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26 juillet 2018 4 26 /07 /juillet /2018 07:00
La Duchesse d'Angoulême (Madame Royale)

La Duchesse d'Angoulême (Madame Royale)

J'ai regardé en "replay" l'émission "Secrets d'Histoire" animée par Stéphane Bern et consacré à Madame Royale fille de Louis XVI et de Marie-Antoinette. J'y ai pris du plaisir et ai été étonné de parvenir à la regarder en son entier et de m'intéresser à ce personnage tragique.

La beauté stupéfiante de la jeune actrice qui jouait à la perfection Mme Royale à la prison du temple et après n'y est pas étrangère, je le concède.

Mais il n'y a pas que cela. Stéphane Bern est certes plein d'affèterie et grandiloquent mais il connaît son sujet et retrouve les accents de ses devanciers Alain Decaux, André Castelot ou Jean-François Chiappe qui ont fait aimer l'Histoire de France aux Français.

Les accents de Bern sont souvent (presque) ridicules tant il s'investit dans ce qu'il raconte. En l’occurrence la vie de cette malheureuse princesse est tellement pathétique et douloureuse que l'on se surprend à éprouver de la compassion pour cette très jeune femme qui a vu en peu de temps disparaître son monde, son père, sa mère, ses frères et sa tante aimés. Et dans quelles conditions..

L'émission doit disposer d'un budget important car elle est très richement illustrée: documents sur Versailles, sur le Grand Trianon, sur le "Hameau de la Reine", sur Vincennes (qui ressemble à la prison du Temple détruite, Schoenbrunn, Hartwell, les Tuileries et Bordeaux et enfin de l'exil à Mitau en Courlande.

Le côté "voyeur" du spectateur est juste flatté ce qu'il faut avec des objets ayant appartenu à la princesse et des gravures la représentant.

On s'intéresse plus à l'anecdotique en accablant les acteurs de la Révolution et en surfant rapidement sur les positions "ultras" (d'ancien Régime) de Madame Royale qui empêcha les derniers Bourbon (Louis XVIII excepté) de faire un aggiornamento qui leur aurait peut-être permis de devenir des souverains constitutionnels et éviter à le France les expériences traumatisantes de la Monarchie de Juillet et du Second Empire....

On l'a compris Bern veut nous émouvoir avec "l'Orpheline du temple" et il y parvient sans difficultés.

Au passage on est surpris que les célébrités de l'époque soient aussi différentes d'un portrait à un autre. Bien malin qui s'est fait une idée de Marie-Thérèse de France à partir des portraits d'elle qui nous ont été montrés dans l'émission!

J'ai aimé le rappel de la terrible sentence sur elle de Napoléon pendant les 100 jours: "c'est le seul homme de cette famille".

Au final un programme divertissant et intéressant qui remet l'Histoire évènementielle et les "grandes figures" en vedette.

 

 

 

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25 juillet 2018 3 25 /07 /juillet /2018 07:00
Corée du SudCorée du SudCorée du Sud
Corée du SudCorée du Sud

Corée du Sud

Je ne voudrais pas sombrer dans l'angélisme mais mon voyage d'agrément en Corée du Sud m'a montré ce qu'était un pays accueillant aux visiteurs. En 15 jours de présence pas une seule fois nous n'avons été ne serait-ce qu'importunés.
Partout l'accueil a été aimable et la volonté de rendre service aux touristes est manifeste.
A plusieurs reprises, dans le très beau métro de Séoul, des voyageurs se sont approchés de nous en se sont enquis de savoir pourquoi nous visitions leur pays et si nous étions satisfaits.

L'anglais est assez peu pratiqué, surtout par les "aînés" mais il existe une volonté de comprendre qui fait plaisir. On sentait un désir que tout se passe bien et jamais nous ne sommes restés en rade: lorsque nous regardions le plan de la mégapole des Coréens nous ont spontanément aidés à nous diriger.

Comme souvent dans les pays d'Asie la très grande richesse côtoie l'extrême pauvreté et l'archaïsme la modernité. Les marchands ambulants dont le seul bien est un antique vélo transformable en restaurant d'extérieur partagent les rues avec les plus belles voitures du monde. A un feu rouge près de la colline à l'antenne (la Tour Namsan) j'ai vu 5 Porsche Cayenne arrêtées.

L'architecture champignon est phénoménale (Busan, en mer du japon est une ville maritime impressionnante). Toute de verticalité, de verre et d'acier la ville est verte et de vieilles demeures ou édifices religieux se lovent aux pieds des tours.

La circulation des voitures, des bus, des camions et des piétons est démesurée: en ville il y a de véritables autoroutes.

La population est très jeune et très branchée: le téléphone portable est encore plus utilisé qu'ici: dans le métro on "traque" du regard celui ou celle qui ne l'a pas à la main.

La musique et l'image sont omniprésents ainsi que la lumière électrique. Comme le Japon (que décidément et fermement les Coréens n'aiment pas) ou la Chine le pays change à marche forcées et le monde ancien disparaît du jour au lendemain.

Les images "sexy" (gamines provocantes, danses lascives, maquillages et coiffures outrées) sont à la mode ainsi que toute technologie récente.

La nourriture est excellente (ah, le "Bimimbap"!!) et abondamment servie dans toutes sortes de restaurants, les meilleurs à mon goût étant les plus informels.

La campagne et le Sud côtier ne changent guère l'image prégnante du pays qui commence dès l'immense aéroport de Séoul Incheon.

Les musées sont nombreux et très bien organisés. Séoul en compte plusieurs qui m'ont passionnés (dont le Musée National), des temples superbes que l'on visite sans contraintes et des sites remarquables.

15 jours étaient absolument insuffisants pour découvrir ce pays étonnant et très attachant. Nous avions la chance d'avoir une amie coréenne qui nous a pilotés quelques jours et nous a invités dans sa famille au centre du pays. Nous avons dormi et dîné "à la Coréenne" dans une authentique maison ancienne ce qui n'est pas donné, malheureusement, à tous ceux qui visitent ce pays.

 

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24 juillet 2018 2 24 /07 /juillet /2018 07:00
Un personnage oublié mais passionnant: Fernand Legros

Hormis les personnes s'intéressant au marché de l'art peu se souviennent du retentissant scandale autour du "marchand d'art" Fernand Legros. (circa 1970)

Je me souviens que l'autre Peyrefitte, Roger, s'était intéressé à lui et avait commis un livre sulfureux qui lui était consacré et qui avait contribué à compliquer une affaire qui n'avait pas besoin de ça.

Je suis retombé sur des documents concernant Fernand Legros et son lucratif commerce de faux plus vrais que les vrais puisque souvent authentifiés par les peintres eux-mêmes ou par des spécialistes faisant autorité. L'arnaque de Legros reposait sur le travail phénoménal d'un faussaire de génie -naïf ou idiot- Réal Lessard qui reproduisait ou inventait des peintures tellement "vraies" qu'une fois la signature d'un grand peintre imitée et apposée sur ses peintures elles étaient vieillies chimiquement (bois du cadre, toile, couleurs) et enfin revendues, qui à des collectionneurs qui à des musées.

Car le génie de Fernand Legros consistait à vendre ses faux avec des certificats authenticité eux parfaitement vrais.
Ces certificats authentifiant les peintures en multipliait les prix et augmentaient la côte de tel ou tel peintre.

Son système a marché pendant des années mais le faussaire s'est rebellé (une anecdote stupéfiante veut qu'il trouva une toile de Raoul Duffy qu'il avait peinte sur le mur de l'avocat qu'il était venu consulter pour trouver une aide), l'escroc qui signait les toiles du faussaires ne savait pas tenir sa langue et enfin un fraudeur milliardaire du fisc américain firent chuter Legros qui avait, dans les années 60-70 un train de vie de nabab.

La place manque pour raconter les "aventures" de Fernand Legros, un personnage qu'aucun romancier ou cinéaste aurait osé inventer. L'épisode de Van Dongen reconnaissant un tableau qu'il n'avait jamais peint et racontant sa liaison avec le modèle qui était en fait une maîtresse récente du faussaire est incroyable. Sa méthode de séduction des ayants-droit des grands peintres (souvent des femmes âgées...) participe de l'intérêt que suscite un escroc, certes, mais vraiment incroyablement audacieux et intelligent.

Drôle aussi la façon dont les autorités Suisses comme Françaises ont préféré un Legros loin des tribunaux (allant jusqu'à le prévenir avant une arrestation et l'extrader discrètement au Brésil) de peur que le scandale, s'il éclatait dans toute son ampleur, ne discrédite le marché de l'art et les collections des plus grands musées du monde.

On connaît la célèbre photo de Legros posant devant sa Rolls Royce avec son chapeau noir, ses lunettes et sa barbe poivre et sel. Son histoire, romanesque à souhait reste à écrire.

 

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23 juillet 2018 1 23 /07 /juillet /2018 07:00

Il y a vingt-cinq ans de cela, en juillet 1993, j'avais participé en tant que candidat à l'émission-jeu de télévision "Fort Boyard" pour l'association "Petits Princes", dirigée par une amie et qui réalise les rêves d'enfants subissant un traitement médical lourd.

Le but de cette participation était double: faire mieux connaître l'association et rapporter de l'argent pour son fonctionnement.

On m'avait demandé mon accord mi-juin et l'émission a été diffusé tout début juillet; c'est dire que ça n'a pas traîné.

Nous avons dû donner la preuve de notre bonne forme et de nos capacités physiques dans un stade parisien avant l'enregistrement "dans les conditions du direct" en Charente-Maritime.
Mon fils m'avait accompagné (et encouragé) et, devant sa personnalité il est vrai amusante et spontanée on lui avait proposé de participer à un jeu de la même société de production. Il avait refusé et l'a regretté par la suite.

Nous arrivons à l'hôtel, à La Rochelle je crois et la productrice, un dragon très désagréable nous a ignorés, nous les candidats pas connus pour ne s'adresser qu'à Yves Dutheil, chanteur qui faisait partie de notre équipe. (j'ai dit ce que je pensais d'elle et de son attitude en oubliant que j'avais un micro branché sur mon tee-shirt! De froide Mme Brière est devenue glaciale!).

 

Un technicien est venu me dire qu'en régie mes commentaires avaient été diversement appréciés mais qu'une majorité pensaient de même: la productrice était désagréable et ne se prenait pas pour rien.

Nous avons joué le jeu, gagné certaines épreuves, perdu d'autres et "fait le spectacle". De temps en temps nous rejouions un passage (c'est donc un spectacle monté et arrangé, du temps en plus étant accordé ou le gain d'une épreuve concédé pour faire le show). Le sablier, présent dans toute l'émission, fonctionnant parfois vite parfois lentement. Pas linéairement comme le chronomètre de l'écran.

Nous avons été jusqu'à la "salle du trésor" et remporté une somme convenable après avoir gentiment cafouillé. l'honneur était sauf.

J'avais perdu l'enregistrement de l'émission et c'est en apprenant que le petit fils de ma femme était "fan" de l'émission que j'ai souhaité m'en procurer un exemplaire pour le lui montrer. Des extraits que j'ai revus je me suis à peine reconnu! vingt-cinq ans ça ne pardonne pas: c'est accablant.

Je serai désormais moins sévère avec les comédiennes botoxées, liftées et photoshoppées: et les comédiens à moumoute, quelle angoisse de se voir vieillir!

 

 

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20 juillet 2018 5 20 /07 /juillet /2018 07:00

Je serais Emmanuel Macron, Président de la République, je démissionnerais et j'irais dans le monde des affaires qui me paierait plus, beaucoup plus et où mon pedigree et mes talents seraient reconnus.

Qu'est-il allé faire à l’Élysée, fortin entouré d'ennemis attachés à sa perte après avoir eu la peau de ses successeurs depuis Giscard? (à l'exception de Mitterrand et Chirac qui étaient des canailles qui tenaient en respect les meutes d'aboyeurs)

De la piscine de Brégançon à la vaisselle de la présidence, de son collaborateur qui castagne un manifestant à l'âge de sa femme tout lui est compté en débit tandis qu'une presse absurde et mesquine ne sait que lui opposer sondages et critiques,

A l'heure où les USA ont un Donald Trump à leur tête nous ne sommes pas grotesques de reprocher au Président que l'on a élu il y a un an d'employer à tort le mot "delicious" pour qualifier l'épouse du premier ministre australien. Effectivement c'est plus qu'une faute, un crime comme l'eût dit Talleyrand.

A la place de Macron je laisserai ce peuple d'ilotes rejeter toutes les réformes et les réfugiés, et défendre des industries arriérées et des positions intenables. Qu'ils se débrouillent avec leurs retraites, qu'ils aient leurs syndicats qui ne représentent personne, qu'ils acclament des insoumis qui recyclent un vieux marxisme à peine maquillé...

Je les laisserais s'enfoncer et se retrouver sous tutelle de l'Europe et voter pour la fille Le Pen.

Faut-il qu'il l'aime ce fichu pays pour en accepter les manifestations de sa petitesse et de sa bêtise crasse.

Je me désintéresserais, si j'étais lui, de l'actualité de ce pays sous-développé qui crève de sa prétention et de son rapetissement continu depuis le XIX ème siècle. .

 

 

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19 juillet 2018 4 19 /07 /juillet /2018 07:00

Dans une société où l'on explique tout, ou la rationalité est sans cesse invoquée je suis toujours étonné qu'on passe, depuis des siècles et des siècles, la différence de "besoin" sexuel entre hommes et femme par pertes et profit.

Naturellement je n'ignore pas que mon propos doit être nuancé mais une maintenant longue expérience de la vie me fait dire que les hommes ont un besoin impérieux très supérieur à celui de leurs compagnes, et ce quel que soit leur milieu social, leur éducation et leur relation de couple.

Notre côté purement animal ne se manifeste pas que pour la reproduction de l'espèce. La volonté d'atteindre le plaisir y est même bien plus importante que la procréation.

Il n'y a pas longtemps un ami m'a dit, sur le ton de la confidence: "Nous n'avons, elle et moi, rien fait depuis des mois." un silence et il ajoute: "des années". Je lui demande comment il fait: "j'aime ma femme alors heureusement il y a la masturbation."

Ce n'est pas la première fois que je surprend des confidences de ce genre ou que j'apprends que tel ou tel va "voir" ailleurs non pas par envie d'aventure mais pour réguler un besoin sexuel qui prend une dimension trop prégnante. J'ai même connu quelqu'un, T***, qui n'avait des maîtresses que pour le sexe. Sans aller jusqu'à DSK ce désir fait faire beaucoup de bêtises.

Hommes, au début de notre vie d'adulte, nous sommes nombreux à avoir pensé que nous étions victimes d'un excès de désir, d'un surplus de sève et que les choses iraient en diminuant. Or il n'en est rien. la pression du désir comme celle de l'envie nous taraude pendant une grande partie de notre vie et, lorsqu’enfin elle s'amenuise, voire disparaît, nous la regrettons. Qu'on en juge par les suicides d'écrivains ou au livre de Romain Gary "Au-delà de cette limite votre ticket n'est plus valable".

A propos d'écrivain, le romancier Serge Rezvani m'a sidéré un jour en écrivant, noir sur blanc, que nous devrions, comme les vaches, pouvoir être "traits" (sic) pour pouvoir être efficaces. Je me suis demandé s'il était seul à oser dire de telles choses. L'image est choquante mais plus profonde qu'il n'y paraît.

La Religion, cette ennemie résolue du bien être sexuel, a figé les choses et imposé un couvercle hermétique sur le besoin et le désir. Besoin et désir qui sont deux choses connexes mais fondamentalement différentes.

La "fidélité", ce beau concept, est en réalité une prison acceptée, voire revendiquée.

Je ne dis pas que tout le monde a une sexualité défaillante, (qui suis-je pour le dire?) mais que, j'ai acquis la certitude que notre société va mal parce qu'elle réprime un fait naturel et avéré: une distorsion non négligeable existe entre la sexualité masculine et féminine et le fossé est rarement comblé sur la durée.

Nos lois l'ignorent, notre philosophie fait comme si, et ce fait qui peut aboutir à une carence ayant des conséquences considérables est négligé, quand il n'est pas nié. "Vous les hommes vous ne pensez qu'à ça", "tu as le même regard que les autres, je sais à quoi tu penses", "vous avez le cerveau au niveau du pantalon"... combien de fois entendons-nous ces phrases qui jugent mal un besoin trop évident?

Les féministes et d'autres censeurs critiquent cet aspect du désir mâle comme s'il était une carence d'éducation. Une incongruité langagière et comportementale.

Au XIX ème siècle on était moins hypocrite, il y avait les bordels pour les libidos fortunées. Preuve par l'absurde que le "problème" avait été appréhendé, même à minima.

On n'aborde pas ce sujet aisément en société mixte mais et entre hommes on ne le fait guère. Il n'empêche que j'ai plus souvent entendu plaintes et regrets du "manque" que du "trop".

Ma réflexion, je le vois, ne mène nulle part... je voulais en fait partager l'idée maîtresse: "on" n'est pas obsédés, on est "possédés".

 

 

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18 juillet 2018 3 18 /07 /juillet /2018 07:00

Rien à redire sur le spectacle sportif de dimanche soir à Moscou: la pièce a été belle et bien jouée. Au terme de plus d'une heure et demie la victoire était là, incroyablement méritoire et disputée.

La nuit a été animée et klaxons et drapeaux étaient au matin aphones pour les uns, déchiquetés pour les autres. Il y a bien eu, ici ou là, des mauvaises personnes qui on saisi le prétexte pour se conduire comme des cons mais, grosso-modo, l'ensemble a été joyeux, unanime, festif et bon-enfant.

Qu'on "en" parle encore le lundi... Ma foi une victoire au Mondial et un titre de pays Champion du monde le justifie. Là où ça commence à devenir pesant ce sont ces interviews des joueurs, du staff, des commentateurs, des groupies et, naturellement, de l'anonyme qui répète bêtement ce que tout le monde dit. Et le trophée par ci et les Champs Elysées par là.

Les "Bleus" à l'Elysée enfin, un direct stupéfiant de niaiserie avec ses selfies, ses autographes et cette béatitude réduite à 4 mots un peu gênante. 

Nous sommes mercredi et le monde s'est arrêté. Il n'y en a que pour le prochain "ballon d'Or", pour les Bleus et leur victoire en finale.

Ca commence à faire beaucoup!

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17 juillet 2018 2 17 /07 /juillet /2018 07:00
Et j'ai aimé WarholEt j'ai aimé Warhol

J'ai regardé, sur "Arte" je crois, un épisode de la série "Palettes" d'Alain Jaubert consacré à Andy Warhol.
Je m'étais acheté, il y a quelques années, le coffret d'une bonne dizaine de DVD de cette collection, DVD consacrés qui à un peintre, qui à une école de peinture qui à un tableau. Presque chaque film m'a comblé par son érudition, sa profondeur, son envie de transmettre et sa retenue.
Il ne s'agit pas de ces digressions fumeuses et contestables de spécialistes abscons étalant leur science au détriment de la compréhension du sujet abordé.

Alain Jaubert donne à voir, à comprendre, explore des pistes et nous prend à témoin. C'est intelligemment réalisé et le spectateur est heureux d'apprendre tout en étant curieux de le faire.

Je le dis tout net, le "Pop-Art" en général et Andy Warhol en particulier étaient pour moi les synonymes d'une fumisterie voire d'une escroquerie intellectuelle.
Je voyais Warhol comme un imposteur sachant manipuler les médias et profitant d'une intelligentsia toujours prompte à se faire mystifier.

A la vision de ce documentaire d'une heure mon opinion a évolué et l'art de Warhol m'est apparu comme au service d'une œuvre réelle, parfois contestable mais plus une imposture.

Tout le long passage sur la sérigraphie m'a passionné et la démarche artistique de l'artiste m'est apparue comme objectivement artistique et novatrice. Ses motivations étaient éminemment créatives et conceptuelles. Le travail en série et la possibilité de gains conséquents n'étant qu'un corollaire de sa méthode. 

Naturellement l'homme, son inspiration parfois (Jackie Kennedy, Marilyn Monroe, les soupes Campbell, Liz Taylor), son côté mondain et sa cour, ses provocations et surtout son narcissisme et le côté "gourou" ou "Karl Lagerfeld" de sa personnalité me déplaisent toujours autant.

J'ai beaucoup apprécié l'analyse -incroyablement précise et enthousiasmante-  du tableau "Ten Lizes" (1963) même si, parfois, elle se laissait emporter par la passion du commentateur.

Je comprends mieux la célébrité mondiale de Warhol et admet qu'il n'était pas "n'importe qui": en 53' de documentaire Alain Jaubert m'a donné en savoir plus.

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16 juillet 2018 1 16 /07 /juillet /2018 07:00

Je suis absolument et résolument contre le défilé militaire du 14 juillet qui est un exemple désuet de survivance d'un passé dépassé.

Rien de plus vain (surtout quand on se remémore les hauts faits d'arme de notre malheureux pays depuis Waterloo à la défaite absolue de 1940 sans oublier nos "hauts faits d'armes" des guerres coloniales) que ce long et ennuyeux cortège de matériel qui fait moins rêver les enfants de notre époque que la "Batmobile" ou les vaisseaux de "la guerre des étoiles".

Je n'oublie pas que le pacifisme bêlant était un signe aux dictatures de ne pas se gêner ni l'histoire pathétique de la SDN (Société des Nations) qui avait mis la guerre hors la loi mais, puisque armée il faut que ce soit discrètement et sans cet étalage indécent (et ridicule) de matériel briqué et de ses servants qui le sont tout autant.

Croit-on que ces alignements impeccables de mentons et de tenues militaires rutilantes ont le moindre effet sur une population qui ne raisonne plus qu'en épiciers? tout cet attirail (dont la presse nous raconte régulièrement qu'il ne fonctionne pas si bien, les porte-avions allant jusqu'à perdre leurs hélices tandis que les hélicoptères refusent de décoller!) on le devine, ne nous ferait pas gagner la prochaine.

C'est donc autre chose, de l'ordre de la psychologie des foules qui est en jeu: un symbole national qui permet de ressouder une population profondément divisée et dont je crains qu'agiter des drapeaux bleu-blanc-rouge ne suffise pas complètement à lui faire prendre conscience d'elle-même.

Mon opinion est que l'armée et tout ce qui a rapport avec elle n'est plus ou pas capable de fédérer et que ce défilé pompeux et lourdaud passe totalement à côté.

Homme et président jeune Emmanuel Macron devrait réfléchir à sa suppression.

 

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13 juillet 2018 5 13 /07 /juillet /2018 07:00

Opéré du genou, pour le seconde fois en moins de deux ans je suis condamné aux béquilles et au fauteuil roulant depuis deux semaines et c'est une situation à laquelle je n'avais guère songé auparavant.
On le sait et on le dit régulièrement, il faut en être passé par là pour comprendre combien le vie quotidienne des personnes "à mobilité réduite" est contraignante.

 

Si les enfants se jettent sur les béquilles et les envisagent comme un jouet original ils s'en lassent assez vite et vous ne pouvez faire de même.

Marcher avec des "cannes anglaises" est compliqué. Et agaçant. Elles tombent tout le temps. Dès qu'elles ne vous supportent plus elles tombent. L'une, l'autre ou les deux. A la sixième ou septième fois vous ne trouvez plus cela drôle du tout.

Tout le poids du corps est soutenu par les mains, une hanche, deux épaules. Et, accessoirement par l'autre genou. Les mains deviennent douloureuses, le torticolis guette.

Aller chez l'épicier du coin se révèle être une véritable aventure: l'ascenseur, les doubles portes, le "bip" qui ouvre la porte de l'immeuble, le trottoir pas plan, les sorties d'immeubles avec voitures sortant à l'aveuglette... des pièges auxquels un "deux-jambes" ne ferait as attention.

Revenir de l'épicerie (ou de la boulangerie) avec des achats se révèle un casse-tête: sac à dos ou sac à main? comment franchir les obstacles? ai-je bien repris mon portefeuille?

Je n'ai pas encore essayé le tramway qui passe en bas de chez moi et qui va vers le centre ville: la crainte d'être un frein dans la circulation de bipèdes pressés! mais dès la semaine prochaine (ou celle d'après!) je me lance.

Pour le moment j'ai une autonomie de 800m (aller-retour) en solo. C'est ridicule mais j'ai encore en mémoire les 15 jours confinés au lit et à la chambre.

Et j'ai béni la kiné lorsqu'elle m'a appris à aller, avec les béquilles, sur la terrasse. Je n'étais plus un boulet! (enfin... je me comprends).

 

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