Overblog
Suivre ce blog Administration + Créer mon blog
22 mai 2020 5 22 /05 /mai /2020 07:00

Son positionnement Européen, très Européen, ses "marqueurs" politiques et économiques (entre autres la suppression de l'ISF, la réforme des retraites...) ont "démonétisé" l'homme Macron. Les premiers de cordée peuvent traverser la rue pour trouver du travail: ils sont les seuls à pouvoir le faire.

Désenchantement, désamour, désespérance.... la greffe Macron n'a pas pris et le pays, qui aime détester ses présidents depuis Giscard (1974-1981) s'est mis à contester d'abord puis honnir le dernier qu'il a élu. Les gilets jaunes ne s'en prenaient pas qu'à la politique mise en œuvre par le gouvernement, ils s'en prenaient au Président lui-même qu'on menaçait (pas toujours que symboliquement) de l'échafaud.

Excès? sans doute. Il n'empêche, Emmanuel Macron, plus encore que Sarkozy, suscite un rejet total et, j'ajoute, parfois outré, de la part du pays.
On lui reproche tout et son contraire et, ce qui est inquiétant, sa personne semble être plus rejetée que son action politique. Il est dans la nasse: quoi qu'il fasse on lui en fait grief.

On ne peut nier qu'il a parfois la formule maladroite voire provocante. On ne peut contester non plus qu'il a plus de soutiens parmi les CSP+. Ses références ne "parlent" pas au peuple qui se sent -injustement?- moqué, ignoré, méprisé par un jeune Président vivant en vase clos. Pendant cette crise sanitaire les slogans douteux s'en prenant à Emmanuel Macron ont été nombreux. Des autocollants artisanaux mais haineux ont été apposés un peu partout et des affiches aux slogans expéditifs accrochés aux balcons.

Il y a, depuis la chute de Louis XVI une spécialité bien Française, j'allais écrire "tradition", qui veut que le chef de l'état soit rapidement détesté quand il n'est pas chassé.

Quand le rejet est si fort et, j'ose le dire, si "irrationnel" la position est perdue.

Les nains de la droite, de l'extrême droite, de l'ultra gauche, les insoumis et les socialistes l'ont bien senti qui se sentent ragaillardis.

Je ne dis pas que le président Macron a convaincu au terme de sa 3 ème année à l’Élysée. Loin de là. Je pense juste que j'ai encore moins envie de revoir les revenants que lui et que le pays ne gagnera rien à s'offrir aux prétendants qu'on a déjà vus et revus.

 

Partager cet article

Repost0
20 mai 2020 3 20 /05 /mai /2020 07:00

Il y a quelques années de cela, en plus de son poste d'infirmière scolaire à temps plein pour un lycée "difficile" de la ville rose, ma femme faisait de l'intérim dans une petite clinique spécialisée en psychiatrie.

Elle aimait l'atmosphère désuète des lieux et surtout la compagnie qu'elle y croisait: les soignants d'une part et les patients de l'autre. Elle avait du plaisir à discuter avec les uns et les autres et se plaisait avec tous.

Les malades l'amusaient par leur "autre logique" et elle était sensible à leur difficulté à vivre. Dans un cadre préservé, encore loin des contingences du rendement à tout prix, certains se reconstituaient après des TS ou des dépressions. Fragiles, pénibles parfois, elle les trouvait attachants et n'était pas loin de les préférer à ses lycéens drogués, obsédés ou accros aux jeux vidéo.

Je suis allé à la clinique une fois et, comme elle, ai trouvé qu'il y avait là une atmosphère douce qui n'allait pas durer, on le sentait. Le jardin et les arbres magnifiques, c'était prévisible, attireraient des financiers pour qui le remède au mal-être est l'envoi au diable.

Un beau jour de printemps F. raconte qu'un groupe de patients avaient mis une radio au milieu du cercle qu'ils formaient. Elle jouait assez fort la chanson d'Alain Barrière et Noëlle Cordier "Tu t'en vas" et eux tournaient autour du poste, sur l'herbe. Ils se donnaient l'accolade à un signal connu d'eux seuls.
F. S'est arrêtée pour les regarder, surprise mais le sourire aux lèvres. Une des femmes qui tournaient l'a regardée et lui a dit d'un ton complice: "Eh oui!..on est un peu fous"...

Elle aimait ce genre de moments fugitifs.

 

 

Partager cet article

Repost0
19 mai 2020 2 19 /05 /mai /2020 07:00

Après nous avoir soulé de papiers peu inspirés et rarement justes les médias, le déconfinement sur les rails malgré leurs pronostics désastreux, s'entichent soudain, sur la foi de sondages imbéciles de l'ébouriffante popularité soudaine du premier ministre.

Les mêmes qui avaient théorisé la disparition des pouvoirs effectifs du premier ministre depuis l'instauration du quinquennat tournent casaque et, parce "que le titulaire actuel du poste prend 14 points en un mois", ils réinventent une crise entre le Président et lui et la possible marginalisation du premier.

Les cuistres! les cons!!.

Dans la V éme le premier ministre n'est pas grand chose et depuis le quinquennat il n'est presque rien. Un "collaborateur" avait dit cruellement Sarkozy. "Je décide, il exécute" avait dit Chirac de son ministre de l'intérieur; la formule est valable pour le tandem exécutif.

Alors les pisse-copies et les valets sondagiers se jettent sur l'embellie de popularité de Philippe et glosent à clavier rabattu sur les chances à la présidentielle de 2022 du barbu de Matignon.

Du calme Mesdames et Messieurs, Vous qui étiez déjà là quand Jacques Chaban-Delmas s'est pris les pieds dans le tapis à la présidentielle de 1974... prenez du repos, lisez, observez. Et n'analysez pas une situation que vous êtes les derniers à comprendre!

Il faut en effet beaucoup d'imagination pour imaginer le Jean-Marc Eyraud du Havre déboulant à l'Elysée.

Par contre tartiner des articles sur la remontée dans les sondages du même est à la portée de n'importe quel Serge Raffy.
 

Partager cet article

Repost0
18 mai 2020 1 18 /05 /mai /2020 07:00

Même dans mon cher Sud-Ouest, à cause du Covid-19 les gens se regardent de travers et tout indique, quand on croise quelqu'un, qu'il se pose la question qu'on se pose au même moment: "c'est celui-là qui va m'infecter?".

C'est absurde parce que nous sommes souvent masqués, que nous avons les mains crayeuses à force de les frotter au gel hydro-alcoolique, que nous utilisons plus de savonnettes en une semaine qu'en un trimestre autrefois et que nous désinfectons tout à l'alcool à 70° dès que nous rentrons à la maison. Mais c'est plus fort que nous, nous prenons tout le monde pour de potentiels postillonneurs et la réciproque est vraie!

C'est ainsi que la paranoïa est devenue, avec la parole libérée (pour dire tout et son contraire), bien avant la perte d'odorat, de goût, la fièvre ou les complications respiratoires, la première manifestation visible de l'infection.

Quand on se surprend, à 23H54, en slip dans le salon à frotter sa carte bleue et son portefeuille au kleenex trempé d'alcool le mal est fait, même si on est à 36°9 de température interne!

Chaque commerçant qui multiplie les précautions devient un "ennemi", une personne hostile qui ME  soupçonne d'être malade, porteur du virus, sale peut-être, et pire encore.

Mon argent, mes mains, ma bouche... tout devient une arme avec laquelle je suis une menace mortelle. Des deux côtés la sympathie se réduit à rien.

Et nous, Français, déjà rogues de tempérament, nous sommes imbattables lorsqu'il s'agit de guerre civile, même mimée. Ce virus abject nous donne l'occasion de rejouer nos plus grands succès: la discorde, la haine de soi, la division, la méfiance, la délation, le cavalier-seul, la jalousie et l'impréparation...

En cela le "virus Chinois" de Trump aura été un véritable fléau. Et pas uniquement par le nombre de ses victimes.

 

 

Partager cet article

Repost0
15 mai 2020 5 15 /05 /mai /2020 07:00

Fabienne, qui me connaît bien, m'a dit lundi: "j'ai pensé à toi". Cette simple affirmation m'a fait lui demander quand et pourquoi. Elle m'a alors demandé si j'avais regardé la série d'Arte "Dérapages" et, à ma réponse négative, elle m'a dit: "je pense qu'elle te plairait, tu devrais y jeter un œil sur Replay".

J'ai donc regardé ce "feuilleton" (on dit série maintenant, c'est plus noble) et en suis au 3ème épisode sur 6. Fabienne ne s'est pas trompée. Jusqu'ici ça m'a plu.

J'avais vaguement vu la présentation  mais deux éléments m'avaient dissuadé de m'y attarder: l'acteur principal Eric Cantona et le fait qu'il tenait un révolver à la main. J'avais cru à un machin policier ou, pire, un truc sur la mafia. Rien, en effet, ne m'ennuie plus que la mafia.

En fait la série tourne sur le monde des affaires et les pratiques peu orthodoxes en matière de "gestion des ressources humaines" des grands groupes internationaux.

Il s'agit, en l'occurrence, d'un "dégraissage" de plus de 1200 salariés en toile de fond et des manœuvres de la direction et d'un cabinet extérieur pour trouver un moyen d'en rendre les conséquences le moins visibles possibles. On se doute que le procédé relève de la fiction (une prise d'otage simulée) mais c'est tellement bien fait qu'on se surprend à penser que ce serait possible.

Eric Cantona est monolithique et malheureusement assez peu crédible en ex-responsable des R.H. Il se donne tellement à fond qu'on finit par passer outre ce handicap et croire à sa détresse de chômeur de longue durée en fin de droits. Son mode de communication préféré (le coup de tête) semble efficace; je ne l'ai pourtant jamais croisé dans ma vie professionnelle! Regrettons néanmoins que, dans ce film, le comédien principal n'ait que 2 expressions: la colère et les larmes (il pleure très bien).

Sa femme, ses filles et son gendre sont d'authentiques "casse-c....." que cet être à vif supporte avec un stoïcisme méritoire!

Et son ami (l'impossible à éviter Gustave Kervern) le trahit sans essuyer les foudres d'un Cantona soudain magnanime. Pas de coup de tête pour l'ami au look de SDF.

Ces critiques mises à part c'est bien fait et le suspense est total. J'ai hâte de connaître la suite et espère vous avoir donné envie d'en savoir plus.
...J'oubliais.... Alex Lutz est excellent en grand patron retors.

 

 

 

Partager cet article

Repost0
14 mai 2020 4 14 /05 /mai /2020 07:00

Il est une émission de télévision qui sera toujours pour moi celle du "confinement". Elle s'étirait dans l'après midi sur France 2 et s'appelle "Affaire conclue".

Elle est malheureusement présentée par une asperge molle qui cumule toutes les tares des "stars de la télé": un aplomb, une bêtise, un égocentrisme et une prétention exacerbés. Elle s'appelle Sophie Davant et est animatrice depuis la nuit des temps.

Le principe de l'émission est simple mais judicieux: des spectateurs anonymes viennent vendre aux enchères un objet qui leur appartient. 4 ou 5 acheteurs s'affrontent aimablement pour acquérir l'objet proposé. Si celui-ci est signé, complet, recherché ou original les enchères peuvent monter.

Auparavant cet objet aura été expertisé en direct et un prix lui aura été affecté en fonction de critères commerciaux. L'intérêt de l'émission réside dans l'originalité et l'histoire des objets proposés et le "combat" simulé des acheteurs pour se le procurer.

Les acheteurs sont "starisés" et font ce qu'il faut pour correspondre à leur "personnage". Ils font des bons mots ou adoptent des stratégies qui scénarisent l'émission. Le spectateur anonyme qui apporte l'objet à vendre se résume à son prénom et à son lieu de résidence. Quelquefois à un trait de son caractère qui se révèle pendant les enchères.

En réalité les vedettes sont la présentatrice-bécasse au brushing impeccable, les experts aux connaissances remarquables et enfin les acheteurs aux personnalités bien dessinées et aux traits d'humour presque trop beaux pour ne pas être écrits..

C'est de la "fast" télé mais ça se regarde gentiment avec le sentiment de ne pas perdre complètement son temps.

Personnellement ce qui me surprend et m'agace parfois est la prétention des acheteurs à avoir des objets anciens mais préservés des outrages du temps, à avoir les objets intacts (dans leur emballage d'origine ou, pour les vases, pas percés) et pas "restaurés". Un objet qui a 200 ans peut-il être fringuant?. La dictature de la mode et des goûts des célébrités sont aussi crispantes.

 

 

 

Partager cet article

Repost0
13 mai 2020 3 13 /05 /mai /2020 07:00

J'ai re-re-re-regardé  le film de René Clément "Plein soleil" (1960) diffusé par la chaîne Franco-Allemande Arte dimanche 10 mai au soir.

C'est un film très long ou qui semble très long mais qui est envoutant. Les couleurs un peu artificielles semblent comme saturées. L'action s'étire et des passages inutiles affectent l'ensemble tout en introduisant l'idée du destin et de inéluctabilité des choses.

Dès les premières minutes on sent que Tom Ripley (rôle tenu par un Alain Delon magnifique, aussi bien physiquement que comme comédien) court au désastre et que ses actes ne peuvent que le conduire à l'échec.

Philipp Greenleaf, personnage incarné par l'excellent comédien Maurice Ronet est à la fois léger et grave, séduisant et brutal. Il instaure avec son homme de confiance-valet-ami-complice un rapport malsain et sadique qui ne peut, en aggravant son sentiment d'humiliation, qu'exacerber sa haine chez ce personnage ambigu.

La femme, au centre de ce duo civilisé mais dur ne fait pas le poids et sera vite écartée. C'est une Marie Laforêt toute jeune et un peu "éthérée" qui suscite la convoitise de ces deux hommes ce qui étonne car elle semble peu armée pour les affronter, individuellement ou ensemble.

Quelques personnages gravitent autour d'eux tel un ami américain qui voit clair dans le jeu de Delon (mais pas suffisamment pour rester en vie) ou Elvire Popesco en riche amie.

L'Italie et la Méditerranée sont les autres stars de ce film et participent l'une et l'autre à l'intrigue.

Une partie cruciale de l'histoire se situe sur le beau voilier du riche Greenleaf et l'affrontement Alain Delon/Maurice Ronet se termine par la mort de ce dernier. Les 2 acteurs referont le match, 9 ans après, dans "La piscine" de Jacques Deray et Delon l'emportera à nouveau!) Cette longue scène admirablement jouée est la principale du film. L'affrontement, d'abord à fleurets mouchetés (dialogues au cordeau) débouchera sur la mort surprise de celui des deux qui semblait dominer.

J'avoue que l'intrigue policière qui suit m'est apparue cette fois longue et peu passionnante jusqu'au coup de théâtre final souligné par un cri de Marie Laforêt très théâtral.

Une machine à écrire, des cabines téléphoniques, des Lires italiennes qui ont leur importance dans l'histoire soulignent que le film accuse ses 60 ans comme le fait la lenteur de l'intrigue et un sentiment du spectateur qu'on aurait pu "alléger"  le scénario ici, la mise en scène là.

Cela dit "Plein Soleil" est de ces films intemporels qui resteront dans l'histoire du cinéma et qui font que la filmographie d'Alain Delon est celle d'une authentique "star" de cinéma.


 

Partager cet article

Repost0
12 mai 2020 2 12 /05 /mai /2020 07:00

A cause du confinement j'ai passé sans doute plus de temps qu'il n'en aurait fallu devant la télévision. Avec des tropismes marqués pour 3 chaînes en particulier (3 chaînes qui ignoraient superbement la pandémie et son inflation de commentaires): Nat-Geo Wild (spécialisée sur les animaux dans leur biotope), Histoire (comme son nom l'indique et qui fait une fixette prononcée sur le Seconde Guerre Mondiale)  et enfin Planète Crime Investigation (très voyeuse et consacrée aux faits divers, de préférence sordides).

J'ai dit ce qu'il y avait à dire sur les documentaires animaliers et sur ceux qui sont consacrés à l'Histoire pour ne pas y revenir. Il y a une fascination à voir la vertigineuse cruauté de la vie animale qui rappelle celle qu'on ressent devant des docs sur le génocide Arménien ou les exactions monstrueuses commises par le Japon au début du XXème... On s'est peut-être tous trompés avec Darwin: l'homme ne descend pas du singe mais de la hyène!

Je voudrais juste dire ma surprise devant une constante des dossiers de Justice abordés par la télévision spécialisée ou pas: l'immense mauvaise foi des avocats de la défense qui, leur client serait-il maculé du sang de leur victime continueraient à dire qu'il s'agit de confiture de groseilles...Ni empreintes, ni ADN, ni aveux, ni témoins n'ébranlent ces défenseurs qui comptent sur un égarement passager du tribunal ou l'insondable bêtise des jurys populaires pour faire condamner le moins possible la crapule qui les paie..

Ils me font penser à la parodie en BD des "cinq dernières minutes" des excellents Marcel Gotlib (dessin) et René Goscinny (textes) dans les "Dingodossiers". Les avocats interrogés soutiennent l'invraisemblable et nient l'évidence avec un culot d'acier.

Devant leur audace verbale je suis admiratif et les Dupond- Moretti ma fascinent. Je crois bien que j'ai raté ma vocation. 

 

Partager cet article

Repost0
11 mai 2020 1 11 /05 /mai /2020 07:00

Je n'ai jamais été très sensible au cinéma de Claude Sautet. Je le trouve souvent ennuyeux et trop "léché". Parlerait-on de peinture je dirais "académisme". Je reconnais qu'il obtenait souvent le meilleur de ses interprètes et que sa mise en scène était fluide tout en étant précise.
Je pense que c'était la France qu'il nous donnait à voir que je n'aimais guère. Celle de "Vincent, François Paul et les autres" comme celle de "Un coeur en hiver" en passant par "Une histoire simple" (qui dessine le portrait d'une femme pénible et jamais satisfaite), une France étriquée et inintéressante.

Montand, Piccoli, Schneider en faisaient trop et composaient des personnages auxquels il était difficile de s'identifier et plus encore de s'attacher.

J'ai revu (pour la seconde fois) "Un mauvais fils" sorti en 1980. Je suis sorti de sa vision (Arte, lundi 4 mai) très partagé: Patrick Dewaere est tellement son personnage qu'il en génère le malaise. On a l'impression qu'il "ne joue pas" et qu'il a recherché en lui les failles béantes de l'homme brisé qu'il incarne.

Les personnages joués par Yves Robert (son père dans le film) et Claire Maurier (la maîtresse de son père) sont sinistres et, s'ils sont crédibles, ils plombent le film par l'ennui de leur vie et de leur relation. Brigitte Fossey est touchante et impeccable. Jacques Dufilho est très bon dans un personnage un peu caricatural qu'on a vu cent fois au cinéma (l'homosexuel cultivé, mélomane et sensible qui porte le poids du monde)

En regardant le film on se demande parfois pourquoi les gens se droguent si cela les rend aussi dépressifs et suicidaires! Il est vrai que le scénario est sans concession et qu'on n'est pas chez Blake Edwards. Si on a lu l'intrigue et qu'on est resté au-delà des 5 premières minutes on n'a aucune excuse!

Car tout, dans ce film, est "glauque". Les décors hyperréalistes sont affreux (métros, Puces de St Ouen, cafés et restaurants crapoteux, appartements miteux ou vides, rues sous la pluie d'hiver, vêtements moches, chambre de clinique, chantiers etc.)

Ce qui, selon moi, sauve le film est la façon dont est filmé Dewaere et le jeu de l'acteur.

Pas vraiment beau ni lumineux ce n'est pas un "jeune premier", mais il émane de lui un mélange de "volonté d'y croire" que tempère un sourd pessimisme. Ses regards font passer mille émotions tandis que sa gestuelle nous le rend tantôt attachant tantôt lointain, jamais indifférent. Les rapports du "mauvais fils" (en fait il est confronté à un père insupportable, froid, incapable d'exprimer un sentiment ni de communiquer) avec l'homme qu'interprète Yves Robert sont désespérants et sans issue.

J'ai, cependant, aimé certaines scènes bien que l'ensemble soit décidément bien ennuyeux. Le parti-pris "vraie vie" que l'on retrouve dans les personnages et les décors est une impasse: va t'on au cinéma pour voir des êtres humains englués dans un destin minable? je pense qu'on est alors trop proche du cinéma-vérité.

Partager cet article

Repost0
8 mai 2020 5 08 /05 /mai /2020 08:14

Depuis quelques temps des autocollants nous demandent, sans donner de réponse, comment nous voyons le monde d'après (après le confinement, j'imagine).
C'est une bonne question et je n'ai pas attendu qu'on me la pose anonymement pour y répondre.
Pour moi le fameux monde d'après serait débarrassé de Edouard Baer (France Inter ce 8 mai à 7H55) et de toute cette clique "d'artistes" sans talent véritable et qui se nourrissent sur la bête depuis trop longtemps. Ce serait un monde sans publicité, avec une télévision réinventée, avec une classe politique renouvelée (j'ai cru que c'était fait aux présidentielles de 2017 malheureusement "ils" reviennent tous (ces jours-ci Martine Aubry et Arnaud Montebourg) ou ont été remplacés par des clones insupportables (Eric Ciotti, Bruno Retailleau...).

J'apprécie énormément que le festival de Cannes soit annulé et ne regretterais certainement pas cette foire aux vanités et à la vulgarité. Autre manifestation pénible les Internationaux de France, communément appelés "Roland Garros", ils sont passés à la trappe cette année et j'applaudirais presque le virus!

En fait je crois que ces "grandes messes" qui reviennent régulièrement sans changement (Avignon et le père Py par exemple) ont fait leur temps et devraient songer à se métamorphoser en autre chose.

Le monde d'après devrait être plus ludique, moins prévisible et faire la part belle aux jeunes et à des personnalités "originales" (originales signifiant l'exact contraire de Philippe Katherine).

Les impératifs économiques, la dette, les intérêts et l'inertie des choses feront que peu de choses changeront et que l'avenir s'écrira avec l'encre du passé.

Les voleurs, les escrocs, les magouilleurs se réveillent déjà et mon téléphone sonne sans arrêt pour du "fishing" ou de la publicité pour des SUV...

Il faudrait plus qu'un virus et des milliers de morts pour que l'humanité se reprenne!

 

 

Partager cet article

Repost0

Présentation

  • : Les bonnes feuilles du Poirier
  • : Le blog d'un Toulousain très critique sur l'actualité, et vachement calé en histoire en plus.
  • Contact

Stats

Visiteurs Uniques depuis le 22 Mars 2013
(18274 Visiteurs Uniques depuis sa création)

 

Il y a    personne(s) sur ce blog

 

Blog créé le 8 Décembre 2009

Pages