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17 septembre 2018 1 17 /09 /septembre /2018 07:00

Ainsi, après les péripéties que je vous ai narrées ici-même j'ai recherché une nouvelle chorale dans la ville rose et qui réponde à quelques critères simples tels apporter du plaisir, chanter des textes pas trop crétins, qu'il y ait une bonne ambiance et que le ou la chef de chœur soit équilibré.

Il y avait d'autres critères moins avouables parmi lesquels: y a t'il une certaine mixité (les chorales sont surtout féminines), parmi les chanteuses y en a t'il de (relativement) jeunes et jolies (c'est important non pas pour faire son Harvey Weinstein mais parce que chanter en harmonie requiert... de l'harmonie), l'ambiance n'est-elle pas trop "scolaire", le chef a t'il sa cour?

A toutes ces questions ma première soirée de répétition a apporté des réponses rassurantes.

Très rassurantes.

Le chef de chœur ne se prend pas pour un génie méconnu et possède une vraie écoute, la chorale est bien mixte et il y a en son sein des femmes séduisantes, l'atmosphère reste sérieuse mais n'est pas compassée ni contrainte, les chants sont convenables, on travaille mais on se détend.

Cette première répétition était presque trop belle pour être vraie.

La chorale a des rites surprenants (on se méfie des partitions) et fonctionne, me semble t'il, selon un équilibre subtil (le pouvoir y est partagé en 3 ou 4 parts) mais les choristes m'ont paru moins stressés et dans le ressentiment que dans mon ex-formation.

C'est un bon début.

 

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14 septembre 2018 5 14 /09 /septembre /2018 07:00

Elle a un nom à tiroir mais se fait appeler Zazie. (Zabou était déjà pris).Elle chante pointu des niaiserie qui valent mieux que la moyenne mais tout juste. Son titre de gloire, semble t'il, est d'avoir vendu 3 millions de disques en 23 ou 24 ans. Pas de quoi crier à l'exploit.

Elle vient chez ses potes de France 5 vendre son nouvel album fièrement dénommé "EssenCiel". Plus personne, même moi, n'achète de CD mais passons. Sur la pochette (affreuse) elle pose dénudée mais sophistiquée. Elle interprète le "tube" de son album, une scie pointue "speed" qui pourrait avoir été écrite et enregistrée il y a 5, 10, 15 ou 20 ans.

Elle minaude comme une femme de 54 ans c'est à dire avec ce faux détachement amusé qui la conduit à ne parler que d'elle, de ses pensées, de ses disques, de son ressenti et de sa modestie: confrontée à des images d'elle (jolie et pas maniérée, le contraire de ce qu'elle est devenue) elle reconnaît fièrement: "j'étais nulle".
Non Zazie, c'est maintenant que tu es nulle; à jouer les copines classieuses alors que tu n'es ni une copine ni classieuse!

Cette truffe de Pierre Lescure, qui s'obstine à flatter plus que Drucker (et à saboter ce qu'il fut) lui lance un hommage appuyé. Anne-Elisabeth Lemoine pétille de bonheur de recevoir la grande Zaza, pardon, Zazie tandis que sur le plateau la dite Zazie feint un détachement bienveillant. De temps en temps une expression de son visage nous fait penser que sa femme de ménage ou son comptable ne doivent pas rigoler tous les jours..

Zazie, en veine de confidence d'importance révèle qu'elle s'est faite injecter du botox dans le front mais qu'elle n'a pas renouvelé. On s'esclaffe sur le plateau devant la passionnante et irrésistible confession.

Le compliment, on le sent, est millimétré et en rapport avec la capacité passée de nuisance de la fausse chanteuse gentille ex-juge d'un télé crochet qui a "tout de même" révélé Miss Dominique, la Tortue et Jenifer (excusez du peu!).

Cette société de la connivence, de l'entre-soi et de la brosse à reluire est presque fascinante à observer. Chacun y joue son petit rôle et les invités interchangeables sont là pour faire leur pub, se soigner l'égo et faire ronronner tout un monde de porte-cotons grassement payés.

Et de faire acheter des CD alors que le support est agonisant au point que les voitures neuves n'incluent plus le lecteur de CD!

 

Et maintenant le miel:

Toute de charme et de fraîcheur Zazie était l'invité de «C'à vous» très récemment et elle a illuminé le plateau par sa bonne humeur, sa simplicité, sa gentillesse et son charisme.
Elle venait promouvoir son dernier CD «essenCiel» et l'a fait avec retenue.Elle a même interprété Live le titre «speed» promis à un bel avenir.

L'équipe de l'émission était naturellement sous le charme de la belle qui répondait sans fard à toutes les questions les plus drôles, impertinentes ou personnelles.

Zazie est une grande star sans prétention qui a vendu des millions de disques et été un temps jury sévère mais juste d'une émission de promotion de la bonne chanson hexagonale.
Le visuel de la pochette de son album, une audacieuse photo artistique où elle est superbement dénudée soulignait l'exigence professionnelle de Zazie.

 

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13 septembre 2018 4 13 /09 /septembre /2018 07:00

Pour répondre à "Viviane" oui, j'ai eu la dent un peu dure sur le dernier opus de Paul McCartney qui est loin d'être la purge annoncée. Et que chaque nouvelle écoute rend plus plaisant.
Bon, la presse s'est précipitée sur les "éléments de langage" de la maison de disques et l'a présenté (au choix) comme son "17ème" ou son "25ème" en précisant dans tous les articles rendant compte de la sortie du disque " que (c'était) son meilleur depuis "Chaos and creation in the backyard". Or ce n'est ni l'un ni l'autre! C'est son 22 ème album studio ou le 31 ème si on compte les compilations et les disques en public et "le meilleur" est une notion subjective qui n'a rien à faire ici..

"l'art-work" (en gros la pochette) est hideuse et se classe parmi les plus laides de sa carrière.

La voix, j'y reviens!, la voix est terrible. Mr McCartney a 76 ans révolus et une voix chevrotante qui n'a plus que rarement les virtuosités d'autrefois. Même bien travaillée par le producteur on ne réussit pas à faire oublier ce qui est devenu un handicap. J'ai vu et écouté le concert au "Grand Central" de New York qu'il a donné la semaine dernière: beau choix de titres et bon groupe. Hélas (excusez moi de me répéter!) la voix n'est pas laide, elle est pire: c'est un désastre.

Naturellement, personne et moi moins que quiconque, n'entendrait dans ce nouveau CD, que de la mauvaise musique et des titres insignifiants: dès la 1ère écoute "Who cares" et "Dominoes" rappelaient le talent du bonhomme.Ce ne sont pas les deux seuls bons titres mais assurément les 2 qui se détachent.
Les 3 qui ont été révélés cet été sont, à mes yeux mais surtout à mes oreilles, sans intérêt. "Come on to me" est même assez tarte. les "yes I will" de la fin gênants

Les titres sucrés (2 minimum par disque) sont là et interchangeables avec d'autres des années 60, 70, 80, 90, 2000 et même 2010. Mais le savoir-faire et l'inspiration sont bien là;

Enfin, je dois le dire, McCartney est parfois caricatural mais aussi très sympathique. Il semble sincèrement prendre du plaisir à être lui-même et se donne à son public sans retenue. Ceux qui ont écrit des musiques et chansons populaires qui resteront ne sont pas légion: Ils ne sont pas si nombreux ceux qui ont une telle carrière.

Sa 3ème femme est bien jolie et amoureuse... On ne peut pas tout perdre!

 

 

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12 septembre 2018 3 12 /09 /septembre /2018 07:00

Le livre de Yael Mellul (avocate) et Lise Bouvet (philosophe) "Intouchables?" (People, justice et impunité) (Editions Balland - 2018) que j'ai emprunté à la bibliothèque m'a remis en mémoire ce fait absolument stupéfiant: dans la préparation de ses orgies sexuelles Dominique Strauss-Kahn, ex-ministre et un temps candidat favori des sondages pour l'élection présidentielle de 2012 parlait des jeunes femmes participantes comme de "matériel".

Et cet homme, craint, fêté, admiré, flatté et espéré n'a pas eu les femen, les féministes, les chiennes de gardes et autres harpies sur le dos. On est passé, vite, à autre chose et le "grand homme" a été oublié des médias qui l’encensaient et le caressaient dans le sens du poil, à brosses rabattues, depuis des années. On a levé un sourcil en guise de désapprobation  puis on est passé à la défense de Bertrand Cantat, poète un peu violent.

Je repensais à ce candidat qui, après Michel Rocard, Jacques Delors, Raymond Barre, Edouard Balladur etc. faisait partie de ces "candidats miracle" adoubés par l'intelligentzia et les médias. Comme Balladur DSK nous était promis, vendu.  La Vème République gaullienne ne nous épargne pas en permettant la sélection de "présidentiables" mirifiques qui ne franchissent pas l'obstacle ou sont désavoués presque immédiatement après l'avoir franchi.

L'impopularité aussi ridicule qu'abyssale qu'ont connue N.Sarkozy et F.Hollande et que connait à son tour E.Macron est paralysante. Je finis par penser que ce n'est pas la France le problème mais les Français! Que veulent-ils?

La France qui a essayé la République, le consulat, l'Empire, la restauration de la monarchie, l'absolutisme de Charles X, la monarchie constitutionnelle de Louis-Philippe, la République à nouveau, l'Empire une fois de plus puis des Républiques (la 3ème, la 4ème et la 5ème) sans oublier l'épouvantable "parenthèse" du pétainisme n'a toujours pas, me semble t'il, trouvé son régime "naturel".

Le livre ne parle pas de ça du tout mais il m'a révolté tant les réactions des "sachants" est odieuse à chaque affaire impliquant l'un des leurs. La victime est salie et le salaud plaint voire excusé. Il a fallu l'accumulation des faits (le Sofitel, le harcèlement au FMI, Tristane Banon et enfin le matériel du Carlton de Lille) pour que ses soutiens (J.F.Kahn, Moscovici, BHL, LevaÏ etc.) lâchent DSK.

Comment font les autres pays de la proche Europe? voilà une question qui devrait être débattue.

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11 septembre 2018 2 11 /09 /septembre /2018 07:00
ImpostureS

A mes yeux Jean-Luc Godard est, depuis toujours et à de très rares exceptions près le roi de l'embrouille, un habile manipulateur... bref un imposteur.

Son "cinéma" est à son image: fouillis, bâclé, répétitif et pour tout dire ennuyeux. Comme certains imposteurs il draine derrière lui une armée déglinguée de groupies énamourées qui encensent tout ce qu'il fait ou dit avec une constance qui mérite le salut.

Sa filmographie est aussi longue et ennuyeuse qu'une chanson de Michel Legrand. C'est tout dire. Avec Truffaut et Jacques Demy c'est une des plus grandes fausses-valeurs que notre cinéma hexagonal nombriliste et pointilleux ait jamais produites.

Même ses long-métrages les plus connus ("Pierrot le fou", "Le mépris"...) sont comme des soufflés retombés: ils ne valent franchement pas le "tintouin" (comme on disait à l'époque où ils ont été tournés) fait autour.

Comme, à part les tribus zoulous et les responsable du festival de Cannes plus personne ne va s'enfermer dans une salle pour voir un Godard le monsieur écrit des lignes (reliées et brochées et vendues dans des librairies spécialisées) et, c'est nouveau, se compare à Picasso. (voir l'affiche): rien de plus impudent, de plus gonflant et de plus cynique que ces petits marquis de notre pauvre époque qui associent leur nom à quelqu'un d'infiniment plus talentueux qu'eux. Godard/Picasso, pourquoi pas Ruquier/Chateaubriand ou Hanouna/Desproges?

Cette affiche, vue en gare d'Arles, m'a plus mis de mauvaise humeur que le retard du train ou la stupidité des conversations téléphoniques entendues malgré moi sur le quai 2B.

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10 septembre 2018 1 10 /09 /septembre /2018 07:00

J'ai appris, par la radio, que l'écrivain Philippe Besson à qui l'on devait une relation écrite de la campagne électorale victorieuse de 2017 d'Emmanuel Macron venait d'être nommé Consul de France à Los Angeles.
Immédiatement, les "mouches à merde" des médias nationaux se sont mises à vrombir de méchanceté et de haine, le consulat californien étant obligatoirement pour eux la "récompense" jupitérienne "pour services rendus".
Pour cette engeance il ne peut en être autrement!

 

Quand Mitterrand était interrogé par Mesdames Ockrent et Sinclair, épouses de 2 de ses ministres en fonctions les mêmes étaient discrètes! quand le même Mitterrand grimpait la Roche de Solutré avec des groupies énamourées la critique restait feutrée me semble t'il. Et les courtisans, Kiejman, Lang, Attali, Laure Adler, Orsenna et tant d'autres suçaient les pantoufles de leur grand homme sans que les grandes consciences choquées par le consul Besson s'indignent outre-mesure. Que de rentes de situation, de prébendes et de villa Médicis le grand homme de Latché a donné à ses affidés...

On a vu tant de bassesse sous les deux septennats du Tonton, on en a revu tant sous les mandats de ses successeurs que l'on se prend à se pincer quand on lit ces indignations venant de personnes dont la colonne vertébrale a toujours permis de subtiles reptations au sol devant leurs maîtres successifs.

Tout cela est risible et légèrement obscène. Un peu comme si Elkabach donnait des cours de journalisme ou Wauquiez des leçons de morale. Besson est consul et grand bien lui fasse!

 

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7 septembre 2018 5 07 /09 /septembre /2018 07:00

Les petites chaînes de télévision, de la TNT ou pas, courent après des rogatons d'audience immédiatement convertibles en argent de la pub.
De ce fait elles peuvent se permettre d'être peu regardantes sur le contenu de leurs programmes et diffusent -me semble t'il- des documents qui sont à la limite de l'acceptable.
J'en veux pour preuve deux exemples récents que j'ai entr'aperçus et pour ne pas lui faire de publicité  (Cf "l'Hebdolirant d'Achille Talon) je ne citerai pas le robinet à conneries incriminé: il s'agissait dans un cas d'une "enquête" sur la mort en 1997 dans le Tunnel de l'Alma de l'ex-princesse de Galles et d'une autre sur "la probable survie de Adolf Hitler à Berlin en 1945".

Des illuminés, adeptes de théories du complot et de l'histoire parallèle étaient mis en valeur, interrogés et leur délire pris au sérieux et mis en images par des dingues qui jouaient aux Historiens et aux voleurs, à l'attentat qu'ils étaient les seuls à dénoncer et au départ d'Hitler pour la lune (ou presque) avant l'arrivée des Russes au bunker dans lequel il se terrait ils croyaient dur comme fer et trouvaient mille et une "preuves" de ce qu'ils avançaient.

Outre que leurs théories bidons n'offrent pas l'ombre d'un début de commencement de preuve les "journalistes" harcèlent des témoins, font entrer de force des éléments dans des enquêtes qui les réfutent et crient victoire lorsqu'un complice ou un idiot utile (à leur théorie) leur donne raison.

Qui aurait voulu tuer un princesse dévaluée et bécasse qui ne présentait un danger que pour elle-même? les 1,76g d'alcool dans le sang du chauffeur et l'excès de vitesse du véhicule (entre 160 et 200 km/H) suffisent amplement à expliquer l'accident. Les crétins de paparazzis à moto qui coursaient l'auto aussi.

Quant à Hitler il a bel et bien cessé de nuire en avril 1945. Personne, nulle part, ne l'a jamais revu et il est à la fois stupide et inutile de croire en une survie qui ne présente elle non plus aucun début de preuve.

Faut-il que les propriétaires de ces chaînes de télévision soient des rapaces pour les laisser diffuser de telles daubes!

 

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6 septembre 2018 4 06 /09 /septembre /2018 07:00
Gamineries électoralesGamineries électorales

Le 6 mai 2012 nous nous étions réunis, chez moi, plus d'une dizaine d'amis dont ceux des randos en montagne pour la soirée des résultats électoraux de la présidentielle. A ceux qui l'auraient oublié je rappelle que le second tour opposait Nicolas Sarkozy, président sortant et François Hollande.

Je reconnais la naïveté et, osons le mot, la puérilité du ton. Mais je les préfère au cynisme d'un Fillon ou d'un Montebourg qui venaient vendre leur "camelote" frelatée sans la moindre honte.

Bien que la question des préférences n'ait pas été formellement évoquée nous étions en majorité contre le renouvellement du bail du locataire précédent et donc, avec des pincettes (sans beaucoup d'illusions) pour que François Hollande accède à l'Elysée.

Ces soirées électorales sont épuisantes pour les nerfs avant l'annonce officielle du résultat et ennuyeuses au possible quand défilent les heureux, les déçus, les consternés et surtout les "mauvais joueurs". Les arguments volent bas et la langue de bois se fait alors douloureusement râpeuse.

Ma fille avait, pour la circonstance, réalisé un jeu de cartes à jeter sur lesquelles figurait l'ensemble des "têtes à claques" qui avaient tant contribué à rendre le moment sarkozy si pénible, si grinçant. Chacun avait reçu son jeu et au signal on devait se débarrasser des pires: guéant-Copé-Alliot Marie-Woerth-Balkany étaient au finish dans un mouchoir de poche.

L'apéritif-dînatoire avait permis aux aigreurs de rester acceptables.

Nous avions aussi parié sur les pourcentages obtenus par les 2 finalistes du second tour: en creux nos prévisions montraient le manque de crédibilité des enquêtes d'opinion "officielles".

Je crois me souvenir que la même personne avait gagné les 3 jeux (il y en avait un autre mais j'en ai oublié les règles, le déroulement et le vainqueur).

J'ai repensé à ce sympathique moment (Hollande n'avait pas encore déçu; ça commencerait le 7 mai, le lendemain!) en retombant sur le jeu de cartes dans un tiroir de mon bureau.

Beaucoup de ces têtes de turc -à commencer par L.Wauquiez- sont toujours là et bien là.

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6 septembre 2018 4 06 /09 /septembre /2018 07:00
Ils nous rasent avec leurs "alertes orange"

On a assez glosé sur le fameux (et souvent ridicule) "principe de précaution" pour que je n'y revienne pas.
Aujourd'hui je veux plutôt sourire de ces "alertes orange" que la météorologie nationale nous annonce avec une sorte de gourmandise et que les médias répètent en boucle. 6 départements tel jour, 80 tel autre.. à se demander à quoi cela sert.
Car enfin s'il doit pleuvoir il pleuvra. S'il doit y avoir des orages il y en aura. De la grêle aussi, peut-être ou peut-être pas: bien malin qui peut dire dans quel champ, sur quelle vigne ou sur quelle voiture!

On nous intime l'ordre de ne sortir de chez nous "que si c'est nécessaire"! à croire que les Charentes vont être submergées par un frère jumeau du tsunami qui a englouti provisoirement Banda Aceh en 2012!. Il faudrait raison garder et d'abord se dire que les voitures sont équipées d'essuie-glaces (il y a eu des progrès dans ce domaine depuis ceux, à mains, des voitures des années folles), les routes de fossés et les rues de caniveaux. Pour ne rien dire des égouts et autres collecteurs des eaux usées. Un orage, même violent, on doit pouvoir le traverser sans "bobos".

La dramatisation, l'insistance sur des épiphénomènes (rupture de caténaires, affaissements de routes ou de remblai....) et la répétition angoissent ceux qui veulent l'être et remplacent trop souvent une information plus importante mais moins "vendeuse". Un bateau de migrants refusés partout ça emmerde tout le monde, une alerte orange sur Montluçon, avec reportage sur l'inondation de la maison de Gilberte Martin et la "dévastation de son salon" ça concerne chacun au niveau de son vécu.
Du moins nous le fait-on croire.

Qu'attend t-on de ces alertes orange en définitive? du spectaculaire, du banal (quoi de plus naturel que des inondations au sortir de l'hiver?), du concret (zones classées en sinistrées) et du remplissage à moindre coût.

Si vous habitez Le Passage ou Boé un jour d'alerte orange sur le Lot et Garonne vous irez quand même déposer votre fille à la crèche et rejoindrez votre travail à Agen. Vous n'allez pas dire à votre PDG: "il y a alerte aux orages, je me calfeutre jusqu'à la fin de l'alerte".

Sinon c'est au pôle-emploi que vous irez passer la prochaine alerte rouge!

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5 septembre 2018 3 05 /09 /septembre /2018 07:00
Un film oublié, "Splendor in the grass" ("La fièvre dans le sang").

«Splendor in the grass» («la fièvre dans le sang» ) (1961) d'Elia Kazan est un film remarquable par bien des points, le premier d'entre eux étant la perfection hallucinante du jeu d'actrice de Natalie Wood à son sommet. Elle donne la réplique à Warren Beatty qui, lui aussi, a rarement été aussi bon.
On connaît l'histoire: une jeune fille de la classe moyenne américaine, Deanie, tombe amoureuse du fils d'un propriétaire terrien, Bud, dans un amour partagé et absolu.
Les conventions sociales, la morale puritaine, l'argent et même les conditions économiques (la crise de 1929) empêcheront cet amour et causeront une cascade de dégâts psychiques mais pas seulement.

Le film dissèque froidement le fatalisme des situations, les caractères entiers (la mère de Deanie et son obsession de pureté virginale, le père de Bud et sa passion dévorante pour l'argent), le choc des ambitions contrariées, l'impuissance du jeune couple à se délivrer des contraintes extérieures pour arriver au gâchis final, la fin du film se voulant cependant presque optimiste.

Je n'ai pas revu ce film depuis longtemps et son propos a forcément vieilli (Deanie coucherait avec Bud et il n'y aurait pas d'histoire!!!!) mais ai en mémoire les scènes les plus marquantes parmi lesquelles figurent la sortie de dépression de Natalie Wood et, à la toute fin du film, le regard triste, intelligent et tendre de l'Italienne que Bud a fini par épouser à celle dont elle a compris ce qu'elle avait vécu.

Elia Kazan est désormais au purgatoire des réalisateurs et c'est injuste: il y est pour de mauvaises raisons. Sa filmographie est éblouissante et quelques chefs d’œuvres y figurent.

Paradoxalement il devrait me déplaire et ses films me rebuter, surtout «La fièvre dans le sang»

car il est exagérément «psy» et incontestablement trop freudien.

Mais, comment dire, Natalie Wood est si belle, si fragile, si «juste» que l'on se moque de cet aspect du film et aussi de savoir ce que la méthode de jeu d'acteur doit à «l'actor's studio».

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