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11 janvier 2018 4 11 /01 /janvier /2018 07:00

Comme une immense partie de la gent masculine et ce depuis des générations, le naufrage du Titanic m'a longtemps passionné et j'étais friand de tout ce que l'on racontait à son propos.

C'est, me semble t'il, cet immense navire avec ses passagers milliardaires en dollars et ses pauvres immigrants allant tenter leur chance au "Nouveau monde" qui me frappait le plus. Mais la merveille technologique frappée par un élément naturel (le fameux iceberg), le bâtiment condamné, l'héroïsme des uns la lâcheté des autres,  les récits du naufrage, les conséquences, la recherche de l'épave, les objets retirés du sanctuaire marin et les progrès techniques qui ont permis d'analyser le désastre et d'en comprendre les causes et le déroulement m'intéressaient tout autant.

Le film de James Cameron de 1996 par l'incroyable qualité de sa documentation avait donné un "coup de frais" à cet intérêt jamais affaibli pour le géant des mers.

J'ai regardé distraitement, sur ma chaîne de prédilection, "National Geographic" la soirée consacrée à ce célèbre bateau. Les prouesses techniques permettent de tout comprendre et de tout savoir et cette connaissance... supprime quasiment l'intérêt en tuant le mystère et la légende. Les reconstitutions en 3D, la traque des détails, les hypothèses séduisantes balayées par l'analyse et le sérieux des spécialistes tuent dans l'oeuf toute velléité de rêver à ce navire perdu au fond de la nuit Atlantique en avril 1912.

En faisant travailler non l'imaginaire mais le rationnel le naufrage de "l'insubmersible" Titanic étudié par des savants devient ennuyeux. Je me fiche de la qualité des rivets et du modèle de radio monté à bord. Voir des spécialistes essayer in situ les fusées de détresse employées ce jour là m'apparaît un peu ridicule. Trop de savantes recherches. Trop de calculs. Trop d'ingénierie.

Et puis, il faut bien le dire, notre chère Humanité a connu tellement de catastrophes infiniment plus mémorables et meurtrières que les 1496 morts du naufrage paraissent lointains et peu nombreux.

Pour mémoire, et juste en rappelant d'autres naufrages,  je citerais, dans le désordre, les catastrophes maritimes du "Lusitania", du "Wilhelm Güstlof", du "Herald of free enterprise" et du "Joola" pour ne citer que ceux qui me viennent en tête en matière de naufrages.


 

 

 

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10 janvier 2018 3 10 /01 /janvier /2018 07:00

Il y a une grande hypocrisie à parler du "retour de l'antisémitisme" en France et, dans le même temps, à déplorer les rapports hommes/femmes qui se dégradent depuis une quinzaine d'année sans dire où, comment et "pourquoi".
Pour ce dernier point, demandez aux jeunes femmes qui les insulte, qui les maltraite, qui les considère comme des "proies" et des inférieures et toutes vous répondront : "les beurs lorsqu'ils sont plus de 2".

Crachat ou même gifle pour port de jupe, même chose pour un "regard"... les victimes de ces violences ne cachent pas que celles-ci viennent presque toujours de ces machos stupides et agressifs à la virilité en sautoir et qui conservent des réflexes d'Afrique du Nord.

Même chose pour l'antisémitisme. Ce sont les mêmes, parce qu'ils adaptent une grille de lecture sommaire, qui menacent les juifs et les insultent. En important avec un manichéisme de cour d'école le conflit Israélo-Palestinien ils ont réactivé des slogans qui ont conduit à Auschwitz il y a 70 ans.

Globaliser en disant que l'antisémitisme progresse et en masquant les formes spécifiques qu'il prend c'est désinformer en connaissance de cause. Même chose sur les violences faites aux femmes au quotidien.
Désinformer, c'est ce que fait un grand nombre de médias qui par pudeur? crainte? autocensure? travestit la réalité pour qu'elle coïncide avec ses fantasmes. Ou ses présupposés idéologiques.

Naturellement je ne dis pas que les agressions sexuelles et le harcèlement au quotidien n'est que le fait d'originaires du Maghreb et qu'il n'y a pas d'antisémitisme spécifiquement "hexagonal". Mais je souligne que l'on biaise l'information lorsqu'on la donne tronquée ou arrangée.

Pour combattre la stupidité et la violence, contre les femmes ou contre les juifs, il faut désigner ceux qui la pratiquent et dire pourquoi ils agissent ainsi. Yusuf Fofana a torturé à mort Ilan Halimi parce qu'il était juif et que (pour un esprit limité comme le sien) "les juifs ont de la thune". Si on ne donne pas la totalité de l'information on fait de la désinformation.
Le conflit Israélo-Palestinien , importé brut de fonderie sur les rives de la Seine est responsable de l'immense majorité des crimes antisémites et de la dérive antijuive dénoncée par la presse.

 

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9 janvier 2018 2 09 /01 /janvier /2018 07:00

De temps à autres les médias et les intellectuels ne répugnent pas à organiser une tempête dans un verre d'eau littéraire et à pousser des cris d'orfraies à propos des polémiques qu'ils ont eux-même amorcées.
On a connu cela récemment avec la réédition de "Mein Kampf" qui a suscité plus d'articles indignés que de lecteurs.
Ils remettent ça en ce début d'année 2018 avec 3 livres de Céline considérés comme pamphlets antisémites absolus.
Ce faisant il leur ont fait ou font, tant au pensum d'Hitler qu'aux livres illisibles du Dr Destouches une publicité dont les éditions Gallimard doivent se frotter les mains. Ces dernières, ne l'oublions pas, sont une entreprise commerciale!

Ne nous y trompons pas: si certains sont réellement scandalisés par le contenu des pamphlets de Céline la plupart de ceux qui s'agitent prennent juste une posture intellectuelle à bon compte.

Evidemment j'exclus de ce soupçon Serge Klarsfeld pour qui j'éprouve une immense admiration.

Il suffit d'entrer dans une librairie ou dans un "centre culturel" genre Leclerc ou Cultura pour deviner que ni Hitler ni Céline ne rempliront les caddies.
Ce qui se vend, les classements des ventes et les émissions littéraires le démontrent, n'est certainement pas ce genre de littérature. 
D'ailleurs je suis persuadé que les amateurs de Céline ou de littérature proscrite savent de toute éternité où se procurer leur "came". Ils n'attendent pas la réédition comme le drogué sa dose!

Au mieux, pour elles, les éditions Gallimard vendront 761 exemplaires de "Bagatelles pour un massacre" et 145 de "l'école des cadavres".
Je n'ai pas constaté pour Noël et le jour de l'an que le cadeau incontournable était "Mein Kampf", même en édition à colorier.

Beaucoup de bruit pour rien comme l'écrivait le grand Bill...

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8 janvier 2018 1 08 /01 /janvier /2018 07:00

(Critique dédiée à N*** V***)

 

Je me souviens qu'à la maison, autrefois, la variété et singulièrement la variété Française était honnie et donc bannie. Je n'étais pas le dernier à imposer une censure sévère à toutes les émissions de "variétoches" qui allaient de Guy Lux à Maritie et Gilbert Carpentier en passant par les soirées pot-au-feu de Michel Drucker, les niaiseries de Jean-Pierre Foucault et les crétineries de Patrick Sabatier.
Trop jeune alors, je le confesse, je n'adhérais pas non plus aux déviants comme Denise Glaser et Jean-Christophe Averty.

Je n'ai, dans ce domaine, pas beaucoup évolué et la variété de  langue Française, à peu de choses près, me donne de l'urticaire.

Je viens de dire que je n'ai pas évolué mais la variété Française n'a pas connu de bouleversement ni de révolution culturelle non plus: si quelques Sheila ou Michèle Torr sont enfin réduites au silence c'est pour laisser la place à Louane ou à Vianney. Autant dire passer du nul au nul 2.0.

Je ne cite pas Vianney et Louane au hasard: ils étaient, jeudi 4 janvier, les têtes d'affiches d'une émission bien ringarde, bien Franchouille animée par Lou Ravi, alias Garou, et au générique de laquelle on trouvait Julien Clerc (oecuménque et sans aspérités), Robert Charlebois (aussi fripé qu'ennuyé d'être là), Nolwenn Leroy (décorative), Patrick Fiori (le 1% handicapé certainement), un comique pas drôle et chantant affreusement mal (François Xavier Demaison) et un idiot qui n'était pas décoratif,, chantait mal, n'était pas drôle, avait des aspérités et qui est resté toute la soirée (je ne connais pas son nom) qui était diffusée à grands renforts d'annonces et de teasers.

Ce n'était pas mauvais, c'était pire. Tous ces concurrents narcissiques et angoissés jouaient l'amitié éternelle en massacrant des chansons allant de "Hou, la menteuse" à  "My way" (on voit avec ces deux titres -presque choisis au hasard!- l'ambition de la chose) et l'ambiance "grande famille de la chanson".

Les paillettes ont été remplacées par les LED et le talent par une bienveillance surjouée. Louane (un supplice pour tympans) et Nolwenn en rajoutaient, elles, dans le jeu de la "bonne copine, talentueuse et jolie". C'était à peu de choses près, les rôles que tenaient Jane Manson et Joelle autrefois tandis que Garou est ses potes remplaçaient Sardou, Delpech, Sacha Distel, Le Luron sans oublier Julien Clerc et Charlebois déjà présents à l'époque.

C'est mauvais, c'est inintéressant, ça n'apporte rien, on se sent perdre du temps et c'est régressif. La télévision dans ce qu'elle a de plus inutile et dégradante.

J'imagine que ça a fait un record d'audience, surtout quand Julien Doré a chanté avec ses poteaux son hymne à l'intelligence: "Coco Caline". Personnellement je n'ai rien trouvé de positif à dire sur cette émission dont la créativité avoisinait le néant.

PS: une version "faux-cul" pour celles et ceux qui n'aiment pas la critique négative:

jeudi 4 janvier France2 a diffusé une émission de variétés Françaises animées par Garou et recevant ce qu'il y a de mieux actuellement: Vianney, Nolwenn Leroy, l'adorable et talentueuse Louane, le subtil François-Xavier Demaison, le toujours excellent Patrick Fiori et, cerises sur le gâteau, offrait sur un plateau la présence de l'immense Julien Clerc et celle de Robert Charlebois, content d'être là et de chanter encore et toujours "Lindbergh".
Je prendrais garde d'oublier "une pastille" (il est filmé, das les conditions du direct mais il n'est pas là) de julien Doré qui a envoûté le public avec son refrain subtil et sucré "Coco Caline"

Ces merveilleux chanteurs ont offert à un public conquis et ayant des fourmis dans les jambes des versions à donner le frisson de "Quelque chose de Tenessee", "Ne me quitte pas" et "Hou la menteuse" absolument renversantes de beauté et de grâce.

La variété Française est à son apogée et a toujours été un des points forts de la télévision hexagonale. Elle s'est profondément renouvelée et l'émission de ce jeudi le prouvait avec éclat.

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5 janvier 2018 5 05 /01 /janvier /2018 07:00

Ai-je à ce point vieilli et mon look m'attirerait-il la sympathie immédiate des scrogneugneu? En tous cas j'ai dû regarder avec trop d'étonnement une pauvre jeune fille sans doute atteinte d'un syndrome Gilles de la Tourette dans le tramway parce qu'une dame d'un certain âge m'a pris à témoin, en parlant bas, en me disant que "la France était tombée bien bas".

La fille riait fort, bêtement à intervalles réguliers et toute la rame semblait avoir constaté ce tic un peu surprenant et l'avoir accepté. Ce que j'ai fait une fois que j'ai vu que cette personne n'avait pas toute sa raison.

En veine de confession d'extrême droite la dame m'a dit quelque chose sur le renvoi des étrangers "dans leur pays" et je ne sais plus quelle le Pennerie mal dédiabolisée que j'ai feint d'entendre, pressé que j'étais de quitter cette sangsue politique.

Rien de plus exaspérant que d'être pris à témoin par des personnes qui vous identifient comme pouvant "penser" comme eux alors qu'au contraire vous détestez leur monde intérieur.

Dans un autre genre mais qui rejoint un peu ce post j'ai vu les soucis de Mathieu Kassovitz avec la police pour possession de quelques grammes de résine de cannabis. Il aurait insulté ce corps si tolérant et mesuré sur Twitter et l'idiot absolu des Républicains, alias Eric Ciotti (il a succédé dans ce rôle à une longue lignée d'abrutis parmi lesquels Frédéric Lefèbvre, Nadine Morano et Christian Jacob) a demandé au garde des Sceaux une sanction (!) pour le comédien.
Une conception de la politique, du rôle du député, de l'opposition et de lui-même tellement grotesque que Kassovitz n'a pas pu s'empêcher d'y répondre grossièrement et drôlement.
On ne peut jamais être du côté d'un Ciotti. Cet homme est une caricature de la bêtise presque parfaite. Je n'aime pas particulièrement Kassovitz et ne partage pas toutes ses indignations mais j'ai les mêmes ennemis que lui: depuis que Ciotti est apparu à droite-toute je ne l'ai jamais pris en "défaut d'intelligence", jamais!

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4 janvier 2018 4 04 /01 /janvier /2018 07:00

Juste avant le jour de l'an (qui est un jour parmi les plus féconds en conneries exprimées) la Maire de Paris, Anne Hidalgo n'a pas craint de sortir une ânerie éculée à propos d'Ernesto "Che" Guevara en le désignant, je crois, comme une "icône romantique et révolutionnaire".
3 clichés dans une phrase de 5 mots la dame est dans sa moyenne habituelle.
Encore que cette fois elle va plus loin qu'à  l'ordinaire: il faut être bouchée à la toile émeri pour continuer à véhiculer des idées aussi fausses et, disons-le, aussi scandaleuses.


Les photos de Guevara ont certes servi la cause castriste pendant des décennies tout en remplissant le rôle de propagande qui leur étaient assignées par le communisme. Les capitalistes, dont Lénine disait qu'ils lui vendraient la corde avec laquelle il les pendrait ont transformé le tchékiste impitoyable en héros révolutionnaire et reproduit son image par Alberto Korda en image visibles partout façon Marylin Monroe ou Elvis Presley. Des étudiants européens que guettaient seuls l'ennui, la consommation et le luxe refaisaient le monde sous les portraits de Mao, Lénine et Ho Chi Minh, qui devaient en sourire intérieurement à leurs rares moments de lucidité. Angkar, Stasi ou KGB trouvaient leurs défenseurs là où ils ne pouvaient (heureusement!) sévir. Même ce vieil obscurantiste haineux et meurtrier d'Ayatollah Khomeiny les fit reprendre leurs discours pompeux et faux!! Mais il faisait moins rêver la maire de Paris que le bel Ernesto!

Je ne m'abaisserais pas à conseiller des lectures pour savoir qui était Guevara: que celles et ceux qui veulent aller plus loin que les clichés journalistiques devenus vérités empesées fassent leur boulot qui est de se renseigner.

Les informations sur sa trajectoire politique, humaine et historique sont consultables absolument partout. L'homme a suscité une myriades de biographies et depuis la chute du communisme certaines sont moins hagiographiques que celles qui ont suivi sa disparition en Bolivie. On sait que l'homme tua et donna l'ordre de tuer, ordre impitoyable et justifié par les mêmes arguments ignobles que ceux de tous les bourreaux idéologiques du XX ème siècle.

D'accord pour ne pas admirer les Saints ou les héros, pas d'accord pour encenser les monstres!

 

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3 janvier 2018 3 03 /01 /janvier /2018 07:00

jeudi 28 décembre je suis allé au cinéma avec le petit-fils de 6 ans de feue ma grande amie Marie-Eve. (quel dommage, elle ne connaîtra pas son petit-fils qui est beau, drôle et intelligent).

Marie-Amélie, sa fille et donc la maman de cet adorable petit garçon habite la sortie de Toulouse sur la route de Montauban-Agen. En principe une vingtaine de minutes de route pour rejoindre le Capitole mais, allez savoir pourquoi, il m'en a fallu dix de plus et du coup j'ai écouté "Pop Pop Pop", l'émission "décalée" de Antoine de Caunes sur France Inter.

J'ai déjà dit tout le bien que j'avais à dire sur de Caunes, je n'y reviens donc pas. Je n'écoute que très rarement cette émission qui est diffusée en pleine après midi mais j'en apprécie l'humour particulier, l'atmosphère déconnante et les sujets et invités souvent surprenants.
La "Charline" (et qui n'est pas la glousseuse de l'heure qui suit) qui donne la réplique (amusante) à de Caunes et le ton de l'émission me font penser que celle-ci gagnerait à être diffusée à heure de plus grande écoute...

J'en arrive aux faits. Antoine de Caunes délivrait un "best of" des émissions passées (j'exècre cette facilité mais je pardonne beaucoup à Antoine) dans lequel il diffusait le passage de Philippe Katherine dans l'émission.

Disons-le tout de suite je ne suis pas fan de ce vieux type pas très drôle qui prend le public pour des jambons et se sert des médias pour dire tout et n'importe quoi. Un type qui chante mal, qui joue mal, qui écrit mal et qui est souvent indigent. Le coup de la moustache, la chanson avec Barbara Carlotti et tant d'autres moments de ridicule me l'ont fait fuir.

Prisonnier dans la petite Peugeot j'ai écouté la joute entre Antoine de Caunes, Charline et Katherine et j'ai éclaté de rire à plusieurs reprises. Ce type est un imposteur mais il vampirise ceux qui le prennent au premier degré avec un art consommé.

Je vous recommande d'écouter le podcast de ce passage (et en particulier ce qu'il pense de Brassens (qu'il appelle Brassen) et la fin de sa digression en "s". C'est un grand moment!

Finalement ce Philippe Katherine ridiculise celles et ceux qui sont incapables de voir à quel point il se moque d'eux. Ce qui n'est pas le cas d'Antoine de Caunes qui en connaît un rayon.

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2 janvier 2018 2 02 /01 /janvier /2018 07:00

Moments de désoeuvrement mais aussi de calme j'ai profité de l'entre deux fêtes pour lire, écouter de la musique (à haute dose les "Vêpres solennelles pour un confesseur" avec Kiri te Kanawa en soliste, mais aussi le "Music for Queen Caroline" de Handel par les Arts florissants sous la direction de William Christie et une version surprenante de "Orphée et Eurydice" de Gluck version Juan Diego Florez, Garmendia - Marianelli le choeur et l'orchestre du Théâtre Real sous la direction de Lopez - Cobos). S'endormir avec l'une de ces 3 oeuvres distillées d'une pièce lointaine est un pur bonheur.

J'ai aussi regardé, sur "Youtube" des documentaires absolument remarquables sur la campagne présidentielle 2017 incluant la dramaturgie du dégagisme, des primaires de droite puis de gauche, des affaires et le résultat des deux tours: ce documentaire ("Le film de la campagne de la primaire de la Droite et du Centre") réalisé par Camille Vigogne le Coat et César Charbonnier pour C'Politique est remarquable à plus d'un titre. La campagne de Sarkozy, celle de Juppé et celle de Fillon y sont disséquées sans complaisance et la nature profonde des affrontements et divisions des 3 hommes (auxquels il convient d'ajouter Bruno Le Maire et Jean-François Copé) expliquées clairement. Les erreurs et les fausses bonnes idées sautent aux yeux ce qui n'était pas le cas dans le feu de l'action. Une surprise, et de taille pour moi, Copé, que je ne supportais pas, y est drôle et parfois subtil, bien supérieur à l'image qu'on s'en fait habituellement. Voilà un homme qui a tout perdu qui se croyait présidentiable et qui a obtenu 0,3% des voix de son propre camp et qui en rit et ne semble ni en souffrir ni le regretter. Ce n'est plus de la résilience, c'est autre chose! Ses analyses ne sont pas stupides, ses commentaires plutôt bien vus et sa vison des combats politiques dans son camp très pertinente. Une surprise, je le répète.

L'autre film, signe Patrick Rotman s'appelle "Les fauves" et est consacré à l'affrontement à épisodes entre Nicolas Sarkozy et Dominique de Villepin. C'est un film palpitant et stupéfiant par la haine qui suinte des rapports entre ces deux hommes que tout oppose. Dans un autre monde que le monde politique cette violence est, me semble t'il, impossible dans une telle intensité sur une telle durée. En entreprise on aurait déplacé l'un des protagonistes.

Les mots utilisés ("nain", "nabot") et les phrases venimeuses ("comment confier la France à un type qui ne peut pas retenir sa femme?") laissent sans voix tant la violence est incandescente.

Il faut regarder ce document pour vérifier, une fois encore, que les affrontements les plus sanglants se font entre gens du même bord politique: Giscard et Chirac, Chirac et Balladur, Chirac et Sarkozy. Mais on se gardera d'oublier Mitterrand et Rocard, Fabius et Jospin....  qui n'avaient de leçon de haine à recevoir de personne!

Une constante, dans les deux documentaires: la présence silencieuse d'un notaire de province, bien habillé façon Rotary ou Lion's club, pendant des années et des années, la mèche sage et l'encombrement minimum de François Fillon qui fut de tous les combats et disputes, toujours deuxième ou troisième couteau mais toujours prêt à avancer son pion.
Comment cet homme terne et sans envergure, lieutenant de tous, a t'il pu arriver à être le "candidat officiel" de la Droite et du Centre cette année est une énigme et c'est une question à laquelle ces documentaires ne répondent pas mais qui mériteraient d'être posée!

 

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31 décembre 2017 7 31 /12 /décembre /2017 19:00

Faut-il que les gens soient morts et enterrés pour que je leur trouve, décédés, des qualités que je leur déniais auparavant?

Rassurez-vous je ne pense ni à Johnny Hallyday ni à Jean d'Ormesson qui m'indiffèrent autant morts que vivants.

Je pense à David Bowie que j'ai longuement écouté ce 31 décembre qui est une journée interminable et ennuyeuse comme peu de jours de l'année le sont.

"Hours", "Reality" et "Heathen" que je n'avais pas négligés mais presque sont de très grands disques et Bowie mérite infiniment mieux que ce que j'en ai dit et ressenti lorsqu'il est mort.

"The Wedding", "Stranger where we're", "putting out fire", "Slowburn" et "Modern Love" sont de très grandes chansons que "Absolute beginners" ou "Life on Mars?" ne renieraient pas.

Le personnage a un peu masqué l'auteur, le caméléon s'est perdu dans ses travestissements colorés et Bowie a parfois erré dans des paysages sonores ennuyeux ou incompréhensibles. Il n'en est pas moins qu'il a apporté d'authentiques "lettres de noblesse" au rock et à la Pop, ce qui, en soi, est un exploit tant cet univers est désespérant depuis la mort de Jackson (Michael) et celle de Prince et cela ne va pas s'arranger avec la mort de Chuck (Berry).

Et je profite de ce dernier post de 2017 pour souhaiter à tous mes lecteurs une très bonne année 2018 et me souhaiter à moi l'inspiration. Ca commence bien: j'ai une heure d'avance sur E.Macron, question voeux!

 

 

 

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29 décembre 2017 5 29 /12 /décembre /2017 07:00

J'ai eu une drôle d'idée pendant les "vacances de Noël": regarder un film avec Danielle Darrieux qui est décédée à l'âge de 100 ans à la fin de l'année. Mon choix s'est porté sur "Madame de ..." de Max Ophuls avec Charles Boyer et Vittorio de Sica.

Il s'agit d'une adaptation du roman de Louise de Vilmorin, roman "charmant" (dans le sens de léger) qui eut son petit succès.

Danielle Darrieux est une comtesse mariée à un général, frivole et dépensière qui aime séduire les hommes et se brûle à son propre jeu. On le voit l'intrigue ne donne pas mal à la tête!

Le film, naturellement, a considérablement vieilli: les rapports hommes et femmes sont stupéfiants: oisive Madame de n'a rien d'autre à faire qu'organiser des bals, aller à des bals, séduire des hommes qui tombent instantanément sous son charme, dépenser de l'argent et voyager pour oublier des sentiments qu'elle a malencontreusement fait naître.

Son général de mari est fat, imbu de lui-même, ridicule, le militaire Français typique qui a perdu toutes les guerres de 1970 à 1940.

Les rapports sociaux sont ceux que regrettaient tant Ormesson: chacun à sa place et les riches au sommet. Choyés, respectés, enviés et admirés. "Le Figaro" d'aujourd'hui souscrit.

Et "Mademoiselle Danielle Darrieux"? eh bien c'est la comédienne insouciante et superficielle qu'elle a si souvent joué. C'est un archétype de femme charmante et sûre d'elle qui domine les hommes par sa beauté et sa "race". On ne peut pas dire qu'elle joue "faux" ou "mal"; elle joue daté.

Les hommes ne sont pas mieux lotis: Vittorio de Sica est une gravure de mode sans épaisseur et Charles Boyer une vieille ganache risible.

Du dialogue restent les phrases "c'est seulement superficiellement que notre relation est superficielle" échangé par les deux époux et le célèbre "Je ne vous aime pas, je ne vous aime pas, je ne vous aime pas" que laisse échapper Danielle Darrieux en pensant le contraire.

Le film est souvent cité comme un écrin pour l'actrice et comme représentatif de ce cinéma des années 40.

C'est peu dire que ce cinéma là est démodé et vain. Je ne dis pas que les pensums complaisants de notre cinéma contemporain sont meilleurs. Mais la femme et le portrait qu'on en a faits ont heureusement évolué.

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