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1 mai 2017 1 01 /05 /mai /2017 07:00

J'ai suffisamment dit combien le "Figaro Magazine", comme son jumeau extrême-droitier "Valeurs actuelles" m'indisposait par son côté Pravda de la droite décomplexée pour ne pas y revenir.
Celles et ceux qui achètent cette presse ne s'informent pas mais se rechargent en discours de classe haineux.

J'en veux pour preuve ces 3 extraits du numéro d'entre les deux tours de la Présidentielle du Figaro Magazine (avec Wauquiez et Baroin en couverture) que j'ai photographiés chez ma (très sympathique et efficace) dentiste mercredi 24.

J'ajoute que je n'ai ni ajouté ni retiré une virgule à ces textes qui sont aussi éloignés du journalisme que la France de l'équateur.

1) Sous la signature de l'éditorialiste maison, Guillaume Roquette:

"Contre l'élimination de la droite dans une élection imperdable. Contre ce hold-up politique qui propulse vers l'Elysée l'héritier de François Hollande. Contre les médias et les juges, qui ont manipulé cette campagne à leur guise. Contre François Fillon aussi, dont on ne soupçonnait pas les faiblesses. (voler l'état pendant 35 ans pour s'enrichir personnellement c'est juste une faiblesse)

2) sous celle de l'ex faire-valoir de Ruquier qui est depuis devenu le gourou de la droite poreuse au discours du FN, l'insupportable Eric Zemmour.

"On ne saura jamais. On ne saura jamais ce qui se sera passé. On ne saura jamais si François Fillon aurait gagné l'élection présidentielle s'il n'avait pas subi cette forme sournoise de putsch médiatico-judiciaire qu'on a appelé "Penelopegate".  "Un putsch judiciaire"! c'est du Mussolini dans le texte. Ce type là devrait être chez Marion Maréchal Le Pen, officiellement.

3) enfin, un "article" parachève:

"Fillon aurait pu gagner. (sous-entendu, même après la révélation des emplois fictifs de Pénélope, des enfants, les costumes, le prêt de l'ami Ladreit de Lacharrière etc.) Encore aurait-il fallu que lui-même montre une envie de faire campagne supérieure à ce qu'il affichait comme détermination. Un de ceux qui l'entouraient n'en revient toujours pas: "j'ai découvert un homme politique qui n'aime pas faire campagne...."

NB: Quid le Trocadéro, ses amis de "Sens Commun", l'omniprésence de l'abbé Retailleau, les atteintes à la réputation de la justice par l'homme qui devait la défendre, la campagne menée jusqu'au bout, suicidairement etc etc ?

Ces gens-là me font penser à ceux qui accompagnèrent Charles X dans son exil définitif en 1830. Ils n'avaient rien compris, rien appris. Le Figaro Magazine s'adresse à la grande bourgeoisie des 16ème, 7ème et 8ème arrondissements de Paris et aux 4  ou 5 communes rattachées politiquement des Hauts de Seine. Fillon y a fait 75% des voix et là, le Figaro Magazine se vend. Uniquement là.
Et chez ma dentiste qui nous prépare ainsi à souffrir!

 

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1 mai 2017 1 01 /05 /mai /2017 07:00

A part quelques un(e)s qui ont su garder la tête froide (suivez mon regard vers le Sud-Est) pratiquement tous les soutiens de François Fillon que j'ai rencontrés depuis Noël dernier avaient une mentalité d'assiégés et répétaient comme un mantra "on a voulu l'exécuter, on a voulu l'exécuter".

Impossible de faire entendre raison à des personnes qui, comme leur champion, voyait un François Hollande diabolique fomenter des complots contre lui et, parallèlement, téléguider Macron pour se survivre. Difficile de comprendre comment l'abruti pas au niveau qu'ils ont décrit pendant 5 ans devenait Machiavel à 1 mois de la fin de son mandat!

Ils ne voyaient pas, les malheureux, que, menant la même campagne que son maître Sarkozy en 2012, à droite toute, François Fillon se coupait de toute réserve de voix pour un hypothétique second tour.

L'alerte aurait du être stridente du fait du stupéfiant pugilat entre lui et Copé pour la tête du parti en 2012 : "Pas lui, pas lui, pas lui, pas lui...."

Ses votes à l'assemblée, ses projets de premier ministre auraient du être un second tocsin.

Sa conception de la justice, révélée quand il demanda à Hollande de la presser pour empêcher le retour de Sarkozy était le troisième coup de semonce. Il lui semblait tout à fait normal que le président intervienne pour l'instrumentaliser. Et ce fut lui qui dénonça une "justice aux ordres", un "cabinet noir".

Les affaires (qu'aurait-on dit si les révélations sur la passion de l'argent du chevalier blanc Fillon n'avaient été faites qu'après son élection ou, pire, après son ou ses mandats?) et son grotesque mode de défense achevant de le rendre inéligible.

Cet homme qui voulait être le premier magistrat de France faisait huer la justice (et la presse) tout en l'instrumentant. Stupéfiant!

Quand un candidat à la présidence donne de lui-même une image à double entrée (Strauss-Kahn financier "compétent" et érotomane, Sarkozy homme qui a bien géré la crise de 2008 et enfant bling-bling pas maître de ses nerfs et donc Fillon, homme intègre qui salarie sa femme pour un emploi probablement fictif, se fait offrir des costumes de grand prix et des montres de collection etc.) sa crédibilité est entachée de doute(s) et ne lui permet que rarement de passer. Seuls Mitterrand et Chirac, mais c'était une autre époque et l'électeur était moins regardant, ont pu être élus et réélus malgré des affaires disqualifiantes pour d'autres.

Les électeurs de droite ont laissé Sarkozy en 2012 et Fillon cette année démolir le mur moral et politique qui rendait impossible tout contact avec le front national. Ciotti et Wauquiez achevant le travail.
La "buissonnisation" de la droite républicaine, commencée par Sarkozy a été poursuivie avec obstination -quoi qu'il en dise- par Fillon.
Avec le résultat que l'on sait: c'est Le Pen qui est au second tour et près de 50% des électeurs de Fillon s'apprêtent à voter Le Pen.  Bravo! Un suicide absolu, telle a été cette campagne de droite avec ses appels du pied à Sens Commun, ses unes du Figaro avec Ormesson et Fillon (ça fait rêver à Victor Hugo et rue de Longchamp) et ses sondages bidons.

Ce qui m'inquiète est, je le redis, la mentalité de "citadelle assiégée" des personnes qui ont voté Fillon. On leur a volé leur élection, on a détruit leur candidat (ne s'est il pas détruit tout seul en pillant l'argent public, en mentant effrontément ("et alors?"), en inventant des complots et des coups d'état et en fuyant la justice tout en se déjugeant lui-même? (la mise en examen), On a manipulé l'opinion (qui? Léa Salamé? Pujadas??? Lagardère, Dassault?)...

J'espère que "la grande peur des possédants" va se calmer. Et la raison leur revenir. La Démocratie ne se conçoit pas sans une droite de gouvernement libérale.

 

 

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28 avril 2017 5 28 /04 /avril /2017 07:00

Le 22 avril 2017 en deuxième partie de soirée la décidément excellente chaîne de télévision "l'Histoire" (dirigée par le très sulfureux Patrick Buisson) diffusait un remarquable film de la série des années 60 (celui là diffusé la première fois le 19 avril 1958) "la Caméra explore le Temps" consacré à la captivité au temple, au procès et à l'exécution de Marie-Antoinette.

Signé des deux historiens  vulgarisateurs (et ce terme est admiratif et non critique) Alain Decaux et André Castelot qui firent tant pour faire connaître et aimer l'Histoire par le grand public, le scénario s'appuie sur des comptes-rendus des séances du procès, le film tourné dans des décors reconstitués d'après des documents d'époque, tout comme les costumes et a été réalisé par un des pionniers du genre, Stellio Lorenzi.

L'image a vieilli mais on ne fait pas attention au noir et blanc et je dirai même que cette absence de couleur donnait presque le sentiment qu'on assistait au "vrai" procès de la reine.

Une mise en scène tellement sobre qu'on avait l'impression d'être sur le plateau de tournage et d'assister au drame non comme spectateur mais comme participant. D'ailleurs les délibérations, les réflexions et les séances du comité de salut public ou de la convention du film, toutes de tension et de dureté politique et intellectuelle, mettaient mal à l'aise tant la vie de chacun ne pesait pas lourd par rapport à la Révolution.

C'est d'ailleurs ce qui ressortait du film: la violence, morale et physique de la période pendant laquelle la vie ne valait rien ou presque.
A cet égard les mots de Robespierre (magnifiquement incarné par un Michel Bouquet glaçant), ceux de Fouquier-Tinville (François Maistre), de Hébert sont impitoyables et ignorent jusqu'à l'idée de pitié.
La reine, pour être coupable est déshumanisée et traitée comme si elle n'était pas humaine. Sa condamnation (méritée compte tenu des charges qui l'accablaient mais qui n'ont pas été prouvées au procès et remplacées par des approximations révoltantes) est tenue pour acquise et nécessaire. Ses avocats, nommés d'office, (Jean Rochefort en Chauveau-Lagarde convaincant) sont arrêtés en plein procès (trop empathiques!) et l'homme qui aide Marie-Antoinette lorsqu'elle apprend sa condamnation également ("pour lui avoir donné le bras").

Tout cela est admirablement joué, les ressorts dramatiques sont discrets et la rigueur historique est manifeste.

On est à mille lieues des cuculteries dégoulinantes de bons sentiments de Stéphane Bern et on pourrait s'inspirer de cette série que la France regardait sagement lorsqu'elle était diffusée sur la seule chaîne de télévision disponible...

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27 avril 2017 4 27 /04 /avril /2017 07:00

Moi-même (auquel je reste attaché!) ou quelqu'un de proche aurait été concerné par la fusillade des Champs Elysées j'analyserais peut-être différemment les comportements observés à cette occasion.

D'abord, et ce n'est pas par "chauvinisme inversé" mais je ne considère pas que les Champs Elysées soient la plus belle avenue du monde comme cela a été dit et répété depuis jeudi soir. C'est une avenue large et bruyante, sur laquelle on trouve de tout et beaucoup de magasins de prêt-à-porter bas de gamme et des fast-foods ou boutiques low-cost. Il y a, dans à peu près toutes les grandes villes du monde des rues ou des avenues bien plus belles et je trouve stupide ce qualificatif utilisé comme un réflexe.

Ensuite consacrer des heures de direct pour commenter le moindre détail de cet "attentat" est exactement ce qu'attendaient l'abruti qui l'a perpétré et l'internationale du terrorisme qui l'a revendiqué.
Ah! ils doivent applaudir chez Daech: 30 secondes de tirs de kalachnikov, 1 mort, le terroriste tué, 3 blessés et des heures de palabres autour d'un acte aussi odieux que stupide.

Il fallait, vendredi 21 à treize heures sur France 2 se pincer devant les airs de circonstances, les reportages en direct, les interviews de personnes qui n'avaient rien vu et les "témoignages" de gens qui s'étaient cachés dans des toilettes de boutiques ou sous les tables de restaurants...Si "parler pour ne rien dire" signifie quelque chose c'est bien ce journal surréaliste de 25 minutes consacré à ça qui l'illustre.

Je reste persuadé que la publicité donnée à ces actes ignobles les rend "utiles", oui, "utiles" aux yeux des dingos religieux qui les commettent. Savoir que le pays va s'arrêter de vivre, qu'une campagne présidentielle va être affectée est une immense victoire pour des débiles mentaux qui ne voient pas plus loin que le canon de leur arme automatique.

Nous leur donnons ce qu'ils attendent avec une telle générosité que je n'hésite pas à parler de complicité passive.

 

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26 avril 2017 3 26 /04 /avril /2017 07:00

Svetlana Alexievitch a obtenu le Prix Nobel de littérature en 2015. D'elle j'ai lu quatre ou cinq essais parmi lesquels "Les cercueils de zinc" sur la guerre d'Afghanistan et "la supplication" sur la catastrophe nucléaire de Tchernobyl, ces livres m'ont laissé des souvenirs inoubliables.

Non que leur écriture soit géniale ou originale mais parce que  le ton de tragédie qui est leur marque personnelle et  l'impression de drame humain lié à la Russie qui sourd de chacune des pages m'a profondément marqué. La Russie (et son avatar l'URSS) est peuplées d'humains à la fois très proches et très éloignés de nous. Il y a un homme russe totalement différent de l'Européen, de l'Américain et de l'Asiatique. Un homme habitué aux cataclysmes et qui subit plus que nous ne serions jamais capables de subir.

Svetlana Alexievitch a publié ces dernières années deux livres brûlants sur ce qu'elle connaît le mieux: l'âme russe. "la fin de l'homme rouge" et "derniers témoins" sont des livres tellement "difficiles" qu'ils vous tombent des mains et que vous les laissez dans un coin par peur qu'ils vous affectent durablement.

Les témoins de leur temps qu'elle interroge et dont elle retranscrit les propos paraissent comme détachés des abominations qu'ils racontent sur un ton monotone. Dans "derniers secrets" elle se penche sur les innombrables enfants victimes de la guerre allemande de 39-45 et ce qu'ils racontent vous paraît parfois impossible tant c'est effroyable.

Nous, Français, avons connu la terrible équipée meurtrière de la "Division Das Reich" en juin 44 et le massacre d'Oradour sur Glane. La Russie a connu des milliers, je dis bien des milliers d'Oradour. Les Allemands, on l'apprend incidemment, pensaient que du sang de jeunes enfants rendraient plus vite la santé à leurs blessés: ils pompaient à mort le sang des enfants au long de leur attaque vers Moscou. Ils pendaient des enfants de huit ans devant leurs parents et mille autres abominations que Svetlana Alexievitch fait raconter aux derniers témoins.

Je le confesse: devant certains passages j'ai mentalement fait le refus de croire ce qui était raconté. Des horreurs pareilles dépassent l'imagination.
Je m'étais toujours demandé pourquoi certains, depuis la fin de la guerre, disaient que les Allemands n'avaient pas assez payé pour ce qu'ils ont fait. Ce livre leur donne raison.

Je ne crois pas m'avancer trop en constatant que le peuple russe, par sa capacité d'endurance et son exceptionnelle force sociale était celui chez qui la folie collectiviste avait le plus de chances de s'implanter durablement. Nombreux et résistant il pouvait plier en sachant qu'il y aurait une fin à ses souffrances.
En lisant cet auteur on se dit que même Poutine a sa place dans ce roman national fait d'un fleuve de sang et de larmes.

 

 

 

 

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25 avril 2017 2 25 /04 /avril /2017 07:00

Le 20 avril 2017 à 20H32, par erreur soit de moi soit du site Club-Accor j'ai malencontreusement fait une réservation d'une chambre la nuit même à l'Ibis Cambronne de Paris.

J'avais consciencieusement introduit la date du 15 mai mais, allez savoir pourquoi, entre le moment ou j'ai indiqué cette date et celui où j'ai reçu la confirmation de réservation la date de mai était devenue 20 avril.

J'ai immédiatement annulé la réservation mais.... il fallait le faire avant 18H00. J'ai donc été débité.

Oui, vous réservez -par erreur- à 20H32 mais devez annuler deux heures avant.

J'ai passé plus d'une heure avec des répondeurs de l'hôtel qui, lorsqu'ils cessaient d'émettre des messages d'attente et/ou publicitaires coupaient la communication.

Inutile de dire que cet hôtel; qui se targue de posséder un accueil sublime et d'être conçu pour le touriste exigeant ne possède pas même un stagiaire sous-payé pour répondre au téléphone. A aucun moment, jusqu'à plus de 23 heures, je n'ai pu obtenir un être humain au téléphone à l'hôtel Ibis Cambronne Paris 15 ème Tour-Eiffel 342 chambres tout confort wi-fi et petits-déjeuners continentaux.

A aucun moment.

De guerre lasse je suis allé rejoindre mon lit et ai recommencé, dès 8H00, mes tentatives pour avoir un interlocuteur.
Je ne vous ai pas dit? mon compte avait bel et bien été débité du montant de la nuit du 20 au 21 avril. Taxe de séjour incluse.

J'ai fini par avoir en ligne, chez Accor, (chez Ibis ils ont été gazés par Bachar Al Assad, il n'y a personne) qui m'a dit qu'elle "allait voir". C'était une femme charmante au joli accent allemand.
Je lui ai bien expliqué que je voulais une chambre le 15 mai... j'ai reçu une modification de réservation... pour le 5.

Coups de fil, attentes, énervements... chambre réservée pour le 15 avec un tarif (Roland Garros oblige) augmenté de 50€.

Ce dimanche j'ai constaté que la nuit du 5 n'a sans doute pas été annulée.

je ne recommande pas cet hôtel et cette chaîne!

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24 avril 2017 1 24 /04 /avril /2017 07:00

Un coup de gueule pour une fois.

Je joke! "on" m'a dit que mes coups de gueule étaient nombreux.Surtout contre les "journalistes" ou plutôt ceux qui se croient tels parce qu'ils ont la carte.
Ce n'est pas parce qu'on a le permis de conduire qu'on est Sébastien Ogier!

En plus j'ai dit récemment ce que je pensais des truffes Alexandra Bensaïd (France Inter) et Léa Salamé (partout). Donc il y a redondance.

Bref. Je déteste ce pseudo interviewer beauf et nul qui a nom Jean-Jacques Bourdin et qui sévit -ce n'est pas un hasard- sur la radio des beaufs assumés RMC.
Ce plouc à voit de stentor croit dur comme fer qu'il est un "professionnel" de talent et qu'il fait honneur à son métier.

Alors que c'est tout le contraire.

Il n'a strictement rien compris au journalisme et en donne la pire image possible: de l'esbroufe, des questions convenues, des coups de gueule sans objet et un parti-pris de tous les instants.

Poser des questions pour piéger ses interlocuteurs; quelle audace!

Il est mauvais, convenu, vulgaire et brouillon, une sorte de Patrick Sébastien de l'info qui  n'imagine pas un instant qu'il dégrade la profession. Que ce gros nullard puisse être cité dans les revues de presse et que les politiques se pressent pour être interviewé par lui me laisse pantois. Et exaspéré.

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21 avril 2017 5 21 /04 /avril /2017 07:00

Je suis navré que Benoît Hamon soit où il en est actuellement, si je donne un semblant de sérieux aux sondages d'opinion, ce que je fais avec des pincettes.

L'homme est sympathique si son programme ne l'est pas.

Le Parti-Socialiste n'a jamais voulu sortir de l'ambiguïté et, sous Mitterrand comme sous Jospin, sous Hollande aussi a refusé de renier la vulgate marxisante qui lui tenait lieu de viatique tandis qu'au pouvoir il exerçait un libéralisme à peine tempéré.
Des congrès la rose au poing et "l'Internationale" en bandoulière et, aux affaires, un social libéralisme plus libéral que social.

C'est ainsi. Les congrès du PS se gagnaient "à gauche" et leurs candidats rêvés pour l'Elysée s'appelaient Jacques Delors ou Dominique Strauss-Kahn.

Question humour il n'y avait rien à redire, question sérieux on était en droit d'avoir des doutes...

Vint la génération des "zozos", Benoît Hamon, Manuel Valls, Arnaud Montebourg et quelques autres. D'emblée ils se placèrent non seulement dans les pas des anciens mais en surjouant leur positionnement. L'avocat Montebourg voulait nationaliser des entreprises indiennes et le Catalan Valls tenait des discours sarkoziens, le menton levé.

François Hollande élu, une sorte de "divine surprise" pour le PS, la gauche et ceux qui aiment tant se qualifier de "progressistes" (il faudra m'expliquer le progressisme de Jean-Michel Baylet et celui de Cécile Duflot) les masques tombèrent vite et l'on se déchira sur la politique menée et les symboles reniés.
A peine élu, le successeur de gauche de François Mitterrand plongea dans les abysses de l'impopularité. Le gouvernement de gauche essuya même des motions de censure votées par certains de ses ex-membres!!!.

Benoît Hamon, solidaire ou inspirateur des "frondeurs" est comptable de la débâcle hollandaise. Il a tellement savonné la planche du PS qu'il n'a pas pu remonter dessus. Ceux qu'il a écrasés de son mépris lui rendent aujourd'hui la monnaie de sa pièce et de 25-30% le PS est tombé à moins de 10%.

Là on crie Bravo et on se demande si le PS n'est pas un exemple chimiquement pur du génie Français....

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20 avril 2017 4 20 /04 /avril /2017 07:00

Les films sur le monde du travail, même parfaitement réalisés, ennuient le public qui préfèrera toujours une grosse comédie qui tache qu'une réflexion sur l'organisation du travail.

De peur d'ennuyer un public mal disposé le cinéma aborde les termes du travail incidemment et rarement comme objet premier du film. La comédie est alors privilégiée et la réflexion, si elle survient, est presque une surprise.

Le beau et bon film de Nicolas Silhol "Corporate" n'est pas une comédie. Ce n'est pas non plus un "film à thèse", catégorie qui fait aussi fuir le spectateur, mais un film dramatique qui se passe dans le milieu du travail.

Un de mes derniers employeurs, ressemblait assez à ce que "Corporate" décrit comme type d'entreprise. Locaux froids et fonctionnels mais cossus, personnels paranoïaques harassés et dirigeants cyniques et surs d'eux. Elle appartenait d'ailleurs à un fond de pension américain qui, par leur exigence de rentabilité record, sont au départ des conditions invivables qu'on y trouve souvent.

Le film raconte comment une responsable Ressources-Humaines (en réalité le terme cache qu'on ne parle ni de ressources ni encore moins d'humanité) a poussé un cadre au suicide et prend soudain conscience qu'on lui destine le même rôle qu'à sa "victime". Pousser les gens au désespoir avec des graphiques idiots et des formules boursouflées ("Corporate", "Pro-actifs"...) en accompagnant le tout de manoeuvres sournoises pour les pousser à partir d'eux-mêmes est une des méthodes de gestion des carrières de notre monde actuel.
L'ancienneté, la fidélité, l'implication ne pèsent rien face à des méthodes de management qui n'envisagent que le stress et la dépendance. Le "management par le stress" s'apprend tel quel dans les grandes écoles et pousser quelqu'un aux dernières extrèmités n'est non seulement pas critiqué mais souhaité, encouragé.

Lambert Wilson est excellent dans le film: il se bonifie avec le temps et rend plus que crédible son rôle de cadre supérieur froid et manipulateur. Une nouvelle venue, excellente, Céline Sallette est cette responsable R.H qui, contrainte, se remet en question. J'ai rencontré de ces femmes impeccables, tirées à quatre épingles et plus coupantes qu'une lame de rasoir. Le moins qu'on puisse dire est qu'elles ne font pas de sentiment. Comme si leur poste dirigeant les contraignait à être plus dures que les hommes...

Le film est un peu didactique mais le sujet l'y contraignait. Tout y est juste et crédible et on est partagé entre dégoût et tristesse devant un gâchis inepte qui tue des personnes et broie des vies. Je n'ai pu m'empêcher de penser, une fois encore, que même si l'avenir d'une personne licenciée n'est pas rose; rien ne justifie qu'on se suicide. L'entreprise "gagne" sur toute la ligne puisqu'elle vous a fait nier votre propre humanité.

D'ailleurs l'entreprise du film n'en demandait pas tant: la démission lui suffisait amplement.

Pas sur que le patronat soit prêt à renoncer à des méthodes qui, hormis quelques accidents, a fait ses preuves. pousser à bout un salarié qui démissionne coûte moins cher qu'un licenciement. Aux "étages nobles", ceux des grandes directions, on raisonne en statistiques et de manière presque abstraite. On pousse les salariés à bout mais on les isole des autres et on les laisse déprimer du moment qu'il n'y a pas de vagues..

 

 

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19 avril 2017 3 19 /04 /avril /2017 07:00

 Elle est belle (très), véhémente (très) et est invitée permanente des chaînes de télévision, des stations de radio et de journaux et magazines qui se disputent la chance de publier sa pensée, qui n'est rien d'autre que la répétition forcenée du catéchisme de la troïka composée par la CEE, la BCE et le FMI.

En résumé: la dame est pour une application forte et immédiate de la purge libérale qui inclut moins d'état, moins de fonctionnaires, moins de  charges pour les entreprises, plus d'insécurité dans le monde du travail et la fameuse "flexisécurité" qui, on l'a vu depuis 20 ans, mixés ensemble, donnent les brillants résultats que l'on sait dans tous les pays où elle a été apliquée.

Un médecin qui s'entêterait à donner à un malade des traitements de cheval qui le mettraient au bord du tombeau sans la moindre amélioration de son état général serait au minimum répudié par ses proches et radié de l'ordre.

Pas les "docteurs" de l'économie qui ont vu partout et de tout temps leur folle médecine ruiner les pays et paupériser leur population. Comme un François Lenglet ou un Dominique Seux de base Mme Agnès Verdier-Molinié n'est pas effleurée par le doute. Elle sait, son savoir est évangile et ceux qui la contredisent sont de dangereux individus desquels la parole devrait être interdite.

J'avais repéré cette dame car, c'est un fait, elle "accroche la lumière". C'est le magazine "Marianne" qui m'a fait prendre conscience de son don d'ubiquité: rien que le dimanche 9 avril elle piaillait (contre son double noir, l'insupportable Clémentine Autain, épouvantail de "gauche" qui ne représente qu'elle mais emploie un pluriel de majesté) chez Bruce Toussaint où elle s'en prenait, une fois encore, aux fonctionnaires qui, on le sait, sont des "privilégiés" aussi dangereux pour les finances du pays que les attachés parlementaires fictifs, les milliardaires à qui on offre des pans du Bois de Boulogne pour exposer leur collection "d'art moderne", les tricheurs des impôts et les émules de Carlos Ghosn qui gagnent en un mois ce que 50% des Français ne gagneront pas en toute une vie. Les infirmières, les policiers et les égoutiers, nababs dissimulés pour Madame Verdier-Molinier qui, parallèlement, donnait son avis (négatif, naturellement, car pas assez orthodoxe) sur le programme d'Emmanuel Macron dans "Le Journal du dimanche" .

Je me suis demandé quelles étaient ses références pour se présenter ainsi, la bave aux lèvres en représentante de la relique de la Sainte Croix libérale.. La dame dirige un machin, l'IFRAP qui n'est qu'un pseudo laboratoire d'idée et plus sûrement un outil de lobbying. J'ai cru comprendre que des subventions publiques permettait à ce "truc" de présenter un bilan comptable équilibré. Je l'aurais parié!

J'en reviens à mon traitement préféré hélas peu appliqué: comme dans le far Ouest le goudron et les plumes et la balade sur un rail de chemin de fer remettrait peut-être de la modestie chez notre penseuse...

 

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