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5 novembre 2014 3 05 /11 /novembre /2014 06:06

J'ai regardé dernièrement un film en vidéo qui était passé complètement inaperçu dans la pléthorique liste de "Comédies-Dramatiques" Françaises qui sortent à longueur d'années.

C'est un film de Stéphane Brizé (à qui l'on doit le joli "Mademoiselle Chambon" interprété par Vincent Lindon (qui fait ce qu'il fait le mieux, du Lindon) et Hélène Vincent qu'on a connue en mère dépassée dans le "Long fleuve tranquille" de Chatilliez.

 

Hélène Vincent est dans un tout autre registre et est remarquable par la justesse de son jeu et l'économie des moyens qu'elle utilise pour être le personnage.
Dans le même style d'histoire, dans les années 70, Annie Girardot ou Romy Scheider en auraient fait des tonnes.

L'histoire est simple. Un homme qui a fait 18 mois de prison est obligé de cohabiter avec sa mère et ils ne s'entendent pas.

Lui est corsété dans ses refus, elle, malade, dans ses habitudes.
Ils n'échangent quasiment rien jusqu'à ce voyage en Suisse où il l'accompagnera pour un "suicide assisté".

Dit comme ça on se doute qu'on est pas chez Eric et Ramzy! (encore qu'ils ne m'aient jamais fait rire...) mais le film est sobre et intéressant.
Le metteur en scène a des idées (qu'il développe dans le fameux "bonus") qui tiennent la route, les acteurs sont excellemment dirigés et on y croit.

J'ai dit plus haut que Lindon faisait du Lindon, ce n'est pas péjoratif. Il fait partie de ces acteurs qui sont crédibles, justes et qui s'effacent derrière leur personnage quel que soit ce dernier. Je l'ai vu dans une comédie ("La confiance règne"), il était excellent, preuve qu'il est capable de tout jouer.

Hélène Vincent est tellement parfaite dans ce film que j'ai appelé ma propre mère à la fin du film. La fiction a rejoint la réalité: je voulais lui dire quelque chose de gentil on s'est engueulés!
...le pouvoir du cinéma!

Emmanuelle Seigner a un joli (second) rôle et la séquence où elle et Lindon se regardent dans un bowling est une belle scène de cinéma. Ce n'est pas facile de montrer ce moment fugace où deux personnes sentent qu'elles se plaisent.

Notre pays produit beaucoup de films comme celui-ci (intimistes, profonds, psychologiques....) qui font sa singularité.

 

Certes nous lisons peu et sommes happés par l'inculture envahissante de la civilisation moderne. Ce cinéma montre que si nous ne boudons ni les super-héros ni les blockbusters américains mais il nous reste ces "Drames Psychologiques" so Frenchy.

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4 novembre 2014 2 04 /11 /novembre /2014 06:33

Celles et ceux, mais surtout celles, qui exploitent la connerie ambiante pour amasser une fortune avant que la supercherie ne soit découverte forcent mon admiration.

Avec un cul, des seins (en option), une bouche pourvue de langue et quelques centaines de grammes de matière grise elles arrivent à bluffer un monde qui n'attend que ça.
Il y a eu (je parle des vingt dernières années mais ça devait déjà être comme ça dans la Rome antique) des filles ayant moins froid aux yeux que les autres pour inventer des combinaisons osées avec ces quelques éléments et défrayer la chronique pendant plus ou moins longtemps.

Que l'on songe à la Cicciolina, à Madonna ou, plus près de nous à Lady Gaga pour se faire une idée de ces scandaleuses fabriquées de la tête aux pieds.

Lady Gaga, justement, est l'archétype de ces arrivistes prêtes à tout pour se faire un nom, fût-il grotesque.
La demoiselle (elle n'a que vingt-cinq ans) est quasiment dépourvue de la moindre parcelle de talent. Elle y supplée par une attitude provocante aux limites de l'absurde.

Son seul titre de gloire (et cette dernière est mondiale) est de franchir en permanence les portes du bon goût et de l'intelligence. Rien qui mérite qu'on parle d'elle: une voix d'une banalité confondante (c'était déjà le cas de Madonna), des musiques fabriquées au kilomètre, un jeu de scène ringardissime, des attitudes de lycéenne (insoumise) de 16 ans...

tout se résume à de l'image et un colossal culot d'attaché de presse.

Lady Gaga était invitée d'une chaîne de télévision pour ces fameux "talk-show" où l'on show beaucoup mais talk pas vraiment. Lazare ressucité eût-il été sur le plateau que les présentateurs et Miss Lapix n'eussent pas été plus extatiques.
Pensez... recevoir Lady Gaga... quelle aventure.
Nos amis Américains font avec les leurs ce que nous faisons avec nos déchets en Afrique: ils nous les envoient pour qu'on les traite.
Qu'ils se rassurent: notre admiration sans borne pour le néant chimiquement pur fait qu'on se prosternera devant tous leurs envois, des Marvels comics aux rappeurs.

Et devant Lady Gaga donc.

 

PS: amusez vous à détailler les emprunts de Lady G à d'autres scandaleuses qui l'ont précédée, vous serez édifiés.
je vous aide: le maquillage outrancier de Nina Hagen.....

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3 novembre 2014 1 03 /11 /novembre /2014 07:01

A propos d'un européen j'ai entendu cette forte sentence: "il ne dit rien en quatre langues"!

Cette Europe qui faisait sauter certains "comme des cabris" dans les années soixante est l'un des pires ratages de notre époque.


J'ai été un de ces gogos qui ont cru en l'Europe, qui l'ont appelée de leurs voeux et qui se sont réjouis de sa construction jusqu'à ce qu'elle apparaisse dans toute sa consternante vérité. J'ai voté contre ceux qui sont proches de mes idées lorsque je les trouvais trop tièdes vis à vis de la construction européenne. J'ai même été jusqu'à soutenir une Europe fédérale...

Mais j'étais idéaliste: j'imaginais un projet enthousiasmant et non la maîtresse miteuse et bancale de Van Rompuy!

 

Quand on parle d'Europe on parle de banque centrale européenne, de commission, de plans d'investissements, de désaccords entre pays et de taxes. L'emphase est financière. Révons avec l'Euro!
On ne parle que de choses tristes et ennuyeuses. Faire rêver puis adhérer des peuples à cette lourde machinerie bureaucratique tient de la gageure: déjà broyés par les administrations nationales et la quantité stupéfiante d'échelons administratifs; la commune, la communauté de commune, le département, la région... la seule chose que nous voyons c'est que chacun de ces échelons nous ponctionne au passage.
Le plus stupéfiant est que ces institutions locales, dirigées par de réels potentats aussi inamovibles que Blaise Compaoré, font leur communication autour des réalisations qu'elles sont contractuellement obligées de faire.

On attend ainsi de nous qu'on soit pantelants d'admiration devant une rame de train régional, un pont, un lycée ou un rond-point. C'est notre argent! Encore heureux qu'il en reste quelques traces.

 

L'Europe mal-aimée, dont les seuls signes de vie que nous recevons sont des signes inadmissibles de gabegie et d'autoritarisme législatif, sans oublier une mesquinerie administrative de tous les instants, est venue se rajouter à ce trop fameux "mille-feuilles" administratif.

Je crois que les soutiens du "machin" de Bruxelles se fichent de nous lorsqu'ils attribuent à l'Europe la paix continentale depuis la fin du second conflit mondial. C'est justement les 45 millions de morts de cette guerre qui ont rendu -provisoirement?- les Européens moins belliqueux. La bureaucratie bruxelloise, ses pompes et sa paperasse n'ont aucun bilan positif à proposer. Une monnaie pitoyable et un tâtillonnisme universel.

 

Il faut dire que nous envoyons au parlement européen, nous français, les personnalités nationales qu'on a trop vues, les bras-cassés du suffrage universel, les tocards et les has-beens ainsi que des personnes qui défendent des positions politiques anti-européennes! Si tous les pays ont cette déontologie suicidaire il ne faut pas trop s'étonner.

 

Trop nombreuse (28 pays et la Turquie était envisagée), uniquement préoccupée de finances, écrasant les peuples au lieu de les aider (Islande, Portugal, espagne et grèce) l'institution européenne est un plantage international à peu près total.

...Mais on a des abricots bien calibrés!

 

 

 

 

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31 octobre 2014 5 31 /10 /octobre /2014 07:13

Il est des personnes dont le physique seul vous met dans l'embarras. Dès que vous êtes en leur présence ils vous mettent mal à l'aise et vous ne songez qu'à une chose: fuir.
Lorsque des personnes que vous n'avez jamais rencontrées vous font le même effet sur un écran, à la radio ou en photo sur un journal l'impression est encore plus forte.
Patrick Buisson, l'ex-conseiller de Nicolas Sarkozy porte sur sa figure les actes pas clairs qui lui sont reprochés.
D'être un homme d'extrême-droite d'abord, d'avoir dirigé l'hebdomadaire de la droite-extrême "Minute", d'avoir (mal) conseillé l'ex-président lors de sa campagne de 2012, d'être un malade du secret et, naturellement, d'avoir enregistré à leur insu ses interlocuteurs en toutes occasions. 

Pour parfaire le malaise les remarques peu amènes de son fils sur Buisson ont achevé de le rendre désagréable.


Après quelques mois pendant lesquels il s'est fait oublier l'homme au crâne chauve et au regard dégoûté vient indirectement menacer (qui?) de dire ce qu'il sait et l'on devine que cela ne sent pas bon en anticipant le relent d'égoûts.

Une interview dans "l'obs" et un article du "Point" du week end dernier lui ont donné l'occasion de réapparaître.

 

On aimerait que ce soit un "méchant" de comédie, un Rastapopoulos de bande-dessinée, un adversaire de James Bond ou

du Belmondo magnifique. Hélas le maurrassien n'est pas taillé pour la comédie. Il apporte avec lui des noirs complots et des vengeances laides. Un maître avec des agissements de laquais.
Comme un maître-chanteur il fait des menaces à peine voilées et dans une langue qui sent le misogynisme et la virilité des casernes. Dieu sait si je n'apprécie pas Carla Bruni et sa posture stupéfiante de sainte-nitouche mais les propos visqueux de l'ex-conseiller me déplaisent encore plus.

Congédié comme un domestique (seuls ses émoluements ont pu lui faire penser qu'il était autre chose) l'homme de l'ombre, par interviews inetrposées vient jeter des ordures sur le maître qu'il a servilement servi.

On dit que Sarkozy sait s'entourer... de Balkany en Buisson il est permis d'en douter.

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30 octobre 2014 4 30 /10 /octobre /2014 06:47

j'ai lu quelque chose d'Eric Neuhoff qui m'a laissé perplexe. Dans cette gazette répulsive qu'est le "Figaro Magazine" il est un des très rares à posséder une plume, des idées et une personnalité.
De ce fait je le lis et suis souvent emballé par ce qu'il dit et, si je ne partage pas son niveau de vie, suis souvent d'accord avec ce qu'il raconte.

Très récemment il disait que, dans les années 70, son père l'avait accompagné au cinéma pour voir "Orange mécanique". Il précise: "Il avait trouvé le Kubrick ridicule. J'ai mis presque trente ans pour tomber d'accord avec lui. Impossible de regarder Malcolm mcDowell en Alex plus de vingt minutes. (...)"

Sans aller jusqu'à trouver ridicule l'interprétation de McDowell il est vrai que je l'ai trouvée très outrée et, j'ose le mot, datée la dernière fois que j'ai visionné le film.

En mûrissant (c'est moins douloureux à écrire que v...) une part non négligeable de ce que je trouvais indépassable prend l'eau et m'apparaît comme moins parfait que je le croyais jusque là.

Les Beatles puis les Stones, Dylan et tant d'autres, ont d'abord fait les frais de cette réévaluation impitoyable puis des écrivains que j'adorais puis des peintres, des sculpteurs des lieux même.

Le Parc de Saint-Cloud, par exemple, que je mettais si haut m'a paru banal et riquiqui lorsque je l'ai revu. Je n'ose retourner à Versailles de peur que le souvenir soit plus beau que la réalité. 

Question jeu des acteurs, pour revenir au début de ce post (si vous m'interrompez tout le temps on n'arrivera à rien), ce qui était la norme hier est devenu ringard depuis. L'actor's studio et ses célébrités (Monroe, Brando, Dean, Clift) sont devenus des curiosités. Le jeu d'un Patrick Dewaere, intériorisé et "sauvage" ne passerait sans doute plus non plus. Les de Niro, Pacino et quelques autres des années 70 (n'oublions pas Dustin Hoffmann) m'agacent tant les ficelles qu'ils utilisent sont grosses.

Mc Dowell, c'est vrai, qu'on n'associe plus qu'à "Orange mécanique" et à "If" de Lindsay Anderson (c'était quasiment le même rôle) est dans la démesure et, disons le tout net, le grotesque.
Comme Nicholson dans "Shining"...
J'arrête là ce post, je commence à détruire mes icônes.

 

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29 octobre 2014 3 29 /10 /octobre /2014 06:52

 

Comme beaucoup d'entre nous c'est le film de Xavier Beauvois qui m'a intéressé à la communauté des moines de Tibhirine et je n'en connais que ce que j'ai lu, ici ou là, au moment de leur mort puis de la sortie du film.
Je précise que j'ai aimé ce film qui était sobre et intelligent, un peu comme le «Thérèse» d'Alain Cavalier, autre film qui, du fait du caractère religieux de son sujet, bénéficie d'une sorte de grâce inexplicable.

 

J'ai suivi les difficultés des juges chargés de l'enquête sur les circonstances de la mort des moines et n'ai pas été surpris outre mesure de la quantité d'obstacles qu'ils ont rencontrée. L'état Algérien n'est pas connu pour sa transparence et ses adversaires islamiques du GIA pour leur humanité (et réciproquement)


Je crains que nous ne sachions jamais qui les a tués, pas plus que pourquoi ni comment.

 

J'ajouterais que je suis «choqué» qu'on exhume les têtes des religieux (on n'a jamais retrouvé leurs corps), choqué qu'on les radiographie et qu'on fasse des prélèvements. Je ne crois pas à la résurrection des corps ni au caractère sacré des dépouilles mortelles mais pense plus simplement que tout ceci ne rime à rien et est déplacé, presque sacrilège.

 

On me dit que les familles des moines exigent la vérité et c'est là que commence mon malaise. Ces moines savaient qu'ils prenaient des risques en étant géographiquement entre les militaires et les islamistes du GIA qui, c'est le moins que l'on puisse dire, ne sont ni les uns ni les autres des humanistes respectueux des Droits de l'Homme et de la conscience religieuse. Ils sont morts en connaissance de cause (ils avaient été prévenus des risques qu'ils prenaient en restant dans une zone de conflit et en soignant les blessés) et, les rapports entre l'Algérie et son ancien colonisateur étant ce qu'ils sont, l'éventualité que ce qui s'est réellement passé creuse un peu plus le gouffre entre les deux pays est réel.

 

Je sais que pour nous recueillir nous avons besoin d'une trace tangible de la présence d'un corps (ou de cendres désormais) et que les familles doivent souffrir des circonstances de la décapitation des leurs et de l'enfouissement en deux lieux différents des corps et des têtes mais 18 ans après les faits j'ai du mal à comprendre leur «colère» (les journaux du 24/10/14) et leur volonté d'aller au bout de l'enquête. A moins que les miasmes du Freudisme et du "travail de deuil" n'aient accompli leur sale besogne.

 

Le film montrait la sérénité retrouvée des 7 moines trappistes peu avant leur enlèvement et, me semble t'il, cette image certes de fiction mais sans doute proche de la réalité devrait permettre d'accepter l'horreur et de passer à autre chose.

 

Alors que la religion catholique qui était la religion majoritaire du pays recule inexorablement d'année en années nous assistons à son remplacement, devant la mort, par des gestes quasiment païens au moment de la crémation ou de l'enterrement des défunts.
Cela se traduit par ces «autels» fleuris le long des routes à l'endroit d'accidents mortels et à ces urnes baladeuses, entre autres.


Il me semble que la quête des familles des 7 moines s'apparente à ces rites de deuil improvisés.

 

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28 octobre 2014 2 28 /10 /octobre /2014 06:43

L'affaire du plug anal de l'Américain McCarthy, l'inauguration de la Fondation Louis Vuitton et l'ouverture de la FIAC, sans oublier la sortie et du placard (l'Institut du monde Arabe ou IMA) et de la naphtaline de Jack Lang ont placé la semaine passée sous la tutelle des arts et qu'importe si Arnault se fait refiler des mochetés à des prix exorbitants, si McCarthy se fout du monde et si la FIAC expose d'invraisemblables saletés le tout est de prendre un air pénétré (désolé, c'est l'adjectif qui me vient!) et de flatter le capitaine d'industrie qui s'est fait refiler des pouilleries risibles, les organisateurs du salon pour cuistres qui expose des dingueries ridicules et féliciter Lang qui use jusqu'à la corde sa légende de ministre de la culture qui a beaucoup fait pour la culture.

Parfois, doucement, je me demande si je suis seul à me révolter contre la bêtise de cette époque. Si d'autres rient de voir l'impitoyable Arnault exposer ses rogatons dans un musée qui leur est dédié et qui reçoit les félicitations d'excellences de tous bord incluant le président de la République.

D'autres que moi pleurent-ils de rire en voyant le même président prendre la défense de ce vieux cochon débile de McCarthy se lamentant sur sa sculpure dégonflée?

Y a t'il encore une personne dans ce pays pour écouter Jack Lang?pour ne pas éclater de rire devant son ton pompeux et hypocrite?

J'ai, pour ma part, entendu le "commissaire général" de la FIAC et j'ai cru à un sketche ou à une imitation des Inconnus.
Hélas... l'homme se prenait au sérieux et ses interlocuteurs aussi.*

Je sais déjà dans quel opprobre rejettent les élites tous ceux qui ne s'extasient pas devant des compositions grotesques et j'ai entendu la ministre de la culture Fleur Pellerin mépriser avec hauteur ceux qui ne comprenaient pas le sapin-plug anal.
Bientôt on nous fera le coup de "l'art dégénéré" des nazis et bientôt encore ceux qui rient des prétentions artistiques des milliardaires ennemis Pinaud-Arnault seront considérés comme des extrèmistes.

Enfin... on se console comme on peut et ce très riche patron du luxe qui dépense des fortunes en babioles dérisoires pour capter l'affection des "artistes" vaut son pesant de consolation.
Je pense au film de Jaoui/Bacri "le goût des autres". Arnault et son goût pour les arts doivent faire rire comme l'intérêt pour le théâtre du personnage joué par Bacri.

 

* Guillaume Meurice a fait une visite commentée hilarante de la FIAC hier sur France Inter à 17H30... Podcastez-la.

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27 octobre 2014 1 27 /10 /octobre /2014 07:03

Parfois, en empruntant le même itinéraire qui conduit au bureau on soupire en se disant qu'on méritait mieux et qu'on a peut-être raté sa vie professionnelle.
On envie alors les rock-stars qui mettent une ou deux groupies différentes dans leur lit chaque soir et toute sortes de produits euphorisants dans leur gosier.
Enfin... C'est ainsi qu'on imagine les choses.
En réalité depuis les années 60 McCartney chante "hey Jude" et "Let it be" 100 fois par an, David Bowie "Space Oddity" et "Let's Dance", Tina Turner  vient seulement de stopper les tournées et donc l'interpprètation presque quotidienne de ses grandes chansons "What's love got to do with it" et  "Proud Mary" et c'est ainsi pour tous et toutes. Pas de bureau mais des scènes dans des villes interchangeables où il faut chanter des scies devenues infernales.


Mick Jagger, qui n'est pas un imbécile, s'est rendu compte depuis longtemps que "Satisfaction" et "Sympathy for the Devil" ça allait bien un temps.
L'ennui c'est que ni la critique, ni le public ni ses partenaires ne l'ont laissé faire autre chose.

Keith Richards ressemble à un épouvantail dépenaillé (même chose pour Ron Wood!) mais il sait la machine à dollars qu'a été, qu'est et que restera les Rolling Stones. Il veille sur la caisse-enregistreuse et tient la laisse de son scintillant jumeau. Lâche la laisse mais laisse tout de même.


Et les Rolling Stones sans Mick Jagger c'est tout simplement inenvisageable. inconcevable. Impossible.

 

On accepte donc -du bout des lèvres- que Jagger fasse des duos show-business -"Too many cooks (spoil the soup) produit par John Lennnon - 1974, (You gotta Walk and) "Don't Look back" avec Peter Tosh -1978, "State Of Shock" avec Michael Jackson - 1984, "Dancing in the street" avec David Bowie - 1993 etc etc.
La voix de jagger est reconnaissable sur nombre d'enregistrements d'artistes divers qui vont des Chieftains à Carly Simon.

Ses incartades sur grand écran qui n'ont pas fait de lui un acteur reconnu (trop cabotin) ne lui ont pas permis de fuir de ce côté.
Une fois le vers de la discorde dans le fruit stonien Jagger a entamé une carrière solo qui, bizarrement, n'a jamais été reconnue à sa juste valeur.

4 albums "She's the Boss" (1985), "Primitive Cool" (1987), "Wandering Spirit" (1993) et "Goddess in the Doorway" (2001) ne lui ont pas, c'est un euphémisme, apporté la consécration en solo qu'il aurait tant aimée obtenir.

Ce sont pourtant des disques tout à fait honnètes qui se démarquent suffisamment des albums des Stones pour intéresser un public renouvelé.

La voix de Jagger est immédiatement reconnaissable et s'adapte à des titres qu'il a écrits dans un autre contexte que le groupe. Ils valent bien ceux d'un Bowie, ceux d'un Clapton, d'un McCartney ou de chanteurs plus jeunes.
On ne peut incriminer l'âge parce que Jagger est un homme qui sait se servir des médias et que ses faits et gestes les intéressent. On ne peut non plus mettre cette désaffection sur le compte de la mode puisque les Rolling stones, malgré leurs cinquante ans de carrière remplissent les salles et intéressent plusieurs générations.

Dylan tout seul passionne, Léonard Cohen, malgré ses 80 ans est idôlatré. Patti Smith a une aura indélébile, Bowie disparaît sous l'encens... Mais Mick Jagger est "le" chanteur des Rolling Stones et ce carcan est son bracelet de prisonnier.
Heureusement qu'il lui reste la possibilité d'avoir "l'esprit vagabond" , titre de son meilleur album solo...

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25 octobre 2014 6 25 /10 /octobre /2014 12:00

Lundi je me demanderai à haute-voix pourquoi l'excellent Mick Jagger est condamné à chanter "Satisfaction" dans les stades

depuis 50 ans alors qu'il aimerait mieux rivaliser en solo avec Bruce (Springsteen) et Prince.
L'affaire du "plug anal" de Paul mcCarthy, l'ouverture de la Fiac et celle de la fondation Machin me feront divaguer sur l'époque et la culture. J'en profiterai mardi pour me moquer du milliardaire Arnault qui, non content d'acheter des saletés à des prix phénoménaux les expose et aime la compagnie des artistes.

Les têtes des moines de Tibhirine m'occuperont mercredi matin. Je suis pour l'interruption volontaire du "travail de deuil" des familles des trappistes...

Jeudi je me renie et vendredi je laisse libre cours à ma mauvaise foi en autopsiant l'ex-conseiller de Sarkozy Patrick Buisson

qui est à la fois le Dr No, Olrik, le Dr Müller et un homme des extrèmes.

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24 octobre 2014 5 24 /10 /octobre /2014 07:07

A l'occasion du Nième come-back de celle que ses amis appellent entre eux la "mère Emptoire", alias Martine Aubry,  j'ai été saisi d'un doute si profond qu'il remet pratiquement en cause l'ensemble de mes croyances et pensées sur certains sujets politiques et économiques.

Certes ça ne date pas d'hier et mes certitudes ont été attaquées tellement souvent qu'elles sont réduites à l'os mais la journée Martine Aubry de ce lundi 20 octobre 2014 laissera trace et malaise.
Je m'explique.
Des personnes qui occupent ou ont occupé des postes au gouvernement, des personnes compétentes et reconnues, qui ont étudié dans les meilleures écoles du pays et qui font autorité en matière économique et politique n'ont cessé de se disputer hier sur le bilan des 35 heures que la maire de Lille a instaurées sous Jospin premier ministre de cohabitation (1997-2002).

Les uns soutiennent que cette mesure phare a permis de créer "plus de 500000 emplois" tandis que les autres vouent cette même loi et son inititiatriice aux gémonies en assurant qu'elle est la cause de la destruction de... 500000 emplois.

 

A notre niveau nous ne saurons jamais qui dit vrai et seule le comportement partisan nous fait pencher pour la création ou la destruction de ce demi million d'emplois.

 

Très souvent nous acceptons la présentation de chiffres ou de résultats concernant une action politique en fonction de celles et ceux qui en sont les auteurs.

Nous avons tendance à accepter ce que disent les responsables de la majorité pour laquelle nous avons voté et ce d'autant plus que celle-ci nous donne des gages. Quand Nicolas Sarkozy réunit des tables rondes sur "l'identité nationale" ou quand Hollande instaure le "mariage pour tous" il consolide ou espère consolider le lien qui l'unit à ses électeurs.

 

Il est du ressort de cette maudite "com" et du savoir faire des hommes et des partis de faire en sorte que le "corpus

idéologique" choisi par la majorité (ou l'opposition) soit fait sien par chaque élécteur.

 

Et nous, simples électeurs dont les opinions sont façonnées par un ensemble d'acteurs et de facteurs qui vont de notre milieu social, de notre situation financière, de nos traits de caractère à notre sensibilité et à notre culture personelle nous acceptons, dans le cas présent, de nous ranger derrière ceux qui considèrent que les loi Aubry ont détruit ou crée 500000 emplois.

 

Existe t'il, dans le pays, une ou plusieurs personnes non-partisanes qui puisse(nt) prouver cette assertion? chiffres en mains? pourquoi 500000 et pas 764362?

 

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