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14 février 2019 4 14 /02 /février /2019 07:00

Je cite in extenso l'articulet signé Pascal Praud dans le quotidien gratuit CNEWS n°1940 du jeudi 7 février 2019:

Comparer le sort des Juifs à ceux des gilets jaunes c'est ignoble.

"Les manifestants blessés au visage ne sont pas des "gueules cassées", expression qui appartient au vocabulaire de la guerre 14-18. Les manifestants aspergés de lacrymogène ne sont pas "gazés" comme certains l'affirment. Le mot "gazé" renvoie à l'idéologie nazie, à la Shoah, au génocide des Juifs. Le climat est pourri. L'air devient irrespirable. Du samedi au samedi, les passions tristes ont envahi la rue et les écrans.  Les mots ne veulent plus rien dire.

La police de la République n'a rien à voir avec la police de Vichy (NDLR: parler de "rafles" essaie de faire croire le contraire). Quand certains comparent le sort des Juifs en 1940 en France à celui des Gilets Jaunes en 2018 c'est évidemment mensonger mais c'est aussi ignoble.

Le Gilet Jaune n'est pas pas l'étoile jaune. Derrière cette guerre des mots existe une bataille des idées. Ne soyons pas dupes des manipulations, extrapolations et donnons aux mots leur véritable sens".

J'ajoute que TOUS les régimes totalitaires du XXème siècle, le communisme et le fascisme/nazisme principalement ont tordu le vocabulaire pour lui faire dire le contraire de ce qu'il désignait.
Le célèbre roman de George Orwell "1984" décrit ce passage d'un sens à l'autre et c'est effroyable.
 

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13 février 2019 3 13 /02 /février /2019 07:00
Un long martyr

J'ai entendu l'avocat de la famille d'Ilan Halimi dire que le corps de ce pauvre garçon avait été exhumé puis enterré en Israël, sa mère voulant qu'on ne perturbe pas sa mort.
Ilan Halimi est ce jeune homme de 23 ans qu'une vingtaine de ratés, de parasites et, pour dire les choses telles qu'elles sont, d'ignobles salauds ont kidnappé, torturé pendant 3 semaines et achevé de manière abominable.

Ilan Halimi était Juif et, pour ses demeurés de ravisseurs, il avait par définition "de la thune". Si ce n'était pas lui (il travaillait comme vendeur dans un magasin de téléphonie pour 1200€ par mois) sa famille ou sa communauté en avait, c'est bien connu, tous les Juifs roulent sur l'or. Cette bêtise-crasse, cet antisémitisme de bas du plafond ont valu à Ilan Halimi de vivre un calvaire que les nazis réservaient aux Juifs. Pour ce régime fou la mort devait être précédée des pires tourments et humiliations; les exécutants  se sont appliqués à respecter leur programme à la lettre pendant les 12 ans de leur règne monstrueux et leurs lointains descendants, la vingtaine de tortionnaires de Bagneux les ont imités avec zèle.

Ces vingts abrutis criminels (dont une fille qui a servi "d'appât") n'auraient pas démérité dans les rangs de la SS: ils ont dénudé leur victime, l'ont entravé, contraint de faire ses besoins en public et dans un sac, l'ont retenu dans le froid d'une cave en janvier, l'ont frappé nuit et jour, menacé de mort, brûlé sur tout le corps avec des cigarettes, tailladé au cutter puis, achevé en l'égorgeant, l'arrosant d'essence et y mettant le feu. Il a agonisé dans d'infinies douleurs le long d'une voie ferrée et est mort comme une bête. Pour rien. Par pure inhumanité.

C'était il y a 13 ans en région parisienne. Le 13 février 2006 Ilan halimi mourrait.  Le gang qui a cet exploit sur la "conscience" a des admirateurs en banlieue.
La mère d'Ilan, une noble femme, n'a pas voulu que même mort et enterré on souille davantage la mémoire de son fils mort il y a 13 ans aujourd'hui.

 

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12 février 2019 2 12 /02 /février /2019 07:00

En flânant rive droite de la Garonne j'ai comme souvent poussé la porte de la librairie "l'autre rive" et me suis attardé devant les tables recouvertes de livres bien présentés.

Je suis ressorti avec deux livres dont le Folio "Les chemins noirs" de Sylvain Tesson. Depuis "l'Axe du Loup" je suis un client fidèle de l'écrivain-voyageur. J'ai beaucoup aimé sa relation de son périple sur les traces de l'armée napoléonienne en déconfiture en Russie et plus encore celle de sa retraite dans une maison isolée au fin fond de la Sibérie près du Lac Baïkal. Une aventure idéale à vivre par procuration!

Je reconnais que j'aime la façon qu'il a de se mettre en scène, de livrer ses états d'âme mais aussi ses connaissances dans des domaines ou les miennes sont inexistantes ou embryonnaires..

Tesson-fils est béni des Dieux: comme son père Philippe il écrit bien,sans fioritures inutiles et il sait faire partager son expérience avec ses lecteurs. Moins politisé il ouvre plus facilement l'esprit et aide à comprendre un monde moins binaire que nous le pensons en général.

Son "avant-propos" des Chemins noirs est une merveille de concision. C'est une introduction magnifique qui définit le livre et son contenu tout en donnant envie de le lire séance tenante.

Une fois encore, mais pour des raisons "impérieuses", Sylvain Tesson s'isole et marche. Il fuit la civilisation et, en elle la civilisation du numérique, des écrans et de l'administration. Il traverse la France, en diagonale, du Var au Cotentin par les anciens chemins oubliés et essayant de traverser les départements qu'on dit oubliés par la modernité, ce qu'il n'est pas loin de considérer comme une bénédiction. En tous cas par certains côtés.

Son amour de la nature, ses connaissances historiques et littéraires, sa réflexion humaine et politique l'amènent à penser en marchant et ce qu'il nous livre de ses pensées nous met en communion avec lui.

C'est un petit livre (question format) qui apporte beaucoup. Je ne suis pas toujours de son avis mais ce qu'il dit n'est jamais anodin ni encore moins mesquin.

Un livre que je recommande, vous l'aurez comppris!

 

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11 février 2019 1 11 /02 /février /2019 07:00

Il a une bonne tête Thierry Solère. Il a aussi su ne jamais être "trop" à droite. Ce n'est pas Copé tout de même!. C'est le François Léotard de l'époque: un bon sens discret, une position centrale (pour ne pas dire centriste), une discrétion élégante dans un corps rond: les électrices de Versailles et d'Aix-en-Provence adorent, les lecteurs du Figaro apprécient les positions convenues.

C'est un politique jusqu'à la racine des cheveux. On devine qu'elle est tout pour lui. Cela dit on sent que les avantages qui lui sont consubstantiels ne lui sont pas indifférents: les costumes de luxe, les signes de pouvoir, peut-être même la séduction qu'il donne ne le laissent sans doute pas de marbre. 

Au début 2017 il a organisé les primaires de la droite à l'élection présidentielle. Il soutenait Bruno Le Maire (question de génération sans doute) puis le candidat désigné par les votes militants, le grandiose François Fillon. "L'Homme qui devait gagner".

On se souvient que le chevalier blanc de la Droite, candidat d'une politique dure, a explosé en plein vol lorsqu'on s'est (Merci le "canard enchaîné") rendu compte qu'il prenait l'Assemblée Nationale pour une banque en libre-service. Solère a été très désorienté et ne savait qui désigner comme sauveur de son camp. Juppé, Fillon... le choix était cornélien.

Finalement, au bon moment et souplement il choisit Macron et intègre la voiture-balai qui suit le futur Président de la République avec les éclopés de la droite et du centre qui ne veulent pas attendre un quinquennat loin des affaires.

Pas de bol: il se voyait ministre il est écarté de la composition du gouvernement pour une affaire de fraude fiscale le concernant. L'épisode de la questure qu'il ravit à Ciotti fut amusant et même jouissif mais il n'alla pas jusqu'au bout. C'est le problème de Solère semble t'il; il ne va pas souvent au bout de ce qu'il entreprend.

Le voilà députe En Marche et ses problèmes juridiques le rattrapent: une polémique portant sur des informations qu'il aurait reçues de la part de Jean-Jacques Urvoas, ministre de la Justice de l'époque, sur une enquête pour fraude fiscale le concernant.

Début juillet 2018, alors que les chefs de trafic d'influence, de corruption, d'abus de biens sociaux, de financement illicite de dépenses électorales et de manquements aux obligations déclaratives auprès de la Haute Autorité pour la transparence de la vie publique (HATVP) ont été ajoutés au dossier, le parquet de Nanterre demande à l'Assemblée nationale la levée de son immunité parlementaire de député. La justice le soupçonne d’avoir utilisé sa position d’élu pour favoriser des entreprises pour lesquelles il travaillait en parallèle et d'avoir embauché comme assistante parlementaire fictive la femme d’un ancien employeur. L’Assemblée lève son immunité le 11 juillet suivant. Le 17 juillet 2018, Thierry Solère est placé en garde à vue puis libéré après 37 heures sur avis médical (!). Le 1 février 2019 une information judiciaire est ouverte dans le cadre de cette enquête.

Il est né en 1971: ça ne l'a pas empêché de faire de la politique à l'ancienne!

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8 février 2019 5 08 /02 /février /2019 07:00

Etant donné que je suis né sous Mathusalem et que j'ai bien connu Ramsès (II) je n'ignore pas qui est Joan Baez sans m'être donné la peine de l'écouter réellement et de m'intéresser à sa personnalité.

Cette attitude est d'autant plus regrettable que Joan Baez chante merveilleusement bien, qu'elle a commencé sa carrière en 1958 et qu'elle a été de tous les combats moraux qui ont compté: pour les Droits Civiques, contre la guerre du Vietnam et qu'elle s'est investie personnellement à Sarajevo entre autre. Voilà une femme que la maturité (elle a 78 ans aujourd'hui) a embellie et qui, parce que sa voix est très légèrement affectée par l'âge s'est lancée dans une tournée d'adieux magnifique.

Parce qu'elle rencontre une adhésion inconditionnelle et qu'elle sait qu'elle ne rencontrera plus son public la tournée est superbe et emplie d'une émotion presque palpable.

Arte qui n'allait pas passer à côté d'un tel évènement a diffusé (on les trouve en "Replay" sur le site de la chaîne) un très beau portrait de cette chanteuse américaine d'origine Mexicaine.

C'est merveille de la voir en communion avec Martin Luther King et célébrée par des grands Américains. On sent que la dame a du caractère et un tempérament sans concessions. Elle est étonnante dans sa modestie, sa détermination à combattre  le racisme sous toutes ses formes, l'injustice et la politique américaine dans ses aspects les moins supportables.

Elle est admirable aussi dans sa vie professionnelle, respect du public, choix des chansons, façon de se les approprier, vérité. Car tout, chez Joan Baez est vérité. On comprend qu'avec une telle ligne de vie la sienne n'a pas toujours été facile mais on admire sa capacité à être restée elle-même dans les épreuves comme dans le succès. Succès dont elle parle très bien en faisant toucher du doigt combien il est facile de le laisser vous emporter puis détruire, ce à quoi elle a résisté.

Deux hommes de sa vie, Bob Dylan et le père de son fils Gabriel (qui l'accompagne aux percussions sur la tournée en cours) disent avec admiration la femme qu'ils ont aimée et pas su retenir.

Parallèlement au portrait filmé Arte diffusait le concert que Joan Baez a donné tout récemment à l'Olympia à Paris. Retenue, charme, beauté et élégance qualifient cette prestation.

Joan Baez chante à la Cité de Carcassonne le lundi 15 juillet prochain: je me réjouis d'y assister.

 

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7 février 2019 4 07 /02 /février /2019 07:00

J'ai regardé sur "Toute l'Histoire" un portrait très intéressant de Graham Greene que je n'ai jamais lu et auquel je ne m'étais pas intéressé jusqu'ici.
Je savais vaguement que je pouvais le découvrir un jour tout comme j'ai fini par lire "Belle du Seigneur" d'Albert Cohen et que je lirais un jour "Ulysse" de Joyce.

Il m'a semblé que des 26 livres que Greene a publiés "Rocher de Brighton" (Brighton Rock) était sinon le plus emblématique de son écriture et de sa pensée il était le plus connu et le plus apprécié.

Toujours aussi patient et désireux de le commander séance tenante je tape "Rocher de Brighton" Graham Greene. Immédiatement s'affiche ce que je considère comme le mal de notre époque: un pourcentage imbécile censé donner envie d'acheter ce livre:

"69% des utilisateurs ont aimé ce livre" (utilisateurs de Google).

Tout, la religion, les sciences, la littérature et l'art est ramené à cette triviale gymnastique d'esprit. Je n'ai pas oublié Sarkozy, avant que Carla Bruni ne le "dégrossisse" un peu, dire de Marc Levy "moi, quelqu'un qui vend des millions d'exemplaires, ça m'intéresse".

Moyennant quoi on met un "bandeau" sur les livres, de poche compris, indiquant le nombre de lecteurs comme si cette indication suffisait pour prendre ce livre plutôt qu'un autre.

Donc on nous dit que 69% des utilisateurs de Google ont aimé "Rocher de Brighton". Les mêmes utilisateurs de Google sont certainement plus nombreux à apprécier la pâte à tartiner Nutella, l'humour de Dany Boon, les émissions télévisées de Michel Drucker et les services de a Poste....

Une sorte de nivellement par le nombre. Sarkozy ne s'y était pas trompé: il vilipendait ceux qui avaient de la considération pour "la Princesse de Clèves" et comprenait ceux qui achetaient de la "littérature au mètre" comme on le disait des bibliothèques bourgeoises aux ouvrages inconnus et jamais ouverts mais richement reliés et qu'on achetait en nombre. (Il y avait même des trompe l’œil faits de dos de faux-livres!).

Je dois aimer la contradiction pour la contradiction: j'ai apprécié "Domaine d'extension de la lutte" de Michel Houellebecq et ses livres suivants. C'est maintenant que le "Houellebecq Circus" s'est mis en place que je ne le lis plus: pas envie de faire partie des cons-sommateurs.

Sur que ses éditeurs ne savent plus quoi écrire sur le bandeau rouge de ses livres: "1 million d'exemplaires déjà vendus", "traduit en 78 langues", "j'ai adoré" (Sophie Davant), "Grand Prix des auditeurs de RTL" ou "96% des utilisateurs ont apprécié".

 

 

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6 février 2019 3 06 /02 /février /2019 07:00

Dans le rejet des politiques je crois pouvoir déceler que certains agissements, certaines manières d’être qui ont longtemps été admises par l'opinion ont brutalement cessé de l'être: Un ministre de l’éducation, Luc ferry pouvait ainsi avoir à l'époque ses deux filles éduquées dans le privé sans que cela ne lui coûte son poste. Le même pouvait aussi pendant plus de dix ans être rémunéré 4500€ par mois pour un poste d'enseignant qu'il n'assurait pas...

On comprend mieux la défense de Fillon quand "Le Canard" a révélé les salaires fictifs de sa femme, sa fille et son fils, attachés parlementaires fantômes pendant plus de 15 ans: "tout le monde faisait comme ça".

Je n'ai rien de particulier contre Luc Ferry je déteste juste la morgue avec laquelle il s'adresse à nous, sa philosophie bien-pensante, son snobisme élitiste, son appartenance au "Siècle" et ses prises de position politiques de plus en plus droitières.

Il fait partie de la caste des "philosophes à brushing", bien représentés du "Point" au "Figaro" et qui enfoncent des portes ouvertes à longueur d'articles. Marié à une héritière il peut évidemment disserter sur la légitimité de la révolte en cours et préconiser le recours à la force pour ramener l'ordre: quand on a été ministre de l'immense Jean-Pierre Raffarin on a une sorte d'onction de l'intelligence supérieure! On s'en réclame.

Pareil pour les livres qu'on fait paraître avec un délai de métronome: ils sont classés aux meilleures ventes de "l'Express" et doivent, naturellement, vous emmener à l'Habit Vert, c'est à dire à l'Académie Française avec l'épée, les plumes et les quarante copains gâteux. Se prosterner devant Valéry Giscard doit être vécu comme une consécration, l'aboutissement de toute une vie.


Sauf que même là on n'a pas voulu du trop léger écrivain! recalé! 6 voix sur 29 seulement.  Sa sortie sur les armes que devaient utiliser les forces de l'ordre contre les gilets jaunes a peut-être fait mauvais effet? Rater le siège de Maurice Druon.......il y a des défaites qui humilient plus que d'autres.

 

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5 février 2019 2 05 /02 /février /2019 07:00

On ne peut pas dire le contraire: Valeria Bruni-Tedeschi est allumée, nombriliste, élitiste, autocentrée, perchée mais aussi sympathique, généreuse, ouverte et désireuse de bien faire.

Moyennant quoi cette femme issue d'un milieu (très) privilégié observe son petit monde et lui attribue des valeurs universelles qu'il est (très) loin de posséder.

Elle a perdu un frère adoré, sa sœur est mondialement connue pour sa vie passée (très) libre, ses amours élyséennes et son (très) mince filet de voix et elle, Valeria, pour sa position marginale dans le cinéma Français.

Un créneau qu'elle aurait pu partager avec la fille de Gérard Depardieu. Valeria Bruni-Tedeschi est une interprète talentueuse mais avec une palette réduite. Ni tragédienne ni comique elle se contente d'être elle, et, en tant que réalisatrice, de faire jouer sa famille à être sa famille devant les caméras.

Je ne dis pas que la vie des Bruni-Tedeschi n'est pas bouleversante ni que leurs états d'âme sont inintéressants, je pense simplement que cinématographiquement il y a plus passionnant.

Je dois être presque seul à le penser tant la sortie de son film "les estivants" a suscité de commentaires nombreux et élogieux. J'en suis ravi pour elle mais je me demande pourquoi la presse comme la critique est aussi généreuse avec Valeria Bruni-Tedeschi qui, point de vue réflexion en est au même niveau qu'un article "psy" du magazine "Elle"...

 

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4 février 2019 1 04 /02 /février /2019 07:00

Je trouve que, depuis une petite dizaine d'années, les journaux dits "sérieux" publient des âneries qui ne servent à rien qu'à faire du remplissage à bon compte.
Je vais prendre un exemple. "Le Point" en ligne est l'émanation du magazine hebdomadaire du même nom. On y trouve le même contenu, certains articles étant accessibles gratuitement d'autres non. Une vitrine en quelque sorte.

Aujourd'hui, 31 janvier 2019, une page est consacrée à Rudolf Hess, nazi du 1er cercle d'Hitler, naturellement qualifié de "fils spirituel d'Hitler" (on échappe à "dauphin d'Hitler", autre adjectif systématiquement accolé à son nom) et qui aurait, à un moment de sa vie, fait l'objet d'une substitution. On fait semblant de prendre au sérieux une divagation du genre le Masque de Fer ou Louis XVII et on développe à partir de faits qui ne prouvent rien (dents écartées, cicatrices...)
L'article rappelle qu'en mai 1941 Rudolf Hess est parti, sans prévenir quiconque, rejoindre la Grande Bretagne en avion afin de lui proposer une paix séparée.

Tous les livres d'Histoire disent la colère d'Hitler quand il a appris l'équipée de Hess. Mais revenons à cette supposée "substitution". Cette stupide spéculation semble être prise au sérieux, dans un premier temps, par l'auteur du papier, une certaine Hélène Vissière qualifiée de "correspondante à New York". la "tarte à la crème" suit avec l'inévitable analyse génétique qui prouvera que Hess était bien Hess ce qui n'était pas très difficile, le dignitaire nazi de la première heure avait un physique peu courant. De plus au tribunal de Nuremberg où il a comparu, ses co-accusés l'ont reconnu et accepté comme il se doit. Il y a d'ailleurs eu le comportement erratique qui a toujours été le sien. Il a vécu jusqu'à 93 ans...

Je me demande si, subliminalement, le seul but de cet article n'est pas de parler, encore et toujours, de l'Allemagne nazie. Hitler et son monstrueux régime font vendre et fantasmer. Pas un jour sans que radios, télévisions, journaux n'abordent tell ou tel aspect de cette affreuse histoire.

J'avoue que je n'ai pas compris je ne dis pas l'utilité mais simplement la raison de publier un tel article.

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1 février 2019 5 01 /02 /février /2019 07:00

Mardi 29/01/19 la chaîne "Toute l'Histoire" a rediffusé ce document exceptionnel. Cette photo, souvent reproduite m'a moi aussi intrigué.
 

 

A la recherche de Sorella Ephstein

                                                       (29/01/1931 - 15/12/1941)

Partant d’une photo montrant quatre femmes et une jeune fille d’une dizaine d’années, le réalisateur Philippe Labrune retrace avec minutie un épisode de la Shoah en Lettonie (dimanche 8 mars, à 22 h 20 sur France 5)

LE MONDE | | Par

 
Photo prise par un soldat allemand en décembre 1941, à Liepaja, en Lettonie.

Partant d’une photo montrant quatre femmes et une jeune fille d’une dizaine d’années, le réalisateur Philippe Labrune retrace avec minutie un épisode de la Shoah en Lettonie (dimanche 8 mars, à 22 h 20 sur France 5)

Une belle et grande plage, avec sable blanc et dunes qui surplombent la mer Baltique battue par les vents. A une douzaine de kilomètres de la ville de Liepaja en Lettonie, la plage de Skede ressemble à un endroit enchanteur. En décembre 1941, elle fut le théâtre d’atrocités. En seulement trois jours, 2 772 juifs, dont beaucoup de femmes et d’enfants, furent exécutés par balles et jetés dans des fosses creusées à cette occasion. L’image de cette plage est la première de ce documentaire, interdit aux moins de 10 ans. La minutie de l’enquête, la richesse des documents d’archives, la sobriété stylistique en font un moment de télévision sortant de l’ordinaire.

Tout part d’une photo exposée dans le Musée juif de Riga, la capitale lettonne. Un cliché pris par un soldat allemand, sur lequel on voit cinq femmes face à l’objectif. Quatre adultes et, sur la gauche de la photo, légèrement en retrait, une fillette d’une dizaine d’années qui semble cacher son visage derrière sa voisine.

Des zones d’ombre se dévoilent

Cette photo a été prise en décembre 1941, peu avant l’exécution. Qui était cette petite fille ? L’enquête commence. Il s’agit de comprendre l’avant, le pendant, l’après et le pourquoi de cette photo. Et à travers elle, de retracer un épisode marquant de la Shoah en Lettonie, pays qui n’a pas attendu l’arrivée des SS pour martyriser « ses » juifs. Entrée dans la zone d’influence de Moscou à l’issue du pacte germano-soviétique, la Lettonie avait vu une partie de sa population juive déportée au goulag. Lorsque les Allemands envahissent le pays en juin 1941, le sort des juifs est scellé. Les 4 et 5 juillet 1941, en représailles à un attentat, 300 juifs sont assassinés dans un jardin public de la jolie ville de Liepaja, située près de la plage de Skede. Cette belle plage où auront lieu les massacres de décembre.

 

Au fur et à mesure qu’avance l’enquête, des zones d’ombre se dévoilent. Les photos ont été récupérées au péril de sa vie puis cachées par Davids Zicons. Elles furent réalisées le 15 décembre 1941. Sur les clichés, pris par les Allemands, figurent seulement des Lettons et les futures victimes. En 1944, David les remettra aux Soviétiques. Edward Anders, 15 ans à l’époque, est l’un des rares survivants des massacres. Il témoigne, identifie les victimes, évoque la famille Epstein qui vivait à Liepaja en regardant le fameux cliché des cinq femmes. George, parti vivre à New York après la guerre, raconte l’arrivée redoutée des fameux bus bleus, sans fenêtres, dans les quartiers de Liepaja. Tout le monde savait qu’à leur bord se trouvaient les tueurs des commandos spéciaux lettons.

« La région est libérée des juifs »

L’enquête avance. Quelle est l’identité de la femme contre laquelle tente de se cacher la petite Sorella Ephstein ? Est-ce Pauline Goldman, la nounou de la famille, ou Zelda Ephstein, sa mère ? Après avoir étudié le dossier de près, deux experts de la police scientifique penchent pour la mère. Mais comment expliquer le fait que la mère tienne fermement la main de la femme âgée à sa gauche et ne semble pas porter attention à sa fille ? Les mystères demeurent, mais ce simple cliché est un formidable document sur la Shoah. Tout comme celui datant du 17 décembre 1941. Dans son rapport, le responsable SS note : « La région est libérée des juifs. Il fait grand froid. » Exceptionnellement, trois jours de repos ont été accordés à chaque soldat et officier ayant participé à l’opération sur la plage.

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