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26 septembre 2018 3 26 /09 /septembre /2018 07:00

J'ai vu, je ne sais où ni quand, un film dérangeant qui s'appelait, je crois, "la petite prairie aux bouleaux" ou quelque chose d'approchant. (j'ai vérifié, c'est bien le titre.)

J'aurais voulu ne garder de ce film rare et marquant que le souvenir de certaines scènes et les impressions ressenties en le visionnant la première fois: je n'ai d'ailleurs pas pu le revoir, un sentiment de "sacrilège" s'imposant dès les premières images.

La petite prairie aux bouleaux est la traduction approximative de Birkenau, l'extension du camp d'extermination d'Auschwitz. Le film, réalisé par Marceline Loridan-Ivens (2003) est une "fiction" tournée dans l'enceinte même du camp. Anouk Aimé en est l'interprète principale et elle est absolument PARFAITE. En effet elle n'est pas sympathique, pas évidente à comprendre, sèche, froide et "rugueuse". A rebours de la déportée de cinéma qu'on aime aimer. Dans le film Anouk Aimé n'est pas aimable. Elle n'a pas pardonné (comment le pourrait-on?) et elle en veut à la terre entière.

L'histoire est anecdotique (une déportée juive revient au camp où elle fut internée à l'âge de 14 ans et rencontre un jeune homme allemand empêtré dans sa honte, sa culpabilité et sa généalogie. Malgré cela et malgré le caractère abrupte de la femme une belle et complexe relation s'instaure entre eux.) la mise en scène imparfaite mais le film m'a profondément marqué.

Sa réalisatrice, Marceline Loridan-Ivens, qui est décédée la semaine dernière était cette drôle de femme aux cheveux fous et rouges qui avait raconté avec beaucoup de dignité ce qu'elle avait vécu. Son film était comme elle: surprenant, dérangeant, poétique, impitoyable mais tendre. On l'a revue récemment au moment de la panthéonisation de Simone Weil (elles avaient des numéros de déportées se suivant tatoués sur les avant-bras) et chez Busnel pour la sortie de son dernier livre il y a un ou deux mois.


Anouk Aimé, qui ne m'avait jamais touché jusque là y est éblouissante: belle, abîmée, rageuse mais vivante. Sa silhouette en long manteau noir m'a longtemps hanté.

C'est peut-être, pour moi en tous cas, le meilleur film consacré à cet endroit "où le destin de notre siècle saigne" comme l'avait écrit Aragon.

 

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25 septembre 2018 2 25 /09 /septembre /2018 07:00
Maurice et Jeannette, Robert et Elisabeth..

J'ai feuilleté, à la bibliothèque, un livre épais au titre intriguant: "Maurice et Jeannette". Signé de l'historienne Annette Wievorka c'est une biographie croisée et individuelle de deux personnes qui ont beaucoup compté pendant une des périodes les plus troublées du vingtième siècle.

Communistes de la plus stricte obédience, staliniens dans l'âme le moins que l'on puisse dire est qu'ils n'ont jamais été attirés par la nuance et par la démocratie. Par la vérité non plus puisqu'ils la détenaient  idéologiquement . J'ai été surpris par la bêtise mielleuse, la connerie pour dire les choses telles qu'elles furent, du "culte de la personnalité" qui s'attachait à Maurice Thorez, responsable politique et même à sa femme: où l'on voit que notre pays peut basculer dans tous les ridicules malgré des intellectuels concernés et bavards ou plutôt souvent à cause d'eux.

Cette forteresse rouge, ses pompes et ses œuvres ne m'intéresse pas plus que ça mais le livre avait l'air intéressant, en particulier sur la signature du pacte Germano-soviétique et les palinodies du PC devant cette monstruosité ou sur les départs "inopinés" de Maurice vers le paradis des travailleurs.. Y croyait-il? y croyait-elle? c'est la seule question qui vaille! si la réponse est non c'est tragique, si elle est oui c'est accablant. J'opte pour la 1ère cependant.

Sur un rayon, pas loin de la biographie des deux stals du PC un livre s'ornait d'une photo du couple royal idolâtré des médias: "Robert et Elisabeth Badinter". ces deux-là il faudra penser à rester sous la couette lorsqu'ils disparaîtront! la philosophe feministe et multi milliardaire, le gourou des femmes de presse (avant c'était Françoise Giroud, c'est dire la progression!) et son intouchable mari (dont on voit la plaidoirie contre la peine de mort à chaque fois qu'on l'aperçoit, souvent, donc.) bénéficient d'une côte d'amour phénoménale que le public, j'en suis persuadé, est loin de partager. Qui lit les pensums de la stricte "penseuse"? qui s'intéresse à Robert Badinter en dehors des facs de droit?

Biographies de couples? une mauvaise idée!

 

 

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24 septembre 2018 1 24 /09 /septembre /2018 07:00

Dans un documentaire audio consacré à l'incendie du dancing "le 5/7" en 1972 à st Laurent du Pont (Isère) qui fit 146 morts j'ai sursauté en entendant la définition de son "métier" par le journaliste François Caviglioli: je n'ai pas noté la phrase exacte mais il disait en substance qu'il lui fallait ajouter du pathos au drame pour rendre émouvant et sensationnel ce fait-divers. Il ajoutait, et on l'entendait sourire, qu'il n'était pas fier de dérober des photos de classe, de mariage ou de famille pour illustrer ses articles lorsqu'il faisait le tour des familles endeuillées...

Voilà bien l'ignominie absolue de ce torchon (pour rester poli) qu'est Paris-Match! des articles écrits avec une bêtise neu-neu dès qu'on touche aux "grands de ce monde" (et pour l'hebdomadaire ça va d'une dinde droit sortie de la "télé-réalité" à Greta Garbo) et de l'émouvant-écoeurant jusqu'à plus soif pour contrebalancer les niaiseries cucul sur les "stars".

Je crois bien que c'était l'un des paparazzi (pourquoi ne pas les définir professionnellement par ce qu'ils sont, à savoir des "fouille-merdes"?) de Match qui s'était déguisé en brancardier pour prendre à l'hôpital, une photo du fils mort de Romy Schneider... On voit la déontologie du truc!

Pour celles et ceux qui le lisent, Match c'est le ragot moins honteux que le "presse de caniveau" alors qu'à mes yeux c'est pire: c'est un monde factice de bimbo refaites et de photos retouchées (cf les "bouées" de Sarkozy président), c'est le monde des apparences fêté et montré en exemple aux pauvres pour les faire "rêver". C'est Monaco et Johnny, c'est Lady gaga et les milliardaires du foot.

Cette revue sur papier glacé existe depuis si longtemps avec les mêmes règles que nous pourrions, vous et moi, en préparer le numéro de la semaine tant c'est prévisible. Tout le monde il est beau, tout le monde il est gentil et surtout tout le monde il vit dans l'opulence et les fêtes branchées...

Que ça se vende, que ça existe me laisse ahuri!

 

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20 septembre 2018 4 20 /09 /septembre /2018 07:00

La cinquantaine avancée, élégante, parlant bien, cultivée et à l'aise en société j'ai fait la connaissance de M*** à un apéritif dinatoire, en petit comité, samedi15, du côté de la Croix de Pierre.

Au fur et à mesure qu'elle perdait sa timidité cette femme se dévoilait. Apeurée, effrayée même, on avait, en l'écoutant, l'impression que cette bonne ville de Toulouse était aussi dangereuse que Mexico. A l'en croire des agressions aux cambriolages en passant (mais oui!) au viol d'homosexuels sur l'île du Ramier (?!!!?) la ville rose était, dès le crépuscule, livrée aux gangsters de tout poil. Au point qu'elle songeait, tout haut, à quitter sa résidence, son quartier et la ville. Elle avait jeté son dévolu sur Bordeaux.

Ces sujets de conversation, qui démarrent sur les trop fameuses incivilités, se terminent trop souvent par des couplets sécuritaires. Je manœuvrais discrètement pour que l'on change de sujet et la gavais d’houmous aux noix de cajou et amandes pour qu'elle s'y résigne.

Mauvaise pioche! le sujet roula sur l'écologie, Nicolas Hulot (un saint homme), la pollution, l'élévation du niveau des océans bref au "réchauffement climatique".

Avec ces sujets du climat les médias et les politiques font leurs choux gras: ils chauffent à blanc une opinion réceptive qui se voit déjà sur un radeau avec un ours blanc. Les fantasmes, les semi-vérités, les obsessions et la désinformation font merveille dès lors qu'il s'agit de ces sujets. Nos contemporains hexagonaux se croient tous coupables de réchauffer la planète en prenant le RER jusqu'à leur boulot. Ils calculent leur bilan-carbone quand il vont acheter des betteraves bio chez l'épicier vegan du coin. Ils craignent l'infertilité due aux plastiques et battent leur coulpe parce qu'ils consomment de l'eau, du vent, de l'électricité et du pétrole.
On les a persuadés que l'avenir résidait dans les zones humides, que le nucléaire était l’antéchrist et que les centrales charbon étaient aussi mauvaises que le nazisme et le communisme confondus.

Et ils y croient! ils mangent framboises, myrtilles ou mûres avec honte, ils acceptent de rouler à 80 mais si on leur disait 50 ils accepteraient tant ils sont conditionnés.

Elise Lucet brandit les colorants alimentaires maudits, ils pleurent leur faute. Le 6ème continent, ces étendues de plastique surnageant  sur les mers ils s'en jugent responsables, tout comme du désastre qu'apporte la recherche d'or en Guyane et la disparition annoncée des espèces fragilisées.

Les gouvernements leur ont fait acheter du diesel puis veulent le supprimer? ils sont, eux Français, coupables!

l'industrie alimentaire les empoisonne? ce sont eux les coupables!

l'industrie pharmaceutique les drogue? tous coupables!

ma voisine de kir nous a avoué, dans un presque sanglot, qu'elle conseillait à sa fille de 25 ans de ne pas mettre d'enfant au monde : déjà responsable et victime. Laisser la terre aux girafes et aux araignées! en voilà une bonne idée. L'homme est si mauvais, selon les idéologues de l'écologie, qu'il serait préférable qu'il disparaisse.

L'idéologie climatique est la plus parfaite machine à contraindre puis endoctriner depuis les totalitarismes du XXème siècle. En 20 ans elle a réussi à s'imposer chez nous qui sommes un peuple particulièrement sensible aux impostures (cf la psychanalyse).

 

 

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19 septembre 2018 3 19 /09 /septembre /2018 08:24

Gamin à l'époque des faits je me suis néanmoins intéressé, par la suite, à deux affaires historiques aux développements militaire et politique de la guerre d'Algérie et ses suites: l'affaire Saint-Aubin et l'affaire Maurice Audin.

Dans ce contexte très particulier d'une sale guerre qui ne disait pas son nom et qui vit les combattants de chaque camp user de moyens ignobles pour l'emporter, ces évènements semblaient receler tout ce qui m'intéresse, encore aujourd'hui: l'implication de l'armée, les méthodes de celle-ci pour obtenir des informations et mettre "hors d'état de nuire" celles et ceux qu'elle considérait comme des ennemis, la politique et le mensonge d'état.

Le président Macron, à ma vive surprise, vient de lever tout le secret qui entourait encore la disparition et l'exécution sommaire du mathématicien de 25 ans Maurice Audin. C'est bien l'armée Française, mandatée (et soutenue) par la République qui a arrêté, torturé puis fait disparaître le jeune homme qui cumulait, selon elle, les "tares": communiste, affilié au parti communiste d'Alger, soutien reconnu du FLN, activiste... pour un militaire lambda l'homme était condamné sans jugement.

Ce nom, la "bonne tête" du disparu (les fameuses "corvées de bois"), la torture, les exactions des deux camps nous les pressentions, elles viennent officiellement d'être reconnues.

En notre nom, notre armée nationale, engagée dans un conflit sur un territoire étranger, torturait et tuait des Français, sans jugement ni défense. Et ça dans les années 50-60, moins de 20 ans après le fureur nazie. Je me demande parfois ce que nous serions si nous n'étions pas "la patrie des droits de l'homme"

Il fallait que cela soit dit et la démarchesdu président de la république est digne et raisonnable, en dehors de tout calcul politique. La démocratie ne peut accepter, quelques soient les circonstances, (cela inclut la guerre) ces méthodes barbares.

Ceux qui, immédiatement, ont rappelé les soldats perdus de la collaboration, les écrivains maudits et autres miliciens n'ont rien compris et montrent que la démocratie est le dernier de leur soucis.

L'affaire St Aubin, du nom de Dominique Saint Aubin, jeune homme tué en 1964 avec son amie âgée de 16 ans près de Fréjus dans ce qui a toujours été officiellement décrit comme un accident de la circulation mais était plus vraisemblablement une erreurs sur la personne des Services Secrets Français qui visaient -sans doute- à faire disparaître un militant dangereux de l'OAS n'a pas, malgré toutes les bizarreries qu'elle comporte, trouvé son épilogue.

La présidente le Pen* lèvera peut-être les derniers secrets en 2022?

 

* je plaisante mais je le crains, ça se terminera comme ça.

 

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18 septembre 2018 2 18 /09 /septembre /2018 07:00

Je suis allé au cinéma voir la nouvelle adaptation de la séquence de Mme de la Pommeraye du "neveu de Rameau" de Diderot. La première date de 1947 et est signée Robert Bresson et dialoguée par rien moins que Jean Cocteau. L'immense Maria Casarès interprétait sur le fil du rasoir cette femme qui se venge de n'être plus aimée. ((Voir "Les bonnes feuilles du poirier du 7 avril 2018).

Le film s'appelle "Mademoiselle de Joncquières" (pourquoi pas?) et inscrit Cécile de France et Edouard Baer au générique. J'aime bien Cécile de France mais un rien de gouaille (qui faisait merveille dans "La confiance règne" d'Etienne Chatiliez) affleure dans son phrasé qui la rend peu crédible en noble du XVIIIème siècle.

Edouard Baer est, pour moi, l'un de ces imposteurs qui a bénéficié de la porosité d'intérêts entre Canal+ et le cinéma. Ni bon ni mauvais il n'est, à mes yeux, ni acteur ni comédien mais un promeneur cinématographique qui s'occupe avec une nonchalance étudiée sur les écrans.

Il est plutôt moins dilettante dans ce film mais peu crédible en amoureux fou comme en séducteur compulsif. De plus il est moins "bel homme" qu'à ses débuts et ressemble désormais à "Monsieur tout le monde", embonpoint compris.

L'histoire est simple: pour punir l'homme qu'elle aime de s'être lassé d'elle une femme lui fait désirer puis épouser une fille de rien qu'elle lui a fait prendre pour une fille pure. (ça se passe au 18ème siècle!). Beau dialogues, superbes extérieurs (le parc de Marly qui m'a rappelé les promenades du dimanche quand j'étais enfant), superbes costumes... le film d'Emmanuel Mouret est esthétiquement magnifique. Le scénario est solide, les dialogues réussis et évitent le style compassé de certaines reconstitutions historiques et, je l'ai écrit plus haut, les comédiens sont plutôt à leur affaire (les deux comédiennes qui jouent les femmes damnées, mère et fille tout particulièrement) c'est une réussite.

...J'en reviens au film de Bresson qui raconte exactement la même histoire mais "modernisée" puisque l'action se passe avant la Seconde Guerre Mondiale. Il m'avait laissé une trace profonde: en cause le jeu des 3 actrices (Maria Casarès, Lucienne Bogaert et Elina Labourdette), les dialogues très littéraires, la photo et l'atmosphère du film.

Il se vérifie que lorsqu'une histoire est bonne et les intentions de ceux qui l'adoptent aussi le résultat est à la hauteur.

 

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17 septembre 2018 1 17 /09 /septembre /2018 07:00

Ainsi, après les péripéties que je vous ai narrées ici-même j'ai recherché une nouvelle chorale dans la ville rose et qui réponde à quelques critères simples tels apporter du plaisir, chanter des textes pas trop crétins, qu'il y ait une bonne ambiance et que le ou la chef de chœur soit équilibré.

Il y avait d'autres critères moins avouables parmi lesquels: y a t'il une certaine mixité (les chorales sont surtout féminines), parmi les chanteuses y en a t'il de (relativement) jeunes et jolies (c'est important non pas pour faire son Harvey Weinstein mais parce que chanter en harmonie requiert... de l'harmonie), l'ambiance n'est-elle pas trop "scolaire", le chef a t'il sa cour?

A toutes ces questions ma première soirée de répétition a apporté des réponses rassurantes.

Très rassurantes.

Le chef de chœur ne se prend pas pour un génie méconnu et possède une vraie écoute, la chorale est bien mixte et il y a en son sein des femmes séduisantes, l'atmosphère reste sérieuse mais n'est pas compassée ni contrainte, les chants sont convenables, on travaille mais on se détend.

Cette première répétition était presque trop belle pour être vraie.

La chorale a des rites surprenants (on se méfie des partitions) et fonctionne, me semble t'il, selon un équilibre subtil (le pouvoir y est partagé en 3 ou 4 parts) mais les choristes m'ont paru moins stressés et dans le ressentiment que dans mon ex-formation.

C'est un bon début.

 

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14 septembre 2018 5 14 /09 /septembre /2018 07:00

Elle a un nom à tiroir mais se fait appeler Zazie. (Zabou était déjà pris).Elle chante pointu des niaiserie qui valent mieux que la moyenne mais tout juste. Son titre de gloire, semble t'il, est d'avoir vendu 3 millions de disques en 23 ou 24 ans. Pas de quoi crier à l'exploit.

Elle vient chez ses potes de France 5 vendre son nouvel album fièrement dénommé "EssenCiel". Plus personne, même moi, n'achète de CD mais passons. Sur la pochette (affreuse) elle pose dénudée mais sophistiquée. Elle interprète le "tube" de son album, une scie pointue "speed" qui pourrait avoir été écrite et enregistrée il y a 5, 10, 15 ou 20 ans.

Elle minaude comme une femme de 54 ans c'est à dire avec ce faux détachement amusé qui la conduit à ne parler que d'elle, de ses pensées, de ses disques, de son ressenti et de sa modestie: confrontée à des images d'elle (jolie et pas maniérée, le contraire de ce qu'elle est devenue) elle reconnaît fièrement: "j'étais nulle".
Non Zazie, c'est maintenant que tu es nulle; à jouer les copines classieuses alors que tu n'es ni une copine ni classieuse!

Cette truffe de Pierre Lescure, qui s'obstine à flatter plus que Drucker (et à saboter ce qu'il fut) lui lance un hommage appuyé. Anne-Elisabeth Lemoine pétille de bonheur de recevoir la grande Zaza, pardon, Zazie tandis que sur le plateau la dite Zazie feint un détachement bienveillant. De temps en temps une expression de son visage nous fait penser que sa femme de ménage ou son comptable ne doivent pas rigoler tous les jours..

Zazie, en veine de confidence d'importance révèle qu'elle s'est faite injecter du botox dans le front mais qu'elle n'a pas renouvelé. On s'esclaffe sur le plateau devant la passionnante et irrésistible confession.

Le compliment, on le sent, est millimétré et en rapport avec la capacité passée de nuisance de la fausse chanteuse gentille ex-juge d'un télé crochet qui a "tout de même" révélé Miss Dominique, la Tortue et Jenifer (excusez du peu!).

Cette société de la connivence, de l'entre-soi et de la brosse à reluire est presque fascinante à observer. Chacun y joue son petit rôle et les invités interchangeables sont là pour faire leur pub, se soigner l'égo et faire ronronner tout un monde de porte-cotons grassement payés.

Et de faire acheter des CD alors que le support est agonisant au point que les voitures neuves n'incluent plus le lecteur de CD!

 

Et maintenant le miel:

Toute de charme et de fraîcheur Zazie était l'invité de «C'à vous» très récemment et elle a illuminé le plateau par sa bonne humeur, sa simplicité, sa gentillesse et son charisme.
Elle venait promouvoir son dernier CD «essenCiel» et l'a fait avec retenue.Elle a même interprété Live le titre «speed» promis à un bel avenir.

L'équipe de l'émission était naturellement sous le charme de la belle qui répondait sans fard à toutes les questions les plus drôles, impertinentes ou personnelles.

Zazie est une grande star sans prétention qui a vendu des millions de disques et été un temps jury sévère mais juste d'une émission de promotion de la bonne chanson hexagonale.
Le visuel de la pochette de son album, une audacieuse photo artistique où elle est superbement dénudée soulignait l'exigence professionnelle de Zazie.

 

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13 septembre 2018 4 13 /09 /septembre /2018 07:00

Pour répondre à "Viviane" oui, j'ai eu la dent un peu dure sur le dernier opus de Paul McCartney qui est loin d'être la purge annoncée. Et que chaque nouvelle écoute rend plus plaisant.
Bon, la presse s'est précipitée sur les "éléments de langage" de la maison de disques et l'a présenté (au choix) comme son "17ème" ou son "25ème" en précisant dans tous les articles rendant compte de la sortie du disque " que (c'était) son meilleur depuis "Chaos and creation in the backyard". Or ce n'est ni l'un ni l'autre! C'est son 22 ème album studio ou le 31 ème si on compte les compilations et les disques en public et "le meilleur" est une notion subjective qui n'a rien à faire ici..

"l'art-work" (en gros la pochette) est hideuse et se classe parmi les plus laides de sa carrière.

La voix, j'y reviens!, la voix est terrible. Mr McCartney a 76 ans révolus et une voix chevrotante qui n'a plus que rarement les virtuosités d'autrefois. Même bien travaillée par le producteur on ne réussit pas à faire oublier ce qui est devenu un handicap. J'ai vu et écouté le concert au "Grand Central" de New York qu'il a donné la semaine dernière: beau choix de titres et bon groupe. Hélas (excusez moi de me répéter!) la voix n'est pas laide, elle est pire: c'est un désastre.

Naturellement, personne et moi moins que quiconque, n'entendrait dans ce nouveau CD, que de la mauvaise musique et des titres insignifiants: dès la 1ère écoute "Who cares" et "Dominoes" rappelaient le talent du bonhomme.Ce ne sont pas les deux seuls bons titres mais assurément les 2 qui se détachent.
Les 3 qui ont été révélés cet été sont, à mes yeux mais surtout à mes oreilles, sans intérêt. "Come on to me" est même assez tarte. les "yes I will" de la fin gênants

Les titres sucrés (2 minimum par disque) sont là et interchangeables avec d'autres des années 60, 70, 80, 90, 2000 et même 2010. Mais le savoir-faire et l'inspiration sont bien là;

Enfin, je dois le dire, McCartney est parfois caricatural mais aussi très sympathique. Il semble sincèrement prendre du plaisir à être lui-même et se donne à son public sans retenue. Ceux qui ont écrit des musiques et chansons populaires qui resteront ne sont pas légion: Ils ne sont pas si nombreux ceux qui ont une telle carrière.

Sa 3ème femme est bien jolie et amoureuse... On ne peut pas tout perdre!

 

 

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12 septembre 2018 3 12 /09 /septembre /2018 07:00

Le livre de Yael Mellul (avocate) et Lise Bouvet (philosophe) "Intouchables?" (People, justice et impunité) (Editions Balland - 2018) que j'ai emprunté à la bibliothèque m'a remis en mémoire ce fait absolument stupéfiant: dans la préparation de ses orgies sexuelles Dominique Strauss-Kahn, ex-ministre et un temps candidat favori des sondages pour l'élection présidentielle de 2012 parlait des jeunes femmes participantes comme de "matériel".

Et cet homme, craint, fêté, admiré, flatté et espéré n'a pas eu les femen, les féministes, les chiennes de gardes et autres harpies sur le dos. On est passé, vite, à autre chose et le "grand homme" a été oublié des médias qui l’encensaient et le caressaient dans le sens du poil, à brosses rabattues, depuis des années. On a levé un sourcil en guise de désapprobation  puis on est passé à la défense de Bertrand Cantat, poète un peu violent.

Je repensais à ce candidat qui, après Michel Rocard, Jacques Delors, Raymond Barre, Edouard Balladur etc. faisait partie de ces "candidats miracle" adoubés par l'intelligentzia et les médias. Comme Balladur DSK nous était promis, vendu.  La Vème République gaullienne ne nous épargne pas en permettant la sélection de "présidentiables" mirifiques qui ne franchissent pas l'obstacle ou sont désavoués presque immédiatement après l'avoir franchi.

L'impopularité aussi ridicule qu'abyssale qu'ont connue N.Sarkozy et F.Hollande et que connait à son tour E.Macron est paralysante. Je finis par penser que ce n'est pas la France le problème mais les Français! Que veulent-ils?

La France qui a essayé la République, le consulat, l'Empire, la restauration de la monarchie, l'absolutisme de Charles X, la monarchie constitutionnelle de Louis-Philippe, la République à nouveau, l'Empire une fois de plus puis des Républiques (la 3ème, la 4ème et la 5ème) sans oublier l'épouvantable "parenthèse" du pétainisme n'a toujours pas, me semble t'il, trouvé son régime "naturel".

Le livre ne parle pas de ça du tout mais il m'a révolté tant les réactions des "sachants" est odieuse à chaque affaire impliquant l'un des leurs. La victime est salie et le salaud plaint voire excusé. Il a fallu l'accumulation des faits (le Sofitel, le harcèlement au FMI, Tristane Banon et enfin le matériel du Carlton de Lille) pour que ses soutiens (J.F.Kahn, Moscovici, BHL, LevaÏ etc.) lâchent DSK.

Comment font les autres pays de la proche Europe? voilà une question qui devrait être débattue.

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