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18 janvier 2018 4 18 /01 /janvier /2018 07:00

Pas totalement usurpée, lorsque j'étais enfant puis adolescent j'avais une solide réputation d'exagérateur quand ce n'était pas d'affabulateur.

On évolue, on change on s'améliore mais pour ceux qui vous ont connu (parents -mère surtout- frères, soeurs, famille élargie) on  demeure ce qu'on a été ad vitam aeternam.

C'est d'ailleurs la principale cause de malentendus et de discordes que cette quasi-impossibilité d'envisager qu'un familier a suffisamment changé pour qu'il ne faille pas appliquer à ses paroles et actes une grille de lecture obsolète et, il faut le dire, exaspérante.

Le pire est qu'on la conserve dans le temps et que nos propres enfants en intègrent une partie et ont de nôtre enfance une image façonnée par ce qu'ils en ont entendu dire.

S'ajoutent, à ce portrait peu flatteur (il est rare qu'il le soit!) des anecdotes cent fois racontées, polies par le temps et moins discutables que la Présidence Trump: vous les sentez arriver dans les fêtes de famille et rien ne peut l'empêcher.

Des légendes sont ainsi nées après qu'une historiette soit augmentée de détails la rendant plus vraisemblable, plus drôle et plus spectaculaire.

Le plus déroutant est qu'on se surprend soi-même à agir de la sorte, à imaginer une réaction de ses enfants non tels qu'ils sont ici et maintenant mais tels qu'ils étaient lorsqu'ils partageaient votre salle de bains et votre frigo, long time ago.

On en revient toujours à la fameuse sentence de Jules Renard: "Tout le monde n'a pas la chance d'être orphelin".



 

 

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17 janvier 2018 3 17 /01 /janvier /2018 07:00

Au restaurant, à force de manger des choses insipides, on finit par être blasé. J'ai toujours aimé déjeuner ou dîner au restaurant et que ce soit dans le cadre professionnel ou le soir en petit comité ou en table impressionnante.

J'aime lire la carte, découvrir la présentation, observer le décor et les rites, goûter et être surpris. J'aime la politesse soulignée des serveurs et l'ambiance particulière du restaurant, quelle que soit la nature Française, européenne ou "exotique" de sa cuisine. J'aime les verres à pied qui forment une barrière transparente, les couverts brillants, les serviettes empesées, le serveur qui pousse les miettes avec sa raclette. Le cérémonial du goûter du vin aussi.

L'inflation artificielle des prix et des à-côtés (surtout les boissons, eaux minérales comprises), l'uniformisation des saveurs et l'anonymat de bien des tables m'ont un peu lassé et je vais moins souvent "dîner dehors" d'autant que j'ai épousé une femme qui n'aime vraiment pas s'asseoir à une table de restaurant.

Deux ou trois fois par semaine j'y vais cependant et, comme je le disais au début de ce post, je ne suis pas lassé mais presque blasé.

Je garde comme un excellent souvenir la Poutine dégustée à Montréal avec mon fils. Le choix des 7 ou 8 ingrédients, la présentation et le goût m'ont conquis au point que je sais déjà qu'à mon prochain séjour (mars!) je retournerais à ce restaurant et je commanderais la même (avec chou-rouge, parfaitement).

Tout récemment je suis allé avec ma femme et l'une de nos amies dans un restaurant Indien dont cette dernière avait entendu des éloges.
Nous cherchons son adresse sur le téléphone puis comment nous y rendre (toujours sur le téléphone) et nous regardons la carte apposée à l'extérieur. Un restaurant indien classique et même banal. Une déco passe-partout  Ganesh-le Gange-le Taj Mahal!) mais propre et frais.

On commande et tout, absolument tout, était appétissant et excellent. Même les nans au fromage étaient délicieux (d'habitude c'est une vulgaire "vache qui rit" fondue qui sert de fromage, pas là). Le dessert (une crème à la mangue je crois) à se damner ("Marie!")... bref une excellente surprise au tarif des Indiens c'est à dire modéré.

Comme quoi il ne faut pas désespérer et compter aussi avec les petites tables sans esbroufe!

(Le Bombay, 11, rue des Gestes 31000 Toulouse)

 

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16 janvier 2018 2 16 /01 /janvier /2018 07:00

Si vous le pouvez, écoutez en Podcast l'émission de France Inter "Affaires sensibles" de Fabrice Drouelle du jeudi 11 janvier 2018 consacrée à l'affaire du Sofitel de New York en 2011.C'est une émission que ne renierait pas Kim Jong Un!

Incroyable le parti-pris pro Strauss-Kahn de Drouelle et l'infantilisation de l'auditeur par ce journaliste dont je n'avais pas vu ou voulu entendre les partis-pris politiques jusqu'ici.

Dominique Strauss-Kahn a toujours bénéficié d'un "fan-club" qui n'a rien à voir avec la seule politique. Sa personnalité, son positionnement politique, son train de vie, sa femme, ses différents postes prestigieux, au gouvernement ou au PS et sa consécration internationale avec son titre de directeur du FMI lui valaient une sorte d'admiration des médias ainsi qu'une indulgence longtemps totale malgré des alertes qui n'ont pas manqué.

On se souvient du décalage phénoménal entre la fortune et la notoriété du responsable socialiste et la situation précaire de la femme de chambre de l'hôtel New-Yorkais. Elle n'a pas empêché ses défenseurs américains de salir la victime..

Cette dernière avait été scrutée au laser et moquée tandis que DSK bénéficiait de sa cellule communication et des meilleurs avocats américains. L'affaire s'est, comme celles de pédophilie attribuées à Michael Jackson soldée par une négociation entre avocats du violeur et de sa victime et versement d'une indemnité exorbitante. On imagine que la femme de chambre a accepté l'argent qu'on lui proposait sans trop de difficultés. Elle avait été humiliée et son passé fouillé, piétiné et finalement exhibé. Qu'une "pauvre" accepte de l'argent comme prix de son silence semble heurter la sensibilité de nos médias qui, d'ordinaire, voient des "victimes" à indemniser partout.

L'émission de radio était tellement partiale qu'on avait l'impression que Fabrice Drouelle avait non seulement pris partie pour DSK mais qu'il regrettait que cette affaire l'ait empêché d'être président (rappelons qu'il était seulement donné vainqueur dans les sondages, comme Balladur et Fillon avant et après cette répugnante affaire..)

Drouelle, pour moi, rejoint les personnages honteux qui, au moment de l'affaire, perdirent toute dignité et tout honneur en parlant de "troussage de domestique" (Jean-François Kahn) ou en écrivant un "livre" déclaration d'amour au... politique qui avait épousé sa femme (Yvan LevaÏ).

Cette affaire assez  sordide n'a pas contribué à améliorer l'image des médias et de la classe politique en France. Ce n'est rien de le dire.

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15 janvier 2018 1 15 /01 /janvier /2018 07:00

Autour de l'ineffable Laurent Wauquiez des conseillers en pincent toujours pour "la perpétuité réelle" en matière judiciaire.
Or, si la mesure frappe l'opinion et semble donner un message de fermeté (à destination de la frange la plus droitière des républicains mais aussi aux électeurs de Le Pen) elle est à la fois stupide et criminelle.
Stupide: Dans aucune civilisation on ne condamne à une mort lente un homme sans lui laisser entrevoir la possibilité d'une libération, même lointaine. De plus le condamné qui entre en prison entre 35 et 55 ans sera fatalement différent, ne serait-ce que physiquement, 30 ou 35 ans plus tard. En chaise roulante ou grabataire sa dangerosité se sera émoussée. Privé de liberté le corps et l'esprit s'usent beaucoup plus vite. la nourriture, le manque d'exercice et d'espoir détériorent l'état général des individus. Je n'ai jamais entendu dire que la prison conserve.

(NB: l'immonde Charles Manson, aux Etats Unis, décédé récemment, infirme ce qui précède mais l'homme est resté potentiellement dangereux jusqu'à son dernier soupir).

Criminelle: Sans espoir et condamné à vieillir et mourir en prison le condamné deviendra ingérable et, sans espoir, capable de tout. N'ayant rien à perdre il n'aura aucun scrupule à blesser ou tuer en prison si cela l'arrange.

La loi actuelle, loin d'être parfaite mais cependant inspirée par l'humanité du législateur et l'espoir que tout homme, même le pire des criminels peut s'amender, réfléchir sur lui-même et ses actes et s'améliorer prévoit des peines de perpétuité assorties de "période de sûreté" qui assurent le maintien en prison d'un condamné dangereux pour la société pour un temps incompressible.

Ce temps est précisé par le tribunal et inclus tout le temps passé en prison, avant sa condamnation par le condamné.

Dans une surenchère navrante et indigne, à des fins bassement électoralistes et sans la moindre gêne les partisans d'une droitisation forte des libéraux dits Républicains appuient des revendications ineptes que suscitent les affreux "faits divers" montés en épingle par des médias complices.

La prison est parfois utile mais elle manque son but (punir et permettre au condamné de réfléchir à son acte et lui permettre de changer) trop souvent pour être, comme en France la mesure presque  unique comme réponse à des actes délictueux ou criminels.
Aggraver le temps passé dans ces pourrissoirs n'est certainement pas la solution.

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12 janvier 2018 5 12 /01 /janvier /2018 07:00

L'autre jour, voulant écrire un post "personnel" (c'est à dire me concernant personnellement, ce sont ceux qui sont les plus lus et commentés) je suis allé sur "Google" chercher une citation dont je n'étais plus certain.
Quelle n'a pas été ma surprise de voir un post de mon blog avec cette définition! et en 3ème position.. Le net me disait donc que pour cette phrase de Rodin j'étais une référence! et, 3 lignes plus loin, donnait une autre forme de la citation avec les mêmes mots mais assemblés différemment!

Cette surprenante découverte m'a fait subitement prendre la conscience claire que je commence à rabâcher (le post était, à peu de choses près, celui que je m'apprêtais à écrire!) et que ce qu'on écrit partout comme un fantasme est une réalité: sur le net tout reste et est consultable, même des années après.

Accessoirement, et cette phrase du sculpteur devant laquelle je suis passé des centaines de fois au Lycée qui porte son nom peut être modifiée et cependant présentée comme correcte sur le même support.

Vertigineux!

En l'occurrence un "papier" de 2012 accessible en dehors de l'acte volontaire d'aller consulter "les bonnes feuilles".
 

Comme, c'est vrai, j'aime toujours autant écrire ce blog mais que les idées se font de plus en plus difficiles à trouver je crois que je vais en modifier la périodicité et l'inspiration.

Je crois.

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11 janvier 2018 4 11 /01 /janvier /2018 07:00

Comme une immense partie de la gent masculine et ce depuis des générations, le naufrage du Titanic m'a longtemps passionné et j'étais friand de tout ce que l'on racontait à son propos.

C'est, me semble t'il, cet immense navire avec ses passagers milliardaires en dollars et ses pauvres immigrants allant tenter leur chance au "Nouveau monde" qui me frappait le plus. Mais la merveille technologique frappée par un élément naturel (le fameux iceberg), le bâtiment condamné, l'héroïsme des uns la lâcheté des autres,  les récits du naufrage, les conséquences, la recherche de l'épave, les objets retirés du sanctuaire marin et les progrès techniques qui ont permis d'analyser le désastre et d'en comprendre les causes et le déroulement m'intéressaient tout autant.

Le film de James Cameron de 1996 par l'incroyable qualité de sa documentation avait donné un "coup de frais" à cet intérêt jamais affaibli pour le géant des mers.

J'ai regardé distraitement, sur ma chaîne de prédilection, "National Geographic" la soirée consacrée à ce célèbre bateau. Les prouesses techniques permettent de tout comprendre et de tout savoir et cette connaissance... supprime quasiment l'intérêt en tuant le mystère et la légende. Les reconstitutions en 3D, la traque des détails, les hypothèses séduisantes balayées par l'analyse et le sérieux des spécialistes tuent dans l'oeuf toute velléité de rêver à ce navire perdu au fond de la nuit Atlantique en avril 1912.

En faisant travailler non l'imaginaire mais le rationnel le naufrage de "l'insubmersible" Titanic étudié par des savants devient ennuyeux. Je me fiche de la qualité des rivets et du modèle de radio monté à bord. Voir des spécialistes essayer in situ les fusées de détresse employées ce jour là m'apparaît un peu ridicule. Trop de savantes recherches. Trop de calculs. Trop d'ingénierie.

Et puis, il faut bien le dire, notre chère Humanité a connu tellement de catastrophes infiniment plus mémorables et meurtrières que les 1496 morts du naufrage paraissent lointains et peu nombreux.

Pour mémoire, et juste en rappelant d'autres naufrages,  je citerais, dans le désordre, les catastrophes maritimes du "Lusitania", du "Wilhelm Güstlof", du "Herald of free enterprise" et du "Joola" pour ne citer que ceux qui me viennent en tête en matière de naufrages.


 

 

 

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10 janvier 2018 3 10 /01 /janvier /2018 07:00

Il y a une grande hypocrisie à parler du "retour de l'antisémitisme" en France et, dans le même temps, à déplorer les rapports hommes/femmes qui se dégradent depuis une quinzaine d'année sans dire où, comment et "pourquoi".
Pour ce dernier point, demandez aux jeunes femmes qui les insulte, qui les maltraite, qui les considère comme des "proies" et des inférieures et toutes vous répondront : "les beurs lorsqu'ils sont plus de 2".

Crachat ou même gifle pour port de jupe, même chose pour un "regard"... les victimes de ces violences ne cachent pas que celles-ci viennent presque toujours de ces machos stupides et agressifs à la virilité en sautoir et qui conservent des réflexes d'Afrique du Nord.

Même chose pour l'antisémitisme. Ce sont les mêmes, parce qu'ils adaptent une grille de lecture sommaire, qui menacent les juifs et les insultent. En important avec un manichéisme de cour d'école le conflit Israélo-Palestinien ils ont réactivé des slogans qui ont conduit à Auschwitz il y a 70 ans.

Globaliser en disant que l'antisémitisme progresse et en masquant les formes spécifiques qu'il prend c'est désinformer en connaissance de cause. Même chose sur les violences faites aux femmes au quotidien.
Désinformer, c'est ce que fait un grand nombre de médias qui par pudeur? crainte? autocensure? travestit la réalité pour qu'elle coïncide avec ses fantasmes. Ou ses présupposés idéologiques.

Naturellement je ne dis pas que les agressions sexuelles et le harcèlement au quotidien n'est que le fait d'originaires du Maghreb et qu'il n'y a pas d'antisémitisme spécifiquement "hexagonal". Mais je souligne que l'on biaise l'information lorsqu'on la donne tronquée ou arrangée.

Pour combattre la stupidité et la violence, contre les femmes ou contre les juifs, il faut désigner ceux qui la pratiquent et dire pourquoi ils agissent ainsi. Yusuf Fofana a torturé à mort Ilan Halimi parce qu'il était juif et que (pour un esprit limité comme le sien) "les juifs ont de la thune". Si on ne donne pas la totalité de l'information on fait de la désinformation.
Le conflit Israélo-Palestinien , importé brut de fonderie sur les rives de la Seine est responsable de l'immense majorité des crimes antisémites et de la dérive antijuive dénoncée par la presse.

 

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9 janvier 2018 2 09 /01 /janvier /2018 07:00

De temps à autres les médias et les intellectuels ne répugnent pas à organiser une tempête dans un verre d'eau littéraire et à pousser des cris d'orfraies à propos des polémiques qu'ils ont eux-même amorcées.
On a connu cela récemment avec la réédition de "Mein Kampf" qui a suscité plus d'articles indignés que de lecteurs.
Ils remettent ça en ce début d'année 2018 avec 3 livres de Céline considérés comme pamphlets antisémites absolus.
Ce faisant il leur ont fait ou font, tant au pensum d'Hitler qu'aux livres illisibles du Dr Destouches une publicité dont les éditions Gallimard doivent se frotter les mains. Ces dernières, ne l'oublions pas, sont une entreprise commerciale!

Ne nous y trompons pas: si certains sont réellement scandalisés par le contenu des pamphlets de Céline la plupart de ceux qui s'agitent prennent juste une posture intellectuelle à bon compte.

Evidemment j'exclus de ce soupçon Serge Klarsfeld pour qui j'éprouve une immense admiration.

Il suffit d'entrer dans une librairie ou dans un "centre culturel" genre Leclerc ou Cultura pour deviner que ni Hitler ni Céline ne rempliront les caddies.
Ce qui se vend, les classements des ventes et les émissions littéraires le démontrent, n'est certainement pas ce genre de littérature. 
D'ailleurs je suis persuadé que les amateurs de Céline ou de littérature proscrite savent de toute éternité où se procurer leur "came". Ils n'attendent pas la réédition comme le drogué sa dose!

Au mieux, pour elles, les éditions Gallimard vendront 761 exemplaires de "Bagatelles pour un massacre" et 145 de "l'école des cadavres".
Je n'ai pas constaté pour Noël et le jour de l'an que le cadeau incontournable était "Mein Kampf", même en édition à colorier.

Beaucoup de bruit pour rien comme l'écrivait le grand Bill...

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8 janvier 2018 1 08 /01 /janvier /2018 07:00

(Critique dédiée à N*** V***)

 

Je me souviens qu'à la maison, autrefois, la variété et singulièrement la variété Française était honnie et donc bannie. Je n'étais pas le dernier à imposer une censure sévère à toutes les émissions de "variétoches" qui allaient de Guy Lux à Maritie et Gilbert Carpentier en passant par les soirées pot-au-feu de Michel Drucker, les niaiseries de Jean-Pierre Foucault et les crétineries de Patrick Sabatier.
Trop jeune alors, je le confesse, je n'adhérais pas non plus aux déviants comme Denise Glaser et Jean-Christophe Averty.

Je n'ai, dans ce domaine, pas beaucoup évolué et la variété de  langue Française, à peu de choses près, me donne de l'urticaire.

Je viens de dire que je n'ai pas évolué mais la variété Française n'a pas connu de bouleversement ni de révolution culturelle non plus: si quelques Sheila ou Michèle Torr sont enfin réduites au silence c'est pour laisser la place à Louane ou à Vianney. Autant dire passer du nul au nul 2.0.

Je ne cite pas Vianney et Louane au hasard: ils étaient, jeudi 4 janvier, les têtes d'affiches d'une émission bien ringarde, bien Franchouille animée par Lou Ravi, alias Garou, et au générique de laquelle on trouvait Julien Clerc (oecuménque et sans aspérités), Robert Charlebois (aussi fripé qu'ennuyé d'être là), Nolwenn Leroy (décorative), Patrick Fiori (le 1% handicapé certainement), un comique pas drôle et chantant affreusement mal (François Xavier Demaison) et un idiot qui n'était pas décoratif,, chantait mal, n'était pas drôle, avait des aspérités et qui est resté toute la soirée (je ne connais pas son nom) qui était diffusée à grands renforts d'annonces et de teasers.

Ce n'était pas mauvais, c'était pire. Tous ces concurrents narcissiques et angoissés jouaient l'amitié éternelle en massacrant des chansons allant de "Hou, la menteuse" à  "My way" (on voit avec ces deux titres -presque choisis au hasard!- l'ambition de la chose) et l'ambiance "grande famille de la chanson".

Les paillettes ont été remplacées par les LED et le talent par une bienveillance surjouée. Louane (un supplice pour tympans) et Nolwenn en rajoutaient, elles, dans le jeu de la "bonne copine, talentueuse et jolie". C'était à peu de choses près, les rôles que tenaient Jane Manson et Joelle autrefois tandis que Garou est ses potes remplaçaient Sardou, Delpech, Sacha Distel, Le Luron sans oublier Julien Clerc et Charlebois déjà présents à l'époque.

C'est mauvais, c'est inintéressant, ça n'apporte rien, on se sent perdre du temps et c'est régressif. La télévision dans ce qu'elle a de plus inutile et dégradante.

J'imagine que ça a fait un record d'audience, surtout quand Julien Doré a chanté avec ses poteaux son hymne à l'intelligence: "Coco Caline". Personnellement je n'ai rien trouvé de positif à dire sur cette émission dont la créativité avoisinait le néant.

PS: une version "faux-cul" pour celles et ceux qui n'aiment pas la critique négative:

jeudi 4 janvier France2 a diffusé une émission de variétés Françaises animées par Garou et recevant ce qu'il y a de mieux actuellement: Vianney, Nolwenn Leroy, l'adorable et talentueuse Louane, le subtil François-Xavier Demaison, le toujours excellent Patrick Fiori et, cerises sur le gâteau, offrait sur un plateau la présence de l'immense Julien Clerc et celle de Robert Charlebois, content d'être là et de chanter encore et toujours "Lindbergh".
Je prendrais garde d'oublier "une pastille" (il est filmé, das les conditions du direct mais il n'est pas là) de julien Doré qui a envoûté le public avec son refrain subtil et sucré "Coco Caline"

Ces merveilleux chanteurs ont offert à un public conquis et ayant des fourmis dans les jambes des versions à donner le frisson de "Quelque chose de Tenessee", "Ne me quitte pas" et "Hou la menteuse" absolument renversantes de beauté et de grâce.

La variété Française est à son apogée et a toujours été un des points forts de la télévision hexagonale. Elle s'est profondément renouvelée et l'émission de ce jeudi le prouvait avec éclat.

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5 janvier 2018 5 05 /01 /janvier /2018 07:00

Ai-je à ce point vieilli et mon look m'attirerait-il la sympathie immédiate des scrogneugneu? En tous cas j'ai dû regarder avec trop d'étonnement une pauvre jeune fille sans doute atteinte d'un syndrome Gilles de la Tourette dans le tramway parce qu'une dame d'un certain âge m'a pris à témoin, en parlant bas, en me disant que "la France était tombée bien bas".

La fille riait fort, bêtement à intervalles réguliers et toute la rame semblait avoir constaté ce tic un peu surprenant et l'avoir accepté. Ce que j'ai fait une fois que j'ai vu que cette personne n'avait pas toute sa raison.

En veine de confession d'extrême droite la dame m'a dit quelque chose sur le renvoi des étrangers "dans leur pays" et je ne sais plus quelle le Pennerie mal dédiabolisée que j'ai feint d'entendre, pressé que j'étais de quitter cette sangsue politique.

Rien de plus exaspérant que d'être pris à témoin par des personnes qui vous identifient comme pouvant "penser" comme eux alors qu'au contraire vous détestez leur monde intérieur.

Dans un autre genre mais qui rejoint un peu ce post j'ai vu les soucis de Mathieu Kassovitz avec la police pour possession de quelques grammes de résine de cannabis. Il aurait insulté ce corps si tolérant et mesuré sur Twitter et l'idiot absolu des Républicains, alias Eric Ciotti (il a succédé dans ce rôle à une longue lignée d'abrutis parmi lesquels Frédéric Lefèbvre, Nadine Morano et Christian Jacob) a demandé au garde des Sceaux une sanction (!) pour le comédien.
Une conception de la politique, du rôle du député, de l'opposition et de lui-même tellement grotesque que Kassovitz n'a pas pu s'empêcher d'y répondre grossièrement et drôlement.
On ne peut jamais être du côté d'un Ciotti. Cet homme est une caricature de la bêtise presque parfaite. Je n'aime pas particulièrement Kassovitz et ne partage pas toutes ses indignations mais j'ai les mêmes ennemis que lui: depuis que Ciotti est apparu à droite-toute je ne l'ai jamais pris en "défaut d'intelligence", jamais!

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