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17 octobre 2015 6 17 /10 /octobre /2015 10:02

J'écoute le CD solo de Noel Gallagher "High Flying Birds" (excellent de bout en bout) en parcourant la presse en ligne.
Parfois j'ai l'impression d'être dans un film du style "retour vers le passé". Sarkozy, Copé (oui, Copé!), Bayrou, Hollande, Morano, Guéant... font l'actualité politique.
N'en serons-nous jamais débarrassés?

Même un Donald Trump Français ferait l'affaire tant ce feuilleton perpétuel "plus pénible la vie" est ennuyeux et répétitif.
Si j'ajoute que le Point interviewe Yoko Ono (82 ans) et que l'Express diffuse des éditoriaux filmés du crétin à l'écharpe rouge on l'aura compris: je ne vais pas y passer la matinée!

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16 octobre 2015 5 16 /10 /octobre /2015 07:00

Pour mon récent anniversaire j'ai reçu le livre de François Fillon "faire"" qui, paraît-il, rencontre un joli succès.

Le livre de Fillon rencontre le succès, pas mon anniversaire. Quoique...

Comme il faisait très beau le week end dernier, pendant que que F*** était au club de sport, je me suis installé sur les pelouses de la "Prairie des Filtres", un beau jardin face à la Garonne, et en ai lu une partie sous un soleil presque aoûtien.
Des jardins j'en ai vu un peu partout dans le monde. En Angleterre, en Ecosse, en Irlande, en Espagne, au Luxembourg, en Allemagne, au Canada, à New-York....

Il n'y a qu'en France que les jardins sont aussi animés mais cela leur donne une personnalité incomparable. Un groupe de jeunes écoutait une sono assez fort qui diffusait une sorte de bruit très rythmé comme on en entend dans les reportages sur les techno-parades. Répétitif et agaçant le tempo semblait comme sorti d'une machine qui ne le modifiait qu'aux marges. Au bout de vingt minutes, n'y tenant plus, j'ai remis mes tennis, rangé le Fillon (dont l'austérité de pensée ne s'accordait guère à la musique) et je suis parti plus loin.
J'avais repéré un endroit accueillant mais un guitariste très doué s'y exerçait avec un briquet sur les cordes. C'était tellement beau et bien joué que j'en aurais négligé le pensum de l'ex-premier ministre en m'attardant à l'écouter.

Je m'assieds au pied d'un arbre mais j'en suis chassé par des scolaires qui s'entraînent à la course et il se trouve que je suis à moins de 20 m de leur ligne de départ. Fillon n'a pas de chance!

Je m'éloigne un peu (pour ceux qui connaissent je me rapproche de la sortie du Pont St Michel en arrivant devant la buvette). Je me rassois et à peine 5 minutes après que je me sois installé des aboiements furieux me font lever la tête. Un "punk à chiens" et une fille SDF laissent leur troupeau s'écharper. Au secours!

Un peu échaudé par mes précédentes expériences j'avise un endroit qui paraît calme. Lentement j'en prends possession et me replonge dans ma lecture un rien masochiste.
Soudain je prends conscience que je suis de nouveau au centre d'une agitation bruyante. Des jeunes gens (5 ou 6 dont une fille) ont tendu une corde entre deux arbres et essaient de parcourir sa longueur sans tomber. L'un d'entre eux joue (avec talent) de l'accordéon ou plutôt du bandonéon ou d'un instrument qui ressemble à cela. Ils se congratulent et s'encouragent. Les bières se partagent avec les rires, la jeune fille est fêtée comme si elle était une funambule de génie...

Décidément...Difficile de se concentrer.
Mais aussi quel charme que ces jardins pleins de vie et de bruit. J'aime la ville et j'aime ces jardins qui possèdent tous leur vie propre.

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15 octobre 2015 4 15 /10 /octobre /2015 06:22

Suis-je à ce point hors jeu que je suis pratiquement une fois sur deux à contre-courant des réactions de mes contemporains hexagonaux?

Dans l'affaire du molestage des responsables d'Air France si je suis évidemment conscient des angoisses pour l'avenir des salariés je reste doublement choqué: par la violence physique et symbolique (déshabiller quelqu'un de force n'est pas anodin) du comité d'établissement et par le fait que ces méthodes (dite des "gros bras") a conduit tant de sociétés (qu'on se souvienne tout récemment de la SNCM) plus sûrement qu'un suicide à la casse et au dépôt de bilan.

Après, on peut donner toutes les explications, envisager toutes les analyses et se draper dans des attitudes plus ou moins convenues il reste un gâchis qui laisse muet. La compagnie nationale est, dans un état catastrophique et les images des dirigeants exfiltrés par dessus un grillage ne l'aidera pas à l'améliorer, bien au contraire.

Je n'ai jamais compris pourquoi, dans ce pays où tant de dirigeants ont fait les mêmes écoles on est incapable de prévoir et d'adapter. Le "low cost" n'est pas apparu dans le ciel un beau matin que je sache? le prix du carburant est une donnée connue et prévisible depuis le premier choc pétrolier au moins... on ne peut pas "naviguer à vue" ainsi et donner la compagnie à diriger à des "amis du pouvoir" (du frère Attali à Juniac, les PDG étaient rarement des ennemis du pouvoir en place) sans être responsable d'un désastre annoncé et qui éclate aujourd'hui.
Des pilotes autistiquement cramponnés à leur statut aux syndicats stupidement recroquevillés sur les "droits acquis", d'une direction à géométrie variable et aristocratiquement dévouée aux profits de caste tout concoure à la situation dramatique d'aujourd'hui.
Comme Alitalia ou Air Inter je crains qu'Air France finisse un jour en marque déposée. Au musée Aéroscopia de Toulouse j'ai été presque ému de voir un avion aux couleurs d'Air Inter sur le tarmac. Que c'est vieux....

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14 octobre 2015 3 14 /10 /octobre /2015 07:01

Maintenant qu'il est enclenché je commence à me préoccuper de mon prochain déménagement.
J'en étais resté à l'empirisme des précédents et ai constaté avec plaisir qu'il existe un marché organisé qui prend tout (et plus) en charge.
J'ai besoin de cartons solides et résistants? les vendeurs se battent pour me les proposer et y ajoutent le plastique à bulles, le chatterton et les gros feutres pour noter sur le cartons ce qu'ils contiennent.
Je ne pourrais pas tout transférer de l'appartement que je quitte à celui que j'intègre? qu'à cela ne tienne: des loueurs de box sont à ma disposition. Ils sont chers, leurs prestations sont nombreuses mais onéreuses mais ils ont pensé à tout: ils vendent les fameux cartons (imagine t'on un déménagement sans cartons? comme le meuble Ikea qui se désagrège pendant le transport ils en sont la signature), le cutter, le papier collant, le cadenas à code et 999 choses aussi utiles. Ils vous aident à trouver ce camion bariolé et aveugle qui contiendra votre mobilier, le charriot qui permettra de le vider et le box qui l'accueillera un temps.
Oh! il ne s'agit pas d'un simple cellier... Il est chauffé, désinfecté, protégé, éclairé et disponible 24H sur 24. C'est vrai, des fois que j'aie besoin d'une louche à crêpes ou de mon exemplaire de "Audiard par Audiard" un dimanche à 3H du matin!

Je me prépare: je ne veux pas que les outils ménagers (lave-linge, frigo, cuisinière...) me montrent du doigt par des coulées accusatrices (lorsque les gens déposent subrepticement les leurs sur le trottoir au lieu de les déposer à la déchetterie je suis frappé par la saleté de ces objets), je commence à donner des objets que je ne souhaite (ou ne peux) pas conserver ou qui peuvent faire plaisir, j'en revends d'autres et je réfléchis au peu de "beaux" meubles que j'ai tout en me disant que je ne suis pas attaché aux biens.

Le balcon-terrasse me pose un véritable souci: je l'ai, au fil du temps, transformé en jardin suspendu et ne parviens pas à me résigner à avoir passé tant de temps à l'arroser pour m'en séparer sans essayer de l'acclimater ailleurs. Mais c'est lourd et il y a tant de pots, de caisses et de jardinières...


On devrait vivre dans des box!

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13 octobre 2015 2 13 /10 /octobre /2015 07:00

Il faudrait, de temps en temps, prendre un homme (ou une femme politique), de quelque bord qu'il ou elle soit et lui infliger d'éprouvants tourments physiques en public.
La colère me saisit lorsque je lis partout ces critiques du diesel qu'on nous a imposé en France et qu'on veut taxer (avant de le supprimer) aujourd'hui.

Je me souviens que les premiers moteurs diesel (ceux des taxis en particulier) étaient bruyants et sales. Il a fallu beaucoup d'imagination et de travail aux constructeurs automobiles pour que le parc Français soit composé de plus de 70% de véhicule fonctionnant avec ce carburant en 2012.

Que je sache je n'ai pas rêvé en voyant les prix aux pompes à essence facturer moins cher le diesel que le "super"? que je me souvienne mes employeurs, poussés par l'Etat, me contraignaient bien à prendre des voitures fonctionnant au diesel alors que j'ai toujours été pour les véhicules essence...

Le "bal des faux culs" a commencé et de la mère Royal aux khmers verts on crie haro sur le diesel et on envisage de nouvelles taxes pour punir ceux qui n'ont fait que ce qu'on leur préconisait...

Nous avons, nous Français, fait figure d'exception en prônant cette motorisation dont tout le monde savait (malgré d'énormes progrès) qu'elle polluait plus que les autres.

L'industrie automobile Française misait sur cette caractéristique pour conserver des parts de marché que ses modèles ne suffisaient pas pour conquérir ou conserver des marchés étrangers.

J'ai le souvenir de voiture minuscules et laides (Visa, Renault 9 etc.) qui produisaient des bruits de moulins à café tout en recrachant des nuages de fumée noire le tout vanté par des Séguéla sous l'oeil bienveillant de Bercy et du Louvre (ou le ministère des finances se trouvait avant).

Le culot des politiques et du lobby écolo est sans fond. sous prétexte d'environnement ils nous feront rouler dans des autocars macron roulant à l'éthanol, voyager dans des trains à voile et voler dans des avions à pédales. Alors que le carburant est taxé à 60% par l'Etat il faut être sacrément culotté pour culpabiliser (puis rançonner) le consommateur.

Moi je suis à fond pour le goudron et les plumes pour les tartuffes de l'environnement.

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12 octobre 2015 1 12 /10 /octobre /2015 06:32

Après avoir lu une biographie de léonard de Vinci j'étais admiratif qu'un homme qui a vécu il y a si longtemps puisse être encore à la fois connu, admiré et respecté.
Je me disais que la postérité était une condition magnifique et songeais qu'il ne me restait pas beaucoup de temps (et peu de talents à exploiter...) si je voulais être célébré une fois que j'aurais quitté ce paradis terrestre sur lequel nous évoluons.
A peine avais-je songé à cela que la pensée contraire s'est imposée: quel intérêt d'être connu et apprécié alors que l'on se décompose en son tombeau?

A quoi cela sert-il de vouloir à tous prix laisser une trace dans les mémoires?

Feue ma grand-mère disait, paraît-il, que l'oubli était le second linceul des morts.

Rester dans la mémoire de nos proches est déjà une belle réussite. Savoir que, de temps à autres quelqu'un vous regrettera et pensera à vous est une ambition certes modeste mais réaliste.

Quand je vois comment nos contemporains oublient vite celles et ceux qu'ils célébraient hier encore, quand j'observe à quelle vitesse une légende noire peut remplacer les paillettes je me dis qu'un macchabée anonyme est encore ce qu'il sera le mieux d'être.

Consolation pour une médiocrité? regrets de ne pas avoir franchi la ligne qui laisse une trace autre que celle des pages blanches de Google? (ou seulement celles de "copains d'avant"?) sans doute.

Mais à moins d'être Mozart, Luther King, Mandela, Jérôme Bosch ou Einstein à quoi bon espérer une place chez les immortels?

On dit que pour un anonyme il faut 3 générations au grand maximum pour être complètement oublié.

Avec ma fille nous avions aimé le "Huis Clos" de Jean-Paul Sartre pour cette belle idée que dans l'au-delà il se passait quelque chose de positif pour lui lorsque l'on parlait, évoquait ou pensait à un défunt.

C'est finalement un athée qui m'a donné la plus belle raison d'espérer pour ce qui se passera "après".

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9 octobre 2015 5 09 /10 /octobre /2015 06:32

Victime d'insomnie naturelle après un léger décalage horaire j'ai regardé dans la nuit de lundi à mardi, sur FR3 un beau documentaire sur Versailles.
Un texte sobre lu par Lambert Wilson donnait des compléments d'informations à de très belles images du château, de ses dépendances et de ses jardins.

De nombreux intervenants donnaient un point de vue souvent intéressant et même l'emphatique et ennuyeux car tellement convenu Valery Giscard, ex président, était moins pénible que d'habitude. (il fallait voir ce document d'époque où, chef de l'état, il recevait le Shah d'Iran et l'impératrice dans lequel sa femme, Anne-Aymone était attifée comme une duchesse de roman à l'eau de rose, plus hiératique que l'impératrice elle-même...)

Il était question du château, des travaux d'entretien et de son histoire mais aussi de politique avec les évènements marquants qui s'y étaient déroulés jadis et naguère.
Il fut longuement question du sommet de Versailles (1982) pendant lequel François Mitterrand accueillit les principaux chefs d'états du G7 en se réservant une place d'honneur.

Tout cela, bien qu'intéressant, ronronnait un peu jusqu'à ce que le larbin préféré de Mitterrand, l'ineffable Jacques Attali, l'air gourmand, nous révèle que parmi les mille invités François Mitterrand avait tenu à ce que sa maîtresse et mère de sa fille, Anne Pingeot soit présente mais placée de telle manière que l'épouse légitime du président, Danièle Mitterrand, ne puisse la voir ni en entrant ni en sortant de table.
On était dans le vaudeville et le minable et notre "sherpa" présidentiel, habillé comme le garde-chasse de Lady Chatterley, prenait un immense plaisir à raconter ce secret d'alcôve bien crapoteux.

Et ça se donne en exemple et en guide spirituel! juste bon à organiser des sauteries pour son maître.

Je me souviens que cette baudruche avait un jour, dans l'Express, dénoncé la connivence entre le showbiz et certains politiques. N'y tenant plus je lui avais adressé un mail lui rappelant sa proximité avec Coluche et l'ahurissant "Adieu, ma poule" qu'il avait prononcé aux obsèques du comique. Il m'avait répondu, sec et méprisant: "cela n'a rien à voir, c'était un ami". Attali et Coluche. Amis. c'est à se tenir les côtes!

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8 octobre 2015 4 08 /10 /octobre /2015 06:37

Prenez un lycée "difficile" de la région Midi Pyrénées. A son bord, des élèves issus de la diversité (c'est ainsi qu'on les nomme).
Un lycée ni plus turbulent ni moins que les autres. Plutôt agréable à ce que l'on dit et qui ne défraie jamais la chronique.
Un horrible fait-divers, hélas quotidien à notre époque, y survient: une toute jeune fille de 14 ans qui suit les cours de cet établissement est violée à ses alentours à l'heure du déjeuner.
Forcée sous la menace et les coups de donner son numéro de téléphone et de faire une fellation à un déséquilibré de 22 ans qui lui ne suit aucun cours au lycée.

Traumatisée la jeune élève ne peut échapper à la divulgation de ce qu'elle a subi se fasse dans et hors le lycée.
Or il se trouve que cette petite vit dans un milieu de convertis récents à la religion musulmane où la "publicité" faite autour de cette douloureuse affaire est mise au débit de la victime. Au lieu de calmer les choses et d'aider à simplifier les choses certains ont jeté de l'huile sur le feu. Sciemment.

Le torchon local, "la dépêche du Midi", un mix de chiens écrasés et de radicalisme-cassoulet (appartenant à la famille Baylet depuis la Libération et ne tolérant aucune concurrence) couvre cet "évènement" en donnant une demie-information très dommageable à la victime (elle a donné son numéro de téléphone à son violeur, sous-entendant un semi-contentement alors qu'elle a été battue) et, alors que l'ensemble du lycée absorbe difficilement l'information vient en rajouter en demandant sur place aux élèves si "elles ont peur".
Les enseignants et l'équipe médico-sociale du lycée ont répondu aux questions des lycéennes et des lycéens et expliqué le contexte en empêchant certain(e)s de propager des "elle l'a cherché" et autres contre-vérités.
Et voilà qu'un journal-poubelle détruit tout le travail pédagogique en venant harceler les élèves et en défaisant ce même travail avec des questions insidieuses et, osons le mot, cons.

Je dois donner l'impression de détester les médias à force de taper dessus. C'est au contraire parce que j'aime l'information et que le métier de journaliste me semble un des plus beaux que je vitupère contre ceux qui le poussent dans le caniveau et qui l'y maintiennent.

Je ne peux comprendre, dans le cas présent, ce qui pousse un envoyé de la Dépêche à salir la victime (même sans le vouloir) puis à faire du sensationnalisme sur le dos de cette gamine.
Salir un établissement, propager la peur et raconter n'importe quoi ce n'est pas du journalisme, c'est une forfaiture.

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7 octobre 2015 3 07 /10 /octobre /2015 06:05

Comme la dernière fois que je suis revenu du Canada (où j'ai vu des Canadiens) ma carte bancaire a été piratée et des achats au montant élevé ont été tentés ou effectués.
Parmi ces derniers PRICEMINISTER semble être un destinataire prisé.

Aussitôt que constatée il faut contester les achats frauduleux auprès de sa banque, aller au commissariat le plus proche déposer plainte (soit dit en passant j'aurais bien porté plainte pour l'atmosphère régnant au commissariat...), faire opposition à la carte bancaire et.. s'arrêter de vivre ou presque si, comme moi, on a une banque à 800 km de son domicile.

Heureusement, depuis la dernière utilisation indue de mon moyen électronique de paiement (ma CB quoi!) les choses ont évolué: pour certains achats en ligne (mais je ne connais pas le montant plancher) les acheteurs se voient contraints de valider leur achat en le confirmant avec un code que communique la banque sur notre mobile personnel. Les fraudeurs ont les codes de la CB mais pas le téléphone et, je l'espère, de ce fait les commandes sont annulées.

Je ne parviens pas à comprendre comment ma carte a pu être piratée une seconde fois au Canada. Instruit par la première j'ai fait extrêmement attention et l'ai surveillée comme le lait sur le feu.
J'ai acheté très peu par ce moyen de paiement et n'ai jamais laissé le règlement se faire loin de ma vue. Je payais tout en liquide.

J'ai vu cette fois que la carte était introduite dans la machine (et non passée rapidement dessus) et là aussi n'ai rien constaté d'anormal.
Le fait que, cette fois encore, PRICEMINISTER soit un des bénéficiaires de la fraude et que celle-ci s'est faite entre mon départ de Montréal et mon réveil à Toulouse ce matin (donc entre samedi 21H heure locale et dimanche 14H00 heure locale également) semble dire que cette fraude se fait à l'aéroport.
Seul problème: cette fois j'ai transité par Paris Charles de Gaulle et non à Orly ou Blagnac comme les fois précédentes et n'y ai rien acheté ou payé en CB. Mais une bande de voleurs sournois et abjects opérant depuis les aéroports n'est qu'une hypothèse.
La réalité a sans doute été énoncée (en forme de boutade?) par Nicolas, mon fils: "tu dois avoir une tête de pigeon".

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6 octobre 2015 2 06 /10 /octobre /2015 06:54

On l'a dit et répété, sans doute le film "les choristes" a fait naître bien des vocations.
Le problème c'est que ces vocations ont été encouragées par des chefs de choeur qui n'en avaient qu'un titre autoproclamé.

De ce fait le pays s'est couvert de chorales qui chantaient, plutôt mal que bien, des scies impossibles du style "la Java de Broadway" ou "Que je t'aime".
Sans doute suis-je un peu prétentieux mais je pense que l'art choral doit élever les âmes un peu au-dessus de Sardou ou Hallyday.
Cabrel? oui, Cabrel aussi.

Pour être franc je n'imagine le chant que religieux ou "sacré". A mes oreilles (et selon moi) le travail de la voix et les ensembles musicaux s'adapte principalement à la "grande musique" et à des oeuvres qui vont des oratorios aux Requiem en passant par la liturgie et même les chants profanes.

La musique du XXème siècle se prête aussi à l'interprétation par des ensembles vocaux.

Disposant d'un peu de temps je me suis dit que, moi aussi, j'allais chanter dans un ensemble. J'ai donc épluché les annuaires en ligne et écarté tous les chorales qui promettaient de "revisiter la chanson Française" (ce sont eux qui mettent une majuscule à française!) et celles qui en pinçaient pour les Carmina Burana de Carl Orff ou les choeurs de Nabucco.

... faut pas déconner!

Mon choix s'est porté sur 3 chorales proches et la première qui a répondu à mes questions par mail m'a vu débarquer, émule de Rolando Vilazon, certain que ma méconnaissance presque totale du solfège et ma voix jamais travaillée ne seraient pas des handicaps et que ma bonne volonté suffirait à me faire accepter.

La soirée fut littéralement magique. Le chef de choeur, un sexagénaire caractériel mais magnifique professionnel faisait répéter des chants impossibles à une trentaine de filles, de femmes et d'hommes et une sensation d'harmonie, de travail bien fait, de passion, d'amour de la musique et de beauté doublée de plaisir régnait dans la salle. (salle dont l'acoustique était minable).

A capella les 30 chanteurs et chanteuses donnaient leur meilleur (mais le chef d'orchestre avait vu "la grande vadrouille") et j'étais ému par la beauté des chants travaillés (Eli, Eli! de Georgius Bàrdos et Esti Dal de Béla Bartok entre autres mais aussi des pièces écrites par Ligeti).

A 22H15 il y eut une pause et les "nouveaux" (dont j'étais) passèrent un examen devant le chef de choeur qui décidait si l'impétrant était accepté ou pas.
Nous étions 5, 2 hommes et 3 jeunes femmes. J'étais le dernier et je n'en menais pas large. Décidé à m'appliquer je n'envisageais pas un instant qu'on me refusât.

Les quatre autres me mirent au supplice tant, malgré les portes j'entendais leur voix mise en difficulté.

Je vais aller vite; le suspens est déjà éventé. Ils furent pris tous les 4 et je fus le seul à être gentiment congédié sans rachat possible. Je retiens deux phrases du lapidaire commentaire du chef de choeur: "analphabète de ma propre voix". "Trop de travail pour arriver au niveau du groupe constitué".

Analphabète.....

Il fallut encore faire bonne figure pendant trois quarts d'heure et me "fader" la sortie du stadium, où des milliers de supporters étaient allés voir Toulouse prendre une pile. (NB: Toulouse TFC perd TOUT LE TEMPS). Embouteillages, quartier envahi, places de stationnement introuvables, voiture garée devant l'entrée du parking, l'analphabète enrageait intérieurement...

C'était tellement beau ces chants. J'aurais tellement aimé être pris!

Au fait..."La Java de Broadway"... C'est pas mal?

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