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31 décembre 2015 4 31 /12 /décembre /2015 06:30

Bio

Je suis allé au marché dimanche matin et ai surpris la conversation étonnante entre une femme cliente et la vendeuse de produits bio (fruits et légumes).
J'avais remarqué, mais sans y faire plus attention que cela, que certain(e)s, dans mon entourage, se radicalisaient dès lors qu'on parlait navet, rutabagas, concombres et cerises.

Le bio est devenu un intégrisme et il y a des personnes qui ne jurent que par lui, au risque du ridicule et, osons le dire, d'être insupportables.

Cette dame, la soixantaine bien conservée, se plaignait que sa propre fille et elle s'étaient disputées à cause d'un yaourt non-bio donné au jeune enfant de cette dernière.
Lassée par les prétentions bio de plus en plus "loufoques" de sa fille elle avait préféré cesser de garder son petit fils plutôt que d'être livrée à des interrogatoires tous les soirs.

On en arrive à de telles situations avec des personnes un peu naïves qui croient ce qu'on leur dit et qu'avec des radis bio on évitera le cancer, la dépression nerveuse et le licenciement économique...

Le magasin "grandeur Nature" de Toulouse St Michel qui s'est spécialisé dans les produits bios du terroir a récemment été pris la main dans le sac. Ses oranges vendues au prix fort venaient du supermarché voisin.

J'espère que la fille de notre pauvre cliente s'y fournissait!

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Published by Bertrand P
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31 décembre 2015 4 31 /12 /décembre /2015 06:24

Je m'aventure sur un chemin inconnu et sur lequel je n'ai que des intuitions. La grossesse, en ce début du XXIème siècle, semble être devenue plus compliquée et à risque qu'à la Renaissance ou au Moyen âge.

Je n'exagère pas! ou presque pas. regardez autour de vous.

Les quelques futures jeunes mères que j'ai rencontrées ici ou là semblent bien victimes d'oukases médicales plus contraignantes et impératives qu'à aucune autre période depuis la fin de la deuxième guerre mondiale. La liste de ce qui leur est interdit est sans fin et chaque geste leur est mesuré.
Ne parlons pas de sport (aucun ne trouve grâce aux yeux des censeurs, du rugby au croquet!), des transports (le vélo est prohibé, la voiture contre indiquée dès le 4ème mois), des activités (seule la collecte de plumes est tolérée) et même des soirées (à 9H00 on trouve les futures mères fatiguées et on les supplie d'aller "s'étendre"...).
Mais c'est sur la nourriture que la Gestapo médicale est la plus ferme: au nom de la très hypothétique listéria, au nom de l'effroyable toxoplasmose (responsable d'un cas de cécité sur 1000 000 000 000 grossesses) les presque jeunes mamans doivent renoncer à tout et grignoter comme leur arrière grand mère. Ni sucre, ni lait, ni pain, ni beurre, pas d'alcool, pas de sucreries...
Elles n'ont droit à rien. Pire, elle ont droit à moins que rien.

A une époque où la mortalité infantile a reculé, où la grossesse est suivie comme jamais, où la naissance est presque une "formalité" on oblige les futures mamans, au nom d'une tyrannie pseudo médicale, à passer 9 mois de leur vie, 9 mois qui devraient être de plaisir et de douceur, dans une angoisse proche de la paranoïa.

Tout le monde s'y met et la grossesse est devenue, en moins de 10 ans, une dangereuse période de la vie des femmes pendant laquelle le pire est à redouter, tout le temps et partout.

Ce "principe de précaution", une fois encore, est dérisoire et contre productif. S'inquiète t'on du lien qui unira une mère hyper-stressée par ses 9 mois de grossesse à un bébé qu'elle en rendra responsable? Se rend-on compte de l'exemple désastreux que l'on donne à celles qui n'ont pas encore été mères? voit-on combien ces mères hystérisées sont pénibles pour elle-mêmes et leur entourage?

Le plus grave c'est que ces attitudes craintives et pessimistes sont à l'opposé de ce que devrait être une grossesse heureuse. Plus de plaisir: des refoulements, des angoisses, des fantasmes et des contraintes en tiennent lieu.

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30 décembre 2015 3 30 /12 /décembre /2015 07:00

Je m'aventure sur un chemin inconnu et sur lequel je n'ai que des intuitions. La grossesse, en ce début du XXIème siècle, semble être devenue plus compliquée et à risque qu'à la Renaissance ou au Moyen âge.

Je n'exagère pas! ou presque pas. regardez autour de vous.

Les quelques futures jeunes mères que j'ai rencontrées ici ou là semblent bien victimes d'oukases médicales plus contraignantes et impératives qu'à aucune autre période depuis la fin de la deuxième guerre mondiale. La liste de ce qui leur est interdit est sans fin et chaque geste leur est mesuré.
Ne parlons pas de sport (aucun ne trouve grâce aux yeux des censeurs, du rugby au croquet!), des transports (le vélo est prohibé, la voiture contre indiquée dès le 4ème mois), des activités (seule la collecte de plumes est tolérée) et même des soirées (à 9H00 on trouve les futures mères fatiguées et on les supplie d'aller "s'étendre"...).
Mais c'est sur la nourriture que la Gestapo médicale est la plus ferme: au nom de la très hypothétique listéria, au nom de l'effroyable toxoplasmose (responsable d'un cas de cécité sur 1000 000 000 000 grossesses) les presque jeunes mamans doivent renoncer à tout et grignoter comme leur arrière grand mère. Ni sucre, ni lait, ni pain, ni beurre, pas d'alcool, pas de sucreries...
Elles n'ont droit à rien. Pire, elle ont droit à moins que rien.

A une époque où la mortalité infantile a reculé, où la grossesse est suivie comme jamais, où la naissance est presque une "formalité" on oblige les futures mamans, au nom d'une tyrannie pseudo médicale, à passer 9 mois de leur vie, 9 mois qui devraient être de plaisir et de douceur, dans une angoisse proche de la paranoïa.

Tout le monde s'y met et la grossesse est devenue, en moins de 10 ans, une dangereuse période de la vie des femmes pendant laquelle le pire est à redouter, tout le temps et partout.

Ce "principe de précaution", une fois encore, est dérisoire et contre productif. S'inquiète t'on du lien qui unira une mère hyper-stressée par ses 9 mois de grossesse à un bébé qu'elle en rendra responsable? Se rend-on compte de l'exemple désastreux que l'on donne à celles qui n'ont pas encore été mères? voit-on combien ces mères hystérisées sont pénibles pour elle-mêmes et leur entourage?

Le plus grave c'est que ces attitudes craintives et pessimistes sont à l'opposé de ce que devrait être une grossesse heureuse. Plus de plaisir: des refoulements, des angoisses, des fantasmes et des contraintes en tiennent lieu.

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29 décembre 2015 2 29 /12 /décembre /2015 06:33

La semaine avant Noël la presse s'est, une fois encore, vautrée dans l'immoral et le dégueulasse. Il n'y a que quelques titres, quelques stations de radio et quelques chaînes à ne pas avoir participé à la curée.
Le mot n'est pas trop fort: une curée contre feue Mère Térésa qui a été moins flattée et admirée que Madame Claude morte justement cette semaine là.

J'ai assez dit que je refusais les embrigadements, aussi bien politiques, culturels que religieux pour ne pas avoir à dire que je ne crois ni aux miracles ni à la sainteté de quiconque.
Cependant cette femme-là me semble avoir suffisamment prouvé, par sa vie et ses choix qu'elle était mieux, moralement, que 99,99% d'entre nous.
C'est ainsi et les pauvres de Calcutta parmi lesquels elle vivait ne sont jamais venus nous dire qu'elle roulait carrosse et se gobergeait dans les cantines des maharadjas.

Tout ça n'intéresse pas les journaleux qui, pour détruire la statue, ont employé les grands moyens: rigide, intolérante, méchante, hypocrite, menteuse et calculatrice Mère Térésa est sortie essorée de cette semaine médiatique, plus proche de Cruella d'enfer que de Sainte Bernadette.
Les salauds!

Dans le même temps l'ex petit prolétaire de Joeuf, en Meurthe et Moselle, "injustement" traité par les autorités du football international était canonisé par les mêmes. Les 1,8 millions d'€ qu'il reconnaît avoir empochés sont considérés comme une peccadille, toujours par les mêmes. Térésa? une salope! Platini? un saint en crampons.

Il y a belle lurette que le footballeur de Saint Etienne est un hyper-notable, un homme de pouvoir et d'argent insensible et froid. Au nom de leur classe d'âge et de leurs rêves passés les vieux yétis des médias versent une larme sur leur idole empâtée et cousue de fric.

Les salauds! (je me répète).

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28 décembre 2015 1 28 /12 /décembre /2015 06:15

Dans un pays riche où, cependant, un grand nombre d'habitants doit se "débrouiller" avec l'équivalent du SMIC (1100€ net/mois) les sommes évoquées dans les scandales Woerth,
Tapie, Bettencourt, Platini etc, où l'on parle de millions d'euros sont proprement hallucinantes.


Je repense parfois à cette scène du film "Si Versailles m'était conté" de Sacha Guitry où l'on
voit la population de Paris s'accrocher aux grilles du château et Edith Piaf entonner un grondant "ça ira". Il n'est pas impossible, même si ce n'est pas souhaitable, que les moeurs des Bartolone et des happy fews "allergiques aux impôts" ou possédant des villas de rêve à la Dominique, des riads marocains et des mas dans le Lubéron, le tout gagné autrement que par talent et travail (n'est-ce pas M et Mme Balkany?) finissent eux aussi par devoir rendre des comptes.

J'entends, sans pouvoir y répondre, des personnes simplettes qui font l'équation: Bartolone + Bakany + Thevenoud + Cahuzac = vote Marine Le Pen.

Je suis triste que notre démocratie coule lentement et que ceux qui devraient la défendre l'enfoncent en en étant conscient. Ils se paient sur la "bête", en font profiter leurs amis, parents et alliés et, surtout, ils méprisent les électeurs plus encore que les souverains ignoraient leurs sujets.

Je ne suis pas habilité à généraliser ni à émettre des avis définitifs mais il me semble que la France est plus touchée, plus massivement et plus profondément que les autres démocraties.

Ces hommes politiques battus dans les urnes qui reviennent en étant nommés, ces ministres ou anciens présidents qui vendent leur carnet d'adresses, ces fonctionnaires qui marchandent des informations... la république bananière est une odieuse réalité.


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25 décembre 2015 5 25 /12 /décembre /2015 06:59

Mon père n'était pas du genre à se déguiser en père Noël. Vraiment pas.
Ma mère n'a jamais eu la silhouette du gros barbu.
Pourtant, en 1967, j'ai de mes yeux vu, en passant par le balcon, le Père Noël trifouiller sous le sapin.
Je l'ai dit à mes soeurs qui ne demandaient qu'à me croire.
Ce n'est pas l'année ou le viel homme à la hotte, imitant l'écriture de ma mère et utilisant son célèbre feutre marron m'a écrit un mot dont je me souviens par coeur: "Si tu ne médis pas de moi l'an prochain tu auras plus" mais l'année où le train Jouef avec sa loco "Pacific 231" et les voitures de voyageurs me fut (enfin) offert. 1967 donc.

Je comprends celles et ceux qui soutiennent mordicus avoir vu des soucoupes volantes ou des diminutions d'impôts, j'ai bien la certitude d'avoir vu le père Noël!

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24 décembre 2015 4 24 /12 /décembre /2015 07:00

Quand elle le veut la télévision est capable du meilleur.

Installé depuis peu dans un nouvel appartement partagé la télévision est plus souvent allumée et je ne veux pas jouer les dictateurs en commentant avec malveillance ou même en quittant la pièce avec fracas.

La semaine dernière j'ai vu un portrait -laudatif mais pas que- de Jacques Chirac réalisé par l'éprouvant Frantz Olivier Giesbert. Sympathique et assez objectif. La querelle brutale et définitive entre Giscard et Chirac n'a pas été l'objet, selon moi, d'un développement suffisant mais le document était plus proche de "Closer" que de Jean-François Revel. La participation de l'excellent Philippe Alexandre est cependant un signe de qualité et l'ensemble était équilibré.

Le lendemain mardi c'est François Mitterrand qui était à l'honneur et la "tontolâtrerie" gardait quelques reliefs. Longuement interviewée Dominique Bertinotti était la vestale du culte et l'on s'est gardé d'égratigner la statue. Peu d'informations nouvelles mais le rappel d'une époque et d'un homme qui ne furent pas insipides. Et le rappel des mensonges d'Etat dont la maladie sue mais tue dès 1981 heurtait toujours; d'autant plus que les mêmes qui l'avaient cachée continuaient à se féliciter de l'avoir fait. En France la démocratie et la vérité ont droit à quelques accommodements...

Du doc de mardi que j'ai vu ultérieurement grâce à Pluzz Arte je suis sorti dubitatif: il concernait le "Mein Kampf" d'Hitler et sa possible republication maintenant qu'il est dans le domaine public (la loi allemande dit qu'il faut attendre 70 ans après la mort d'un auteur pour qu'un livre le soit).
Hitler mort en 1945 le 1er janvier 2016 son brûlot répugnant sera "éditable" par qui le voudra.

L'histoire de ce livre et de sa réception étaient intéressantes mais un peu bâclées. On restait, si j'ose dire, sur sa faim avec de nombreuses questions en suspens.

Mercredi dernier Arte encore diffusait les 2 premiers numéros d'une série-maison sobrement intitulée "les aventuriers de l'art moderne". Picasso était le pivot de ces films d'archives et d'animation très originaux et foisonnant d'images et de mouvements. On en apprenait plus sur Matisse (dont l'amitié-rivalité avec Picasso faisait penser à Amadeus et Saliéri dans "Amadeus" de Milos Forman), Max Jacob (personnage dont je veux lire la bio), le marchand d'art Vollard, Marie Laurencin, George Braque et le personnage incroyable de Guillaume Apollinaire. Sans oublier les péripéties du Bateau-Lavoir et les muses de ces messieurs.

L'aventure du "fauvisme" et celle du cubisme était expliquée de manière à la fois claire et sans pédanterie. C'est en effet souvent le reproche que l'on peut faire à la chaîne Franco-Allemande: elle est parfois trop "pointue" voire élitiste. Il y a ceux qui savent et ils s'adressent à des pauvres gens ignorants..

Rien de cela avec "Les aventuriers de l'art moderne" et, au final, une forte envie de se replonger dans la période bleue, dans l'aventure du Montmartre et de Montparnasse des années 1910 et de s'intéresser plus avant à Apollinaire, à Max Jacob et à cet incroyable génie que fût Pablo Picasso.

J'imagine que, pendant qu'étaient diffusés ces programmes de qualité les habituelles daubes l'étaient aussi: il en faut pour tous les goûts et cette semaine au moins la télévision méritait moins son surnom de "boîte à conneries".


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23 décembre 2015 3 23 /12 /décembre /2015 06:52

Pour avoir fait le cursus complet (baptême, communion privée, communion solennelle), avoir passé de longues heures au catéchisme et être (trop) souvent allé à la messe parce que je n'avais pas le choix je pense pouvoir exprimer l'ennui et même l'accablement devant un discours et une pratique qui devait être acceptée en bloc, sans discussion.

Lorsque ça m'a repris, adulte et pendant 1 an, c'est que le curé de la paroisse toulousaine où se trouvait l'église la plus proche était passionnant. L'homme qui avait de sérieux doutes a d'ailleurs été remplacé rapidement par un autre qui n'en avait aucun, ni sur les langues de feu ni sur la résurrection....

A l'heure ou d'autres fondamentalismes religieux nous écrasent de leur bêtise et de leur cruelle intolérance il n'est pas inutile de rappeler que le Catholicisme a toujours été du côté du pouvoir. Monarchie (de Hugues Capet à Charles X sans oublier Louis Philippe), Empire (les deux Bonaparte), et même République lorsqu'il s'agissait d'appuyer les Versaillais de Thiers contre la racaille laïcarde.

Le dernier soutien voyant mais inconditionnel de l'Eglise a un pouvoir politique est celui qu'elle a accordé à l'unanimité à Pétain et à son sordide régime.
On l'oublie, je l'oublie mais l'église de France a soutenu l'extrême droite au pouvoir de 1940 à 1945.

J'en veux pour preuve ce passage in extenso du livre "Toulouse et la Haute Garonne dans la guerre" par José Cubero photos de Jean Dieuzaide et Germaine Chaumel (éditions Cairn, 2013):

"Jusqu'en 1942, la popularité du Maréchal est confortée par l'attitude de l'Eglise dans une région où, en particulier dans les zones rurales de la Haute-Garonne, le radicalisme n'a pas entraîné une déchristianisation massive. Les évêques, par adhésion profonde à un régime qui met en avant le christianisme comme ciment social, ou par devoir chrétien d'obéissance au pouvoir d'Etat considéré comme seul légitime, se sont ralliés à Pétain comme la masse des Français. Parfois ils ont même adhéré aux thèses de la "Révolution nationale".

Plus loin on lit: "Mgr Théas, évèque de Montauban, qui s'opposera ensuite fermement à Vichy, s'exclame encore en janvier 1942: "Que Dieu bénisse le chef de l'Etat français! La providence lui a confié la magnifique mission de redresser une nation défaite. Qu'elle lui accorde en abondance des grâces de lumières, de conseil, de force."

Les quelques uns qui s'opposèrent (Mgr Saliège à Toulouse) ont juste sauvé l'honneur et étaient, selon la formule consacrée, "l'exception qui confirme la règle".

On l'a vu au moment du "mariage pour tous": une frange importante des Catholiques était aux avant-postes quand elle ne les fomentait pas, des manifestations contre.

L'Eglise actuelle, nonobstant la présence à sa tête d'un Pape qui semble en déplorer l'archaïsme doctrinaire et de fonctionnement est bel et bien "réactionnaire" et entièrement tournée vers un "avant" sévèrement punitif (condamnation du divorce, de la contraception....).

Il ne faut sans doute pas pousser fort ses représentants pour qu'ils confessent préférer la France de Pétain ou de la franchise familiale Le Pen à la "gueuse républicaine"...

Ne l'oublions pas.

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22 décembre 2015 2 22 /12 /décembre /2015 06:09

J'ai suivi de très loin cette horrible affaire de la fusillade de San Bernardino aux Etats Unis. Il s'agit de ce couple d'américano-pakistanais qui ont tiré sur des civils.
Pas n'importe quels civils: les tueurs ont sciemment tiré sur des sans-abris et des chômeurs et l'établissement qui les abritait. Le bilan est de 14 morts et de dix-sept blessés.
Radicalisés et amoureux de la mort les deux meurtriers, un homme et une femme, Syed Rizwan Farook et Tashfeen Malik ont été servis puisqu'après une poursuite ils ont été éliminés par la police.
L'attentat a été revendiqué par daech et l'éternel débat-mironton sur la possession d'armes a été relancé 10 minutes avant que les déclarations de Trump, de Sarah Pailin, ou de R. Erdogan, la foire de Noël ou la campagne de pub ahurissante de "Star Wars" ne fassent passer l'univers à autre chose...

Quelques jours après cette triste affaire on apprenait que le couple de tueurs avait ensemble une petite fille âgée de 6 mois.
Personnellement je ne parviens pas à comprendre des hommes et des femmes qui vont devant une mort certaine en ayant en tête que leur enfant aura une vie gâchée.
Comment lutter contre des individus, mâles ou femelles, qui nient leur propre humanité et celle des leurs sans parler de celle de leurs "ennemis"?

Nous ne vaincrons ces gens-là que lorsque nous serons capables (mais y parviendrons nous un jour?) de comprendre leurs ressorts intellectuels et l'aberration de leur leur pulsion vitale.

Leur cruauté, leur insensibilité, leur violence, la folie de leurs buts et l'énormité des supposés de leurs croyances dépassent l'entendement.

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21 décembre 2015 1 21 /12 /décembre /2015 06:02

Dimanche 13 décembre, au moment du raout des résultats du second tour des régionales je suis allé à la cinémathèque de Toulouse voir un vieux film en technicolor de George Cukor avec Stewart Granger et Ava Gardner en couple-vedette.

"La croisée des chemins" est le titre de ce film foisonnant tourné en Inde (au Penjab et au Pakistan) dont l'action se passe pendant la difficile transition entre l'administration britannique et l'indépendance (1947).
C'est du bon cinéma comme on n'en fait plus parce que ces épopées historico-politiques ne déplaceraient pas les avaleurs de pop-corn et fans de "la guerre des étoiles" qui ne sauraient consacrer 2H de leur vie à réfléchir sur la colonisation, l'indépendance, le métissage, la non-violence etc.

Sur l'écran celle qui restera à jamais "la comtesse aux pieds nus" est à l'apogée de sa beauté. Elle irradie et l'ensemble des comédiens mâles est envoûté: un sang-mêlé, un Indien, un colonel britannique et même un obsédé-violeur sous off de l'armée britannique la convoitent tour à tour ou simultanément.
Je soupçonne le responsable de la photo de l'avoir été aussi le temps du tournage: pas un plan où Ava Gardner n'est pas magnifique.

J'ai lu, ici ou là, que la femme Ava Gardner ne brillait pas par son intelligence, qu'elle avait un goût prononcé pour l'alcool et que son désintéressement n'était pas légendaire.
tant pis!

Sur l'écran et dans le souvenir de nombreux cinéphiles elle fût une des plus belles déesses. Une des 3 plus belles (de l'histoire du cinéma du muet à hier) même.

Elle n'était pas mauvaise actrice et possède une filmographie honorable de laquelle émergent "Mogambo" (où elle était opposée à Grace Kelly!!), "La nuit de l'iguane", "La comtesse aux pieds nus", "Les 55 jours de Pekin", "les forbans de la nuit" et cette "croisée des chemins".

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