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2 octobre 2018 2 02 /10 /octobre /2018 07:00

Je ne dirais pas de mal de feu Charles Aznavour.

Je ne dirais pas du mal d'Aznavour.

Je ne voudrais pas donner l'impression de cracher sur le catafalque d'Aznavour.

Je ne voudrais pas salir la mémoire du petit Charles.

Mais comment expliquer que ces moments collectifs d'émotion nationale soient exclusivement réservés à l'hommage à des artistes?

 

 

 

 

 

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1 octobre 2018 1 01 /10 /octobre /2018 07:00

Vieillir n'est déjà pas marrant. Mais quand l'administration commence à s'occuper de votre cul (dépistage du cancer du côlon), de votre vue (DMLA) ou de la grosseur de votre prostate (en attendant pire? mais qu'est-ce qui pourrait être pire?) vous vous dites que décidément vous êtes plus près des Pompes funèbres que vous ne l'envisagiez.

Croisés avec les messages de ma banque ("avez-vous songé à votre succession?") et à celle de ma mutuelle ("aujourd'hui on n'est à l'abri de rien") c'est un véritable barrage d'artillerie qui s'abat sur mon moral. Et je laisse sous silence les brochures publicitaires trouvées dans la boîte aux lettres et qui s'inquiètent toutes de savoir si j'ai réfléchi à mes obsèques.

Les industriels, bien secondés par ce KGB moderne qu'est le monde de la pub sont  informés de votre date de naissance (et donc de votre âge) et, par projection pensent  que vous êtes automatiquement intéressé par des croisières animées par Julien Lepers ou Sophie Davant, des bicyclettes électriques, les bacs à pieds de Marion Game, pour ne rien dire des vêtements chauds Damart, des comprimés pour bander, des infusions pour dormir et des culottes anti-fuites. Ils ont des statistiques pour ça et aussi des algorithmes infaillibles...

Passé la cinquantaine la société sait vous montrer le chemin: par ici les "séniors", videz vos poches et portefeuilles dans la dernière descente! Achetez ces produits laids et marqués qui feront rapidement de vous des clients tout trouvés pour un EPHAD où l'on vous maltraitera tout en asséchant vos maigres économies et les liquidités de vos enfants...

C'est un fait ils s'y prennent tôt: nul ne se voit "déjà" à l'âge des chaussons fourrés et des bas de contention mais pour le marketing c'est blanc ou noir, R B'nB ou croisière, Mc Donalds ou déjeuner des anciens, gâteau au cannabis ou galette des rois des "aînés".

Comme vous n'achetez pas la 13ème mouture de la "Mégane Renault", que vous n'achetez pas non plus le dernier Booba, que vous ne changez pas de portable tous les 6 mois et que "Taxi 18" n'est pas le prochain film que vous irez voir en vous gavant de pop-corn et de Magnum au sucre vous êtes fatalement un vieux et fatalement impuissant et plein de fuites!

CQFD!

 

 

 

 

 

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28 septembre 2018 5 28 /09 /septembre /2018 07:00

Je terminerai la semaine par un méchant "coup de gueule" contre le matraquage publicitaire de la marque "comme j'aime". Ces gens-là mettent à vous escroquer et empoisonner une constance et des moyens à faire pâlir d'envie d'autres aigrefins moins fortunés.

Les spots de cette marque (indigents) colonisent des minutes d'antenne et le temps de cerveau disponible d'un public naïf et peu regardant. Pour les persuader que l'on peut maigrir en mangeant du cassoulet ou de la choucroute garnie ces malfaisants n'ont pas hésité à faire appel à des "pointures" comme Benjamin Castaldi.......

"Comme j'aime" joue sur les mots et parle d'une semaine gratuite en laissant défiler très rapidement les explications qui indiquent à quel point cette "gratuité" est relative: il faut payer les produits, les recevoir chez soi, les retourner (à ses frais) et se les faire rembourser... sur Internet les gogos qui se sont faits avoir pleurent les sommes importantes engagées et...perdues.

Chez "comme j'aime" les responsables comptent, sans le dire ni l'écrire, sur le renoncement de celles et ceux qui voudront abandonner le régime: emballer les barquettes, les retourner et attendre le remboursement est fastidieux. Et cher. Allez à la poste près de chez vous pour envoyer un colis, vous verrez de quoi je parle!

Les résultats promis suffisent, en eux mêmes, à faire comprendre à qui l'on a affaire: perdre 30 kg sans diététicien voire sans médecin est impossible et, dans le cas contraire, serait dangereux. Il s'agit là d'une sorte de remède magique qui joue sur le mal-être de personnes ayant tout essayé sans résultat probant pour mincir. On leur vend des produits industriels (plats cuisinés) qui, à eux seuls, ne peuvent suffire. Sans doute faiblement dosées, les portions sont censées apporter -en début de prise- un mieux pondéral.

Au final les clients de la marque s'engagent pour longtemps et, devant le peu de résultats obtenus, ils doivent comprendre qu'on les a abusés.

Les industriels derrière "comme j'aime" ont un public captif (celles et ceux qui sont complexés d'être gros) et une offre commerciale qui a été pensée pour les appâter.

Le véritable "bourrage de crânes" auquel se livre la marque sert à recruter, tant que c'est possible, un maximum d'acheteurs qui doivent impérativement remplacer ceux qui s'en vont et qui ne reviendront plus.

C'est malheureusement ce matraquage publicitaire qui permet ce recrutement.

 

 

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27 septembre 2018 4 27 /09 /septembre /2018 07:00

 

(Je ne fais pas de fixation sur les génocides mais il est vrai que ces massacres à grande échelle me fascinent parce qu'ils nient tous l'humanité des victimes et qu'ils s'accompagnent tous de déchaînements de violence quasiment incompréhensibles.)

"Un dimanche à la piscine de Kigali" de Gil Courtemanche est un livre (Folio 4328) stupéfiant. Il en dit plus sur notre monde que bien des livres de philosophie, sur le génocide des Hutus sur les Tutsis que bien des livres d'Histoire (ceux de Jean Hatzfeld exceptés) et sur la politique africaine de le France que tous les ouvrages consacrés à la politique étrangère de la France sous Mitterrand (1981-1995).

Je précise que Gil Courtemanche est journaliste québécois qui a longtemps été correspondant en Afrique pour radio-Canada. Il sait de quoi il parle et ça se voit.

Son livre est d'abord un beau roman et c'est ensuite et surtout un témoignage accablant sur l'horreur et les conditions qui l'ont permises.

L'engrenage fatal, la folie meurtrière, la bêtise crasse et le désintérêt du monde devant le génocide sont admirablement dessinés. La cruauté et la fatalité en œuvre sont bien décrites et ses effets implacables expliqués. Il ne faut pas croire que parce qu'il concernait un pays africain le génocide était différent: il y a bien eu déshumanisation des futures victimes ("cancrelats", "cafards" les désignait), isolement puis massacres de familles entières de l'aïeul au nouveau né, du mépris des dépouilles mortelles à la volonté de faire souffrir les victimes.

Le racisme ("dans ces pays là un génocide n'est pas important" (F.Mitterrand), la stupidité, la courte vue politique, l'Histoire, l'impréparation, la nullité et l'impuissance de l'ONU et des organisations internationales, la situation spécifique du continent africain, théâtre de tant d'horreurs etc. font que le Rwanda a connu l'un des pires massacres du XXème siècle, le 4ème génocide de masse en fait, dans une indifférence quasi généralisée.

Le livre montre la folie annoncée que personne n'a voulu stopper et c'est magnifiquement fait: on est de plus en plus mal à l'aise au fur et à mesure que les assassinats sont perpétrés et se rapprochent. L'Eglise ne sort pas grandie de l'époque...

N'allez pas croire que c'est un livre "poisseux"! c'est un texte très sensuel, sexuel même et qui décrit des personnes, des situations et des paysages avec un talent qui vous les fait voir.

Il s'achève sur le désastre absolu tout en rappelant, par une note en bas de page, que la veuve du Président Habyarimana du Rwanda et sa famille ont été exfiltrés par l'armée Française et que, bien que comptant nombre de responsables du génocide, elle a été accueillie en France et jamais inquiétée... Comme à chacun des génocides de l'Histoire les plus grands responsables s'en sont sortis.

Notre "politique africaine" était à ce prix!

* "Abattez ces grands arbres" est le signal codé employé par "la radio libre des mille collines" pour débuter le massacre. En 2 mois près de 800 000 Tutsis (et hutus modérés) passèrent de vie à trépas. Hommes, femmes et enfants (surtout les garçons, les Hutus désirant que les filles grandissent pour être violées puis tuées plus tard).

 

 

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26 septembre 2018 3 26 /09 /septembre /2018 07:00

J'ai vu, je ne sais où ni quand, un film dérangeant qui s'appelait, je crois, "la petite prairie aux bouleaux" ou quelque chose d'approchant. (j'ai vérifié, c'est bien le titre.)

J'aurais voulu ne garder de ce film rare et marquant que le souvenir de certaines scènes et les impressions ressenties en le visionnant la première fois: je n'ai d'ailleurs pas pu le revoir, un sentiment de "sacrilège" s'imposant dès les premières images.

La petite prairie aux bouleaux est la traduction approximative de Birkenau, l'extension du camp d'extermination d'Auschwitz. Le film, réalisé par Marceline Loridan-Ivens (2003) est une "fiction" tournée dans l'enceinte même du camp. Anouk Aimé en est l'interprète principale et elle est absolument PARFAITE. En effet elle n'est pas sympathique, pas évidente à comprendre, sèche, froide et "rugueuse". A rebours de la déportée de cinéma qu'on aime aimer. Dans le film Anouk Aimé n'est pas aimable. Elle n'a pas pardonné (comment le pourrait-on?) et elle en veut à la terre entière.

L'histoire est anecdotique (une déportée juive revient au camp où elle fut internée à l'âge de 14 ans et rencontre un jeune homme allemand empêtré dans sa honte, sa culpabilité et sa généalogie. Malgré cela et malgré le caractère abrupte de la femme une belle et complexe relation s'instaure entre eux.) la mise en scène imparfaite mais le film m'a profondément marqué.

Sa réalisatrice, Marceline Loridan-Ivens, qui est décédée la semaine dernière était cette drôle de femme aux cheveux fous et rouges qui avait raconté avec beaucoup de dignité ce qu'elle avait vécu. Son film était comme elle: surprenant, dérangeant, poétique, impitoyable mais tendre. On l'a revue récemment au moment de la panthéonisation de Simone Weil (elles avaient des numéros de déportées se suivant tatoués sur les avant-bras) et chez Busnel pour la sortie de son dernier livre il y a un ou deux mois.


Anouk Aimé, qui ne m'avait jamais touché jusque là y est éblouissante: belle, abîmée, rageuse mais vivante. Sa silhouette en long manteau noir m'a longtemps hanté.

C'est peut-être, pour moi en tous cas, le meilleur film consacré à cet endroit "où le destin de notre siècle saigne" comme l'avait écrit Aragon.

 

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25 septembre 2018 2 25 /09 /septembre /2018 07:00
Maurice et Jeannette, Robert et Elisabeth..

J'ai feuilleté, à la bibliothèque, un livre épais au titre intriguant: "Maurice et Jeannette". Signé de l'historienne Annette Wievorka c'est une biographie croisée et individuelle de deux personnes qui ont beaucoup compté pendant une des périodes les plus troublées du vingtième siècle.

Communistes de la plus stricte obédience, staliniens dans l'âme le moins que l'on puisse dire est qu'ils n'ont jamais été attirés par la nuance et par la démocratie. Par la vérité non plus puisqu'ils la détenaient  idéologiquement . J'ai été surpris par la bêtise mielleuse, la connerie pour dire les choses telles qu'elles furent, du "culte de la personnalité" qui s'attachait à Maurice Thorez, responsable politique et même à sa femme: où l'on voit que notre pays peut basculer dans tous les ridicules malgré des intellectuels concernés et bavards ou plutôt souvent à cause d'eux.

Cette forteresse rouge, ses pompes et ses œuvres ne m'intéresse pas plus que ça mais le livre avait l'air intéressant, en particulier sur la signature du pacte Germano-soviétique et les palinodies du PC devant cette monstruosité ou sur les départs "inopinés" de Maurice vers le paradis des travailleurs.. Y croyait-il? y croyait-elle? c'est la seule question qui vaille! si la réponse est non c'est tragique, si elle est oui c'est accablant. J'opte pour la 1ère cependant.

Sur un rayon, pas loin de la biographie des deux stals du PC un livre s'ornait d'une photo du couple royal idolâtré des médias: "Robert et Elisabeth Badinter". ces deux-là il faudra penser à rester sous la couette lorsqu'ils disparaîtront! la philosophe feministe et multi milliardaire, le gourou des femmes de presse (avant c'était Françoise Giroud, c'est dire la progression!) et son intouchable mari (dont on voit la plaidoirie contre la peine de mort à chaque fois qu'on l'aperçoit, souvent, donc.) bénéficient d'une côte d'amour phénoménale que le public, j'en suis persuadé, est loin de partager. Qui lit les pensums de la stricte "penseuse"? qui s'intéresse à Robert Badinter en dehors des facs de droit?

Biographies de couples? une mauvaise idée!

 

 

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24 septembre 2018 1 24 /09 /septembre /2018 07:00

Dans un documentaire audio consacré à l'incendie du dancing "le 5/7" en 1972 à st Laurent du Pont (Isère) qui fit 146 morts j'ai sursauté en entendant la définition de son "métier" par le journaliste François Caviglioli: je n'ai pas noté la phrase exacte mais il disait en substance qu'il lui fallait ajouter du pathos au drame pour rendre émouvant et sensationnel ce fait-divers. Il ajoutait, et on l'entendait sourire, qu'il n'était pas fier de dérober des photos de classe, de mariage ou de famille pour illustrer ses articles lorsqu'il faisait le tour des familles endeuillées...

Voilà bien l'ignominie absolue de ce torchon (pour rester poli) qu'est Paris-Match! des articles écrits avec une bêtise neu-neu dès qu'on touche aux "grands de ce monde" (et pour l'hebdomadaire ça va d'une dinde droit sortie de la "télé-réalité" à Greta Garbo) et de l'émouvant-écoeurant jusqu'à plus soif pour contrebalancer les niaiseries cucul sur les "stars".

Je crois bien que c'était l'un des paparazzi (pourquoi ne pas les définir professionnellement par ce qu'ils sont, à savoir des "fouille-merdes"?) de Match qui s'était déguisé en brancardier pour prendre à l'hôpital, une photo du fils mort de Romy Schneider... On voit la déontologie du truc!

Pour celles et ceux qui le lisent, Match c'est le ragot moins honteux que le "presse de caniveau" alors qu'à mes yeux c'est pire: c'est un monde factice de bimbo refaites et de photos retouchées (cf les "bouées" de Sarkozy président), c'est le monde des apparences fêté et montré en exemple aux pauvres pour les faire "rêver". C'est Monaco et Johnny, c'est Lady gaga et les milliardaires du foot.

Cette revue sur papier glacé existe depuis si longtemps avec les mêmes règles que nous pourrions, vous et moi, en préparer le numéro de la semaine tant c'est prévisible. Tout le monde il est beau, tout le monde il est gentil et surtout tout le monde il vit dans l'opulence et les fêtes branchées...

Que ça se vende, que ça existe me laisse ahuri!

 

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20 septembre 2018 4 20 /09 /septembre /2018 07:00

La cinquantaine avancée, élégante, parlant bien, cultivée et à l'aise en société j'ai fait la connaissance de M*** à un apéritif dinatoire, en petit comité, samedi15, du côté de la Croix de Pierre.

Au fur et à mesure qu'elle perdait sa timidité cette femme se dévoilait. Apeurée, effrayée même, on avait, en l'écoutant, l'impression que cette bonne ville de Toulouse était aussi dangereuse que Mexico. A l'en croire des agressions aux cambriolages en passant (mais oui!) au viol d'homosexuels sur l'île du Ramier (?!!!?) la ville rose était, dès le crépuscule, livrée aux gangsters de tout poil. Au point qu'elle songeait, tout haut, à quitter sa résidence, son quartier et la ville. Elle avait jeté son dévolu sur Bordeaux.

Ces sujets de conversation, qui démarrent sur les trop fameuses incivilités, se terminent trop souvent par des couplets sécuritaires. Je manœuvrais discrètement pour que l'on change de sujet et la gavais d’houmous aux noix de cajou et amandes pour qu'elle s'y résigne.

Mauvaise pioche! le sujet roula sur l'écologie, Nicolas Hulot (un saint homme), la pollution, l'élévation du niveau des océans bref au "réchauffement climatique".

Avec ces sujets du climat les médias et les politiques font leurs choux gras: ils chauffent à blanc une opinion réceptive qui se voit déjà sur un radeau avec un ours blanc. Les fantasmes, les semi-vérités, les obsessions et la désinformation font merveille dès lors qu'il s'agit de ces sujets. Nos contemporains hexagonaux se croient tous coupables de réchauffer la planète en prenant le RER jusqu'à leur boulot. Ils calculent leur bilan-carbone quand il vont acheter des betteraves bio chez l'épicier vegan du coin. Ils craignent l'infertilité due aux plastiques et battent leur coulpe parce qu'ils consomment de l'eau, du vent, de l'électricité et du pétrole.
On les a persuadés que l'avenir résidait dans les zones humides, que le nucléaire était l’antéchrist et que les centrales charbon étaient aussi mauvaises que le nazisme et le communisme confondus.

Et ils y croient! ils mangent framboises, myrtilles ou mûres avec honte, ils acceptent de rouler à 80 mais si on leur disait 50 ils accepteraient tant ils sont conditionnés.

Elise Lucet brandit les colorants alimentaires maudits, ils pleurent leur faute. Le 6ème continent, ces étendues de plastique surnageant  sur les mers ils s'en jugent responsables, tout comme du désastre qu'apporte la recherche d'or en Guyane et la disparition annoncée des espèces fragilisées.

Les gouvernements leur ont fait acheter du diesel puis veulent le supprimer? ils sont, eux Français, coupables!

l'industrie alimentaire les empoisonne? ce sont eux les coupables!

l'industrie pharmaceutique les drogue? tous coupables!

ma voisine de kir nous a avoué, dans un presque sanglot, qu'elle conseillait à sa fille de 25 ans de ne pas mettre d'enfant au monde : déjà responsable et victime. Laisser la terre aux girafes et aux araignées! en voilà une bonne idée. L'homme est si mauvais, selon les idéologues de l'écologie, qu'il serait préférable qu'il disparaisse.

L'idéologie climatique est la plus parfaite machine à contraindre puis endoctriner depuis les totalitarismes du XXème siècle. En 20 ans elle a réussi à s'imposer chez nous qui sommes un peuple particulièrement sensible aux impostures (cf la psychanalyse).

 

 

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19 septembre 2018 3 19 /09 /septembre /2018 08:24

Gamin à l'époque des faits je me suis néanmoins intéressé, par la suite, à deux affaires historiques aux développements militaire et politique de la guerre d'Algérie et ses suites: l'affaire Saint-Aubin et l'affaire Maurice Audin.

Dans ce contexte très particulier d'une sale guerre qui ne disait pas son nom et qui vit les combattants de chaque camp user de moyens ignobles pour l'emporter, ces évènements semblaient receler tout ce qui m'intéresse, encore aujourd'hui: l'implication de l'armée, les méthodes de celle-ci pour obtenir des informations et mettre "hors d'état de nuire" celles et ceux qu'elle considérait comme des ennemis, la politique et le mensonge d'état.

Le président Macron, à ma vive surprise, vient de lever tout le secret qui entourait encore la disparition et l'exécution sommaire du mathématicien de 25 ans Maurice Audin. C'est bien l'armée Française, mandatée (et soutenue) par la République qui a arrêté, torturé puis fait disparaître le jeune homme qui cumulait, selon elle, les "tares": communiste, affilié au parti communiste d'Alger, soutien reconnu du FLN, activiste... pour un militaire lambda l'homme était condamné sans jugement.

Ce nom, la "bonne tête" du disparu (les fameuses "corvées de bois"), la torture, les exactions des deux camps nous les pressentions, elles viennent officiellement d'être reconnues.

En notre nom, notre armée nationale, engagée dans un conflit sur un territoire étranger, torturait et tuait des Français, sans jugement ni défense. Et ça dans les années 50-60, moins de 20 ans après le fureur nazie. Je me demande parfois ce que nous serions si nous n'étions pas "la patrie des droits de l'homme"

Il fallait que cela soit dit et la démarchesdu président de la république est digne et raisonnable, en dehors de tout calcul politique. La démocratie ne peut accepter, quelques soient les circonstances, (cela inclut la guerre) ces méthodes barbares.

Ceux qui, immédiatement, ont rappelé les soldats perdus de la collaboration, les écrivains maudits et autres miliciens n'ont rien compris et montrent que la démocratie est le dernier de leur soucis.

L'affaire St Aubin, du nom de Dominique Saint Aubin, jeune homme tué en 1964 avec son amie âgée de 16 ans près de Fréjus dans ce qui a toujours été officiellement décrit comme un accident de la circulation mais était plus vraisemblablement une erreurs sur la personne des Services Secrets Français qui visaient -sans doute- à faire disparaître un militant dangereux de l'OAS n'a pas, malgré toutes les bizarreries qu'elle comporte, trouvé son épilogue.

La présidente le Pen* lèvera peut-être les derniers secrets en 2022?

 

* je plaisante mais je le crains, ça se terminera comme ça.

 

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18 septembre 2018 2 18 /09 /septembre /2018 07:00

Je suis allé au cinéma voir la nouvelle adaptation de la séquence de Mme de la Pommeraye du "neveu de Rameau" de Diderot. La première date de 1947 et est signée Robert Bresson et dialoguée par rien moins que Jean Cocteau. L'immense Maria Casarès interprétait sur le fil du rasoir cette femme qui se venge de n'être plus aimée. ((Voir "Les bonnes feuilles du poirier du 7 avril 2018).

Le film s'appelle "Mademoiselle de Joncquières" (pourquoi pas?) et inscrit Cécile de France et Edouard Baer au générique. J'aime bien Cécile de France mais un rien de gouaille (qui faisait merveille dans "La confiance règne" d'Etienne Chatiliez) affleure dans son phrasé qui la rend peu crédible en noble du XVIIIème siècle.

Edouard Baer est, pour moi, l'un de ces imposteurs qui a bénéficié de la porosité d'intérêts entre Canal+ et le cinéma. Ni bon ni mauvais il n'est, à mes yeux, ni acteur ni comédien mais un promeneur cinématographique qui s'occupe avec une nonchalance étudiée sur les écrans.

Il est plutôt moins dilettante dans ce film mais peu crédible en amoureux fou comme en séducteur compulsif. De plus il est moins "bel homme" qu'à ses débuts et ressemble désormais à "Monsieur tout le monde", embonpoint compris.

L'histoire est simple: pour punir l'homme qu'elle aime de s'être lassé d'elle une femme lui fait désirer puis épouser une fille de rien qu'elle lui a fait prendre pour une fille pure. (ça se passe au 18ème siècle!). Beau dialogues, superbes extérieurs (le parc de Marly qui m'a rappelé les promenades du dimanche quand j'étais enfant), superbes costumes... le film d'Emmanuel Mouret est esthétiquement magnifique. Le scénario est solide, les dialogues réussis et évitent le style compassé de certaines reconstitutions historiques et, je l'ai écrit plus haut, les comédiens sont plutôt à leur affaire (les deux comédiennes qui jouent les femmes damnées, mère et fille tout particulièrement) c'est une réussite.

...J'en reviens au film de Bresson qui raconte exactement la même histoire mais "modernisée" puisque l'action se passe avant la Seconde Guerre Mondiale. Il m'avait laissé une trace profonde: en cause le jeu des 3 actrices (Maria Casarès, Lucienne Bogaert et Elina Labourdette), les dialogues très littéraires, la photo et l'atmosphère du film.

Il se vérifie que lorsqu'une histoire est bonne et les intentions de ceux qui l'adoptent aussi le résultat est à la hauteur.

 

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