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11 janvier 2019 5 11 /01 /janvier /2019 07:00

Suis-je attiré par les pays du monde qui ont vécu la hideuse et traumatisante expérience du génocide sur leur territoire? je ne le crois pas. Du moins il me semble qu'ils se signalent à moi comme méritant encore plus de les découvrir et de voir comment ils se sont ou non remis de l'abomination qui les a distingués.

Pour moi, depuis l'enfance, l'Histoire est inséparable de la géographie et, depuis l'âge adulte, ces deux matières scientifiques ont elles; à voir avec la politique et les idéologies mondiales dominantes.

Sur la chaîne de télévision "Ushuaïa TV" j'ai vu un documentaire de plus d'une heure qui était consacré au Rwanda et qui m'a donné envie d'aller visiter longuement le pays.

Ce film magnifique ("Le Rwanda, le pays des mille collines") rendait justice à ce pays africain: le pays des "mille collines" est une splendeur. La faune, la végétation, le ciel, la terre, les lacs et les hommes, Tutsis ou Hutus, tout est beauté et harmonie.

Le documentaire ne faisait pas l'impasse sur les évènements effroyables de 1994 mais ils n'étaient pas son sujet. Incidemment ils affleuraient dans le commentaire ou dans une prise de vues.

Ce n'était pas non plus un document qui parle de "terre de contrastes" et qui semble financé par le ministère du tourisme local ou un agent de voyage international. Il s'attardait sur des pêcheurs au filet, sur des enfants récupérant de l'eau à la fontaine, sur les gorilles et les braconniers... ce n'était ni un panégyrique ni un pamphlet contre. Un film dont on sentait que l'équipe de cinéma était en phase avec la réalité filmée.

Je me surprenais, pendant la diffusion, à me dire: "pourvu que ça ne finisse pas trop rapidement!".

Une fois la diffusion achevée une envie irrépressible de connaître la luminosité, la chaleur humide, le bruit des rivières et des feuilles des arbres, d'entendre les chants et les rires des populations, de voir "en vrai" ces femmes si belles s'est insinuée en moi. Je prends date: je visiterai le Rwanda. 

 

 

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10 janvier 2019 4 10 /01 /janvier /2019 07:00

Conscient que mon indignation pèse pour rien je veux quand même dire mon dégoût devant ces innombrables et récurrentes affaires de pédophilie cachées par la hiérarchie dans l'église catholique.

Je suis abasourdi par le nombre d'affaires, la répétition du motus operandi, l'étouffement des scandales et la bonne conscience des dignitaires de l'église qui ont su et le plus souvent étouffé ces affaires criminelles.

Le pape François a d'abord donné l'impression qu'il aiderait les victimes et qu'il avait pris la mesure de l'abjection répétée de ces innombrables dossiers puis il a joué un jeu trouble bien en rapport avec l'attitude séculaire de l'institution dans ces affreuses affaires.

L'évêque Barbarin de Lyon a laissé son inconscient parler dans les sordides et sinistres affaires qui lui valent d'être à nouveau jugé pour non dénonciation de crimes: "Dieu merci, ces affaires sont aujourd'hui prescrites!" a t'il laissé échapper dans un lâche et répugnant soulagement. (NDLR pas tout à fait, voir vidéo jointe, le sens reste celui-là)

Il ressort de ces affaires de pédophilie dans l'église et ses satellites que pour ceux qui ont commis ces crimes comme ceux qui les ont sus et tus que "ce n'était pas si grave". Violer des garçons de 6 ou 7 ans n'est pas, aux yeux de nombreux évêques et curés, un "crime" à proprement parler. Juste une mauvaise habitude.

D'où l'impunité, le déplacement des violeurs trop exposés vers d'autres affectations où ils recommençaient.

Ces agissements, trop nombreux pour être accidentels, sont en quelque sorte consubstantiels au fonctionnement de l’église catholique, sur tous les continents. Il y a crime et il y a négation ou tentatives de minimisation, du prêtre peloteur au pape. Au pire c'est à la victime qui a attiré l'attention sur des comportements certes répréhensibles, de prier et de pardonner son bourreau.

Voilà certainement, avec le passé politique, l'histoire, les persécutions des non-croyants ou de ceux qui avaient le malheur de croire "mal" (Protestants, Albigeois, infidèles, athées.....) une raison supplémentaire (l'attitude complice et non repentante de l'église) pour la rejeter, avec ses pompes, ses dogmes et ses principes.

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9 janvier 2019 3 09 /01 /janvier /2019 07:00

Début décembre je suis allé en Amérique du Nord pour une dizaine de jours. J'ai trouvé là-bas une sérénité que je serais bien en peine de trouver ici où, depuis des semaines, on assiste à un bordel inextricable.

Quand j'étais là-bas, les pérégrinations des "gilets jaunes" avaient alors commencé et, si je comprenais leur exaspération devant les efforts perpétuels et jamais suffisants qui leur étaient demandés, qui NOUS étaient demandés, j'étais déjà contre l'occupation de l'espace public, les manifestations violentes et certaines de leurs revendications (RIC, démission de Macron, dissolution du sénat...) que je jugeais soit stupides, soit illégitimes soit sans intérêt) mais je ne blâmais ni ne condamnais la colère des oubliés.
Encore ne parlaient-ils pas d'interdire la GPA, de supprimer le mariage gay et autres demandes sociétales qui sont récemment apparues et qui, à mon humble avis, achèvent de les discréditer.

Je suis tout à fait ravi que ces braves gens aient trouvé une forme de solidarité qu'ils ne connaissaient pas, enchanté qu'ils aient adopté les ronds-points et qu'ils les aient transformés en fête à neu-neu avec barbecues et jardinets décorés mais je ne les trouve pas légitimes pour parler au nom des Français et encore moins en mon nom.

Je vois que le pouvoir est à la ramasse et qu'il ne se fait pas plus obéir que respecter et je comprends que chacun, dans les médias comme dans les partis politiques joue son jeu personnel et parie sur l'effondrement. L'intérêt général? rien à battre. Le pays? rien à branler. Les conséquences? rien à foutre.

Alors on continuera à donner la parole ou à écouter les élucubrations d'un internaute au Q.I de bigorneau et on s'enthousiasmera pour un Drouet d'opérette qui viendra nous la jouer comme Guévara.

C'est d'autant plus désolant que cette révolte se comprend et s'explique. La faillite de DOUX par exemple est l’archétype de l'inacceptable qu'on a fait accepter. Et les finasseries de Carlos Ghosn avec les fiscs et tant de scandales inouïs qu'on a présentés comme "normaux" au pays du capitalisme financier épanoui ont seulement maintenant les répercussions avec effet retard. Sans oublier les quinquennats précédents.

Ghosn, les dirigeants de Doux et tous ceux là et l'armée de leurs innombrables larbins ne sont pas plus légitimes que les gilets jaunes.

Mais qui l'est?

 

 

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8 janvier 2019 2 08 /01 /janvier /2019 07:00

Je n'aime pas trop la captation par tout le monde et n'importe qui des journalistes assassinés dans le monde: le message pas si subliminal est facile à "décrypter": "Nous faisons un travail difficile et dangereux" qui est une escroquerie.

Je m'explique, lorsqu'un journaliste de télévision qui ne quitte qu'exceptionnellement le siège parisien de sa chaîne prend un air accablé pour dire sa révolte de voir un "confrère" assassiné dans un lointain pays c'est une imposture. Il n'y a rien de commun entre celle ou celui qui va là où l'actualité l'appelle et celle ou celui qui parle à une caméra. Escroquerie, manœuvre frauduleuse et indigne.

Ces mannequins de l'information spectacle sont au journalisme ce que Booba est à la poésie. Un artefact.

Ils profitent du prestige résiduel qui entoure une profession pourtant sinistrée dans notre pays. Quoi de plus beau, que le journalisme? Hélas ses avatars modernes sont laids et dégradés.

Qu'il faille utiliser le même mot pour désigner la profession d'un Jean-Jacques Bourdin et celle d'un Jean-Louis Calderon est obscène et indigne.

Non qu'il faille risquer la mort pour être digne d'être qualifié de journaliste mais les batteleurs de foire ne devraient pas relever de la même convention collective que les vrais collecteurs d'informations.

C'est, je le sais, une indignation peu partagée puisque les émules de la désinformation par l'affadissement bénéficient de flatteurs sondages de popularité...

Pourquoi reviens-je sur ce sujet? parce qu'en cette période de bilans j'ai entendu un de ces privilégiés sans conscience additionner les journalistes morts dans le monde en 2018 et brandir le chiffre comme un trophée. "je pourrais faire partie du lot" semblait-il dire.

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7 janvier 2019 1 07 /01 /janvier /2019 07:00
"Nos" morts? "Nos" morts!

A Gimont, dans le Gers, le dernier rond-point de la ville avant la route d'Auch était, le dimanche 30 "occupé" par 6 ou 7 gilets jaunes calmes et distribuant des tracts au contenu excessif et contestable. Le terre-plein forme un petit mont et des croix en bois, façon cimetière, avaient été plantées dessus, sans commentaire.

Un article de "Libération" daté de ce vendredi 4 m'apprend que pour les gilets jaunes les dix personnes qui ont perdu la vie, directement ou indirectement en conséquence de leurs actions revendicatives sont "leurs" morts.

En quelque sorte il s'accaparent la mémoire des 10 personnes qui ont perdu la vie, qu'ils partageaient ou pas leur vision de leur action et les méthodes employées pour la défendre.

Ne serait-ce pas abusif? pour certain(e)s de ceux qui sont morts pour fuir les embouteillages crées par leurs barrages je trouve la récupération obscène. Pour le moins.

Mais ces manifestants d'un nouveau genre sont tellement médiatiques et leur nouveau gourou autoproclamé Drouet, adoubé par Jean-Luc Mélenchon starisé que leurs abus ne choquent personne.

On nous serine qu'ils sont soutenus par la majorité de la population (sur la foi de sondages dont on connaît la valeur scientifique et la déontologie des organismes chargés de les réaliser) mais combien en avons nous entendu de ces personnes qui mettent un gilet sur le tableau de bord non pour exprimer un soutien mais pour pouvoir circuler sans entraves?

Des "pétitions" circulent qui exigeraient la démission de Macron; ne seraient-ce pas les mêmes qui les signent de noms de fantaisie pour sortir au plus vite de discussions oiseuses avec des gilets jaunes sincères mais fumeux? j'en ai signé une du patronyme de "Maximilien Robespierre"....

De la relative compréhension des débuts je crois qu'il ne reste pas grand chose. Mais l'audience des médias ne faiblit pas et les rentrées publicitaires non plus alors....

 

 

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4 janvier 2019 5 04 /01 /janvier /2019 07:00

Je le dis sans honte, je ne déteste pas regarder l'émission de France 5 "C'dans l'air": je trouve un réel professionnalisme à Caroline Roux qui l'anime et un certain savoir à celles et ceux (trop souvent les mêmes hélas) qui viennent commenter l'actualité.
C'est d'ailleurs la force et la faiblesse de l'exercice: comme l'actualité est analysée "à chaud" elle l'est parfois un peu rapidement et sans le recul nécessaire.

Le 31 décembre 2018, pour meubler l'attente des agapes de fin d'année l'émission était consacrée aux vœux de fin d'année qu'allait faire pour la deuxième fois (je n'ai pas dit "seconde"!) Emmanuel Macron, le Président de la République que nous nous sommes donnés à 65% en mai 2017. (rappel pas inutile).

Par définition on était 2 Heures avant et donc tout le monde, Roland Cayrol y compris, faisaient de la prospective teintée de marc de café.

Il y avait là le ténébreux Bruno Jeudy au sourcils coléreux de "Match", la belle et talentueuse Vanessa Schneider, Roland Cayrol l'inévitable spécialiste des sondages plus deux personnes décoratives de moindre importance.

On a glosé et glosé encore sur les nouveaux développements de l'affaire Benalla (une histoire de cornecul qui n'intéresse personne hormis les médias qui en font des tonnes, (à croire qu'ils attendent que le mythomane en question finisse par se suicider) puis on a abordé le sujet du jour et imaginé ce que seraient les vœux de nouvel an d'un Président exténué.

Avec conviction il a été dit qu'il dirait ça, puis ça et ça et que le tout serait humble et ramené à une courte intervention.

Moins de 2 heures après ce brillant exercice de divination politique Macron l'a démenti de A à Z: debout, sur de lui, abordant tous les sujets (y compris les réformes de la retraite et de l'indemnisation du chômage) et développant sa rhétorique sur plus d'un quart d'heure il s'est, comme un fait exprès, employé à faire et dire l'exact contraire -ou presque- de ce que les spécialistes avaient dit qu'il ferait et dirait.

La relativité de toutes choses...

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3 janvier 2019 4 03 /01 /janvier /2019 07:00

Ils m'ont toujours agacé, lui et son strabisme divergent elle et ses fumeuses théories sur "le deuxième sexe". Jean-Paul Sartre et Simone de Beauvoir m'ont semblé, dès l'adolescence, surévalués et déjà "démodés".
Pour qui a vu le philosophe germanopratin au soir de sa vie, hissé sur un tonneau, haranguer le prolétaire immigré devant les portes de Renault Billancourt le personnage n'était qu'un bouffon ridicule. Presque pathétique.

Quant à sa compagne elle n'était, ni plus ni moins que l'ancêtre de Elisabeth Badinter, chignon compris; une mamie BCBG qui distillait des théories féminisantes pour une clientèle de psychanalysées frigides mais cependant nanties.

Bien sur je reconnais avoir, malgré l'effrayant coup de vieux qu'elle a pris, aimé la pièce "Huis-Clos" et le livre "les mots", pas détesté "Les Séquestrés d'Altona" et un peu apprécié "La Nausée" mais Dieu que tout cela a mal supporté l'épreuve du temps.

Pour ne pas sombrer dans la critique je ne dirais rien des positions "politiques" du tribun Sartre: l'odieux le dispute, chez lui, au ridicule. On dit que tout ce qui est excessif est insignifiant: une grande partie du message de Sartre est aujourd'hui insignifiante. Tous les Normaliens n'ont pas forcément un talent d'écrivain. Un Stalinien assumé renonçait au sien. C'était la règle.

Mal écrite l’œuvre du "Castor" résiste mieux aux outrages du temps. Il n'empêche que sa littérature est datée si ses idées ne le sont pas (toutes).

Il est étonnant que ce couple paradoxal, attachant par sa liberté de mœurs et son mode de vie, dérangeant par son intolérance politique confinant à l'aveuglement, ait pu bénéficier d'une telle côte d'amour et que celle-ci ait duré aussi longtemps.

France Culture ne prononce jamais le nom de l'un ou de l'autre sans une sorte de génuflexion orale. Et ils ne sont pas les seuls.

Ils font simplement partie de la légende des caves de St Germain des Prés comme Juliette Gréco, Boris Vian et le jazz. une curiosité historico-touristique.

 

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2 janvier 2019 3 02 /01 /janvier /2019 07:00

J'ai suivi, parfois avec beaucoup de plaisir, la série "Games of Thrones" en V.O grâce à mon fils qui m'envoyait les épisodes au gré de mon avance. J'ai trouvé certains épisodes remarquables et d'autres affreusement barbants. Les dragons et les histoires de murs m'ennuyaient mais elles étaient compensées par des épisodes dans lesquels les rebondissements coupaient le souffle.

L'épisode dans lequel Cersei était humiliée ("shame!") étant un des summums de la série.
J'ai cessé de la regarder lorsque Jon Snow, que j'avais vu poignardé par une dizaine de protagonistes ressuscitait pour les besoins d'une "nouvelle saison".

Mes héros de la vraie vie ne revivent jamais.

J'ai lu, dans le magazine "Society" du 13 décembre au 9 janvier une interview extrêmement intéressante de R.R. Martin, le créateur de l’œuvre écrite dont est tirée la série. Incroyable la fraîcheur, la modestie, la lucidité et la franchise de cet homme.

A l'heure où le moindre cinéaste Youtube se prend pour Orson Welles et où tant de zéros flappis se prennent pour des écrivains lui qui enchante ses millions de lecteurs reste modeste et discret.

Il m'a (presque) donné envie de pardonner la résurrection de Jon Snow et celle de regarder à nouveau l'adaptation de ses livres.

Presque!

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1 janvier 2019 2 01 /01 /janvier /2019 07:00

J'ai eu honte du lâche soulagement qui m'a envahi lorsque j'ai compris que les 11 radars fixes disséminés sur le parcours Toulouse-Mont-de-Marsan (via Auch, Vic-Fezensac et Nogaro) avaient été neutralisés.

Tiens, là, en utilisant le mot "neutralisés" au lieu de "vandalisés" je recommence à trouver du bon dans l'acte un peu imbécile qui consiste à empêcher le radar, instrument de contrôle et de prévention, de faire son devoir en signalant ceux qui roulent trop vite et se mettent et nous mettent en danger.

Oui, un sentiment un peu mesquin et certainement stupide; je n'ignore pas que la remise en route et le manque à gagner qu'occasionnera, tôt ou tard ces radars me coûteront, à moi, contribuable, bien plus cher qu'un PV et que je ne pourrais y échapper.

Cependant je dois à la vérité reconnaître que "le plaisir de conduire", assoupi depuis que la route est une course à la verbalisation sournoise, est revenu en même temps que s'estompait la peur d'être "pris".

Que  l'on se rassure! je n'ai pas traversé Le Houga à 76 km/H, pas plus que dépassé un lambin sur la voie rapide en affichant 140 Km/H. Je n'ai pas non plus augmenté ma moyenne ni franchi le mur du son! simplement j'ai cessé de culpabiliser parce que mon compteur de vitesse affichait 86 au lieu de 80, j'ai cessé de m'inquiéter en passant devant l'émoticône lumineux grincheux rouge qui dit: "vous roulez à 53 Km/H" et, en fin de compte, arrêté de voir un flic derrière chaque buisson, un radar aux aguets derrière chaque courbe et que c'est reposant et agréable.

Au nom de notre supposée protection, contre notre gré ou presque, on a imposé des règles infantilisantes, pénalisantes, chères et exaspérantes. Pour ne rien dire du sentiment que l’État place ses radars non pas dans les secteurs accidentogènes mais ceux qui ont le meilleur rapport financier..

Tout cela est, j'en conviens, teinté de poujadisme routier mais cette expérience insolite de routes soudain "libres" a été plaisante.

J'ai l'impression que cet axe routier n'est pas le seul concerné (!) et je me demande s'il va être facile aux autorités de les remettre en fonctionnement. Les gilets jaunes et leurs alliés casseurs ont, je crois, trouvé là un acte plus populaire que le sac de la cordonnerie de mon quartier, acte grotesque et dégueulasse que rien ne justifie.

On en reparle quand les radars, merci les impôts, seront redéployés et les amendes majorées. A ce moment mon "lâche soulagement" sera récompensé comme il le mérite!

 

 

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31 décembre 2018 1 31 /12 /décembre /2018 14:50

Bien que, comme 99,99% de mes compatriotes j'ai le sentiment que le quinquennat de François Hollande n'a pas été parfait je n'ai pas de haine particulière contre l'ex-président qui, humainement, me semble sympathique. (ce n'est pas l'opinion de Michèle Cotta qui dans son livre "Quelle histoire!" dit que Hollande se sert des gens et les oublie à la seconde où il n'a plus besoin d'eux, passons.)

Je lui ai trouvé quelques circonstances atténuantes pour ces 5 années au bilan accablant mais son attitude lamentable vis à vis de son successeur est en train de me le rendre insupportable.

La "trahison" de Macron est une vue de l'esprit. Un ambitieux sur de ses capacités est fatalement obligé de "tuer" ses rivaux et modèles au fur et à mesure qu'il se rapproche de son but. S'il ne "tue" pas ceux qui font obstacle entre lui et le pouvoir c'est lui qui est mort. Hollande a donc utilisé les services de Macron qui, en retour, s'est servi de lui. Il est absurde de parler de trahison.

Payant par des abimes d'impopularité une politique incompréhensible et ne satisfaisant personne (ni son camp, ni les tièdes ni l'opposition) François Hollande a perdu un à un tous les pouvoirs et soutiens qu'il avait (Sénat, régions, majorité à l'Assemblée nationale....) pour se retrouver quasiment seul (avec Le Foll il est vrai!!!!!) et dans l'incapacité de se représenter.

Deux jours après la fin  de son mandat présidentiel on se surprenait, parlant de lui, à dire: "François qui?".

Après 1 an pendant lequel il a sagement accepté d'être oublié et à la faveur d'un livre plaidoyer pro-domo les médias qui n'avaient pas de mots assez durs pour le désigner lui ont subitement trouvé des qualités à partir du moment où, par vanité et, osons-le dire, par mesquinerie, il s'est mis à torpiller Emmanuel Macron. Le "Capitaine de pédalo", alias "Guimauve le conquérant" a retrouvé des couleurs puisqu'il permettait aux aigris des médias de lancer des scuds sur Macron qu'ils se sont mis, aussi soudainement qu'ils l'adorèrent à le détester.

Qu'un ancien Président au bilan aussi "contrasté" se livre à de tels combats est simplement ahurissant. Moins cependant que pour le même d'imaginer qu'il a un "avenir politique". Mort, Pompidou en a plus que lui!

S'il se tenait à carreaux et oubliait la politique l'Histoire pourrait lui trouver une place du genre de celle qu'occupent des présidents comme Armand Fallières ou René Coty.

 

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