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7 octobre 2021 4 07 /10 /octobre /2021 07:00

J'ai visité, la semaine dernière, la maison de Salvador Dali à Port Lligat, près de Cadaquès. Ce n'était pas la première fois mais j'étais heureux d'y revenir, accompagné de ma fille qui se faisait une joie de cette visite.

Nous étions comblés: la réservation garantissait la visite et nous en avions choisi l'heure. Le parking était quasiment vide et...gratuit. Un guide bilingue humain* pour 4 à 5 personnes et de une demie-heure à trois quarts d'heure prévus.

La route descend vers la mer, les maisons blanches rappellent la Grèce, les bateaux de pêcheurs oscillent doucement sous le soleil. Dans un petit hameau une maison se distingue des autres par de grands œufs blancs sur son toit, par sa taille supérieure à ses voisines et par les personnes qui piétinent autour d'elle.

C'est la fameuse "Casa Dali" que nous avons vue indiquée dès Figeras.

Nous entrons par le vestibule à l'ours et sommes d'emblée mis en condition: le maître était facétieux et se moquait (sans doute) un peu du monde. L'ours est empaillé, debout, et des colliers et chaînes (dont un tastevin) le décorent. 3 cygnes, naturalisés également, sont en hauteur. 2 peintures (des reproductions) assez laides sont visibles derrière les oiseaux plus très blancs.

Le ton est donné: de l'originalité, des idées étonnantes, des objets "détournés" et d'autres sont alignés ou posés selon un ordre et un plan inconnus. Des gadgets côtoient des antiquités, des installations (il semble avoir été un précurseur) voisinent avec des choses plus logiques.

De belles carafes, des drageoirs splendides, des vases, des cages (à oiseaux, à grillon), des miroirs, des fleurs immortelles séchées (et fanées), des boîtes de couleurs, des "curiosités" forment un décor personnel encore habité par le peintre Catalan et sa femme Gala. Leur chambre, que l'on peut trouver kitchissime ou originale, le dispositif ingénieux permettant à Dali d'être le premier Espagnol à voir les rayons du soleil, leur salle de bain et cabinet de toilette (avec robinetterie d'époque et serviette au chiffre de l'hôtel parisien préféré du peintre), la salle en "oursin" et son phénomène acoustique, l'atelier au dispositif génial lui permettant de peindre "à hauteur d'homme", la salle des photos (ridicule "name-dropping" du guide!) une partie de la cuisine puis l'accès aux terrasses (dont celle avec le bassin-piscine et les célèbres publicités Pirelli encadrant le (vilain) transat rose en forme de lèvres; la visite est complète et les explications amusées.

150 000 visiteurs usent les tapis d'époque (une sorte de jonc de mer) et obligent les gestionnaires à repeindre en blanc l'ensemble des murs de la maison une fois par an. Les très belles portes en bois ne nécessitent que de l'entretien quotidien.

Comme nous avons été contraints de laisser sacs et objets encombrants au vestiaire nous nous livrons à une danse d'abeille à la sortie pour faire comprendre au guide que nous ne pouvons rétribuer sa visite "personnalisée".

L' obligatoire petite boutique adjacente est sobre et ne vend pas d'horreurs. Au contraire, des livres en toutes langues élèvent le niveau. C'est rare et à noter.

On reste un peu autour de la "Casa Dali" à observer les bateaux qu'on met à l'eau et à prendre le soleil, généreux en cette fin septembre. Ma fille est enchantée de sa visite et j'ai une idée de cadeau pour son prochain birthday: une cage à grillon ancienne. Comme celle que Dali avait disposée à côté de celle de ses canaris.

 

 

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6 octobre 2021 3 06 /10 /octobre /2021 07:00

On dit que le Général de Gaulle piqua une crise de colère mémorable lorsqu'il réalisa que les Français allaient en masse passer leurs vacances en Espagne. Il ne supportait pas que les "veaux" (ainsi qu'il nous qualifia un jour) aillent dépenser leurs devises chez Franco. C'est à la suite de ce coup de sang que les rivages du Languedoc-Roussillon notamment devinrent ce qu'ils sont et que de Cap d'Agde à La Grande Motte une architecture pour le moins contestable, un environnement saccagé et le tourisme de masse s'ancra définitivement et que le peuple Français repassa (en partie) les Pyrénées pour poser serviettes de bains et parasols dans l'hexagone.

L'habitude était cependant prise et la Costa Brava resta et est toujours accueillante aux touristes d'ici qui trouvent sur place des prix attractifs, un bon accueil inconnu chez nous, un soleil franc et régulier, des infrastructures nombreuses et gratuites (pas ou plus de péages), un dépaysement réel et la sensation d'avoir passé une frontière, frisson assuré pour les habitants d'un pays qui aime retrouver son chez soi à l'étranger).

Nombreux sont les Français qui achetèrent des maisons ou appartements à Rosas, Figueras, Lescala, Empuriabrava, Cap Creus....

Et il faut le reconnaître, même si la rive de la Méditerranée espagnole est bétonnée à perte de vue certains endroits comme Cadaquès restent préservés.

Nos côtes sont désormais protégées et le littoral surveillé par les autorités. On ne construit plus ou pas d'immeubles barrant la vue comme pendant les 60's et 70's. Les maires ne peuvent plus accorder de permis de construire à des gougnafiers ayant uniquement la rentabilité maximum comme objectif. On respecte l'environnement, on tient compte de l'architecture spécifique du lieu et des perspectives.

Bien sur tout n'est pas rose et l'on est choqué par la laideur uniforme de certains bords de mer, en Occitanie comme ailleurs. Mais il y a une prise de conscience et des décisions allant dans le bon sens. C'est rare, il faut donc s'en rendre compte et s'en féliciter.

Et s'étonner que les "ecologistes politiques" ne soient pas plus présents sur ce terrain-là.

 

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5 octobre 2021 2 05 /10 /octobre /2021 07:00

Comme un mauvais film, comme un remake raté nous assistons, j'assiste, consterné, aux prémisses de la campagne électorale pour la présidence de la République d'avril 2022.

Si, dans l'ensemble, les "verts" ont eu à cœur de nous éviter leurs luttes intestines et les sempiternelles manœuvres de l'appareil EELV, la gauche et la droite se conduisent exactement comme il fallait le craindre et s'y attendre.

Prenons la droite. sans majuscule parce qu'elle ne le mérite guère. Outre les "zozos" inconnus au bataillon ou qui concourent juste pour que l'on parle d'eux et leur réserve un poste en cas de victoire de leur camp il y a des mini-poids lourds comme Michel Barnier, Valérie Pécresse et Xavier Bertrand qui espèrent qu'un malentendu, une surprise divine, un coup de chance les déposera Faubourg Saint-Honoré.

Pécresse et Bertrand sont sortis du parti des Républicains avec fracas. Après y avoir grenouillé pendant des années ils ont, l'un et l'autre, jugé que leur "destin national" (défense de rire) se passait "en-dehors des partis". Leurs chances à une primaire était ténue!

LR n'organisera pas de primaires mais un congrès. Toute leur stratégie est aux orties et ils se contorsionnent pour y retourner sans le dire, parlant de leur "famille politique" avec des trémolos dans la voix.
A ce jeu de dupes Xavier Bertrand montre un cynisme rare et surprenant (on ne l'imaginait pas si faux-cul) et sans voile (son interview sur France 2 le 30/09 à 20H20 était un modèle de langue de bois).

Pécresse est une Hidalgo de droite qui parle par clichés et slogans. De la communication brute de fonderie.

Je me demandais si je citerais Eric Ciotti, l'homme qui veut rétablir le service civil alors qu'il a tout fait lui-même pour s'en faire exempter quand il existait.

La gauche maintenant. Montebourg a donné la pire image de la politique qui soit en critiquant ouvertement le gouvernement dont il était un poids lourd et le Président qui l'avait nommé. Arrivé 3ème des primaires de son camp, avec un mini-score, il avait pris le large en rejoignant le privé. Il en est revenu, personne ne sait pourquoi. Il n'a pas changé d'un iota et reste le bretteur fou qui cogne contre son camp.

Hidalgo est inexistante et rappelle Ségolène Royal par son culot, sa façon d'énoncer des contre-vérités et la foi qu'elle a en elle. Ses électeurs parisiens savent à quoi s'en tenir sur ses promesses!

Roussel veut faire mieux que Marie-Georges Buffet et ses moins de 2% en 2002. Pas sur qu'il y parvienne.

Jadot et ses "fans", si par malheur ils arrivaient aux décisions, nous taxeraient l'air qu'on respire. Et ce avec les meilleures intentions du monde. Le Pen, il n'y a rien à en dire. C'est la même chose depuis son père et ça continuera avec une nièce, une cousine ou une belle-sœur Le Pen. C'est une marque. Un produit.

Les Insoumis sont la chasse gardée de leur gourou Mélenchon qui, ne l'oublions pas, "est la République".  Je comprends que droite ou gauche les camps soient divisés: les aventures personnelles passent avant l'intérêt général et, depuis l'élection surprise d'Emmanuel Macron chacun s'y voit. Même un Ciotti!!!

Tant de prétendants -souvent médiocres- pour ce poste si exposé, si difficile laisse songeur. Le pouvoir doit avoir de sérieux attraits pour rendre fous ceux qui le convoitent ainsi!

 

 

 

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4 octobre 2021 1 04 /10 /octobre /2021 07:00

J'ai lu un livre dérangeant qui me fait me poser d'innombrables questions. "Je suis à l'Est" de Josef Schovanec (Plon 2012). Il est sous-titré, par l'éditeur, "SAVANT ET AUTISTE". Ce deuxième titre détermine plus exactement de quoi il retourne.

Notre grand pays, si donneur de leçons, a foncé tête baissée dans les âneries de la psychanalyse et a négligé les "vraies" sciences telle la psychiatrie. Pendant que nous explorions les arcanes de la pensée de Papa Freud nous sommes passés à côté de pans entiers de la Psycho et singulièrement de l'autisme pour lequel nous avons un retard considérable.

Le constat est fait, on le déplore et on doit vite rattraper notre retard parce que des vies humaines sont comme sacrifiées par notre ignorance, notre aveuglement ou nos œillères.

La vie des personnes atteintes de cette affection est compliquée du fait de l'autisme lui-même mais aussi parce que nous ne le connaissons pas suffisamment et que nous n'avons pas pris sa mesure. Les établissements susceptibles d’accueillir les autistes et les spécialistes formés pour les comprendre et les aider sont très insuffisants et les familles doivent se "débrouiller" avec leurs difficultés.

L'auteur du livre donne un récit accablant de son parcours chez toutes sortes de psy dingos qui l'ont enfermé dans une véritable camisole chimique. Ce serait drôle si ce n'était pas dramatique. Inadaptés et chers (des sommes folles dépensées en pure perte) les traitements étaient capables de soigner le sujet comme l'eussent été des verres d'eau sucrée.

Schovanec raconte son quotidien d'enfant, de lycéen et d'étudiant (à Science-Po, époque Richard Descoing) c'est terrible et douloureux. L'humanité et la compassion sont deux choses sinon incompatibles du moins très éloignées. Et ce très jeune: l'enfant n'a de cesse de tourmenter qui n'est pas dans la norme. 

La personne autiste souffre de mille maux quotidiens dus à son incompréhension du monde, des rapports sociaux, de la vie quotidienne et des usages. S'y ajoute une persécution de tous les instants à laquelle se greffe la mauvaise conscience de l'autiste qui se croit "responsable". Un enfer!

Le livre n'est pas sinistre! l'auteur s'amuse de ses contacts douloureux avec les autres et de ses réactions parfois surprenantes. Il donne des exemples de réactions et de comportements détestables de la part des enseignants surtout mais aussi de tous les bien-portants qui sont rarement bienveillants. 

Il veut en finir avec les stéréotypes commodes ("l'autiste compte bien"...) et faire comprendre un monde intérieur tourmenté mais ayant "sa" logique. 

Un livre profitable en ce qu'il détruit les idées toutes faites et ouvre la voie à la réflexion.  

 

 

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1 octobre 2021 5 01 /10 /octobre /2021 07:00
Tuez les tous!

« Il n’y a plus de Vendée, citoyens républicains. Elle est morte sous notre sabre libre, avec ses femmes et ses enfants. Je viens de l’enterrer dans les marais et dans les bois de Savenay. Suivant les ordres que vous m'aviez donnés, j’ai écrasé les enfants sous les sabots des chevaux, massacré les femmes, qui, au moins pour celles-là n'enfanteront plus de Brigands. Je n’ai pas un prisonnier à me reprocher. J'ai tout exterminé.

                                                                                                                              (P.J Westermann - 1793)

 

Réveillé aux aurores et dans l'impossibilité de me rendormir j'ai fini par regarder sur la chaîne Histoire un documentaire fascinant sur "Robespierre et la Vendée".

J'avais été intéressé, en son temps, par le brûlot "La Vendée Vengé, le génocide vendéen" de Reynald Sécher qui avait empêché le Bicentenaire de la Révolution Française de ronronner en rond. Pour nous Français l'idée de Clemenceau selon laquelle  la Révolution est un "bloc" qui s'appréhende comme tel et qui a fini par s'imposer était remise -et comment- en question.

Chacun, pour peu qu'il dépasse les images d’Épinal et s'intéresse à l'incroyable période baptisée "la Terreur ou La Grande Terreur" sait qu'une forme de guerre civile s'est engagée entre la République et ceux, localisés dans la Vendée, qui n'acceptaient ni la levée en masse (conscription), ni la forme de gouvernement (ils étaient plutôt Monarchistes) ni enfin à la Constitution Civile du Clergé. Ces opposants à la République, on le sait, ont longtemps combattu le régime issu de la Révolution. Exaspérée par leur résistance et leur succès la Convention a d'abord combattu les hommes puis les hommes, les femmes et les enfants au point de commettre des atrocités qu'on a longtemps eu difficulté à désigner: populicide? génocide? A ce jour la question n'est pas totalement tranchée. 

Le documentaire partait de la découverte de charniers dans le sous-sol de la ville du Mans (159 squelettes dans 3 fosses, des marques de sabre nombreuses sur plusieurs endroits et 30% de squelettes féminins) et s'achevait sur le nom des plus de 500 personnes, du nourrisson au vieillard, massacrés aux Lucs en 1794.

Entre ces deux évènements une longue litanie d'horreurs culminant avec les noyades de Carrier à Nantes.il ne sert sans doute à rien de s’appesantir sur une période recouverte par le temps et l'oubli mais il est peut-être nécessaire de s'y intéresser pour ne pas oublier que les meilleures intentions peuvent aboutir à des sommets d'intolérance et aux meurtres légaux. 

Jusqu'ici TOUTES les Révolutions "ont dévoré leurs enfants" après avoir détruit leurs opposants. Ca commence dans la joie et ça se termine par l'assassinat. Le document en montrait l'implacable logique.

Tout ceci est loin et n'en déplaise aux incultes obscènes qui osent parler de dictature sanitaire n'est pas prêt de revenir. La vigilance reste de rigueur quand on sait que nombre de contemporains souhaiterait confier le pays à "un homme fort". Erdogan, Bolsonaro et même Trump montrent que le danger, dans ce cas, est réel et qu'on ne se débarrasse pas facilement d'un Néron élu légalement.

Quant à Robespierre je n'ai pas vraiment avancé dans ma compréhension du personnage et de son action. la vision manichéenne et partisane qu'on a de lui, selon l'endroit où l'on se situe, empêche toute analyse dépassionnée.

 

 

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30 septembre 2021 4 30 /09 /septembre /2021 07:00

Maintenant qu'il est en pré-retraite et qu'il prend ses distances avec Airbus notre chef de cœur a l'air plus libre, moins contraint. Il fait de grands gestes, se trompe sur les pupitres et rit de ses erreurs. La chorale s'est arrêtée de fonctionner une année et celles et ceux qui reviennent sont les plus passionnés. En un an nous avions presque oublié la discipline requise et le travail nécessaire pour un chant de qualité. Nous redécouvrons nos voix, l'harmonie de l'ensemble, les chants que nous avions pourtant beaucoup répétés, l'atmosphère agréable de ces mercredis soirs où un plaisir commun nous réunit dans le gymnase d'une école de la Côte Pavée.

Il y a des "nouveaux" qui font des efforts pour "s'intégrer". On leur prête des partitions, on se rapproche d'eux pour qu'ils suivent le chœur. On retrouve la  voix bien placée d'une-telle, la justesse de notre unique ténor ou la difficulté de telle autre à suivre le mouvement.

Nous formons une petite communauté plaisante réunie par une activité commune choisie. Personne ne joue les "chefs", pas de question d'argent entre nous et un réel intérêt des uns pour les autres. Une sorte d'unanimité rare.

Un contraste saisissant avec la première réunion du "bureau" de l'association qui gère les jardins partagés: J'ai eu l'accès au jardin le 1er juin 2020 et la réunion se tenait en plein air le 5. Une pétaudière à laquelle je ne m'attendais pas de la part de ces cultivateurs discrets de fleurs, de fruits et de légumes. Les insultes volaient bas et le mépris réciproque d'une partie de l'assistance pour l'autre éclatait littéralement. Il y eut même une sorte de "coup d'état" et le bureau précédent, désavoué par un vote à bulletins secrets fut remplacé séance tenante par une équipe qui avait manifestement préparé la chose. J'ai cru qu'ils allaient en venir aux mains! Ces évènements minuscules ont eu lieu il y a un peu plus d'un an. La haine et la rancœur polluent plus l'atmosphère du potager que les doryphores, les limaces, les escargots et les lapins. Personnellement je dois dire moins de 10 mots aux autres jardiniers et fuit les barbecues et autres pots. Françoise, public-relation étonnante, est "bien" avec tout le monde, sympathise avec les Horace et les Curiace verts sans distinction d'étiquette...

Et je viens d'être adoubé par une troisième association...

 

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29 septembre 2021 3 29 /09 /septembre /2021 07:00

Je dois être maudit. Toutes les voitures équipées de GPS que j'ai eues ont donné des signes de folie assez rapidement. Achetée neuve il y a 3 ans, la Yaris Hybride était équipée d'un GPS intégré qui, pendant ces trois années, a fonctionné sans qu'il y ait rien à en dire hormis que sa voix féminine synthétique était insupportable. 

Et puis, comme le "Tom-Tom" amovible ou les GPS intégrés des autres voitures qui ont précédé celle-là il s'est mis à donner des itinéraires surprenants ou absurdes. A donner des conseils contradictoires ou erronés. A plus d'une reprise nous nous sommes retrouvés sur des routes impossibles et manifestement fausses. La voix nous disait que nous étions arrivés à destination alors qu'il restait une bonne heure de route, nous faisait emprunter des rallongements et "calculait un nouvel itinéraire" alors que nous suivions scrupuleusement ses consignes. Dans la région de Nîmes ce week-end c'était ubuesque. On aurait dit qu'il était autonome et cherchait des itinéraires fous.

Une fois, deux fois, dix fois nous avons maudit cette machine qui semblait nous égarer à dessein. Le GPS du téléphone se montrant plus fiable nous avons fini par ne plus utiliser celui de la voiture.

J'ai quand même voulu connaître la méthodologie à suivre pour le mettre à jour et lui redonner une chance. Le garage m'a dit qu'il fallait compter 250 à 300€ et lui confier la voiture 1/2 journée.

Les bras m'en sont tombés!

 

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28 septembre 2021 2 28 /09 /septembre /2021 07:00

Blanche Gardin, Elisabeth Buffet.... la comique doit être "cul", la comique doit dire des choses crues, salaces, osées, anatomiques, gynécologiques. Plus c'est précis mieux c'est. On s'esclaffe devant des plaisanteries que même un Bigard hésiterait à énoncer. C'est la nouvelle tendance. On rit de la sodomie et on s'éclate à décrire les fuites urinaires. Je vieillis, moi.

Il y a longtemps que je ne regarde plus Yann Barthès et son émission. Trop de facilités, trop de complaisance. J'ai lu récemment que certains de ses spectateurs s'indignaient des propos d'une de ses invitées qui trouvait et disait qu'il y avait trop de transgenres en France. Là encore je me fais sans doute vieux mais je ne blâme pas (c'est la première fois!) Elisabeth Roudinesco ni ne condamne ses propos. Elle le pense, elle le dit. Point barre. On ne saurait sans danger faire de l'exceptionnel la norme.

Le résultat de la primaire des écolos me laisse songeur: Yannick Jadot pense t'il vraiment qu'il est le possible 9ème Président de la cinquième République? Son programme (ce qu'on en connaît) et ses alliés potentiels laissent imaginer une période de flottement et de chaos qui fera le bonheur de nos partenaires européens.

A chaque fois je suis consterné par notre manque d'intérêt pour l'actualité internationale: j'ai dû écouter France-Culture (et lire "le Monde" en ligne) pour avoir quelques bribes d'informations sur les législatives au Canada. Justin Trudeau, que la presse Française prend pour un zozo a été élu pour la troisième fois...

"Borgen", série Danoise sur la politique en démocratie est remarquable: bien jouée, au scénario inventif et crédible, donnant à réfléchir et soulevant quantité de questions sur la politique c'est un bon moment sans cesse renouvelé que chaque épisode. Et, ce qui ne gâte rien, le personnage principal est une femme qui allie de façon compliquée vie privée et vie publique sans faire de concessions. A regarder si vous l'avez zappée.  (Netflix, 3 saisons).

Je reviens sur l'actrice Léa Seydoux... pour distiller un peu de venin. Serait-elle Léa Dupond ou Léa Durand, je veux dire pas la fille Seydoux de la famille Seydoux, aurait-elle pu avoir la place qui est la sienne depuis 3 ou 4 ans? Comme on dit: "poser la question c'est y répondre."

 

 

 

 

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27 septembre 2021 1 27 /09 /septembre /2021 07:00

Ma femme a fait des vacations en H.P au cours des dernières années. Ça la changeait des problèmes des adolescents qu'elle traitait en tant qu'infirmière scolaire dans un lycée "difficile" de Toulouse. 

Elle me racontait parfois certains faits saillants de sa journée. Nous en rions de temps en temps.

Un dimanche après-midi le jeune médecin idéaliste qui était de permanence s'insurgea contre l'attitude des soignants qui répondaient avec humour à un malade qui demandait sans arrêt où était "le quai pour Albi". Le pauvre homme, complètement désorienté , se croyait sans doute à la gare Matabiau.

"Vous ne devez pas dire n'importe quoi à ce monsieur. Il faut lui expliquer qu'il n'est pas à la gare et donc qu'il n'y a pas ici de quai pour Albi" dit le médecin en s'insurgeant des réponses ironiques ou farfelues qui étaient faites au malade.

"Mais il va demander 100 fois la même chose. Ça ne sert à rien de le détromper, au contraire, ça le perturbe encore plus" répondirent les infirmières.

Le médecin ne transigea pas et le malade vint d'innombrables fois demander au médecin où se trouvait le quai pour Albi.

N'y tenant plus à la vingtième fois le médecin répondit à son tour des sornettes en levant les bras d'impuissance.

C'est un reportage sur la maladie d'Alzheimer qui a fait revenir cette histoire. Une dame très âgée demandait à une responsable de sa maison de retraite quand sa mère... allait arriver.

 

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24 septembre 2021 5 24 /09 /septembre /2021 07:00

J'ai décidé de titrer ce post "France", film inutile. Et je pourrai m'arrêter là. Tout serait dit.

Mais le film de Bruno Dumont a nécessité du temps de préparation et de tournage et son travail mérite mieux qu'une critique lapidaire et assassine.

Ce qui m'a surpris et désolé c'est la minceur du sujet. Cette femme journaliste est ennuyeuse au possible, comme celles et ceux qu'elle fréquente d'ailleurs. Le personnage interprété par Blanche Gardin est d'ailleurs caricatural tant il est sans intérêt. Comique surévaluée qui doit sa réputation au fait d'être une sorte de Bigard en femme, Blanche Gardin a beaucoup de chemin à faire avant d'être une comédienne crédible. N'est pas Camille Cottin la première venue.

On suit les pérégrinations téléphonées d'une journaliste-vedette genre Claire Chazal jeune et Lea Salamé en moins pénible et l'information qu'elle transmet subit des traitements humiliants qui la dénature. Depuis le temps que le journalisme est l'ombre de ce qu'il devrait être un film consacré à cette profession pourrait être autrement pertinent!

Les documentaires sur "les chiens de garde" étaient autrement vachards et cruels. Justes aussi. Pourquoi faire une fiction si elle reste mainstream et se contraint dans la dénonciation des travers d'un métier que tout le monde perçoit?

J'ai l'impression que le metteur en scène voulait sublimer Léa Seydoux ce qu'il ne parvient pas à faire non plus. L'intelligence et la beauté ne se limitent pas à des talons hauts et les soirées du "Siècle".

C'était ma première sortie au cinéma depuis la Covid 19 ou presque: le cinéma ne m'attire plus et ce n'est pas "France" qui me fera changer d'avis.

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