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13 juin 2017 2 13 /06 /juin /2017 13:00

Cette série exclusive de "Netflix" cumule tout ce que je n'aime pas: un "héros" stupide, ultra-violent, vulgaire, macho, haineux et pour qui la vie humaine ne vaut rien, un lieu, la Colombie en général et la capitale Bogota dont le moins que l'on puisse dire est qu'ils ne sont pas "télégéniques", des personnages laids et brutaux, des histoires de drogue et de cartels rivaux, la réalité des marchés de la drogue et principalement à New York et à Miami et je dois en oublier...

Et pourtant je la suis avec passion et la trouve éblouissante. "Narcos" en est le titre et l'abominable "Pablo Escobar" le personnage principal.
Une brute primaire qui fait régner une terreur palpable dans tout un pays. La série est magnifiquement réalisée et interprétée par des comédiens très talentueux. Ca a sa part dans la réussite.
Je m'intéresse aux efforts un peu vains du gouvernement colombien pour se débarrasser de ce fléau, au juge qui sert le pays en recourant aux armes de la démocratie même pour ceux pour qui la démocratie est un gros mot, les membres du "gang" (car c'est un gang) d'Escobar et ceux des cartels concurrents (Judy Moncada, Cartel de Cali), les "pepes", horribles contre-révolutionnaires anti-communistes et qui, par leurs méthodes (le meurtre principalement) n'ont rien à envier à leur ennemi Escobar, le petit peuple Colombien,  les services américans qui conseillent le gouvernement Colombien et aident à traquer les trafiquants et Escobar...

Je frémis quand je vois les conditions de vie des Colombiens de cette époque encore récente, leur peu d'avenir et les conséquences lorsqu'ils font le mauvais choix.
Il est d'ailleurs impossible de faire un bon choix et on est frappé par la violence terrifiante de toute une société.

N'oublions pas, comme le montre la série, que cette violence, ces morts et ces fortunes sont le résultat de la consommation de drogues par les Yuppies des USA.

Une intrigue au cordeau, des moments de respiration avec l'insupportable famille de Pablo Escobar (sa femme, sa mère, son fils et, dans une moindre mesure, sa très jeune fille) et une fidélité à l'Histoire paraît-il sans failles font de cette série (dont c'est la deuxième (NDLR, seconde?) saison) une réussite absolue.

Seul souci, pas vraiment grave, la ressemblance frappante entre l'acteur principal (celui qui joue Escoba, donc) et Didier Bourdon, des Inconnus. Parfois ça empêche d'y croire!

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12 juin 2017 1 12 /06 /juin /2017 13:00

Deux tendances actuelles m'inquiètent à égalité. Celle qui consiste à critiquer le Président nouvellement élu comme s'il était responsable de tout ce qui ne va pas et celle qui, au contraire, tend à l'exempter de tout.
L'idolâtrie qui perce ici ou là est pénible et n'a aucune raison d'être: le Président "prend ses marques" et il faut attendre un peu pour tirer des conclusions sur son action.
Comme le prix Nobel de la Paix très prématuré qu'avait reçu Barack Obama à l'aurore de son premier mandat présidentiel les couronnes de laurier, les compliments outrés et l'admiration un peu forcée ne sont pas de mise.
Emmanuel Macron a, semble t'il, réfléchi à la conquête du pouvoir et à son utilisation.

Contrairement à Jacques Chirac, Nicolas Sarkozy et même François Hollande, Macron ne s'est pas limité à la conquête. Il a une feuille de route et paraît déterminé à la réaliser. Il a un programme et il ne se limite pas, comme ses devanciers, à occuper l'Elysée.

Emmanuel Macron a de la chance: comme l'ont dit et répété les journalistes, les "planètes se sont alignées" pour lui, manière de dire qu s'il a su rebondir sur les évènements de la campagne (déconfiture de F.Fillon, renoncement de F.Hollande...) ça ne suffit pas pour expliquer l'environnement favorable qu'il a su créer pour lui-même et pour ses candidats aux Législatives. On peut admirer la conjonction de la volonté et de la chance.
Pas tomber dans un "culte de la personnalité" qui serait grotesque et contre-productif. A lire certains journaux c'est presque trop tard tant Emmanuel Macron est encensé.
L'autre piège est celui que se tendent à eux-même les grincheux professionnels.
Anonymous, les Insoumis, les Extrêmistes de tout bord pour qui la légitimité de Macron est mise en doute et rien de ce qu'il fait n'est digne d'éloges.

Pour ces nihilistes qui dépriment et ne veulent voir le pays qu'à terre Macron est, crime impardonnable, un "banquier" et seulement ça. Un pion mis là par les puissances d'argent.

C'est possible. Nul, à l'heure présente, ne peut l'affirmer.

Les vieilles têtes de la politique d'avant sombrent dans le ridicule (Cambadélis et sa campagne dans le XIXème arrondissement détenant la palme), les partis qui ont (si mal) gouverné le pays à tour de rôle se caricaturent eux même et, dans cette fange il serait compliqué de trouver une légitimité supérieure à celle du nouveau Président.

Ni génial ni indigne il est élu pour 5 ans. Laissons-lui le temps de travailler et ne sombrons pas dans nos travers perpétuels: le "lèchage" ou le "lynchage".
 

 

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9 juin 2017 5 09 /06 /juin /2017 13:00

Si on détermine le niveau de vie d'un pays aux voitures de ses habitants alors le Canada en général et Montréal en particulier sont des zones très fortunées. Incroyable le nombre de belles bagnoles qu'on peut voir et entendre rugir partout.
Porsche doit avoir là une de ses concessions les plus efficaces du monde: les Cayenne et les Panamera remplacent les "Twingos" ici!

Quand je pense qu'en 2012 on a frôlé l'incident diplomatique parce que Ramzi Khiroun avait prêté la sienne à Strauss Kahn et Sinclair et que ces deux blaireaux de luxe s'étaient faits photographier dedans...

Autre pays autre moeurs: ici non seulement on ne la cache pas mais on roule avec comme s'il s'agissait d'une camionnette élégante,, certes, mais pratique. On ne l'exhibe pas mais on la cache encore moins. On se fait plaisir sans voir à mal.

J'aime bien ce regard décomplexé qui souligne nos hypocrisies (ou mesquineries) dépassées;

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9 juin 2017 5 09 /06 /juin /2017 13:00

Il y a de cela bien longtemps nous étions allé skier, mon ex-femme et moi chez et avec un couple d'amis dans la sympathique station de sports d'hiver des Alpes du Sud appelée Pra-Loup.
L'appartement, un grand et beau appartement, appartenait en fait à ses parents à lui. Il était au dernier étage d'une tour habillée de bois et était très agréable. Il dominait toute la station et sa terrasse était un belvédère abrité. Nous y avons passé d'excellents moments, en hiver comme en été. Mais pas cette fois là. Vraiment pas.

Je vous raconte. Nos amis avaient aussi invité un couple de leurs amis que nous connaissions un peu. Elle était infirmière libérale et lui publicitaire. Jolie mais pas très classe tandis que son mari, petit et gros, s'épuisait à la conserver. Ils étaient mariés sans enfants ce qui n'était pas notre cas.
Nous nous étions séparé pour la première fois de notre petit garçon qu'on avait confié pour la semaine à ma belle-mère, ce qui revenait pratiquement à confier un agneau à un boucher, mais, passons.

M***, la femme du pubeux, avait beaucoup d'humour et savait comme personne détendre l'atmosphère. Son mari, il ne pouvait pas avoir tous les défauts, savait rire et nos amis aussi.

Nous n'avions pas le même niveau à ski (c'était la première fois que j'en chaussais), pas les mêmes revenus ni le même style de vie ni les mêmes goûts culinaires mais les 2 ou 3 premiers jours furent parfaits.
Même mon ex-femme, farouchement sur la défensive, comme à son habitude, se détendait et oubliait le travail et le bébé qu'elle avait laissés à Paris.

J'abrège. Alors que nous skiions de concert tous les 6 la lanière de mon bâton s'est accrochée à la fixation de ski de M*** et l'a faite chuter de sa hauteur et pratiquement à l'arrêt.
Je n'en mettrais pas ma main à couper mais je crois sincèrement, même toutes ces années après, que c'est ainsi que les choses se sont passées. Ma lanière, une lanière, sa fixation.

Malgré la chute bénigne M*** n'a pas pu se relever. le tendon était touché.
On a fait appel aux secouristes et la barquette l'a ramenée à la station. Medecin à Gap, plâtre etc. J'ai un peu oublié (ou censuré) l'ordre des évènements. 

Dans un premier temps M*** n'a pas perdu son humour et tous se sont conduits aussi normalement qu'on peut se conduire dans un tel cas.

Puis, au retour de Gap l'ambiance a changé du tout au tout. Conciliabules entre les 4 et regards en coin pour nous. C'est là que j'ai prononcé la phrase qu'ils attendaient: "Si c'est de ma faute je suis assuré et j'assumerai ma responsabilité".
Mon ex-femme m'a fusillé du regard, les deux mecs se sont regardés d'un air entendu et j'ai compris l'expression "un grand moment de solitude".

Le soir nos "amis" sont partis dîner tous les 4. Nous étions exclus. L'ambiance était tellement mauvaise qu'on a refait les bagages et qu'on a décidé de rentrer dès le lendemain.

Au retour de leur soirée j'ai eu droit à un procès de Moscou. J'étais irresponsable, dangereux et j'en passe. Mon ex-femme, hors d'elle, a pris ma défense mais le pire était à venir. La colère et l'alcool, mais la bêtise aussi ont alors fait dire au publicitaire (et il devait être nul pour improviser un slogan aussi lamentable): "tu as cassé ma femme".*

"On" voulait un constat d'accident, que je m'accuse et que je prenne tout sur moi. Ce que, par amitié, et sans doute par "bonne éduation", cette lâcheté mondaine qu'on m'a inculquée, j'ai fait.

M*** a été opérée. A cette époque l'opération laissait une vilaine cicatrice sur les jambes qu'elle avait fort jolies. Elle a dû faire des semaines de rééducation au Centre de Bouffémont et, last but not least, a dû être indemnisée par mon assurance  pour le travail puisqu'en tant qu'infirmière libérale elle ne touchait rien.

Le summum a été atteint quand, incidemment à quelques temps de là, A*** nous a appris qu'elle a divorcé de son pubard un an après et qu'avec les indemnités reçues pour les préjudices de la douleur et physique elle s'était acheté un beau studio dans le 15ème arrondissement de Paris.

Je ne saurais jamais si c'est moi ou pas qui ai déclenché cette catastrophe. Le studio dans le 15ème m'est resté en travers de la gorge pendant des années!

Nous sommes restés "amis" avec A* et O* quelques années encore mais mon ex-femme ne leur a jamais pardonné leur attitude de Pra-Loup.

On a réussi pendant des années à passer outre mais c'était le non-dit qui, avec d'autres choses, ont fait que nos chemins se sont définitivement séparés.

Je garde un souvenir (très) amer de cet épisode parce que je n'ai pas eu une attitude très glorieuse et que l'image que m'ont renvoyée de moi ceux qui se disaient mes amis était  dégradante. J'ai trouvé injuste leurs reproches et plus encore les mots qu'ils ont employés d'autant plus que j'ai immédiatement dit que si j'étais en cause j'assumerais.

Je pense aussi que mon ex-femme m'a regardé un tout peu différemment ensuite.

 

Nota: elle n'a eu besoin de personne pour se casser et, sur le moment, j'ai applaudi !

 

 

 

 

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8 juin 2017 4 08 /06 /juin /2017 13:00

Lorsque j'ai appris que la PDG de France Télévision, Delphine Ernotte, avait donné son congé à David Pujadas j'ai eu un cri de joie méchant.
Ce type est à cette place depuis si longtemps que même en l'évitant je l'ai quand même vu quelque fois. Et ce que j'ai vu et entendu je ne l'ai pas aimé.
C'est difficile à expliquer et plus encore à écrire. Un sentiment. Une impression.
La sensation que ce Pujadas nous prenait, nous spectateurs de "son" journal, pour des beaufs abrutis et pas très intelligents.
Naturellement, tout le monde n'a pas ressenti cela et il y a même des gens qui disent le regretter.
Je ne me souviens pas qui mais, à propos du frère ennemi Poivre, il avait écrit que son journal était "une ratatouille potagère". C'est de cela qu'il s'agit. D'un journal émasculé et orienté dans lequel François Lenglet et d'autres donnent le ton pour ne pas dire le La.

Avec son ambition visible comme le nez au milieu de la figure, ses entretiens ou interviews de personnalités derrière lesquelles il essayait de briller Pujadas a servi la soupe tiède pendant une quinzaine d'années ce qui est amplement suffisant. Comme l'autre il a flagorné tous les puissants qui passaient à sa portée et aboyé contre les moins puissants ou les réprouvés.

Pujadas a élevé l'art de flatter les décideurs à un niveau où, depuis Zitrone (Léon) et Droit (Michel) personne n'était plus allé.

Un "journal de 20h00" ne sert à rien depuis belle lurette mais celui de France 2 encore moins. Cet animateur vedette et accessoirement journaliste (quoi que j'ai des doutes...) s'était coulé dans le moule Poivre et débitait ses fadaises d'un air entendu. Il n'y avait (presque) pas besoin de sous-titre nous indiquant quand il fallait se révolter ou s'émouvoir. Le gnome Pujade nous signalait le moment avec ses mimiques d'éducateur d'enfants handicapés.

Celui d'Arte, avec son supplément "28 minutes" est ce qui se fait de mieux (c'est à dire de plus respectueux pour le spectateur) en matière de journal d'informations. Elisabeth Quin est à Pujadas ce que Bigard est à la poésie. Un négatif.

PS: Ces gens-là ne disparaissent jamais tout à fait et leur disgrâce, souvent compensée par les prudhommes dont ils ont méprisé le fonctionnement dans leurs journaux leur octroie souvent "de quoi voir venir". regardez la Claire Chazal, autre enfonceuses de portes ouvertes (et son célébrissime cillement d'oeil) elle est recasée ailleurs à un salaire que les fans de Pujadas ne connaîtront sans doute jamais..

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6 juin 2017 2 06 /06 /juin /2017 13:00

Depuis mon arrivée ici, il y a 8 jours je peux compter les éclaircies durables sur les doigts d'une main.
Ce matin le ciel semblait calqué sur ceux de novembre dans les "Hauts de France", c'est dire si le gris anthracite dominait.

J'ai raté le bus 27 à l'arrêt Boulevard St Joseph - 6ème Rue et ai donc eu tout le loisir de voir le vent et la pluie arriver tandis que je me gelais sous mon Fillon. (Il s'agit de ces vestes demie-saison matelassée bleue-marine col marron que l'ancien candidat de la droite et du centre a mis sur le devant: je précise que je la possédais avant et que je ne crois pas compter de membre(s) de "Sens Commun" parmi mes relations).

Un instant j'ai caressé l'idée d'emprunter le bon vélo de Nico mais, intuition ou paresse, j'y ai renoncé. J'ai bien fait: à peine monté dans le bus que la pluie commençait à tomber.

Une pluie franche et nette, de celle qui mouille et agace, un peu comme celles de la Réunion l'année dernière. Elle s'insinue partout, goutte dans le cou et vous êtes mouillé de la tête aux pieds en moins de temps qu'il n'en faut pour l'écrire.

Car à la Station Laurier il fallait bien en sortir du bus.

Bon, allons au fond des choses, après le déjeuner sur l'Avenue Mont Royal Est (une succulente poutine qui a coûté le double du prix indiqué sur la carte mais quand on aime....) la pluie a entrepris de regagner le terrain perdu. Mes achats, le sac-à-dos, le "Fillon" (dont l'imperméabilité est toute théorique), les chaussures, les 7 cheveux: tout était à torde.

Re-attente du bus en mode flamant rose, sous un arbre pour ressentir moins de gouttes mais plus grosses.
Le "27" arrive enfin, plus d'un quart d'heure après que j'aie commencé à prendre racine façon roseau. Je m'approche de l'arrêt de bus et un énorme "RAM", un 4X4 monstrueux m'éclabousse des pieds à la tête.
La chauffeur de bus, une belle brune avec boucles d'oreilles créoles, me fait monter en essayant de retenir son hilarité.
Si ça continue je vais abréger mon voyage ou aller dans un pays ou l'été c'est l'été.

Le piège aquatique dans lequel je me trouve finira par me contrarier!

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5 juin 2017 1 05 /06 /juin /2017 13:00
Montreal, 4 juin 2017 à 9H45

Montreal, 4 juin 2017 à 9H45

Il y a eu une préparation, de 20 km, dans un circuit balisé dans la ville de Montréal, vendredi soir 2 juin 2017, sous une pluie battante ininterrompue et par une température presque offensante pour cette période (12°C).
Des milliers et des milliers de cyclistes battaient le pavé (c'est une image) avant le départ dans un goulot d'étranglement au Parc Lafontaine.

Circuit de nuit, le sponsor fournissait des LED à qui en voulait; ceux-ci, clignotants, donnaient un air de fête aux bicyclettes de toutes formes et tailles qui prenaient le départ. Certains vélos étaient bariolés comme des arbres de Noël et c'était un peu magique de respirer une véritable atmosphère joyeuse, vive et bon-enfant.

A propos d'enfants il y en avait beaucoup ce soir là: sur des vélos, dans des carrioles tirées par leurs parents, sur des tandems constitués pour l'occasion et sur des sièges-bébés.

Malgré la pluie la  boucle s'est faite assez rapidement, dans une joyeuse atmosphère de kermesse familiale que ce pays donne à toutes ses manifestations. L'accent québecois y est pour beaucoup qui donne une relativité à toute chose. Le tutoiement facile, la joie de vivre, la fin de semaine et la présence de cette foule nombreuse et disciplinée accentuaient le plaisir d'avoir pris le départ.

Dimanche 4 les choses devenaient plus sérieuses puisque la distance à parcourir était plus que doublée. Il faisait un soleil radieux et une température idéale pour une (grande) balade à bicyclette dans et hors de Montréal. La même foule, plus nombreuse encore, moins bariolée mais aussi festive repartait sur ses montures sans moteur et à deux roues.
Dans les tunnels et sous les ponts on se lâchait en poussant des cris d'animaux tandis que des groupes se signalaient par le port de signes distinctifs (masques de cochon pour les 6 membres d'une même famille, verre à cocktail collé sur le casque d'un couple, tenue excentrique pour d'autres....

Le parcours, admirablement protégé et indiqué voyait chaque intersection gardée par des bénévoles qui encourageait les courageux qui s'affalaient sur leur vélo au fur et à mesure que l'heure avançait.

Des "pom-pom girls", des musicos, des sonos embarquées et même un arroseur (on passait si on voulait sous son brumisateur bricolé) rythmaient et saluaient notre avancée...

Les derniers kilomètres étaient plus sages et la traversée du pont rue Berri beaucoup plus calme qu'à l'aller. Quel incroyable vitalité a ce pays! quelle bonne humeur! et ces magasins tous ouverts le dimanche. Je comprends que certains de nos compatriotes s 'y soient installés et y demeurent sans parler de "retour".

Une fois l'arrivée passée le cycliste que j'ai été a fait halte dans un café de la chaîne Tim Hortons. Mon fils m'a offert un café Medium (horreur! il faisait presque un litre!) et un divin "Boston à l'érable". Les 5 fois 10 kilomètres ont disparu, comme par enchantement.

 

 

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2 juin 2017 5 02 /06 /juin /2017 16:37

Le Musée des Beaux-Arts de Montréal (Québec) accueille une exposition des peintures, costumes de scènes, dessins, croquis bref de l'oeuvre foisonnante et très impressionnante de Marc Chagall. 

J'y suis allé en "nocturne" mercredi 31 mai 2017. Il y avait beaucoup de monde mais l'exposition est non seulement magnifique mais impeccablement organisée. 
Les pastilles qui commentent les oeuvres sont incroyablement complètes sans être ennuyeuses. Chaque peinture, lorsque c'était possible, est présentée avec ses esquisses et éventuellement ce qui l'a inspirée. Les lumières éclairant les peintures, c'est la première fois que cela me frappe, sont admirablement pensées. Chaque "âge" de l'oeuvre emplit une salle et certaines sont consacrées au théâtre, à la danse ou à l'opéra: les costumes de scène sont présentés sur des mannequins et l'on s'attend presque à les voir s'animer. 
Ceux que Chagall avait conçus pour "La Flûte Enchantée" sont restés superbes, modernes et incroyablement originaux. 

Je ne connaissais pas bien Chagall et j'ai été enthousiasmé et conquis par sa "patte" personnelle, son inspiration, son trait, sa conception de l'assemblage des couleurs, les références à sa ville et à sa religion, sa muse, son épouse Bella dont la personnalité semble passionnante, C'est un homme qui a été sculpteur, peintre, dessinateur, musicien et qui, s'il a été inspiré par certains groupes (un temps,par les cubistes par exemple) a gardé sa personnalité unique et majeure. 

Deux heures ne suffisaient pas pour voir et admirer tout: l'oeuvre est par trop étonnante et parfois dérangeante pour l'appréhender en si peu de temps. 

C'était évident dans les salles thématiques de cette exposition exceptionnelle: l'oeuvre imposait le respect en même temps que l'admiration. 

Comme à chaque fois qu'on côtoie le génie on s'aperçoit qu'il fréquentait tous ceux de son époque. (Serge Lifar, Igor Stavinsky, Picasso, Daghilev...) Comment ai-je pu "passer à côté " de ce peintre majeur? 

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31 mai 2017 3 31 /05 /mai /2017 07:00

 

Du 29 MAI AU 30 JUIN

PAS DE POST DU POIRIER

EXCUSEZ MOI.

MERCI!

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30 mai 2017 2 30 /05 /mai /2017 07:00

Une vieille belle essaie sa robe bleue en toute tranquillité. Pas de danger de "fuites urinaires", elle a sa Téna invisible au téflon. Et celle-là, elle est grosse? non! une ancienne Miss, au QI moins prononcé que le tour de poitrine va lui livrer, GRA-TUI-TE-MENT des repas équilibrés chez elle.
Et Marion Game? starlette qui jouait les allumeuses dans les films des Charlots (à eux 3, mais.. étaient-ils 4? j'ai oublié, ils équivalaient à un Dany Boon) des années 70 (mille neuf-cent) elle va bien car elle pose ses pieds et ses mollets gonflés et peut-être diabétiques sur une planchette en plastoc qui la revitalise pour 24H00. Les ex-coquines du cinéma sont comme les téléphones; il faut les recharger si on veut jouer avec!

Et Anny Duperey? autre gloire, moins coquine, des mêmes seventies? elle n'est pas sourde (pardon! mal-entendante) car elle a un appareil auditif à 360°. C'est génial: elle entend quand on dit du bien d'elle. Notez que l'appareil doit fonctionner 1 fois par an mais elle a l'air contente avec sa teinture corbeau.

Entendre à 360° c'est l'argument-choc: on est au "Futuroscope" dans le métro, ça en jette!

Le golfeur aux cheveux blancs aussi met des couches (pardon! des "protections"). Du coup il joue comme le Severiano Ballesteros de la grande époque.

Et puis il y a Scholl. Les gens hésitent à se nettoyer avec du "Cilit-Bang"; pourtant on obtient les mêmes résultats: des ongles magnifiques, des talons sans crevasses, pas d'ongle incarné ni de valgus chiantus... ça brille comme un évier...

Il y a aussi la brune décontractée qui reconnaît être constipée, la belle-mère qui fait plus jeune que sa belle fille de 13 ans, celle qui a mal à la tête et dont le comprimé miracle la délivre en moins de 2 secondes, celle qui met du Q10 à l'acide hyaluronique (on en met dans tout!) sur ses rides invisibles pour qu'elles soit encore moins visibles (il faut dire qu'elle a 14 ou 15 ans) et tant d'autres...

A la fin de chacune de ces publicités qui prennent la femme pour une dinde et son jules pour un benêt il est précisé: "ceci est un dispositif médical". Ont-ils peur que nous décidions par nous-même, sans en référer à Michel Cymès ou à Patrick Pelloux, de nous enduire de Q10, de nous tartiner les pieds de Scholl en nous enfonçant un Audika (à 360°) dans les oreilles?

"à consommer avec modération", "pour votre santé mangez équilibré", "un crédit doit être remboursé", "ceci est un dispositif médical"... la publicité nous a tellement abrutis que ceux qui la  font craignent nous avoir définitivement lobotomisés!
 

 

 

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