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4 juillet 2018 3 04 /07 /juillet /2018 07:00
Déconnage immédiat

Je tiens à redire que j'aime bien Antoine de Caunes à qui je dois d'excellents moments de télévision.

J'ai entendu, une fois ou l'autre, l'émission de radio "popopop" que diffuse France Inter les après-midi de 16 à 17H00. Je l'ai même vue puisque cet OVNI radiophonique est filmé en direct. Je l'ai vu le vendredi 29 juin pour la dernière qui était "gratinée".

L'émission est animée par de Caunes et une autre Charline (beaucoup moins agaçante que la Belge) et son invité est Quentin Dupieux alias M Oizo. Il est là pour parler de lui, de son film "Au poste", de sa musique, de ses goûts et de ses amis.

J'ai dès le départ le sentiment de ne pas avoir les codes et l'émission serait-elle diffusée en mandarin que je ne comprendrais pas plus les propos décousus qui sont tenus: de Caunes fait le cochon et les personnages de Canal + qui ont fait pour sa célébrité ("oin-ouin"....) tandis que l'invité tient des propos hallucinés sur des films commerciaux qu'il trouve "géniaux", une bande dessinée des années 70 ("Placid et Muzo") qu'il adore et j'en passe. La phrase musicale est constituée de choses vilaines dont une "œuvre" de Quentin Dupieux, ahurissante de laideur et sans le moindre intérêt qu'il produit sous le pseudo de M Oizo ("Flat Beat", regardez le clip, ça vaut le détour).

Je me demande, je me demandais si j'étais fou ou si c'étaient eux qui l'étaient. Un extrait de la bande son du film que Quentin Dupieux venait vendre m'a donné la réponse: ils sont dégénérés et se f... de nous. On a parlé de la moitié de "Eric et Ramzy", ces deux débiles retardés et aussi du défilé de Jean-Paul Gaultier: la branchitude rejoignant la connerie en passant par l'entre soi.

Lorsque de Caunes a diffusé un "tuto" sur la masturbation j'ai compris le 8ème degré du truc. Manque de bol, je n'en suis qu'au 7ème.

il faudrait, à froid, écouter cette émission dans son intégrité et dans quelques années pour comprendre le décrochage du public "normal" et des "éllites": Ils ne vivent plus dans des univers semblables mais parallèles.

 

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3 juillet 2018 2 03 /07 /juillet /2018 07:00

Du fond de l'appartement montaient des superlatifs laudatifs concernant pourtant l'un des plus épouvantables chanteurs de variétés de langue française, l'insupportable Jean-Jacques Goldmann, rimailleur surévalué et voix exécrable.

J'entendis, dans mon brouillard, la phrase redoutée et malheureusement régulièrement prononcée le concernant et valable pour tant d'autres têtes à claques: "c'est la personnalité préférée des Français".

J'ai cru reconnaître la voix agaçante de Mireille Dumas prononcer cette ânerie sans fin.

Prenez un autre de ces préférés des hexagonaux, le redoutable François Truffaut. Des années après sa disparition sa filmographie, pleine de courants d'airs  et de navets grumeleux reste largement surévaluée.

Certains s'extasient encore à propos du cycle Antoine Doisnel qui aurait "révélé" l'insupportable Jean-Pierre Leaud, l'un des pires acteurs hexagonaux. Cette série vieillotte, creuse et sans l'ombre d'un intérêt est pourtant à elle seule suffisante pour accabler le cinéaste du "dernier métro", de "la chambre verte", de "la femme d'à côté", de "la sirène du Mississippi", de "l'enfant sauvage", de "Fahrenheit 451", de "tirez pas sur le pianiste", de "la mariée était en noir", de "Vivement dimanche!", de "l'histoire d'Adèle H" et de "Une belle fille comme moi". Cette liste non exhaustive enterrant les velléités de trouver la moindre circonstance atténuante à un homme qui, à l'époque où il fut critique, fut impitoyable pour ses prédécesseurs avant de réaliser lui-même des pensums bien inférieurs aux leurs.

Si "la nuit américaine", "la peau douce" et "les 400 coups" pourraient lui valoir une vague indulgence ce ne sont certainement pas "l'argent de poche", "l'homme qui aimait les femmes" et "les mistons" qui pourraient en dire autant.

Naturellement les goûts et les couleurs ne se discutent pas mais une carrière se juge sur sa production et celle de "Saint-Truffaut" semble échapper à toute critique! ses navets mal joués et mal filmés restent hors de portée de la critique qui les révère en bloc.

ça a vieilli, le jeu des comédiens et comédiennes est faux (chez Truffaut le dialogue est théâtral et ne sonne pas "vrai"), l'image est souvent la parente pauvre (et tant pis pour Nestor Almendros) et le scénario sacrifié. Pour ne rien dire de l'épaisseur des histoires mises en images.

J'attends toujours le premier coup de masse sur la statue mais il tarde à arriver: dire du mal de la truffe ce serait commettre une indécence et s'exposer à la réprobation générale.

...Et le pire c'est que cette admiration moite et révérencieuse est universelle: j'ai vu hier une grande actrice américaine parler de pépé Truffal avec des trémololos dans la voix!

 

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2 juillet 2018 1 02 /07 /juillet /2018 07:00

Je ne connais pas Anne Depetrini et n'en avais jamais entendu parler auparavant. Elle était une des "invités" de l'émission dite talk-show de France 5 "C' à dire".
Elle venait promotionner son long-métrage, une daube humoristique sur le conflit Paris/Province dans l'enseignement.

J'ai cru comprendre que Mme Depetrini était l'ex d'un comique de Canal+ ce qui, en soi, est nécessaire et suffisant pour obtenir l'avance sur recettes et une équipe technique de cinéma.

Plutôt jeune et jolie Anne Depetrini était à l'aise devant les caméras et n'avait rien à redouter de l'équipe de l'émission pour qui, selon la formule consacrée, tout est bon dans le jambon. Je veux dire que le film était encensé comme s'il s'agissait d'un chef d’œuvre et la réalisatrice complimentée et recouverte de miel. la bande annonce de son film, diffusée 100 fois en 3 jours dans toutes les émissions concurrentes laissait entrevoir la pauvreté d'inspiration et de réalisation de "l'oeuvre".

J'écoutais distraitement lorsque l'interview se transforma en demande pressante de se lever et danser qui fut faite avec insistance par l'animatrice-chef et ses co-animateurs-chroniqueurs-humoristes-faire valoir.

Car, dans ces pensums dans l'air du temps, l'invité doit donner de lui-même pour qu'on couvre de louanges son film, son livre, son disque, son plat de carottes râpées ou sa chemise trois-quarts. Une critique laudative se paie en secondes de ridicule qui feront le buzz. Je dis du bien de ton travail et en échange tu mets en valeur mon émission. Donnant-donnant.

Anne Depetrini dansait drôlement, semble t'il, pendant le tournage de son film. Il était impératif qu'elle danse sur le plateau de l'émission, et que sa prestation soit reprise par les zapping et toutes les émissions de ricanements qui se copient les unes les autres.

Elle refusa et s'y tint: "j'ai des enfants, je ne veux pas qu'ils aient honte de leur mère" (argument qui déchaîna les animateurs à l'exiger). Rien n'y fit elle ne voulu point y déroger et je l'ai admirée pour cela: je crois bien que c'était la première fois que je voyais un invité résister à se ridiculiser en direct pour les beaux yeux d'un animateur de télévision.

La profession doit s'inquiéter: que se passera-t'il si les invités des émissions refusent de servir la soupe?

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29 juin 2018 5 29 /06 /juin /2018 07:00
Connaissez-vous Valérie Boyer? Connaissez-vous Valérie Boyer?

Il est impossible que, ces 5 ou 6 dernières années, vous ayez réussi à échapper à une personnalité intrigante qu'on retrouve derrière les leaders de la droite dure. Valérie Boyer, puisque c'est son nom, est cette jolie femme qu'on voyait derrière  François Fillon pendant toute la campagne présidentielle du Sarthois.

Cette femme a en permanence un pli amer au coin de la bouche. C'est d'autant plus dommage qu'en plus d'être belle elle possède un sourire éclatant dont le moins qu'on puisse dire est qu'elle n'en abuse pas.

Politiquement elle est RPR tendance Pasqua: je veux dire que la nuance n'est pas son fort et que ses "arguments" datent un peu. Elle est maintenant derrière L.Wauquiez et le risque qu'il la licencie comme Virginie Calmels est nul: elle est plus droitière que lui!

C'est pitié que voir cette femme qu'on devine intelligente débiter des sornettes au kilomètre et de respirer la méchanceté et la revanche.

Qu'a bien pu vivre Madame Boyer pour être aussi revêche et intransigeante? Michèle Alliot-Marie qu'on pouvait difficilement prendre pour une "déconneuse" paraissait moins amère!

Je me demande ce qui la pousse à être aussi hargneuse et peu nuancée au point de la faire ressembler à ces "godillots" risibles comme l'était Frédéric Lefèbvre et comme l'est Eric Ciotti.

Pourquoi faire de la politique quand l'idée qu'on s'en fait est défendue par "Le Figaro" depuis Charles X? par amour des Dassault et Pinaut?

J'en doute! et je lui accorde le doute: elle s'est fourvoyée et ne sait pas enclencher la marche arrière.

Mais quand même... Etre la "pasionaria" des républicains de Laurent Wauquiez  est-il un combat digne d'elle? cette femme doit avoir des enfants, des amis, un copain...l'égérie du Trocadéro ne les gêne t'elle pas dans sa dureté et son intolérance?

J'ai été navré de son tweet puant l'ordre moral et l'extrême-droite suite à la réception à l'Elysée par le couple présidentiel de DJ certes limites mais inoffensifs.

Tant de rancœur et de méchanceté s'écrivent sur votre figure, Mme Boyer. Relisez "le portrait de Dorian Gray" d'Oscar Wilde.

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28 juin 2018 4 28 /06 /juin /2018 07:00

Dans les inégalables et inégalés "Dingodossiers" du (très) regretté Gotlib il y avait une double page consacrée à la "félicité suprême". Ces moments où un simple petit plaisir prend une importance démesurée due à une conjonctions de facteurs le permettant.

J'ai vécu un de ces moments de réelle "félicité suprême" il y a quelques jours: j'étais à la clinique, l'opération du genou avait eu lieu, le réveil aussi. J'avais dîné léger et le personnel prenait congé pour le week end tandis que l'équipe qui lui succédait se mettait en place.

J'avais demandé à pouvoir me laver les mains qui "péguaient". Sensation assez désagréable surtout si les ongles sont salis.

Apparemment la consigne avait été squeezée et j'envisageais avec déplaisir de passer une nuit ainsi mais en avais pris mon partie.

F*** est revenue me voir (les horaires de visites dans une clinique privée et le week end sont élastiques) et je lui ai dit mon souci. Elle a compris mon embarras et m'a dit qu'elle s'en occupait. 
Elle est revenue deux secondes après avec un gant de toilette, un bol rempli d'eau tiède, une savonnette et m'a lavé les mains comme on le fait à un enfant.

Le bien-être et le plaisir que cela m'a causé est difficile à traduire par des mots. Un sentiment de gratitude total.

Un peu d'eau, du savon et un tissus propre me faisaient plus plaisir que n'importe quoi d'autre parce que s'y ajoutaient le savoir-faire et la gentillesse de qui veut aider sans rien attendre en retour.

Félicité suprême, quoi.

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27 juin 2018 3 27 /06 /juin /2018 07:00

Je devrais m'abstenir de faire ici des critiques essentiellement "négatives" comme cela m'est parfois reproché.
Je m'inscris en faux contre ces assertions: je ne fais pas que des critiques négatives et si j'en commets c'est que le quotidien me fournit des tombereaux d'agacements et d'innombrables sujets d'énervement.

Prenez la radio de service public, France Inter, qui se rapproche de plus en plus de la vacuité commerciale des concurrentes "du privé" en matraquant des publicités ineptes, en confiant des heures de programmes à des nagui ou en donnant carte blanche à des Léa Salamé: comment accepter que cette radio soit creuse, racoleuse et ricaneuse?

J'en ai après le benêt de service, un certain Daniel Morin qui possède un humour à mi-chemin entre la salle des fêtes du Chambon sur Lignon et le congrès annuel des garçons de bains des piscines de France. Un sens du ricanement qu'il a porté à sa perfection puisqu'il glousse connement sur cette antenne depuis la libération de Paris en 1944. Un persiflage démodé qui n'est pas sans rappeler les belles années des "chansonniers" qui faisaient hoqueter de rire le quinquagénaire ventru des 30 Glorieuses.

Ce Morin-là, avec un sens de l'à propos qui devrait lui valoir un "télé-poche d'Or" et la médaille de l'humour de "Rires et chansons", section "rebelles" se moque du Président de la république avec un courage admirable. Et si risqué...

Ce matin il a cumulé les audaces en imitant l'accent allemand d'Angela Merkel et un chuintement de bon élève censé illustrer ce président si risible il est vrai....Singer la résistance sur France Inter quand on a soi-même flagorné tous les animateurs (597, je crois) qui se sont succédé sur cette tranche horaire censée, avant le jeu des 1000 € permettre aux fonctionnaires classe A d'attendre l'heure du journal de Pernaud dans la bonne humeur...on voit l'immense courage du bonhomme.

Personnellement je n'en peux plus de ces "comiques" pas drôles qui sont partout et qui rigolent bêtement de leur propre médiocrité. Pour un Tanguy Pastureau ou Guillaume Meurice que de tristes abrutis sommes-nous contraints d'entendre!

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26 juin 2018 2 26 /06 /juin /2018 07:00

En vieillissant on devient, sans que cela puisse se contrôler, plus sentimental. Plus facilement émotif.

Pire, on arrive à avoir la larme facile. Un drame qui touche des inconnus parvient à nous "tirer la larme".

Évidemment les proches s'en aperçoivent et ont deux attitudes ou réponses à ce subit sentimentalisme (que pour ma part j'assimilerais à de la mièvrerie): feindre de ne pas le voir ou, au contraire, gentiment s'en moquer. Personnellement je préfère qu'on se limite, avec moi, à la première attitude.

Il y a quelques jours, le dixième anniversaire de la mort de mon père approchant, j'ai pensé à lui au sujet de cette petite fille qu'on avait retrouvée morte il y a 31 ans sur le bord de l'autoroute A10.

Mon père ne s'intéressait pas du tout aux faits divers mais il m'avait dit que la police ne lâcherait jamais cette affaire et qu'elle mettrait tout en œuvre, quelque soit le temps que ça lui prendrait, pour retrouver celui ou ceux qui avai(en)t martyrisée cette malheureuse petite fille.

Je le revois, comme si c'était hier, me disant: "Ils trouveront qui a fait ça".

Hasard de l'actualité et progrès de la génétique, 8 à 10 jours après avoir pensé à cette affaire et à mon père, on apprend que cette affaire épouvantable est résolue.

Les différents juges qui ont eu à la traiter se sont arrangés pour qu'elle ne soit jamais classée en non lieu.

J'ai écrasé une larme sans savoir si c'était pour mon père, pour la petite fille torturée ou pour la ténacité des enquêteurs. Peut-être des 3?

...je n'ai pas cherché à (sa)voir si cette larme était observée près de moi.

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25 juin 2018 1 25 /06 /juin /2018 07:00

Toujours sur l'i-pod que P*** avait rapporté des USA pour me le donner généreusement, je n'ai rien ajouté aux musiques et chansons qu'il contient depuis 5 ou 6 ans. Il faut dire que je n'ai jamais rien compris aux objets siglés de la pomme entamée exceptés les rudiments de l'i-phone.

Son répertoire musical contenu s'est de lui-même regroupé par genres et par "playlists" et, contraint par l'immobilité forcée, je l'ai écouté longuement, pas fort et dans l'ordre de défilement.

Je fais ce post pour me faire pardonner d'avoir été très dur avec lui au moment de sa mort. Énervé par la démesure des hommages (c'était avant Johnny!) j'ai rabaissé une œuvre et un artiste qui ne le méritaient pas. Au contraire.

Bowie a été tout et son contraire mais jamais il n'a été insignifiant. Pantin des médias, ludion du show-business, ridicule parfois mais passionnant souvent. Caméléon artistique il a aussi créé les modes et a su se renouveler comme personne.

Il semblait se perdre parfois mais s'est toujours retrouvé et il quittait ses avatars comme on quitte une mue. Il n'était jamais où on l'attendait. Comme rock-star il a largement rempli son contrat!

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22 juin 2018 5 22 /06 /juin /2018 07:00
Panique à bordPanique à bord

Atteint du très disgracieux et évolutif autant que douloureux "genu varum" qui se traduit par un écartement des jambes "en tonneau" et qui fait ironiquement demander où j'ai garé mon cheval par la femme de ma deuxième vie j'ai tout essayé pour en guérir, après qu'il se soit imposé à moi lors de mon incursion sur le Chemin de St Jacques de Compostelle il y a 2 ans: semelles orthopédiques sur-mesures, ostéopathie, séances de kiné, injections d'acide hyaluronique dans le genou, extraction de liquide synovial à 2 reprises, et enfin opération (ménisectomie) en 2017. Les améliorations ont été trop timides et je me suis décidé pour une seconde et lourde opération OTV. J'ai pris cette décision après mûres réflexions en étant certain que la douleur ne disparaîtrait pas d'elle-même et que le handicap (et pas seulement le préjudice esthétique...) s'aggraverait avec le temps. L'OTV prévoit que l'on scie l'os, qu'on mette une plaque de fer et des vis pour redresser l'os et donc la jambe. Elle induit surtout une quasi immobilité d'un mois complet et une rééducation de 2 ou 3 mois. Bref un sacrifice de l'été et, si guérison il y a (mais même une amélioration serait un rêve) elle n'interviendra qu'à la fin de l'année ou au début de la prochaine.

Je fais partie de ces personnes qui font confiance au médecins et aux chirurgiens. Dans ma vie je n'ai guère été malade et ma famille non plus. Le chirurgien qui devait m'opérer bénéficie d'une belle réputation et, avec lui, le contact passe bien.

La veille de l'opération j'ai reçu un coup de fil alarmiste d'une de mes sœurs. J'aime beaucoup mes sœurs et les 3 me le rendent bien. En substance elle me déconseillait l'opération qu'elle jugeait barbare, peu sûre, certainement douloureuse, du moins dans ses suites, chère, inadaptée...Elle avait réfléchi et préparé des arguments contre étayés et, je dois le reconnaître, aptes à me faire douter. Peut-être trop nombreux.

Le problème est que l'appel était à moins de 24H de l'opération et que du fatalisme entrait dans la démonstration: "Tu souffres? tout le monde souffre!" "à nos âges c'est normal (de partir en pièces détachées). Je parlais de ce coup de fil à une amie avec qui je déjeunais et elle me dit: "je pense exactement comme elle" en ajoutant "c'est une folie de faire scier un os, de rester immobile (elle ajouta, toi) un mois et d'être fragilisé pendant 4 autres, personnellement je ne le ferais pas!". Je passais alors 2 heures très difficile, dans un violent état de stress et de confusion, à me cogner dans tout et à faire n'importe quoi tant j'étais ébranlé.

J'écris ce post de la clinique. L'opération s'est très bien passée et, pour le moment, je ne souffre pas (plus). J'écoute le Stabat Mater de Pergolese sur le vieil I-Pod que P*** m'avait offert il y a bien longtemps. L'appareil a fait rigoler l'infirmière. Ma confiance est totale: je ne boiterais pas, je ne souffrirais plus et on ne m'appellera plus Lucky Luke!.

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21 juin 2018 4 21 /06 /juin /2018 07:00

Qui lit quelquefois ces posts sait que j'ai découvert le chant en chorale amateur il y a 3 ans de cela et que j'ai beaucoup aimé l'exercice.

Il se rappelle aussi que le chef de chœur de cette chorale s'est révélé de plus en plus exigeant avec l'ensemble de la chorale et que cette exigence est devenue de plus en plus tyrannique.

Le cas de conscience était posé: d'un côté des chants difficiles mais beaux, des répétitions chaotiques mais des résultats dignes d'éloge et un groupe homogène mais peu enclin à se divertir. On en est arrivé -pour certains- à venir à reculons tant l'atmosphère était pesante et la manière d'exprimer ses exigences du chef de chœur sans fioriture excessive.

Nous étions quelques uns à ne pas apprécier le climat des répétitions et les mêmes avaient difficilement apprécié le départ de la responsable pour "incompatibilité d'humeur".

Même si mes dispositions naturelles au chant sont voisines du zéro absolu j'y prends beaucoup de plaisir et y ai passé d'excellents moments. Je ne voulais donc pas abandonner à cause d'un de ces caractères impossibles que j'ai malheureusement souvent croisés dans ma vie.

Étonnant d'ailleurs comme ce profil est dupliqué dans toute la société et comment on le retrouve principalement dans les milieux du travail. Abus de pouvoir?

Lassé par une nouvelle répétition tyrannique que n'a pas sauvée une camaraderie sympathique j'ai pris la décision de ne pas revenir et de chercher une autre chorale. Cela n'a pas été difficile car elles sont dans l'air du temps et foisonnent.

J'ai "candidaté" et ai été rappelé dans la foulée. J'ai longuement parlé avec la responsable d'une chorale qui m'est apparue, sur son site, accueillante et attirante (répertoire, fréquence des répétitions, lieu du travail, concerts...).

J'ai dit "oui" et je commence à la rentrée.

 

 

                                                                                           (à suivre)

 

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