et on se demande si elle peut l'être encore.

Sa famille est épuisée de la tenir à bout de bras depuis tant d'années et elle, elle semble de plus en plus renfermée et agressive.

Récemment elle était en présence d'un petit garçon trisomique également de 8 ou 9 ans. Il recherchait son contact mais elle l'a ostensiblement ignoré. Elle ne se voit pas comme différente et espère rencontrer un prince charmant comme les caricatures de ses séries: musclé et viril, macho et tombeur.

Le plus difficile est de ne plus pouvoir aider nos amis: ils sont épuisés et J*** leur "mange" énergie et moral. Nous la prenons parfois le temps d'un week-end mais elle ne fait rien que pianoter sur son ordinateur portable ou son téléphone et fait la grimace à toute proposition de sortie.

Loin de sa famille (et de sa mère et ses soeurs surtout) elle est un bloc d'inertie.

Pourquoi je raconte cela? parce que dans le tramway j'ai laissé ma place assise à une jeune trisomique et qu'elle m'a "remercié" par un sourire merveilleux.

Et J*** ne sourit quasiment plus.

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10 juin 2019 1 10 /06 /juin /2019 07:00

Je vais enfoncer une porte ouverte mais je l'avoue, je suis toujours estomaqué quand je vois comment nous, Français, sommes indisciplinés dans nos comportements.

Je prends l'embarquement dans un avion comme exemple. Tout le monde le sait nous avons, une fois le contrôle effectué, une place nominative et numérotée qui nous est strictement réservée. Dans ces conditions à l'entrée dans l'espace d'embarquement (dernier contrôle de la pièce d'identité et du billet de la compagnie aérienne) notre place assise, à chacun et chacune, enfants compris, est à 50 mètres et nous attend. Cela ne sert donc strictement à rien de s’agglutiner en grappes compactes et pressées pour entrer plus vite dans l'appareil.
De même il y a des règles simples et définitives. Le bagage cabine ne doit pas dépasser certaines dimensions et certaines compagnies n'en acceptent qu'un par passager. Pourquoi essayer de "tricher"? Que contiennent de si précieux ces valisettes à roulettes que nos compagnons de voyages hésitent tant à s'en séparer pendant le vol?

J'étais ébahi devant les comportements imbéciles ce vendredi. L'avion avait du retard et il était clair qu'il n'était pas au bout de la passerelle d'embarquement. Les baies vitrées le montraient nettement. Dans ces conditions cela ne rimait absolument à rien de piétiner bruyamment et de gêner l'embarquement d'autres vols sur les comptoirs voisins.

Le plus étonnant c'est de constater que les Français sont (presque) toujours les seuls à se conduire ainsi. C'est un trait de caractère national et les immigrés à passeport hexagonaux ont adopté, presque sans s'en rendre compte, ce trait de comportement. Eux aussi poussent, râlent et resquillent pour être les premiers sur les 3 m² que leur octroient généreusement les compagnies aériennes de transport de passagers...

 

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7 juin 2019 5 07 /06 /juin /2019 07:00

Si la vie de onze êtres humains n'était pas en cause il y aurait de quoi (sou) rire en entendant les avocats et les familles de djihadistes réclamer des procès équitables et des mesures de clémence.
Les mêmes exigent que la peine de mort soit annulée et qu'une peine "compatible avec la dignité humaine" soit subtilisée à "ce châtiment barbare".

Ils ont raison et on est contre la peine de mort dans TOUS les cas.

Il faudrait juste, un peu, y aller moins fort en parlant de "souillure" sur le quinquennat du Président Macron et autres invectives qui dépassent le seuil de la décence.
Ces onze personnes ont tué, parfois dans des raffinements de cruauté, ils ont torturé et toujours imposé une violence morale et physique inouïe aux populations qui avaient le malheur de tomber sous leur joug. Avec eux, c'est un euphémisme, pas de Droits à faire valoir ni de clémence à attendre.
Le jeune pilote Jordanien de 22 ans a été brûlé vif et son agonie filmée. Les populations englobées dans le Califat en Irak et en Syrie n'ont pas eu d'avocats ni d'articles de presse pour décrire leurs conditions de vie.

Partis pour faire la guerre à leur propre pays (le nôtre) ils ont commis des exactions qu'on pourrait certainement, juridiquement, qualifier de "crimes contre l'Humanité".

Leur pays rêvé s'effondre, ils sont capturés par leurs ennemis à qui ils ne faisaient pas de cadeaux...Ils sont jugés ce qu'ils ne permettaient pas à leurs prisonniers.

D'accord pour que la barbarie de la pendaison leur soit épargnée. Le reste....

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6 juin 2019 4 06 /06 /juin /2019 07:00

C'est dans une ancienne cabine de téléphone vitrée transformée en bibliothèque de don gratuit d'un village Charentais que j'ai trouvé le livre "Le testament de la monarchie: L'agonie de la royauté" écrit en 1959 par le Duc de Castries.

Je m'attendais à un livre sans nuances et favorable au souverain exécuté: il n'en est rien. louis XVI n'a jamais été dépeint comme il l'est dans ce livre. Il porte une écrasante responsabilité dans le déclenchement de la révolution et, surtout, dans son évolution vers le contraire des buts souhaitables qui étaient les siens à son déclenchement.

Car la révolution était non seulement nécessaire mais ses buts étaient moraux et justifiés. Le Roi les eussent accompagnés que son règne aurait été l'un des meilleurs. Hélas le souverain, sans être idiot, était fait pour des temps calmes et l'on sait que ce n'a pas été longtemps le cas.

Sa personnalité, méconnue, est sanctifiée par la dignité qui a été la sienne dans les derniers mois de sa courte vie (il avait 39 ans quand il monta sur l'échafaud). Cette fin stoïque ne rachète pas les atermoiements, les revirements, les promesses non tenues et la "trahison" qui, du point de vue moral au moins est incontestable.

L'Histoire est magnifiquement racontée, dans un Français qui paraît presque faux tellement il est riche et précis. Plus personne ne pense, ne parle et n'écrit ainsi. Le subjonctif ne nous est plus usuel par exemple.

Cette façon d'écrire l'Histoire, avec un parti-pris qu'on sent et que la signature de l'auteur trahit est totalement obsolète depuis les années Le Roy-Ladurie et la "Nouvelle Histoire". On peut le regretter tant elle nous fait vivre les évènements et nous les rend compréhensibles. On ne le dit guère mais les faits et gestes de Louis XVI ou de son frère le Comte d'Artois sont infiniment plus intéressants que ceux de leur écuyer ou valet....

L'auteur connaît son affaire et les archives de son illustre famille sont parfois mises à contribution.

Vertigineuse est le constat que fait Castries que le 4 mai 1789 lors de la grande procession, le cortège  réunissait cinq rois de France tandis qu'un sixième les regardait passer (Louis XVI, Louis XVIIII, Charles X, Louis-Philippe 1er et le très éphémère Louis XIX tandis que Louis XVII observait).

L'auteur ne s’appesantit pas sur les épisodes très connus (La fuite à Varennes) mais rend à chacun l'importance réelle qui fut la sienne. A cette aune Mirabeau, malgré lui ou presque, est un personnage phénoménal qui, du fait de sa mort prématurée, est passé à côté d'un destin prodigieux.

La Révolution est un "morceau" indigeste et compliqué de l'Histoire de notre pays. Chaque livre qui permet de mieux comprendre les mentalités, les hommes, les idées, les causes et les évènements qui l'ont faite est le bienvenu. Et celui du Duc de Castries qui  remet face à ses erreurs ce monarque qu'il désigne comme le grand responsable du détournement du cours de la Révolution est utile à son tour.

 

 

 

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5 juin 2019 3 05 /06 /juin /2019 07:00

Depuis qu'ils ont fait 20% aux européennes en Allemagne et un peu plus de 13% en France les écolos ont, semble t'il, le vent en poupe. On ne voit qu'eux, on n'entend qu'eux.
Depuis que l'insupportable gamine scandinave a répété un catéchisme écologique aussi nouveau que le Marxisme-Léninisme (et tout aussi humainement contraignant) d'une voix tantôt geignarde tantôt accusatrice il ne fait pas bon émettre une réflexion exprimant sinon un doute du moins un questionnement sur la fonte des glaces, l'extinction du Gila Monster de Californie ou la pollution du Mont-Blanc.
Ces réflexions, encore tolérées risquent de valoir, à ceux qui les exprimeraient, et dans un délai plus si lointain, une condamnation à la mort sociale (avant quelque chose de plus radical) ou a une dégradation publique genre Dreyfus;

Avec ses moins de 2% de la pollution mondiale de son fait la France a intérêt, effectivement, à se dire responsable de la montée du niveau des eaux, de la pollution par les plastiques (inconscients que nous sommes à utiliser des pailles pour boire notre Orangina!), de la dégradation de l'environnement de la montagne en Guyane et j'en oublie. Yannick Jadot, et ses cohortes de vestales converties à la décroissance et à la culpabilisation permanente ont trouvé un nouveau cheval de bataille: le coût du Kérosène.
Ces empêcheurs de vivre veulent une taxe sur les vols aériens et aimeraient même interdire les vols touristiques en culpabilisant celles et ceux qui rêvent d'ailleurs où les écologistes ne les emmerderaient pas. J'ai entendu l'un de ces tarés parler d'interdire les vols de moins de 5H00 ou ceux qui pourraient être remplacés par le train!!!

Il y a des peine-à-jouir pour répéter ces foutaises et, je suis prêt à prendre les paris, des gouvernants pour envisager (puis imposer) une taxe de ce type.

Le progrès, les progrès, n'auront été qu'une parenthèse pour ces totalitaires qui rêvent de nous imposer le passeport intérieur (si cher au grand Staline!), le tourisme intérieur style WWF et autres facéties dont on ne sortira pas.

Que la situation soit inquiétante c'est certain mais la démographie et d'autres  paramètres permettront de se sortir de cette situation que d'aucuns ont tout intérêt à nous décrire comme catastrophique.

 

PS: La presse, dans son ensemble, a publié un entrefilet apprenant le décès le 3 juin 2019 de Semion Rosenfeld (96 ans) en Israël. C'était le dernier survivant du camp d'extermination nazi de Sobibor (Pologne, mars 1942- juillet 1943). La disparition progressive des derniers témoins et des dernières victimes de l'Holocauste changera fatalement la façon dont on en parlera dans le futur.
 

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4 juin 2019 2 04 /06 /juin /2019 07:00

Vous me direz que je ne suis pas obligé de l'écouter, ni la radio  ni l'émission. Je veux parler des "Chemins de la Philosophie" diffusée sur France Culture. C'était le quatrième volet consacré à "Salo, les 120 jours de Sodome", film INSOUTENABLE de Pier Paolo Pasolini (1975) qui occupait la station réputée intelligente de Radio France.

Lundi 3 juin 2019 l'animatrice, Adèle Van Reeth, avec des réserves et d'authentiques précautions interrogeait Hervé Joubert-Laurencin, professeur en études cinématographiques à l'université de Paris Nanterre, codirecteur du département des arts du spectacle et de l'unité de recherches "HAR", traducteur et spécialiste de l’œuvre de Pier Paolo Pasolini. Un de ces "illuminés" (c'est mon opinion) qui consacre sa vie entière à des personnages assez répugnants mais en "intellectualisant" absolument tout de son sujet.

Je ne suis pas pour la censure, de ce film comme de n'importe quel autre et estime que le film existe et doit continuer d'exister.  De même je n'ai jamais compris l'engouement d'une certaine intelligentsia pour le Marquis de Sade et ses œuvres mais considérerait dommageable qu'elles soient inaccessibles.

La trilogie des cinglés incompréhensibles, Roland Barthes, Philippe Sollers et Jacques Lacan ayant décrété qu'ils étaient, à grand renfort de phrases obscures, de concept fumeux et d'arguments fallacieux les seuls habilités, avec l'éditeur Pauvert, de dire -éventuellement- du mal du "divin" marquis mais surtout de le recouvrir de fleurs; il est malaisé, sinon impossible, d'aborder ce sujet sans prendre d'extrêmes précautions verbales. Comme Pasolini bénéficie de cette même passion obscure et verbeuse on comprendra que Pasolini adoptant Sade égale prodige pour initiés.

Ce Marquis dont les textes sont souvent mortellement ennuyeux et l'expression non d'une sexualité "libérée" mais un florilège de passions noires et de perversions psychiatriques... que l'on trouve, le monde est bien fait, dans "Salo" qui est "le" film le plus abject que j'aie jamais vu. D'ailleurs il fait partie de ceux pour qui j'ai quitté la salle.

France Culture a trouvé quelqu'un capable  de discourir pendant 45 minutes sur cet objet filmé répulsif montre que son élitisme culturel reste son point d'ancrage.

 

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