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5 octobre 2017 4 05 /10 /octobre /2017 07:00

Bien sur je suis désolé pour les cinquante personnes qui se sont faites tuer à Las Vegas lundi 2 octobre. Tomber sous les balles d'un cinglé ce n'est pas ce qu'il y a de plus enviable comme cause de décès.

Vous me direz qu'être électrocuté par son grille-pain n'est guère plus attirant mais là n'est pas le sujet.

A cette triste raison d'avoir perdu la vie il faut ajouter qu'ils et elles l'ont perdue dans un des endroits les plus cons du monde. Las Vegas lieu par excellence où la bêtise, la laideur, la vulgarité et, osons le mot, la vacuité de la civilisation américaine brillent de tous leurs feux.

S'il y a, sur cette planète et selon moi un endroit à éviter c'est bien ce paradis des apparences où (comme à Cannes) le pire du pire se retrouve pour une frénésie de consommations ineptes (eau, électricité, fringues moches, jeux débiles, hôtellerie impersonnelle etc.)

Si, comme on le croit chez "Sens Commun", Saint-Pierre attend les défunts là-haut pour les diriger sur des paradis inimaginables il est à craindre que le lieu de leur décès soit considéré comme pénalisant pour les victimes du Nevada.

Je plaisante... J'ai lu que plus de trente sept millions de touristes se sont rendus dans la ville du désert de Mojave l'année dernière. Qu'ils soient principalement américains ne console pas.

Pour moi le monde sera meilleur le jour où les hommes préfèreront passer quelques heures au Château de Montségur qu'une semaine à Las Vegas!

On voit par là:

- que mon intolérance fait parfois un sérieux come-back

- que je suis un doux rêveur

- que je parle (une fois de plus) de ce que je ne connais pas!

 

 

 

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4 octobre 2017 3 04 /10 /octobre /2017 07:00

J'ai aidé, modestement, un ami à faire les vendanges ce week-end. Tout a concouru à faire de cette fin de semaine un excellent moment, la bonne humeur, le soleil, les tablées nombreuses et si sympathiques et la tâche elle-même, pas fatigante cette fois compte-tenu du peu de rangs à travailler.
Nous sommes rentrés en fin d'après-midi à Toulouse et, à notre émerveillement, nous n'avons rencontré aucune difficulté sur la route. Du monde mais fluide.

Les choses se sont gâtées lorsque, par un de ces gestes idiots et incompréhensibles, j'ai allumé la télévision sur "C'politique" de France 5.

Adieu bonne humeur, adieu sourires. "On" parlait de l'indépendance de la catalogne comme si c'était une chose acquise. Moins de 50% de ceux qui allaient voter étaient pour mais ce détail a été passé sous silence par la rédaction, imitée par les autres télévisions et radios.
Tous, je dis bien tous, parlaient de l'indépendance comme si elle était faite et pas un instant les médias ne se sont demandées comment elles réagiraient si l'Espagne ou les Etats Unis présentaient les nationalistes corses comme elle l'ont fait des indépendantistes pyrénéens.

A croire que l'Espagne était encore dirigée par Franco et la Catalogne pillée par l'Etat Central.

Je ne dis pas qu'il n'existe pas de problème régional je dis que cette présentation biaisée relève de la propagande façon Ribbentrop ou Gromyko. Même qu'on appelait cela de la propagande.

Et la Catalogne n'est pas loin, l'Espagne est un pays de l'Europe et nous partageons une frontière et des montagnes.... imaginez "nos" médias lorsqu'il s'agit de parler de pays lointains!

Bref... l'Espagne a "perdu" la Catalogne qui va devenir indépendante mais dépendra d'elle pour être accueillie dans la communauté européenne. Le vote "exemplaire" de dimanche est une avancée démocratique saluée comme il se doit par des chants révolutionnaires et des poings levés. Décidément nous n'apprenons rien du passé (et pour cause, notre bêtise nous le fait ignorer).

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3 octobre 2017 2 03 /10 /octobre /2017 07:00

Comparaison n'est pas raison mais, en regardant et écoutant le responsable délégué par les magasins Lidl pour donner les éléments de langage de l'enseigne à Elise Lucet de "Cash Investigations" j'ai pensé aux chef nazis qui décidaient les pires horreurs, les organisaient et, lorsqu'ils étaient pris disaient n'avoir fait que leur devoir, qu'ils ne savaient pas ou qu'ils découvraient.
Le petit homme chauve de chez Lidl, avec le sourire, avalisait la totalité des décisions aberrantes et inhumaines de sa chaîne de magasins.
Les privations de pause, les salaires minables, la déshumanisation des tâches, le non-reclassement des personnes devenues inaptes (par la faute délibérée de leur employeur) et même le suicide dans un magasin d'un cadre en surmenage. Il osait parler de "progrès" tandis qu'on lui montrait des pièces médicales ou de justice lui démontrant l'horreur des conditions de travail dans sa chaîne de magasins. Traiter les gens comme des robots c'est le progrès pour Lidl! leur imposer 43 mots à prononcer 3000 fois par jour c'est le progrès! soulever 7 à 8 tonnes de marchandises par jour c'est le progrès!!

Je n'étais pas révolté en regardant ce documentaire en "pluzz" (tout le monde en parlait au lendemain de sa diffusion) mais accablé par la chiennerie des rapports humains et l'infini du mépris des autres que donne l'argent, le fait d'en posséder directement ou indirectement. Ce bon grand-père bronzé et souriant faisait celui qui ignorait que les cadences imposées aux soutiers de la chaîne les brisaient inexorablement, que les caissières debout 6H sans pauses en crevaient et que la le manque de communication dans ses "centres de profit" les faisaient singulièrement penser aux élevages industriels..Il temporisait et se payait de mots.

Personnellement je crois n'avoir jamais mis les pieds dans un Lidl. Je ne vais certainement pas commencer aujourd'hui et vous conseille d'en faire autant: le seul endroit qui fait souffrir ces gens-là est leur portefeuille.

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2 octobre 2017 1 02 /10 /octobre /2017 07:00

Je deviens plus accrocheur. Moins velléitaire.

Prenez la chorale, par exemple. C'est ma 3ème rentrée. Je ne suis plus un petit nouveau ni le dernier arrivé. Je commence à bien la connaître, tout comme je connais chacun et chacune de ses membres et son redoutable chef de choeur.

Parfois, souvent, j'ai envie de jeter l'éponge. Les "gueulantes" du chef de choeur.
Mais pas que.

Il y a maldonne: lui nous veut parfaits nous ne voulons que nous distraire. Nous sommes des amateurs il nous voudrait professionnels. Nous n'avons pas d'oreille, nous faisons toujours les mêmes erreurs (changer les notes, chanter la partition d'autres pupitres, être trop brutaux, ne pas "sentir" la musique, négliger le rythme, mélanger les notes et, crime abominable, nous ne le regardons pas et démarrons n'importe comment) et nous ne nous appliquons pas. 

Les quatre pupitres sont disparates en nombre et en talent: les soprani sont excellentes dans l'ensemble et elles sont scolaires dans leur comportement donc appréciées du chef. Les alti sont plus capricieuses. Des éléments perturbateurs se sont glissés dans leurs rangs. Elles rechignent un peu et bavardent entre elles quand elles n'ont pas des fou-rires. Comme dans toutes les chorales les hommes sont trop vieux et pas assez nombreux. Nous avons deux ténors. L'un se prend pour Rolando Villazôn (alors qu'objectivement il en est à des années lumières!) et l'autre est un effroyable producteur de "canards". Il chante comme une batterie de cuisine, ne suit ni les partitions ni le chef de choeur et ne comprend pas grand chose.
En musique.

Enfin il y a les basses dont je suis. Je ne suis pas le pire même si la place de pire est âprement disputée. Nous sommes théoriquement 5 mais nos absences font que la présence de 3 basses simultanément est la norme. En face soprani et alti alignent une bonne trentaine de choristes qu'il pleuve ou qu'il vente.

A cette (dés)organisation s'ajoute la difficulté des chants que nous répétons: ils sont magnifiques mais... compliqués.

J'ai choisi cette chorale pour ça: je ne voulais pas chanter du Pagny ou du Véronique Sanson!

Mais Josquin des Près.....

Nos différences de niveau interfèrent aussi : les bonnes élèves sopranes chantent sans un couac une partition qu'elles ont découvertes pour la première fois deux heures avant.

Il nous faut 3 mois pour l'exécuter et exécuter est le bon mot.

Notre chef de choeur est un professionnel du chant. Il aime son métier et... la perfection. Nous le décourageons et, s'il ne perd pas sa bonne humeur, celle ci s'altère parfois et il se trahit en imitant nos travers. Il enrage de répéter toujours les mêmes conseils et je le soupçonne d'avoir de temps à autres envie de virer l'un d'entre nous, envie qu'il contrôle car nous payons et que la trésorière de l'association chante justement chez les sopranos!

 

 

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29 septembre 2017 5 29 /09 /septembre /2017 07:00

J'ai trouvé très amusante l'information de "l'Obs" à propos du "scandale" des jugements accompagnant les notes des apprentis journalistes de radio-France.

Vous l'avez forcément entendu puisque l'information a fait le buzz: Radio-France fait régulièrement passer des tests à des jeunes journalistes qui souhaitent intégrer les rédactions.

L'embauche n'est pas certaine mais possible et le prestige du groupe d'audio-visuel du service public attire les futurs journalistes de radio. Demorand, Guetta et les piliers de France-Inter ne sont peut-être pas éternels!

80 candidats et candidates se sont présentés cette année, la peur au ventre et des étoiles dans les yeux. Qui sait... ils allaient peut-être rencontrer Yvan Levaï ou Laetitia Gayet...

Tout se serait passé entre gens (de) biens si une "erreur" n'avait permis de lire les commentaires des examinateurs, normalement inaccessibles. Ce sont ces commentaires, sans doute fondés et cependant assez mesurés qui font parler les idiots et hurler les sots.

Ils sont exprimés en langage parlé, sont spirituels et cinglants et, en réalité, ne méritent ni l'excès d'opprobre ni qu'on en parle autant. "Tchoupi fait du journalisme", l'une de ces critiques, est vous en conviendrez, très drôle et sans doute justifié.

J'ai assez dénoncé ici les tares, pesanteurs, blocages, ridicules, défauts, modes etc du journalisme tel qu'il s'exerce aujourd'hui pour imaginer assez facilement que les plus jeunes frais sortis des "écoles de journalisme" les ont aggravés.

Oui, il y a longtemps que Tchoupi fait du journalisme et Bécassine avec lui, sans oublier Gaston Lagaffe et le Joker.

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28 septembre 2017 4 28 /09 /septembre /2017 07:00

Sur les conseils de Marie, j'ai lu un des livres de Ian MacEwan "Sur la plage de Chesil" (Folio). Elle ne me l'avait pas vraiment recommandé (quoi que j'ai un post it sur lequel, écrits de sa main, figurent plusieurs titres de cet auteur) ni formellement conseillé mais indiqué comme pouvant me plaire.

C'est un livre "typiquement british" dont l'action se passe en deux ans au Sud de l'Angleterre (Dorset? Cornwall?) et une nuit.
Pas n'importe quelle nuit: la nuit de noces de Edward et Florence, tous deux vierges, maladroits et terrorisés par leur premier vrai rapport sexuel.
Ils se sont mariés après des mois pendant lesquels ils se sont à peine frôlés physiquement.

Lui est un jeune homme d'une vingtaine d'année, sans la moindre expérience hormis la masturbation; elle est du même âge et craint le rapprochement des corps pour lequel elle n'a aucune attirance ni désir et qui l'angoisse terriblement.
Le livre se met à la place des deux jeunes mariés et raconte à la fois le fiasco absolu et prévisible de leur nuit de noces tout en racontant leur rencontre, leur amour, leur difficulté à communiquer et, bien sur, leur approche différente de la sexualité.

Le livre est bien écrit, amusant parfois, sérieux toujours et l'auteur sait faire d'un simple fiasco une catastrophe complète.
Voulant "bien faire" Florence va en effet obtenir le contraire de ce qu'elle espérait et lui, avec son orgueil masculin et son esprit lourdaud irrémédiablement tout gâcher puisqu'ils divorceront (l'auteur nous précise pour "mariage non consommé") très rapidement et ne se reverront jamais.

Le personnage féminin est valorisé dans cette histoire car il sait exactement où il va (où il ne va pas!), pourquoi et envisage même une infidélité organisée que le garçon va refuser, horrifié.

L'action se situe dans les années 60 mais rappelle l'excellent film d'Elia Kazan "la fièvre dans le sang" ("Splendor in the grass") des années 50 où, pour des raisons similaires (l'interdiction des rapports sexuels avant le mariage) la situation évoluait en désastre.

C'est un roman, certes, mais il démontre sans fioritures que la sexualité est parfois impossible entre deux personnes et que cette impossibilité entraîne la rupture.

 

 

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27 septembre 2017 3 27 /09 /septembre /2017 07:00

Il me semble que de plus en plus souvent nous franchissons les limites de l'imbécillité et que nous n'y faisons même plus attention.
J'en veux pour preuve ces personnes -sans doute bien intentionnées- qui veulent débaptiser rues, avenues, allées, square et jardins du pays à qui on a attribué le nom de Colbert,  ministre de Louis XIV (1643-1715) parce qu'il aurait organisé l'esclavage et inventé le "code noir".

A ce titre près de 90% de nos rues devraient être débaptisée tant les actions des personnes à qui on a dédié ces rues sont, par certains côtés susceptibles d'être révisées et leurs qualités humaines revues à la baisse. De l'affreux Monsieur Thiers à Napoléon 1er les statues pourraient être déboulonnées si l'on juge ces personnages avec des paramètres actuels et si l'on oublie qu'une action publique et une personnalité du même métal possède différents aspects, pas tous "bien" ou "mal".

L'odieux M Tiers a réprimé la Commune dans le sang mais il a aussi rétabli la République, payé en un temps record l'effrayante indemnité de guerre réclamée par la Prusse et libéré le territoire national. C'est sans doute cette dernière partie de son action qui est soulignée par son nom lorsqu'il est donné à des rues.

Même Jules Ferry, grand républicain incontestable a son côté noir et certains des propos qu'il a tenus sur la colonisation et les colonisés feraient  rougir et réagir même à l'extrême droite s'ils l'étaient de nos jours.

Les pays qui donnent des numéros aux rues et avenues ne s'exposent pas à un tel type de révisionnisme assez grotesque, il faut le dire.

En France, où tout est polémique, sujet à débats houleux et à contestation haineuse même une 9ème avenue réussirait à opposer certains!

C'est un tropisme de plus en plus répandu d'analyser le passé avec des yeux d'aujourd'hui. J'ai dit ici ma consternation d'entendre souvent des personnes censées parler du largage des deux bombes atomiques sur le Japon en 1945 comme d'un inexpiable crime.
Le Japon était prêt à se battre jusqu'au dernier pour son empereur et pour ne pas survivre à une défaite. En détruisant Hiroshima puis Nagasaki on économisait des milliers et des milliers de vies humaines. Il ne faudrait pas l'oublier. Les "gentils" civils japonais étaient fanatisés et avaient approuvé les monstrueuses exactions de l'armée impériale; dont l'invasion de la Chine.
A ceux qui refusent cette évidence je conseille de lire le siège de Nankin. Il verront que le japon d'alors n'était pas le pays des cerisiers en fleurs et des femmes blafardes en kimono..

La "vérité officielle", n'en déplaise à certains, cela s'appelle "l'Histoire" avec un grand H. On peut tordre les faits dans tous les sens la guerre de 14-18 a commencé en juillet 14 et s'est achevée en novembre 1918. On peut essayer de décrire Robespierre ou Che Guévara en humanistes-poètes leurs actes et leurs écrits prouvent qu'ils n'étaient ni humanistes ni poètes mais bel et bien des cinglés autoritaires assoiffés de sang.

Il y a toujours des personnes pour admirer ces tortionnaires philosophes dont l'action a toujours fait mentir les doctrines pleines d'humanité.

Allez! j'arrête là, sinon je vais encore parler de Staline et de ses homologues que d'aucuns présentent encore comme des gens qui ont détourné une idée juste pour en faire un instrument de pouvoir! La balle dans la nuque de ceux qui ne pensent pas comme vous une idée juste. Il fallait oser le dire.

Le bon Trotsky disait que "4 murs c'était 3 de trop pour les ennemis du pouvoir bolchevique". Encore un homme admirable...

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26 septembre 2017 2 26 /09 /septembre /2017 07:00

Les "éléments de langage" sont réellement en train de pourrir la communication tant ils sont utilisés partout.
récemment le départ (in)volontaire de Philippot du Front National nous en valu quelques beaux et gratinés.
Le décès de la mère Bettencourt a été salué par une salve de copié/collé et tous ceux qui en ont parlé ont qualifié la momie de "femme la plus riche du monde".
Cette façon qu'ont les perroquets des médias de répéter servilement ce qui a été concocté pour eux dans les officines des partis ou par des publicitaires est proprement stupéfiante.
Ces gens-là ont-ils une fierté? une conscience professionnelle?

Venons-en à ce qui est le vrai sujet de ce post du mardi 26 septembre: le fait que nous ne devrions pas lever un sourcil lorsqu'on nous annonce le décès de la mère Bettencourt.
En quoi le décès de cette femme nous concerne t'il? en quoi devrait-il nous intéresser?

Comme ses semblables du classement "Forbes" elle a vécu sur une autre planète et emmagasinait en une journée ce qu'aucun d'entre nous ne gagnera en toute une vie. Le capitalisme financier, ce n'est ni du marxisme ni de la jalousie de le constater encore et toujours, enrichit jusqu'à l'écoeurement celles et ceux qui ont une importante mise de départ.

Comme nous ne sommes plus à l'époque de la charité démonstrative la veuve l'Oréal préférait donner ses millions au gigolo mondain Banier et à des partis politiques de droite pour que le premier s'achète des immeubles dans les beaux quartiers et pour que les seconds fassent la politique qui convient le mieux au groupe cosmétique dont elle avait hérité.

Y a t'il en France à l'heure du décès de la vieille dame une seule personne qui éprouve ne serait-ce qu'une peine fugace? pas son dragon de fille qui l'a "reprise en main" de peur de voir quelques millions lui échapper, pas la nouvelle génération qui a déjà des jetons de présence dans tous les groupes qui comptent, pas les politiques qui cherchent déjà d'autres mécènes discrets et peu regardants, pas le public enfin qui a d'autres chats à fouetter et pas les moyens de la défunte pour les y aider...

Alors, je le redemande, pourquoi, oui pourquoi, nous informer de ce décès?

il faudrait que, dans les rédactions, une réflexion soit faite sur ce qui peut et doit intéresser l'honnête homme et que d'eux-mêmes les journalistes cessent de faire de l'information avec rien.

On n'en prend pas le chemin avec les chaînes "tout-info" qui font leur miel du néant. Et qui tiennent l'antenne avec rien dit par personne pendant des journées entières.

 

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25 septembre 2017 1 25 /09 /septembre /2017 07:00

Il y a une génération ou deux de cela on "venait à l'Histoire" par des passeurs comme André Castelot, Alain Decaux ou Jean-François Chiappe. Pas par Emmanuel Le Roy-Ladurie, Mona Ozouf ou Jean Tulard.

Parce qu'ils avaient ouvert la voie en intéressant des non-spécialistes on passait des uns aux autres. Le Louis XI de Paul Murray Kendall pouvait devenir un étonnant succès de librairie parce que "La caméra explore le temps" ou "Alain Decaux raconte" étaient passé avant et avaient préparé le terrain.

Ceci pour dire que si Stéphane Bern n'a jamais été une référence pour moi il ne mérite pas la véritable cabale organisée par les milieux de la culture, de l'Histoire universitaire et, naturellement des médias trop content de décréter l'hallali contre l'un des siens qui essaie d'être moins creux qu'eux. Demorand salivait en rapportant la cabale l'autre jour..

Que Bern soit un adorateur de duchesses et un admirateur de dynasties n'enlève rien à son envie de faire partager ses passions (nombreuses) avec le plus grand nombre et de le faire avec une certaine "gentillesse" un peu agaçante mais rafraîchissante.

On lui reproche pêle-mêle d'être simplificateur, de ne pas s'intéresser aux peuples et à leurs luttes etc etc. Cette Histoire là, qui a pollué deux générations d'étudiants et de chercheurs et éloigné les Français de l'Histoire il y a des auteurs spécialisés et des ouvrages publiés qui se vendent à moins de 1000 exemplaires disponibles pour ceux qui les recherchent.
L'Histoire c'est comme la musique: si on ne connaît pas le solfège (en gros la chronologie, les grandes dates) on passe à côté de ce qui intéresse le grand public et donne envie d'aller plus loin.

Même d'illustres historiens comme Jack Lang ("François 1er") ou François Bayrou ("Henri IV") l'ont compris: pour captiver un public l'histoire du marteau-pilon est moins fédératrice qu'une biographie traditionnelle!

La haine du nouveau président est en train de tourner à l'obsession. Parce qu'il a confié une mission à Bern on crache sur eux. Cela me rappelle le quinquennat Sarkozy et les sorts de Faudel, Doc Gynéco et tant d'autres.

Ce "jeu de massacre" n'est pas sain et pas démocratique. Toutes proportions gardées cela rappelle l'esprit de 1793  va t'on rétablir la chasse aux suspects?

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22 septembre 2017 5 22 /09 /septembre /2017 07:00
11 sept 201711 sept 2017
11 sept 201711 sept 2017

11 sept 2017

Lundi 11 septembre j'ai entendu à un moment que le nouveau Président de la République, Emmanuel Macron, était à Toulouse et qu'il serait à l'Hôtel de Ville, le fameux Capitole vers midi.
N'ayant rien à faire de particulier et poussé par la curiosité je suis allé sur place dans l'espoir un peu midinette de le "voir en vrai".

J'ai donc enfilé ma veste "Fillon" (matelassée et siglée "Cyrillus") et vingt minutes après la décision me voilà au pied de l'Opéra de Toulouse où attendaient l'arrivée du chef de l'Etat, les "huiles" locales, le maire Moudenc, la députée PS, le chef de file EM et quellques inconnus qui ignoraient l'être.

Incroyable la vanité et le ridicule des "élus" qui se poussent du coude pour avoir l'air plus importants qu'ils ne le sont. Boudiné dans un costume manifestement pas taillé par Arny's Jean-Luc Moudenc l'avait rehaussé d'une ceinture tricolore avec pompons qui soulignait sa ressemblance avec Achille Talon. Il aurait dansé sur les mains pour qu'on fasse attention à lui..

Le cortège présidentiel, saturé de gardes du corps patibulaires fit son apparition et le 8ème Président de la Vème sortit de la voiture du milieu.
Bien que sa suite (j'allais écrire sa cour) le lui déconseille il s'est approché des barrières, souriant et heureux, manifestement à l'aise dans sa fonction et satisfait de la remplir.
Après quelques "selfies" auquel il s'est prêté de bonne grâce il a entrepris de serrer des mains et saluer les spectateurs dont j'étais. Face à lui.

J'ai compris que ma position allait me mettre face à lui et une violente idée m'a traversé l'esprit: lui dire quelque chose d'intelligent.

Emmanuel Macron arrive, me serre la main, me regarde en face et je lui dis une banalité qui dément les milliers d'articles que j'ai lus de son élévation, l'intérêt que j'ai porté au processus électoral présidentiel et législatif et ses 3 premiers mois de présidence.
Il est resté suffisamment de temps devant moi pour que je dise quelque chose qui ait du sens.

Pas intimidé (il n'est pas intimidant), juste sec.

Occasion perdue.

 

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