Overblog
Suivre ce blog Administration + Créer mon blog
24 octobre 2017 2 24 /10 /octobre /2017 07:00

Je fulminais (intérieurement) ce matin (17 octobre, 7H35, France Inter) en entendant Laure Adler, pensionnaire de la station de radio comme on le dit des comédiens de la Comédie française tant elle semble faire partie des meubles depuis le premier septennat de François Mitterrand (1981-1988).

Laure Adler fait partie de cette sous-élite (elle n'est ni historienne ni sociologue) que ses pairs journalistes ont plus ou moins adoubée pour être leur faire-valoir. Comme en plus elle semble être une femme elle a préempté le créneau féministe, s'en est fait une spécialité et intervient toujours lorsque Madame Jospin est au cinéma et Elisabeth Badinter à une remise de médaille, de ruban ou de récompense.

De sa voix rauque et cependant prétentieuse Laure Adler distille un discours aussi hargneux que convenu. Le machisme c'est pas bien, le racisme c'est vilain et l'intolérance c'est caca-boudin.

Avec un tel viatique elle est bien placée pour faire les soirées de France Inter depuis que la radio existe et elle écrit des livres dont tous ses confrères disent le plus grand bien.

Aborderait-elle le sujet de l'infidélité chez le pigeon ramier qu'elle en deviendrait immédiatement la spécialiste unique et fêtée comme il se doit.

Cette virago culturelle était "l'invitée" (salariée de la station, ce "ménage" ne devait pas coûter très cher!) du "7/9" à propos des affaires de harcèlement. Elle a tenu un discours impitoyable sur les hommes en général et les individus de sexe masculin en particulier. Pour cette pythie médiatique dès la maternelle les petits garçons sont violents et libidineux.
Elle ne s'est pas prononcée sur leur machisme in utero. Manque de temps sans doute!

Elle, qui fût si proche de l'Elysée mitterrandienne n'a pas eu honte de prononcer une phrase aussi stupide que: "Macron a abordé pendant 3 minutes (le harcèlement) pendant son intervention (télévisée du 15/10) puis il est passé à autre chose". Ca se voulait une critique impitoyable. Macron (sans prénom ni fonction) et 3 minutes (autant dire rien).

Ben oui, Madame Adler quand les femmes de ministres Sinclair et Ockrent "interviewaient" votre idole on ne parlait pas non plus plus de 3 minutes des sujets abordés! l'auriez vous oublié? Doit-on rappeler à la journaliste que vous fûtes (êtes?) qu'une interview d'une heure du Président de la République doit aborder une trentaine de sujets en 1 heure?

Ma femme a remarqué à haute voix, pour le déplorer, que j'avais fermé la radio et coupé l'indigent caquet de Laure Adler. Quand je dis qu'elle n'est pas pour la paix des ménages!

 

 

Partager cet article

Repost0
23 octobre 2017 1 23 /10 /octobre /2017 07:00

Yves Gibeau fait partie de ces écrivains qui ont bénéficié, de leur vivant, d'une certaine notoriété et qui sont aujourd'hui totalement oubliés.

La relecture de ses livres, quand on les trouve, est loin d'être désagréable et les sentiments et impressions qu'on y trouve décrits restent d'actualité.

Le monde a beaucoup changé depuis qu'ils se sont tus et, comme ils n'idéalisaient pas sciemment leur milieu et leurs contemporains (comme un Pagnol), leur oeuvre ne leur a pas survécu en tant qu'archétype.

Gibeau était un homme assez triste, peu doué pour le bonheur, que l'injustice révoltait et qu'on pourrait qualifier de fataliste. Bref il réfléchissait ce qui le disqualifierait d'emblée de nos jours!

Il avait été "traumatisé" (comme on ne disait pas encore) par son passage par les "enfants de troupe", une sordide institution de l'époque qui obligeait des enfants et des jeunes gens à servir dans l'armée quand bien même ils n'étaient pas faits pour cette institution.

Le roman qu'il a tiré de cette désastreuse expérience ("Allons z'enfants") est probablement son livre le plus connu sinon son meilleur. (je lui préfère "La fête continue").

En 1980 le réalisateur Yves  Boisset en a réalisé une adaptation pour le cinéma que j'ai revue récemment. La distribution est parfaite (Jean-Claude Dreyfus excellent comme toujours, Jean-François Stevenin parfait, Jean Carmet exceptionnel dans un petit mais fondamental rôle, et Lucas Belvaux dont c'était le premier premier-rôle au cinéma est formidable: touchant, agaçant mais inspirant aussi la compassion, la bienveillance et la pitié.

Stéphane Denis et Jean-Marc Thibault étaient les deux seuls acteurs moins convaincants d'une distribution remarquable (n'oublions ni Jean-Pierre Aumont, ni Daniel Mesquich, ni Jean-Pierre Kalfon ni Jacques Zanetti). Les rôles féminins sont très rares: le film se passe presque tout le temps dans les locaux de l'armée. La mère est soumise, la "bonne soeur" de l'hôpital est caricaturale de méchanceté et de bêtise bornée et le personnage de la bonne-soeur "gentille" peu crédible..

Naturellement le film est un pamphlet antimilitariste et verse parfois dans la caricature mais chez les militaires on ne fait pas non plus dans la nuance. 12 mois de "service militaire" me l'ont douloureusement appris..

Chalumeau, un jeune garçon est envoyé par son père, sous-off de carrière et fana-mili (Jean Carmet) chez les enfants de troupe où l'école de 3 ans est gratuite mais où les élèves doivent 5 ans à l'armée en suivant les examens.
Ce garçon n'a aucun goût pour les armes et la vie militaire. Pire il les déteste et s'intéresse à tout ce que l'armée ne supporte pas: la réflexion, l'art, la littérature, la poésie.

Il se met vite à dos l'ensemble des adultes (gradés, religieuse et son père) qui sont tous incapables de le comprendre, faute d'essayer. Il est donc puni, battu, humilié et ridiculisé et souffre de n'avoir personne pour le comprendre. L'armée menacera même de le faire diagnostiquer dérangé par un psychiatre. 

La guerre déclarée il entreverra un avenir possible dans le cinéma qui l'attire et le passionne mais il est mortellement blessé pendant le drôle de guerre sur le non moins drôle ligne Maginot.

 

 

Partager cet article

Repost0
20 octobre 2017 5 20 /10 /octobre /2017 07:00

J'ai voulu regarder et écouter le Président de la République dimanche soir. Je me suis fais violence pour 1° regarder TF1 2°) supporter une heure durant David Pujadas que je croyais enfin écarté des écrans.

Je ne me prononcerais pas sur le fond ni sur la forme de la prestation présidentielle car chacun, me semble t'il, est assez "grand" pour le faire.

Une fois encore je suis consterné par les interventions des 3 buses qui font profession de journalisme et ont été en dessous de tout ce 15 octobre.

Questions stupides et interruptions permanentes, agressivité malvenue et attitudes irrespectueuses... on a réellement vu ce qu'il y a de pire dans le monde médiatique français.

Quand le président est invité on ne ricane pas bêtement (Pujadas), on n'aboie pas (Anne-Claire Coudray) et on n'est pas stupidement agressif (Gilles Bouleau).

Ces interviewers ne servent strictement à rien parce qu'ils cherchent non pas à donner la parole du chef de l'Etat mais à la conserver le plus longtemps possible pour demander ce qui les intéresse eux et non le pays.

L'émission  sur l'actualité des médias "l'Instant M" (France Inter 16/10)  regrettait non pas qu'ils aient été nuls mais qu'ils ne l'étaient pas assez!!

 

Partager cet article

Repost0
19 octobre 2017 4 19 /10 /octobre /2017 07:00

Jacques Chirac, revenant à l'hôtel Matignon en 1986 avec François Mitterrand comme président a lui-même reconnu avoir savonné la planche avec un programme très à droite et la suppression de l'IGF, impôt sur les grandes fortunes qui a plombé cette période.

Avec sa franchise habituelle il avait sorti une phrase bien sentie du style: "le déconomètre était poussé à bloc" avec cette mesure qui était symbolique et ne satisfaisait qu'une minorité qui n'en serait pas spécialement reconnaissante et encore moins utile électoralement.

Les Socialistes relevèrent cet impôt devenu ISF et qui ne concerne qu'une infime partie très à l'aise financièrement de la population fiscale.

On le sait depuis longtemps les avocats et les cabinets de gestion de patrimoine savent gérer les fortunes de leurs riches clients et, si l'impôt sur la fortune les agace il est loin d'avoir un impact aussi important que leurs relais d'opinion le disent.

Les Arnaud, Pinault et autres héritiers Bettencourt ne voient sans doute même pas la ponction que représente l'ISF sur leur immense fortune et les autres, les assujettis "normaux" récupèrent les sommes payées d'un côté par des niches fiscales par des placements ou des dividendes alimentant leurs comptes d'un autre.

Alors les arguments que la presse économique aux ordres nous sert "c'est un impôt injuste", "il rapporte moins que ce qu'il coûte" etc sont à la fois ineptes et faux. Hypocrites et inadmissibles en tous cas.

Symboliquement il corrige le fait toujours vérifié que plus on a d'argent plus il en fait venir (la réciproque étant vraie) et, ne serait-ce que pour cette raison, il se justifie.

Emmanuel Macron vient sans doute de se tirer une balle dans le pied en modifiant les modalités de calcul de cet impôt. Pour les mêmes raisons stupides et fondamentalement injustes qui avaient poussé la majorité de cohabitation de 1986 à le supprimer il a donné un signe très fort qui risque de le poursuivre comme "le bouclier fiscal" de Sarkozy et d'autres mesures "pour les riches" prises sous diverses majorités et qui exaspèrent les Français.

La fille de Mme Bettencourt est une simple électrice et sa voix (si jamais elle vote!) ne remplacera jamais celle de tous les électeurs qui sont froissés ou, pire, révoltés par cette largesse incompréhensible.

 

 

Partager cet article

Repost0
18 octobre 2017 3 18 /10 /octobre /2017 07:00

J'ai entendu, à propos de l'affaire Harvey Weinstein, ce producteur américain de 65 ans qui harcelait les comédiennes, que Léa Seydoux, fille de famille richissime qui n'a eu qu'à paraître pour que s'ouvrent à elle les portes des studios, le succès et les encouragements bruyants d'une presse énamourée, s'était plainte de ne rencontrer que des hommes comme lui (H.Weinstein) dans le milieu du cinéma américain.

Pauvre petite biche! N'y a t'il personne pour lui expliquer que pour 99,9999% des apprentis comédiens non issus du sérail (soit être fils de ou fille de ou nièce ou neveu voire même petit-fils ou petite fille de) les portes de pôle emploi intermittents du spectacle s'ouvrent plus facilement que celles d'Hollywood?

N'y a t'il personne pour appeler Miss Seydoux à plus de décence? les gros producteurs à cigare et mains baladeuses sont plus souvent riches et influents que les jeunes gars idéalistes et impécunieux. Les yachts, les voitures de luxe, le beau New-York et les contrats mirifiques sont l'apanage de vieux beaux friqués qu'effectivement on a plus de chance, Mademoiselle Seydoux, de rencontrer dans des "parties" que dans un atelier de peinture industrielle ou en faisant "des soins à la personne".
 

Que ces personnages soient tentés de vérifier la qualité de leur investissement, quoi de plus habituel à défaut de normal? Croit-elle, Miss Léa, qu'elle épousera un prince de Monaco ou un producteur friqué en arrivant fraîche et joyeuse comme une fraîche émoulue d'une grande école de commerce arrive à la tête d'une société du CAC40? (je plaisante, ce n'est pas la voie royale et une bonne filiation est plus sûre).

Exemple idiot!

Parce qu'elle a été relayée sans commentaire, sa réaction -surprenante quand on se rappelle le rôle qui l'a "révélée"- me fait penser que les privilèges sont comme la jeunesse: c'est quand ils disparaissent qu'on s'aperçoit qu'on les possédait.

Partager cet article

Repost0
17 octobre 2017 2 17 /10 /octobre /2017 07:00

Pour moi le voyage c'est quand je vérifie que le passeport n'a pas quitté le tiroir où je le cache quand je ne l'utilise pas.
Le voyage débute précisément au moment où je change des ternes euros en billets inconnus (et donc pleins de nouveauté) du pays dans lequel je me rends.

Le voyage c'est quand j'ai acheté le guide "Lonely Planet" qui m'a conforté dans mon choix: oui, ça va être superbe.

L'aventure commence lorsque les premières nuits sont réservées, les billets aller-retour payés et le programme globalement dessiné.

Lorsque la valise, lorsque les valises descendent du placard je peux dire que le voyage a vraiment débuté.

Lorsque je commence à penser: "il faudra penser aux Doliprane" et que je commence à sélectionner celles de mes chemises que j'emmènerai alors on y est!

Lorsque le choix cornélien des chaussures qui voyageront est enfin décidé; on est bon.

Et puis il y a ces urgences qui énervent: comment sont leurs prises de courant? quels médicaments emporter? (les somnifères!!!), le téléphone passera t'il? est-ce que j'emmène la tablette? des pulls?

Je n'ai jamais oublié la propreté absolue des toilettes, de toutes les toilettes, que j'ai visitées au Cambodge. Au départ je pensais plutôt désinfecter toutes celles qui m'accueilleraient!

Il y a les dilemmes: quel appareil photo emporter? le petit "qui ne craint rien" ou le beau encombrant mais qui fait d'excellentes photos?

Les livres aussi. Une dizaine de jours avant la date du départ choisir des livres qui vous accompagnent sans alourdir vos vacances. Ca a l'air simple, mais pas pour moi qui ai le chic pour sélectionner "le" livre insupportable qui plombe mon moral!

Et puis il faut vérifier que le dispositif minutieux mis en place pour la garde du chat fonctionnera et que l'animal sera non seulement en vie au retour mais en bonne santé. A chaque retour de voyage loin de la maison je le regarde en me disant: "tu es encore là!".

Même chose pour les plantes vertes et le balcon paysager qui abrite des essences fragiles et qui, toutes, ont droit à un traitement différencié: la vanille, le goyavier, le citronnier et le papyrus. (A noter que, n'étant pas là pour le lui interdire, le chat va se servir du papyrus comme d'herbe à chats...)

Ah! ne pas oublier le carnet-répertoire pour les adresses de celles et ceux qui seraient froissés de ne pas recevoir de carte postale (faute d'avoir une adresse mail!).

...Mais qu'est-ce que j'oublie? je sens bien que j'oublie quelque chose.

 

 

Partager cet article

Repost0
16 octobre 2017 1 16 /10 /octobre /2017 07:00

Lorsque j'aperçois, sur un trottoir, un banc ou accroché quelque part un de ces objets référents qu'on appelle communément "doudou" appartenant à un très jeune enfant et perdu là sans chances certaines de retrouver son petit propriétaire j'ai le coeur qui se serre.

Je sais l'attachement profond des petits à ces chiffons, ces couches-tissus, ces peluches et autres personnages stylisés pour savoir leur détresse lorsqu'ils viennent à disparaître.
J'ai le souvenir de ces souris qu'on achetait d'avance, de celles qu'on oubliait dans un restaurant ou un hôtel et qui voyageait, via la poste, jusqu'aux mains de son propriétaire qui n'envisageait pas facilement de s'endormir sans. J'ai aussi en mémoire ces raccommodages-virtuoses qui remplaçaient des yeux en verre par des (jolis) boutons et les habits d'origine par d'autres plus... personnels. Je me souviens des explications recherchées pour expliquer que le "doudou" devait envisager de prendre un bain et comme c'était compliqué d'obtenir un accord. 

Ce qui m'a toujours surpris c'est, à la naissance, le fol espoir de ceux qui offrent l'un de ces objets qu'il devienne un jour "le" doudou unique et aimé.

En vain car le doudou désigné est comme Macron: ni favori ni envisagé.

Comme un Deus ex Machina doté d'une volonté personnelle et déjà d'un caractère surprenant l'enfant jette son dévolu sur celui de ses cadeaux auquel vous auriez prêté le moins de chance! le lapin exquis, la souris élégante, le chaton craquant sont rejetés et on leur préfère le Rhinocéros en toile de parachute mauve ou l'araignée en laine.
Pour ne rien dire de la chauve-souris criante de vérité ou de la serviette de table au dessin passé.

Parents nous avons scruté les tapis de la voiture, éclairé sous les lits, cherché pendant des heures ces doudous irremplaçables...

Et on les a gardés et rangés car on ne pouvait se résoudre à les jeter. Et l'on est émus comme des idiots lorsque l'on tombe sur eux, intacts et laids, des années de placard en plus.

Si l'on commet l'impair de le(s) montrer aux enfants devenus grands ils nous reprennent sévèrement à l'ordre. "Mais tu as gardé cette vieillerie?", "jette cette horreur", "Grandis un peu".

Voilà tout ce qui me passe par la tête lorsque je vois un doudou sur un banc!

 

Partager cet article

Repost0
13 octobre 2017 5 13 /10 /octobre /2017 07:00

Parfois je me demande si je suis une pièce unique ou si, de par le monde, d'autres sont équipés comme je le suis.
Lorsque je vois quelqu'un se prendre un trottoir, rater une marche ou dire exactement ce qu'il ne faut pas au moment où il ne faut pas je me rassure un peu.

J'ai beau savoir qu'il y a en moi des gènes de Cro-Magnon, de gènes médiévaux, de gènes Renaissance  et ainsi de suite jusqu'à la guerre de 39-45 et parmi eux ceux de mes parents et grands parents que j'ai ou non connus je reste parfois effondré devant mes réactions, mes pensées et même certains de mes actes.

On a trop tendance à oublier que des générations et des générations nous ont non seulement précédés mais aussi constitués. Je reconnais le rôle du libre-arbitre et l'importance de la maîtrise de soi mais je trouve qu'on oublie trop souvent les "circonstances atténuantes" que sont notre généalogie.
Ses conséquences sur notre personnalité se partagent la responsabilité de ce que nous sommes avec l'éducation et les choix que nous faisons. A égalité.

Quand je vois autour de moi les petits enfants de 5 ou 6 ans je constate qu'outre la ressemblance frappante avec d'autres très proches de la famille il y a des attitudes qui relèvent plus du déterminisme que de l'acquis.

Cela n'excuse rien, cela n'excuse pas tout et notre "conscience" est là pour limiter les réflexes innés dont nous avons hérité.

Je connais une femme qui me dit être "hantée" par des gens de sa lignée qui ont été exterminées en Pologne. Je suis certain qu'elle dit vrai et que ce qu'elle est leur doit beaucoup.

Pour ma part je pense qu'on est nombreux sous mon crâne et que tous ne sont pas fréquentables!

...Et, je tiens à le préciser,  les médecins ne m'ont jamais diagnostiqué de schizophrénie

 

 

Partager cet article

Repost0
12 octobre 2017 4 12 /10 /octobre /2017 07:00
Livre de bibliothèque Le Monde selon Topor

Livre de bibliothèque Le Monde selon Topor

Une de mes chaînes de télévision favorites, "Toute l'Histoire" diffusait vendredi 6 octobre en début de soirée un documentaire renversant sur Roland TOPOR.

De son vivant son appartenance à la mouvance Hara-Kiri et certains dessins scatologiques m'avaient rebutés au point de m'empêcher de m'intéresser à l'homme et à son oeuvre que j'avais cependant pressentis comme originaux et passionnants.

Il y a ainsi des peintres, des sculpteurs, des auteurs et même quelques cinéastes que je devine pouvoir aimer un jour mais à qui je dois laisser du temps pour être en phase avec eux et pouvoir être "intellectuellement disponible" pour les aborder.

Prenez Joyce... je sais que je lirais "Ulysse" un jour. Je sais que j'aimerais mais le moment n'est pas venu. Même chose pour "Vie et Destin" de Vassili Grossman.

J'ai attendu très longtemps pour lire "Belle du Seigneur" d'Albert Cohen; tourné autour du livre, pris, reposé pour finir par le lire et l'aimer. M'approprier Giacometti a pris du temps.

Le film documentaire sur Topor, sobre et concis montrait l'étendue de ses talents;  parallèlement à la personnalité attachante du dessinateur. Les extraits de son texte "Le locataire" lus par Jean-Claude Dreyfus donnaient une irrésistible envie de lire le texte intégral et de voir le film que Polanski a tiré de l'oeuvre écrite. Les extraits d'un programme pour enfants ("Téléchat"), à des années lumières des niaiseries cucul de Disney ou des horreurs japonaises montraient l'étendue de son art et le caractère infini de son inspiration. Touche à tout profondément personnel et original il faudrait des heures pour cerner son oeuvre et sa personnalité, ce qui n'aurait d'ailleurs aucun intérêt.
L'homme était étrange, doté d'un rire étonnant et d'une personnalité hors du commun.
Cette heure de portrait donnait, toutes affaires cessantes, envie de se plonger dans son oeuvre et j'ai commencé avec un gros bouquin récent pris à la bibliothèque.

C'est vraiment une chance de découvrir, en quelque sorte, un auteur aussi intéressant.

 

Partager cet article

Repost0
11 octobre 2017 3 11 /10 /octobre /2017 07:00

France Culture, toujours à la pointe des combats du moment consacre une émission matinale chaque jour de la semaine à "l'actualité du marxisme". Ces gens-là ont du mal à admettre que leur utopie meurtrière est définitivement enterrée.
Imagine t'on une "actualité du nazisme"? (France Culture 9 octobre 2017 9H50)

France Inter, autre fleuron du service public, captée pour éviter "l'actualité du marxisme" consacrait son quart d'heure quotidien des médias à la stakhanoviste de la pellicule, la pénible Josée Dayan. Cette dernière, malgré 150 "films" au compteur en tant que "réalisatrice" donne des bons et mauvais points et juge le monde du cinéma avec une condescendance princière.
Ce faisant elle assène des principes non discutables (selon elle) qui veulent, par exemple, que Gérard Depardieu est le "meilleur acteur vivant". "Son "Monte-Cristo" ou ses "liaisons dangereuses" (avec Deneuve en Merteuil de 65 ans!!!) devraient pourtant l'inciter à un peu plus de modestie. (l'Instant M de Sonia Devillers 9H51)

Décidément très en verve et surfant sur l'actualité la plus brûlante le même France Inter, service public, a diffusé le même lundi 9 à 12H30 une hagiographie hyper-complaisante de la brute stalinienne (car ce n'était que ça) Che Guevara. 30 minutes larmoyantes où pas une fois les actes du révolutionnaire n'ont été commentés tandis que les paroles étaient décortiquées et admirées. Il tuait et faisait tuer mais il était si beau.... ("La Marche de l'histoire" de Jean Lebrun)

Et toutes radios et chaînes confondues ont écrabouillé l'information avec "l'indépendance de la Catalogne". Finies les embardées nord-coréennes! finies les dingueries de Trump. Oubliées les provocs' mélenchonniennes... l'indépendance, l'indépendance, l'indépendance.

Vraiment, au risque de me répéter, je crois que les médias de ce pays devraient vivre d'urgence un "dégagisme" similaire à celui qu'a connu le monde politique au printemps.

 

 

Partager cet article

Repost0

Présentation

  • : Les bonnes feuilles du Poirier
  • : Le blog d'un Toulousain très critique sur l'actualité, et vachement calé en histoire en plus.
  • Contact

Stats

Visiteurs Uniques depuis le 22 Mars 2013
(18274 Visiteurs Uniques depuis sa création)

 

Il y a    personne(s) sur ce blog

 

Blog créé le 8 Décembre 2009

Pages