Overblog
Suivre ce blog Administration + Créer mon blog
4 septembre 2018 2 04 /09 /septembre /2018 07:00
Un nouveau McCartney, hélas.

Depuis que mon frère m'a fait découvrir les Beatles en 1969-1970 (oui! Juste au moment où le groupe explosait) j'ai soutenu Paul McCartney et sans doute contribué, quoi que modestement, à l'établissement de son immense fortune.

L'auteur-compositeur britannique a connu des hauts et des bas et j'étais là, fidèle acheteur, au gré des uns comme des autres. Parfois, je le sentais, j'encourageais une certaine faiblesse («Mary had a little lamb», «Bip-Bop» pour les titres les pires, «Red Rose Speedway», «Press» ou «Give my regards to Broadstreet» pour les albums les plus accablants) voire une réelle désinvolture.

Mais le deuxième plus célèbre natif de Liverpool possédait un charme qui faisait tout passer, une voix absolument prodigieuse (passer de «Here There and Everywhere» à «Oh! Darling», de «Monkberry Moon Delight» à «No more lonely night» et de «Calico Skies» à «Queenie Eye» en passant par «So Bad» il reste quasiment le seul à se l'être permis et à qui c'était possible.

En plus de sa voix McCartney reste l'auteur de chefs d’œuvres définitifs et éternels écrits sur une période de plus de 50 ans.

Il a aussi défriché des styles, inventé des sonorités, osé des rapprochements et s'est intéressé à des musiques différentes du Rock n'roll ou de la Pop Music pour s'en influencer qui en font un authentique génie.

Outre la chanson de variété anglaise on lui doit des oratorios, de la musique d'inspiration religieuse, de la musique d'ambiance, de la musique électronique et bien d'autres encore.

Son dernier album, «NEW» paru en 2013 a été un splendide cadeau: très bon cru, inspiré, contenant de très beaux titres il aurait été parfait pour être le dernier. La voix, atout premier de Paul McCartney donnait bien quelques signes de vieillissement. Aucun critique n'en parlait mais dans ses concerts le bassiste gaucher le plus célèbre du monde déraillait sévère... Rien d'étonnant donc à ce qu'un album studio trahisse ces signes avant-coureur qui sont le lot de tous, célébrités incluses: quand on vieillit notre voix vieillit!

Je l'ai tellement aimé que je me pense habilité à dire ma déception devant ce vieux monsieur qui refuse de dételer, qui se teint les cheveux, répète inlassablement les mêmes anecdotes et finit par rappeler le Charles Trenet de la fin dont le dentier seul manifestait un peu de vie.

Cet été, 2018, Internet et McCartney nous ont fait la faveur de nous offrir 3 titres de l'album qu'il sortira le 7 septembre. Je crains que ce ne soit «Le» disque de trop.

Une faveur dont je me serais bien passée: «I don't know», «Come on to me» et «Fuh You» sont trois mauvaises chansons de McCartney. Paroles bébêtes, musique rebattue et cette voix... chevrotante et fausse, l'ombre de l'ombre de celle d'avant.

Sa maison de disques a eu l'idée idiote d'illustrer les 3 chansons d'un clip presque identique, minimal et laid qui dessert les titres! (je crois savoir que, mégalomaniaque, ils sont signés du chanteur lui-même.

Cette fois, je le crains, McCartney est bien mort.

 

 

Partager cet article

Repost0
3 septembre 2018 1 03 /09 /septembre /2018 07:00

Le post "Ai-je bien fait", le dernier écrit à ce jour, a été représenté tous les jours d’août et détient désormais le record absolu de visiteurs.
Pourquoi se donner la peine d'en écrire tous les jours....

Comment aborder la rentrée? vaste question. Je pourrais, comme tous les ans, maudire la répétition permanente des rites de rentrée telles les 3 minutes "d'humour" sur France Inter, avant le Journal de 8H00 de la glicanante Charline Vanhonecker (glicanante étant la contraction de gloussante et de ricanante) que j'ai vaguement entendue ce 28 août, je pourrais évoquer ces visages bronzés qui réapprennent à faire la gueule dans les transports en commun, ces mollets aux genoux en état de marche (je fais une fixette!) qui semblent résister au pantalon et s'exhibent encore en bermuda d'été, ces feuilles de platanes qui paraissent moins pimpantes, le chien de la voisine, toujours aussi crétin, les airs gourmands de ceux qui annoncent l'éternel pétard mouillé de la "rentrée littéraire",  la rampe d'accès à mon parking qui ne s'est pas élargie, les sondages qui donnent le président moins populaire que le centre des impôts, la piscine découverte Nakache de Toulouse subitement vidée de ses nageurs...
Les angles d'attaque ne manquent pas.

Malgré tous ces agacements dus souvent au manque d'imagination de nos contemporains la rentrée c'est vivre, courir, écouter, marcher, ne pas souffrir et prendre du plaisir partout où il y en a à prendre. Et même dans les plaisanteries ultra-attendues de Charline V.

BONNE RENTREE.

 

Partager cet article

Repost0
3 août 2018 5 03 /08 /août /2018 07:00

C'est certain, même si la technique est au point et les bienfaits de l'opération avérés on ne s'y résout pas sans une profonde réflexion et, une fois la décision prise, on essaie de n'en voir que les bons côtés.

En elle-même l'Ostéotomie Tibiale de Valgisation (OTV) ne dure qu'une vingtaine de minutes et peut être exécutée sous anesthésie périphérique. 2 jours d'observation en clinique suffisent ensuite avant que l'opéré puisse rentrer chez lui.

Si j'ai bien compris son but, en ce qui me concerne, était double ou triple: faire cesser la douleur permanente aux genoux, empêcher le genou opposé d'être à son tour dans l'obligation d'être soigné et redonner aux jambes un positionnement droit permettant d'éviter le recours à une prothèse.

De toute manière on ne pouvait "rester en l'état": les jambes s'écartaient rapidement, le genou opposé supportait une contrainte trop lourde et la douleur était constante. En plus, si j'ose dire, je marchais mal et lentement et en étais très diminué.

Je savais que je ne retrouverais qu'une autonomie améliorée, une douleur diminuée et une silhouette retapée. Ni celles de l'adolescence ni même de la quarantaine. Adieu la montagne!

Je crois avoir prouvé, dans ma vie, que j'ai toujours utilisé mon corps comme une voiture: "marche ou crève!" ne le ménageant pas beaucoup (pas assez) et l'écoutant encore moins.Je ne suis pas un gibier de cliniques ou de consultations médicales et rien ne m'ennuie plus qu'être cloué au lit. De plus, comme celui de "victime", j'abhorre l'état de "souffrant". Cela pour dire qu'en plein été, dans ma belle Occitanie et avec mes amis j'avais mille autres occupations possibles que guetter le passage du temps sur un lit écrasé de soleil.

7 semaines après l'opération je suis à la période où les doutes sont les plus forts: le mieux est-il certain? pourquoi douleur et gène ne refluent-elles pas plus vite? pourquoi je boite encore? combien de temps avant de pouvoir marcher, courir (...), faire du vélo, conduire?

N***, 7 ans, m'a dit que j'étais un gentil escargot. C'est déjà ça!

 

Rendez-vous lundi 3 septembre 2018.

Partager cet article

Repost0
2 août 2018 4 02 /08 /août /2018 07:00
Psychologie de comptoir

Hier mardi j'étais au fin fond de l'Ariège chez un de mes nombreux beaux-frères. Il habite une belle maison dans un village minuscule. Comme dans la chanson de Maxime Leforestier cette maison (qui n'est pas bleue) est ouverte à ceux qui viennent et l'accueil, la table et la cave sont exceptionnels.
Il y avait là des ariégeois, d'ancien parisien (même après 25 ans de présence continue en Haute-Garonne je reste un "75" !) un Hugo Malgache, sa grand mère et des poules , un chat gris et un chien boxer que les enfants ont rendu chèvre en un après midi.

Il faisait chaud mais c'était supportable et la piscine était à la température idéale. Allez! puisqu'il y a toujours un point noir, il y avait bien quelques taons qui cherchaient qui piquer.

A un moment, au milieu des rires des enfants, du bruit de l'eau, de la conversation animée de Françoise et Myriam et devant mon verre de vin de propriétaire récoltant je me suis dit: "c'est mieux que dans un film. Cette plénitude, ce bien-être, cette présence de personnes chères... c'est ma vie et je suis heureux."

Et c'est la vérité. Depuis de longues années je suis devenu ce que j'aspirais à devenir. Un homme apaisé, bien dans sa tête, content de ce qui lui arrive de bien dans la vie (et sachant en profiter), quelqu'un qui écoute les autres et n'essaie ni de les contredire par principe ni de leur imposer sa façon de voir.

Je suis profondément cet homme qui aide qui il peut quand il peut, qui ne juge pas et qui s'abstient de dire du mal et d'en faire. Non pas le Dalaï Lama mais un type qui aime sa vie, qui l'a choisie et qui s'estime heureux du parcours accompli.

J'ai la chance que ma nervosité s'est calmée (ceci explique sans doute cela) et que mes "démons" ont perdu de leur influence. Forcément, ça aide.

Il m'arrive souvent de ressentir ce moment de pur bonheur, comme mardi, et je remercie la vie de me permettre de les distinguer et de les apprécier.

Se mettre en disposition de les accueillir, les reconnaître et les vivre devient un réflexe dès lors qu'on l'a décidé.

 

 

Partager cet article

Repost0
1 août 2018 3 01 /08 /août /2018 07:00

Comme tout Français qui se respecte je ne connaissais pas grand chose de Franck Sinatra: le mariage avec la splendide (mais paraît-il stupide, un monde s'écroule!) Ava Gardner, un tube mondial "Strangers in the night", une "scie" américaine ("New York New York"), un flirt avec le pire de l'Amérique (la Mafia et Las Vegas), un copinage douteux avec Kennedy et des amis show-business que je n'ai jamais pu blairer (Sammy Davis Jr, Liza Minelli, Dean martin....).

Arte consacrait une heure de portrait à ce crooner idolâtré aux USA et il contenait 55 minutes de trop! quel personnage inintéressant! quel personnalité sans intérêt!

C'est affaire de goût: les crooners roucoulants dans les basses m'ont toujours ennuyé au-delà du possible. La musique de variété prétentieuse américaine, mi-jazzy mi-Broadway est pour moi la quintessence de ce que je ne supporte pas. Dean martin, l'autre rouleur de mécaniques étant archétypal de ce genre très "amerloque" de variété sophistiquée.

Sinatra, donc, a été une mega-star américaine, tant comme chanteur que comme acteur de cinéma. Une sorte d'Aznavour du Nouveau-Monde... au physique en tous cas.

Il semble que les foules chaviraient lorsqu'il chantait (et Dieu sait s'il chantait des âneries ("The Lady is a tramp") et que la gent féminine défaillait lorsqu'il dardait son regard bleu sur elle.

Pourtant l'ami des mafieux n'était ni Cary Grant ni même Brad Pitt. Loin de là.

Il semble que la définition de la "fête" ait été pour lui de se soûler avec son fameux "Rat-Pack" à savoir Sammy Davis Jr, Dean Martin et le beau frère de John Kennedy, Peter Lawford. Et ça à Végas, le sommet du plouc américain et de l'inculture US. L'étalon du moche, du clinquant et du kitsch.

Claquer des milliers de dollars avec des tocards dans un trou lumineux.......... voilà pourquoi je n'ai pas choisi le Bac C comme Crooner!

Le portrait ne laissait rien dans l'ombre: la jalousie maladive du chanteur à talonnettes (et moumoute, j'en jurerais!) contre tous les autres (Presley, les Beatles etc.) nous a valu une scène hilarante qui montrait que Presley a eu le dessus, largement, le mauvais goût de Sinatra, ses réactions de coq italo-américain (Le cocu venant essayer de récupérer Ava Gardner en Espagne où elle vivait une romance avec Dominguin....) et son sens très relatif des affaires (les disques Reprise:).

Même lorsque son fils a été kidnappé contre rançon par un branquignol le crooner idole de mémères choucroutées et des types à cigares et gros ventres a été contestable.

Il faut voir ce qui reste comme une valeur sûre de la chanson américaine pour voir que ce pays, qui importe sa médiocre production n'est pas éloigné des standards de la variétoche internationale. "New york New York" est une kitscherie écœurante très surestimée. 

Comme Sinatra lui-même.

 

Partager cet article

Repost0
31 juillet 2018 2 31 /07 /juillet /2018 07:00

L'une des plaies de la télévision Française ce sont ces animateurs méga-payés et qui finissent par squatter l'ensemble des émissions, leur seule présence suffisant parfois, aux yeux de leur employeur, à qualifier ce qu'ils "animent". Des Nagui, des Ardisson, des Arthur et des Ruquier phagocytant leurs invités et devenant plus intouchables que les présidents des chaînes sur lesquelles ils sévissent.

On a même vu un Qi de moule être une chaîne de télévision à lui tout seul avec un programme multi-diffusé, stupéfiant cocktail de bassesse, de crétinerie et de médiocrité satisfaite.

On croyait avoir été au bout du bout du système avec les salaires mirobolants d'un Jean-Luc Delarue mais non, le système se perpétue et lorsque ces ingrédients sont enfin renvoyés (Maïtena Birenbaum, Tex, Julien Lepers...) ceux-ci, toute honte bue, demandent au tribunal des Prud'hommes des sommes pharamineuses que des chercheurs, des scientifiques ou des savants n'oseraient réclamer.

On parle, dans le cas de ces 3 hommes et femmes-tronc, amuseurs à la petite semaine et passeurs de plats - flagorneurs du tout-venant show-business de millions d'euros.

Mme Birenbaum, qui a animé un "talk-show" baltringue sur une chaîne cryptée, émission qui faisait moins d'audience qu'un doc sur les gnous du Serengeti, n'a pas de fausse-pudeur: elle réclame 3 millions d'euros à la chaîne qui a attendu 1 ou 2 ans pour constater son incompétence à mobiliser du "temps de cerveau disponible pour Coca-Cola".

Tex, animateur-bourrin d'émission "au-dessous de la ceinture" pour un public de trépanés a été viré suite à une blague lamentable. Il réclame à la chaîne des indemnités pour plus d'un million d'euros.

Le roi des campings, l'inusable Patrick Sébastien, le camelot Nagui et le ricaneur Ruquier, à ce titre, demanderont des dizaines de millions si leur "valeur" se calcule à leur temps de présence à l'antenne et au nombre de couvertures de "télé Z" qu'ils ont faites.

Triste époque où les successeurs de Guy Lux se prennent pour des gens importants!

 

Partager cet article

Repost0
30 juillet 2018 1 30 /07 /juillet /2018 07:00

Sur "Youtube"  je suis tombé sur un truc irrésistible. Ça dure une dizaine de minutes et ça s'appelle "kids react". On fait écouter et regarder à des enfants, individuellement, des  extraits de chansons et de clips et on leur demande de réagir. Filles et garçons ont moins de 14 ans, s'expriment en anglais et donnent un avis spontané et sincère.
Leurs réactions et leurs commentaires sont vraiment amusants.

Madonna ne sort pas grandie de l'exercice: elle est unanimement jugée "fashionista" et "provoc" démodée. Déjà à l'époque où elle était en haut de l'affiche ses provocations ne la servaient pas. Le recul du temps ne l'a pas servie.Les enfants semblent aimer l'authenticité et ce n'était pas le fort de la dame qui donnait le tournis en suivant toutes les modes.

Queen, les Beatles, le disco recueillent des critiques moins sévères de ces petits auditeurs malins et pleins de charme. Quand elle est filmée "au naturel" l'enfance est adorable. Un petit garçon aux cheveux calamistrés est particulièrement mignon et ses commentaires ou réactions pleins de drôlerie.

Le noir et blanc, même artistique, suscite un rejet total. Pour les enfants c'est rédhibitoire. Même chose pour les paroles trop "psychédéliques": la chanson "I am the walrus" des Beatles suscite une hilarité communicative.

Regardez ce programme c'est une vraie pépite!

 

Partager cet article

Repost0
27 juillet 2018 5 27 /07 /juillet /2018 07:00

Parce qu'elle est absolument personnelle l'expérience de la douleur est difficilement transmissible.

J'ai trouvé pertinente la méthode éprouvée par laquelle les infirmières s'enquéraient de mon niveau de souffrance après une OTV: "sur une échelle de 1 à 10 où vous situez-vous?".

C'est, pour quantifier la douleur, un mode de représentation parlant et qui permet de bien la traiter.
Par contre c'est très insuffisant pour décrire les sensations exactes que suscite la douleur.

Personnellement, et lié à ma dernière expérience, je ne me voyais pas expliquer que je sentais ma jambe gonflée et trempant dans de la moutarde. Question de crédibilité.

A d'autres moments c'est l'image d'un étau qui me venait à l'esprit.

La nuit, dans un sommeil léger la douleur prend d'autres chemins: poivre, piment, écartèlement s'imposent à l'esprit endormi. Une douleur de 4 monte rapidement 2 crans au-dessus avec l’inquiétude de la nuit. On se voit avec des complications, des déchirements et l'amputation s'envisage comme un remède. 

Comme on dit maintenant "le pronostic vital" n'a jamais été évoqué et l'opération subie est devenue banale et totalement maîtrisée. Comme l'est la douleur avec des dérivés morphiniques qui remplissent leur rôle, vite et bien.

Il y a une douleur résiduelle pendant l'immobilisation, due à l'intervalle que l'on doit respecter entre les prises de comprimés.

Pendant 6 semaines je me suis abstenu de poser le pied par terre, en appui, et depuis que j'en ai l'autorisation, une nouvelle douleur, profonde et de "friction des chairs" me taraude trop souvent. Le médecin m'avait prévenu: "vous étiez en lévitation (en quelque sorte) les réalités (la gêne et la douleur) vont se rappeler à votre bon souvenir!".

On le sait on "s'habitue" à souffrir et cette habitude en atténue les effets. Changer de douleur est par contre très inconfortable.

 

Partager cet article

Repost0
26 juillet 2018 4 26 /07 /juillet /2018 07:00
La Duchesse d'Angoulême (Madame Royale)

La Duchesse d'Angoulême (Madame Royale)

J'ai regardé en "replay" l'émission "Secrets d'Histoire" animée par Stéphane Bern et consacré à Madame Royale fille de Louis XVI et de Marie-Antoinette. J'y ai pris du plaisir et ai été étonné de parvenir à la regarder en son entier et de m'intéresser à ce personnage tragique.

La beauté stupéfiante de la jeune actrice qui jouait à la perfection Mme Royale à la prison du temple et après n'y est pas étrangère, je le concède.

Mais il n'y a pas que cela. Stéphane Bern est certes plein d'affèterie et grandiloquent mais il connaît son sujet et retrouve les accents de ses devanciers Alain Decaux, André Castelot ou Jean-François Chiappe qui ont fait aimer l'Histoire de France aux Français.

Les accents de Bern sont souvent (presque) ridicules tant il s'investit dans ce qu'il raconte. En l’occurrence la vie de cette malheureuse princesse est tellement pathétique et douloureuse que l'on se surprend à éprouver de la compassion pour cette très jeune femme qui a vu en peu de temps disparaître son monde, son père, sa mère, ses frères et sa tante aimés. Et dans quelles conditions..

L'émission doit disposer d'un budget important car elle est très richement illustrée: documents sur Versailles, sur le Grand Trianon, sur le "Hameau de la Reine", sur Vincennes (qui ressemble à la prison du Temple détruite, Schoenbrunn, Hartwell, les Tuileries et Bordeaux et enfin de l'exil à Mitau en Courlande.

Le côté "voyeur" du spectateur est juste flatté ce qu'il faut avec des objets ayant appartenu à la princesse et des gravures la représentant.

On s'intéresse plus à l'anecdotique en accablant les acteurs de la Révolution et en surfant rapidement sur les positions "ultras" (d'ancien Régime) de Madame Royale qui empêcha les derniers Bourbon (Louis XVIII excepté) de faire un aggiornamento qui leur aurait peut-être permis de devenir des souverains constitutionnels et éviter à le France les expériences traumatisantes de la Monarchie de Juillet et du Second Empire....

On l'a compris Bern veut nous émouvoir avec "l'Orpheline du temple" et il y parvient sans difficultés.

Au passage on est surpris que les célébrités de l'époque soient aussi différentes d'un portrait à un autre. Bien malin qui s'est fait une idée de Marie-Thérèse de France à partir des portraits d'elle qui nous ont été montrés dans l'émission!

J'ai aimé le rappel de la terrible sentence sur elle de Napoléon pendant les 100 jours: "c'est le seul homme de cette famille".

Au final un programme divertissant et intéressant qui remet l'Histoire évènementielle et les "grandes figures" en vedette.

 

 

 

Partager cet article

Repost0
25 juillet 2018 3 25 /07 /juillet /2018 07:00
Corée du SudCorée du SudCorée du Sud
Corée du SudCorée du Sud

Corée du Sud

Je ne voudrais pas sombrer dans l'angélisme mais mon voyage d'agrément en Corée du Sud m'a montré ce qu'était un pays accueillant aux visiteurs. En 15 jours de présence pas une seule fois nous n'avons été ne serait-ce qu'importunés.
Partout l'accueil a été aimable et la volonté de rendre service aux touristes est manifeste.
A plusieurs reprises, dans le très beau métro de Séoul, des voyageurs se sont approchés de nous en se sont enquis de savoir pourquoi nous visitions leur pays et si nous étions satisfaits.

L'anglais est assez peu pratiqué, surtout par les "aînés" mais il existe une volonté de comprendre qui fait plaisir. On sentait un désir que tout se passe bien et jamais nous ne sommes restés en rade: lorsque nous regardions le plan de la mégapole des Coréens nous ont spontanément aidés à nous diriger.

Comme souvent dans les pays d'Asie la très grande richesse côtoie l'extrême pauvreté et l'archaïsme la modernité. Les marchands ambulants dont le seul bien est un antique vélo transformable en restaurant d'extérieur partagent les rues avec les plus belles voitures du monde. A un feu rouge près de la colline à l'antenne (la Tour Namsan) j'ai vu 5 Porsche Cayenne arrêtées.

L'architecture champignon est phénoménale (Busan, en mer du japon est une ville maritime impressionnante). Toute de verticalité, de verre et d'acier la ville est verte et de vieilles demeures ou édifices religieux se lovent aux pieds des tours.

La circulation des voitures, des bus, des camions et des piétons est démesurée: en ville il y a de véritables autoroutes.

La population est très jeune et très branchée: le téléphone portable est encore plus utilisé qu'ici: dans le métro on "traque" du regard celui ou celle qui ne l'a pas à la main.

La musique et l'image sont omniprésents ainsi que la lumière électrique. Comme le Japon (que décidément et fermement les Coréens n'aiment pas) ou la Chine le pays change à marche forcées et le monde ancien disparaît du jour au lendemain.

Les images "sexy" (gamines provocantes, danses lascives, maquillages et coiffures outrées) sont à la mode ainsi que toute technologie récente.

La nourriture est excellente (ah, le "Bimimbap"!!) et abondamment servie dans toutes sortes de restaurants, les meilleurs à mon goût étant les plus informels.

La campagne et le Sud côtier ne changent guère l'image prégnante du pays qui commence dès l'immense aéroport de Séoul Incheon.

Les musées sont nombreux et très bien organisés. Séoul en compte plusieurs qui m'ont passionnés (dont le Musée National), des temples superbes que l'on visite sans contraintes et des sites remarquables.

15 jours étaient absolument insuffisants pour découvrir ce pays étonnant et très attachant. Nous avions la chance d'avoir une amie coréenne qui nous a pilotés quelques jours et nous a invités dans sa famille au centre du pays. Nous avons dormi et dîné "à la Coréenne" dans une authentique maison ancienne ce qui n'est pas donné, malheureusement, à tous ceux qui visitent ce pays.

 

Partager cet article

Repost0

Présentation

  • : Les bonnes feuilles du Poirier
  • : Le blog d'un Toulousain très critique sur l'actualité, et vachement calé en histoire en plus.
  • Contact

Stats

Visiteurs Uniques depuis le 22 Mars 2013
(18274 Visiteurs Uniques depuis sa création)

 

Il y a    personne(s) sur ce blog

 

Blog créé le 8 Décembre 2009

Pages