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22 août 2017 2 22 /08 /août /2017 07:00

Nous sommes un peuple touristique très particulier et, reconnaissons-le, assez pénible.
A l'étranger nous identifions toujours le compatriote au bruit qu'il fait et à ses manières peu discrètes de se fondre dans les foules. Le premier contact avec notre pays, lorsque l'on rentre d'un voyage lointain, est presque toujours lié à l'indiscipline, l'agitation ou les récriminations d'un Français.

Autres traits spécifiques de notre caractère national: le chauvinisme ("oui il est bien ce téléphérique, il rappelle celui de Montmartre"), la critique ("que c'est mal organisé!"), l'indiscipline, l'art de la resquille, la pratique de la comparaison à outrance ("chez nous.....") et, naturellement, une méconnaissance abyssale de la langue des pays que nous visitons (pardon, "qu'on fait" car les Français "font" le Portugal ou la Grèce) mais même de l'anglais ("y'a pas de carte en Français?") comme des particularismes régionaux ("une seule file d'attente? c'est nul").

Nous parlons fort, nous sommes exigeants avec les autres, nous sommes radins, nous nous prenons pour un "grand" pays et minimisons ceux que nous traversons ("Oui, Lisbonne c'est pas mal") quand nous ne les traitons pas comme des sous-développés ("Il y a même un office de tourisme ici".

Nous sommes difficilement transposables parce que nous ne mangeons que ce que nous connaissons déjà ("les supions, je les préfère à la provençale"), suspicieux ("Banco do Brazil, je peux faire un retrait de 50€ sans danger tu crois?") et peu curieux.

Rien de plus énervant que les réserves des hôteliers étrangers qui vous disent que les touristes qu'ils aiment le moins sont....les Français qui se comportent mal et s'offrent le luxe de faire des commentaires agressifs ou injustes sur les sites internet des hôtels ou sites visités.

Je déteste cette fausse complicité qu'affectent les hexagonaux lorsqu'ils en rencontrent d'autres loin de leur base. A tous les coups un certain mépris et une mauvaise critique seront échangées plutôt que bonnes adresses et expériences plaisantes.

Voir un embarquement d'avion est une souffrance tant nous sommes indisciplinés: si on appelle les places 26 à 14 le Français qui a les places 6C et 6D se précipite pour essayer de passer.. Et naturellement avec un bagage trop volumineux pour être considéré comme bagage de cabine, ce qui retarde tout le monde et exaspère les autres!

Bien sur je généralise et tous nos contemporains du "pays des 300 fromages" (sic) ne sont pas des goujats bruyants et sales mais convenons qu'il en est plus qu'ailleurs et qu'ils ne donnent pas la meilleure image possible..

 

 

 

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21 août 2017 1 21 /08 /août /2017 07:00

De tous temps j'ai eu une attitude contrastée avec le magazine "Télérama". La première se traduit à peu-près par la réflexion: "mais pour qui se prennent-ils ? ce vulgaire journal de programmes télé se la pète vraiment" la seconde étant le contraire: "il n'y a pas à dire, c'est autre chose".

La vérité est que cet hebdomadaire est exactement à la rencontre des deux affirmations. Télérama est un journal de programmes de télévision mais pas que.

Je ne l'achète jamais mais, lorsuq'il m'en tombe un sous les mains, je le feuillette avec plaisir et... agacement.
Agacement parce que ce journal a ses têtes. Il adore célébrer Pasolini, Gus Von Saint, David Lynch, Jean-Luc Godard, Woody Allen, Jeanne Balibar, les Garrel père et fils, feu Jacques Demy et sa Varda, Woody Allen et une vingtaine de "happy fews" idolâtrés par les bobos CSP++++.

Ce tropisme intello-branché-hermétique mis à part, le magazine qui s'adresse prioritairement aux personnes cultivées de gauche idéalement représentés par les professeurs d'université n'a aucun mal à supplanter TOUS ses pâles concurrents.

Je lui reprocherais ses parti-pris, ses "facilités", sa volonté -parfois- de "faire chiant", ses gimmicks d'écriture et, en fin de compte, ses emballements prévisibles.

Dans le gîte Normand que nous avons loué une semaine mi-août il y avait 4 numéros de Télérama: l'un portait un dessin de Sempé en couverture pour annoncer un dossier concernant "la mue des musées", l'un David Bowie, encore vivant et consacré à ce qui serait son avant-dernier album, un autre sur Guy Debord et j'ai oublié tout du dernier sauf qu'il était volumineux et que le dossier central parlait de la peinture engagée sous la dictature hitlérienne. 

Rien à dire: les dossiers, bien qu'un peu courts, valaient largement ceux des hebdomadaires consacrés (l'Obs, l'Express, Marianne, le Point, Society...) et les dépassaient même par une iconographie choisie et des exemples puisés plus souvent derrière le périphérique de Hidalgo-City. Une mention particulière pour celui consacré aux musées qui n'oubliait pas de pointer du doigt (si j'ose dire) les "audio-guides" et donc les idiots-guidés..

A propos du cinéma, point fort du titre, si Xavier Dolan et quelques autres restent intouchables, on sent une réévaluation des films projetés et une volonté d'être plus justes. On se prosterne devant Godard mais on fait moins la moue devant Sautet ou même Grangier.

... les combats idéologiques sont derrière Télérama qui reste cependant vaguement contaminé par la psychanalyse, la politique et même l'inquiétude sur l'au-delà...

Pour un journal qui décline les programmes de télé c'est plutôt une qualité!

 

 

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18 août 2017 5 18 /08 /août /2017 07:00

Dans ma déjà longue existence j'ai assez souvent mis les pieds sur des bateaux. Que ce soit le minuscule "Ferry-boîte" du Vieux-Port de Marseille à des ferries plus conséquents, des bacs à des bateaux de plaisance (dont les sublimes yachts de mon ex-beau frère) en passant par toute sorte d'embarcations.

Je ne souffre pas du mal de mer et le clapot ne m'a jamais empêché de dormir.

Mieux j'aime me retrouver loin, très loin du rivage et la haute mer ne me fait pas peur. Certes, comme beaucoup, j'imagine toute sorte de créatures aux dents acérées et prêtes à le faire chavirer glisser sous le navire pour déchirer ma vieille peau façon hamburger mais, une fois encore, j'aime me sentir sur l'eau, peut-être plus que dedans..

La semaine dernière je suis monté sur un petit bateau à cabine et ai passé la journée en mer, au large des Glénans (Bretagne, Finistère). La journée était belle,  le soleil généreux, les nuages nombreux et bien dessinés, de différentes teintes allant du blanc franc au gris foncé, la mer dominante noire mais avec des espaces verts émeraude (fonds sablonneux). La marée était marquée et de nombreux voiliers croisaient tout autour.

Nous avons posé l'ancre et déjeuné dans une crique abritée du vent.

Au retour la mer était nettement plus agitée et les vagues devaient faire plus du demi-mètre mais tout ceci était amusant. La mer est propice à la contemplation et à la réflexion. On s'abime en soi en pensant à mille choses qui font oublier le temps et ce qui se passe autour.

Pas assez cependant pour ne pas voir un beau voilier échoué sur le flanc attendant la marée haute et es airs crispés des passagers. Ni le (s) dauphin(s) que Françoise a vu(s) et dont on a aperçu in extremis la nageoire dorsale qui lui a évité de passer pour une affabulatrice, une mythomane ou une menteuse!

J'ai aimé le retour au port, le nettoyage du bateau, l'installation à l'anneau et le retour à la cale dans l'annexe.

Un dépaysement et des sensations sinon nouvelles du moins renouvelées et si plaisantes.

 

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17 août 2017 4 17 /08 /août /2017 07:00

Toute notre époque est dans les détails, je me répète. Ainsi la réédition, en livre de poche de l'excellent livre de Laurent Binet "HHhH" est, en elle-même un condensé des travers de notre époque.
L'affiche du film qui a été tirée de ce "roman" sert de couverture au livre de poche. La tête de profil du SS haut gradé n'évoque en rien Reinhard Heydrich dont le livre raconte les principaux "faits d'armes" et la préparation puis l'attentat qui lui a coûté la vie en mai 1942 à Prague.

Vous avez noté que j'ai parlé du mois de mai 1942. Naturellement la photo montre des nazis enfoncés jusqu'aux genoux dans la neige. Logique, quand tu nous tiens.

D'ailleurs le personnage qui occupe les trois quarts de l'image de couverture du livre ressemble à ces personnages masculins hyper-virils des jeux vidéos. Encore un contresens.

Un petit sous titre nous précise que le livre de laurent Binet, "HHhH" a été couronné du "Prix Goncourt du Premier Roman". Le livre est une reconstitution pointilleuse d'un fait historique mais le voilà qualifié de roman. C'est absurde!

J'avais déjà vu des films et lu des choses sur l'assassinat de Heydrich qui fut un des plus immondes salauds de la seconde guerre mondiale qui, pourtant, n'en fut pas avare. Comme le dit Binet dans son livre la différence entre lui et disons Göring, Himmler, Borman et tant d'autres est qu'il était intelligent, travailleur et déterminé.

Les scrupules, l'Humanité et la notion de Bien et de Mal ne l'effleuraient même pas.

C'est lui qui mit en oeuvre "la Solution Finale de la Question Juive" (le meurtre systématique de tous les juifs, par balles puis de manière industrielle par les gaz de tous les juifs d'Europe que les Allemands pourraient trouver, 11 millions de personnes condamnées, 6 millions effectivement exterminées, mise au point d'un service de renseignement, de police, d'espionnage et de contrainte d'une efficacité absolue et occupation sanglante et ultra-répressive de la République Tchèque après démantèlement de la Tchécoslovaquie).

Le "roman" en question raconte la sélection puis la formation et l'envoi à Prague par la résistance et le Gouvernement Tchèque en exil d'une équipe de parachutistes chargée de tuer la "bête Blonde" (surnom admiratif que donnaient les Allemands à Heydrich) et l'exécution elle-même ainsi que les effroyables représailles qui s'abattirent sur des innocents.

Mon avion (n')avait (qu') une heure et demie de retard hier (EZY 4029 15H05 Orly Ouest) et, plutôt que la presse paresseuse et de mauvaise humeur j'ai préféré acheter et relire ce livre qui m'avait plu. L'auteur y avance en expliquant sa démarche, ses doutes, ses craintes, son sentiment et ses pensées. (C'est cela qui lui aura valu de voir son livre qualifié de "Roman"?!?)

Je vous le recommande...


 

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15 août 2017 2 15 /08 /août /2017 07:00

Je ne voudrais pas sombrer dans la diffamation mais je suis persuadé que l'un des plus grotesques bouffons de cette époque qui semble pourtant les révérer est le pubard Jacques Séguéla dont le discours est au-delà du ridicule. Très au-delà. L'entendre aujourd'hui parler des "bas Dim" comme s'il s'agissait de la pierre philosophale était à pisser de rire.

Ce petit et vieil homme revendique son inculture abyssale et se pique d'inventer des concepts.

Personne n'ose lui dire que son métier consiste à faire vendre du papier WC, des shampoings pour moquette ou des tambouilles frelatées concoctées par l'industrie alimentaire.
Lui se croit "créateur" et poète et s'imagine en leader d'opinion.

Depuis le début des années 80 ce mange-merde donne un avis idiot sur tout et est accueilli par les cuistres comme une sorte de sage de la réclame qu'ils appellent "communication" parce que, tout de même, philosophie leur semblait un peu exagéré.

Cet homme pédant, content de lui et vibrionnant de médiocrité s'honore (c'est lui qui le dit) d'avoir fait des spots Citroën consternants, d'être à l'origine de "la force tranquille", le slogan pétainiste de la momie Mitterrand et, last but not least, d'avoir présenté Carla Bruni à Nicolas Sarkozy.
Devant de tels faits d'armes je m'incline pour que mon front touche le sol!

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14 août 2017 1 14 /08 /août /2017 07:00

L'émotion du moment et une certaine forme de hiérarchisation de l'information font que certains évènements absolument insignifiants prennent plus de place que d'autres infiniment plus lourds de conséquences pour l'humanité toute entière.
Le transfert d'un club espagnol à un club parisien d'un footballeur a ainsi occulté l'invraisemblable "conversation" entre Donald Trump et le premier ministre Australien et surtout la bassesse et la vulgarité de cette calamité de Président.

On dirait que tout le monde s'y est fait et en rirait presque. Le successeur d'Obama menace clairement la paix du monde et son impréparation à la mission comme sa personnalité psychotique sont extrêmement dangereuses.

Mais nous glosons sur le transfert d'un tapeur de ba-balle et sur le "génie" de Mlle Jeanne Moreau.

Le "bras de fer" sur fond de testostérone réchauffée que se livrent le même Trump et le leader de Corée du Nord devrait plus nous inquiéter. Me semble t'il.

La réunification de l'Allemagne sous les auspices de Helmut Kohl, de Mikhaïl Gorbatchev et du Président George Bush (père) était évoquée longuement dans un documentaire américain diffusé à 5H du matin le samedi 5 sur la chaîne Histoire. (toujours mes insomnies...). Incroyables ce que nous avons été mal informés à l'époque lorsque ce n'était pas de la désinformation pure. L'effroyable pollution de l'Allemagne de l'Est a ainsi été minimisée voire cachée aux opinions publiques de l'époque. Le quadrillage généralisé et l'espionnage systématique de la population par l'insoutenable police politique du régime de l'Est, la STASI, a été caché et, encore aujourd'hui, il y a des personnes qui parlent de la RDA comme d'un pays "normal" alors que c'était une dictature impitoyable, ubuesque, sinistre et inefficace économiquement.

Les mêmes ("Le Monde" en premier lieu) continuent de cuisiner les mêmes plats rances avec une information calibrée pour respecter les partis pris et les positions de ses ayants droits (et lecteurs).

Il n'empêche: notre devoir de citoyens éclairés est de ne pas se limiter à la bouillie pré-digérée de l'information-spectacle et anodine. Les moyens ne manquent pas, il suffit de s'y atteler.

 

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11 août 2017 5 11 /08 /août /2017 07:00

La "triangulation" est une attitude politique qui consiste à reprendre à son compte les idées de son opposition et, souvent, à les mettre en pratique.
Nicolas Sarkozy, pendant son regrettable quinquennat, a mis en oeuvre cette disposition qui a gêné le PS. Comme il l'a pratiquée avec le FN il a perdu sur les deux tableaux, mais c'est une autre histoire..

Le Maire de Toulouse, du même bord que l'ex-Président et, comme lui, opportuniste convaincu et sans honte fait, depuis sa réélection surprise, la politique que son prédécesseur avait engagée et espère en tirer les bénéfices aux prochaines municipales.

Je dis réélection surprise car l'homme est plus terne qu'une feuille de pissenlit et possède le charisme d'un bigorneau (cuit) mais se croit indispensable. Il a été maire de Toulouse le temps de la fin du mandant de Philippe Douste-Blazy qui avait dû rendre sa charge contre un ministère.

Un socialiste, Fabiusien revendiqué (ça a existé!) Pierre Cohen, a remporté la mairie et, malgré une mandature pas indigne l'a perdue par sa rigidité et son dogmatisme insupportables.

A la surprise générale (et à la sienne!) Jean-Luc Moudenc est revenu au Capitole. Instruit par le passé il a renoncé à distribuer les joyaux architecturaux de la ville à des sociétés qui voulaient les transformer en hôtels 4 étoiles ("L'Hôtel-Dieu") et, comme je le disais, a mis en oeuvre une grande partie des projets de son prédécesseur. Avec, faut-il le préciser? la même morgue, la même distance, la même certitude que l'électeur est un benêt qui doit se laisser mener.

Il faut avoir assisté à une séance de consultation de la population riveraine pour être édifié du mépris des politiques à propos du peuple. Il dit "peut-être" on traduit "sûrement", il dit "non" on dit "oui" pour lui avec des chiffres sortis d'un chapeau de magicien (électoral).


Aucune concertation ou des apparences de consultation (la voie de bus en site propre de Lardenne), les Ramblas sur les Allées Jean Jaurès,, l'extension forcenée du stationnement payant, la piétonisation à outrance du centre-ville, le métro choyé et déversoir de sommes considérables et, j'allais dire naturellement, l'arrachage sournois et à la sauvette du plus d'arbres possible de la ville rose..

Ces édiles doivent considérer qu'une mandature réussie se mesure au nombre d'arbres arrachés et à l'augmentation des impôts locaux.

Jean-Luc Moudenc pratique, on le voit, une triangulation municipale qui risque, car ce dernier espère reconquérir son trône, de ramener le rigide Cohen à la mairie. On n'en sort pas!

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10 août 2017 4 10 /08 /août /2017 07:00

C'est l'été et je n'ai pas envie de me plonger dans un livre abscons d'Heinrich Böll. Pas de lire les best-sellers aussitôt la lecture achevée oubliée. J'ai jeté mon dévolu sur ces grosses autobiographies signées de rock-stars de "mon" époque. Keith Richards ("Life") a ouvert le bal. Dylan a suivi puis Nick Mason, Townshend ("WHO I am") et enfin Bruce Springsteen et "Born to Run".

C'est, de très loin, ce dernier qui remplit le mieux le contrat: faire comprendre le Rock, expliquer la vie de ces demis-Dieux, leurs problèmes et la façon dont eux mêmes se voient et gèrent leur célébrité. Il n'élude rien et dresse un portrait (assez) impitoyable de ses faiblesses et n'enjolive en rien une vie qui, tous comptes faits possède de beaux aspects (essentiellement composer des chansons qui atteignent leur public et qu'il adore interpréter devant lui) mais un nombre considérable de contraintes et de calamités (la famille, les femmes, la critique, l'argent qui isole...)

Ce qui, chez Springsteen comme chez les autres superstars frappe le plus est leur incroyable admiration pour certains de leurs pairs. Springsteen parle de Clapton avec un infini respect et donne du concert avec Mick Jagger et George Harrison pour son admission au "Hall of Fame" une description de lui qui ressemble à celle de n'importe quel fan ébloui d'admiration et rempli de bonheur de rencontrer ses idoles.

Cet auteur de grand talent, ce compositeur inspiré reste lucide tant sur lui-même que sur son oeuvre et n'hésite pas à se dessiner sans fioritures.

C'est écrit avec le vocabulaire de tous les jours et sans exclure les exclamations triviales du langage parlé: on n'attend pas d'un rocker qu'il parle comme la Rochefoucauld!

Presque tous les albums sont rapidement chroniqués (sauf étrangement, les deux concomitants "Human Touch" et "Lucky Town" qui contiennent pourtant de sublimes titres ("If I should fall behind").

J'ai pratiquement toujours été d'accord avec ses appréciations sur sa propre production et, comme lui, je tiens "Nebraska" pour son chef d'oeuvre absolu (talonné par l'album "Tunnel of Love" qui contient sa  toute meilleure chanson "Tougher than the rest" et "Brilliant Disguise" qui ne démérite pas).

Une autobiographie passionnante qui, évidemment, convient à ceux qui connaissent Bruce Springsteen mais pas obligatoirement car elle va au-delà de la musique et de la célébrité pour dévoiler l'unité d'un homme, avec ses faiblesses et ses forces.

J'ai hésité à lire "Born to run" (en le lisant près d'un an après qu'on me l'ait offert) de peur d'être déçu par le personnage. C'est le contraire qui est survenu: je suis heureux d'avoir suivi depuis si longtemps un type aussi remarquable.

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9 août 2017 3 09 /08 /août /2017 07:00

Marianne, le magazine daté du 28 juillet dernier titrait: "Automobilistes, le grand racket". Cette même semaine j'ai été verbalisé pour un dépassement de vitesse autorisée soit 45 € et 1 point de permis. J'ai beau connaître ce radar, chaque fois que nous allons à Mont de Marsan l'un de ses 10 concurrents sur le trajet (146 km) nous prend en faute. A chaque fois.
Cette même semaine ma femme a garé la voiture devant l'hôtel où elle était avec des enfants. Cette buse d'hôtelier ne l'a pas avertie qu'il y avait marché le mercredi. résultat voiture enlevée, fourrière et tracasserie par une journée d'étuve et en présence de deux petits enfants privés de leurs loisirs contre une matinée de paperasse dans des vilains bureaux.

Et youpi!

Ca a continué sauf que je me suis racketté tout seul: en "ratant" ma marche arrière sur le parking extérieur de notre immeuble j'ai malencontreusement  reculé sur un lampadaire qui a pulvérisé le bloc-phare arrière droit. 126,85€ chez Peugeot plus Deux heures d'attente dans une concession surchauffée...Et j'ai eu de la chance: aucun élément de carrosserie n'a été touché!

Dernier "racket" automobile de la semaine la "Révision obligatoire" annuelle: 456€. Il a fallu changer les plaquettes de freins que le premier contrôle technique avait qualifiés de "usées".

Et dire que je voulais me faire plaisir en m'offrant un SUV. J'y ai (définitivement?) renoncé après cette semaine noire.

La bagnole. Un esclavage et un moyen radical de ne pas s'enrichir.

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8 août 2017 2 08 /08 /août /2017 07:00

Il y a plusieurs façons de regarder, près de 60 ans après qu'il ait été tourné et monté le film de Louis Malle "Ascenseur pour l'échafaud".
La méthode intellectuelle-pleine de parti-pris qui insistera sur la musique (forcément géniale) de Miles Davis, l'insistance sur le très jeune âge (26 ans) du réalisateur à l'époque, le jeu de la comédienne Jeanne Moreau (exquis, naturellement) et l'habileté machiavélique du scénario.
Basé sur un roman de Noël Calef, le scénario et les dialogues sont signés Louis Malle et Roger Nîmier. Calef et Nîmier ne sont pas seulement oubliés de nos jours: ils semblent n'avoir jamais existé.

Il y a la manière: "machine à remonter le temps". Le film n'est regardé que parce qu'il permet une plongée dans le temps: les cafés parisiens, le téléphone à cadran et à fil, la Mercédès 300 SL et ses portes "papillon", le Métro Bir-Hakeim Grenelle et le vieux métro aux rames "Sprague".

Variante de la dernière; la méthode "historique", la presse bon enfant, le responsable de la justice qui se fait mousser, les moeurs de l'époque, l'alcool et les cigarettes omniprésents, les voitures. Sans oublier les rapports sociaux de l'époque (le fondé de pouvoir obséquieux avec Moreau, le flic très respectueux avec la même lorsqu'il apprend qui elle est), les rapports entre commerçant et petit personnel, salariés, employés, le matériel du standard téléphonique et le taille-crayons électrique de la standardiste, l'appareil photo "moderne", la capote électrique de l'auto américaine de Maurice Ronet..

A la manière du cinéphile qui s'amuse à retrouver celles et ceux qui sont devenus, par la suite des bons seconds rôles (Charles Denner, François Mestre, Félix Marten), des bons premiers rôles (Lino Ventura) et même des histrions célèbres (Jean-Claude Brialy).

Il y a ceux qui regardent un film qui raconte une histoire embrouillée mais pas mal menée, qui regrettent l'excellent acteur qu'était Maurice Ronet, qui s'exaspèrent du jeu "jeune" de Georges Poujouly et du maniérisme de celui de "Mademoiselle Moreau" qui, parce qu'elle vient de mourir, s'est vue ensevelir sous les fleurs et les compliments pendant 36 heures. L'autre personnage féminin, un vendeuse de fleurs "bête à manger du foin" comme on disait à l'époque est un "caractère" qui a disparu, et c'est tant mieux, dans la vraie vie comme au cinéma.

Enfin il y a ceux qui, comme moi, ont regardé ce film avec tous ces regards et l'ont trouvé plutôt bien malgré l'usure (visible) du temps.

 

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