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26 novembre 2018 1 26 /11 /novembre /2018 07:00

Ai-je définitivement basculé du côté des vieux cons? suis-je par erreur tombé dans une faille spatio-temporelle qui m'a fait côtoyer, pendant une demie-heure, des "jeunes" au QI effroyablement bas?

Quoi qu'il en soit, après avoir visité l'exposition du moment au très intéressant musée Aéroscopia de Blagnac j'ai partagé la rame de tramway avec une petite quarantaine de collégiens? lycéens? âgés de 15 à 18 ans mais plus près des 15 que des 17, pour ne rien dire de leur âge mental très inférieur.

Les filles surtout, en grande majorité, avaient des comportement de pintades et gloussaient stupidement en proférant exclusivement des insanités ou des conneries, voire en mixant les deux.

Incroyable la stupidité des propos qu'elles tenaient et échangeaient à voix haute dans toute la rame! le stade "pipi-caca" n'était pas encore dépassé chez certain(e)s et les "plaisanteries" liées à cette fonction naturelle généraient des rires en cascades chez des filles-femmes pomponnées, aux ongles peints et tatouées de partout.

Chez tous et toutes le téléphone portable, dernier cri, remplace une partie des neurones qu'ils ne possèdent pas. Ils le consultent frénétiquement, seuls ou en groupe et ricanent béatement lorsque un trucage ajoute des oreilles de lapin à l'une, une moustache ou des yeux globuleux à l'autre. Ils se montrent des photos et les commentent à l'infini.

Ils téléphonent en public et échangent des propos indigents. Jettent des papiers par terre, disent des horreurs sur les absent(e)s et se moquent des passagers sous leur nez. Une vieille femme black qui dormait, éreintée de fatigue, a essuyé des tirs de barrage de réflexions lamentables et de rires de hyènes.

Personne, moi compris, n'a fait la moindre réflexion à ces minus au cerveau atrophié, se réjouissant juste de les voir quitter la rame à "Arènes" où ils ont poursuivi leur périple vers leurs sombres cités-dortoirs.

Remplacés par des robots avec le casque vissé sur le crâne et diffusant à l'ensemble des présents des musiques pour lobotomisés, des passagers faisant profiter le maximum de présents de leur conversation téléphonique et des voyageurs dont le dernier passage aux lavabos datait de 48H que je me surprenais à préférer à cette jeunesse assez peu prometteuse.

 

 

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23 novembre 2018 5 23 /11 /novembre /2018 07:00

J'ai regardé, stupéfait, une altercation filmée entre quelques "gilets jaunes" et une conductrice de VL énervée. Très vite les personnes se sont échauffées et les propos d'abord inélégants ("retourne dans ton pays") puis ouvertement racistes ont fusé.

La scène, abondamment diffusée, a été filmée près de Cognac dans les Charentes. Elle ne représente qu'un aspect ultra-minoritaire de ce mouvement mais elle est significative d'un malaise grandissant que l'on s'obstine à ne pas remarquer: Les Français redeviennent ouvertement racistes, antisémites, anti-étrangers.
Tous les jours on croise des regards méprisants ou hostiles destinés à ceux qui ne sont pas comme les autres. Vêtements, peau, langue ou religion, il ne fait pas bon ne pas être "dans la norme" aujourd'hui dans un pays travaillé par de mauvaises influences.

Naturellement "ça" a toujours existé et il ne fallait pas gratter très fort le vernis pour entendre, chez les beauf comme chez les Bourgeois comme il faut des beaux quartiers, des propos qui sentaient bon leur pétainisme rance. "Ils ne sont pas comme nous", "ils ne s'assimilent pas", "ils viennent pour les allocations" et autres phrases toutes faites qui n'étaient pas longues à sortir pour peu que votre silence ait pu être interprété comme une approbation.

Dans la scène filmée un homme, Franchouillard, style "clope au bec et roulant au diésel" n'hésite pas à menacer physiquement et à secouer une jeune femme noire. Pour ce genre de type on tutoie d'emblée une femme de couleur et on a le droit de la toucher, voire de la frapper. De l'invectiver et de l'insulter aussi.

Pendant que cet énergumène malmène cette conductrice (qui refuse d'être arrêtée par les manifestants) une jeune femme en gilet jaune fait de très nombreux efforts pour calmer l'homme et le ramener "à la raison". Elle est le côté sérieux et rassurant qui sauve la scène.

De fait l'agression reste verbale mais elle distille le malaise: que de haine, que de jalousie, de rancune rentrée, que de frustrations et de colère mal contenue ces scènes révèlent.

Les gouvernements successifs et les 3 derniers présidents sont grandement responsables de l'état inflammable de la population. Ce n'est pas avec des artifices que l'on fera retourner chez eux ces gens qui semblent chauffés à blanc et n'avoir plus rien à perdre.

... au point, parfois, de ne plus faire l'effort de masquer les ignominies qui les animent.

 

 

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22 novembre 2018 4 22 /11 /novembre /2018 07:00

De tous les arts je privilégie de loin celui de la musique. Et,dans cet art majeur, je place très haut celui de pratiquer un instrument.

Encore plus haut je considère comme "l’aristocratie" artistique celles et ceux qui chantent. Je pense tout particulièrement aux ténors, aux basses, aux sopranos et aux altos professionnels mais aussi aux chœurs d'opéra ou symphonique.

Hier reprenait le cycle magnifique des "Cantates (de Bach) sans filet" répétées et interprétées par l'Ensemble Baroque de Toulouse sous la direction de Michel Brun.

L’Église Sainte Exupère était pleine à craquer d'une population à la moyenne d'âge hélas assez élevée. Toutes et tous étaient venus pour écouter la répétition puis l’exécution de la Cantate B.W.W.93.

Je vous ai, ici même, raconté comment cela se passait. Le passionnant chef d'orchestre et de chœur explique la cantate et ses subtilités musicales, fait jouer et chanter chacun, le chœur, le récitatif (basse),  le duo (soprano, alto), le récitatif (soprano), l'air (soprano) et le choral final qui est interprété par l'ensemble des musiciens, les choristes professionnels et la salle. Oui, le public.

2 heures et demie de pur bonheur. Des moments de grâce inouïe (le duo de Audrey Marchal, soprano et Joëlle Gay, alto) et de beauté prenante (l'introduction et le récitatif du chanteur-basse Laurent Labarbe, un habitué).

Et des frissons dus non pas aux bourrasques de novembre mais à la sensation de vivre un moment exceptionnel.

Je suis fasciné par la voix et ce que certains arrivent à lui faire faire. Laurent Labarbe, hier, est arrivé un peu en retard et a traversé l'église d'une manière légèrement provocante: décontractée un peu exagérée. Je ne l'ai évidemment pas reconnu et c'est lorsqu'il s'est approché de l'organiste et qu'il a chanté sa partie que j'ai compris et accepté sa prétention, sa superbe, son dilettantisme, appelez ça comme vous voudrez. Un tel talent excuse des faiblesses bien terre-à-terre!

La soprano, elle, avait ce look un peu démodé des chanteuses professionnelles: tout était "trop" chez elle: cheveux trop longs, cils, manteau, talons mais, quand elle a interprété sa partie, c'était la plus belles des femmes, la plus désirable, la plus "adorable".

J'ai les musiciens en profonde admiration et ne peux m'empêcher de m'en vouloir de ne m'être jamais approché de la musique autrement que superficiellement. Cette admiration je ne la maîtrise pas et la mets plus haut que tout: j'admire plus un pianiste, un violoncelliste ou une harpiste qu'un footballeur, un chercheur scientifique, un chirurgien ou même un peintre ou un écrivain. 

Ce que je ressens devant le chant ou l'interprétation musicale est difficile à décrire: la sensation si rare au quotidien d'être à sa place, de s'élever.

Et cela alors que le livret de la cantate, profondément religieux, ne m'atteint pas du tout.

 

 

 

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21 novembre 2018 3 21 /11 /novembre /2018 07:00

J'ai vaguement sursauté en entendant "l'économiste" de service sur France Inter, tranche matinale dite du "7/9" dire, l'air de ne pas y toucher, que Carlos Ghosn, le patron de droit divin de Renault-Nissan avait bien fait une petite bêtise en cachant au fisc japonais une partie de ses fantastiques émoluments qui en font un des patrons les mieux payés du monde. Mais si légère la faute... juste une bévue.

Le message était là: certes ce bon Carlos exagérait mais c'est un tellement bon chef d'entreprise que tout ceci n'est que broutilles et vaine agitation.*

Dans quelle bulle vivent ces gens de radio qui ne voient pas l'opinion chauffée à blanc par de sinistres forces politiques et prête à toutes les aventures tellement son pouvoir d'achat est grignoté par un État qui, c'est le pire, se délite et n'est que l'ombre de ce qu'il a été?

Je le déplore mais si 5€ par mois d'aide au logement, quelques € de CSG en plus pour les retraités et une taxe alourdie sur les carburants mettent littéralement le feu aux poudres, des milliardaires gagnant plus qu'ils ne pourront dépenser en 2 vies fraudent pour avoir toujours plus sont une provocation inadmissible.

Un peu comme les généraux de "Les Sentiers de la Gloire" de Stanley Kubrick (1957) qui dansent la valse dans un château transformé en haut commandement pendant que les soldats vont se faire tuer sur les tranchées voisines.

Rien, et ce n'est ni Darwinisme, ni marxisme, ni catholicisme que le répéter, ne justifie qu'un homme gagne plus de 150 fois ce que gagne son salarié.

Ghosn et ses semblables sont comme les aristocrates dont parlait Louis XVIII: "Ils ne voient rien, nous dansons sur un volcan".

* Le nom de cet esclave content de ses jolies chaînes est Dominique Seux

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20 novembre 2018 2 20 /11 /novembre /2018 07:00
John Lennon deviendrait-il critiquable, 38 ans après sa mort?

J'ai été très surpris en lisant l'article sur John Lennon écrit par Eric Dahan dans le mensuel "Rock and Folk" magazine que je lisais avant Tchernobyl et Fukushima.

Que dit Eric Dahan dans cette page? que John Lennon, icône indétrônable, n'a pas le talent, le génie qu'on lui prête habituellement, que sa carrière en solo est rien moins que réussie et que le personnage était des plus contestables.

J'imagine (haha) que le sieur Dahan ne se déplace plus qu'avec des gardes du corps et qu'il rase les murs depuis la rédaction de cet article dans lequel il ne fait pourtant que rappeler quelques évidences...

Car Lennon, s'il est un des authentiques "génies" de la musique Pop/Rock/Rythm n'Blues fut un compositeur à éclipses, un showman contestable, un homme à la personnalité difficile et un compositeur pas toujours inspiré. En d'autres termes, il fut un artiste avec des hauts et des bas. Si les hauts furent parfois stratosphériques les bas furent à l'envie. (Les "albums" sortis entre 68 et 70 "Unfinished Music", "Two Virgins"...) dépassent l'imagination dans le "foutage de gueule" et le néant musical.

Avec des hommes comme Salvador Dali ou Serge Gainsbourg il avait compris comment les médias fonctionnent et il a privilégié le "faire savoir" plus que le "savoir faire".

D'accord on parle de John Lennon, "du" Lennon devenu intouchable malgré des casseroles qui eurent ridiculisé tout autre que lui.

Ses errances politiques, son ultra-gauchisme de salon, ses "bed-In" absurdes et ridicules, son amour-exhibition avec sa compagne Yoko Ono, muse acariâtre et sans autre talent que de semer la zizanie, son masochisme relationnel, ses agressions verbales d'une grande violence, son pacifisme d'enfant gâté, tout a été effacé par sa mort christique.

L'homme était épuisé intellectuellement et ses productions étaient devenues parfois indigentes. Si "Woman égalait ce qu'il avait fait de mieux, ses dernières publications ("Dear Yoko", "Beautiful Boy", "Mucho Mungo/Mt Elga", "Life begins at 40"...) étaient non seulement indignes de lui mais presque indignes tout court.


Si nul ne saurait remettre en doute la qualité indiscutable de ses deux premiers albums en solo (portant son nom) ("John Lennon/Plastic Ono Band" (1970) et "Imagine" (1971) il faut du courage ou de la mauvaise foi pour parler des albums américains qui leur succédèrent. L'éprouvant "Sometime in new York City" (1972), l'ennuyeux "Mind Games" (1973), le paresseux "Walls and Bridges" (1974) ne sont pas éclipsés par l'inutile "Rock n'roll" (1975) pas plus que par "Double Fantasy" (1980) qui le voyait revenir dans la lumière après 5 ans de retraite (presque) silencieuse.

En ce sens Eric Dahan a raison de dire que sa carrière solo n'a pas ajouté grand chose à sa légende.
Par charité je ne parlerais pas des bouses posthumes que la veuve fit sortir avec une régularité métronomique.

... ni de "Free as a bird" et "Real love" que les 3 autres ont peut-être eu tort de compléter et de sortir après sa mort et qui n'ajoutaient rien à l'épopée.

Quant à l'homme, il est mort depuis si longtemps qu'il y a mieux à faire que de souligner ses faiblesses. Mais voir ce multi-milliardaire en Rolls bariolée prôner la révolution prolétarienne, cet homme jaloux, héroïnomane, rancunier et brutal devenir un Saint Laïque a quelque chose d'ironique.

Comme (trop souvent) dans la starisation à outrance le curseur est allé un peu loin dans la déification. Que quelques voix rappellent que ""Well, well, well", "I don't wanna be a soldier Mamma" ou "Meat city" sont la face sombre du compositeur de "Girl", "Across the Universe", "Hey Bulldog" ou "Across the Universe" est salutaire et fait du bien.

Mourir, et assassiné de surcroît, ne devrait pas faire de vous une idole quasi-religieuse! en en faisant l'égal de Gandhi, Mandela, Martin Luther King et quelques autres le guitariste rythmique des Beatles se trouve un peu étriqué comme compagnon!

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19 novembre 2018 1 19 /11 /novembre /2018 07:00

Ce dernier vendredi, au réveil, trois bonnes raisons d'être "agacé". Les ondes de la radio frémissent d'un indicible plaisir: les gueux, les manants, les sans-grade de la France profonde, rebaptisés "gilets jaunes" vont manifester contre le Président désormais honni par l'ensemble du pays.

Pour quelques taxes sur le gas-oil voilà nos Mandrins des centres Leclerc dans la rue. Beaufitude, quand tu nous tiens...

Le plus pénible, en l'affaire, est-il le contentement roucoulant des médias ou le branle-bas de combat d'une France qui se complaît dans le victimaire sans regarder les problèmes du Monde, à sa porte pourtant.

Comme en 36....

La deuxième raison d'être chafouin ce vendredi matin c'est la remise en liberté de cet escroc beau-parleur qui a nom Tariq Ramadan. Gageons qu'on va le voir partout et qu'il lui faudra moins de 10 jours pour retourner les "intellectuels" qui ne demandent que ça.

Enfin et là c'est plus délicat car il s'agit d'une décision de justice, l’acquittement de George Tron laisse un goût amer: cet homme de pouvoir, portant beau réussit un rétablissement stupéfiant. Ses accusatrices, foin de "balance ton porc" et autres "me too", juste bons à amuser les Césars, sont renvoyées à leur néant.
Ca ne va pas être facile pour elles de retrouver un job, même à 1435,66€ mensuels brut.

Tron, j'en prends le pari, sera réélu et, en attendant, fera son tour de manège médiatique en partageant les antennes et les ondes avec Tariq.

Stupéfiante époque! 

 

 

 

 

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16 novembre 2018 5 16 /11 /novembre /2018 07:00

J'habite à Toulouse qui est une ville assez éloignée de Paris. Prenez le 11 novembre par exemple. Il faisait un soleil radieux qui jouait dans les arbres ayant encore la plupart de leurs feuilles allant de vert à rouge en passant par toutes les nuances du jaune.
Rien à voir avec la pluie et le ciel bas et gris de la Capitale au même moment.
Il y avait bien, à l'arc de triomphe assez laid de la la ville rose une cérémonie avec militaires en tenue de gala, quelques gros officiels imbus de leur importance, les journaleux de la "Pravda" locale et un maigre public qui se déplace plus volontiers pour voir des minotaures sur roulettes que des soldats rendant hommages aux grands anciens...

Moi même je les ai vus de mon vélo alors que je passais sans m'arrêter pour aller au Marché St Aubin.

Il eut été criminel de ne pas commémorer le 11 novembre, il est un peu dérangeant de le faire: les morts n'ont rien demandé, ni de mourir ni d'être honorés. Morts pour la France est, 100 ans après, une épitaphe difficile à envisager. A la lumière de ce qu'on sait des suites, la 1ère Guerre Mondiale n'a non seulement pas été la "der des der" mais le prélude à la suivante peut-être encore plus odieuse et inhumaine.

Comme on va déposer de laids chrysanthèmes sur la tombe du Papi on dépose une gerbe sur celle du soldat inconnu, devant le monument aux morts ou sous la plaque du souvenir. C'est mieux que rien si ce n'est pas grand chose.

A Paris Trump et Poutine s'ennuient de voir Macron tirer la couverture à lui et se demandent peut-être s'ils finiront par déclencher la 3ème, pensée qu'ils partagent avec quelques uns du parterre de chefs d'états élus, désignés, de naissance ou captés.

En réalité je suis depuis toujours très "concerné" par la Guerre de 14. J'ai lu, il y a bien longtemps, les livres les plus significatifs sur la vie des combattants ("A l'ouest rien de nouveau", "Ceux de 14", "Orages d'acier", "Les croix de bois", "Le feu"...) et me suis passionné très tôt pour ce moment qui a vu l'Europe se suicider.

Je n'en reviens pas de voir le centenaire de cette guerre qui a semblé relativement proche à ma génération. Je n'ai pas oublié le texte de Victor Hugo ("Ceux qui pieusement sont morts pour la patrie...." que notre professeur de chant du collège Chernoviz à Paris, Mme Pharenc nous avait fait chanter devant des Officiels tricolorés de haut en bas. Déjà à l'époque j'avais trouvé le texte "bouffi".

"Ceux qui pieusement (leur a t'on jamais demandé leur avis? croyaient-ils encore après avoir vu et vécu ce qu'ils virent et vécurent?) sont morts pour la patrie (le front, les mitrailleuses devant, la gendarmerie le peloton d’exécution derrière, où était le choix?) ont droit qu'à leur cercueil la foule vienne et prie (ça leur faisait une "belle jambe"!) Entre les plus beaux noms, leur nom est le plus beau (oui...), toute gloire près d'eux passe et tombe, éphémère.  Exercice un peu vain que j'arrête pour citer le texte entier. Emphase incluse.

Ceux qui pieusement sont morts pour la patrie
Ont droit qu'à leur cercueil la foule vienne et prie.
Entre les plus beaux noms leur nom est le plus beau.
Toute gloire près d'eux passe et tombe éphémère ;
Et, comme ferait une mère,
La voix d'un peuple entier les berce en leur tombeau !

Gloire à notre France éternelle !
Gloire à ceux qui sont morts pour elle !
Aux martyrs ! aux vaillants ! aux forts !
À ceux qu'enflamme leur exemple,
Qui veulent place dans le temple,
Et qui mourront comme ils sont morts !

C'est pour ces morts, dont l'ombre est ici bienvenue,
Que le haut Panthéon élève dans la nue,
Au-dessus de Paris, la ville aux mille tours,
La reine de nos Tyrs et de nos Babylones,
Cette couronne de colonnes
Que le soleil levant redore tous les jours !

Gloire à notre France éternelle !
Gloire à ceux qui sont morts pour elle !
Aux martyrs ! aux vaillants ! aux forts !
À ceux qu'enflamme leur exemple,
Qui veulent place dans le temple,
Et qui mourront comme ils sont morts !

Ainsi, quand de tels morts sont couchés dans la tombe,
En vain l'oubli, nuit sombre où va tout ce qui tombe,
Passe sur leur sépulcre où nous nous inclinons ;
Chaque jour, pour eux seuls se levant plus fidèle,
La gloire, aube toujours nouvelle,
Fait luire leur mémoire et redore leurs noms !

Gloire à notre France éternelle !
Gloire à ceux qui sont morts pour elle !
Aux martyrs ! aux vaillants ! aux forts !
A ceux qu'enflamme leur exemple,
Qui veulent place dans le temple,
Et qui mourront comme ils sont morts !
 
Un million quatre cent mille Français morts entre juillet 14 et novembre 18.
rarement "couchés dans la tombe" mais déchiquetés, broyés, pulvérisés et mélangés à la boue... la licence poétique permet l'euphémisme!
 

                                                

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15 novembre 2018 4 15 /11 /novembre /2018 07:00

Surprenante cette invasion permanente de la cuisine et des ses dérivés (pâtisseries...) sur les écrans de télévision, dans les kiosques et un peu partout. A croire que les Français, après une journée de labeur, disposent du temps nécessaire pour cuire leurs betteraves ou préparer amoureusement une charlotte à la mangue verte!

Tout le monde a noté le reflux des télé-crochets qui, il faut bien le dire, ont certes distingué un sympathique bestiaire (la tortue, Miss Dominique, Jenifer...) mais peu de Léo Ferré ou de Bob Dylan! ni de Cora Veaucaire.

Il semblerait que dans une époque où l'insignifiance et l'égoïsme autocentré (cf les "maisons du sourcil" qui s'ouvrent dans les grandes villes) la compétition dramatisée entre candidats s'exprimant dans une novlangue composée d'imports banlieusards et de mots-valises ait encore de beaux jours devant elle.

La présence obsédante du chronomètre, du professionnel sévère mais juste, de l'invité maladroit et du représentant du spectateur (celui qui est rempli de bonne volonté mais n'arrive à rien) est la caractéristique de ces émissions interminables dont l'aboutissement est de voir un jury compassé goûter du bout le la langue un navarin de lapereau au vinaigre de cèpes ou une aumônière de pulpe de citron meringuée... Quelle aventure!

Il y a ces instants où plus personne ne bouge avant le jugement du 7 étoiles au guide rouge, pendant lequel l'écran publicitaire de 10 minutes va vanter les mérites d'une bouffe industrielle aux antithèses de celle que l'émission en cours promeut.

Je suis étonné que ces soirées ennuyeuses comme les Molières, les Césars, les Victoires de la musique et autres remises de prix rébarbatives et congelées soient plébiscitées par un public que la simple idée de compétition ou de "mérite" révulse.

Le public refuse que les Universités françaises choisissent leurs étudiants sur dossier mais se passionnent pour des concours de gâteaux! allez comprendre!

Moi toute cette basse-cuisine m'ennuie et je trouve parfaitement absurde cette émission qui reçoit ses invités au cours d'un repas préparé par un cuistot renommé pendant l'émission. Bunuel l'avait imaginé: recevra t'on un jour les invités sur la "chaise percée"?

Qu'est-ce que ça apporte de voir Mireille Mathieu boire un verre de vin en dégustant une gibelotte de raie aux groseilles si cela ne l'empêche pas de dire une connerie à la seconde et, pire, de chanter?

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14 novembre 2018 3 14 /11 /novembre /2018 07:00

J'ai aperçu quelques minutes Pierre Perret sur le "plateau" de l'émission C'à vous le jeudi 8 courant.
Je n'ai jamais tellement aimé Pierre Perret et l'ai toujours considéré comme un chanteur de variété, chanteur mineur et sans grand talent.
Sa prétention à dire qu'il a connu Léautaud et à créer des polémiques avec des chanteurs morts qu'il pouvait alors abaisser à son niveau ne plaide pas pour lui.

Il était un peu pathétique ce soir là: vieux, désuet, se justifiant et inventant des cabales dirigées contre lui (la chanson "Lily" lui aurait valu des lettres d'injures, ce dont je doute). L'âge, notre plus cruel ennemi à tous, ne l'avait pas épargné. Ses yeux disparaissent dans les rides et sa silhouette, si elle n'a jamais été celle d'un athlète, rappelle le chamallow dont il semble avoir la consistance.

Jeudi, dans une atmosphère rien moins qu'hostile -mais pas transie d'admiration comme lorsque Charles Aznavour y est venu, une semaine avant sa mort- il a fait la promotion de son 945ème disque, ni meilleur ni pire que ceux qui l'ont précédés, j'imagine. Chanson "à texte" sur les dessinateurs assassinés de "Charlie hebdo", chansons-gaudriole qui font de Pierre Perret l'un des derniers à se "gondoler"  des chansons paillardes, un genre à la mode au Moyen-Âge. Passons.

Le drame personnel de ce chanteur là est qu'il est catalogué "fantaisiste" alors qu'il se croit l'égal des plus grands. Ses titres les plus connus sont plutôt des pochades osées et s'il ne les renie pas, elles lui font de l'ombre.

N'est pas Apollinaire qui veut et si l'un est l'auteur des "onze mille verges" l'autre n'a écrit que "le zizi".

En filigrane on sent, je sens, que comme tous ceux de sa génération encore vivants Perret espère tomber sur le filon Henri Salvador: ce dernier avait publié au soir de sa vie, un album qui avait marché au-delà de toutes les espérances et est devenu le rêve éveillé de ceux qui croient encore au marché du disque.

Je crains que les refrains égrillards de papy Perret ne soient pas suffisants pour décrocher la timbale!

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13 novembre 2018 2 13 /11 /novembre /2018 07:00

J'ai été, comme tout le monde je crois, ébouriffé par ce que j'ai pu voir de la conférence de presse du Président des États-Unis d'Amérique Donald J. Trump le 7 novembre 2018 pendant laquelle il a insulté le correspondant de CNN à la Maison Blanche et invectivé presque la totalité des journalistes présents.
Ce Président-là est tout simplement une calamité et il fragilise la démocratie au moins autant que certains dictateurs sans foi ni loi.

Parce qu'il réécrit l'Histoire, parce qu'il ment, parce qu'il arrange la vérité à sa sauce il donne de son pays une image salie, brouillonne et ridicule, abjecte même, qui fait le jeu de ceux qui se considèrent comme nos ennemis.
Pour une partie du monde, pas la plus intéressante ni la plus ouverte, un tel Président à la tête du pays le plus riche et le plus puissant de la planète est une "divine surprise". Divine étant à prendre au pied de la lettre.

Ce Zantafio à la mèche blonde, ce matamore de carnaval détruit la confiance et les traités avec une désinvolture et une bêtise qui pourrait, à la fin, coûter très cher aux pays qui traitent et commercent avec les U.S.A.

Revenons à cette conférence: il faut, sans remonter à Mussolini, faire un bond en arrière de 10 ans pour retrouver cette gouaille, cette grossièreté, cette vulgarité, cette bassesse et, disons le tout net, cette nullité à ses devanciers Berlusconi l'Italien et Sarkozy le Français qui les avaient inaugurées à ce niveau de responsabilité. Qui a oublié les "oui, M'sieur Joffrin" de l'ex-Président Sarkozy?

Que la presse le gêne on en convient et on peut comprendre que le mépris qu'elle témoigne à ce Président cependant légalement élu l'exaspère.
Que cette presse soit agressive, injuste, de parti-pris, parfois hautaine et souvent incompétente nul n'en disconvient.
Je ne jurerais pas, d'ailleurs, que la presse d'outre-Atlantique soit aussi mauvaise que la presse hexagonale mais si c'était le cas ça excuserait -presque- Donald.

Je redeviens sérieux pour dire que la Presse n'a pas à plaire au Président ni encore moins à le servir. La "Pravda" n'a jamais été un modèle. Par contre elle doit informer, informer encore, informer toujours avant de  commenter et de donner des avis sous forme d'oukases.

En la rabaissant, en l'humiliant et en lui niant toute utilité autre que de propagande l'homme au teint orange et à la cravate rouge se conduit comme un satrape stalinien. Il veut une presse aux ordres et qui serve une soupe épicée selon sa recette: un rêve totalitaire.

 

 

 

 

 

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