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11 avril 2018 3 11 /04 /avril /2018 07:00
photos extraites du film
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https://youtu.be/BeZLF_SE3II

 

Dans le cadre de son année consacrée aux rapaces le Museum d'histoires naturelles de Toulouse a programmé et diffusé ce samedi, dans son auditorium, un film d'amateur (non scientifique) consacré à un phénomène surprenant et dérangeant.

En présence de l'auteur, Stéphane Batut, a été diffusé son document tourné au Tibet en 2014 et présenté sous le titre de "Le rappel des oiseaux".

Batut, en voyage d'agrément et en famille, s'est vu proposer par une hôtelière, en guise d'attraction touristique, d'assister à des funérailles d'un genre particulier: des corps de défunts sont livrés aux becs de vautours et autres oiseaux rapaces charognards (Gypaète barbus).

Avec un petit groupe de touristes curieux et muni d'un matériel semi-professionnel pour enregistrer son et images, muni de quelques autorisations (moine, famille) il assiste et tourne un film réellement étonnant. Le montage gardera quarante minutes sur 4 heures tournées.

Dans une sorte de cirque de montagne perché à 4000m d'altitude, jonché de pastiques et de papiers; des hommes (une huitaine) et des vautours (une cinquantaine) piétinent. Une sorte de moto tractant une carriole arrive dont on descend un sac qui paraît lourd et encombrant.

Un homme portant un chapeau et revêtu d'une sorte de tablier constitué d'une bâche en plastique transparent retenu par une ficelle s'affaire autour de ce sac. C'est une dépouille mortelle. On le devine plus qu'on ne le voit. Il entaille la chair aux articulations (la personne est décédée depuis 6 jours, elle ne saigne pas!) puis s'éloigne.
Comme à un signal les oiseaux (moins laids que les vautours africains car ne possédant pas leur cou rose déplumé) recouvrent leur "repas". En 30 secondes (5 minutes dans la réalité) il ne reste pratiquement rien. L'officiant revient et, sur une pierre plate, écrase lentement et régulièrement les os restants après avoir appelé les hommes de la famille et montré qu'il a laissé "l'âme" s'envoler par un trou dans le crâne. Cette séquence de broyage des os est longue et éprouvante. D'autant que l'on ne peut oublier qu'il s'agit d'un cadavre humain.

Un second cadavre, celui d'une femme jeune, est apporté qui subit exactement le même sort et traverse les mêmes étapes. Ce corps-là nous parle plus parce qu'il a été dévêtu devant nous et qu'il semblait mort récemment. Il n'y a heureusement pas de son intempestif mais certaines images sont choquantes. (une main... entre autres)

Un tibétain traduit les quelques mots prononcés, ici ou là, par la famille (uniquement représentée par des hommes) et l'officiant. Le moine se tenant à distance du sacrifice et ne prononçant aucun mot intelligible.

On voit encore les vautours picorer quelques restes puis le passage d'un groupe de nuages remplit l'écran suivi des arabesques dans le ciel d'un gypaète sur ciel gris. Le message est clair sur l'esprit qui s'est envolé.

Présent dans la salle le réalisateur a répondu aux questions du public avec sagesse et retenue. Tout le monde semblait un peu éprouvé: les questions ont été intelligentes mais en nombre limitée. Il a été question de rites similaires en Perse ancienne et en Inde. Toujours interdites, elles ont lieu au Tibet où, faute d'arriver à les interdire, les autorités chinoises les tolèrent en fermant les yeux.

J'avais inscrit cette séance de film documentaire sur mon agenda il y a longtemps. Je savais le sujet ardu et difficile mais il m'intéressait. Et je ne me suis pas trompé.

 

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10 avril 2018 2 10 /04 /avril /2018 07:00
Sec comme un coup de trique!

Sec comme un coup de trique!

Ma femme regardait "C' à vous" ce vendredi 6 avril. Je vaquais à des riens dans le salon. L'invité était Gérard Miller, zéro flappi médiatique médiocrissime qui fut relancé par Laurent Ruquier (à qui on doit, il faut le noter, la promotion d'un nombre important de têtes à baffes comme Claude Sarraute, Isabelle Alonso, Steevy Boulay, Christine Bravo, Christine Angot, Natacha Polony, -ça commence à faire beaucoup!-, Pierre Bénichou, Aymeric Caron, Yann Moix et, donc, cette buse de Miller). Il semble que Ruquier, le roi du calembour Carambar et de l'information insignifiante prédigérée ait un "don" pour lancer ou relancer devant les caméras des personnages horripilants. Et donc ce parasite de Miller, chafouin primordial.

Psychanalyste (ce refuge pseudo-scientifique des faux médecins), frère de son frère, gauchiste de salon, moraliste emmerdant, insoumis de la dernière heure, auteur de livres ni écrits ni à écrire, ludion médiatique, khmer rouge à la mie de pain, politicaillon de façade l'individu est crispant, méchant, aigri et haineux. Une tête agaçante, une voix qui l'est plus encore et ce ton acide de bonhomme qui ne supporte ni la contradiction ni même qu'une autre opinion que la sienne puisse exister. Et qui assène des conneries avec un ton de commissaire politique soviétique outragé et une figure d'homme qui suce un citron.

Je m'étais juré de ne rien dire (et de ne pas m'énerver) mais ce mec plus tout jeune et toujours aussi véhément m'a fait sortir de mes gonds. Pas de ça chez moi, pas de ça dans mon salon!

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9 avril 2018 1 09 /04 /avril /2018 07:00
Omar et Jamel

Omar et Jamel

En préambule je vais, très exceptionnellement, prendre la défense de Jean-Vincent Placé qui fait l'objet d'un phénoménal lynchage médiatique après avoir dérapé sous alcool. Je n'excuse ni son attitude devant une jeune fille (telle qu'elle est complaisamment rapportée) ni, encore moins, les propos qu'ils aurait tenus au vigile chargé de l'exfiltrer de la boîte de nuit où il faisait scandale. Placé, depuis son apparition chez les verts, est moqué 24H sur 24 parce qu'il est ambitieux et ne le cache pas. Nous vivons dans un pays où, comme la réussite et l'argent, l'ambition est très mal vue et dénoncée comme une tare.

Vouloir sortir du lot..je vois plutôt cela avec bienveillance et j'imagine la frustration doublée de la colère et l'impuissance devant la caricature de lui, donnée tous les jours (par Guillaume Meurice entre autres qui en a fait sa tête à claques préférée) qu'a dû ressentir Placé.

Je me demande bien pourquoi, pendant 24H on a répété son "dérapage" comme si c'était important.


Je quitte ce cas pour aborder celui de Fabrice Drouelle de France Inter qui ne risque pas de devenir un jour la tête de turc de quiconque pour ses positions intellectuelles: plus "politiquement correct" il n'y a pas.

Dans son émission de radio "Affaires sensibles" il parlait jeudi 5 des comiques de la diversité. Oui, il y a un type qui ose appeler son émission: "L'humour des minorités" et le revendique. Une occasion de rappeler les mânes de Saint Coluche et d'introniser officiellement son successeur en adoration, Jamel Debbouze. Il faut dire que Jamel a tout pour être l'idole universelle. Et qu'il est effectivement unique, original, pas dupe du personnage qu'on lui fait jouer parfois, ouvert, et qu'il aide des inconnus à ne plus l'être. Cela en fait-il une idole devant laquelle on doive se prosterner? je ne le pense pas mais Drouelle si. Il a passé des extraits d'émissions anciennes où, justement, Jamel n'était pas très bon. voire offensant (avec le journaliste Rachid Arhab).

Le journaliste a enfilé les compliments comme d'autres des perles et c'était pénible. D'autant que son parti pris éclatait dans son mépris du spectateur Français de base, blanc et con qui rit à Pierre Péchin et Michel Leeb, comiques des années 70 dont il a diffusé deux extraits de sketches accablants. Moi aussi je les trouvais nuls et affligeants mais pourquoi comparer? pourquoi stigmatiser un public? quand je vois des archives avec le "pétomane", Maurice Chevalier et son canotier et ses chansons imbéciles, quand je vois des actus avec "la Madelon" ou quand j'entends "Omar et Fred" je suis consterné. Pourquoi opposer les gens et salir ceux qui ne pensent pas comme vous?

Cet "humour des minorités" a aussi ses facilités, son racolage et, osons le mot, ses boulets. Pourquoi le glorifier universellement? à cause de ses origines? n'est-ce point du "racisme à l'envers" que d'adorer tout ce qui vient d'un côté et uniquement de lui? la manière de penser et parler de Fabrice Drouelle m'y a fortement fait penser.

Celui-ci s'est attribué le rôle du journaliste bienveillant envers les artistes de la diversité (Smain, Omar Sy, Eric & Ramsy...) et leur a trouvé toutes les qualités. Au point de parler de Jamel comme s'il parlait de Martin Luther King! posture, comme celle du "Figaro" qui trouve drôle Anne Roumanoff. Rire de commande. 

On a "oublié", par exemple, de parler de l'affaire de plagiat d'artistes américains de "stand-up" qui le concerne aussi et passé sous silence l'influence considérable et la fortune qui sont les siennes. Il reste le "tchatcheur de Trappes"... Et il fait même rire Drucker, c'est dire!

Ce moment d'intense flagornerie m'a, je l'avoue, agacé. J'aime bien Jamel mais l'adoration qu'il suscite me fait penser à celle, posthume, du Dieu Coluche. Tant d'hommages de tant de gens, ça sent l'arnaque!

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6 avril 2018 5 06 /04 /avril /2018 07:00
Montreal (mars 18)
Montreal (mars 18)
Montreal (mars 18)
Montreal (mars 18)

Montreal (mars 18)

Comme Robert Charlebois "je reviendrai à Montréal" et cette perspective m'enchante. C'est la ville où vit mon fils et  elle m'a immédiatement, dès la première visite, semblé faite pour lui.

Il y règne une frénésie douce qui m'est apparue comme un mix parfait de l'Amérique et de l'Europe: une circulation dense, certes, mais "civilisée": les camions prioritaires sont presque discrets, les motos absentes et la circulation pourrait être qualifiée de reposante. Les piétons traversent quand le signal le leur permet tandis que la signalisation sert vraiment à quelque chose. Pour un Français c'est étonnant et agréable.

Les véhicules, climat oblige, y sont à la fois beaux et fonctionnels. Pour l'amateur de grosses cylindrées et de 4X4 vraiment "tout-terrain" il y en a profusion dans les rues.
Rues dans lesquelles les trottoirs sont larges et non-encombrés, sur lesquelles on ne risque la collision ni avec des trottinettes, ni avec des rollers, ni avec des planchistes ni avec des scooters, des vélos ou des motos. J'ajoute qu'il y a des pistes cyclables partout et, cela n'a rien à voir mais est à noter, des jardins publics en grand nombre.
La ville de Montréal est très verte les 4 ou 5 mois pendant lesquels la neige et la glace ne se l'approprient pas!

Les magasins sont des enseignes, le plus souvent, que l'on découvre sur place. Bien entendu il y a les McDonald's, le Apple store et quelques autres que l'on voit à Moscou comme à Rome mais il y a aussi des magasins, des boutiques, des restaurants aux noms si typiques que l'on est dépaysé rien qu'en les lisant: "Tim Hortons", "Allô mon Coco"; "ma grosse truie chérie" (authentique!) et même "poutineville"..

Les rues sont immenses et quadrillent la ville: il n'est pas rare de passer devant une maison portant le numéro 2297 comme le coiffeur "Les Barbiers.com" qui est à ce numéro, avenue du Mont Royal. Cette avenue, outre sa longueur phénoménale, offre en plus la surprise d'être coupée par une voie de chemin de fer privée qui oblige à faire un immense détour pour aller du début à la fin.

Elle est, tout comme Masson, St Denis et d'autres, l'artère commerçante par excellence, la Rue Sainte-Catherine étant la principale, un pôle touristique formidable avec toutes sortes de magasins et restaurants. Nous avons dégusté, sur Mont-Royal (l'avenue, pas le Parc) un "Bimimbap" dans un restaurant Coréen digne de ceux que j'avais adoré à Séoul. (N°300 je crois...)

Je devrais parler du Marché Talon (Jean, pas Achille) ou Atwater (mais il y en a d'autres et tout aussi beaux et fournis), du "vieux port", du square Victoria, du quartier MgGill-Berri-Uqam, du Musée d'art contemporain, de celui de l'holocauste, des expositions temporaires (Chagall en juin dernier), des installations olympiques, des nombreuses piscines de quartier, de l'accueil si gentil, de la "douceur de vivre", de l'accent, de la simplicités des habitants de la ville, de la profusion de libraires et de disquaires (un plus phénoménal pour moi qui ne me console pas de leur raréfaction), des terrasses, de la neige, de la ville sous la ville...

Il y aurait des pages et des pages à écrire sans épuiser le sujet. le mieux est encore d'y aller ou d'y retourner!

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5 avril 2018 4 05 /04 /avril /2018 07:00
On n'est bricoleur que si on naît bricoleur!

Je crois que je suis damné.

Nous avons, en bas de l'immeuble, côté Garonne, un parking extérieur et entre la digue et le fleuve un jardinet herbeux planté d'ifs, de sapins et de haie d'agrément. Le tout doit faire une centaine de mètres carrés. Peut-être 150.

Le syndic comptait 1000€ par an pour tailler les haies et tondre le timbre-poste vert. Il le faisait exactement 2 fois par an. Peut-être 3.

 

Souhaitant économiser cette somme et "créer du lien" les plus civils des copropriétaires et locataires de l'immeuble se sont entendus pour cesser de confier la tâche à FONCIA et la faire à tour de rôle. 25 familles. Peut-être 20.

Résultat... ce sont toujours les mêmes qui s'y collent. Avec du matériel emprunté ici ou là et inadapté. Ce week-end c'était "mon tour". Je me suis fait prêter un taille-bordures électrique, le fil coupant et une rallonge. 15m de long. Peut-être 10.

 

Sûrement pas assez en tous cas pour aller de la prise du sous-sol au terre-plein engazonné. la prise s'est défaite, dénudant les fils. Mes 14 tournevis (peut-être 6) n'étaient pas ceux qu'il fallait car la prise comptait 3 paires de vis différentes. J'y ai passé 20 minutes avant de renoncer et de décider de changer la prise. J'oubliais.. en remontant à l'appartement j'ai rapporté de la terre sous mes chaussures et ai donc passé l'aspirateur.

Le taille-bordures possède un clapet (pour changer le fil) qui, mal nettoyé lors du dernier usage? vieillissement? faiblesse de la pièce? a lâché au moment où je m'en servais...........

j'abrège.

Le jardinet n'est pas tondu, je me suis collé pour 7,75€ de prise et 39,95€ de nouveau taille-bordures. En ce qui me concerne le calcul est vite fait: Foncia était infiniment plus économique! Quant au "lien" entre habitants de l'immeuble je n'ai vu personne de la matinée.

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4 avril 2018 3 04 /04 /avril /2018 07:00
Mamie Renaud et son petit Obispo gnan-gnan.

Mamie Renaud et son petit Obispo gnan-gnan.

J'ai une sainte horreur de la charité médiatique et tiens pour une abomination les spectacles caritatifs du "Téléthon" ou des "enfoirés". Je ne supporte pas la bonne humeur obligée d'animateurs au Q.I d'huître, la présence obligée de locomotives du show-business (J.J.Goldman) ou celle, prétexte, de malades quand ce n'est pas de gloires télévisuelles (Mimie Mathy). Cette générosité surjouée couplée à des bons sentiments exhibés a le don de me donner des hauts le coeur.
Rien ne m'exaspère plus que ces appels à la générosité annuels ni que ces appels au portefeuille le soient par des personnes qui me sont -à priori- suspectes.

 

Avec tout ce que je paie d'impôts, de taxes, d'amendes et autres j'estime que c'est à l'état de distribuer des subsides à la recherche contre la myopathie, pas à Nagui de venir faire la retape jusque dans mon salon. Voir beugler les gloires de la scène du moment -que je ne connais ni ne veux connaître-, les Shy'm et autre Maître Gims, pour donner une choucroute en boîte à une famille nécessiteuse le tout sous une hideuse photo de Saint-Coluche, très peu pour moi.

 

Dernièrement je suis tombé sur le "Sidaction". Pire que les deux cités plus haut. Des "artistes" autoproclamés qui venaient me faire les poches en arguant que c'était "leur raison d'être". Artistes calamiteux qui massacraient des standards (un crémier-zingueur qui massacrait Brel, entre autres) en entourant la momie de Line Renaud d'un linceul de sucre, cette dernière remerciant jusqu'à la lune d'éclairer le soir et Jean-Paul Gaultier d'être l'imposteur étalon (étalon de l'imposture, qu'allez-vous penser!) Line Renaud en meneuse de revue de 90 ans. Spectacle hallucinant que cette quête médiatique où les applaudissements le disputent aux hyper-compliments dans un monde comme le dénonçait déjà Jean Yanne ("tout le monde il est beau, tout le monde il est gentil"). Variétés nulles, bons sentiments frelatés, joie artificielle, grande cause plus très grande ni très cause, vieux refrains chantés par des vieux-jeunes....

 

Quelques minutes d'effarement devant un "spectacle" qui dit l'époque et balise peut-être la descente aux enfers non achevée. A glacer les sangs.

 

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3 avril 2018 2 03 /04 /avril /2018 07:00
Fort Knox? non, Auchan 3 jours après. Où l'on tangente l'absurde

Fort Knox? non, Auchan 3 jours après. Où l'on tangente l'absurde

Encore un attentat et presque immédiatement les mêmes réflexes attendus: l'opposition de droite et d'extrême droite qui, mécaniquement et compulsivement demande et exige plus de sévérité "aux frontières" et moins d'immigration, les journalistes qui tartinent des flots de commentaires inutiles, des polémiques pitoyables (sur "l'Etat d'urgence", sur les propos ignobles d'un ex-candidat insoumis, sur les fichés S etc).
A chaque attentat la même dramaturgie, les mêmes réponses qui n'en sont pas.
Et d'abord faut-il répéter sans arrêt le nom de l'abject salaud qui a tué? je ne le crois pas. faut-il obligatoirement dire qui "revendique" l'attentat? je ne le crois pas non plus. Faut-il interroger les voisins du terroriste qui, presque chaque fois, vont nous dire qu'ils "ne s'y attendaient pas" et que "c'était un brave petit gars qui avait eu quelques problèmes avec la police mais qu'on aurait jamais soupçonné de fomenter une action criminelle"?  j'y crois encore moins.

Je ne crois pas non plus qu'il faille faire à Daech l'honneur de le citer ni à l'auteur des meurtres d'obtenir, même quelques jours, une célébrité posthume, lui dont les actes immondes devraient le condamner à un oubli éternel.

 

Alors oui, à chaque attentat, on a la fille le Pen qui vient baver ses vilaines solutions d'état policier, on à la surenchère de la droite ex-de gouvernement qui vient agiter les fantasmes de son électorat le plus extrèmiste, on a des médias qui brodent pendant des heures et des heures et qui disent tout et n'importe quoi.

Radios, journaux et télévisions vitupèrent sans discontinuer sur Internet...Ils n'ont pas de mots assez durs contre lui. Mais est-ce la faute d'Internet si la presse, tous supports confondus, n'intéresse plus et est de moins en moins appréciée du public? Toujours les mêmes signatures qui signent le même prêt-à-penser. Sur le net on se répète moins, on essaie de regarder dans d'autres angles et on tente de renouveler les comportements. Ceci explique sans doute cela.

 

PS: à propos de la photo. Crois-t'on que 3 jours après les faits un cinglé va revenir faire des "cartons" dans les allées du magasin déjà éprouvé? Cette mentalité de camp retranché ne donne t'elle pas des débuts de justification aux terroristes qui atteignent leur but à chaque fois: nous terroriser, nous faire parler d'eux et, en quelque sorte, leur "donner raison".

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30 mars 2018 5 30 /03 /mars /2018 07:00

Il y a une sorte d'esclavage à accepter les turpitudes d'un homme politique parce qu'il représente ou a représenté ses idées.
Au moment de l'affaire Fillon je me suis durablement fâché avec des relations qui le soutenaient "mordicus" tout en disant que ce qui lui était reproché n'était pas bien grave, que beaucoup de politiques faisaient comme lui et, en fin de compte, que leur candidat portait un projet plus important que sa personne.
Ce faisant ils reconnaissaient implicitement qu'ils avalisaient le détournement de fonds publics, le parjure (l'homme se vantait d'être un parangon de vertu politique) et avalisaient des moeurs de république bananière et une imposture. Rien que ça!

Aujourd'hui, avec la mise en examen de Nicolas Sarkozy, ex-président de la république, accusé d'avoir fait financer sa campagne électorale victorieuse de 2006-2007 par l'argent sale du dictateur-terroriste Libyen Kadhafi on entend les mêmes venir lui trouver des excuses.
Celles-si se résument à "de de Gaulle à Mitterrand en passant par Giscard et Chirac, ils l'ont tous fait  (recevoir de l'argent d'un despote Africain), que cela n'a pas d'importance et surtout "qu'on s'acharne après N.Sarkozy". (10 "affaires" au compteur, dont celle de "Paul Bismuth" qui le voit renvoyé en correctionnelle aujourd'hui 30/03/18).

Quand vous, citoyen lambda "oubliez" de payer une contravention elle est doublée sans coup férir, au tribunal on vous fait rarement des cadeaux et vous êtes responsable de vos actes et réputé le savoir. Pourquoi y aurait-il deux poids deux mesures? Un homme qui brigue la présidence (ou qui l'a exercée) sait ce qu'il doit faire et ce qu'il peut faire. S'il fait de mauvais choix (dans le sens de illégaux) la justice doit être saisie et dire le droit.

C'est ce qui se passe avec l'ancien président qui avait une conception du droit à géométrie variable. Voire pas de conception autre que celle de son intérêt. (n'a t'il pas récemment envié les dictateurs qui eux bénéficiaient de temps pour agir?)

C'est être un esclave consenti que prendre son parti et lui trouver des circonstances atténuantes telles que celles énoncées plus haut. Accepter la corruption, pire, la comprendre et la justifier c'est être prêt pour la dictature.

La responsabilité de l'homme d'état est de protéger la démocratie, pas de la souiller ni de l'outrager. Avec sa relation "trouble" avec le dictateur sanguinaire (qu'on se souvienne des 270 morts de Lockerbie) Nicolas Sarkozy a franchi en toute connaissance de cause la ligne blanche et a dîné avec le diable avec ou sans grande cuillère. La tente du Libyen à l'Hôtel de Marigny est dans toutes les mémoires; il y avait un marché et la France s'est humiliée ces jours-là.

Qu'on demande au responsable de cet abaissement les raisons de celui-ci et son prix n'a rien de scandaleux, même 11 ans après.

 

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29 mars 2018 4 29 /03 /mars /2018 07:00

Il est un "entre-deux" très agréable mais fugace pendant lequel tout vous semble léger: c'est lorsque vous rentrez de voyage et que le quotidien ne vous agresse pas encore.

C'est ce moment particulier où celles et ceux que vous voyez chaque jour sans leur prêter attention (à l'épicerie, dans l'immeuble....) vous semblent soudain précieux, c'est Demorand ou Legrand à la radio qui ne vous crispe pas, c'est l'immeuble d'en face que vous êtes presque "content" de revoir à sa place.

C'est la monnaie en euros dans les poches et les vilains billets qui vont avec, c'est la "chocolatine" (Tm) à la boulangerie et le "Rosé de Provence", c'est la parc automobile Français si incroyablement Français, bref un nombre important de faits, de choses et de "signifiants" qui vous disent que vous êtes de retour chez vous.

Même le brouhaha dans le tram causé par le scandale que faisaient deux jeunes types mécontents de s'être faits gauler sans titre de transport m'a semblé couleur locale et par là presque attendrissant!

C'est un moment de grâce où le courrier pénible qui s'est accumulé, les travaux idiots et gênants qui ont commencé en bas, le chat qui n'a pas varié d'un millimètre son comportement et toutes ces choses qui font le quotidien  ne sont pas redevenues crispantes.

La valise est encore là, béante, et le voyage reste dans les pensées. Le décalage horaire et les habitudes étranges vont bientôt s'effacer.

On s'intéressera à la garde à vue de Sarkozy et aux derniers développements de l'héritage de Johnny!

 

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28 mars 2018 3 28 /03 /mars /2018 07:00
l'ancienne couverture du Folio (dessin de Folon) plus belle que l'actuelle du livre

l'ancienne couverture du Folio (dessin de Folon) plus belle que l'actuelle du livre

De son vivant je n'étais pas attiré par l'écrivain Jorge Semprun qui était ce que je n'aimais pas: j'imaginais le révolutionnaire de salon, le communiste pas, mal ou trop repenti, l'ami du Montand prêchi-prêcha, le "bobo" avant l'heure, l'intellectuel de second rang.

C'est le grand tort de Bernard Pivot d'avoir ainsi "starisé" les écrivains et je revois Semprun à "Apostrophes" et moi le rejetant sur son attitude "scénarisée" ou que je jugeais telle.

J'avais tort. Affreusement tort.

Rien que pour son livre: "Le grand voyage", récit vécu à la 1ère personne du singulier, même s'il était peut-être cela il était beaucoup mieux.

C'est un livre magnifique qui vous hante longtemps et qui dit l'humanité.

Communiste espagnol exilé en France sous Vichy il a été déporté en Allemagne. Dans un camp de travail, pas d'exterminations. Il raconte l'invraisemblable trajet en wagon de marchandises de Drancy à l'Allemagne sans fioritures ni effets de style. Encore moins de pathos et de "victimisation". Il narre certains épisodes de son vécu concentrationnaire et le fait sobrement. L'épisode des 15 enfants est atroce et je crains de ne jamais parvenir à l'oublier. Sa visite, une fois libéré, dues abords du camp et d'une maison allemande qui voyait et savait tout est incroyablement vraie. C'est sobre, c'est profond, c'est terrible et c'est indispensable.

On ne peut même pas dire "c'est bien (ou mal) écrit tant c'est une voix, éteinte aujourd'hui, qui nous dit à l'oreille: "voilà, ça a eu lieu. C'est l'homme". Un lien direct entre un témoin capital et un évènement qui s'estompe derrière sa reconstruction modifiée.

Comme je regrette d'avoir été si "entier" et d'être passé à côté de tant de belles choses.

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