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19 novembre 2018 1 19 /11 /novembre /2018 07:00

Ce dernier vendredi, au réveil, trois bonnes raisons d'être "agacé". Les ondes de la radio frémissent d'un indicible plaisir: les gueux, les manants, les sans-grade de la France profonde, rebaptisés "gilets jaunes" vont manifester contre le Président désormais honni par l'ensemble du pays.

Pour quelques taxes sur le gas-oil voilà nos Mandrins des centres Leclerc dans la rue. Beaufitude, quand tu nous tiens...

Le plus pénible, en l'affaire, est-il le contentement roucoulant des médias ou le branle-bas de combat d'une France qui se complaît dans le victimaire sans regarder les problèmes du Monde, à sa porte pourtant.

Comme en 36....

La deuxième raison d'être chafouin ce vendredi matin c'est la remise en liberté de cet escroc beau-parleur qui a nom Tariq Ramadan. Gageons qu'on va le voir partout et qu'il lui faudra moins de 10 jours pour retourner les "intellectuels" qui ne demandent que ça.

Enfin et là c'est plus délicat car il s'agit d'une décision de justice, l’acquittement de George Tron laisse un goût amer: cet homme de pouvoir, portant beau réussit un rétablissement stupéfiant. Ses accusatrices, foin de "balance ton porc" et autres "me too", juste bons à amuser les Césars, sont renvoyées à leur néant.
Ca ne va pas être facile pour elles de retrouver un job, même à 1435,66€ mensuels brut.

Tron, j'en prends le pari, sera réélu et, en attendant, fera son tour de manège médiatique en partageant les antennes et les ondes avec Tariq.

Stupéfiante époque! 

 

 

 

 

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16 novembre 2018 5 16 /11 /novembre /2018 07:00

J'habite à Toulouse qui est une ville assez éloignée de Paris. Prenez le 11 novembre par exemple. Il faisait un soleil radieux qui jouait dans les arbres ayant encore la plupart de leurs feuilles allant de vert à rouge en passant par toutes les nuances du jaune.
Rien à voir avec la pluie et le ciel bas et gris de la Capitale au même moment.
Il y avait bien, à l'arc de triomphe assez laid de la la ville rose une cérémonie avec militaires en tenue de gala, quelques gros officiels imbus de leur importance, les journaleux de la "Pravda" locale et un maigre public qui se déplace plus volontiers pour voir des minotaures sur roulettes que des soldats rendant hommages aux grands anciens...

Moi même je les ai vus de mon vélo alors que je passais sans m'arrêter pour aller au Marché St Aubin.

Il eut été criminel de ne pas commémorer le 11 novembre, il est un peu dérangeant de le faire: les morts n'ont rien demandé, ni de mourir ni d'être honorés. Morts pour la France est, 100 ans après, une épitaphe difficile à envisager. A la lumière de ce qu'on sait des suites, la 1ère Guerre Mondiale n'a non seulement pas été la "der des der" mais le prélude à la suivante peut-être encore plus odieuse et inhumaine.

Comme on va déposer de laids chrysanthèmes sur la tombe du Papi on dépose une gerbe sur celle du soldat inconnu, devant le monument aux morts ou sous la plaque du souvenir. C'est mieux que rien si ce n'est pas grand chose.

A Paris Trump et Poutine s'ennuient de voir Macron tirer la couverture à lui et se demandent peut-être s'ils finiront par déclencher la 3ème, pensée qu'ils partagent avec quelques uns du parterre de chefs d'états élus, désignés, de naissance ou captés.

En réalité je suis depuis toujours très "concerné" par la Guerre de 14. J'ai lu, il y a bien longtemps, les livres les plus significatifs sur la vie des combattants ("A l'ouest rien de nouveau", "Ceux de 14", "Orages d'acier", "Les croix de bois", "Le feu"...) et me suis passionné très tôt pour ce moment qui a vu l'Europe se suicider.

Je n'en reviens pas de voir le centenaire de cette guerre qui a semblé relativement proche à ma génération. Je n'ai pas oublié le texte de Victor Hugo ("Ceux qui pieusement sont morts pour la patrie...." que notre professeur de chant du collège Chernoviz à Paris, Mme Pharenc nous avait fait chanter devant des Officiels tricolorés de haut en bas. Déjà à l'époque j'avais trouvé le texte "bouffi".

"Ceux qui pieusement (leur a t'on jamais demandé leur avis? croyaient-ils encore après avoir vu et vécu ce qu'ils virent et vécurent?) sont morts pour la patrie (le front, les mitrailleuses devant, la gendarmerie le peloton d’exécution derrière, où était le choix?) ont droit qu'à leur cercueil la foule vienne et prie (ça leur faisait une "belle jambe"!) Entre les plus beaux noms, leur nom est le plus beau (oui...), toute gloire près d'eux passe et tombe, éphémère.  Exercice un peu vain que j'arrête pour citer le texte entier. Emphase incluse.

Ceux qui pieusement sont morts pour la patrie
Ont droit qu'à leur cercueil la foule vienne et prie.
Entre les plus beaux noms leur nom est le plus beau.
Toute gloire près d'eux passe et tombe éphémère ;
Et, comme ferait une mère,
La voix d'un peuple entier les berce en leur tombeau !

Gloire à notre France éternelle !
Gloire à ceux qui sont morts pour elle !
Aux martyrs ! aux vaillants ! aux forts !
À ceux qu'enflamme leur exemple,
Qui veulent place dans le temple,
Et qui mourront comme ils sont morts !

C'est pour ces morts, dont l'ombre est ici bienvenue,
Que le haut Panthéon élève dans la nue,
Au-dessus de Paris, la ville aux mille tours,
La reine de nos Tyrs et de nos Babylones,
Cette couronne de colonnes
Que le soleil levant redore tous les jours !

Gloire à notre France éternelle !
Gloire à ceux qui sont morts pour elle !
Aux martyrs ! aux vaillants ! aux forts !
À ceux qu'enflamme leur exemple,
Qui veulent place dans le temple,
Et qui mourront comme ils sont morts !

Ainsi, quand de tels morts sont couchés dans la tombe,
En vain l'oubli, nuit sombre où va tout ce qui tombe,
Passe sur leur sépulcre où nous nous inclinons ;
Chaque jour, pour eux seuls se levant plus fidèle,
La gloire, aube toujours nouvelle,
Fait luire leur mémoire et redore leurs noms !

Gloire à notre France éternelle !
Gloire à ceux qui sont morts pour elle !
Aux martyrs ! aux vaillants ! aux forts !
A ceux qu'enflamme leur exemple,
Qui veulent place dans le temple,
Et qui mourront comme ils sont morts !
 
Un million quatre cent mille Français morts entre juillet 14 et novembre 18.
rarement "couchés dans la tombe" mais déchiquetés, broyés, pulvérisés et mélangés à la boue... la licence poétique permet l'euphémisme!
 

                                                

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15 novembre 2018 4 15 /11 /novembre /2018 07:00

Surprenante cette invasion permanente de la cuisine et des ses dérivés (pâtisseries...) sur les écrans de télévision, dans les kiosques et un peu partout. A croire que les Français, après une journée de labeur, disposent du temps nécessaire pour cuire leurs betteraves ou préparer amoureusement une charlotte à la mangue verte!

Tout le monde a noté le reflux des télé-crochets qui, il faut bien le dire, ont certes distingué un sympathique bestiaire (la tortue, Miss Dominique, Jenifer...) mais peu de Léo Ferré ou de Bob Dylan! ni de Cora Veaucaire.

Il semblerait que dans une époque où l'insignifiance et l'égoïsme autocentré (cf les "maisons du sourcil" qui s'ouvrent dans les grandes villes) la compétition dramatisée entre candidats s'exprimant dans une novlangue composée d'imports banlieusards et de mots-valises ait encore de beaux jours devant elle.

La présence obsédante du chronomètre, du professionnel sévère mais juste, de l'invité maladroit et du représentant du spectateur (celui qui est rempli de bonne volonté mais n'arrive à rien) est la caractéristique de ces émissions interminables dont l'aboutissement est de voir un jury compassé goûter du bout le la langue un navarin de lapereau au vinaigre de cèpes ou une aumônière de pulpe de citron meringuée... Quelle aventure!

Il y a ces instants où plus personne ne bouge avant le jugement du 7 étoiles au guide rouge, pendant lequel l'écran publicitaire de 10 minutes va vanter les mérites d'une bouffe industrielle aux antithèses de celle que l'émission en cours promeut.

Je suis étonné que ces soirées ennuyeuses comme les Molières, les Césars, les Victoires de la musique et autres remises de prix rébarbatives et congelées soient plébiscitées par un public que la simple idée de compétition ou de "mérite" révulse.

Le public refuse que les Universités françaises choisissent leurs étudiants sur dossier mais se passionnent pour des concours de gâteaux! allez comprendre!

Moi toute cette basse-cuisine m'ennuie et je trouve parfaitement absurde cette émission qui reçoit ses invités au cours d'un repas préparé par un cuistot renommé pendant l'émission. Bunuel l'avait imaginé: recevra t'on un jour les invités sur la "chaise percée"?

Qu'est-ce que ça apporte de voir Mireille Mathieu boire un verre de vin en dégustant une gibelotte de raie aux groseilles si cela ne l'empêche pas de dire une connerie à la seconde et, pire, de chanter?

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14 novembre 2018 3 14 /11 /novembre /2018 07:00

J'ai aperçu quelques minutes Pierre Perret sur le "plateau" de l'émission C'à vous le jeudi 8 courant.
Je n'ai jamais tellement aimé Pierre Perret et l'ai toujours considéré comme un chanteur de variété, chanteur mineur et sans grand talent.
Sa prétention à dire qu'il a connu Léautaud et à créer des polémiques avec des chanteurs morts qu'il pouvait alors abaisser à son niveau ne plaide pas pour lui.

Il était un peu pathétique ce soir là: vieux, désuet, se justifiant et inventant des cabales dirigées contre lui (la chanson "Lily" lui aurait valu des lettres d'injures, ce dont je doute). L'âge, notre plus cruel ennemi à tous, ne l'avait pas épargné. Ses yeux disparaissent dans les rides et sa silhouette, si elle n'a jamais été celle d'un athlète, rappelle le chamallow dont il semble avoir la consistance.

Jeudi, dans une atmosphère rien moins qu'hostile -mais pas transie d'admiration comme lorsque Charles Aznavour y est venu, une semaine avant sa mort- il a fait la promotion de son 945ème disque, ni meilleur ni pire que ceux qui l'ont précédés, j'imagine. Chanson "à texte" sur les dessinateurs assassinés de "Charlie hebdo", chansons-gaudriole qui font de Pierre Perret l'un des derniers à se "gondoler"  des chansons paillardes, un genre à la mode au Moyen-Âge. Passons.

Le drame personnel de ce chanteur là est qu'il est catalogué "fantaisiste" alors qu'il se croit l'égal des plus grands. Ses titres les plus connus sont plutôt des pochades osées et s'il ne les renie pas, elles lui font de l'ombre.

N'est pas Apollinaire qui veut et si l'un est l'auteur des "onze mille verges" l'autre n'a écrit que "le zizi".

En filigrane on sent, je sens, que comme tous ceux de sa génération encore vivants Perret espère tomber sur le filon Henri Salvador: ce dernier avait publié au soir de sa vie, un album qui avait marché au-delà de toutes les espérances et est devenu le rêve éveillé de ceux qui croient encore au marché du disque.

Je crains que les refrains égrillards de papy Perret ne soient pas suffisants pour décrocher la timbale!

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13 novembre 2018 2 13 /11 /novembre /2018 07:00

J'ai été, comme tout le monde je crois, ébouriffé par ce que j'ai pu voir de la conférence de presse du Président des États-Unis d'Amérique Donald J. Trump le 7 novembre 2018 pendant laquelle il a insulté le correspondant de CNN à la Maison Blanche et invectivé presque la totalité des journalistes présents.
Ce Président-là est tout simplement une calamité et il fragilise la démocratie au moins autant que certains dictateurs sans foi ni loi.

Parce qu'il réécrit l'Histoire, parce qu'il ment, parce qu'il arrange la vérité à sa sauce il donne de son pays une image salie, brouillonne et ridicule, abjecte même, qui fait le jeu de ceux qui se considèrent comme nos ennemis.
Pour une partie du monde, pas la plus intéressante ni la plus ouverte, un tel Président à la tête du pays le plus riche et le plus puissant de la planète est une "divine surprise". Divine étant à prendre au pied de la lettre.

Ce Zantafio à la mèche blonde, ce matamore de carnaval détruit la confiance et les traités avec une désinvolture et une bêtise qui pourrait, à la fin, coûter très cher aux pays qui traitent et commercent avec les U.S.A.

Revenons à cette conférence: il faut, sans remonter à Mussolini, faire un bond en arrière de 10 ans pour retrouver cette gouaille, cette grossièreté, cette vulgarité, cette bassesse et, disons le tout net, cette nullité à ses devanciers Berlusconi l'Italien et Sarkozy le Français qui les avaient inaugurées à ce niveau de responsabilité. Qui a oublié les "oui, M'sieur Joffrin" de l'ex-Président Sarkozy?

Que la presse le gêne on en convient et on peut comprendre que le mépris qu'elle témoigne à ce Président cependant légalement élu l'exaspère.
Que cette presse soit agressive, injuste, de parti-pris, parfois hautaine et souvent incompétente nul n'en disconvient.
Je ne jurerais pas, d'ailleurs, que la presse d'outre-Atlantique soit aussi mauvaise que la presse hexagonale mais si c'était le cas ça excuserait -presque- Donald.

Je redeviens sérieux pour dire que la Presse n'a pas à plaire au Président ni encore moins à le servir. La "Pravda" n'a jamais été un modèle. Par contre elle doit informer, informer encore, informer toujours avant de  commenter et de donner des avis sous forme d'oukases.

En la rabaissant, en l'humiliant et en lui niant toute utilité autre que de propagande l'homme au teint orange et à la cravate rouge se conduit comme un satrape stalinien. Il veut une presse aux ordres et qui serve une soupe épicée selon sa recette: un rêve totalitaire.

 

 

 

 

 

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12 novembre 2018 1 12 /11 /novembre /2018 07:00

Fusillade en Californie, attaque au couteau à Melbourne en Australie. Oui. Et alors?

Qu'y puis-je moi qui suis sur un autre continent? qu'est-ce que ça m'apporte de savoir cela?

Ce qu'on appelle l'Information est devenu un fil ininterrompu de faits dont la plupart ne nous concerne en rien. Non que je sois insensible mais parce que ces évènements se déroulent hors ma sphère d'intervention et qu'ils n'ont pas ou plus valeur d'exemple.

Je n'ai pas encore eu la chance d'aller en Australie (ni en Californie d'ailleurs..) et les 24H de voyage pour s'y rendre me rendent ce pays presque aussi lointain que la Lune. Nous avons bien une amie qui vit à Sydney et que l'on voit tous les ans ici mais, j'ose le dire, les attaques au couteau à Melbourne... je m'en fous.

Alors pourquoi, dans mon quartier-village de Toulouse, à 7H00 du matin on croit nécessaire de me raconter en long, en large et en travers la nouvelle fusillade Etatsunienne? Pour que je trouve le monde instable et m'inquiète? pour qu'en comparaison je me dise que la vie est peinarde en haute-Garonne? pour donner du carburant (surtaxé!!!) à ma curiosité malsaine? pour que je critique les USA et leur président grotesque? pour que je déplore la vente libre d'armes et le second Amendement? pour que je ne pense pas aux impôts?

Il y a certainement un pervertissement de l'information qui est devenue anxiogène et illimitée.

Le plus difficile étant, allez savoir pourquoi, de s'arrêter de s'informer et de mettre de la distance entre ce flux de paroles inutiles et soi-même.

 

 

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9 novembre 2018 5 09 /11 /novembre /2018 07:00
Le minotaure et l'araignée
Le minotaure et l'araignée Le minotaure et l'araignée

Pendant quatre jours la ville de Toulouse a vécu au rythme de la "Machine", une compagnie de spectacles de rues qui a essaimé dans les rues du centre historique, promenant de belles et étonnantes mécaniques et des spectateurs nombreux et ravis.

Comme tout le monde, préparé par une intense campagne d'affichage locale et de publicités nationales j'avais été sensibilisé par le bouche à oreille et ces réclames difficiles à éviter.

Un minotaure revu et corrigé (tête de boeuf, tronc humain et corps de centaure, paire d'ailes d'oiseaux de proie) et une araignée géante se sont exhibées dans la ville et, c'est indéniable, ont rencontré une grande faveur. Le public était là, nombreux et discipliné, à chacune des apparitions de l'un ou de l'autre des sculptures animées.
On pouvait être réservé sur la beauté de l'araignée; celle du minotaure, en revanche, faisait l'unanimité. Ses superbes mains étaient articulées à la perfection et c'était merveille de voir ses pat... ses jambes taper du sabot sur le Pont Neuf.

Celles et ceux qui animaient ces immenses créatures d'acier sont des artistes et une poésie se dégageait de ces déambulations lentes et esthétiques.

Atteignant le deuxième étage des constructions le spectacle était beau de près comme de loin. La musique, jouée en direct par des musiciens embarqués ajoutait à la majesté des passages lents du minotaure et de l'araignée.

Le public, bon enfant, prenait des millions de photos et suivait la progression des sculptures géantes. Celles-ci se détachaient sur le ciel de novembre qui participait à sa façon au spectacle: pluie fine, brume matinale, soleil, coucher de soleil: les éclairages naturels contribuaient à l'originalité du show.

On peut se poser la question du coût, celle du "pourquoi?", railler des spectacles toujours plus "énormes" mais aussi s'émerveiller de cette foule sage et heureuse, de la beauté de la ville que soulignaient ces deux animaux gigantesques.

 

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8 novembre 2018 4 08 /11 /novembre /2018 07:00

Je me souviens vaguement de ma surprise et de mon écœurement devant le spectacle d'un roitelet de confetti d'outre-mer annonçant "paternellement" aux électeurs que s'ils votaient bien, (c'est à dire pour lui, baron chiraquien) "papa Noël passerait les voir" (sic). (Son nom m'est revenu: Gaston Flosse je crois)

Mais bon.. ça se passait dans les îles, une terre lointaine où la démocratie était aussi fragile que les fleurs exotiques et presque plus rare que la neige.

Depuis j'en ai vu d'autres et la quantité de mépris des hommes politiques pour l’électorat me stupéfie toujours autant. C'est Ségolène Royal, ces jours-ci, parlant de "malhonnêteté" à propos du gouvernement alors que sa carrière est l'exemple absolu de la morgue d'une caste passée par l'ENA et qui se croit plus propriétaire de ses postes, charges, avantages et carrières que feus les rois "de droit divin", Royal dont les erreurs et les mensonges sont proverbiaux.

La dame, peu suspecte de remise en question, n'a jamais pris l'électeur pour autre chose qu'un gogo à qui l'on pouvait dire n'importe quoi: n'a t'elle pas promis à ses soutiens "d'autres magnifiques victoires"... le soir de sa défaite au second tour de la Présidentielle de 2007? il fallait oser!

Son vainqueur, Nicolas Sarkozy, a entamé son "règne" par un reniement invraisemblable dont nous ne nous sommes pas encore remis: faire avaliser par les Parlements un texte sur la constitution de l'Europe rejeté par 55% des Français lors d'un référendum. Ce traité de Lisbonne est-il autre chose qu'une forfaiture? qu'un déni de droit? qu'un viol de la démocratie?

Le Président Trump, des Etats-Unis, réinvente la réalité et la pare de couleurs qu'il est seul à voir. Il ment comme un arracheur de dents et chacun de ses actes, chacune de ses paroles salit, meurtrit, ruine la Démocratie.

On assiste (de là ces renvois aux années 30) à une sorte d'épuisement de la Démocratie sapée par ceux-là même qui ont pour mission de la défendre!

Les électeurs ne sont pas innocents: lorsqu'ils envoient au Parlement européen des gens qui veulent le supprimer et le transformer en machine-à-sous ils sont bien un peu responsables.
Idem lorsqu'ils accordent leurs bulletins de vote à des voyous comme Patrick Balkany, idem lorsqu'ils soutiennent un Mélenchon en plein délire lors d'une perquisition...

Pour nous, peuple ancien et fatigué qui avons une histoire riche et dramatique c'est du suicide que de s'en remettre aux sondages, aux critiques permanentes de médias ineptes, de soutenir des partis liberticides et de critiquer tout, tout le temps. Dans combien de dictatures on se pincerait pour croire que ce que l'on reproche au pouvoir actuel est la diminution de 5€ par an de l'allocation logement, les attitudes déplacées d'un garde du corps du Président (3 mois plein!), l'augmentation de la taxe sur les carburants et des phrases maladroites prononcées par icelui.

Ces caprices de peuple gaté seront portés à notre discrédit le jour où la Démocratie périra sous les coups de ses vrais ennemis.

La Démocratie rétrécit comme peu de chagrin sur le terre: la nôtre est grippée, maladroite, incertaine et faillible mais elle existe: au lieu de la détruire nous devrions tous essayer de la consolider, de l'améliorer, de la fortifier.

 

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7 novembre 2018 3 07 /11 /novembre /2018 07:00

L'avocate que j'ai choisie, sur suggestion appuyée de Catherine, pour m'épauler, me défendre, attaquer et GAGNER dans le recours aux tribunal des Prud'hommes que j'ai intenté à mon employeur en deux mille et quelques. était spécialiste de ce genre de cas, possédait une certaine renommée et elle m'avait fait très bonne impression.

C'était la première fois de ma vie, personnelle comme professionnelle que j'avais recours à un avocat et j'étais un peu impressionné par le métier comme par celle qui l'exerçait et à laquelle je faisais appel.

A l'écouter mon affaire était simple et éminemment "gagnable". J'avoue avoir été surpris que ma conseillère minimise devant moi et à notre prise de contact les difficultés qu'elle allait (peut-être) rencontrer et la complexité de mon affaire.

Une fois d'accord sur le "protocole" (les honoraires en fixe en en pourcentage sur les gains éventuels) je la mandatais pour obtenir de mon ancien employeur qui m'avait viré (après de nombreuses années de services) avec une certaine désinvolture et en employant des méthodes que je qualifierais, encore aujourd'hui, de malhonnêtes.

Le 1er round était la conciliation mais il n'y en eut pas. J'étais outré des motifs -apparus après mon licenciement- qui justifiaient, selon l'entreprise mon renvoi pour le moins rapide.
Je n'aurais pas été contre une conciliation mais l'avocate parisienne de mon ex-employeur avait, c'était visible, des ordres contraires.

C'est moi, le client donc, qui avais préparé un lourd dossier avec des tableaux, des doubles de mails, des notes internes et autres documents qui appuyaient ma thèse. Un mail envoyé en pleine nuit, un jour où je rentrais de réunion au siège de la société et où je m'étonnais d'avoir été "ostracisé" et mal traité, pièce maîtresse de ma défense, y figurait en bonne place.

Le 2ème round, après deux renvois à des dates ultérieures demandés et obtenus par la partie adverse se passa plutôt bien: l'avocate de mon ex-employeur se mit presque à dos les Toulousains par sa morgue et son mépris presque palpable de ma personne qu'elle n'avait pourtant jamais rencontrée ni même entendue. Ajoutée à des réflexions sur "la province" qui furent mal reçues. Je l'emportais et n'avais, dans l'euphorie, pas trop analysé les faits et gestes de ma propre avocate.

L'Appel, qu'avait déposé mon ex-employeur, suivit un renvoi surprenant de l'affaire par la juge qui dit au tribunal qu'elle ne pouvait juger l'affaire, mon fils et le sien étant amis.

L'appel était "la" grande affaire. J'étais inquiet et sentais mal l'audience. Le juge était de méchante humeur dans les dossiers étudiés avant le mien.

C'est dans ces circonstances qu'à ma stupéfaction (et mon effroi!) je vis mon avocate surligner au "Stabilo" des phrases dans les pages du dossier que je lui avais constitué plus de deux ans auparavant. Elle le redécouvrait! Elle n'avait rien préparé et comptait sur son talent, la chance ou les deux pour remporter l'affaire.

J'étais abasourdi de l'entendre dire des choses fausses qui ne figuraient nulle part dans mon dossier, de l'entendre modifier des situations ou de manier des approximations qui pouvaient me faire perdre. L'enjeu, pour moi était quand même d'obtenir une somme importante justifiée par mon licenciement abrupt, ma perte financière conséquente, mon chômage, l'age que j'avais etc., pas de payer des frais de procès et des dommages-intérêts à l'entreprise qui m'avait brutalement jeté!

Quelques mois après j'appris -par téléphone- que j'avais gagné en appel et que l'adversaire n'avait pas poussé le ridicule jusqu'à se pourvoir en cassation.

Mon admiration des avocats s'est éteinte ce jour de l'appel à Toulouse. Je n'oublierais jamais les feuillets en équilibre sur le genou de "mon" avocate, ses coups de "Stabilo" et sa plaidoirie d'équilibriste.

... Et cela explique que je n'ai pas insisté lorsque Nico a abandonné le Droit.

 

 

 

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6 novembre 2018 2 06 /11 /novembre /2018 07:00

A l'occasion de mon anniversaire mon Ami Eric m'a fait la surprise de m'offrir le livre "Je suis Pilgrim", un roman policier américain de Terry Hayes qui est des plus surprenants. J'y vois d'ailleurs plus un thriller ou un roman d'espionnage qu'un livre strictement policier même si cet aspect est, dans les premiers chapitres, très présents.
Je n'en suis qu'au premier quart mais suis complètement bluffé par la suite de "tableaux" à laquelle l'auteur (et sa traductrice) m'a convié: une profusion de situations étonnantes, des personnages étranges mais bien réels et une histoire fragmentée (façon puzzle!) que, pour le moment je n'arrive pas à envisager.

C'est par un suspens bien conduit, des moments intrigants et des monologues inquiétants que mon intérêt a été captivé. Je peste contre la difficulté de trouver des plages de temps pour avancer la lecture de ce livre original.

En me l'offrant j'ai compris qu'Eric en avait sinon achevé du moins bien entamé la lecture et donc qu'il l'avait appréciée: qu'il lise des livres policiers n'a pas manqué de me surprendre: je ne l'imaginais pas friand de ce genre. Il est vrai que l'on met de tout dans cette catégorie, le meilleur comme le tout-venant.

Ensuite qu'il ait anticipé le plaisir que je prendrais à la lecture "kaléidoscopique" de "Je suis Pilgrim" prouve soit qu'il me connaît bien (j'aime être emmené loin de ma zone de confort) soit qu'il pense que s'il aime j'aimerais, ce qui s'est souvent vérifié.

J'emmène partout le très gros livre de Terry Hayes: tramway, métro, avion, train, bain, lit.... mais, comme je l'ai dit plus haut, ma lecture progresse moins vite que je le souhaiterais.

J'en suis à l'épisode de la décapitation d'un zoologiste à Riyad, en Arabie saoudite et dois dire que chaque court chapitre est à la fois implacable, concis et passionnant.

Petit message personnel: Eric, la FNAC de Montpellier a été bien inspirée de posséder un exemplaire du livre que tu m'as choisi.

J'espère que ma mémoire ne me fera pas défaut lorsque chaque élément épars de cette histoire compliquée prendra sa place dans un tout cohérent.

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