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21 avril 2016 4 21 /04 /avril /2016 07:00

Se regarder dans le miroir et se voir vieux est un supplice quotidien que je n'aurais pas osé infliger à ceux que je déteste le plus. Voir son corps se détériorer et sa figure s'abîmer inexorablement semble indiquer que Dieu (ou le démon) a beaucoup d'humour.

Mais la seule consolation est que, à moins de disparaître prématurément c'est le destin de tout le monde. Sur chacun le temps s'acharne plus ou moins différemment mais il s'acharne.
Gainsbourg, qui n'a pas composé que des conneries, disait en substance que "la laideur a ceci de supérieur à la beauté c'est qu'elle dure plus longtemps".

Même les plus beaux et les plus belles, si leur argent leur permet de retarder celle-ci, finissent par rencontrer la vieillesse. Brando, Delon, Newman, Faye Dunaway, Ava Gardner et Ursula Andress semblent être ou avoir été les grands-parents de ce qu'ils furent..

Avec les premiers jours du printemps les adolescentes magnifiques et les adolescents lumineux soulignent inconsciemment leur avachissement corporel à ceux qui ont deux ou trois fois leur âge. Se comparer est un supplice.

Bref la jeunesse est un âge miraculeux dont on prend conscience lorsqu'elle a commencé à se faire la malle.

Avec la fraîcheur des traits et l'élasticité de la peau, avec la profusion de cheveux et la blancheur des dents va un enthousiasme et une foi dans ses possibilités de changer tout ce qui ne va pas qui force l'admiration.

Telles sont mes réflexions devant la photo de l'état major du PS, Cambadélis en tête essayant de "comprendre" les jeunes de "Debout la nuit". La seule chose à comprendre c'est le compte en banque, les alcools fins, les quarante ans de différence. Ils ne sont pas du même monde.

Le jour où l'on commence à être rationnel et réaliste on est passé de l'autre côté!

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20 avril 2016 3 20 /04 /avril /2016 06:58

Cela fait 3 fois en 3 mois que je prends le TGV, moi qui ai beaucoup de réticences à faire travailler la SNCF.

1 fois, en mars, le trajet (en 1ère classe) a été parfait au point que j'ai failli renoncer aux vols intérieurs d'Air France. Pas de conversations téléphoniques intempestives, un buffet mobile et un train à l'heure. Pépy aurait-il troqué sa casquette de dingue des médias contre celle du dirigeant de l'entreprise publique?

Hélas la fois d'après je me trouvais dans le sens opposé à la marche du train à côté d'une hippopodame envahissante.

La troisième fois, jeudi 14 avril, a été la moins réussie des trois. La rame (de 2nde classe, travail oblige) était sale, éclairée comme une salle de bains des années 60 et un siège sur 4 avait été remplacé par un petit frère orange vif en plastique des mêmes années. L'ensemble était sale et triste et j'ai eu du mal à voir "l'avenir ferroviaire" dans ce matériel roulant vétuste et décati.

Naturellement allais je écrire, naturellement le train s'est arrêté en pleine campagne à une bonne demie heure de la gare Montparnasse. Nous avons été informés par messages internes qu'une panne de transformateur nous empêchait de continuer notre route.

L'insupportable (parce que stupide) phrase "nous vous remercions de votre compréhension" a été, comme il se doit dûment prononcée. Le train est reparti et nous avions plus de 25 minutes de retard.

Le changement de gare (de Montparnasse à Gare du Nord) évidemment impossible en quinze minutes j'ai dû me rabattre sur celui d'après qui, lui, était propre, ses sièges pas dépareillés et qui est arrivé à l'heure à Lille.

Je suis sans douteur un râleur impénitent mais je trouve le rail encore loin de la perfection. Très loin, même si des progrès notables ont été faits. (je suis tombé sur un préposé sympa qui m'a expliqué que, quand bien même le retard serait imputable à la SNCF mon billet n'était plus valable pour la seconde partie du trajet et m'a expliqué où m'en procurer un rapidement pour éviter... une verbalisation).
Guillaume Pepy, le PDG indéboulonnable de la SNCF, l'homme au strabisme divergent le plus célèbre du service public essaierait, paraît-il, de récupérer le siège du PDG d'Air France, plus prestigieux et, j'ajoute, sans doute plus rémunérateur encore.
Sans oublier que les cheminots sont moins intéressants à fréquenter que les Personnels navigants. Même si leurs colères peuvent vous laisser sans chemise..

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19 avril 2016 2 19 /04 /avril /2016 06:12

Je me souviens comme si c'était hier lorsque Gérard T*** m'a offert, pour mon anniversaire, le disque des Rolling Stones "Black and Blue" qu'il avait ainsi dédicacé: "j'espère que tu l'aimeras au moins autant que je le déteste".

Je n'arrive pas à croire qu'il y a quarante ans de cela. Il aura fallu un article du magazine version française "Rolling Stone" pour m'y contraindre.
... Et aussi une écoute dudit disque sur "Youtube" pour convenir qu'il y a bien quarante ans que ce disque est sorti.

C'est ainsi ce qui est dans le coup à une période donnée vieillit plus mal encore que ce qui est intemporel.
Les Stones furent à la fois innovateurs et de leur époque. Ils précédaient les modes quand ils ne les inventaient pas. Jusqu'à "Exile on Main Street" soit entre 1965 et 1972 ils furent ce qui se faisait de mieux et ils défrichèrent des champs qu'on investit encore bien qu'ils soient épuisés depuis des lustres. Les Stones eux-mêmes ayant cessé d'innover depuis les années 80.

Mais revenons à "Black and Blue" qui est un drôle d'album. C'est le premier sans le virtuose de la guitare électrique Mick Taylor que le barnum incessant des tournées et surtout la non-reconnaissance de ses talents de compositeurs par le tandem Mick Jagger & Keith Richards avait fini par lasser.
Lorsqu'il quitta le groupe en 1975, après l'album assez moyen "It's only Rock n'roll", beaucoup de guitaristes, et non des moindres, furent essayés sans succès. Seul Ron Wood, médiocre musicien et personnalité étrange fut capable de s'intégrer au groupe et à s'immiscer entre les "jumeaux scintillants".

L'album de 1976, "Black and Blue" est le premier sur lequel il apparaît sur la majorité des titres. N'ayant pas de style propre il faut une oreille particulièrement exercée pour deviner son apport.

Mais revenons au principal, à savoir ce disque comprenant 8 titres dont un reggae ("Cherry oh baby" signé Donaldson). 2 titres sont intemporels et résistent au temps: "Memory Motel" qui voit le chant se partager entre Mick et Keith et un bon rock aux paroles futées "Hand of Fate" que Jagger et Watts (et un guitariste de session) rendent inoubliable.

Le reste est agréable mais fait figure de remplissage: "Hot Stuff" a beaucoup vieilli, "Hey Negrita" est aux limites du ridicule, "Melody" ne passe plus la rampe tant il est affecté, "Crazy Mamma" est anecdotique, "Fool to cry" est daté et "Cherry Oh Baby" proche du néant.

La pochette du disque (que le CD massacrait) a fait date et le disque, merci pour eux, s'est bien vendu dans le monde entier.
Les vieux débris ripolinés qui jouèrent à Cuba il y a quelques semaines n'ont interprété aucun des titres de "Black and Blue". Les chansons qu'il contient ne font évidemment pas partie des 15 ou 16 incontournables scies que les septuagénaires interprètent sur scène depuis plus de 20 ans .

Dans leur discographie post-Exile les Rolling Stones ont encore réussi quelques albums par ci-par là ("Some Girls", "Tattoo You", "Steel Wheels" et "Voodoo Lounge"*), crée quelques bons titres et rempli leurs comptes en banque avec des tournées aussi lucratives que sans surprises.

Jagger s'est essayé à la carrière solo, hélas sans y parvenir tandis que Keith Richards connaissait un succès mondial de librairie. Wood et Watts seraient, paraît-il, toujours fidèles au poste...

* "Voodoo Lounge" est le dernier album des Rolling Stones que j'aie aimé. Il contient d'excellents titres et l'aura des stones d'avant y est présente, de la pochette aux titres les plus marquants du CD.

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18 avril 2016 1 18 /04 /avril /2016 07:08

Mes centres d'intérêt se télescopent ce mois-ci: j'ai entrepris la lecture du passionnant livre de Christian Merlin "Au cœur de l'orchestre" (ed.Pluriel) et j'ai découvert par hasard que le réseau "Utopia" distribuait un film hollandais sur le même sujet. Il s'agit de "Royal Orchestra" de Heddy Honigmann, il date de 2015 et s'est donné pour mission de marquer le 125ème anniversaire du célèbre Royal Concertgebouw Orchestra d'Amsterdam.

Même si l'on ne joue pas d'un instrument et que l'on ne déchiffre pas la musique le livre de C.Merlin est formidable. Il répond, de manière simple, à toutes les questions que l'on se pose un jour ou l'autre sur les orchestres, la place du clarinettiste, le violon solo, le chef et les enregistrements. Et sur tout le reste. En détails: les rapports hommes/femmes dans les orchestres, la place des musiciennes dans l'histoire, les lignées de solistes, l'historique des grandes formations, la disposition des musiciens, les salaires, les conflits, les voyages, les disques, les "ménages" (orchestres de chambre, musiques de film, musiques de variété) etc.

Certes c'est un gros pavé rebutant par la masse d'informations qu'il contient mais sa lecture est aisée et je dirais évidente.

Le film, lui, est une illustration involontaire du livre. Un puzzle musical et d'images qui montre à lui seul la beauté, la noblesse et l'universalité de la musique qu'on appelle classique.

Il suit avec humour, poésie, passion et patience un contrebassiste (qui dit des choses superbes sur Chostakovitch), un percussionniste plein d'humour et de modestie, un flûtiste et d'autres musiciens. Il nous fait vivre la passion de la musique en Argentine, en Russie (à Saint Petersbourg) et à Capetown en Afrique du Sud (superbes passages) où le Royal Concertgebouw donne des concerts pendant cette tournée.

On est ému, on est surpris, on est amusé (le trio pour piano de Schubert joué ... par 2 violonnistes dans une chocolaterie) et on est pris par un documentaire qui semble un film de fiction et on est tout étonné de voir le film terminé après 1H1/2 qui ont semblé très courtes.

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15 avril 2016 5 15 /04 /avril /2016 07:01

Je l'ai dit et redit: en matière de connerie brute la psychanalyse et ses nombreux dérivés me semble être le summum. Cette pseudo-science détient le pompon de la bêtise absconse et prétentieuse.
Non seulement elle parle pour ne rien dire mais elle a infusé la société française plus que d'autres au point que ses concepts idiots sont repris partout comme des évidences.

Je suis tombé sur un numéro de février 2013 du magazine "Psychologies" qui est un mix de toutes ces tendances psychologisantes exaspérantes de ce pauvre pays. Les articles y sont bien-pensants et bébêtes et chaque page baigne dans cette bonne conscience que donne la certitude presque religieuse d'être dans le bien.
Le vocabulaire est primaire et la référence ultime est "de se faire aider par un thérapeuthe". Ces braves gens sont en effet capables d'empêcher le divorce, de rabibocher des parents et des enfants qui se détestent, de soigner des femmes qui ont été violées, de stopper l'énurésie du petit dernier et j'en oublie.
Qu'eux mêmes soient souvent des désastres dans leur vie personnelle ne vient pas à l'idée de la rédaction qui les cite toutes les trois lignes.

Les signatures du magazine sont, j'allais dire évidemment, les imposteurs qui passent de radio en plateaux de télé et de rubriques "psy" en rubriques "mieux être" des magazines.
Le Jean-Claude Kauffmann sévit dans le numéro de psychologie dans une chronique d'une rare bêtise et d'une vacuité extrême.

Ce qui m'a fait bondir c'est la page 44 de cette revue intitulée l'oeil de psycho: conseils et sous-titrée Sexualité La fellation, substitut à la pénétration? . Une certaine Catherine Blanc, se revendiquant sexologue et psychanalyse délire à pleins tubes. Que dis-je? elle énonce des âneries énormes avec ce manque de recul (et d'humour!) qui devrait l'habiter au moment d'aborder un tel sujet.

Je me contente de citer sa verve folle: "Mais, au fait, pourquoi la fellation est-elle tellement investie par l'homme? qu'une femme soit toute tournée vers lui et son plaisir, sans qu'il n'ait rien à faire, ne lui rappelle rien? n'est-ce pas les soins que lui dispensait sa mère?".
Devant tant de bêtise auto-satisfaite, de concept crétin et de pauvreté de pensée on ne peut que s'incliner.

La revue fait la part belle à d'innombrables publicités principalement liées aux produits de beauté ou aux "médecines douces".

En feuilletant ce torchon sur papier glacé mon humeur oscillait entre l'écoeurement et l'hilarité. Quels cuistres! voilà des gens qui prennent leur public pour des quiches et ne s'en cachent même pas. Copé, Cahuzac et Balkany auraient dû être psychanlystes!

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14 avril 2016 4 14 /04 /avril /2016 06:36

A Montréal, chez Nicolas, Carole et Raphaël j'ai regardé une émission qui m'a amusé et intéressé. Il s'agit cependant et ni plus ni moins que d'une variante de ces éprouvantes émissions de "télé-réalité" qui envahissent les petits écrans du monde entier, mais celle-ci m'a semblé à la fois originale et ses buts intelligents.

De mémoire elle s'appelle "les dragons". Ceux-ci sont en fait 5 chefs d'entreprise, hommes d'affaires, économistes et/ou décideurs. Une femme (qui par sa personnalité écrase presque les 4 autres) figure parmi eux. Leur rôle est d'accepter ou non une participation financière ou autre dans une entreprise ou un projet que des candidats viennent leur présenter.

Ces candidats sont des jeunes gens ou pas, des personnes qui sont au début du processus de création d'entreprise ou, au contraire, au moment où leur création les dépasse. Leur devoir est de présenter leur "bébé" sous les meilleures couleurs et d'obtenir la participation de l'un ou de plusieurs dragon(s).

Des petits films réalisés par les candidats investisseurs et une présentation en direct de leur projet permettent aux chefs d'entreprise de s'investir ou pas en fonction de leur ressenti d'une part et de la viabilité du projet d'une autre.

L'expérience des uns et des autres, les explications sur le marché, la conduite d'une entreprise, les stades de son développement, les impondérables, la croissance et le rappel des étapes de la vie des sociétés, valables au Canada comme partout sont décortiquées et expliquées et c'est passionnant de deviner qui réussira et qui n'y parviendra pas, qui possède un projet bluffant et qui n'a pas assez travaillé en amont.. Les réactions des 5 dragons sont intéressantes aussi. certains sont "rabat-joie" mais à raison tandis que d'autres sont enthousiastes.

Les commentaires comme les réactions des uns et des autres sont instructifs et j'ai regardé 3 ou 4 numéros de l'émission avec beaucoup d'intérêt. J'en ai aperçu une version US (avec d'autres dragons!) à l'hôtel à Québec et la même dramaturgie y était déployée.

Une telle émission serait bien utile ici où l'on connaît si mal l'entreprise et son fonctionnement. Faire un spectacle de ça, il fallait y penser. Allez dans "Youtube" et vous pourrez voir des scènes extraites des émissions , tapez "Dans l'oeil du dragon" Radio Canada sur Google et vous pourrez avoir des informations liées à des émissions déjà diffusées.

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13 avril 2016 3 13 /04 /avril /2016 07:09

Ce jeudi matin, sur France Inter un document sonore m'a fait sursauter. Mon toast au beurre de cacahuète (je reviens de Montréal!) ne passait plus. En 2011 Jérôme Cahuzac parlait du paradis fiscal Panama comme d'un scandale auquel il fallait mettre fin d'urgence.

Ce même Cahuzac qui, plus tard, se vanterait de traquer la fraude fiscale tout en possédant des comptes à l'étranger.

Ce qui, à chaque fois qu'un scandale politique ou financier perce la carapace de silence ne laisse pas de me surprendre est la méconnaissance et le manque de curiosité de ceux qui sont chargés d'investiguer, d'enquêter et de révéler ceux-ci.

Ils se gargarisent de "décrypter" l'information pour nous, ce qu'on ne leur demande pas parce que nous sommes bien assez grands pour le faire, mais semblent incapables de faire le travail de journalisme pour lequel ils sont en principe formés et (bien) payés.

Mediapart est un aiguillon qui devrait agir mais ce n'est pas encore suffisant. Les habitudes et la connivence sont si solidement installées que les scandales semblent ne pas intéresser les journaux. Je parle des scandales politiques, évidemment. Qu'on se rappelle combien les investigations des juges autour de Sarkozy ont été faiblement relayées...

Ce qu'on attend des responsables politiques c'est, a minima, qu'ils soient honnêtes. Il ne suffit pas de dire "il n'y a pas eu d'enrichissement personnel" pour que le scandale ne soit pas avéré. Les passe-droits, le favoritisme, la concussion et le fait d'agir comme si on était d'une autre essence que les gouvernés est inadmissible et a conduit le pays à la dépression sévère dans laquelle il se débat.

La liste est longue de ces hommes et femmes politiques dont les agissements illégaux ou coupables ont été divulgués et qui, allez savoir pourquoi, n'en ont ont pas été affectés plus que cela. La litanie des affaires Balkany ne l'empêche pas d'être toujours député et maire. Michèle Alliot-Marie et François Fillon ont bénéficié des largesses du tyran tunisien Ben Ali etc etc. Qui le leur rappelle? qui leur demande des comptes?

Cet "oubli" et l'ardoise magique sur laquelle s'inscrit puis s'efface les turpitudes des élus est portée au débit des journalistes qui, du fait de leur propension à l'oubli, sont jugés complices et déconsidérés. D'ailleurs ils bénéficient souvent des mêmes passe-droits qu'eux!

Je persiste à croire que la politique reprendra ses droits lorsqu'un inévitable coup de balai sera donné à la vie politique française, lorsque les coupables seront écartés des partis qui les protègent et lorsqu'une jeune génération issue de milieux plus ouverts prendra les commandes.

Ce ne sont ni Macron ni Le Maire, vieux dès le berceau, qui feront bouger les choses!

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12 avril 2016 2 12 /04 /avril /2016 07:00

Je n'apprécie pas trop Michel Field ni son parcours si prévisible de gauchiste repenti ventant les mérites d'un libéralisme échevelé. Cependant j'admire la carrière au long cours qui l'a emmené des AG enfumées des grèves étudiantes à la direction de la télévision publique en passant par faire-valoir ricanant d'ex-gloires du paysage audiovisuel (Dechavanne).

Nommé par copinage Field semble déterminé à faire bouger les choses. Qui s'en plaindrait? tout le monde râle devant les rentes de situation que le pays semble incapable de remettre en question et dès qu'une personnalité un rien courageuse s'y met c'est une levée de boucliers...

L'idiot congénital qui présentait depuis la nuit des temps un jeu regardé par quelques vieux dans un EPHAD de Dordogne a enfin été éjecté et c'est un scandale national. Personne ne regardait, l'animateur était consternant mais on a touché à quelque chose et cela est inadmissible.


Pas pour moi! les Pivot, les Drucker et toute cette engeance qui a plus que dépassé la date limite devrait être renvoyée à l'animation de supermarchés si elle tient tant "au contact avec le public". (argument ultime de ces berniques accrochées à leurs fauteuils). Je ne regarde jamais ces émissions et très peu la télévision mais je crois que ces rentes de situation contribuent à la dépression nerveuse du pays et à son immobilisme effrayant.

Field a viré, cavalièrement mais avec raison, les deux momies décongelées qui présentaient l'antédiluvienne émission "Envoyé spécial". Il ne leur a pas fait dire qu'avec un reportage sur les pièces détachées dans l'électroménager elles étaient hors sujet quand un Trump est sur le point de gagner la primaire républicaine aux Etats Unis. Question de priorité dont ces deux épouvantails sont incapables de comprendre la nature.
Une fois encore les journaux s'alarment! les grands mots sont brandis: droit à l'information, déontologie.... Ces deux femmes étaient aussi ennuyeuse que leur émission et la présentaient depuis la création de la 1ère chaîne en noir & blanc... Elles avaient fait leur temps. Le ronronnement de l'information-somnifère n'est soudain plus de saison. Qui s'en plaindra?
Ne les plaignons pas. Comme Poivre ou Mamie Chazal elles seront reprises sur les chaînes de la TNT. Elles écriront des livres, seront interviewées et on les verra encore plus qu'avant qu'on les ait "tuées" professionnellement. Ces "vedettes" là sont indestructibles et il y a toujours un Ruquier ou un Sébastien pour les (re) mettre devant une caméra.
Bravo Field! vire toutes ces baleines prétentieuses et moches, ces animateurs débiles et infatués d'eux-mêmes. un coup de balai comme on en aimerait un peu partout (journaux, cinéma, télévisions, radios, show-business etc).

Et surtout, surtout, qu'on ne me parle pas de "reprise en mains" de l'info à la veille de la présidentielle. Hollande et son prédécesseur seraient 24h sur 24 sur les ondes que ça ne changerait rien aux votes de 2017.

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11 avril 2016 1 11 /04 /avril /2016 06:16
chantier Bouygues avril 16chantier Bouygues avril 16chantier Bouygues avril 16

chantier Bouygues avril 16

En bas, en face un grand terrain récemment apparu suite à la démolition du "GRETA" et sur lequel commence tout doucement la construction d'une "résidence de rêve" Bouygues, une de ces cages à poules au tarif exorbitant et au confort standardisé.

Rien qu'en en voyant la photo prospective on sait ses prochains habitants et on imagine leurs 4X4 et leurs chiens de race...

Le chantier est verrouillé mais les maniaques du tag ont badigeonné de leurs vilaines signatures chaque mètre carré qu'ils pouvaient atteindre. Brudr et Saki en ont d'ailleurs profité pour maculer de leur vilaine marque la totalité du quartier.

Brudr et Saki (et leurs semblables) ne revendiquent rien d'autre que de laisser une vilaine trace, un peu comme les chiens qui urinent sur chaque poteau.

La différence entre la signature des deux réside dans la forme de pollution qu'ils laissent, visuelle pour l'humain odorante pour l'animal.
Nul ne se sent concerné pour effacer les tags qui en appellent immédiatement d'autres et qui finissent par paupériser l'ensemble des lieux où ils se trouvent.
C'est laid, c'est gênant et c'est con. Quelle mode consternante!

Sur le chantier disais-je, avant cette digression, les fondations de l'immeuble sont esquissées et sa superficie au sol commence à apparaître.

Cette nuit de doux rêveurs ou des indignés respectueux (ils se contentent de revendiquer) ont à leur tour taggé les palissades du chantier:

"Nik Bouygues & l'oligarchie", "La ville est au peuple", le peuple c'est vous" et le magnifique "on aurait référé un jardin partagé" ont recouvert les signatures de Brudr et Saki. Des fleurs orange, au pochoir, ont été dessinées sur le trottoir devant l'entrée du chantier.

Moi, ce qui m'a mis en joie c'est ce "on aurait préféré un jardin" qui dénote une part d'irréalisme et un regret exprimé, même s'il est infantile.
C'est vrai! au lieu de cet immeuble standard il eût été tellement préférable d'instaurer un jardin...

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8 avril 2016 5 08 /04 /avril /2016 07:27

Je le reconnais bien volontiers: tout en m'y prêtant je n'aime pas trop le "France-bashing" auquel nous, Français, nous livrons trop souvent.
Lorsque Nicolas a quitté le pays pour s'installer au Canada j'étais presque gêné par la hargne qu'il mettait à souligner dans ses écrits les défauts hélas réels de son pays d'origine.

A plus d'une reprise je lui disais que cette critique répétitive et impitoyable me paraissait à la fois suspecte et improductive. Suspecte parce qu'elle me faisait penser à celle d'un amant éconduit et improductive parce que son pays d'accueil était tellement plaisant qu'il devait se tourner entièrement vers lui.

Ce qu'il fit assez rapidement.

Je suis allé le voir 4 fois en 5 ans et comprends, avec le recul, son agacement devant l'inertie et les défauts de l'hexagone.

Le premier ministre du Canada, Justin Trudeau est jeune (45 ans), plein d'idées, bien entouré, dynamique et tient ses promesses de campagne. Là où Juppé nous est présenté comme une solution l'autre Amérique a tranché vers du rajeunissement.

Lorsque l'on se promène à Montréal ou à Québec les gens que l'on croise sont aimables et disponibles. Souriants même.
Les magasins sont ouverts tard le soir et le dimanche. L'accueil des vendeurs et des vendeuses est tellement aimable que pour un Français c'est trop!

Le travail y est "à l'américaine": on recrute et on embauche partout. Vous faites l'affaire, vous êtes engagé. Vous ne la faites plus? en 1h vous êtes dehors. Sans excuse ni explication. Ca peut être difficile pour nous, européens, mais quel bonheur de voir ces affichettes "on embauche" absolument partout! (et non, pas que pour des "petits boulots").

Le recyclage du verre, les rapports entre voisins, la place de l'auto, l'organisation des crèches... tout semble rouler et c'est aller de surprise en surprise que de constater qu'un pays peut être heureux. Pour moi qui subis la dépression nerveuse chronique de nôtre pays depuis tant d'années c'est un choc que j'adore vivre.

Alors, naturellement, les banques ne font pas plus de cadeau d'un côté ou de l'autre de l'Atlantique. Trudeau est le fils d'un ancien premier ministre. Les salaires ne sont pas mirobolants et les programmes de télévision sont aussi débiles que ceux qu'on nous sert ici.


Il s'agit, je le répète, d'un état d'esprit. Et le Canada comme son proche voisin, au lieu d'être ignoré ou critiqué ferait mieux d'être étudié et de nous inspirer. Il y a du très bon à prendre.

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