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10 septembre 2021 5 10 /09 /septembre /2021 07:00

Lina et Isabelle sont deux très jeunes filles (21 et 25 ans). Elles vivent ensemble et se vouent l'une à l'autre un amour qui saute aux yeux. Elles s'entendent bien, très bien même, et leur complicité fait plaisir à voir.

l'une est raisonnable, sérieuse et très intégrée. L'autre est enfantine, rieuse, un peu à l'Ouest. Rien, dans leurs attitudes et comportement n'est "provocant" et elles vivent leur relation avec un grand naturel, acceptées par la plupart de ceux et celles qui les connaissaient séparément.

Ce sont des filles d'aujourd'hui: tatouées, piercées, employant un vocabulaire et des formules amusantes ("j'étais au bout d'ma vie"). Très cash elles appellent un chat un chat et ne prennent pas de gants pour donner le fond de leur pensée. Elles s'habillent bizarrement à mon goût, piochant dans tous les styles et assemblant des chose qu'à priori on éviterait de faire cohabiter. Leur coupe de cheveux défie le bon sens: Lina les garde très longs, blonds, de chaque côté de la tête et rasés au-dessus et sur la nuque. Ceux d'Isabelle sont très courts et irréguliers.

Leur conversation est rafraîchissante: une partie de ping-pong verbal avec des arguments souvent irrésistibles. La mauvaise foi le dispute aux exagérations.

Elles savent aussi être graves. Récemment, elles parlaient de leur homosexualité et disaient avec justesse que personne ne s'occupe de savoir ce que font les voisins dans leur intimité tandis que pour elles c'est systématique. Elles disaient joliment que leur relation était faite de mille choses, comme tout le monde et qu'elle ne comprenaient pas pourquoi seul l'aspect sexuel retenait l'attention.

Je leur faisais part de mon étonnement de les voir s'enfermer dans un ghetto où les homosexuels des deux sexes, les transsexuels et les travestis se taillaient la part du lion. Le fait de ne pas être tenues de rendre des comptes en était, selon elles, la raison. Partageant une sensation de rejet, diffuse mais réelle, tous se retrouvaient en terre connue, moins contraints, libres de tout jugement.

Elles n'ont pas abordé le sujet de la parentalité mais j'ai pensé en moi-même que dans cette situation elles ne feraient certainement pas plus mal/ pas moins bien que les parents traditionnels. Je pense même que les couples du même sexe feraient peut-être moins de familles dysfonctionnelles et que les enfants de ces unions ne seraient pas plus malheureux que les autres. Lina aurait de sérieuses raisons de mettre en doute la famille traditionnelle: elle a reçu, j'en ai été témoin, la pire "éducation" qu'on puisse imaginer.

 

 

 

 

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9 septembre 2021 4 09 /09 /septembre /2021 07:00

Je reviens sur ces gens qui parlent de "nos libertés qu'on attaque", de complotisme et autres arguments-bidons sur le vaccin qu'on injecterait de force à "nos" enfants. Je ne crois pas avoir découvert le moteur à explosion en remarquant qu'ils proviennent de deux directions opposées: les très Bourgeois qui n'oublient aucun passage à l'église et aucun mot d'ordre de l'extrême droite, incluant Dupont-Aignant et Philippot et les très pauvres qui se cantonnent à la rhétorique simplificatrice de la fille Le Pen. Tous voient la main du gouvernement derrière de prétendus actes dictatoriaux (demander une preuve de vaccination!) et soupçonnent celui-ci de faire partie d'un complot mondial pour faire disparaître les pauvres (sic) et enrichir les laboratoires fournisseurs d'un vaccin naturellement suspect.

Ces élucubrations frottées à l'expérience violente des gilets jaunes, nourries de fantasmes et de carburant par les "réseaux sociaux" et certaines chaînes de télévision peu-regardantes sur leur déontologie sont le signe que le mal est solidement implanté dans leurs esprits.
Autrefois il était impossible de discuter avec un communiste pur et dur. Il récitait son catéchisme et n'était accessible à aucun argument. C'est la même chose pour l'engeance antivax qui non seulement prend des vessies pour des lanternes mais en est fière, le revendique même.

C'est étonnant de voir et d'entendre des personnes que l'on jugeait censées vous réciter un fatras de fadaises et de peurs entremêlées avec une certitude absolue. Elles ont toujours un exemple (sorti de nulle part) qui sait que, qui a vu que, qui a entendu que et qui, comme par hasard, est injoignable et ses propos invérifiables. Que des personnels médicaux soient du nombre est stupéfiant.

D'autres craintes, d'autres peurs, d'autres certitudes, d'autres obsessions sont agitées qui cimentent ce qui semble être une doctrine: lubies religieuses, dogmatisme d'un autre temps, vérités révélées et craintes de "l'autre" mêlées à du racisme, de l'intolérance voire de la haine en un corpus auquel ils adhèrent sans réflexion.

Si on peut glisser un peu de GPA, de mariage pour tous, de catholicisme en soutane et de divagations pseudo-médicales c'est tout bénéf' pour la cause!

Ils sont peu mais efficaces. Ils ont, malgré leur indigence intellectuelle, des soutiens de poids et ils ont une influence sans rapport avec leur nombre. On comprend que ça sert forcément ceux qui espèrent se servir d'eux.

Le professeur Machin de Marseille est leur idole... On a les héros qu'on peut.

 

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8 septembre 2021 3 08 /09 /septembre /2021 07:00

Luigi Comencini, cinéaste italien de la grande époque a réalisé des films médiocres, des films acceptables, des bons films et d'excellents films selon mes critères. Fécond, sa carrière s'étend sur six décennies et va de 1937 à 1991, la grande période s'étendant de "l'incompris" (1967) à "Eugenio" (1980).

Injustement négligé aujourd'hui, presque oublié, c'est dommage parce que Comencini a une filmographie riche, diverse et intéressante. Je considère "L'incompris" (1967), "l'argent de la vieille" (1972), "Les aventures de Pinocchio" (1972) et "Eugenio" (1980) comme de très bons films, et même des films indispensables.

On l'a souvent qualifié, à juste titre, de "cinéaste de l'enfance". Avec lui les enfants jouaient juste, parlaient vrai et rendaient émouvants des personnages sur le fil du rasoir. Dans "l'incompris" le fils aîné de 10 ans souffre de la perte de sa mère qu'on lui cache et aussi du fait que sa peine et son besoin de réconfort sont négligés par un père trop absorbé par ses problèmes. Le film pourrait être un mélo lacrymal et réussit à éviter cet écueil par le jeu des enfants (deux frères très jeunes livrés à eux-mêmes dans une grande maison bourgeoise), la force du scénario et la mise en scène qui sait ne pas être trop appuyée. Du grand art.

"Les aventures de Pinocchio", série télévisée raccourcie en film de cinéma avec Nino Manfredi et Gina Lollobrigida est un conte illustré superbement par un metteur en scène gagné par la grâce. Tout repose sur un enfant de 6-7 ans renversant de naturel. Andrea Balestri, le petit comédien porte le film sur ses épaules comme Pinocchio son père dans le scénario. Rien à voir ici avec les mièvreries bien-pensantes de Walt Disney: Pinocchio est un "sale gosse" grossier, désobéissant, égoïste mais attachant.

"Eugenio", que je n'ai jamais réussi à revoir (il fait partie de ces longs-métrages qui ne passent ni en ciné-clubs ni à la télévision et je n'ai pas vu qu'il ait été publié en DVD) m'a laissé le souvenir d'un jeune garçon balloté entre les adultes qu'il dérange par sa seule existence. Allant de son père à sa mère, de ses grands-parents à d'autres adultes personne ne s'intéresse à lui et encore  moins à ce qu'il ressent. La détresse de cet enfant, ni beau ni laid ni remarquable est restée.

Les musiques spécialement écrites pour "Pinocchio" et "Eugenio" par Fiorenzo Carpi sont inséparables des films auxquels elles apportent une sorte de contrepoint.

Comencini, c'est entendu, n'a pas réalisé que des chefs d’œuvres. Mais ces 4 là l'absolvent du reste (encore que "Casanova, Un adolescent à Venise", "Mon Dieu, comment suis-je tombé si bas", "la ragazza di Bube", "le grand embouteillage" et "la Storia" embelliraient maintes filmographies de Cinéastes idolatrés aujourd'hui.

 

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7 septembre 2021 2 07 /09 /septembre /2021 07:00

Il y a des livres, comme celui d'Yves Gibeau "Allons z'enfants" qu'on lit sans se rendre compte qu'ils laissent une trace profonde en vous. On les oublie et, si l'on retombe dessus on constate que contrairement à d'autres, peut-être mieux écrits, sans doute plus profonds ou possédant un sujet plus intéressant une familiarité avec l’œuvre et une sorte de connivence avec l'auteur et le livre s'est développée qui ne demandait qu'à être sollicitée.
J'avais lu ce livre bien avant qu'Yves Boisset ne l'adapte -bien selon moi- au cinéma (1981). Il m'avait remué par sa lucidité et le récit de la bêtise et de la cruauté des institutions militaires m'avait rappelé l'exécrable souvenir de mon année sous les drapeaux pour le regrettable service militaire.

Je garde en effet, malgré la distance du temps, un épouvantable souvenir de cette année inutile au contact d"abrutis professionnels (peu ou prou les militaires de métier) et de débiles plus ou moins profonds (les appelés dans leur immense majorité). Lâcheté, misogynie, cruauté, bêtise, arbitraire, hypocrisie, paresse, alcoolisme, jalousie, envie, mesquinerie, virilité de pacotille... je les ai observés comme jamais à la caserne qui est un lieu de répugnance.

Pour supporter cette engeance j'ai fait ce qu'on appelait alors le "peloton des élèves gradés" et ai eu successivement les grades de caporal, caporal-chef et maréchal des logis. Une fois les classes passées on m'a refilé une sinécure dans laquelle je me suis fait oublier et dans laquelle j'ai essayé d'oublier mon environnement. 12 mois qui ont conforté mon goût pour la chose militaire forgé par les récits de Zola (la débâcle), Remarque ("A l'Ouest rien de nouveau"), Ernst Jünger ("Orages d'acier"), Henri Barbusse ("Le Feu") et de nombreux autres!

Je reviens à "Allons z'enfants" qui est un roman fortement inspiré par les souvenirs de l'auteur. Son père était un adjudant bas du front (pléonasme!) qui voulait une vie de caserne pour son fils tout en savourant la gratuité des écoles d'enfants de troupes, sorte de bagnes pour enfants fauchés. Discipline absurde, vexations, humiliations, abus, cruauté, méchanceté gratuite.... rien n'est épargné à ces pauvres enfants qui avaient le seul tort d'être nés au mauvais moment et à la mauvaise place.

Chalumot, que l'on suit de près est un enfant intelligent (première tare), sensible (deuxième) et qui s'exprime bien (troisième). Il ne comprend pas ce monde et encore moins pourquoi il y est maintenu de force. Fatalement il devient la tête de turc de presque tous et sa vie est une litanie d'avanies.

Et Dieu sait que les galonnés et les cons ont de l'imagination pour tourmenter ceux qui ne plient pas l'échine ou dont la tête dépasse!

En vidant un carton oublié je suis retombé sur ce vieux livre de poche aux pages jaunies et cornées, à la tranche virant du rouge à l'orange et dont certaines descriptions étaient soulignées. Je l'ai relu en une journée et ai eu l'impression de changer d'époque sinon de monde.

Comme notre niveau de vie est élevé! comme la société a évolué! comme le respect des autres est pris en considération. Pas de cellule psychologique ni de droits des enfants au temps des enfants de troupes: des torgnoles, des coups et de la viande avariée.

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6 septembre 2021 1 06 /09 /septembre /2021 07:00

Guy de Maupassant était un écrivain magnifique, un homme remarquable, un caractère. Le fait qu'il soit trop et mal étudié à l'école et surtout que Valéry Giscard (se faisant appeler d'Estaing) ait un jour jugé bon d'en faire l'apologie l'a relégué au rang d'écrivain sinon mondain du moins trop exposé. Les deux volumes de ses contes et nouvelles sont des best-sellers dans la collection de la Pléiade et l'on cite toujours de lui "Boule de Suif", "La Maison Tellier" et le roman "Une vie" alors que son œuvre mériterait beaucoup mieux.

La postérité est mauvaise fille qui garde le souvenir de ce qu'elle veut.

A un pic-nique récent (j'aurai pu écrire "déjeuner sur l'herbe" pour rester dans le ton) nous étions quatre sur le paréo à parler et évoquer des souvenirs sans lien entre eux. Il fut question de Véronique, aujourd'hui disparue, qui fut l'amie de M et F. Céramiste de talent, femme trompée et divorcée et qui avait souffert d'un cancer récidivant et concomitamment de difficultés financières dont elle ne parlait jamais mais qu'on devinait parfois.

Cela rappelle un peu le conte "la parure" de l'écrivain Normand.

M avait compris les difficultés de son amie et respectait son désir de discrétion. Elle offrait le restaurant, le cinéma ou d'autres choses en prenant soin de le faire à d'autres pour que cela ne se voit pas. C'est à de tels gestes que l'on voit la vraie élégance.

Véronique ne se plaignait jamais et seuls ses traits tirés et sa mine défaite alertaient sur la progression de sa maladie et sur son mal-être. Un hiver M, toutes affaires cessantes, décida de lui apporter des stères de bois pour alimenter la cheminée ou le poêle, dans son atelier où elle passait tant de temps à créer de jolies céramiques.

F, mis dans la confidence, attela la remorque après l'avoir chargée de bûches bien calibrées. "Mais comment vas-tu lui présenter ça? elle n'acceptera jamais ce qui peut se concevoir comme un acte de charité?". Effectivement, le risque existait que la fierté de Véronique soit blessée.

M et F trouvèrent la solution: "tu lui dis qu'on t'a donné le bois, qu'il y en a eu trop et que tu as pensé à elle".

Ainsi fut fait et, semble t'il, les choses furent crues ainsi.

 

 

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3 septembre 2021 5 03 /09 /septembre /2021 07:00

Stupéfiant, drôle, navrant et édifiant le documentaire diffusé par Arte sur le duo "Milli Vanilli", imposture avérée de l'industrie discographique et musicale dans les années 90.

D'abord une constatation: aucun style de musique, du rock au disco en passant par tous les avatars de la musique populaire n'a évité les magouillages et les escroqueries. Il est vrai que celle-là décroche le cocotier tant les protagonistes ne doutaient de rien et ont poussé le bouchon un peu loin...à l'insu des médias jeunes, des MTV et autres opiums du peuple qui ne demandaient qu'à faire des monceaux de fric avec n'importe quoi. 

N'importe quoi ce fut un duo "Milli Vanilli" cornaqué par Franck Farian ("Boney M") un producteur de Munich peu regardant sur les méthodes, et c'est un euphémisme.

Je vous passe les détails que vous retrouverez dans leur jus sur le Podcast pour arriver au fait que deux jeunes métis ne sachant ni jouer ni écrire ni lire la musique et encore moins chanter sont devenus les coqueluches d'un public (surtout constitué de filles très jeunes émoustillées par la plastique des deux front-men) qui ne se posait pas de questions. Ils étaient beaux selon les critères de l'époque et bougeaient bien, ça suffisait pour en faire des stars. Car ils en furent. Des étoiles filantes, des imposteurs mais une ou deux saisons de véritables râteaux à blé.

Un nègre, en coulisse, chantait les titres qui faisaient un carton en Allemagne, en Espagne puis en Grande-Bretagne et même aux États-Unis. La "musique" était bidouillée en studio, les photos relevaient de l'esthétique gay et les disques enregistrés étaient du néant musical absolu mais ça cartonnait. Naturellement Franck Farian et sa dame savaient qu'ils allaient dans le mur et que, tôt ou tard, l'imposture allait être découverte. Ils comptaient bien faire tomber l’opprobre sur les épaules body-buildées des deux couillons manipulés. 
L'un des deux danseurs, porte-manteaux et chauffeur de libido se prit au jeu: drogues, filles jeunes, frasques, il fit tant et si bien qu'il fragilisa l'édifice et, en voulant chanter lui-même (alors qu'il ne savait pas) il précipita la chute du duo qui fut immense et complète: ils durent rendre leur "Emmy Award" en quelque sorte "usurpé", furent bannis des télévisions et des studios et se retrouvèrent tricards partout une fois que le producteur, par vengeance, les eus dénoncés.

Le plus fragile des deux s'enfonça dans la drogue et y laissa sa peau. Belles bagnoles, Hôtels de luxe, villas sur Beverley Hill, cocaïne, décès misérable rien ne manque. C'est à la fois hilarant et pathétique.

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2 septembre 2021 4 02 /09 /septembre /2021 07:00

Physiquement il n'y avait pas moins rock que lui. Il faisait penser à un livreur de supermarché ou, à la rigueur, à un clerc de notaire. A un prolo anglais. Sur les photos du groupe il "détonnait" avec son complice/comparse de la section rythmique des Rolling Stones, Bill Wyman. Couraient sur lui des bruits sur son alcoolisme passé ou sur le coup de poing sur le nez de Mick Jagger le jour où ce dernier osa demander "son" batteur.

Comme s'ils avaient honte d'avoir aimé ce groupe à la longévité de dinosaures les cuistres, pour rehausser l'image du batteur Charlie Watts soulignaient qu'il venait du jazz et que ses goûts profonds l'y ramenaient. Toujours ce mépris pour le binaire!

Charlie Watts, récemment déclaré forfait (à plus d'un titre) de la tournée des Stones aux USA faisait partie du groupe depuis ses débuts en 1963 (qui a demandé avant ou après J.C ?). Il battait sur "Come On", le premier 45 tours du groupe et battait encore sur "Living in a ghost town" en 2020. 57 ans de bons et loyaux services derrière les fûts de l'autoproclamé "plus grand groupe de rock n'roll du monde"... ça laisse songeur.

Wyman ayant déclaré forfait en 1993 Charlie faisait partie des historiques et était considéré pour cela et, ne le négligeons pas, ses qualités authentiques de drummer.

Ça peut paraître anecdotique ou dépassé mais en fait ça signifie qu'il officiait sur les 5 meilleurs albums du groupe qui font aussi partie des 5 meilleurs disques de rock de tous les temps. "Beggar's Banquet", "Let it Bleed", "Get yer ya ya's out !", "Sticky Fingers" et "Exile on Main Street", de 1968 à 1972. Dit comme ça la nécro admirative du bonhomme devient plus facile voire évidente.

En écoutant "Voodoo Lounge", un album pris au hasard dans leur pléthorique discographie on entend ce que Charlie Watts apportait et ce que le groupe lui devait...

La disparition définitive de Watts le rapproche de ce qui motive Mick Jagger depuis 40 ans au moins: une carrière solo! Rien que pour celà Keith Richards devrait faire valoir ses droits à la retraite!

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1 septembre 2021 3 01 /09 /septembre /2021 07:00

Depuis 2 étés nous jardinons de concert, ma femme et moi et sommes surpris et comblés par notre récolte et la beauté de notre jardin. Il s'agit d'un "jardin ouvrier" de 200m2 situé dans une boucle de la Garonne.
La terre alluviale est tellement bonne que les manches des outils pourraient germer!

Je suis un indécrottable citadin et n'avais jamais été attiré par le jardinage, jusque là. Je désherbe, j creuse, je retourne la terre, j'arrose, je sème, je plante, je fixe et je retire des racines, des pierres et surtout j'essaie d'éradiquer le chiendent.

Nous allons au jardin à tous moments mais le coucher du soleil est de loin le meilleur si on fait abstraction des nuées de moustiques venues au self-service.

Nous sommes une trentaine de jardiniers amateurs et, pendant une bonne année ils ont été d'une discrétion absolue. Nos échanges se limitaient à "Bonjour" et "Au-revoir". En fait ils nous observaient. Allions-nous gaspiller l'eau, introduire des engrais ou insecticides chimiques? étions-nous des adeptes de la "permaculture", savions-nous travailler, qu'allions-nous faire? ces questions plus d'autres (quel "clan" de jardinier intègrerons-nous? des deux rivaux en proie à une détestation de l'autre aussi forte qu'irréelle), allons-nous jeter nos déchets verts au bon endroit? etc etc. 

Ce n'est qu'une fois leur opinion, apparemment favorable, faite qu'ils ont commencé sinon à nous envahir du moins à vouloir parler avec nous. Au désert a succédé le trop-plein. On a dû freiner et dire qu'on souhaitait être tranquilles! (je déteste les "pots" et les barbecues).

Mais bon. On n'est pas des sauvages non plus. Finalement, comme au boulot, c'est la période d'essai la meilleure.

 

 

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31 août 2021 2 31 /08 /août /2021 07:00

Récemment nous discutions d'une relation que je n'apprécie pas trop. Voulant trouver un argument pour m'amadouer à son propos Françoise m'a dit: "il a des problèmes de cœur". Ma réaction a été inverse; au lieu de m'apitoyer sur lui j'ai répondu: "je me fiche de ses problèmes sentimentaux". Françoise a souri et a dit: "non, il a des problèmes cardiaques, pas sentimentaux.", illustrant ce que peut-être un dialogue de sourds lié à une mauvaise communication.

M'est revenue une autre erreur d'interprétation que j'ai faite il y a bien longtemps dans un de mes premiers jobs. Je travaillais alors dans une petite maison d'édition A.Hatier au quartier latin, éditeur surtout connu pour ses livres scolaires. je faisais un travail sans grand intérêt de "gestion des stocks". C'était bien avant l'arrivée des ordinateurs. On fonctionnait de manière empirique et approximative. J'avais un CDD de 6 mois et étais payé des clopinettes.

Lors d'un "pot" regroupant une vingtaine de personnes dont le PDG, le Directeur général et d'autres faisans le DG m'a avisé et dit à la cantonade en me désignant: "Mr Poirier est la cheville ouvrière" de notre société. Je ne connaissais pas l'expression et en ignorait le sens. Les mots "cheville" et surtout "ouvrière" ainsi que le sourire mielleux des présents m'ont fait penser à une moquerie ou pire.

J'ai sorti une phrase échevelée sur la modestie de mes émoluments et sur mon envie de quitter l'entreprise dès que mon contrat serait achevé et suis parti en maugréant.

En fait... c'était un compliment (la cheville ouvrière est une personne indispensable quoi que discrète) et personne n'a compris ma réaction. Problème de communication, une fois encore.

 

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30 août 2021 1 30 /08 /août /2021 07:00

Un tiers des funérailles se fait par crémation. Voilà une information qui m'a surpris. Je pensais, en toute contradiction, que c'était plus, ou que c'était moins. Ce samedi les journaux du matin (jusqu'à 8H00 et les conseils jardiniers d'Alain Baraton) avaient l'humeur primesautière: agressions vinicoles, pont aérien à Kaboul, exaspération des soignants, aide-soignants et personnel infirmier à qui l'on demande de travailler en réanimation sans la moindre préparation, 6ème samedi de mobilisation contre le "pass" et, last but not least, un doc sur les cimetières en France. Dans le cadre de "L'ÉTÉ ARCHI" France Inter, à 7H24 très précisément, diffusait un document sonore très intéressant et qui donnait envie d'en savoir plus.

 

 

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