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29 octobre 2018 1 29 /10 /octobre /2018 07:00

"Imitation Game", film que j'ai vu récemment, date de 4 ou 5 ans. Son réalisateur, Morten Tyldum n'est pas franchement connu et sa réalisation est assez convenue.
Néanmoins la force du sujet, l'implication des comédiens et la sobriété de l'ensemble forcent le respect.
Le film raconte comment le jeune mathématicien Alan Turing s'impose auprès des siens et auprès des militaires comme des politiciens pour découvrir, pendant la Seconde guerre Mondiale, le secret du codage allemand et donc de la machine Enigma.

Avec des joueurs d'échecs, des cruciverbistes de haut niveau et quelques spécialistes des nombres Turing parvient à obtenir "la" solution (alors qu'elle est au départ impensable et techniquement impossible). Turing va en quelque sorte faire "penser" la machine et inventer l'ordinateur.

Une fois l'exploit du cryptage allemand cassé les problèmes moraux assaillent les savants qui n'avaient pas pensé qu'ils seraient confrontés à ce problème: comment agir pour que les nazis ignorent que leur codage est connu. Il est impératif que certaines actions criminelles aient lieu sans encombre pour ne pas éveiller leurs soupçons.

Le film n'échappe pas à un certain manichéisme (tous ligués contre le génie) ni à la caricature (le personnage féminin joué par Keira Knighley) mais il arrive à créer du suspens, de l'empathie et même de l'abattement quand tout se ligue contre Turing qui est un génie, insupportable, mais un génie et qu'on l'empêche d'agir.

La reconstitution de l'Angleterre du blitz est parfois cheap mais l'ensemble est digne et le personnage de Turing est intriguant et donne envie d'en savoir plus.

L'Europe lui doit infiniment et en particulier deux ans de guerre en moins d'après les spécialistes.

Le cinéma, sans tomber dans l’hagiographie pompeuse ("Lucie Aubrac") est intéressant lorsqu'il sort des adaptations Marvel!!!!

 

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26 octobre 2018 5 26 /10 /octobre /2018 07:00

A propos du livre "Fear, Trump in the White House" de Bob Woodward dont parle François Forestier dans "l'obs" en ligne (20/10) je souligne ce passage:

" Chaque électeur - dont on sait tout, marque de bière favorite, couleur de la voiture, âge et école des enfants, emprunts en cours, marque de cigarettes, cotisation (ou non) à la National Rifle Association, titres de journaux auquel le sujet est abonné, etc. - est radiographié, sur tout le territoire des États-Unis. Il est ensuite classé selon son degré de conviction politique. S'il est certain, à 90%, qu'il votera à droite, pas besoin de s'en occuper. Si cette probabilité est de 60% ou moins, alors il (ou elle) reçoit la visite de démarcheurs. Le big data est roi. Et, en Trumpland, c'est l'arme fatale."

Je l'ai noté parce qu'un ami m'a aussi parlé de cette crainte que le croisement de fichiers permette effectivement à des équipes soutenant un candidat de toucher des électeurs potentiels, voire d'en retourner d'autres.

Je ne suis pas inquiet. Que le parti de Wauquiez sache que j'ai une voiture rouge métallisée, que je lise "Rolling Stone" en français, que j'ai un faible pour le chocolat blanc et que j'ai deux grands enfants ne dira jamais pour qui je vote, étant entendu que certaines fois je l'ai décidé entre les deux tours!

Que la dernière élection présidentielle américaine ait été "sale", nul ne peut le nier. Que des manipulations, russes ou pas, aient été mises en oeuvre est l'évidence. Le résultat est là et l'homme orange aussi.

C'est à nous de surveiller que les outils visibles de la démocratie ne soient pas dévoyés.

Tout le reste est anecdote ou chimère

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25 octobre 2018 4 25 /10 /octobre /2018 07:00

Archéologue belge spécialiste de l'île de Pâques, Nicolas Cauwe (né en 1961) est un homme passionné et passionnant. Il était à Toulouse jeudi 18 pour une conférence au Musée d'Histoire Naturelle dans le cadre des "jeudis du Muséum".

Cette conférence elle-même complétait une exposition temporaire au Musée de Toulouse mais aussi au Musée Champollion de Figeac et au Musée Fenaille de Rodez. Une bonne idée que ces expositions fragmentées et complémentaires.

L'Île de Pâques suscite depuis toujours un formidable et inépuisable intérêt. Les Moaï, l'île elle-même, son manque d'arbres, les traces de culture et de religion, tout concoure à essayer d'en savoir plus. Un parfum de mystère et d'aventure fait vibrer la corde sensible chez chacun d'entre nous.

L'exposition toulousaine est... décevante. Riquiqui ou désuète. Voire les deux. En 30 minutes on a fait le tour des 3 ou 4 petites salles qui la contiennent. Peu d'informations et ces "tics" modernes de participation qui, selon moi, n'apportent rien. D'ailleurs on n'apprend rien qu'on ne savait en pénétrant dans le sous-sol où quelques reproductions sommeillent avec les guides.

Rien? j'exagère. Ce qui concerne Julien Viaud, plus connu sous son nom d'écrivain de Pierre Loti est très intéressant. Tombé dans l'oubli l'homme vaut pourtant qu'on s'intéresse à lui.
L'exposition m'a donné envie d'aller plus loin que les 2 ou 3 romans de lui que j'ai lus il y a un siècle au moins ("Azyadée", "Pêcheurs d'Islande"...) et dont j'ai conservé un souvenir de livres "démodés", c'est à dire d'une autre époque.

La reproduction taille réelle de la cabine de son bateau qui est dans le cadre de l'exposition est à elle seule une invitation au voyage.

Sur Google tapez "Nicolas Cauwe" et écoutez ce qu'il dit sur cette île: vous serez transportés comme je l'ai été et comme la salle, pleine, l'a été jeudi dernier.

 

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24 octobre 2018 3 24 /10 /octobre /2018 07:00
Etretat (15 octobre 2018)Etretat (15 octobre 2018)
Etretat (15 octobre 2018)

Etretat (15 octobre 2018)

Et puisque je me suis énervé hier (contre la bêtise mâtinée de méchanceté de ceux qui n'imaginent pas autre chose qu'une homosexualité cachée comme explication de la relation entre Brigitte et Emmanuel Macron) je vais être très positif -et bref- ce matin en racontant l'immense plaisir que j'ai eu récemment à retourner en Normandie et à Etretat en particulier.

J'ai toujours aimé cette petite ville et garde un souvenir ému de la lecture de "l'aiguille creuse" de Maurice Leblanc et qui est la plus connue des "aventures" d'Arsène Lupin dont l'action se situe à la Porte d'Aval sur la falaise d'Etretat.

Moins courue que sa voisine Deauville, Etretat est une petite ville touristique mais avec retenue. Elle est authentique et de "vrais" habitants y résident à l'année (et non 15 jours du mois d'août). Grise, austère avec ses toits d'ardoise, elle se révèle dans le soleil et se gagne en grimpant sur les falaises d'où elle est plus encline à se dévoiler. Hôtels particuliers, castelets, villas et grandes propriétés se découvrent alors entourés d'arbres centenaires.

Les restaurants sont bons et accueillants (malgré quelques gargotes à touristes peu regardants) et les boutiques moins vendeuses de souvenirs vilains qu'ailleurs.

J'y suis retourné après des années: rien n'a changé: le restaurant rond est toujours là, la balade le long du golf aussi. En octobre, et bénéficiant d'une journée quasi estivale, je n'ai croisé que des touristes étrangers, par définition propres et discrets!

Soirée de carte postale: une flûte de champagne, des bigorneaux et le coucher de soleil sur la mer et les falaises.

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23 octobre 2018 2 23 /10 /octobre /2018 07:02

J'ai de moi-même censuré un post dans lequel je m'indignais de la "rumeur" persistante concernant la sexualité supposée du Président de la République.

Les mots et expressions que j'utilisais dans cet article qui devait paraître aujourd'hui étaient trop violents et ma colère trop forte au point que j'ai préféré le supprimer.

Je trouve ignobles, et je pèse mes mots, celles et ceux qui font un raisonnement en 2 temps et qui disent:

1°) E.Macron est avec une femme plus âgée que lui

2°) donc il est homosexuel.

 

Le raccourci est saisissant qu'ils colportent avec gourmandise sans entrevoir l'image de leur propre libido qu'ils induisent et leur univers mental qu'ils révèlent. Une haine palpable.

La droite, car ces attaques sournoises et méprisables viennent en grande partie de là, est tombée bien bas: de Sarkozy en Wauquiez, de Copé en Ciotti. Elle commence à utiliser les méthodes de l'extrême-droite: le ralliement est proche.

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22 octobre 2018 1 22 /10 /octobre /2018 07:00

J'ai beau avoir réfléchi et être arrivé à la conclusion que Facebook NE SERT A RIEN Je ne suis pas encore parvenu à mettre mes pensées et mes actes en accord et à supprimer ma page; pas plus réussi à n'y aller qu'occasionnellement et pas plus enfin à ne plus m'y impliquer personnellement.

Je focalise sur les rares "vertus" du truc (les dates des anniversaires, satisfaire la curiosité) pour repousser la fermeture.
Je vitupère contre la publicité omniprésente et de plus en plus ciblée. Je m'énerve des pages qui ne me concernent en rien et aussi de l'infantilisme de l'ensemble.

Les "like", les commentaires sur telle ou telle photo, sur tel ou tel disque ou tel ou tel fait d'actualité. Tout cela est bien futile et dévoreur de temps. Même si j'ai compris depuis longtemps l'égocentrisme qu'implique ce site je dois y trouver quelques satisfactions puisque je n'ai jamais réussi à l'éviter plus d'une dizaine de jours.

En fait ce n'est pas de fermeture qu'il faudrait parler mais de limitation: de même qu'il est tentant de limiter sa consommation d'alcool ou de cigarettes il est tentant de limiter ses passages sur Facebook mais tout aussi difficile d'y parvenir et de s'y tenir.

Lorsque je lis un bon article ou qu'une information m'intéresse j'ai envie que ceux qui correspondent aux personnes que j'aime et respecte aient aussi la chance d'en être informés. Mes coups de cœur et mes coups de gueule sont ainsi démultipliés et leurs réactions me rassurent sur le fait que nous partageons toujours une communauté de vues.

Surfer sur Facebook c'est quelquefois apprendre mais c'est surtout beaucoup vérifier. Vérifier que des sujets qui nous intéressent sont abordés, que nos correspondants restent proches et que l'on ne passe pas à côté de quelque chose.

Pour un film, par exemple, je me fie aux commentaires de 4 ou 5 "amis" infiniment plus que des critiques professionnels ou des émissions spécialisées qui n'oseront jamais dire qu'un film est une daube. Je ferais plus confiance à un "ami" Facebook pour me dire si un livre est bon ou s'il ne l'est pas. Et pour la musique, on m'en a fait découvrir via Facebook.

Alors c'est vrai j'ai parfois honte de solliciter la touche "Facebook" dans la barre des tâches. Mais je ne suis pas encore prêt à faire la cure de désintoxication salutaire. On dit que chaque arrêt temporaire de la cigarette rapproche de l'arrêt définitif. Ça doit être le même chose avec Facebook. 

 

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21 octobre 2018 7 21 /10 /octobre /2018 08:25

Dommage que les égarements prévisibles de l'ancien sénateur PS J.L Mélenchon occupent toute l'actualité: le fait que Marc Ladreit-de-Lacharrière plaide coupable dans le volet "la revue des 2 Mondes" -et donc reconnaisse l'emploi fictif de Penelope Fillon- est relativement passé sous silence.
Dommage que la bécasse (sauf pour le flouze où là, elle est redoutable) veuve de Johnny Hallyday ait squatté antennes, journaux et radios: elle n'a strictement rien à dire et la sortie du disque (mais... qui achète encore des disques?) posthume de son ex est un non-évènement battu en neige, arrosé de sucre gluant et sur-vendu sur le mode mielleux. Etouffant. Dire que "les gens" se précipitent pour aller claquer 20€ pour une telle arnaque uniquement à but lucratif.... Je pense à de Funès dans "la folie des grandeurs": "Ils m'acclament? j'aurais dû leur prendre plus".

Dommage que ce pays n'ait que des passions tristes et un moral au rouge vif. Il y a tant d'autres belles choses à écouter, voir, entendre, regarder.

 

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19 octobre 2018 5 19 /10 /octobre /2018 07:00
"Girl" un film éprouvant et émouvant.

Le cinéma d'art et essai "American Cosmograph" de Toulouse (ex "Utopia") diffuse des films exigeants pour un public qui ne l'est pas moins.

Si vous cherchez la comédie bébête avec des anciens faire-valoir de Canal + vous ne frappez pas à la bonne porte: pas de publicité (oui! pas de publicité) et des copies parfaites en V.O

Le film démarre à l'heure et aucune effluve de pop-corn ou de soda au sucre ne vous parviennent aux narines.

Un miracle que ce genre de salles existe encore. (mais, faut-il le préciser, elle est gravement menacée par les "autorités religieuses" de la ville à qui elle appartient et qui, sans doute, sont pressées de vendre l'emplacement pour qu'un promoteur y construise au plus vite des cages à rupins à 8500€ le mètre carré).

Nous sommes allés récemment y regarder le film Belge "Girl" du metteur en scène Lukas Dhont dont c'est la première œuvre.

Le moins que l'on puisse dire est qu'il n'a pas choisi la facilité: le film raconte quelques mois dans la vie de Lara, une jeune adolescente dont on apprend vite qu'elle est née Victor et qu'elle a entrepris le cruel chemin qui transformera le garçon qu'elle est encore en la fille qu'elle est de toutes les fibres de son âme et de son corps. Le personnage est interprété par un jeune comédien incroyablement juste qui est stupéfiant.
Lara est apprentie danseuse classique et son activité renforce sa détermination tout en multipliant sa souffrance et sa difficulté d'être.
Mises au courant par une remarque "criminelle" d'un professeur ses camarades féminines vont lui faire subir une humiliation dont la souffrance morale est épargnée à la plupart d'entre nous.

Le film ne s’appesantit pas sur le traitement hormonal et les modifications physiques autrement que pour que nous comprenions combien tout cela est difficile. Le psychologue est une personnalité positive, comme le père ou le petit frère de cette jeune "transexuelle" en devenir.

On est bouleversé par le visage de cette jeune femme si troublée et ce corps qui refuse de s'adapter. C'est bien joué, il n'y a aucun pas voyeurisme, les dialogues sont limités et justes.

Même la danse classique, qui me rase profondément et qu'on voit dans le film en répétitions n'est pas un frein à l'histoire.

Du beau cinéma!

 

 

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18 octobre 2018 4 18 /10 /octobre /2018 07:00

France Culture, d'ordinaire bien inspiré, tendait ses micros à une échappée de zoo ou d'asile qui proférait des insanités sur "l'éducation à leur corps des petites filles" avec un vocabulaire de cour de maternelle et des arguments plus bas encore. Avec une voix stupide elle a dit en substance:"il faut dire très tôt aux petites filles que si elle ont un trou (sic) et un "bouton" leur corps n'est pas fait que pour faire pipi et caca" (sic). J'ai failli lâcher mon volant.

L'émission s'appelle "à voix nue" et sa responsable Elise Gruau avait, ce mercredi 10 octobre, invité Danièle Flaumenbaum pour "meubler" son émission d'une demi-heure.
Pour la meubler elle l'a meublée! rarement j'ai entendu autant de stupidités datées proférées par une personne en roue libre.
Toutes les âneries psychanalytiques des années 70, tous les supposés erronés et dépassés en matière d'éducation sexuelle ont été dits par cette femme au parler caractéristique (elle appuyait la dernière voyelle de tous les mots) et à la pensée divagante. En l'entendant j'ai pensé à "l'illuminée de la crèche", une sorte d'idéaliste béate pénétrée (si j'ose dire) de ses théories baroques.

Si le podcast est disponible sur le site de France Culture je vous engage à l'écouter pour voir les frappés du bulbe à qui l'on tend des micros.

Je précise que je suis tombé sur cette foldingue pour échapper à l'insupportable Laure Adler sur France Inter: les crétineries obscènes et jargonneuses de Mme Flaumenblaum n'auraient pas été déplacées chez Mrs Adler.

 

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17 octobre 2018 3 17 /10 /octobre /2018 07:01

J'ai fait la connaissance de Michèle N*** au stage de billard Français organisé par la mairie de Toulouse. Je suis dans l'impossibilité de dire lequel de nous deux était le moins attentif aux explications du spécialiste et, conséquemment, le plus mauvais joueur des de nous deux. Mais notre nullité résolue et installée semblait nous donner ex-æquo.

Naturellement aucun autre joueur n'était assez fou pour nous accepter à sa table. De temps à autres, devant des coups scandaleux, certains venaient nous montrer ce qu'il fallait faire mais mais nous restions, Michèle et moi, dans notre isolement de joueurs pas fréquentables.

L'atmosphère de la salle et l'ambiance qui s'en dégageait n'étaient pas inintéressantes mais le sérieux requis, disons-le comme ça, n'était pas de notre côté. Nous avons essayé, plus longtemps qu'il était raisonnable, de comprendre les règles et de les appliquer. Soit nous sommes deux imbéciles (ce que je ne crois pas) soit nous sommes plus faits pour le badminton, le lancer du poids ou le semi-marathon mais pas le billard Français.

Si l'on ajoute à ce déficit de qualité de jeu ce qui passe pour une dissipation à savoir des commentaires et, pire, des rires, ne nous a pas fait apprécier de joueurs (99% de la population) qu jouent dans une ambiance de crypte religieuse. Le seul bruit toléré, dans la salle, est le choc (le fameux "carambolage") des billes blanches et de la rouge sur le tapis vert.

J'ai essayé de jouer avec une personne plus "sérieuse", en l’occurrence mon beau-frère Louis mais, même s'il n'avait pas joué depuis longtemps, les scores humiliants qu'il m'infligeait à chaque fois m'ont fait abandonner (provisoirement?) ce sport pourtant attirant.

Une mauvaise disposition intellectuelle me fait imaginer que la bonne volonté peut remplacer la technique et que les talents s'acquièrent à l'usage. Il n'en est rien et mes déboires au tapis vert du billard me l'ont douloureusement rappelé.

 

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