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23 avril 2020 4 23 /04 /avril /2020 07:00

Depuis le début de la pandémie en France (février 2020) nous sommes quotidiennement écrasés sous les informations, les démentis, les études, les contradictions, les mensonges, les débats, les avis, les commentaires et les points de vue avec, on est dans ce moment, le risque de ne plus croire ni vouloir écouter personne.
La vérité d'hier est remise en question aujourd'hui et sera une "fake new" demain.

Les sommités médicales s'affrontent et se contredisent au point qu'on ne sait plus à quel saint se vouer. On s'aperçoit que des grands pontes de la médecine donnent dans la théorie du complot (Luc Montagnier, Prix Nobel de Médecine) tandis que d'autres jouent personnel et font s'affronter leurs homologues à un moment de péril où il faudrait au contraire de la concorde et aucune polémique.

Nous qui n'avons pas de connaissances médicales sommes priés de prendre parti, d'avaliser des théories, d'envisager des possibilités alors que nous n'avons pas les éléments pour comprendre le problème dans tous ses aspects.

C'est que le virus et son expansion ne touche pas (ce serait trop simple!) que le domaine médical. Il a aussi affaire à l'économie, à la sociologie ("quand est-on vieux?"), à la politique (on a vu que la démagogie et l'irresponsabilité ne sont pas confinées) et peut-être même possède des aspects sociétaux et religieux (les tenants du catholicisme le plus obtus (qui voient en le COVID-19 une punition divine).

Cette période déjà très difficile en elle-même est aggravée par notre "infantilisation" et notre privation de liberté. Nous sommes bloqués chez nous, soumis à des contrôles tatillons, pris en otage par des politiciens peu-regardants dans leurs méthodes, inquiets de ne pas voir nos vieux parents et, pire, de ne pas pouvoir leur organiser des obsèques.

On aimerait, j'aimerais bien qu'on retrouve de la mesure et que cette période soit plus propice à la réflexion.

"You may say I'm a dreamer/but I'm not the only one...."

 

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22 avril 2020 3 22 /04 /avril /2020 07:00

Confinement et mauvais temps obligeants j'ai, confortablement installé, visionné le DVD "Titanic" de James Cameron (1997). C'est un film, on s'en souvient, qui a remporté 11 Oscars et connu un succès public mondial phénoménal. A l'époque il bluffait par ses effets techniques et la reconstitution historique maniaque. On se souvient aussi qu'il a "lancé" la carrière de Leonardo di Caprio et, dans une moindre mesure, celle de Kate Winslet. On y remarquait aussi les excellents Billy Zane et Kathy Bates.

Je ne serais pas complet si j'omettais de signaler la belle prestation de Victor Garber qui incarne un excellent Thomas Andrews (architecte du navire).

Subtil compromis entre la réalité historique et la fiction, entre le romantisme et la réalité le scénario, dense et habile, permettait à ce film bien réalisé d'atteindre son but. C'était un spectacle de qualité qui éclairait un fait historique marquant du XXème siècle et la conscience humaine universelle.

Disons le tout net: "Titanic" n'a pas (trop) vieilli. Les dialogues comme la mise en scène restent pertinents. Ce qui accuse son âge, on s'en serait douté, ce sont les "effets spéciaux qui se voient parfois comme le nez au milieu de la figure, je pense en particulier aux personnages dessinés à la palette graphique sur le pont du paquebot.

Certains faits sont "impossibles" comme le séjour prolongé des "héros" dans une eau qu'on nous dit être à "1 ou 2 degrés", le fait que des peintures (Manet, Picasso) coulent avec le bateau, la résistance des lumières jusqu'à l'ultime moment du naufrage...

Par ailleurs j'ai été surpris que le paquebot contienne des automobiles dans ses cales et me suis demandé s'il était possible de gagner la traversée de l'Atlantique au Poker.

A regarder ce film plus de vingt ans après sa sortie on retrouve le plaisir d'assister à certaines des scènes et à entendre des dialogues qu'on avait oubliées ("Qui est ce Mr Freud, un passager?").

L'épopée de 1997, le film aux superlatifs a juste un peu rétréci. Il reste un spectacle de choix et peu de films à la fois ambitieux et grand-public  peuvent s’enorgueillir d'y parvenir. 

 

 

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21 avril 2020 2 21 /04 /avril /2020 07:00

J'ai reçu, à 1 jour d'intervalle, deux mails sur une adresse que j'utilise peu. Ces deux mails étaient rédigés en anglais et étaient menaçants. Leurs auteurs, différents, se promettaient de me "pourrir la vie" si je ne faisais pas ce qu'ils me disaient.

J'étais censé avoir fait mon Benjamin Griveaux devant ma web-cam et les signataires seraient en possession du film qu'ils auraient capté sur le site porno que j'aurais utilisé.

Si, comme pour une contravention liée à une faute de conduite auto je voulais qu'on m'administre la preuve que l'on possédait on se proposait de la faire parvenir à 10 de mes interlocuteurs habituels, en précisant qu'ils seraient choisis arbitrairement par un algorithme parmi ma famille, mes amis, mon travail etc.

Venait ensuite  la méthode compliquée mais précise par laquelle, dans les 24 heures, je devais payer une rançon (comment nommer cela autrement?) de 2000 € en Bitcoins.

Oui, en bitcoins.

Mes interlocuteurs, sur les deux mails, m'assuraient que, dès le paiement effectué, ils détruiraient la pièce compromettante et je n'entendrais plus jamais parler de cette affaire.

Ils terminaient leur charmante missive par des menaces claires: les 24 Heures étaient entamées et le compte-à-rebours commencé.

J'ajoute que pour donner "corps" à la menace ils m'annonçaient posséder mon mot de passe et l'indiquaient (en fait un de ceux que j'ai eu utilisés un temps) en préambule.

Evidemment je n'ai rien payé et traité par le mépris ces mails  désagréables et infondés. Il n'empêche que la mention de mon mot de passe m'a perturbé et que je me suis inquiété qu'il circule, même si cela fait longtemps que je l'ai changé.

Je suis étonné que de telles saloperies ne soient pas stoppées net et mises, a minima, dans le courriers indésirables et suis triste que cette période de confinement soit mise à profit par toute une armée de salauds internationaux pour tourmenter les autres et faire du fric.

J'espère qu'ils sont recherchés et mis hors d'état de nuire. Le chantage est un crime et il est sévèrement réprimé.

 

 

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20 avril 2020 1 20 /04 /avril /2020 07:00

C'est une affaire de goût et chacun possède le sien, que l'on partage ou pas.
En me levant ce matin j'ai déduit de l'entente de la voix très particulière du chanteur Christophe sur France Inter qu'il était décédé. Il ne m'avait pas échappé qu'il était sous respirateur, atteint des complications du Covid.19. J'ai trouvé qu'on en faisait trop.

Je reconnais qu'avec des gens comme Gainsbourg ou Polnareff il dominait de très loin la "variétoche Française" (notez que ce n'était pas très difficile!) et qu'il avait un son, un ton bien à lui.

Curieusement il a été dit qu'il était mort de "complications pulmonaires". Comme le Sida jadis ou le cancer encore, le Coronavirus serait-il "honteux" au point de n'être cité que par des périphrases?

Nicolas Demorand, à l'écoute d'un extrait de chanson de Christophe, a dit qu'il était "sublime". Personnellement, cette voix très haut perchée et ces musiques éthérées ne m'ont jamais touché. Je n'étais sensible ni à sa voix ni à ses sons.

Mais,  comme Alain Bashung, Christophe possédait des légions d'admirateurs qui étaient capables de gloser sur des détails de sa biographie (ou de sa discographie). On s'étendait des heures sur sa période Jean-Michel Jarre ou sur telle ou telle anecdote fumeuse. Même mon ami Lambert était capable de parler de lui comme d'un artiste immense, lui qui sait ce qu'artiste veut dire.

Rebecca Manzoni, chroniqueuse musicale sur la radio publique traitait la nécro de Christophe comme s'il s'était agi de Louis Amstrong, de Mick Jagger ou de Franck Sinatra. Pas moins.

Allez! je fais un aveu. je n'ai jamais eu la curiosité (ni l'envie) d'écouter Christophe. Rebuté? je l'étais par ce que chacun pouvait connaître de lui, Aline, les mots bleus et les marionnettes.

 

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17 avril 2020 5 17 /04 /avril /2020 07:00

On pourrait sans exagérer qualifier le vingtième siècle le "Siècle des Charniers" tant les meurtres de masses ont été perpétrés à une échelle jamais vue dans l'histoire de l'Humanité.

La chaîne "Histoire" dans une belle et intéressante série documentaire consacrée au "KGB" (de la Tchéka au FSB, plus de 100 ans d'arbitraire et d'abominations) a rappelé que si le nazisme a été l'insurpassable machine à tuer jamais inventée il s'est, pour la technique du meurtre de masse, largement inspiré des méthodes de Lénine et de Staline.
Jusqu'aux camions à gaz que les soviets ont inventés!) a rappelé à quel point il est facile de déporter, torturer, déshumaniser, faire souffrir et tuer son semblable.

Pour qui veut connaître l'âme humaine et les capacités meurtrières de notre espèce (je ne parle pas des guerres qui semblent être à l'humanité ce que les ailes sont aux oiseaux et les nageoires aux poissons, indissociables) je rappellerai que le siècle a commencé avec le génocide des Arméniens par les Turcs et s'est achevé sur celui des Tutsis au Rwanda.
Entre temps des Ukrainiens aux Chinois et des juifs aux Cambodgiens ont été liquidés par millions parfois par des assassins de même nationalité qu'eux.
Parfois? souvent.

La mémoire de nombre de ces crimes de masse commence à s'estomper et notre volonté sinon de les oublier du moins de ne plus y revenir trop souvent fait que leur connaissance historique s'efface et que les causes existant toujours il est possible qu'ils apparaissent comme une "solution" à des chefs d’État dictatoriaux espérant flatter le nationalisme de leurs peuples.

On le voit régulièrement la recherche et la dénonciation de boucs émissaires n'a jamais disparu et constitue un réflexe de base d'un despote et d'une opinion sous influence.

Pour ma part je reste hanté par ces images de fusillades, de charniers, de douleurs et d'horreurs. Je garde en moi l'affreuse certitude que ma génération n'a non seulement pas été meilleure que celles qui l'ont précédées mais pire je suis persuadé que "la bête immonde", religieuse, collectiviste ou raciale est aux aguets, prête à rallumer les bûchers et à faire cracher les mitrailleuses au bord des fosses communes.

PS: pour rester dans le propos le 17 avril 1975, il y a 45 ans les Khmers rouges entraient dans Phnom Penh, inaugurant un règne de génocide proprement stupéfiant.

 

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16 avril 2020 4 16 /04 /avril /2020 08:42

Sont-ils démagogues? idiots, un peu -beaucoup- des deux? qu'ont dans la tête des personnalités de la droite dite "de gouvernement" lorsqu'ils surenchérissent sur les propositions et commentaires venant du "Rassemblement National" voire les précèdent?

Quand on entend un Ciotti, un Estrosi ou  un Hortefeux on est frappé par le manque de nuance de la pensée qu'ils expriment et des solutions qu'ils défendent. On est en permanence dans l'outrance et le ridicule, la vision étriquée des choses et la chasse à celui qui n'a pas la mentalité et  les réflexes d'un client du "Café du Commerce".

Prenez le maire de Nice. Il ne fait pas confiance à Didier Raout et à sa théorie de la Chloroquine, non, "il y croit". Est-ce l'attitude d'un homme politique responsable? poser la question c'est y répondre.

Le même, alors que l'opinion confinée est prête à accepter n'importe quelle baliverne et a donner du crédit à toutes ces supercheries qu'on regroupe sous l'appellation de "théories du complot" est allé jusqu'à demander aux autorités d'utiliser les compteurs "Linky" pour dénoncer les Français qui se seraient installés dans leur résidence secondaire. Délation et appui des thèses complotistes sur ce compteur trop souvent accusé -sans le début d'une preuve- d'être un "espion". Coup double pour le maire de Nice qui, que je sache, n'a pas brillé lors de l'attentat atrocement meurtrier de la Promenade des Anglais.

Ciotti et tant d'autres, orphelins du sarkozysme dur, courent de plateau de télévision en plateau de station radio pour défendre une politique et des idées aujourd'hui rejetées par les électeurs.
La nuance n'est pas, -doux euphémisme- leur fort et ils n'ont toujours pas compris que M Bardella, Mme Le Pen et leur parti sont les seuls à engranger les bénéfices électoraux de leurs débordements idéologiques.

A croire qu'ils le font exprès.

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7 avril 2020 2 07 /04 /avril /2020 07:00

La pandémie, en me bloquant chez moi, m'a fait perdre toute inspiration.

je ne trouve plus de sujets sur lesquels donner un avis et n'ai plus aucune idée à développer.

Je me refuse à écrire un de ces ennuyeux "carnet de confinement" et ne saurais d'ailleurs quoi y raconter.

Chroniquer des émissions télévisées est trop limité et ne m'intéresse pas plus que ça.

Bref...

Je suis sec et laisse cette rubrique le temps d'avoir emmagasiné des choses à raconter.

 

Merci.

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6 avril 2020 1 06 /04 /avril /2020 07:00

Vendredi soir, pour échapper à la litanie de chiffres anxiogènes sur les méfaits conjugués du Coronavirus et du Ministre de l’Éducation Nationale (avec l'Intérieur, le ministère le plus haï de tous) et me "distraire" j'ai regardé la télévision, chaîne "Histoire" qui diffusait un magnifique portrait de l'écrivain Colette.
Intitulé "Colette l'insoumise" le documentaire faisait la part belle sur l'incroyable personnalité de femme singulière et libérée, bien avant que l'idée ne viennent à ses suivantes.

Avec des films d'époque, des documents photographiques, des montages amusants et des dessins faits en temps réel une illustration spontanée et pleine d'imagination donnait à voir l'incroyable et "scandaleuse" vie de celle qui finirait, malgré tout, par avoir des funérailles nationales.

De la faillite familiale Colette tira la leçon jamais oubliée qu'elle ne devait dépendre (financièrement) de personne et s'y tint toute sa vie. Du plaisir qu'elle connut avec Willy elle décida que le plaisir de la chair était sacré et elle le chercha et y sacrifia beaucoup tout au long de son existence. Les méthodes grossièrement commerciales pour faire parler de lui, de ses livres et des livres de sa femme qui furent celles de son premier mari l'inspirèrent jusqu'au bout pour vendre ceux qu'elles signeraient bientôt de son seul prénom. Et ainsi de suite. N'ayant pas peur du scandale elle vécut au grand jour des amours "scandaleuses" qui choquèrent la morale pourtant élastique de "la Belle époque". Hommes, jeunes hommes, hommes mariés, femmes, demi-mondaines (la belle Otéro) et même espionne-danseuse (Mata-Hari) son lit fut des plus accueillants.

Elle eut même une aventure de 6 ans avec le fils adolescent de son mari Henri de Jouvenel, vivant sans se cacher ces amours scélérates et en en faisant la matière d'un livre à scandale "le blé en herbe".

Colette n'est plus lue de nos jours et sa littérature est sans doute dépassée. Elle fut cependant un écrivain fêté, reconnu et... vendu.

Un personnage séduisant et original qui a rempli le contrat: pendant qu'on parlait de Colette on ne parlait ppas du covid-19!
 

 

 

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2 avril 2020 4 02 /04 /avril /2020 07:00

Parmi les dernières stars authentiques du cinéma américain les octogénaires Robert Redford et Jane Fonda ont assurément leur place. Dans les toutes premières.

Ces deux là ont déjà joué ensemble dans le surprenant "Cavalier électrique" de Sydney Pollack (1979)  dans "La poursuite impitoyable" de Arthur Penn (1967) et dans "Pieds nus dans le parc" (1967). Ils se sont aussi croisés  sur le tournage de "la tête à l'envers" de Joshua Logan (1960) dans lequel Redford n'était qu'une silhouette.

Aucune rencontre digne de ces deux géants dans un film incontestable alors que chacun possède une filmographie exceptionnelle. Redford aligne "l'Arnaque", "Butch Cassidy et le kid", "Brubaker", "les trois jours du Condor", "les hommes du Président" et "Gatsby le magnifique" tandis que Fonda est à l'affiche de "Julia", "Barbarella", "Klute", "Stanley et Iris", "Agnès de Dieu", "le syndrome chinois"...

Pour Netflix Redford a produit "Nos âmes la nuit" (titre idiot) qui les réunit. C'est un film qui frôle le mélo sans tomber dedans. Redford y fait du Redford (ours bienveillant regrettant ses erreurs passées) tandis que Fonda est en adéquation avec son image publique: femme libérée, encore séduisante, optimiste et volontaire. C'est, malgré un doublage assez mauvais, un plaisir de voir ces deux "monstres sacrés" se donner la réplique dans une histoire 100% américaine avec communauté villageoise indiscrète, (belles) familles envahissantes, paysages stupéfiants de beauté, soucis et drames du quotidien, bons sentiments (à la limite de l'indigestion: fils se sentant mal aimé, petit-fils adorable mais négligé, regrets de l'enfance et des relations parents-enfants qu'on a "loupées" etc).

C'est un film américain. On a donc la voiture à plateforme, le chien, les maisons à véranda, l'initiation du petit au base ball et une référence permanente à l'institution numéro un: la Famille. Dieu que la vie semble étouffante dans cette province blanche!

Bien sur ils s'aimeront et ce ne sera pas ridicule. Une certaine discrétion, une forme de pudeur empêche les scènes d'affection d'être casse-gueules.

Un joli petit film qui contrebalance les "blockbusters" avec des morceaux de super-héros dedans. Et le plaisir de constater qu'un bon acteur, une bonne comédienne le restent au-delà des 60, 70, 80 ans. Ces deux-là ont peut-être connu le bistouri (?) mais ils sont restés reconnaissables.

 

 

 

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1 avril 2020 3 01 /04 /avril /2020 07:00

Tonie Marshall était une comédienne puis une metteuse en scène. Elle est décédée il y a une huitaine de jours et l'hommage qui lui a été rendu n'a pas été bâclé malgré les soucis d'un autre ordre qui nous affectent.

"Vénus Beauté (Institut)" et "France Boutique" sont les deux seuls films d'elle que j'ai vus et que, pour des raisons approchantes, j'ai plutôt bien aimé. Dans les deux jouent de très bonnes comédiennes (Karin Viard, Nathalie Baye, Judith Godrèche, Audrey Tautou, Mathilde Seigner, Bulle Ogier, Emmanuelle Riva) puisque Tonie Marshall tournait des films de femmes. Sa mère, Micheline Presle, faisait une apparition remarquée dans les deux comédies.  Question comédiens on ne peut pas dire que c'était l'absence mais à rôle mineur acteurs mineurs (sauf François Cluzet dans "France Boutique). On ne peut pas dire que Bernard Menez ou Samuel le Bihan sont du niveau des femmes citées plus haut.

Dans les deux films une femme de caractère (Baye dans "Vénus Beauté" et Viard dans "France Boutique" mène de front, difficilement, sa vie professionnelle et sa vie privée. Les deux se comportent en femmes libres c'est à dire comme des hommes (l'analogie va jusqu'à la consommation d'escort-boys, les changements d'amants, les remises en cause professionnelles etc.)

Dans les deux portraits le résultat est rien moins qu'un épanouissement personnel: on a envie de s'écrier: "tout ça pour ça?" d'autant que les comparses féminines sont soit paumées (Godrèche, droguée et doublant des films pornos, Tautou satisfaisant les fantasmes d'un vieux) soit malheureuses (Mathilde Seigner).

Il y a cependant de la réflexion dans ces films et une Claire Nebout, une Emmanuelle Riva et quelques autres soulignent, dans des personnages troublants, certains travers de notre époque avec humour.

Il y a, dans ces deux films, une "patte" agréable et reconnaissable et des choses graves et justes sont dites, montrées, dénoncées.

Nathalie Baye et Karine Viard sont vraiment excellentes de bout en bout tandis que décors, musique, rythme et actions sont maîtrisés de main de ...maîtresse.

 

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