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26 juin 2018 2 26 /06 /juin /2018 07:00

En vieillissant on devient, sans que cela puisse se contrôler, plus sentimental. Plus facilement émotif.

Pire, on arrive à avoir la larme facile. Un drame qui touche des inconnus parvient à nous "tirer la larme".

Évidemment les proches s'en aperçoivent et ont deux attitudes ou réponses à ce subit sentimentalisme (que pour ma part j'assimilerais à de la mièvrerie): feindre de ne pas le voir ou, au contraire, gentiment s'en moquer. Personnellement je préfère qu'on se limite, avec moi, à la première attitude.

Il y a quelques jours, le dixième anniversaire de la mort de mon père approchant, j'ai pensé à lui au sujet de cette petite fille qu'on avait retrouvée morte il y a 31 ans sur le bord de l'autoroute A10.

Mon père ne s'intéressait pas du tout aux faits divers mais il m'avait dit que la police ne lâcherait jamais cette affaire et qu'elle mettrait tout en œuvre, quelque soit le temps que ça lui prendrait, pour retrouver celui ou ceux qui avai(en)t martyrisée cette malheureuse petite fille.

Je le revois, comme si c'était hier, me disant: "Ils trouveront qui a fait ça".

Hasard de l'actualité et progrès de la génétique, 8 à 10 jours après avoir pensé à cette affaire et à mon père, on apprend que cette affaire épouvantable est résolue.

Les différents juges qui ont eu à la traiter se sont arrangés pour qu'elle ne soit jamais classée en non lieu.

J'ai écrasé une larme sans savoir si c'était pour mon père, pour la petite fille torturée ou pour la ténacité des enquêteurs. Peut-être des 3?

...je n'ai pas cherché à (sa)voir si cette larme était observée près de moi.

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25 juin 2018 1 25 /06 /juin /2018 07:00

Toujours sur l'i-pod que P*** avait rapporté des USA pour me le donner généreusement, je n'ai rien ajouté aux musiques et chansons qu'il contient depuis 5 ou 6 ans. Il faut dire que je n'ai jamais rien compris aux objets siglés de la pomme entamée exceptés les rudiments de l'i-phone.

Son répertoire musical contenu s'est de lui-même regroupé par genres et par "playlists" et, contraint par l'immobilité forcée, je l'ai écouté longuement, pas fort et dans l'ordre de défilement.

Je fais ce post pour me faire pardonner d'avoir été très dur avec lui au moment de sa mort. Énervé par la démesure des hommages (c'était avant Johnny!) j'ai rabaissé une œuvre et un artiste qui ne le méritaient pas. Au contraire.

Bowie a été tout et son contraire mais jamais il n'a été insignifiant. Pantin des médias, ludion du show-business, ridicule parfois mais passionnant souvent. Caméléon artistique il a aussi créé les modes et a su se renouveler comme personne.

Il semblait se perdre parfois mais s'est toujours retrouvé et il quittait ses avatars comme on quitte une mue. Il n'était jamais où on l'attendait. Comme rock-star il a largement rempli son contrat!

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22 juin 2018 5 22 /06 /juin /2018 07:00
Panique à bordPanique à bord

Atteint du très disgracieux et évolutif autant que douloureux "genu varum" qui se traduit par un écartement des jambes "en tonneau" et qui fait ironiquement demander où j'ai garé mon cheval par la femme de ma deuxième vie j'ai tout essayé pour en guérir, après qu'il se soit imposé à moi lors de mon incursion sur le Chemin de St Jacques de Compostelle il y a 2 ans: semelles orthopédiques sur-mesures, ostéopathie, séances de kiné, injections d'acide hyaluronique dans le genou, extraction de liquide synovial à 2 reprises, et enfin opération (ménisectomie) en 2017. Les améliorations ont été trop timides et je me suis décidé pour une seconde et lourde opération OTV. J'ai pris cette décision après mûres réflexions en étant certain que la douleur ne disparaîtrait pas d'elle-même et que le handicap (et pas seulement le préjudice esthétique...) s'aggraverait avec le temps. L'OTV prévoit que l'on scie l'os, qu'on mette une plaque de fer et des vis pour redresser l'os et donc la jambe. Elle induit surtout une quasi immobilité d'un mois complet et une rééducation de 2 ou 3 mois. Bref un sacrifice de l'été et, si guérison il y a (mais même une amélioration serait un rêve) elle n'interviendra qu'à la fin de l'année ou au début de la prochaine.

Je fais partie de ces personnes qui font confiance au médecins et aux chirurgiens. Dans ma vie je n'ai guère été malade et ma famille non plus. Le chirurgien qui devait m'opérer bénéficie d'une belle réputation et, avec lui, le contact passe bien.

La veille de l'opération j'ai reçu un coup de fil alarmiste d'une de mes sœurs. J'aime beaucoup mes sœurs et les 3 me le rendent bien. En substance elle me déconseillait l'opération qu'elle jugeait barbare, peu sûre, certainement douloureuse, du moins dans ses suites, chère, inadaptée...Elle avait réfléchi et préparé des arguments contre étayés et, je dois le reconnaître, aptes à me faire douter. Peut-être trop nombreux.

Le problème est que l'appel était à moins de 24H de l'opération et que du fatalisme entrait dans la démonstration: "Tu souffres? tout le monde souffre!" "à nos âges c'est normal (de partir en pièces détachées). Je parlais de ce coup de fil à une amie avec qui je déjeunais et elle me dit: "je pense exactement comme elle" en ajoutant "c'est une folie de faire scier un os, de rester immobile (elle ajouta, toi) un mois et d'être fragilisé pendant 4 autres, personnellement je ne le ferais pas!". Je passais alors 2 heures très difficile, dans un violent état de stress et de confusion, à me cogner dans tout et à faire n'importe quoi tant j'étais ébranlé.

J'écris ce post de la clinique. L'opération s'est très bien passée et, pour le moment, je ne souffre pas (plus). J'écoute le Stabat Mater de Pergolese sur le vieil I-Pod que P*** m'avait offert il y a bien longtemps. L'appareil a fait rigoler l'infirmière. Ma confiance est totale: je ne boiterais pas, je ne souffrirais plus et on ne m'appellera plus Lucky Luke!.

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21 juin 2018 4 21 /06 /juin /2018 07:00

Qui lit quelquefois ces posts sait que j'ai découvert le chant en chorale amateur il y a 3 ans de cela et que j'ai beaucoup aimé l'exercice.

Il se rappelle aussi que le chef de chœur de cette chorale s'est révélé de plus en plus exigeant avec l'ensemble de la chorale et que cette exigence est devenue de plus en plus tyrannique.

Le cas de conscience était posé: d'un côté des chants difficiles mais beaux, des répétitions chaotiques mais des résultats dignes d'éloge et un groupe homogène mais peu enclin à se divertir. On en est arrivé -pour certains- à venir à reculons tant l'atmosphère était pesante et la manière d'exprimer ses exigences du chef de chœur sans fioriture excessive.

Nous étions quelques uns à ne pas apprécier le climat des répétitions et les mêmes avaient difficilement apprécié le départ de la responsable pour "incompatibilité d'humeur".

Même si mes dispositions naturelles au chant sont voisines du zéro absolu j'y prends beaucoup de plaisir et y ai passé d'excellents moments. Je ne voulais donc pas abandonner à cause d'un de ces caractères impossibles que j'ai malheureusement souvent croisés dans ma vie.

Étonnant d'ailleurs comme ce profil est dupliqué dans toute la société et comment on le retrouve principalement dans les milieux du travail. Abus de pouvoir?

Lassé par une nouvelle répétition tyrannique que n'a pas sauvée une camaraderie sympathique j'ai pris la décision de ne pas revenir et de chercher une autre chorale. Cela n'a pas été difficile car elles sont dans l'air du temps et foisonnent.

J'ai "candidaté" et ai été rappelé dans la foulée. J'ai longuement parlé avec la responsable d'une chorale qui m'est apparue, sur son site, accueillante et attirante (répertoire, fréquence des répétitions, lieu du travail, concerts...).

J'ai dit "oui" et je commence à la rentrée.

 

 

                                                                                           (à suivre)

 

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20 juin 2018 3 20 /06 /juin /2018 07:00

Le premier "Jurassik Park", réalisé quand même par Steven Spielberg, possédait d'immenses qualités et quelques défauts parmi lesquels ces enfants américains mièvres et hurleurs qu'il met dans tous ses films.

J'exagère! mais pas tant que cela. Inspiré d'un livre de Michael Crighton à qui on doit de très bons moments et des idées de films incroyables "Jurassic Park" tenait la majeure partie de ses promesses au point qu'il y ait eu deux suites qui, elles aussi, possédaient plus de bons moments que de passages de remplissage. La saga "Jurassic Park" est constituée de moments forts inoubliables et j'ai toujours pensé qu'avec les meilleurs moments des 3 films on aurait fait un long-métrage meilleur encore. 

Les producteurs américains, dans leur volonté d'exploiter un filon rôdé et donnant encore ont crée une seconde franchise avec "jurassic world".

C'est à 99% la même chose mais le nom des films et les interprètes principaux sont différents (mais Jeff Goldblum du Park revient dans le deuxième World!). Un dinosaure inventé pour la circonstance est chargé d’appâter un public qui sait ce qu'il va voir. 
En l'occurrence plus il a de griffes efilées et de dents pointues plus les spectateurs seront nombreux. La pluie, les éléments naturels, les cris, le bruit et la bêtise humaine dont on rit un peu formant la sauce des 5 films puisque "Fallen Island" est le 5ème "Jurassic".

J'ai craint que ce ne soit pas suffisant! j'ai donc pris la version VOST en 3D et, si je n'en ai pas eu pour mon argent (14,80€ ça fait un peu beaucoup) j'ai passé un bon moment.

Alors c'est vrai le scénario est rempli d'erreurs ou d'inconséquences. Les personnages sont souvent grotesques et leur motivation mesquine ou uniquement mercantile. L'amour des dinosaures par certains personnages est parfaitement suicidaire et l'image des États unis en pays d'argent et de patriotisme au front parsemé de dollars n'aide pas à les aimer!

mais question technique(s)... ils sont imbattables. La version 3D est éblouissante et j'ai vécu sur l'île pendant 2 heures. Les dinos et le volcan en éruption sont incroyables...

J'irai sans doute voir le 6, le 7, le 8 et au-delà!

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19 juin 2018 2 19 /06 /juin /2018 07:00

Sur le site du magazine "le Point" ce "sondage" quotidien idiot avec des questions insipides ou provocatrices qui ne débouchent sur rien et ne servent pas à plus. Ce 12 juin: "pensez-vous que la rencontre Trump/kim Jong Un peut déboucher sur la paix?, oui/non.

En quoi le lecteur moyen de la page du Point peut-il donner un avis sur une question qui le dépasse et qui aurait tout aussi bien pu être: approuvez-vous l’enquête menée par la  police dans l'affaire Nordhal Lelandais oui/non que Le prince Harry forme un plus beau couple avec Megan que son frère avec Kate oui/non? ce sont des questions ineptes qui donnent éventuellement l'illusion que votre avis peut intéresser quelqu'un.

Les démagogues se servent ensuite de ces "sondages" pour appuyer leur propagande à la manière d'Eric Brunet sur la chaîne racoleuse "RMC".

Mais revenons sur celui du "Point" à propos de la rencontre du dictateur héréditaire de la Corée du Nord et du président élu des USA le plus imprévisible de l'Histoire.

Pour répondre à cette question sur le sommet entre ces deux chefs d'état surprenants et passablement brouillons il faut connaître l'histoire de la création de la Corée du Nord, de son régime dictatorial et féroce, des enjeux géo-stratégiques, de la position de la Chine, de la démocratie américaine, de Donald Trump et d'autres "détails" tels la militarisation obsessionnelle de la Corée du Nord, les buts de sa politique et ce qu'il adviendrait en cas d'entente entre les deux pays, USA et Corée.

Par exemple: une réunification des 2 Corée est-elle possible? les peuples des deux pays antagonistes depuis 65 ans la désirent-ils encore? qui paiera? quel régime sera celui de cette Corée réunifiée?

La Corée du Nord est une dictature communiste comme celles des années 45-89: parti unique, population pauvre et soumise, Nomenklatura, militarisation excessive. Elle ne peut se maintenir que par la crainte qu'elle suscite et les chantages qu'elle met en œuvre. Kim sait que la moindre "faiblesse" transformerait l'ouverture en Perestroïka puis en disparition du régime voire du pays.

Quant à Trump sa politique étrangère de matamore n'a qu'un but: servir sa politique intérieure et conforter ses électeurs, remporter les élections de mi-mandat et se faire réélire en 2020 pour infliger un camouflet à tous ceux qui se tordent le nez devant ce président mal élevé et vulgaire.

Dans ces conditions la "paix"... est un leurre et la question du Point du remplissage!

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18 juin 2018 1 18 /06 /juin /2018 07:00

Récemment les autorités municipales et étatiques qui ont la lagune de Venise à gérer se sont successivement émues des records de visiteurs que suscite leur ville et ont décidé d'en réguler le nombre.
On le sait de très nombreux lieux dans le monde (chacun peut en dresser une liste non exhaustive) sont la proie de hordes de touristes qui, sans le vouloir évidemment, les détériorent inexorablement par leur piétinement, leur respiration, leurs gestes parfois et surtout leur approche brutale de joyaux architecturaux conçus avec des matériaux délicats.

J'ai cité Venise mais la grotte de Lascaux reste l'exemple type de ces lieux artistiques du patrimoine de l'humanité que notre passion touristique risquait de détruire. Au point qu'on a construit une réplique visitée par des flopées de visiteurs...

On peut regretter que les masses se satisfassent de visites minutées et expliquées par des "audioguides" réducteurs: chaque fois qu'un individu fait une démarche vers la connaissance et le beau doit au contraire être saluée et encouragée. Pourquoi l'argent seul permettrait-il de profiter de la beauté du monde? les années 20 à 40 ont permis à trop de "happy fews" de voir des splendeurs interdites au commun des mortels et je ne crois pas avoir lu ou entendu dire qu'ils se comportaient mieux que nos vandales gravant leurs initiales sur la grille du château de Schönbrunn.

André Malraux, je crois, avait rapporté des souvenirs du Cambodge qu'aucun touriste n'aurait même songé à distraire sur place! les "safaris" des tireurs mondains européens respectaient certainement moins les étendues africaines que les touristes low cost équipés d'appareils-photo!

Il me semble que le fameux bon sens doit prévaloir: tout ce qui supporte la visite doit pouvoir se visiter dès lors que son intégrité est respectée. Visites réservées d'avance et étalées sur la journée, fermetures "de respiration", billets couplés à d'autres visites... les idées appliquées ici ou là sont bonnes à prendre et à dupliquer. 

Quant à Venise... moins de touristes mieux répartis dans l'espace et le temps me semblent aller dans le bon sens. Interdire ces gigantesques paquebots de croisière qui vomissent du touriste-fast food-photo-Pont des Soupirs place st Marc aussi.

On comprend très bien ce qui est expliqué et la protection des sites remarquables fait partie de ces choses que l'immense majorité du public comprend. Il y aura toujours le plouc en bermuda qui dépassera les bornes. On ne va pas agir en fonction de lui mais de tous les autres.

 

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15 juin 2018 5 15 /06 /juin /2018 07:00
Adieu poulet! sur Arte

Pour moi un film des années 70 est un film plutôt "récent". S'agissant de "Adieu poulet" de Pierre Granier-Deferre (1975) avec Lino Ventura et Patrick Dewaere je dirais qu'il s'agit, sans que ce ne soit péjoratif, d'un film contemporain, populaire et de grande consommation.

Arte le rediffusait ce dimanche 10 Juin et je l'ai regardé après avoir failli le lâcher tant le début m'a paru fastidieux. La reconstitution du meeting du politicien véreux incarné par Victor Lannoux est pauvre en figurants et ceux-ci n'ont jamais été à un meeting pour se conduire ainsi, au coup de sifflet. L'agression du colleur d'affiches par les gros bras extrémistes est pataude et caricaturale. Le méchant, joué par Claude Brosset est peu crédible.

La distribution était brillante. Une majorité des comédiens est aujourd'hui disparue: Ventura et Dewaere, Lannoux, Pierre Tornade, l'excellent Julien Guiomar, Claude Rich, Claude Brosset, Dominique Zardi, Michel Peyrelon, Dominique Zardi et Henri Lambert sont morts. Plus des trois quarts de la distribution. Tous les premiers rôles.

Deux surprises: j'avais trouvé le film plutôt correct et Dewaere plutôt bon. Deux jugements revus à la baisse: scénario faiblard et daté, Dewaere un peu trop désinvolte, même si le personnage qu'il joue est comme ça. Déception: je l'ai estimé "moyen" et très en deçà de ses grands rôles. 

L'histoire est faible: un politicien peu regardant sur les méthodes et sur son entourage essaie d'influencer l’enquête en usant de ses contacts avec la police. Manque de bol il tombe sur Ventura, un vieux flic dur à cuire qui a des principes. 

Avec son coéquipier il va tout faire pour que l’enquête se poursuive et que l'homme politique apparaisse pour ce qu'il est. Muté en express de Rouen à Montpellier par sa hiérarchie (et par son chef, le génial Julien Guiomar) et aidé par Patrick Dewaere le commissaire parviendra à confondre le politicien ou, à tout le moins, à le démasquer.

Quelques scènes d'anthologie ont permis à ce film d'accéder au succès: la manière peu bouddhiste avec laquelle Lino Ventura déloge des Krishnas, les acrobaties sur un toit et sur une grue de Patrick Dewaere, les 2 ou 3 séances de remontage de bretelles de Guiomar à Ventura, la gifle de ce dernier à son coéquipier et le lit tremblant du bordel dirigé par la belle Françoise Brion.

Le fait que le film soit une tabagie, la laideur des voitures (ah! la Renault 16!), la virilité tranquille de Lino Ventura et un certain "idéalisme" dénotent une époque. Ce "cinéma de papa" n'a plus lieu d'être aujourd'hui: dialogues trop écrits, plans interminables et souvent inutiles tandis que le jeu des comédiens est un peu trop démonstratif.

Personne ne peut plus s'identifier à aucun des personnages!

 

 

 

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14 juin 2018 4 14 /06 /juin /2018 07:00
"Dirigentenwunderwaffe*"

J'ai assisté à la représentation du célèbre Requiem (Messa da requiem) de Giuseppe Verdi donnée par l'Orchestre National du Capitole de Toulouse sous la direction de Tugan Sokhiev.

C'était sublime, magnifique, splendide, passionnant, beau, grand, spectaculaire... éblouissant. La liste des superlatifs aurait pu s'allonger.

Ce Requiem rappelle, par certains côtés, les meilleurs opéras du compositeur italien. L'Orchestre du Capitole est exceptionnel et les 100 (je les ai comptés!) choristes magnifiques.

Les mains de Sokhiev sont fascinantes à regarder: sa direction d'orchestre est tout simplement incroyable: il vit la musique mais aussi  les parties chantées du ténor, de la basse, de la soprano et de la mezzo-soprano: il anticipe et donne des signes avec une telle intensité que j'ai parfois eu l'impression qu'il s'adressait non seulement à tous mais aussi à chacun en particulier.

Tous, chanteurs et musiciens donnaient d'ailleurs l'impression d'être "dans" la musique, dans l’œuvre, immergé dans sa partie.

Tous et toutes semblaient à l'aise dans leur (beau) costume de scène et chacun arborait un air épanoui, enivré et heureux. Plus que d'habitude j'ai senti la communion entre le chef, l'orchestre, les chœurs et le public.

Une incroyable énergie positive toute entière tournée  vers l'exécution parfaite de l’œuvre animait l'orchestre. Le public ne s'y est pas trompé qui a retenu ses toux et éternuements pendant l'heure et demie pour éclater en applaudissements et rappels interminables mais amplement mérités.

Ce Tugan Sokhiev, russe d'origine et chef du Capitole depuis plus de 10 ans est un prodige: Il se dégage de lui un tel amour de la musique qu'on est d'emblée à ses côtés. Il fait jeune et il l'est. Il a une complicité avec "ses" musiciens et rien n'est affecté dans ses attitudes qui semblent être celles d'un être à part.
Ses mains mériteraient d'être filmées pendant le concert tant elles sont mouvantes. Une chorégraphie superbe et précise.

(*"Chef d'orchestre prodigieux")

 

 

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13 juin 2018 3 13 /06 /juin /2018 07:00

Extravagante constitution, incroyable présidence à la Française! c'est un truisme voire un lieu commun de désigner le régime dans lequel nous sommes depuis 1958 de "Monarchie républicaine".

Pour choquante qu'elle soit l'expression illustre bien les réalités qui font du Président de la République de la V ème un monarque aux pouvoirs exorbitants.

Dans quel autre pays le chef d'état donne t'il mission à sa femme, pour l'empêcher de le quitter, de s'occuper d'arracher 15 otages à un potentat oriental (affaire des infirmières bulgares)? dans quel pays le Président, de son propre chef remet-il la dette d'un pays de sa propre initiative comme Mitterrand ou Hollande l'ont fait? Dans quel pays le président tiendrait pour nul et non avenu le résultat d'un référendum et inverserait le résultat par un vote des Assemblées? je pourrais continuer ainsi la liste des extravagances auxquelles nous, Français avons assisté sans pouvoir manifester notre colère et parfois notre dégoût. Car enfin... ces dettes nous les avons finalement payées, ces infirmières bulgares leur libération nous a coûté...

On s'est -sans doute- volontairement trompé en s'en prenant trop, même à raison parfois, à la personnalité des Présidents. Sans voir que la fameuse "dérive monarchique" est la pente naturelle qui conduit l'élu ébloui de lui-même vers le chef de l'état conspué et rejeté.
Giscard, Mitterrand, Chirac, Sarkozy, Hollande même, et aujourd'hui Macron, les présidents ont tous connu une impopularité proportionnelle à la ferveur initiale suscitée par leur élection.

A part le "blond" parodique de Gad Elmaleh personne ne brille dans tous les domaines. Nous demandons et la constitution prévoit, que le président décide de tout et soit omniprésent. Tout procède de lui, tout remonte à lui. De l'envoi d'un corps expéditionnaire à l'allocation logement il sait tout, décide tout et est responsable de tout.
Qu'il soit un bloc de glace hautain comme le fut Mitterrand, une fripouille comme Chirac, un mafieux comme Sarkozy ou un fromage mou comme Hollande le résultat fut le même: des abimes d'impopularité, une lassitude devant leur impuissance (car c'est le paradoxe, plus nos présidents ont de pouvoirs moins ils n'obtiennent de résultats) et, disons-le, devant leur incurie ils sont tous logés à la même enseigne et rejetés comme on l'a vu au printemps 2017.

On l'a aussi dit et répété la constitution de 58 a été taillée sur mesure par Michel Debré pour Charles de Gaulle qui était, sans être l'icône sainte qu'évoquent certains, un personnage d'une stature que n'eurent aucun de ses successeurs. Excusez-moi mais entre l'ex-maire de Neuilly et l'homme du 18 juin la différence n'est pas seulement liée à la taille!

Chacun des Présidents qui lui ont succédé avaient leur personnalité, leurs qualité et leurs défauts: comment comprendre qu'une fois à l'Elysée on ne vit que ces derniers?

Poser la question c'est y répondre!

 

 

 

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