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27 août 2021 5 27 /08 /août /2021 07:00

Comme l'indique (ou veut l'indiquer) le titre de ce post; il y a comme un écho dans les rues désertes de ma ville en ce jeudi d'après 15 août. Le soleil est écrasant, pas un frémissement n'agite les arbres. Les rares voitures passent presque distraitement tandis que les motos semblent rouler avec une discrétion nouvelle. Imperturbable le tramway, aux trois-quarts vide, glisse sur ses rails avec une régularité désordonnée.

Les places de stationnement abondent et les agents de police municipaux font leur ronde à la fraîche, en début de soirée, quand la température consent à baisser un peu. Ils verbalisent mais sans conviction.

Les moustiques, élevés sur nos balcons traquent le sang humain. On voit même passer une abeille perdue ou un frelon agressif. Les volets sont fermés, les stores baissés. Même le temps semble apaisé. Il passe lentement, comme s'il faisait la sieste.

Sur le Pont St Michel on ne fait plus la queue que le matin et le soir aux heures de bureau. La Garonne résonne des cris des rameurs, des kayaks, des avirons, des bateaux électriques et des canoës que l'eau fait avancer. Des algues ont même fait leur apparition qui obligent les embarcations à les éviter en zigzagant.

Le soleil se couche un peu plus tôt: dès la tombée du jour des "promène-couillons" (c'est ainsi qu'on appelle ces bateaux qui passent doucement sur le fleuve dans une profusion de musique et de lumières) On y dîne  tout l'été, comme aux terrasses des "guinguettes" estivales, certes bien placées mais culinairement suspectes.

Des oiseaux exotiques en liberté et se déplaçant par bandes répondent aux pies, aux moineaux et aux oiseaux de la réserve ornithologique du Bazacle. Les corneilles tentent de couvrir leurs cris. Il me semble qu'hirondelles et martinets ont déserté mon ciel.

Les touristes étrangers sont rares, cette année encore. Ils sont remplacés par des Français moins plaisants. Ils râlent, se garent n'importe où, jettent leurs déchets partout. Mais personne ne se plaint car ils dépensent. Ils achètent même frénétiquement et les commerçants leur en sont reconnaissants. La vie est trépidante dans "l'hyper-centre": vélos, scooters, trottinettes, planches à roues et autres engins urbains laissent la portion congrue des trottoirs aux piétons courbés sur leur téléphone. Le contraste est saisissant avec les quartiers moins connus qui semblent alanguis. Là beaucoup de magasins sont fermés pour "congés d'été". (Preuve que les confinements ne les ont pas ruinés!).

On traîne en terrasse, on fait la queue pour un granité 100% sucre ou un sorbet au goût improbable. La Garonne attire tout le monde par la fraîcheur supposée de ses rives.

De temps en temps un véhicule prioritaire, toutes sirènes déclenchées, trouble un instant le silence. Rien à voir avec le reste de l'année où leur bruit fait partie du fond musical de la ville.

La "grande roue" tourne lentement dans le village factice de Port-Viguerie. Les enfants crient et jouent aux jeux installés pour eux. Je vais rentrer par le Cours Dillon et longer la prairie des filtres entièrement vouée, comme chaque été aux enfants et à Toulouse-plage.

Le bruit des boules de pétanque rythme la balade sous les platanes aux feuilles vert foncé.

 

 

 

 

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26 août 2021 4 26 /08 /août /2021 07:00

En ces temps de vache maigre culturelle je me rabats sur le petit écran et j'ai regardé avec plaisir et étonnement la série documentaire* sur Jésus qui prenait elle-même prétexte de la série de Franco Zeffirelli "Jésus de Nazareth" pour raconter et expliquer (du moins essayer) certains épisodes des Évangiles.

Le guide n'était rien de moins que l'acteur principal de cette série et du film en question, Robert Powell (1977) qui incarna un Christ absolument renversant. Né en 1944 le comédien n'était plus le jeune homme d'autrefois mais il nous donnait la possibilité étonnante de voir un Jésus à lunettes et au ventre rebondi! Je plaisante, le comédien dit en préambule ce que ce rôle lui avait apporté mais aussi ce qu'il lui avait coûté. On n'est pas Jésus impunément. (cf Robert Le Vigan et "Golgotha" de Julien Duvivier (1935).


Je dirais quand même deux mots sur le "Jésus de Nazareth" de Zeffirelli. C'est un beau film et c'est un film sage. Je n'ai pas dit ennuyeux, quoi que.. Je me souviens de la distribution pléthorique (des célébrités en fin de carrière venaient faire un caméo), d'une bonne idée (Claudia Cardinale en femme pécheresse) et de très beaux paysages. Époque oblige tous les acteurs étaient barbus, même Michael York.

Non... ni Olivia Hussey (Marie) ni Anne Bancroft. (Mrs. Robinson).

Les lieux saints aujourd'hui restent étonnamment beaux et comme marqués par cette "Histoire". Les historiens, les géographes, les archéologues et les théologiens se posaient des questions passionnantes et de doctes savants tentaient d'y répondre.

Cette religion qui a tant inspiré les hommes possède des secrets enfouis et des interprétations successives qui font que l'on n'en sait pas plus sur les mystères qui la caractérisent. Et c'est bien ainsi.

Réfléchir sur le baptême, sur la violence (mort de Jean le Baptiste, des zélotes, de Jésus), sur le pouvoir (les Romains), sur la foi, la croyance et sur Dieu... La chaîne "Histoire TV" avait des ambitions ce soir là.

(*"Jesus - la quète de la vérité")

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25 août 2021 3 25 /08 /août /2021 07:00

A propos de l'Afghanistan je retrouve, pratiquement sous les mêmes formes, toutes les erreurs commises par la presse quand un pays s'effondre et qu'une relève dictatoriale s'installe.


1°) l'à peu près.

Ne sachant pas trop ce qui se passe on emploie des mots creux style "Chaos". Ça ne sert strictement à rien, ce n'est pas de l'information mais ça fait du remplissage.

2°) On diffuse les mêmes images jusqu'à l’écœurement.

Les aéroports de Kaboul envahis par des civils désirant à tous prix quitter le pays sont diffusés en boucle. Là aussi les explications restent sommaires. Pourquoi cette panique? qu'espèrent-ils? que craignent-ils?

3°) le commentaire plutôt que l'information.

des "spécialistes de l’Afghanistan" (sic) viennent doctement parler de ce pays "qu'ils viennent juste de quitter". Moyennant quoi ils racontent les mêmes sornettes que ceux qui ne sauraient placer le pays sur un globe terrestre.

Le ressenti des journalistes, entretenu par le ton de la catastrophe historique en train de se produire amène les médias à sur-dramatiser les évènements ou, au contraire, à les minimiser. Une conférence de presse de 4 talibans rassurants (re-sic) délivre un message de paix et d'amour aux occidentaux et "ça passe"!

4°) on ignore le passé ou on l'interprète mal.

Les Talibans, fondamentalistes islamiques, sont des religieux purs et durs. Ils sont pour l'application intégrale de la Charia et ont montré, par le passé, qu'ils étaient intransigeants sur ce point. La destruction des Bouddhas de Bâmiyân en 2001 montre qu'ils ne respectent ni la culture, ni le passé, ni l'Histoire ni, en définitive, l'Humanité. Avec les mêmes principes et la force que leur donne une victoire totale pourquoi s’embarrasseraient-ils de considérations humanistes ou humanitaires? Ils ont été au Pouvoir de 1996 à 2001. Des femmes se suicident pour les fuir, des Afghans sont prêts à tout pour quitter le pays... ils ont changé? Vraiment?

5°) on "gobe" tous les bobards et on les répète en boucle.

Plus c'est gros, plus ça passe. Les Talibans auraient changé et seraient devenus de frêles agneaux soucieux de l'image qu'ils donnent d'eux-mêmes! Ils recruteraient , pendant qu'on y est, des serveuses diplômées topless! ...et il y a des journalistes pour véhiculer cette propagande meurtrière qu'un enfant de 5 ans décèlerait.

6°) On étouffe le spectateur, l'auditeur ou le lecteur avec un sujet (l'Afghanistan) jusqu'à satiété ou épuisement.

Pendant 8 jours ce malheureux pays ouvre tous les journaux et en constitue l'essentiel. On ne parle que de lui, on ne voit que lui. Des images intrigantes et mal expliquées tournent en boucle et relancent des discussions creuses. La canicule, les incendies, Charlene de Monaco ou le Mildiou attendent leur tour pour truster les unes.

7°) l'infantilisation du spectateur.

Il va de soi que celui qu'on "informe" est bête à manger du foin. On lui parle bêtement et on simplifie le propos comme s'il était incapable de comprendre une info non décryptée. Car c'est un fait, on décrypte sec dans les médias. On ne fait même que ça!

 

 

 

 

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24 août 2021 2 24 /08 /août /2021 07:00
Les femmes de confort

L'armée Japonaise, on ne le dira jamais assez, s'est conduite pendant le XXème siècle de manière aussi cruelle et monstrueuse que les divisions SS les plus dures. Même mépris de la vie humaine et des adversaires, mêmes massacres et même mépris de la Convention de Genève, des droits des prisonniers, et surtout des civils. L'ennemi n'avait qu'un droit: disparaître.

L'occupation de la Corée du Sud est, à ce jour, assez peu étudiée et c'est regrettable. Les exactions commises par la soldatesque nippone y sont égales à des évènements comme le siège de Nankin. Dantesques. On a peine à croire aux récits des fusillades de masse auxquelles s'est livrée une armée d'occupation il y a moins de 100 ans. On se croirait revenu au temps de Gengis Khan ou Alexandre !

Hélas c'est après coup que je me suis informé et ai lu des livres sur cette occupation. Je savais que le Japon, allié de l'Allemagne et de l'Italie avait attaqué par surprise les USA à Perl Harbor, je savais leur ténacité illustrée par les avions kamikazes et je n'ignorais pas qu'en 1945, pour les stopper définitivement et "économiser" 2 millions de vies humaines et 1 an de guerre il avait fallu larguer deux bombes atomiques sur Hiroshima et Nagasaki.

Yeong, notre amie Coréenne nous avait invité à Séoul et nous avons fait le voyage pour un séjour de 15 jours à Séoul, dans le centre du pays puis à Busan.

J'ai encore honte en pensant à ce moment où je me suis couvert de honte et où j'ai dû passer pour un crétin ignare. A Séoul, sur certains bancs publics, se trouvent des statues grandeur nature de femmes et de jeunes filles et même parfois de très jeunes filles. Touriste médiocre je me suis fait prendre en photo sur un de ces bancs et Yeong a réagi très vite en me demandant de me lever et de ne pas recommencer. C'est la seule fois où je l'ai vue manifester sa colère ou du moins son impatience devant l'une de nos réactions irréfléchies de touriste européen.

Elle nous a alors expliqué que, pendant la très dure occupation Japonaise, les occupants prenaient des "femmes de réconfort" (慰安婦 ianfu) véritables esclaves sexuelles enfermées dans des bordels militaires , prises au hasard et âgées de 11 ans parfois. Des dizaines de milliers de ces pauvres femmes et filles ont été ainsi violées et le Japon, aujourd'hui encore, traîne la jambe pour reconnaître ses responsabilités. 

Ma méconnaissance de ce fait historique et mon manque de discernement (seule excuse il y a des bancs avec des statues en Europe pour de toutes autres raisons) m'ont fait honte et je le regrette chaque fois que j'y repense.

 

 

 

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23 août 2021 1 23 /08 /août /2021 07:00

Le fameux "rideau de fer" qui, selon la belle expression de W.Churchill s'est abattu sur les pays de l'Est à la fin de la seconde guerre mondiale a comme glacé l'image que nous nous faisions de la Hongrie, de la Pologne, de le Tchécoslovaquie, de l'Albanie, de la Roumanie, des pays Baltes et des satellites de l'URSS. Il les a rendus opaques d'autant plus que ce qui transparaissait de ces pays n'était guère encourageant: police politique, surveillance du citoyen, pénuries, passeport intérieur et impossibilité de quitter le pays. Les remises au pas par les chars russes de ceux qui s’émancipaient un tant soit peu était -pour ceux qui voulaient voir- des rappels brutaux à  la réalité du monde de Staline et de ses successeurs. Ce partage du monde a comme figé les situations pendant des décennies jusqu'à ce que la fermeté du Pape Jean-Paul II et de Ronald Reagan secondée, il est vrai, par la faillite de l'économie soviétique rendent leurs libertés aux peuples des pays-de-l'Est, RDA comprise, comme on les appelait. Il y eut comme une parenthèse enchantée et, depuis au moins 20 ans au joug communiste a été substitué le modèle libéral.

A ce stade de l'Histoire il n'y a pas de 3ème voie. Le marché et sa folie, le socialisme dans la sienne (cf la Chine).

Ce petit rappel dans sa simplification pour en venir à un reportage sur l'Albanie (LCI, 16/08/21) qui attirerait plus de 6 millions de touristes chaque année. L'Albanie, pour moi, c'était la Corée du Nord en plus petit. Une dictature inflexible, le culte de la personnalité poussé à l'extrême et une militarisation de la pensée. Or ce petit pays aurait conservé ses monuments et ses paysages, sa beauté naturelle et un sens de l'hospitalité oublié ailleurs. J'ai une prévention contre le tourisme de masse mais s'il peut aider des pays à se relever et faire découvrir d'autres styles de vie c'est tout bénéfice pour les deux parties.

Je pensais que l'Albanie avait subi les folies architecturales d'un Ceaucescu nommé Enver Hodja et il semble que non. Rectifier les pensées lui suffisait. Ce que j'ai vu de l'Albanie donnait envie de s'y rendre pour voir autre chose que l'uniformité touristique à laquelle nous sommes habitués/condamnés. Comme le "nationalisme-indépendantisme" pour la Corse le bon revers de la médaille pour l'Albanie est un littoral préservé et une nature respectée.

 

 

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20 août 2021 5 20 /08 /août /2021 07:00

Et si le propre de l'homme (et de la femme) n'était ni le rire ni la possession d'un langage complexe? En regardant nos contemporains, pourtant en été et en vacances je me demandais si leur capacité à "faire la gueule" n'est pas justement ce qui nous éloigne des autres organismes vivants de la planète.

On aura beau chercher il n'existe pas de photographie d'une girafe ou d'une fougère faisant la tronche. L'animal comme la plante ont pourtant des raisons aussi valables que nous de ne pas être contents: une hyène a peut-être manqué de respect au long cou, une branche masque un peu le soleil à la plante.

L'Humain de base, assez rapidement, sait montrer à son entourage qu'il n'est pas content: les muscles faciaux sont nombreux qui nous permettent de faire savoir à ceux qui nous croisent qu'on est de méchante humeur et qu'ils feraient mieux de passer leur chemin.

J'ai un chat très expressif qui n'en finit pas de vieillir. Plus de 20 ans! eh bien croyez-le ou pas il ne se plaint pas ni ne fait la gueule. Je ne l'ai pas entendu parler de son arthrose, de son diabète ni regretter les croquettes d'avant. Parce qu'il a une dignité. Tout simplement.

Qu'Arnaud Montebourg, pulvérisé par son camp à la primaire de 2017 songe à se représenter, que la canicule succède à des températures exceptionnellement basses et des précipitations nombreuses, que Nicolas Bedos ait remplacé Michel Hazanavicius à la réalisation d'OSS 117, que les tomates soient chères et sans goût au Carrefour Market, les raisons de tirer une gueule d'enterrement sont nombreuses. Je l'admet.

Mais pourquoi ne pas faire comme la chauve-souris ou le pangolin? ils gardent leur quant-à-soi et font bonne figure. Eux.

Je nous invite à faire de même!

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19 août 2021 4 19 /08 /août /2021 07:00

Accablé mais pas étonné. Et puis, après avoir réfléchi j'ai bien senti que j'avais tort et que ma condamnation et mon regard intérieur hautain venaient sans doute d'une certaine jalousie inavouée.

De quoi je parle? de la discussion au bord de la piscine, de quatre presque quadragénaires que j'aime beaucoup tous les quatre concernant leur cuisine refaite à neuf. Ils s'esbaudissaient du matériau utilisé (du granit poli), de la taille et de la forme de la table de travail, de la beauté (sic) de la crédence etc.

Ils s'échangeaient leurs téléphones pour regarder les photos de.... leurs cuisines intégrées. Et notre frigo ci... et nos plaques à induction ça... et l'éclairage et les rangements. Une discussion entre deux plongeons avec les enfants (et les vieux, puisque j'étais là avec d'autres aux soucis moins cuisinistiques) et ils revenaient sous les arbres s'esbaudir et se féliciter de leur onéreux investissement.

Ils ne font rien de mal et dépensent leur argent comme bon leur semble. De même ils discutent de ce qu'ils veulent et s'intéressent à ce qui leur plait mais ces histoires de cuisine me sont apparues terriblement creuses et leurs préoccupations très (trop) terre-à-terre.

Ça n'a aucun rapport mais les Talibans s'apprêtent à entrer à Kaboul. Poutine ne nous veut aucun bien et la Chine pille le monde. Je vous épargne le couplet sur le gaz à effet de serre et celui sur la Covid et ses virus mutants. Portails automatiques, aspirateurs sans sacs, cafetière à la mode.... N'y a t'il pas d'autres causes pour mobiliser la génération qui arrive aux affaires? 

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18 août 2021 3 18 /08 /août /2021 07:00

Depuis l'invasion soviétique de 1978 l'Afghanistan n'a pratiquement jamais connu d'épisode de paix, même relative. Les USA n'avaient assurément le bien-être de la population comme objectif premier dans leur ordre de marche.

En regardant les innombrables reportages consacrés à ce pays on sent bien que ni la population ni la richesse éventuelle du sous-sol ne motivent les uns et les autres. Stratégiquement ce pays est primordial et c'est cette seule connotation géopolitique qui est la cause de tous les malheurs Afghans.

Comme des pays martyrs tels le Cambodge, l’Éthiopie, le Yémen, le Liban et tant d'autres l'Afghanistan n'en finit pas de souffrir depuis si longtemps qu'on se demande s'il sortira un jour de ce cycle infernal. Phnom-Penh ou Addis-Abeba ont bien rompu avec ce cycle.

Je suis, comme tous le monde, l'effondrement du gouvernement en place et ne peux m'empêcher de penser que Karzaï ou le "Président" actuel, Ashraf Ghani, marionnettes aux ficelles basées à Washington ont une part non négligeable de responsabilité dans les horreurs passées et à venir.

Ils sont et demeurent moins ignobles cependant que le monstre Mohammad Najibullah, dictateur communiste sanglant placé à la présidence par le Moscou des gérontes.

Car telle est le karma (je n'ose écrire destin) de ce pays magnifique et fier: passer d'une dictature à une autre (communiste puis religieuse fondamentaliste) en n'oubliant ni les gouvernements fantoches ni les "protectorats". Celle qui se prépare (31/08/2021) est tout sauf une surprise. Le monde entier sait qui va faire quoi et qui sera victime de ce qui se prépare...

Je me souviens des USA embarquant à la sauvette leurs supplétifs au départ de Saïgon ou des Français obligés de virer les leurs à Pnom-Penh en 1975. Nous revivons ces mêmes désastres: le drapeau étoilé plié, le portrait de Joe embarqué dans un hélico et la destruction des "documents sensibles" (ah, oui, lesquels?)

Les Talibans auraient changé!!!! La bonne blague. J'ai entendu l'un d'eux dire que "couper quelques mains est un mal nécessaire". Le changement ne crève pas les yeux.

On parle ici de "dictature sanitaire": je suis bien certain qu'à choisir les femmes Afghanes n'hésiteraient pas trente secondes entre les Talibans et Olivier Véran!

 

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17 août 2021 2 17 /08 /août /2021 07:00

A propos du réchauffement de la terre Jacques Chirac avait employé une jolie formule: "la planète brûle et nous regardons ailleurs". De temps en temps ce président à peine passable avait un sursaut.

Il en eut un autre, plus fort et qui résonne encore à propos de la responsabilité de "l’État Français" dans la déportation et la mort de milliers de Juifs Français et étrangers que Vichy persécuta avant de les livrer aux nazis. A part ça et en soulignant qu'il avait aussi supprimé le "service militaire" peu de choses à dire sur la carrière exceptionnellement longue de cet homme .

Au Cambodge on rejuge, en appel, khieu Samphân l'un des dirigeants de la nébuleuse Khmère rouge à l'origine d'un génocide aussi phénoménal qu'idéologique (1975-1979). Ne se reconnaissant aucune responsabilité l'homme, nonagénaire, n'a jamais exprimé le moindre regret. La formule "cela doit hanter ses nuits" n'est hélas qu'un vœu pieux. Les tueurs de masse n'ont quasiment jamais -semble t'il- de remords ni d'états d'âme.

50 ans. le célèbre coffret de 3 albums "All things must pass" de George Harrison a atteint cet âge vénérable. Dire qu'il n'a pas vieilli ou qu'il est excellent de bout en bout est sans doute exagéré. Mais c'est un bon disque et peut-être le meilleur d'un des Beatles en solo. L'édition anniversaire est une entreprise commerciale qui n'apporte rien (les "inédits" sont moches et on les connaissait grâce au net) et sent son arnaque commerciale. Personnellement je n'aime pas ces versions "alternatives" ou de travail de chansons dont j'ai aimé la version originale. (cf "What is life")

Après mes pérégrinations au Canada en juin je bénis chaque jour la (relative) liberté que j'expérimente tous les jours en France. Tout n'est pas parfait mais il n'y a pas de confinement ni de traque aux infectieux! les magasins sont ouverts, les restaurants également, on me fiche la paix. Que demander de plus?

"Superstore", la série de Prime en est à sa 5 ème saison. Non quelle soit passionnante mais les personnages sont drôles et sévèrement déjantés. Ils évoluent avec le temps passant par des stades souvent délirants. L'un des personnages principaux, Amy, est adorable et touchante. Garrett, Cheyenne, Jonah, Sandra et Marcus (un authentique fêlé) sont eux aussi impressionnants et rendent la série vivante. Le langage est cru, les péripéties parfois "limites" mais je ne décroche pas. Ce n'est ni "Boss", ni "Breaking Bad, ni "Walking Dead" mais les 20 minutes de chaque épisode détendent et distraient.

Hollande "revient" et surveille Anne Hidalgo. Bertrand n'a pas creusé l'écart et Pécresse y croit. Dieu! que cette présidentielle s'annonce mortelle.

En regardant la nature reprendre faiblement mais fermement ses droits (arbustes dans les anfractuosités des murs et des trottoirs, herbes sur les rails du tram....) je me demande combien d'années il faudrait pour que la ville disparaisse. Sans doute moins de 50.

Créé de toutes pièces le besoin de VAE vélos à assistance électrique a donné le jour à un marché florissant. Évidemment, concurrence oblige, il y en a pour tous les goûts et toutes les bourses et chaque constructeur possède ses standards inadaptables sur les autres (batteries surtout). J'en ai vu un ou deux qui sont presque des œuvres d'art contemporaines tellement ils sont beaux. Évidemment le prix de ces merveilles croît avec la technologie et l'esthétique...Je me suis offert une entrée de gamme qui, déjà, est un bel engin qui fonctionne vraiment bien. J'essaie d'alterner avec le bon vieux vélo sans moteur mais cède le plus souvent à la facilité.

 

OSS117 avec Jean Dujardin. J'ai vu les deux premiers films réalisés par Hazanavicius et les avait trouvés drôles et légers. Le personnage interprété par Jean Dujardin m'a fait rire et c'est un cinéma de distraction que je ne boude pas. Les dialogues sont amusants, les situations bien absurdes et on passe un bon moment en (sou)riant des bons mots et de la suffisance du "héros". Autant je détestais "le beauf de gauche"qu'était Guy Bedos, sa certitude d'être dans le vrai et son manque de recul, autant j'aime bien son fils Nicolas qui n'a heureusement hérité d'aucuns des traits négatifs du caractère paternel. Jusqu'ici je n'ai trouvé personne désirant aller voir le film avec moi. Et seul...

 

 

 

 

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16 août 2021 1 16 /08 /août /2021 07:00

A l'aéroport, il y a peu, j'ai vu une scène anodine qui m'a cependant beaucoup marqué. J'ai été attiré par du mouvement provenant du comptoir d'enregistrement des bagages d'Air Corsica. Il y avait du monde et les files avançaient peu et (très) lentement. Beaucoup de familles avec enfants en bas âge patientaient tant bien que mal.

Comme il est d'usage certaines files avançaient plus rapidement que d'autres. J'avisais une (jolie) femme, la trentaine, cheveux blonds et longs, bien habillée qui semblait "craquer". Elle essayait de calmer un petit garçon de 3 ans environ qui ne supportait plus la contrainte. Il s'échappait, courrait, faisait tomber les cordes matérialisant la file d'attente ou les bagages d'autres voyageurs. Il criait de plus en plus fort et manifestait violemment contre sa mère qui essayait de canaliser son impatience et sa colère.

Plus elle essayait moins elle y parvenait. L'enfant hurlait, la tapait, se jetait par terre et vida même une partie du sac-à-main de sa mère sur le sol. Complètement dépassée la jeune mère menaçait son fils, lui promettait des cadeaux ou des bonbons et finalement optait pour une tape légère sur les fesses. La boulette! les hurlements atteignirent une fréquence à briser le verre. Et les nerfs des témoins.

Nous, le public, étions gênés d'assister à cette scène dérangeante, conscient que le manque d'autorité (NDLR: je reviens sur ce thème!) de la jeune maman était le problème et qu'elle ne parviendrait sans doute pas à calmer l'enfant et rendre une certaine sérénité à notre attente.

Finalement rouge, en larmes, pleurant bruyamment l'enfant par sa crise permit à sa maman d'être traitée en priorité. Une hôtesse de comptoir la fit s'enregistrer plus vite. Au grand soulagement de tous.

Les autres enfants donnaient l'impression d'avoir assisté à une scène qu'ils n'oublieraient pas.

Je pensais alors au golden retriever de mon ami A*** qu'il avait été chercher à la SPA. C'était un dominant non dressé qui fut impossible jusqu'à ce qu'il lui fit donner quelques leçons de dressage. Loin de moi l'idée de comparer les deux situations mais, en tant que spectateur involontaire de cette crise enfantine hors normes je pensais que certains enfants se promettent des vies difficiles. De telles colères sont inadmissibles et un comportement dérivé de celles-ci vous mettent tout le monde à dos.

Apprendre à gérer la frustration est une des bases de l'éducation. Menacer de représailles sans jamais les appliquer est une erreur que font beaucoup de parents débordés. S'en remettre à la "garde" par écrans interposés également.

J'ai eu, en voyant ce petit garçon "hors de lui" une pensée pour les institutrices, les maternelles, les centres aérés et autres gardes d'enfants qui ont plusieurs situations quotidiennes de ce type à affronter. Des héros!

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