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31 juillet 2017 1 31 /07 /juillet /2017 07:00

Je ne suis pas tombé de la dernière pluie et n'ai pas d'explications toutes faites pour remédier au mal ni de remède pour l'empêcher mais je vois de plus en plus souvent de très très jeunes enfants (-4 ans) entrer dans des colères stupéfiantes de violence et dont les adultes responsables n'arrivent pas à bout.
Un récent samedi, dans une grande librairie toulousaine, une famille composée des deux parents et de deux petites filles (6 et 3 ans sans doute) s'étaient arrêtée au rayon des livres pour enfants (qui jouxte celui des livres politiques dans lequel j'étais).
Je n'ai pas saisi le point de départ mais la petite fille qui était dans une poussette s'est mise à  pleurer, très vite anormalement fort.
Plus ils en faisaient plus les efforts de ses parents pour la calmer semblaient l'exciter.

Au bout de 2 minutes le magasin entier résonnait de ses cris qui atteignaient la stridence insupportable qui vous fait battre en retraite.

J'entendais les parents qui tentaient de discuter raisonnablement avec la petite furie qui, l'aurait-elle voulu, ne savait comment revenir à la normale et s'époumonait à en perdre le souffle.

Evidemment ce petit groupe avait fait le vide autour d'eux et personne ne savait comment aider les parents qui en restaient à des "tu n'es pas gentille" quand le taser s'imposait.

Oups! je me suis trahi!! je plaisante. Dans un tel cas tout le monde est démuni et peu savent comment désamorcer la crise.

Ce qui m'a surpris dans ce très anodin "évènement" c'est la puissance sonore des cris de la petite fille, la totale impuissance des adultes et le fait que rapidement les témoins se sont enfuis pour échapper aux décibels.

J'imaginais la même scène dans un avion long courrier.......

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28 juillet 2017 5 28 /07 /juillet /2017 07:00

Je terminerai cette semaine de posts sur un sujet déjà beaucoup abordé: le cinéma.
Ce fut, pour moi, une authentique passion qui s'est progressivement éteinte faute de "carburant". J'y vais encore régulièrement et suis parfois enthousiasmé par un film mais le coeur n'y est plus. Trop de business, d'affaires d'argent et de fausses valeurs artistiques ont, selon moi, détruit le rêve.

Hollywood était un décor mais de temps en temps un film brillant en sortait. Ce ne sont plus que des adaptations de bandes-dessinées, des films de super-héros ou des histoires de dinosaures et, disons le tout net, ça ne vaut rien.

Le cinéma italien est mort et enterré, le cinéma anglais agonise et le cinéma hexagonal est atone. Toutes les Miss Météo, les gagmen et les chauffeurs de salles de Canal+ sont devenus des acteurs "bankable" (même Omar Sy !) et le scénario idéal une farce avec Alexandra Lamy ou un pensum façon Jacques Audiard..

Dans ces conditions un remake du chef d'oeuvre de Joseph Manckievicz, "Sleuth" ("le Limier" 1972) réalisé par Kenneth Branagh d'après un scénario d'Harold Pinter avait de quoi attirer le regard. Il date de 2007 mais est resté (à juste titre!) confidentiel.

Ce n'est pas la distribution (quoi que..) qui coince (Jude Law et Michael Caine) mais plutôt le caractère vain de l'entreprise. Sa "modernisation" inutile et, reconnaissons-le, ratée.

Si le film d'origine a vieilli les rapports sociaux, le contexte sociétal, la place de la femme et les caractères des antagonistes étaient justes et justifiés. 35 ans après ils ne sont plus.

Michael Caine, qui jouait dans la première "version" est aussi de la partie mais il tient l'autre rôle: celui de l'écrivain pervers qui veut humilier son rival. Trop grimaçant, un peu léger sans doute;

Jude Law tient un double rôle écrasant et ne s'en tire pas trop mal. Mais "ça ne passe pas": il est trop intelligent pour accepter le rôle que son rival lui fait jouer en 1ère partie de film.
La première version était un peu lente mais permettait de comprendre les caractères et justifiait à priori leur comportement futur. Cette version modernisée va droit au but et on a du mal à accepter qu'un homme accepte si facilement de se livrer à son ennemi.

Le décor et le remplacement de la monomanie pour les automates de l'écrivain par une passion pour tout ce qui est technique n'est pas une bonne idée: elle ne cadre pas avec l'histoire ni même avec Michael Caine en écrivain de polars.

Les dialogues sont corrects mais trop triviaux et l'homosexualité suggérée dans la version de Joseph Manckiewicz est amenée avec des gros sabots dans le remake.

Si je voulais -méchamment- caricaturer le film de Branagh par rapport à celui de Manckievicz je dirais qu'il a bien réévalué le prix des bijoux qui, de 300 000 £ est passé à 1 000 000£.

Tout est de cet ordre.

 

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27 juillet 2017 4 27 /07 /juillet /2017 07:00

C'est certain le report de la suppression de la taxe d'habitation, le non-report de la hausse de 1,7 % de la CSG, l'aménagement inique de l'ISF et la polémique avec cette vieille barbe de Général de Villiers ça commence à faire beaucoup...

Je préfère donc penser à autre chose et ai jeté mon dévolu sur un petit livre très intéressant.
Il est signé Michel Piccoli et est intitulé: "J'ai vécu dans mes rêves" (Livre de Poche 6,90€).

Il est co-signé de ce vieux raseur de Gilles Jacob mais ce dernier n'intervient que pour poser des questions et faire des mondanités gesticulantes, son métier depuis 200 ans à l'organisation du Festival de Cannes.

Michel Piccoli fut un acteur omniprésent, à la scène comme au cinéma, des années 60 au milieu des années 80. Il jouait le quadra puis le quinqua (etc...) dans toutes sortes de film. C'était l'homme Français par excellence, le bourgeois à l'aise aux colères homériques et à la fragilité discrète. Des "Choses de la vie" à "Sept morts sur ordonnance" il creusa un sillon qui lui appartenait presque.
Mais Piccoli aimait aussi jouer les fous, les asociaux, les pourris et les déglingués: "Themroc" de Claude Faraldo (1973 - Dans lequel Patrick Dewaere jouait un petit rôle) n'avait pas de dialogues, "Le trio infernal" de Francis Girod où, avec l'aide de Romy Schneider, il dissolvait le corps de Andreé Ferreol dans de l'acide et dans une baignoire, "La grande bouffe" et "Touche pas la femme blanche" de Marco Ferreri sont clairement de cette veine.

Il eut les plus belles partenaires (Claudia Cardinale "la petite fille en velours bleu", Romy Schneider "Max et les ferrailleurs", Brigitte Bardot "Le mépris", Catherine Deneuve (La Chamade") tourna avec les metteurs en scène les plus grands (Luis Bunuel) et traversa les décennies sans connaître de creux.

Excellent acteur, capable de renouvellement et de remise en cause il a brillé jusqu'à tout récemment en étant un formidable Pape qui doute dans le "Habemus Papam" de Nanni Moretti (2011).

Il se livre sans fard dans ce tout petit livre et ce qu'il dit est intéressant et sincère. On en apprend plus dans ces 132 pages que dans la production journalistique et critique cinématographique de l'ensemble de la presse pendant 365 jours!

Michel Piccoli a 91 ans!

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26 juillet 2017 3 26 /07 /juillet /2017 07:00

Chester Bennington, chanteur du groupe Linkin Park est mort jeudi 20 juillet. Ma fille en était toute retournée.

Moi qui ai vu disparaître le "club des 29" (Brian Jones, Jim Morrison, Jimi Hendrix et Janis Joplin) mais aussi Marvin Gaye, Elvis Presley, George Harrison, Keith Moon et Kurt Cobain et, assez récemment tout de même Michael Jackson, son pseudo-rival Prince, George Michael et David Bowie je pouvais comprendre son trouble.

Ces décès m'ont plus ou moins affecté mais aucun n'a eu le retentissement personnel qu'a eu l'assassinat de John Lennon à New York en 1980.

A l'époque je travaillais dans une filiale du groupe sidérurgique français SACILOR, un mastodonte industriel à bout de souffle où on ne rigolait pas tous les jours. C'est un euphémisme! Le service commercial qui m'employait était constitué de 4 types très jeunes, de quelques secrétaires jeunes mais inintéressantes selon nos critères de l'époque et de vieux croûtons chiants et suintant l'ennui. L'acier ce n'est pas fun.
Même si nos 4 personnalités ne coïncidaient pas vraiment et que nous nous disputions souvent, la mort du plus turbulent des Beatles nous rassembla au point que nous décrétâmes immédiatement une grève (!) illimitée dans le temps (ou plutôt liée à la durée de notre stupeur et de nos regrets). L'acier, les plaques et les usines de Dunkerque ou de Fos on s'en tamponnait si vous me pardonnez l'expression; mais Lennon mort on s'en foutait encore plus.

Une des secrétaire alla avertir le N+1 (on ne disait pas comme ça à l'époque) qui vint s'enquérir du problème. Avec un bel ensemble nous lui répondîmes que la mort de John Lennon nous causait un tel choc que nous ne pouvions plus travailler.
Ses efforts pour nous "remettre au travail" n'aboutissant pas il disparut et revint avec le responsable de la division. Un grand type froid dont les initiales ("E.D") lui avaient valu le surnom de "cheval", ED étant un cheval qui parlait dans une série télé...

Le cheval en question ne doutait pas un instant qu'il remettrait les choses en ordre et que son subalterne (dont je vous épargnerais le surnom mais dont je me souviens encore!) n'avait pas "su y faire" arriva dans notre bureau paysager et nous demanda s'il avait bien compris la situation: "On ne se met pas en grève parce qu'un chanteur est mort" décréta t'il.

A l'unisson on le prit de haut en lui disant à peu près qu'il ne s'agissait pas d'un chanteur mais de John Lennon.

Dépassé, incapable de comprendre de quoi il retournait, ayant perdu la face devant le secrétariat qui nous désavouait mais le désavouait aussi de ne pas "rétablir l'ordre" ED partit et nous parlâmes, jusqu'à la fin de la journée de l'auteur-compositeur tué au Dakota par un fan dégénéré la nuit précédente.

Nous nous attendions à un blâme, une mise à pied, au moins à une retenue sur salaire: rien n'eut lieu. Sacilor nous avait payé notre travail de deuil!!!

 

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25 juillet 2017 2 25 /07 /juillet /2017 07:00

Parfois on est tenté de ne pas partager l'admiration que l'on ressent pour quelqu'un ou quelque chose. Pire on est agacé par les manifestations des autres allant dans ce sens. Je ne suis pas clair? j'aime tellement la majorité (* mais pas tous!) des films de Stanley Kubrick que je vois dans cette oeuvre des signes qui me seraient presque adressés.
A moi personnellement.

Que des bataillons d'autre personnes aiment et révèrent Kubrick et ses films m'horripile parfois. Comme si je devais être seul à l'aimer et le comprendre!

Il en va de même pour des auteurs, des compositeurs, des écrivains, des comédiennes et d'autres.

Je suis pourtant heureux lorsque, au cours d'une conversation, j'entends des arguments ou une appréciation qui rejoignent les miens.

Je vais vous donner un exemple: si je n'aimais pas trop le bonhomme (à travers ce que j'en ai su) je considère Patrick Dewaere comme l'un des meilleurs acteurs français. Sa "prestation" dans le "Beau-père" de Bertrand Blier est tout simplement époustouflante. "Hôtel des Amériques" d'André Téchiné comme "Un mauvais fils " de Claude Sautet, deux films très moyens, lui donnent l'occasion d'être une fois encore exceptionnel. Même chose pour "Plein Sud" de Luc Béraud ou "Paradis pour tous" d'Alain Jessua: des films médiocres et une interprétation magnifique.

Dans "Série noire" d'Alain Corneau, je le trouve tout simplement génial. Idem dans "Coup de tête" de Jean-Jacques Annaud. Même dans des "petits films" ("F comme Fairbanks" d'Alain Dugowson) ou des films "commerciaux" ("Adieu Poulet", "Mille Milliards de Dollars") il savait être bon. Un acteur exceptionnel souvent mal utilisé et qui n'a pas la filmographie qu'il méritait.

Je laisse volontairement les autres films de Bertrand Blier ("Les valseuses" et "Préparez vos mouchoirs" parce que je n'aime pas trop les rôles qu'il joue dedans, idem pour "la meilleure façon de marcher" de Claude Miller où je le trouve trop "grinçant".

Je reviens à "Série noire": les scènes avec Bernard Blier sont exceptionnelles. Incroyables. Magiques. Dewaere n'a sans doute jamais été meilleur que là et, répétons-le dans "Beau-Père".

Récemment un biographe improvisé a mis le mal-être de l'acteur sur le compte de viols lorsqu'il aurait été enfant. Oui? peut-être. Mais cela n'apporte rien.

Comme Brando, la grande beauté en moins, Dewaere était un comédien instinctif qui mettait (sans doute) beaucoup de lui dans ses personnages. Sa biographie, on s'en fout un peu!

Pour revenir à ce que je disais au début de ce post les qualificatifs qu'on emploie toujours dès lors qu'on parle de Patrick Dewaere, s'ils sont justes, m'agacent parce qu'ils réduisent un comédien exceptionnel à être l'égal des médiocres d'aujourd'hui.

A mes yeux le seul qui puisse (sans doute) s'approcher du talent de Dewaere c'est Vincent Lindon. C'est mon avis et je le partage!

 

 

 

 

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24 juillet 2017 1 24 /07 /juillet /2017 07:00

Je n'en suis pas fier... mais pas honteux non plus. J'ai regardé une émission typiquement "attrape-pub" de la chaîne M6 le jeudi 20 juillet et, malgré ses défauts j'y ai pris un certain plaisir.

Il s'agissait d'une variante des téléréalités consistant à plonger une gentille et jolie famille de 5 personnes dans l'enfer, c'est à dire le passé. En l'occurrence la septième décennie du XXème siècle, familièrement désignée sous le vocable "Seventies" et écrite 70'S.

Tout, naturellement, était exagéré mais c'était amusant. Prenez la voiture par exemple, les années 70 c'est le règne sans partage de la Citroën DS21, les années triomphales des Peugeot 504, les Simca 1301 et 1501, les Renault 16 etc. La production n'a retenu que la 2 CV, produite en série depuis 1947 comme voiture "des années 70". Evidemment le confort et la modernité des équipements du "parapluie sur 4 roues" ne pouvaient rivaliser avec la plus spartiate des Dacia d'aujourd'hui..La décoration de ces années était assez laide et envahissante: je n'ai jamais vu de pièces alliant, comme les décors de l'émission, des papiers peints, des moquettes et des frises allant si mal ensemble et couvrant l'ensemble des murs et plafonds. Là encore le but était de faire du spectacle.

Même chose pour les objets du quotidien: le séchoir à cheveux anecdotique devenait la règle, tout comme l'aspirateur-pouf que je n'avais jamais vu avant l'émission, même dans des vide-greniers ou des films d'époque.

La nourriture aussi était caricaturale mais une fois accepté le principe du spectacle cela passait bien et était amusant, comme étaient amusantes les réactions (assez) spontanées des 3 filles (de 5 à 13 ans) de cette famille cobaye. L'aînée alliait une fraîcheur et une spontanéité rarement de mise sur des plateaux de télévision.
Maman et Papa (surtout Papa) cabotinaient d'importance et surjouaient leurs émotions (devant Godorak...) mais là aussi ça fait partie des fondamentaux de ce genre d'émissions.
Je ne me vois cependant pas pleurer devant Diana Rigg dans "The Avengers". Quoi que...

La séquence du téléphone était la plus réussie: la famille se voyait fournir un téléphone à cadran et le découvrait comme les grands singes du début de "2001, Odyssée de l'Espace".

Je terminerai par le plus accablant: la télé des années 70. Le peu qu'on en a vu donnerait presque le sentiment que celle d'aujourd'hui s'adresse à des personnes censées et cultivées.
L'omniprésence de Guy Lux et de sous-vedettes ringardes donnait la nausée.

Pas de regret(s) donc, ni encore moins de nostalgie!

 

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21 juillet 2017 5 21 /07 /juillet /2017 07:00

L'actualité me rappelle que j'ai, contraint et forcé, donné un an de ma vie à l'institution militaire et que je ne l'admets toujours pas.

Non que j'aurais fait des choses mirifiques des douze mois en question mais parce que le rôle que j'ai tenu là-bas, à Nantes puis à Mulhouse, n'a strictement servi à rien et qu'en plus de m'ennuyer des journées entières j'ai côtoyé sur place ma "classe d'âge" non réformée et une engeance que je déteste depuis: les militaires.

Les hommes nés en même temps que moi je les ai découverts là-bas. Il n'y a rien à en dire si ce n'est que je n'ai pas été surpris de ce qu'ils ont fait en tant que citoyens. Baby-boomers mais tocards. Ma génération est un échec absolu. Fermons la parenthèse.

Je n'ai pas fait de prison ni n'ai eu des jours en plus, je n'étais pas objecteur de conscience ni gauchiste glapissant. J'ai terminé maréchal des logis (sergent) ce qui signifie que je n'ai contesté l'institution qu'intérieurement.

Sans connaître les tenants et aboutissants de l'affaire je désavoue le général de Villiers et donne mille fois raison au Président Macron.

L'armée Française a perdu la guerre de 1870 (une débâcle), failli perdre celle de 14, re-perdu celle de 1939-1940 et s'est fourvoyée dans des guerres coloniales qu'elle a perdu tout en entachant son honneur par des méthodes monstrueuses. Beau bilan!

Les gradés, en temps de paix, si j'en juge par ce que j'ai vu au gré de mes affectations pendant mon service national sont payés comme des cadres et travaillent comme des douaniers suisses. Ils ne font rien de leurs journées, se pavanent dans des tenues dérisoires, sont aigris et politisés très à droite et ont choisi ce métier pour de mauvaises raisons.

J'en ai vu de ces sous-off' débiles, de ces capitaines prétentieux, de ces lieutenants idiots qui se prennent pour le sel de la terre et passent leurs journée à agiter du vent.

J'ai tendance à généraliser mais, quand je vois ces guignols déguisés en matamores, avec leurs médailles, leurs fourragères, leurs gants blanc et leurs képis à bandes dorées j'ai la colère qui monte.

Alors ce général à particule qui semble sorti du livre "l'étrange défaite" de Marc Bloch (un livre, soi-dit en passant, qui devrait être obligatoire) et sa peur de se faire "baiser" je dis qu'il n'a que ce qu'il mérite. Qu'il aille au diable (et non sur l'ile du même nom où sa justice expédiait ceux dont elle se débarrassait) ni fleurs ni couronnes!

Justice militaire.... rien que d'y penser...........

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20 juillet 2017 4 20 /07 /juillet /2017 07:00

Je ne suis qu'un béotien qui rit bêtement du noir envahissant du musée Soulages de Rodez. Je ricane tout aussi stupidement au jardin d'acclimatation devant certaines pièces d'art moderne de "l'homme le plus riche de France" et pareillement à la Fondation Gugenheim devant des installations d'art moderne qui me font penser, à moi simple vermisseau non-initié à du pur et simple "foutage de gueule".

Ne parlons pas de Jeff Koons qui a raison d'exploiter la koonerie ambiante..

Je fuis donc les musées d'art moderne, les expositions cinétiques et tout ce qui fait se pâmer l'élite du pognon et de la connaissance, suspecte à mes yeux de prendre ses vessies pour des lanternes et, de surcroît, de leur attribuer des prix déments.

Le cycle de la vie est illustré par ces magnats de l'industrie qui gagnent des milliers de smics par mois et qui achètent des peintures démentes pour des milliers de smics.

Mais je ne suis pas obtus et, lorsqu'on m'a parlé de la Fundaçào Calouste Gulbenkian de Lisbonne j'ai tendu une oreille parce que j'avais lu un article sur elle. Un collectionneur fortuné avait amassé des pièces rares, dans tous les domaines et souhaitait les transmettre à qui les mettrait en lumière. Seule la capitale du Portugal avait relevé le défi et s'était vue attribuer les collections de peintures, meubles, dessins, sculptures etc. du nabab érudit.

Nous y sommes allés et, à plusieurs reprises j'ai littéralement éclaté de rire devant certaines "pièces": Je pense au tapis persan sur lequel des morceaux de verres cassés bleu et transparents maculent deux côtés ou des dessins hideux (dont un représentant la faucille et le marteau du bon communiste des années 30 mais peintes à l'envers). Certaines "installations" étaient tout simplement grotesques. D'autres stupides.

Tout n'était pas anodin, loin de là, mais ce qui était navrant contaminait, en quelque sorte, ce qui était intéressant ou esthétique. L'art des années 60, avec ses plastiques et ses "happening" polluait l'exposition au point que je me suis lassé de ces aller-retours entre le signifiant et le ridicule et ai laissé ma femme terminer la visite seule.

Heureusement les jardins sont absolument splendides.

Et j'ai, paraît-il, raté quelque chose puisque la Fondation n'est pas l'exposition permanente et que je n'aurais pas vu la bonne.

Sans doute...

 

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19 juillet 2017 3 19 /07 /juillet /2017 07:00

La plupart du temps il finit là où j'en ai achevé la lecture. Trop abîmé par la piscine, la plage, le sac à dos, le soleil, le sable ou les déplacements, tout simplement.

Je veux parler "du" livre, celui sans lequel la dernière semaine ou dernière demie semaine n'aurait pas été réussie. C'est ce livre qu'il manquait parce  que j'ai lu les autres trop vite ou qu'il y en a un sur le lot que je n'ai pas réussi à terminer.

Trouver une librairie peut ne pas être facile (sur l'île de la Réunion la librairie "Autrement" n'est pas contrainte par la concurrence!), le choix peut être limité (Foenkinos et autres "classement des ventes"), on ne trouve pas de livre en Français ou, pire, je ne trouve rien qui vaille la peine.

Là, à Lisbonne, il y a des librairies nombreuses, des livres en Français et même une Fnac. Dans un choix certes restreint mais choix tout de même (des traductions de Pessoa, Anne Sinclair (si!), le Goncourt et Houellebecq entre autres, j'ai vu "Le soleil des Scorta" de Laurent Gaudé, en format poche (Presses-Pocket) avec une jolie couverture et une réputation plutôt positive. 6€55 d'espoir.

Ce livre, il y a quelques temps, avait bénéficié d'un bouche-à-oreille incroyable. Laurent Gaudé, né en 1972, était invité partout et son talent littéraire salué par les Busnel comme par le Monde ou des gens à l'engouement d'ordinaire mesuré. "Le Roi Tsongor" et "les Scorta" , ses deux livres les plus connus, étaient partout fêtés, analysés et salués.

"Le Soleil des Scorta" commence bien. Les 3 ou 4 premières pages sont très réussies et l'on se surprend à penser: "et si c'était vrai? et si c'était un bon livre?" inutile de dire que la réponse est trois fois non. C'est un mauvais livre dont on achève la lecture avec peine et colère. C'est pompeux, c'est bourré de bons sentiments, c'est plein de clichés démodés, la langue utilisé est plate et sent son dictionnaire des synonymes. C'est l'Italie factice du début du XIXème siècle et une histoire de famille qui sent sa morale chrétienne et son goût de l'effort.

Ca ne vaut franchement pas le battage qui a été fait autour et l'histoire ne présente guère d'intérêt.

 

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18 juillet 2017 2 18 /07 /juillet /2017 07:00

Hier lundi, à l'aéroport de Lisbonne on embarquait le vol TAP 696 à destination de Toulouse en porte 14. J'allais dire "naturellement" l'avion a eu du retard et il a fini par quitter le Portugal à 16H00 (heure locale) au lieu de 14H30.

C'était un E190, petit avion avec un nombre de passagers réduits. Nous nous sommes tous faits surprendre par ces retards cumulés et sommes donc, pour la plupart, restés dans le sas de peur de rater l'avion.

Une fois les magazines lus, les chapitres du livre relus et les boutiques en duty free écumées on fait tous pareil: on regarde les passagers de "notre" vol.

Tous âges, tous milieux et toutes provenance. Rien à signaler.

Ah, si! un homme jeune, pas tout à fait la quarantaine, bâti en armoire, tee-shirt blanc et bermuda brun. Le cheveu court et des tatouages sur les bras. Accompagné par une jolie femme blonde aux petits soins pour lui.

Il avait une jambe artificielle qui se terminait par un pied tout aussi mécanique. Il boitait très très légèrement mais, à part cela, ne semblait pas affecté du tout par cette jambe sur laquelle, fatalement, je n'étais pas le seul à loucher discrètement.

Non qu'elle était laide. Pas du tout. un bel objet métallique propre et fonctionnel. Le pied dans une chaussures comme à l'autre, dans des positions aussi normales que possible.

A l'arrivée à l'aéroport, l'homme (qui était devant moi) marchait plus vite et claudiquait moins!

Ce que j'ai apprécié, dans une époque où tout le monde est victime, c'est sa rage à faire comme s'il n'y avait rien d'étonnant à le voir en short ni à voir son appareillage.

Ce type, tout à fait normal, avec sa patte en fer, voulait qu'on l'oublie comme il semblait l'oublier.

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