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16 octobre 2018 2 16 /10 /octobre /2018 07:00

Rien n'est plus agaçant, dans les magasins, que la rituelle mais incontournable question: "vous avez la carte du magasin"? qu'on vous pose à l'épicerie du coin comme chez le bijoutier qui agrandit votre alliance...

Cette question, si vous répondez par la négative, est immédiatement suivie de sa conclusion obligatoire: "vous en voulez une? ça ne prendra qu'une minute". 

Les "clients mystère", nous rappelle le "Canard enchaîné" du 3 octobre doivent noter comme un point particulièrement défavorable les salariés qui oublieraient de vous souler avec leur carte de fidélité.
Vous ne savez pas ce qu'est un "client mystère"? c'est une des trouvailles du commerce moderne: un sous-salarié payé (au lance-pierres) pour se faire passer pour un client lambda d'une boutique, d'un service et rapporter des informations à la société-commanditaire qui en fera ce qu'elle voudra. Propreté des locaux, accueil, sourire, rapidité du service, proposition d'autres articles etc. sont étudiés et notés. Une façon sournoise de "fliquer" des employés et de le faire faire par des personnes extérieures à l'entreprise que l'on sous-paye.
La quadrature du cercle!

Entre deux jobs, j'ai fait une fois ce sale boulot, pour en rendre compte ici même. Je devais prendre le bus, avec un billet de 20€ et sans monnaie et dire comment le trajet s'était passé.
Le conducteur de bus m'avait laissé passer gratuitement, faute de monnaie et s'arrêtait hors les arrêts pour laisser monter ou descendre des passagers avec lesquels il plaisantait.

Bref il avait tout faux! J'avais fait un rapport neutre disant n'avoir rien observé.

Autre "tic" de l'époque les phrases toutes faites que répètent un million de fois par jour les commerçants qui ont dû suivre une formation de type "bourrage de crâne". La boulangère (et son employée) d'à côté dit à chaque client: "c'est tout ce qu'il vous fallait"?. Comme un métronome. Même si vous lui donnez l'appoint elle s'enquiert de savoir si vous désirez acheter autre chose.

Parfois j'ai envie d'être grossier!

 

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15 octobre 2018 1 15 /10 /octobre /2018 07:01

J'aimais bien Michel Onfray et ai lu avec plaisir certains de ses livres et avec délectation son pamphlet contre Freud.
L'écouter, à la radio ou le regarder à la télévision me procurait du plaisir car il s'exprime bien, est convaincu et semble heureux de partager sa pensée.
J'ai, comme tout le monde, constaté que sa surexposition médiatique l'avait faite changer: trop véhément, trop grinçant. Mais aussi trop sur de lui et un peu méprisant.
Le syndrome de la grosse tête s'est emparé du bonhomme.

Cela ne date pas d'aujourd'hui que le petit écran ronge le cerveau de ceux qui y montrent trop souvent le bout de leur nez: de nombreux petits marquis et petites marquises médiatiques ont ainsi "explosé en vol" après avoir atteint leur niveau d'incompétence.

Michel Onfray ne s'est pas rendu compte de cette surexposition et de son changement personnel. Il a continué à flotter de plateau en plateau assénant ses vérités avec un mordant digne de Tarik Ramadan.

Comme Ramadan c'est par une sorte d'obsession sexuelle qu'il se révèle. Dans une lettre très crue et dans laquelle il ressasse une sorte de dégoût/dilection pour la sodomie il s'en prend au président de la république et le couvre d'immondices.

Macron est plus détesté par le philosophe des médias que ses deux prédécesseurs pourtant médiocres. Une photo de presse, certes polémique, le fait sortir de ses gonds et abandonner toute retenue.

Ce qui achève de prouver que Michel Onfray a perdu tout sens de la mesure est qu'il lit sa "lettre" devant les caméras avec un plaisir non dissimulé. On le sent tellement heureux de son brûlot qu'on en est gênés pour lui.

Se rouler dans la fange est un exercice quasi quotidien pour les animateurs "moyens" de la télévision. Qu'un philosophe écrivain comme Onfray condescende à les rejoindre fait de la peine. Comme on dit aujourd'hui: "ce type là il a pété les plombs".

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12 octobre 2018 5 12 /10 /octobre /2018 07:00

Samedi 6 ou dimanche 7 sur France Culture, Romain Duris a longuement (et magnifiquement) parlé du film "Persécution" et de son metteur en scène Patrice Chéreau.

Il en a dit tant de bien (et j'en pensais tant de mal) que j'ai voulu voir, séance tenante, "Persécution". Chose faite.

J'étais un peu surpris que Duris ne tarisse pas d'éloges sur Chéreau et le tournage parce que je n'ai jamais rien compris au cinéma de Patrice Chéreau. A l'exception de "Intimité" qui m'a remué et de "son frère" qui a fait de même.


Je ne suis pas sensible du tout à l'hystérie tant physique que morale et le jeu que ce fameux metteur en scène de théâtre et d'opéras imposait à ses comédiens me semble outré et ridicule. Dans "Persécution" Romain Duris est laid, triste et mauvais. On n'a aucune envie de le suivre et on ne le comprend pas. Charlotte Gainsbourg est diaphane, ennuyeuse et jamais à son avantage. Jean-Hugues Anglade est courageux de se "fader" son personnage.
Il n'y a pas de scénario, les dialogues sont en Français mais restent incompréhensibles. Eut-il été tourné en Hongrois que la compréhension du film n'en serait pas modifiée!

Comme souvent chez Chéreau les décors sont hideux, les costumes atroces, la lumière sinistre et la ville angoissante. Même la nudité est laide. Car Chéreau voulait de la nudité et des rapprochements de corps sans artifices. ("Intimité" est impitoyable à ce sujet).

De "l'Homme blessé" (à mes yeux de l'anti-cinéma) à "La reine Margot" en passant par "Judith Terpauve" et "ceux qui m'aiment prendront le train" je ne trouve rien de plaisant à ce cinéma. Rien qui me touche. Au contraire. Je dirais qu'on se sent "sale" à l'issue de la projection des films de Chéreau. Un autre metteur en scène me faisait cette impression: Rainer-Werner Fassbinder.

Chéreau est une référence intellectuelle et les amoureux de la scène le révèrent. C'était certainement un homme cultivé et d'une grande intelligence. Quel dommage qu'il se soit entiché du grand écran et qu'il ait galvaudé son talent dans des films certes "exigeants" mais si ennuyeux, si dérangés. Disant cela je sais que je suis scandaleux parce que Chéreau était un homme exigeant et brillant, à des années lumières de la médiocrité hexagonale. Je crois juste que son oeuvre ne s'adressait pas à tout le monde et qu'il en est de même de son cinéma.

J'ai aimé, lors de l'interview de Duris, que le comédien et une autre personne invitée disent que Patrice Chéreau leur manque tous les jours et qu'ils aient pour lui une pensée à cette fréquence.

Susciter une telle passion n'est pas à la portée de tout le monde.

Je ne suis sans doute pas affranchi pour comprendre ce qu'apporte à un acteur ces rôles écorchés de cinglés au bord du précipice.

 

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11 octobre 2018 4 11 /10 /octobre /2018 07:00

Dans ce mélange des genres qui caractérise trop souvent notre époque les journaux, radios, magazines et autres médias ont signalé l'anniversaire et la "réconciliation avec ses filles" de Jean-Marie Le Pen quelques semaines après avoir rendu compte assez favorablement de ses "mémoires".

Évidemment je n'ai pas lu ces mémoires et n'en ai pas le désir. Le livre n'a d'ailleurs pas été un succès éditorial et commercial, et c'est  tant mieux.


Le fondateur -avec les reliquats des mouvements et soldats perdus de la collaboration puis de "l'Algérie Française"-  du Front National, parti d'extrême-droite, identité revendiquée puis niée bénéficie, sur ses vieux jours d'une sorte d'immunité due au poids des ans. Papy maniant le subjonctif et la provocation il est devenu presque respectable aux yeux  de ceux qui font profession de valider les nouvelles tendances et de dire qui est fréquentable et qui ne l'est pas ou plus.

Le Pen père n'a pas changé d'un iota: provocateur, amateur de calembours offensants, défenseur d'idées souvent révoltantes ("les 6 millions de juifs morts pendant la seconde guerre mondiale sont un détail de l'Histoire"), homme tenant des propos brutaux et admirateur d'idées et de personnes violentes et souvent antidémocratiques. Il n'a jamais renié la moindre de ses idées et est resté fondamentalement le même de son engagement en Algérie à aujourd'hui.

Qu'il ait 90 ans n'est donc pas en soi une information et la soudaine bienveillance pour un homme qui a plus souvent qu'à son tour défrayé la chronique relève ni plus ni moins d'une sorte de complicité.

A moins... à moins que le monde médiatique compte sur l'arrivée au pouvoir en 2022 de fifille pour se refaire une virginité et des certificats de résistance en bonne et due forme. Ca semble énorme mais le torpillage à la grenade des 3 derniers présidents (que l'on songe à l'affaire Bénalla...) est peut-être la préparation de cette arrivée.

C'est aller loin, j'en conviens, mais l'attitude destructrice qu'on a devant les présidents des années 2000 pourrait laisser croire à un tel projet.

 

 

 

 

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10 octobre 2018 3 10 /10 /octobre /2018 07:00

J'ai regardé le DVD-Blue Ray "Le Candidat" (Au cœur de la campagne d'Emmanuel Macron) réalisé en 2017-2018 par Yann L'Hénoret. Comme son titre l'indique il couvre la période allant de la déclaration de candidature à l'élection du 7 mai 2017.

Il est très intéressant à plus d'un titre: d'abord parce que tout Macron est déjà là et que ce qu'on lui reproche aujourd'hui vient de là: il est spontané, peu calculateur, enthousiaste et surtout rempli de confiance. Le film montre un homme qui croit en lui mais aussi en son équipe, aux capacités du pays et qui ne méprise personne. Et encore moins le citoyen!

Le petit Gérard Collomb ne sort pas grandi du film: constamment à la recherche d'un encouragement il se comporte en "groupie" sans envergure qui a choisi ce cheval mais aurait pu en sélectionner un autre. Il a souvent une attitude de "larbin" et flatte Brigitte Macron comme un laquais au moment des étrennes.

François Bayrou est une caricature. c'est l'homme politique Français tel que plus personne ne le supporte. souvent ridicule, parfois grotesque il est gênant dans son immodestie et sa peur de disparaître. Malgré lui il est presque comique lorsqu'il rallie Macron en essayant de faire croire qu'un autre choix lui serait possible. En voilà un qui, Président, aurait été pénible!

On voit beaucoup Alexandre Benalla dans le document. C'est "un homme de l'ombre", efficace et assez discret. Au salon de l'agriculture un manifestant écrase un œuf sur la tête du candidat Macron: le professionnalisme pointilleux de Benalla est irréprochable; il protège Macron et ceinture l'agresseur en un tournemain et presque simultanément. Du bon boulot d'agent de sécurité.

Macron est très bien entouré, principalement de jeunes qui ne doutent guère. Ce sont des "beautiful people" qui sont chez eux dans les médias comme dans les palais nationaux. Cette conquête du pouvoir est nouvelle et vieille à la fois. Nouvelle parce que très réactive ancienne parce que les passages obligés (sondages, presse, télévision, AFP...) sont effectivement mis à contribution.

Philippe Besson, l'écrivain à qui on a reproché dernièrement sa nomination au Consulat de Los Angeles, est souvent à l'image et n'est pas indécent. Il rend compte, sans flagornerie, de ce qui se passe: on frémit en imaginant ce qu'eut été un documentaire sur la campagne d'Emmanuel Macron réalisé par la télévision "de service public"ou un livre écrit par un gros bras de la CGT.

Ma plus grande surprise, au visionnage du film, est la certitude affichée de Macron que, dès le début du "penelope gate" Fillon est "mort": il n'en doute pas un instant. Une autre est de voir et entendre Macron à la sortie du "débat" avec Le Pen demander aux autres quelle idée on pouvait s'en faire, un peu comme s'il ne s'était pas rendu compte de la sortie de route de son adversaire.

Macron sort grandi de ce film: il ne doute pas, est porté par et porte son projet politique dont il ne doute pas des bienfaits. Il est souvent étonné (donc pas blasé) et est rempli de bon sens. Jamais cynique l'homme semble en plus heureux. Les Français qui l'ont élu devraient se souvenir des raisons qui les y ont poussées.

 

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9 octobre 2018 2 09 /10 /octobre /2018 07:00

Jeudi 4 octobre la Mairie de Toulouse présentait au public l'avancement de la réflexion sur le futur aménagement de l'île du Ramier.

Cette île est située en centre-ville et sépare deux bras de la Garonne. Y sont adjoints quelques îlots dont un qui est une authentique réserve ornithologique magnifiquement préservée de la bêtise humaine (en gros on n'y voit ni trottinettes  ni cinglés au téléphone).

Cet ensemble n'est pas laid mais n'est pas beau non plus: il y a beaucoup d'arbres, de verdure mais c'est sans unité architecturale, ça a vieilli et surtout il n'y a pas de cohérence entre le bâti, le temporaire, la végétation et la ville.

Contrairement à tout ce à quoi nous sommes habitués la mairie a demandé son avis, ses avis, au(x) riverain(s) en général et aux Toulousains en particulier.

Contrairement aux usages l'île n'a pas été cédée aux promoteurs pour qu'ils y construisent des "cages à riches" à 10000€ le m². Il a, au contraire, été décidé de profiter de la prochaine destruction du Parc des Expositions pour rendre le Ramier à la nature.

Jeudi c'était la présentation du projet tel qu'il pourrait être une fois mené à terme (beaucoup d'étapes y conduisent) et je dois avouer que j'ai été bluffé.

La réflexion, visiblement, a été conduite dans tous les domaines: écologique, environnemental, art de vivre, qualité de vie, unité de paysage, reconquête du fleuve....les commissions qui se sont régulièrement tenues ont pensé haut et loin.

Cette fois, le maire de Toulouse (présent à la soirée de présentation) semblait non-seulement exempt d'arrière-pensées mais sincèrement concerné par le projet qui, quand il aboutira, donnera à la ville un espace vert digne de Central Park à New York (sic).

Un film explicatif avec trucages permettant de "visualiser" les différentes phases et actions de la transformation de l'île du Ramier en "poumon vert" était diffusé qui donnait envie d'être 3 ans plus tard. J'ajoute que, le projet ayant déjà deux ans, des choses ont d'ores et déjà été réalisées qui sont admirables (écluse du Pont St Michel, théâtre de verdure nord de l'île...).

Le micro a ensuite circulé dans l'assistance et, malheureusement, les questions étaient assez négatives et inadaptées (y aura t'il des caméras de surveillance?, donnera t'on au privé la gestion de tel ou tel équipement?).

Pour une fois que la démocratie locale semblait assez bien fonctionner la méfiance tatillonne des poseurs de questions a un peu refroidi l'atmosphère.

Ma femme qui a acheté un appartement au 5ème étage face à la Garonne et, en hiver, face à l'île du Ramier était radieuse: son bien prendrait de la valeur mais surtout elle bénéficierait à plein de la future passerelle reliant la digue aux jardins, de la ré-végétalisation des berges et de la piétonisation de l'ensemble.. Après la station de tramway située à 30m et qu'elle n'avait pas anticipée la chance continue de lui sourire!

 

 

 

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8 octobre 2018 1 08 /10 /octobre /2018 07:00

Je vitupère contre des médias que je ne trouve pas au niveau en France. Si je suis si virulent c'est parce que j'ai passionnément aimé la presse et que, du "Matin" au "Quotidien de Paris", de "Magazine Hebdo" à "l’Évènement du jeudi" en passant par "l'Ebdo" ou "J'informe" j'ai été lecteur, sans parti pris de tout, toujours prêt à aimer un style et à admirer une manière de s'exprimer. J'ai lu aussi ceux qui ont résisté: j'ai eu une période "le Monde", "le Figaro", "Libération", "L'Express", "Le Point", "Society", "Marianne" dans lesquels il était impossible, de temps à autres et ici ou là de ne pas trouver de belles traces de bon journalisme.
Je n'irai pas jusqu'à prétendre qu'on n'en trouve plus du tout mais je soutiens qu'elles  sont de plus en plus rares, noyées dans une masse indigente de commentaires inutiles.

Car, de glissement en glissements, au factuel s'est substitué la glose vaine et racoleuse qui submerge tout, presse papier, presse audio et surtout presse audiovisuelle qui, parallèlement, et en gagnant des supports (cinéma, internet...) est devenue la plus importante en suivi.

Menacée par la publicité, attaquée par le manque d'objectivité, les effets de mode et l'argent cette presse parlée là est menacée par le pire des fléaux: l’insignifiance mondiale. 

Un comique américain fera plus la une qu'un massacre et une actrice porno détaillant la forme du pénis du Président des Etats Unis* supplantera une information d'une importance sans commune mesure. L'anecdotique et le graveleux, le tendance et le polémique sont rois et se retrouvent partout.

Regardez comme les "chroniqueurs" (qui répètent les mêmes choses cocasses en boucle, les supports se concurrençant pour être les premiers) ont colonisé les médias. Ils ne servent à rien d'autre qu'à domestiquer en l'abrutissant le spectateur gavé de crétinerie. Le ricanement est érigé en comportement indispensable: "je ricane donc je suis".

On n'est plus très loin de l'actrice porno hexagonale venant raconter ses saletés sur un média touchant des millions d'américains. Plus du tout.

 

Le titre de ce post est une allusion à ce spectacle international multi-diffusé d'une actrice de cinéma porno à qui un décervelé demandait de désigner sur un plateau de champignons celui qui ressemblait le plus à celui de Trump.

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5 octobre 2018 5 05 /10 /octobre /2018 07:00

Quel concept est plus crétin que celui de la "rentrée littéraire"? Il faut vraiment ne pas lire beaucoup pour attendre ces bouquins convenus que les éditeurs mettent en avant comme des étalagistes de fruits et légumes leurs tomates les plus rouges ou les pommes les plus jaunes.

D'ailleurs, convenons-en, ces "semaines du blanc", ces "quinzaines de la literie" et autres périodes dédiées à je ne sais quoi sont parfaitement stupides et décidées uniquement et arbitrairement dans le but de faire acheter.

Moi je suis pour que l'on décrète un "mois du homard", une "semaine du sexe" et une "quinzaine de la goujaterie". Commercialement cela ne rapporterait pas grand chose mais on s'amuserait un peu!

Je le sais, c'est un combat perdu d'avance que de vouloir rendre l'environnement sonore et visuel moins agressif. Je suis persuadé que la publicité, sous quelque forme qu'elle nous soit imposée, est une "agression" caractérisée.

Et aussi, contrairement à ce que l'on nous dit, que la publicité non seulement ne sert à rien mais qu'elle enchérit le coût des produits, des biens et des services qu'elle phagocyte.

 

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4 octobre 2018 4 04 /10 /octobre /2018 07:00

Je ne fais pas preuve de beaucoup d'originalité en "traînant des pieds" chaque année un peu plus le jour de mon anniversaire.
En effet, chaque année qui passe est douloureuse et le chiffre de mon âge ne sera plus jamais plaisant à voir lire et entendre, celui des 100 ans excepté.

Avec un tel état d'esprit je voyais arriver l'anniversaire de cette année avec déplaisir. J'ai donc essayé de me soustraire à la corvée.
Le portable et Facebook donnant à d'autres que les plus proches le signal des appels, cartes, sms et mails me souhaitant de rester jeune et beau,conscient et vif, une année de plus.

J'avais organisé ma fuite en retrouvant mes amis E*** et P*** à Montpellier, le premier venant de Marrakech et le second de Nîmes. Restaurant, cafés et balade en ville me faisant provisoirement penser à autre chose qu'aux bougies au gâteau et à ma date de naissance!

C'est pourtant grâce à cette date prétexte que nos 3 emplois du temps se sont alignés et que nous avons pu passer cette très belle journée ensemble.

Le train était un prétexte sincère pour ne pas prendre les appels, la politesse en étant un autre pour les refuser pendant que j'étais avec mes amis.

Au fur et à mesure que passait la journée et que s'accumulaient les gentils et drôles sms et que la messagerie rougissait d'accumulation de messages je regrettais ma mauvaise humeur initiale: c'est sympa un anniversaire et c'est idiot de refuser le passage des années.

Du coup l'anniversaire 2018 s'est prolongé 3 jours et s'est terminé en apothéose, samedi soir, dans la vieille cité de Carcassonne (drôlement décorée) devant des flûtes de bulles et des tapas.

Vivement l'année prochaine!

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3 octobre 2018 3 03 /10 /octobre /2018 07:00
Le Frelon Asiatique

Je ne retire pas une virgule à mon post récent dans lequel je m'emportais contre les "vegan" qui sont pour moi des totalitaires dangereux.
Je ne suis pas de ceux qu regrettent le passé et pas non plus de la cohorte des effrayés par les progrès techniques.
Cette longue introduction me semble nécessaire pour aborder le sujet du jour: le péril du frelon asiatique, un insecte d'épouvante qui a plus à voir avec Alien qu'avec la gentille abeille..

C'est chez A***, une amie apicultrice dans l'Aude que j'ai vu ce que faisait ce frelon des abeilles et que j'ai compris ce qu'était ce parasite importé contre lequel on ne peut pas grand chose. A*** possède une vingtaine de ruches qui donnent des bons miels de phacélie, de troènes, des miels crémeux d'été et d'autres encore. 
Les ruches, soignées et même bichonnées sont cependant littéralement assaillies par des frelons de type asiatiques. Ils piquent sur l'entrée de la ruche et kidnappent en vol des abeilles ouvrières. Dans toutes les ruches et pendant toutes les heures d'activité ils prennent leurs victimes qu'ils tuent et dévorent.

Les ruches ont de nombreux ennemis mais ceux là sont les plus voraces et les plus implacables. Et l'on ne connaît pas de remède miracle pour en venir à bout. 

A***, le mari d'A***, a lu dans une revue scientifique qu'on pouvait capturer les frelons, les enduire de miel "empoisonné" et les laisser retourner à leur nid où ils contaminent leurs semblables.
Muni d'une épuisette il n'a pas à guetter ni à attendre longtemps pour rapporter des exemplaires vifs de ces abominables frelons. Il les met dans des bocaux, place quelques minutes les bocaux et leur redoutable invité dans le congélateur, les sort et applique du miel traité entre le thorax et l'abdomen. Après quoi il les relâche.
Au moment où ils sortent ils sont légèrement moins fringants! Mais vite ces guêpes survitaminées prennent la voie des airs en vrombissant, apportant on l'espère, la mort sur son dos. Je dis "on l'espère" parce que la technique est contestée et ses résultats incertains.

Je ne me suis pas penché sur la question mais ces frelons ne sont pas arrivés tous seuls à Carcassonne! Ils n'ont aucune "utilité" écologique et sont au contraire une menace pour des équilibres subtils..Les ruches, déjà éprouvées par les insecticides et les pesticides doivent lutter contre cette nouvelle agression.

Au lieu de taguer des boucheries les soi-disant amis de la nature et des animaux devraient réfléchir à l'éradication de ces fléaux ailés. C'est sans doute trop leur demander.

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