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29 mai 2017 1 29 /05 /mai /2017 07:00

La télévision est un monde clos qui fait la part belle aux crétins formatés pour faire de l'audience.
Faire de l'audience est en effet le seul et unique but de certaines émissions parce que les publicités publiées avant, pendant et après se vendent cher et donnent à la chaîne du cash pour diffuser (éventuellement) des émissions ambitieuses ou répondant au cahier des charges.

J'ai parlé de crétins: tous ne le sont pas. Ardisson, feu-Delarue et quelques autres possèdent ou possédaient quelques qualités personnelles qui les sortent du lot.

Mais ils sont l'exception: leurs maigres qualités les distinguent mais ne suffit pas à les rendre fréquentables.

L'abruti multi-milliardaire Arthur (qui se définissait lui-même comme le "plus con du Paf") a ouvert la brèche dans laquelle ils se sont engouffrés.
Les Benjamin Castaldi, Jean-Marc Morandini, Laurent Ruquier, Cyrille Eldin, Cyril Hanouna et autre Yann Barthès flattent ce qu'il y a de plus bas chez leur spectateurs, n'ayant jamais peur (ou honte) de racoler avec des arguments méprisables.
Ruquier et Barthès ont sombré, montrant que la télévision anéantit ceux qu'elle distingue.

Les autres étaient déjà effroyables avant d'être "connus". Connaissances rudimentaires, vocabulaire limité, humour de garçon de bains et personnalité uniquement mue par de basses considération (audience et argent) ils se déconsidèrent devant leurs fans qui adorent s'abrutir.
C'est un concours permanent pour avilir et pour être celui qui ira le plus loin dans l'abjection.
Cyril Eldin, le "crétin de Canal +"  talonne Cyril Hanouna mais, pour le moment, ne le rejoint pas dans l'ignominie, la connerie crasse, la nullité revendiquée et la grossièreté contente d'elle. Il y a photo cependant.

On ne sait rien, on discute du néant, on palabre entre débiles dans la fange avec un humour de déchetterie. Ca marche, pourquoi s'arrêter?

Des millions de .......... braillant leur vacuité cérébrale en redemandent: va pour l'homophobie! "ça fera le buzz, coco".

Ces animateurs de télévision sont la plaie de cette époque qui n'en est pas avare.
Seul point réconfortant: aucune femme ne s'abaisse comme ils le font. C 'est peu, c'est déjà ça.

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26 mai 2017 5 26 /05 /mai /2017 07:00

Un jour qu'elle était près de moi, encore une toute petite fille, M*** me demanda ce qu'était la mort.

Apparemment c'est vers 5 ou 6 ans que cette question préoccupe les enfants puisque le petit Mael se renseigne souvent sur le sujet auprès de sa maman en ce moment.

J'expliquais, tant bien que mal et sans entrer dans les détails ce qu'était la fin de la vie et l'au-delà tout en espérant vite passer à autre chose.
Mais M*** ne se contentait pas de mes réponses dilatoires et revenait à la charge avec des questions de plus en plus précises.

Cette adorable petite fille questionnait et ne se contentait pas de réponses approximatives!

Elle mettait du temps à intégrer mes réponses et celles-ci suscitaient  d'autres questions.

A un moment elle me regarde profondément et avec le plus grand sérieux dont elle est capable, un sérieux de petite fille de cinq ans: "Et toi, Papa, tu vas mourir aussi?"

Je lui réponds que oui, moi aussi mais en repoussant le délai et en minimisant la portée de cette immense catastrophe.

Elle me regarde et ses yeux se noient tandis qu'elle pleure abondamment et sans retenue.

Emu par cet amour et cette sollicitude je lui confirme qu'elle me supportera encore longtemps.

Entre deux larmes elle me répond: "Ce n'est pas ça Papa, je pleure parce que je vais mourir".

 

 

 

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25 mai 2017 4 25 /05 /mai /2017 07:00

Je ne m'y habitue pas et pourtant c'est une expérience que je vis régulièrement depuis que je suis enfant.

La musique, une musique, peut m'émouvoir aux larmes et, de tous les arts existants, elle est la seule à provoquer en moi cette émotion belle et puissante.
Toutes les musiques n'ont pas cet effet sur moi, loin de là.
Seule la  musique dite classique a ce pouvoir et, parmi les nombreux sous-groupes de cette musique le chant a cette capacité unique de libérer mes glandes lacrymales.

Lorsque j'étais enfant certains chants religieux repris par l'assemblée à l'église éveillaient en moi ce trouble. Depuis j'ai souvent constaté que les chanteurs et chanteuses, les choeurs et les Opéras déclenchaient en moi cet émoi qui pouvait, je l'ai dit, aller jusqu'aux larmes.

Lors de l'audition en public de la Cantate 46 de Bach dimanche dernier l'air de la basse était tellement beau que je n'ai pu retenir ma larme. Le fait qu'il répète son air en le prenant à un endroit précis et qu'il l'arrête à un autre n'empêchant pas mon émotion.

C'est une technique, c'est un travail, c'est un métier. La qualité du chant est aléatoire et sujette à des variations en fonction de l'état mental du chanteur et de l'auditeur, de la manière dont est dirigé l'orchestre et de la façon dont les instrumentistes jouent mais aussi de l'intention de l'auteur. Tous ces éléments conjugués donnent à ce moment la grâce de me -nous- toucher au plus profond.

Parmi les innombrables oeuvres qui me touchent "le Messie" de Haendel, la "Messa di Gloria" de Puccini et, je l'ai déjà dit et redit, le merveilleux "Orphée et Eurydice" de Gluck ont la vertu de me transporter immédiatement quelqu'en soient les interprètes.

 

 

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24 mai 2017 3 24 /05 /mai /2017 07:00

Certains sont tellement décidés à ne trouver aucune qualité au nouveau Président de la République et à sa politique qu'ils critiquent absolument tout de lui: sa femme, ses ministres, sa façon de parler, ses discours et jusqu'aux pensées qu'il lui prêtent.

Ils mettent sur le même plan les 24 ans de différence d'âge entre Emmanuel et Brigitte Macron et la nomination de Bruno le Maire comme Ministre des Finances. Ils ne craignent pas les dissensions entre ministres d'opinion divergente mais les annoncent tout en les souhaitant.

Après deux quinquennats ratés en grande partie à cause de la personnalité inadéquate des Présidents, soit tout de même 10 années gâchées, un homme jeune, manifestement préparé, bien entouré et décidé à améliorer ce qui doit l'être a été élu, contre l'extrême droite arrivée à l'étiage stupéfiant dans une démocratie de 35% des voix et ils font la fine bouche. Ils renâclent, ils critiquent, ils regrette l'alliance bolivarienne de leur "Che" ou le programme thatcherien du mari de Penelope.

A force de perpétuellement critiquer tout et son contraire notre pays, qui possède pourtant de solides atouts, est recordman du nombre de chômeurs et du déficit public.
 

Au lieu de déblatérer sur l'arrivée de Nicolas Hulot ou de critiquer tel ou tel détail il me semble qu nous devrions ardemment souhaiter la réussite de cette équipe qui semble décidée à ne pas faire les mêmes erreurs que celles qui l'ont précédée.

Elle en fera d'autres, il y aura ces "couacs" que les médias adorent au point de les inventer... qu'on se rassure.

On devrait souvent relire la fable de Jean de la Fontaine "les grenouilles qui demandent un roi". Nous avons eu le soliveau Hollande. Gare à l'oiseau échassier qui pourrait avoir les traits de la sorcière ricanante du débat de l'entre deux tours.

 

 

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23 mai 2017 2 23 /05 /mai /2017 07:00
contravention piéton

contravention piéton

J'ai toujours aimé (voire admiré) le geste rageur de ceux qui trouvent une contravention sur le pare-brise de leur voiture et qui le chiffonnent de rage en le jetant.
Je suis trop légaliste pour me laisser aller à ce geste de colère que je trouve élégant mais un peu stupide.

En effet, le numérique vous laisse de moins en moins de chances de passer à travers et l'amende sera doublée (ou pire) ce qui donnera à votre geste de dépit un prix somme toute exagéré.

L'autre jour j'ai vu sur le trottoir une de ces contravention ancien modèle (maintenant on glisse un simple papillon vert pour vous avertir que vous recevrez une contravention qui verbalise un stationnement illicite) et je l'ai ramassée (photo).

J'ai été surpris de son libellé: "consommation de boisson alcoolisée sur la voie publique (bière 50cl)

prévue par AM (arrêté Municipal) du 1/02/2016 réprimée par art. R 610 du Code Pénal.

Il est précisé que cette contravention a été délivrée à un piéton (sans nom ni adresse) le 16 mai 2017 à 23H00 rue Bachelier/Sept Troubadours par l'agent 337 (Longtarin?)

C'est vrai, c'est parfois agaçant de tomber sur des cannettes de bière, des petites bouteilles ou des verres presque pleins d'alcools sans compter les packs laissés n'importe où, c'est pénible aussi ces gens ivres qui titubent en beuglant mais ...

Cette contravention m'a "choqué" parce qu'elle me semble d'une sévérité peu compatible avec ce que nous avons appris des turpitudes quasi impunies de "ceux qui nous gouvernent", les Fillon et autres Bruno Le Roux.

Les 405 millions de Tapie, les "Yeux dans les yeux" de Cahuzac devraient inciter, dans des cas comme celui-ci, à y regarder à deux fois avant de sortir le carnet à souches.

Populisme me rétorquera-t'on. Ma foi!

 

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22 mai 2017 1 22 /05 /mai /2017 07:00

2 magazines français d'actualité se sont longtemps partagés un lectorat exigeant. "L'Express" et "Le Point" ont en effet eu une image de sérieux et de qualité, justement méritée.

L'Express a été le premier à se gâter. Articles de plus en plus courts et convenus, ligne éditoriale sans nuance, publicité envahissante, remplissage... les maux qui l'ont affecté ont fini par contaminer le rival et adversaire Point qui s'est "libéralisé" à outrance et est devenu le journal officiel de la Droite française. Tendance Juppé-Fillon-Sarkozy.

Je ne les regarde pratiquement plus et il a fallu une longue attente chez le vétérinaire (catégorie SP++ concernée par les publicités et le contenu éditorial, en réglant ses honoraires j'ai compris qu'elle lise "Le Point"!) pour que je puisse en feuilleter le plus récent et un qui datait des débuts de la campagne post-primaires de la Droite de François Fillon.

Première "surprise": l'incroyable culot de l'omniprésent Giesbert qui hier sur le plateau de "C'à vous" s'affichait en supporter de Emmanuel Macron et qui, il n'y a pas 4 mois vantait dans son magazine,avec des trémolos dans la plume, le programme purgatif de François Fillon.

Deuxième surprise: les erreurs d'interprétation, les erreurs d'analyse et les approximations de l'équipe de rédaction lorsque l'on lit cette revue à postériori. Ils ont (presque) tout faux! les Baverez et autres fameuses signatures se plantent allègrement mais continuent cependant à jouer les analystes ou, pire, les oracles.

Le numéro dont je parle est entièrement dédié à Fillon et à son programme. Les deux inspirent les plus forts encouragements et suscitent des compliments à pleines pages.

Aucun recul (ou si peu) tant la victoire de "leur" candidat est certaine. C'en est même gênant quand on verra à l'oeuvre les Valérie Boyer, les Patrick Stéfanini, les Thierry Solère, les Ciotti et les Baroin lorsque la face cachée de François Fillon sera dévoilée par d'autres que les "Point" qui non seulement croyait en Mr Propre mais voulait y faire croire.

N'avaient-ils aucun doute? on ne le saura jamais...

Celui de cette semaine est un peu moins laudatif. Un tout petit peu moins. On a jeté les posters de Fillon et on espère que Macron plaira à MM Dassault, Lagardère, Bouygues, Arnault, Pinaut, Drahi etc. A vrai dire on n'en doute pas beaucoup!

J'espère pour ma part qu'ils se trompent et que la nouvelle équipe gouvernementale n'a pas que la satisfaction de ces messieurs en tête.

... du moins pas uniquement.

 

 

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19 mai 2017 5 19 /05 /mai /2017 07:00

Mon film préféré, "Barry Lyndon" de Stanley Kubrick, (1975) est une adaptation du roman de William Makepeace Thackeray (à qui l'on doit aussi l'excellent "La foire aux vanités").
A l'issue de 3 heures de film bien remplies un carton reste une vingtaine de  secondes à l'écran.
On peut y lire (approximativement, car la vraie sentence est plus littéraire et ironique):

"Aujourd'hui, les personnes qui s'affrontent dans cette histoire, riches ou pauvres, beaux ou laids, sont tous égaux".

Cette phrase à la fois banale et philosophique prend tout son sens lorsque l'on visite, comme je l'ai fait rapidement récemment le cimetière de Passy (Paris XVIème arrondissement) où la fortune a depuis longtemps remplacé les quartiers de noblesse pour ouvrir le droit à se faire enterrer dans cette nécropole de bon voisinage.

Comme dans tous les cimetières parisiens la place manque et les morts riches sont comme les vivants fortunés dans la capitale: prioritaires. On peut même ajouter qu'allongés ils sont exclusifs.

De ce fait et sans que ce soit la norme, leurs tombes sont imposantes afin de rappeler au mortel qui passe devant que, décidément, ils n'étaient pas n'importe qui...

Ainsi pensais-je lorsque je suis passé devant la simple pierre tombale de granit rose de Francis Bouygues, le magnat du béton et de la télévision-poubelle. L'homme et ses proches ont choisi la simplicité et la discrétion, au cimetière de Passy tout de même, mais la discrétion et j'en ai presque été touché tant les voisins immédiats avaient vu grand et spectaculaire.
Il est vrai que ce sont surtout des tombeaux du XIXème siècle, époque où les bourgeois vivaient dans l'épate, du berceau au tombeau. Et même dans l'au-delà!

Je suis plus prétentieux qu'eux puisque je souhaite fermement être incinéré et que je n'ai aucune exigence pour le devenir de mes cendres.

 

 

 

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18 mai 2017 4 18 /05 /mai /2017 07:00

Algérie: ce pays jeune que les vieux gouvernent document de Philippe Bardonnaud, Pascal Dervieux et Vanessa Descouraux a été diffusé ce dimanche 14 mai 2017 à 9H00 sur France Inter.
Inutile de vous dire que cette émission est hautement recommandable car elle dessine un pays passionnant, loin des caricatures et raccourcis auxquels nous sommes habitués.

Naturellement la situation politique et religieuse n'est pas escamotée mais elle ne constitue qu'un des éléments étudiés et j'ai été captivé par la "liberté" avec laquelle certains des interviewés esquissaient la situation réelle du pays.
Naturellement l'Algérie est un pays sous dictature "molle" et la langue de bois de certains montre que la peur tient le système.

A cet égard le policier des forces de sécurité qui vient faire cesser l'interview d'un fan de football près de son stade algérois, tout simplement parce qu'il a l'autorisation de parler des "élections législatives" mais pas du football rappelle ce qu'est un pays totalitaire, même si la violence n'est plus un instrument du pouvoir...

Les causes de la stagnation économique et politique sont abordées franchement et sans faux-semblant. Cette gérontocratie de façade, dans un pays où les jeunes sont majorité a longtemps tenu avec la manne pétrolière.

Au lendemain de l'élection récente, de ce  côté de la Méditerranée d'Emmanuel Macron, l'interviewer a beau-jeu de demander aux Algériens qu'il rencontre si "Bouteflika mourra au pouvoir" (il a été élu en 1999 et est agonisant depuis quatre ou cinq ans.

L'immobilisme absolu, la pauvreté et l'absence de perspectives, même pour les diplômés expliquent l'appel du large qui reste très fort.

"On va pas mourir au milieu de la mer" dit un des interviewés: le choix n'est qu'entre ces deux options, rester dans un pays qu'ils aiment mais qui est figé en dictature des années 60 ou fuir et affronter tous les dangers.

Le reportage était signé Christian Chesnot et doit être accessible en podcast.

 

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17 mai 2017 3 17 /05 /mai /2017 06:55

Re!

Je me permets de revenir sur mon post de mardi 9 consacré aux deux adaptations cinématographiques du livre de François Mauriac "hérèse Desqueyroux".

J'ai pu me procurer la version de Georges Franju avec Emmanuelle Riva, Philippe Noiret et l'incroyable Edith Scob et la revisionner. 

C'est un film en noir et blanc assez impressionnant par l'équilibre entre une histoire solide et bien racontée, des comédiens exceptionnels (Emmanuelle Riva est magnifique), des décors et une musique parfaits. La mise en scène, classique, est au service du scénario et les conventions du cinéma sont respectées (pour montrer qu'une soirée s'éternise  on montre une cheminée remplie de bûches puis la même cheminée avec des braises).

On connaît l'histoire: Thérèse Desqueyroux est une femme qui réfléchit. Elle lit et se pose des questions alors que dans sa classe sociale (la grande bourgeoisie propriétaire terrienne dans les Landes) on ne pense pas. Elle a une amie d'enfance, Anne, dont elle épouse, sans amour le frère Bernard. tous les deux, par ce mariage, agrandissent leur patrimoine.
Cette union décevante ne satisfait évidemment pas Thérèse Desqueyroux qui prend ombrage de l'amour que rencontre Anne avec un voisin qui ne peut convenir à la famille.

Un jour où l'incendie menace les pins de son mari elle le laisse prendre une seconde fois son traitement à base d'arsenic. Son mari est malade et Thérèse Desqueyroux l'empoisonne sans vraiment l'avoir décidé.

Le médecin de famille s'aperçoit que ses ordonnances ont été trafiquées et fait venir un confrère de Bordeaux.
Il y a plainte déposée en justice mais les relations du père de Thérèse et celles de la famille de Bernard permettent d'étouffer l'affaire et d'obtenir un non lieu.
Pour sauver les apparences, Thérèse est maintenue dans la propriété jusqu'à ce que l'on oublie cette histoire.
Cloîtrée dans sa chambre elle se laisse aller et s'ennuie dans une immense solitude.
L'histoire se termine à Paris, à une terrasse de café. Thérèse Desqueyroux espère encore une réaction de son mari mais celui-ci n'a que les conventions bourgeoises et la famille à la bouche.

Je le redis ici: Emmanuelle Riva, sans être belle, possède un regard et une démarche dans laquelle se lit une intelligence et de la révolte. Elle ne joue pas son personnage, elle l'incarne.
Noiret, encore jeune, est ennuyeux et conventionnel. Il n'est pas méchant (quoi qu'il le soit par bêtise avec sa soeur lorsqu'elle fugue) mais incapable de comprendre sa femme et le monde. Les apparences lui suffisent et que les choses soient immuables lui convient parfaitement.
Il ne remet rien en question et, s'il aime sa femme, il est incapable de le lui dire et moins encore de le lui témoigner.

La mère de Bernard est un personnage insupportable et les idées qu'elle défend sont celles des partisans de Fillon au Trocadéro cette année.

Anne, jouée par l'actrice Edith Scob, surprenante, fait partie de ces femmes qui finissent par entrer dans le moule. Son amant, Sami Frey ne s'y trompe pas.

C'est une histoire dépassée mais "les 3 mousquetaires" aussi et on prend plaisir à suivre ces personnages qui souffrent à cause de leur incommunicabilité et de leurs préjugés.

 

 

 

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16 mai 2017 2 16 /05 /mai /2017 07:00

C'est impressionnant: la presse étrangère a mieux accueilli l'élection d'Emmanuel Macron à la Présidence de la République française que la presse Française.
Leurs commentaires ont été plus positifs et leurs messages plus élogieux que les médias hexagonaux qui, le jeune président à peine élu ont commencé à le dire "mal élu" puis à pronostiquer les calamités les plus horribles, le duo Mélenchon-Le Pen harcelant le pouvoir n'étant pas le moindre.

Le partisan de l'alliance Bolivarienne a eu beau se conduire en irresponsable jouant avec le feu ses oukases sont disséquées avec componction par des médias apeurés.


Sitôt élu des "manifestants" haineux, qui avaient vu un choix entre "la peste et le choléra" dans celui qu'ils avaient à faire entre un démocrate républicain et une dangereuse exaltée d'extrême droite ont défilé en proférant des insanités qui les déshonoraient.

Les drapeaux de la CGT, restée stalinienne 64 ans après la mort de son "héros" se sont agités et les slogans d'un autre âge sont revenus aux bouches de permanents syndicaux payés à la manif'.

Une radio nationale, France Inter, n'hésitait pas à laisser une timbrée s'exprimer (10/05/2017, 7H21): "L'élection était truquée, Mélenchon aurait dû gagner" (sic).

L'obs, entre les deux tours, donnait la parole à un chauffeur-livreur de 32 ans vivant à Nanterre: "Le Pen serait un ennemi politique plus clair" (L'Obs, 4/05/2017) traduction: on élit Le Pen en 2017 pour empêcher Le Pen d'être élue en 2022.

Le soir de l'élection les vieux représentants des partis que les électeurs avaient humiliés, les Copé, les Baroin, les Ciotti, les Le Foll et tant d'autres (dont l'ineffable Raffarin) se partageait sur toutes les chaînes pour beugler qu'ils allaient être l'opposition et gagner les législatives.

Dès le lundi 8 les critiques (la marche au Louvre, Brigitte Macron sur scène...) pleuvaient sur le nouveau président comme la pluie sur Hollande à l'île de Sein. Rien ne trouvait grâce aux yeux des commentateurs.

Hollande a battu des records d'impopularité: les médias, la classe politique et les français ne semblent pas disposés à faire le moindre cadeau au Président élu le 7 mai.

Ca promet!

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