Overblog
Suivre ce blog Administration + Créer mon blog
16 novembre 2017 4 16 /11 /novembre /2017 07:00

Le dossier du magazine hebdomadaire "Marianne" sur la recrudescence des actes antisémites en France qu'il estime le plus souvent dus à une importation mal digérée du conflit entre Israël et la Palestine m'a hanté tout le week-end. Je n'ai cessé de penser à ces Juifs que d'aucuns persécutent littéralement au nom d'une guerre lointaine dont ils ne possèdent ni les tenants ni les aboutissants et qu'ils importent stupidement en y plaquant leurs présupposés puérils et simplificateurs.

Je ne comprendrai jamais et n'accepterai pas plus que l'on mette Israël en cause et qu'on lui impute tous les crimes de l'Histoire.

Israël est né, ne l'oublions jamais, parce que les juifs étaient persécutés partout ailleurs. Nul n'a oublié les pogroms de Pologne ou de Russie ni la «solution finale de la question juive» telle qu'elle a été réfléchie, programmée et méticuleusement appliquée par l'Allemagne nazie de 1941 à 1945 ni du refus des Britanniques de laisser les survivants européens s'installer en terre sainte (cf l'Exodus).
Les Israéliens ont construit, sur des terres arides et en une période record un pays moderne, démocratique à l'économie saine et qui attire les juifs du monde entier.
Je n'oublie jamais que ce pays a été construit sur et contre la Palestine. Ce fait est la cause de la tragédie palestinienne que je ne minimise pas.
Lorsque les pays arabes ont attaqué Israël en lui déniant le droit d'exister (Guerre des 6 jours) Israël s'est battu et a remporté une victoire totale.

C'est peut-être cette victoire militaire qui est «montée à la tête du pays» en lui donnant un sentiment dangereux de puissance et de droit qu'elle a manifesté en créant et étendant ces «colonies» dans les territoires occupés.

Colonies et territoires occupés, les deux expressions portent en elles une charge destructive: depuis la décolonisation on sait combien l'Europe a expié cette période de son histoire. Quant à celle de territoires occupés elle signifie (pour tout le monde) concrètement «à libérer».

J'en terminerai sur Israël en regrettant que les moins modérés soient au pouvoir, que des intérêts empêchent trop souvent la sagesse d'apparaître et que la religion, une fois encore, au lieu d'adoucir les antagonismes les renforce par son absence totale de nuances.

Je pense qu'on pourrait pratiquement retourner le portrait pour faire celui des Palestiniens tant les mêmes forces destructives sont à l'oeuvre dans cette partie du monde.
La Palestine occupée s'est donnée les pire gouvernements possibles: religieux, dogmatiques, intransigeants, cupides, se réclamant d'idéologie mortifère et ne reculant devant aucune abjection dans leur combat dont les origines, je le rappelle, sont éminemment nobles: recouvrer leur souveraineté et les parties de leur territoire leur permettant de créer un vrai état, autonome et souverain.

 

Ca ce sont «objectivement» les données du problème. En les énonçant on voit que des solutions pérennes existent et qu'une négociation pourrait faire parvenir à des accords.
Hélas il faut ajouter ceux qui ont intérêt à ce que ce conflit ne se résolve pas, à soutenir le pire en espérant manipuler les protagonistes, ceux qui appliquent des schémas erronés, qui fantasment des situations et surtout qui s'approprient des combats qui ne les concernent pas en les envenimant et complexifiant. Je refuse de comprendre et n'accepte pas que les banlieues françaises soient les soutiens inconditionnels des palestiniens.

30 ans au moins que ce conflit dure.

 

Personnellement je n'ai, sur cette guerre, qu'un principe: qui porte des valeurs proches aux miennes, qui serait à mes côtés dans un conflit, qui prône une société démocratique et qui,même mal, l'applique ici et maintenant?

Tant que je verrais, en France comme en Palestine, ces foules haineuses et exclusivement masculines demander la destruction d'Israël et vociférer pour obtenir des exécutions je sais que je raisonne convenablement. Qu'on me prouve le contraire.

 

Partager cet article

Repost0
15 novembre 2017 3 15 /11 /novembre /2017 07:00

Pourquoi parler de quelqu'un qui a enfin été décroché des cimaises de l'actualité et ce pour notre plus grand bien?

Tout simplement parce que je vois une similitude de comportements entre lui et le 45ème Président des Etats Unis, Donald Trump.

On a tendance à l'oublier mais le quinquennat de Nicolas Sarkozy (2007-2012) a été profondément marqué par la personnalité immature et psychotique du président. L'infantilisme de certaines de ses réactions ("Avec Carla c'est du sérieux"), sa grossièreté ("Casse-toi pauvre con"), ses colères, son omniprésence, ses lubies (envoyer des SMS lors d'une audience du Pape Benoît XVI) et ses déclarations à l'emporte-pièce, sans oublier sa politique erratique (Kadhafi invité au palais Royal et qui y plante sa tente, Bachar Al Assad invité d'honneur au défilé du 14 juillet) et ses rodomontades devant la presse ou, pire, devant des chefs d'états étrangers tout rappelle Donald Trump à l'oeuvre à Washington.

Jusqu'à cette compagne mannequin plus jeune qu'ils exhibent comme des trophées soulignant leur "virilité"...

L'un et l'autre ont révolutionné les moeurs politiques de leur pays sans que l'on puisse parler d'amélioration. Les deux présidents bien élus ont été soutenus par leurs électeurs et rejetés par les élites culturelles sans que leur mandat n'en soit affecté.

Après 1 an de pouvoir Donald Trump donne le La de la politique mondiale comme Sarkozy le donnait pour l'hexagone. Seule l'échelle change.

Je prends date aujourd'hui et suis prêt à parier que Trump ira jusqu'au bout de son mandat (2020) et que, comme ses homologues Français il se représentera et sera battu ou ne pourra tout simplement pas se représenter.

On commence (enfin) à oublier Sarkozy: on oubliera pareillement Trump, ses pompes, ses tweets, ses âneries et, globalement, sa présidence.

 

Partager cet article

Repost0
14 novembre 2017 2 14 /11 /novembre /2017 07:00

Tout le monde, dans ce pays, sait à quoi s'en tenir sur Marcel Campion, le "forain" parisien qui a accaparé le territoire parisien sous les mandats municipaux ô combien tolérants de Jacques Chirac, Jean et Xavière Tibéri, Bertrand Delanoë et dame Hidalgo.

Par des arrangements plus secrets que ceux de la Mafia le "roi des forains" a obtenu plus et plus longtemps que n'importe qui des édiles cités plus haut. Pendant des années et des années il a, avec ses amis et alliés, bénéficié de passe-droits, d'autorisations biaisées et de subsides qui auraient du faire hurler le bon peuple parisien.

Avec un sens de la démocratie à souligner le "forain" a des arguments subtils pour remettre dans le droit chemin celle et ceux qui auraient ne serait-ce que l'idée d'y regarder de plus près: il menace de bloquer la capitale avec ses camions, de freiner la circulation sur le périphérique voire pire. Et il met ses menaces à exécution!

Ces simples menaces, jusqu'ici, lui permettaient d'obtenir tout ce qu'il désirait, et même ce qu'il ne désirait pas. L'homme de 77 ans n'est pas du genre à abandonner.

Depuis quelques semaines (la campagne de presse du "Canard enchaîné" qui dénonce les magouilles et ultimatums du forcené y a t'elle aidé?) il semble que la Mairie de Parie ose lui tenir tête sur ces "marchés de Noël" (il s'agit de ces chalets faussement rustiques dans lesquels on vend cher de la camelote made in China et de la bouffe industrielle rebaptisée régionale) qui lui rapportent juste de quoi subsister si on l'en croit.

Ce matin, sur "France Inter" un de ses lieutenants s'en prenait au Jardin d'acclimatation, un haut lieu du Bois de Boulogne défiguré par LVMH et qui a inventé jadis le concept de la fête foraine pour enfants riches. Comprendre: Marcel Campion est le nouveau Robin des Bois et s'en prend à Bernard Arnaud, première fortune de France. Le symbole est fort et, on le voit, la guerre est totale!

Tout ceci est une escroquerie, le forain un bandit qui s'est enrichi aux dépens de la ville et des contribuables. Ses méthodes de gangster et son chantage doivent être dénoncées et condamnées et la Mairie être plus transparente dans des dossiers comme celui-là.

 

Partager cet article

Repost0
13 novembre 2017 1 13 /11 /novembre /2017 07:00

Jeudi soir, dans l'émission de télévision "C' à vous" sur France 5 la gravité et l'intelligence se sont subrepticement invitées en lieu et place du défilé habituel de crétins interchangeables du show-business.

Maître Dupond-Moretti, le célèbre avocat, venait en effet donner à nouveau son point de vue sur le déroulé et le verdict contesté du procès d'Abdelkader Merah, le frère du terroriste assassin Mohamed Mehra qui tua 7 personnes dont 3 enfants.

Cet homme, éprouvé mais solide avait un seul argument à faire passer: dans une démocratie, et la France en est une, imparfaite mais de vieille tradition, tout accusé, fût-il le pire des meurtriers (et Mohamed Merah est l'un des pires qu'on ait à déplorer dans notre histoire) a droit à une défense équitable.

L'immense douleur des proches de victimes, si elle se conçoit, n'explique ni ne pardonne les débordements insensés qui ont accompagné le procès et surtout l'énoncé de son verdict.

Maître Dupond-Moretti a été affecté, c'est un euphémisme, par les débordements de haine à son égard d'autant, expliquait-il, qu'ils venaient de personnes étrangères au dossier. Des personnes animées non par la justice mais par la loi du talion.

Il a réussi (grâces soient rendues à Patrick Cohen) à donner un éclairage indispensable à ce procès qui devait déterminer si oui ou non le frère de Mérah avait du sang sur les mains et donc avait aidé celui-ci à commettre ses actes épouvantables.
La justice n'a pas amassé de preuves allant dans ce sens, du moins pour déterminer la culpabilité d'Abdelkader Merah dans les crimes de son frère et l'a condamné à 20 ans non pour complicité mais pour association de malfaiteurs.

20 ans, association de malfaiteurs au lieu, comme le réclamaient l'avocate générale, les familles des victimes et un public en surchauffe de la perpétuité pour complicité.

La justice n'est pas une loterie et les débats n'ont pas prouvé cette complicité que d'aucuns tenaient, avant même le procès, pour acquise.

On a reproché à Maître Dupond-Moretti sa phrase ("c'est aussi une mère dont le fils est mort" à propos de la mère des frères Merah) mais elle s'explique par l'atmosphère de lynchage et de vengeance.

Or, et trop de monde l'oublie depuis la sacralisation des victimes, la justice n'est jamais la vengeance.

Sur le plateau de France 5 ce jeudi un héritier des défenseurs des grandes causes le rappelait dans une ambiance recueillie qui changeait du cirque médiatique habituel.

 

Partager cet article

Repost0
10 novembre 2017 5 10 /11 /novembre /2017 07:00

Je reviens sur une question (très) mineure mais qui ne lasse pas de me surprendre: pourquoi certains consommateurs se ruent chez certains commerçants siglés alors qu'ils sont, de notoriété publique, plus chers et souvent moins compétents?

Je ne veux pas parler de ces personnes qui squattent une nuit un bout de trottoir pour être les premiers à détenir un smartphone qui leur coûte au moins un mois de salaire: ceux-là, me semble t'il, sont du ressort de la psychiatrie. Je pense à ceux qui achètent du mauvais café, des thés banals, des gâteaux industriels au prix du champagne et du caviar, les clients de la chaîne américaine Starbucks par exemple.

J'entends l'argument qui veut que ces "cafés" soient parmi les rares qui offrent l'accès gratuit au WI-FI mais j'ai des doutes sur la fiabilité de l'argument.

N'importe quel client faisant la différence entre le café d'une machine pris à une station d'autoroute et un expresso sorti d'un percolateur voit ce que je veux dire.

Le breuvage que sert Starbucks, ce n'est pas de la diffamation mais une constatation, est tout sauf du café. Qu'ils le baptisent "Américain" n'enlève rien à l'arnaque. Cher et aqueux, brûlant et fade ce liquide qu'on vous sert ne vaut jamais l'attente et le bruit qui en accompagnent la délivrance.

On est donc là dans un no man's land marketing qui fait que, poussé à l'extrême, on vous servirait un verre d'eau au lieu du "café" vos n'émettriez pas un soupir de mécontentement!

Les clients de ces chaînes universelles forment une clientèle passive qui fait confiance à l'enseigne et oublie d'une fois sur l'autre leur déception devant un rapport qualité/prix qui tient de l'escroquerie.

Le soin apporté au décor et la (réelle) beauté des mugs en papier n'expliquent pas tout: il y a un masochisme des consommateurs que Starbucks et beaucoup d'autres ont identifié depuis fort longtemps et exploitent avec sérénité et des marges plus que confortables.

L'ouverture, il y a un an, de celui de Toulouse qui ne désemplit pas, ne me démentira pas.

 

Partager cet article

Repost0
9 novembre 2017 4 09 /11 /novembre /2017 07:00

J'ai soudain eu une illumination. Certains (pas tous donc) des écolos, les plus intégristes, sont tout simplement des totalitaires qui ont investi ce combat. Il y a 80 ans ils auraient choisi Staline, il y a 60 Mao, 40 Castro et 30 l'Ayatollah Khomeini ou le Nicaragua des Sandinistes..

Ces gens-là ne sont pas, contrairement à ce que l'on croit et probablement à ce qu'ils croient  eux-mêmes, animés par l'envie d'améliorer le sort des multitudes mais par celui de leur propre destruction par une sorte de suicide intellectuel et politique complexe mais que l'on a pu observer sous toutes les latitudes au XXème siècle.

Ces jusqu'aux-boutistes de la cause verte sont des khmers verts qui, si on les laissait faire, nous interdiraient de nous déplacer, de manger à notre faim, d'avoir des enfants et sans doute même de respirer.

La sotte attitude anti-autos de Anne Hidalgo à Paris est le résultat des manigances des écologistes "ultra" (dont fit partie Denis Baupin avant d'être poussé dans l'ombre pour des sordides histoires de harcèlement sexuel) qui votent les textes de la mairie de Paris en échange de lois de plus en plus délirantes restrictives de l'auto dans la capitale.

Le BIO, d'abord sympathique et logique, voire indispensable, est en train de virer à l'obsessionnel et certains ont l'idée de rendre les autres vegan à terme. végétariens en tous cas.

On nous bourre le crâne de statistiques invérifiables, on nous assène des noms de produits susceptibles de détruire notre santé ou d'affaiblir notre fertilité... A ce jeu de dupes les industriels ont trouvé plus forts qu'eux en matière de désinformation.

Le consommateur, dans tout cela, se retrouve avec des inquiétudes (les abeilles disparaissent, l'usage des produits chimiques a des conséquences et le nombre de proches atteint de cancer est une donnée que chacun peut constater) et sent bien que les réponses qu'on lui apporte sont biaisées.

Par haine de ce qu'ils sont, certains veulent voir l'Homme anéanti et disparaître de cette terre, oubliant qu'eux disparaîtront aussi. Leur "reich de mille ans" à eux s'appelle écologie et se conjugue à un seul temps: celui de l'intolérance.

Ne les laissons pas faire!

Partager cet article

Repost0
8 novembre 2017 3 08 /11 /novembre /2017 07:00

12 heures de voyage en avion permettent de rattraper son retard en visionnant les films que la compagnie aérienne vous offre dans des versions quasiment intégrales.
J'ai ainsi pu regarder "Marie-Francine" de Valérie Lemercier qui est comme ses films précédents à la fois drôle et raté, personnel et foutraque, bien et mal joué. Valérie Lemercier possède un humour qui ne peut plaire à tout le monde et elle aime "choquer", verbalement ou par des situations improbables. Moi je suis assez client.
Gérard Jugnot réalisateur fait le même film depuis son premier ("Pinot simple flic") en se donnant toujours le rôle du brave homme un peu couillon qui s'avère plus courageux et fiable qu'on ne le croyait. ("La vie est belle (Quand on y pense)"), son dernier long métrage ne fait pas exception à la règle. C'est une comédie gentillette, bien interprétée (à l'exception d'Isabelle Mergaud qui est une piètre comédienne) qui ne casse pas trois pattes à un canard, dont le scénario est hautement improbable et le "happy end" complètement invraisemblable. Son mérite est de vous vider le cerveau, de vous faire sourire (souvent) et, ce qui n'est pas rien, de vous occuper pendant 1 heure 30 pendant que vous survolez la Russie.

"Petit Paysan" est d'une toute autre ambition. On en a beaucoup parlé et j'ai hésité à aller le voir parce que je me méfie des films "sociaux à la Française" qui marchent avec des bottes en caoutchouc de taille 43. J'avais (relativement) tort: le film est intéressant et plutôt honnête. On se prend d'affection pour cet éleveur de vaches à l'ancienne victime d'une maladie menaçant son troupeau de vaches laitières et qui lutte avec les moyens du désespoir contre l'inéluctable, à savoir le sacrifice de toutes ses vaches. 
Un satisfécit pondéré par une remarque: le fille de Bernard Giraudeau et Miss Audika, alias Anny Durperey, Sara Giraudeau, comme tous les rejetons de ce milieu, "joue" une vétérinaire dans le film. Outre un physique absolument sans aspérités elle est mauvaise comédienne et parle faux durant tout le film.
Entre les comédiens de "droit parental" et ceux qui n'expriment plus rien tant ils sont modifiés par la chirurgie esthétique le cinéma Français devra, tôt ou tard, adapter sa réponse!

J'ai vu d'autres films à l'aller et au retour mais les ai oubliés à l'heure où j'écris ce post. Celui qui m'a le plus marqué est une comédie noire belge "Grand Froid" de Gérard Pautonnier avec Jean-Pierre Bacri, Olivier Gourmet, Sam Karman, Arthur Dupont et Féodor Atkine est une comédie venue de nulle part (quoi que la vérité exige de parler de la Belgique) avec un humour étrange mais réussi, une atmosphère déconnante et jubilatoire et des acteurs absolument parfaits. Tout tourne autour d'une entreprise de Pompes-Funèbres en difficultés financières, d'une inhumation impossible et de personnes ayant entre elles des rapports surprenants parce que non habituels. Ils se disent des choses incongrues et agissent étrangement. C'est très réussi et, visuellement, incroyablement parfait.
Je n'avais jamais entendu parler de ce film et c'est celui qui m'a fait passer le meilleur moment.

 

 

 

Partager cet article

Repost0
7 novembre 2017 2 07 /11 /novembre /2017 07:00

Depuis des années je tourne autour du livre de Joseph Conrad "Au coeur des ténèbres". Je l'ai emprunté moult fois à la bibliothèque et je crois me souvenir l'avoir acheté à plusieurs reprises sans arriver à le lire.
Trop touffu, trop ardu, trop compliqué.
Loin d'être définitivement réglée, la lecture ou non du livre s'est reposée lorsque je suis tombé sur une nouvelle édition, avec dossier, de "Au coeur des ténèbres" chez Garnier-Flammarion.

J'ai pu, une nouvelle fois, Grâce aux pages qui précèdent et suivent le texte intégral du roman, tourner autour du texte (et de sa nouvelle traduction) en bénéficiant des clés permettant de saisir les intentions littéraires, philosophiques et même "politiques" de Conrad sans lesquelles le texte est hermétique et presque rébarbatif.

Pour la première fois j'ai trouvé que les informations (parfois un peu trop compliquées) relatives au texte, aux références, à l'écriture et à la pensée de l'écrivain (voire à sa biographie) étaient indispensables pour en saisir la profondeur et la vérité.

Après avoir lu la présentation, le dossier thématique, la chronologie et la bibliographie et en lisant chaque note avec intérêt et curiosité; le texte m'est effectivement apparu comme magnifique et éclairant. D'une noirceur impressionnante mais aussi rempli d'humanité et de considérations toujours vraies et vérifiables.

J'ai enfin compris pourquoi ce livre fait partie du bagage de tout homme cultivé et se piquant de posséder une culture littéraire: tout simplement parce que Conrad est un écrivain majeur et que ce livre-là est une somme sur l'homme, condensée dans un court récit presque initiatique.

J'envie celles et ceux qui vont le découvrir.

Partager cet article

Repost0
6 novembre 2017 1 06 /11 /novembre /2017 07:00
Séoul Séoul Séoul

Séoul

Enfin j'ai été "unique" et "singulier"; il était temps!

J'ai vécu une expérience singulière qui m'a profondément marqué la semaine passée. J'étais à Séoul en Corée du Sud et suis allé, seul, visiter une prison tristement célèbre du centre de la ville qui servit sous la très dure occupation japonaise (1910-1945) puis sous la dictature.
Comme tout dans ce pays elle est tellement bien entretenue, repeinte, bichonnée qu'elle ressemble plus à un décor de cinéma qu'à ce lieu de torture et de mort qu'elle fut réellement.

J'y suis allé seul car Françoise n'a pas oublié la pénible visite ensemble de Tuol Sleng (S21) à Pnom-Penh et ne tient pas à revivre cette expérience qui l'a marquée.

L'expérience singulière dont je parle est celle d'être le seul "caucasien" dans un métro bondé et de se sentir regardé comme une bizarrerie.
La Corée du Sud est un pays relativement épargné par le tourisme et on rencontre rarement des compatriotes ou des Européens, des Australiens ou des Américains.

Le métro, tant celui de Séoul que celui de la deuxième ville du pays, Busan, est un long boa sans porte entre les voitures. Les sièges se font face sous les fenêtres et il est souvent bondé.

Etre le seul de son "genre" et se sentir observé et unique est une sensation que je n'avais jamais éprouvée jusqu'ici. Les Coréens sont très accueillants et bienveillants avec les visiteurs. Il n'y a donc aucun problème.

Je me dois de tempérer ce qui précède en observant que plus d'un voyageur sur deux est la tête vissée sur son téléphone portable: en conséquence c'est à peine s'il lève la tête de tout son trajet: ça remet les choses en perspective.

Partager cet article

Repost0
2 novembre 2017 4 02 /11 /novembre /2017 07:00

Je suis stupéfait par cette "campagne" spontanée sur le harcèlement dont sont victimes les femmes en France. Je savais, par mes soeurs, ma fille et les femmes qui ont partagé ma vie qu'elles étaient souvent "embêtées", qu'on les sifflait ou qu'on imitait l'appel du chien à leur passage, qu'on leur disait "de baisser les yeux" (sic) mais savoir qu'elles se font peloter, tripoter, agresser et insulter m'a fait tomber des nues.

Toutes celles, sans exception à qui j'ai demandé si ce n'était pas exagéré m'ont dit que la situation, leur situation était difficile, qu'elles ont souvent peur et se font régulièrement agresser. Toutes sortes d'agressions qui vont du compliment lourd à l'insulte en passant par le geste déplacé ou la proposition directe. Toutes détestent être détaillées et supportent difficilement les commentaires sur leur physique. Même si ce sont des compliments car, m'ont-elles dit, si compliments il y a ils sont parfois suivis d'insultes.

J'ai appris que les statistiques qu'on nous présentait comme l'image réelle de la situation, à savoir qu'une femme sur 5 avait été harcelée étaient fausses et que la réalité était plus proche de 1 sur 2, le viol étant sous-estimé dans des proportions considérables.

Je suis étonné qu'on en ait pas plus parlé avant et que cette situation inadmissible et durable n'ait pas été dénoncée avant cette affaire de producteur américain qui semble, malgré lui, déclencher une parole trop longtemps contenue.

Je dis que je suis étonné et, par ailleurs je ne le suis pas tant que ça: certains de mes congénères sont de parfaits bourrins grossiers et lourdauds et je les imagine assez se conduire "comme des porcs".

Mais il est impératif que cela cesse et j'espère que cette parole va croître et que la honte arrivera à percer chez ceux qui se conduisent en abrutis grossiers.

Il y a du bouleau!

 

Partager cet article

Repost0

Présentation

  • : Les bonnes feuilles du Poirier
  • : Le blog d'un Toulousain très critique sur l'actualité, et vachement calé en histoire en plus.
  • Contact

Stats

Visiteurs Uniques depuis le 22 Mars 2013
(18274 Visiteurs Uniques depuis sa création)

 

Il y a    personne(s) sur ce blog

 

Blog créé le 8 Décembre 2009

Pages