Overblog Suivre ce blog
Administration Créer mon blog
11 juin 2014 3 11 /06 /juin /2014 06:45

On peut tout reprocher au vieux Le Pen, sauf de ne pas savoir ce qu'il fait. Il a toujours su ce qu'il faisait et c'est le cinéaste Claude Chabrol qui l'avait le mieux défini en fouteur de m...., jouisseur et vélléitaire ne désirant pas, au fond, accéder à un vrai pouvoir.
Lorsque Le Pen faisait ses pseudos bourdes il n'y avait de sa part que calcul. D'une part rassurer la vieille garde fascisante de son parti quant à la "pureté" de son combat et de l'autre scandaliser la classe politique et faire parler de lui.
Du billard à 3 bandes comme disent les pisse-copies.

 

Ajoutez peut-être une volonté d'être infréquentable...


Actuellement le vieux fondateur du parti d'extrême droite d'après guerre est en colère contre sa fille qui, avec sa soif de respectabilité ("la dédiabolisation") coupe la formation des fondateurs et des historiques du mouvement.

Pour contrecarrer cette entreprise de respectabilisation il n'a rien trouvé de mieux que de relancer un nième clin d'oeil antisémite vers les plus durs de ses fidèles, clin d'oeil qui signifie, en gros, "je suis toujours là, j'ai toujours mon mot à dire et je suis toujours d'extrême droite".

On entend, ici ou là, que la sortie de Le Pen sur la "prochaine fournée" n'a rien d'antisémite. Une fournée c'est une mise dans le four. Y a t'il besoin d'explication de texte supplémentaire?

Avec cette répugnante et odieuse réflexion Le Pen donne une leçon à sa fille et aux membres de son entourage: le parti m'appartient et c'est moi, le fondateur, qui le transmet pour qu'il reste ce qu'il était.
Les pourcentages en trompe l'oeil obtenus par la formation des Le Pen ont donné à ses nouveaux dirigeants des audaces qui ont déplu à la vieille garde.
Mégret avait décapité le parti mais Le Pen l'avait exécuté d'un bon mot ("le pu-putsch"). Il ne s'en est jamais remis.
La fille Le Pen s'est crue trop vite trop puissante. Papa lui a rappelé ce qu'elle lui doit.

Le vieux a encore le coup de griffe assassin et connaît encore parfaitement son catéchisme lexical extrèmiste.

La "vague bleue marine" est tombée sur un brise-lames!

Comment considérer ce parti, ses méthodes, ses mots d'ordre et son fondateur comme tous les autres?

 

 

PS: TF1, la chaîne de la beaufitude pas branchée joue son va-tout sur le football et les "Bleus" au Brésil. Le journal télévisé que j'ai survolé en "pluzz" y a consacré plus de 5 minutes. Les orages de grêle et les tortues occupant plus de dix minutes.
Le "mieux disant culturel" est une réalité depuis la privatisation. Pourquoi ne juge t'on pas le ministre de la culture de l'époque qui a bradé cette chaîne de télévision à des gougnafiers?

Repost 0
Published by Bertrand P
commenter cet article
10 juin 2014 2 10 /06 /juin /2014 06:40

On ne se refait pas. Je nourris une passion pour les livres depuis que mon frère, qui se désolait que je ne lise pas passés 10 ans, m'a mis la série des Rocambole en mains pendant ma "jaunisse".

Cette maladie enfantine est devenue l'un des meilleurs souvenirs de ma vie puisqu'à Ponson du Terrail s'est ajoutée la découverte de jules Verne, Maurice Leblanc et de Stanilas André Steeman. 

Depuis j'ai dû lire -en toute modestie- l'équivalent de la bibliothèque d'Alexandrie.

Cette passion est souvent contrariée par l'aspect mercantile des éditeurs et par l'injustice qui existe dans le milieu littéraire,

comme partout ailleurs.
Je trouve en effet exaspérant que la moindre "découverte" d'une Star'Ac quelconque trouve un éditeur pour publier ses pauvres réflexions et que tant d'auteurs passionnants attendent devant leur boîte aux lettres le retour de leur manuscrit même pas lu.
Hier en entendant cette truffe de William Lemergie faire sa pub pour ses mémoires d'enfance je m'indignais intérieurement que cet idiot totalement exempt d'une once de talent ait trouvé un éditeur avant de trouver des lecteurs.
Il suffit de faire quelques vide-greniers ou marché aux puces pour découvrir des livres écrits par des vedettes oubliées qui,

un temps, ont eu leur tronche en couverture et leur triste prose remaniée par un nègre publiée.

Et je ne parle pas de biographies d'abrutis écrites par des cons... elles pullulent.
Les amours de St Laurent et de son odieux Bergé, Michael Jackson ou le mari de la Montespan, tout se vend et plus c'est médiocre plus les éditeurs se les arrachent.

C'est contrariant et, la magnanimité des critiques ajoute une dose d'injustice.
C'est pourquoi, feuilletant le dernier "Figaro Magazine" (il est au bureau toutes les semaines et c'est un vil torchon, je me répète) j'ai applaudi des deux mains et des deux pieds en lisant la critique "au vitriol" de Frédéric Beigbeder du livre de l'acteur Philippe Torreton "Mémé".

Déjà le titre....

Sincèrement... qu'est-ce qu'on en a à battre de la mémé à Torreton? Qui cela peut-il intéresser?

En tout cas pas Beigbeder et il ne lui envoie pas dire.
Ca m'a fait du bien cette critique.
Il y a tant de zéros pointés qui polluent les rayons de librairie avec leurs saletés!

Repost 0
Published by Bertrand P
commenter cet article
9 juin 2014 1 09 /06 /juin /2014 06:55

 

Je n'ai pas tout compris ce qu'il a dit et expliqué mais j'ai entendu récemment l'écrivain américain Arthur C.Clarke dire que chaque être humain est, en quelque sorte, accompagné par 30 «fantômes» qui l'ont précédés.

Derrière chaque humain vivant maintenant il y a trente fantômes, car tel est le rapport par lequel les morts surpassent les vivants. Depuis l’aube des temps, environ cent milliards d’êtres humains ont arpenté la planète Terre.

Et ce nombre est très intéressant car, par une curieuse coïncidence, il existe environ cent milliards d’étoiles dans notre univers local, la Voie Lactée. Ainsi pour chaque homme qui vécut jamais, une étoile brille dans cet Univers. Mais chacune de ces étoiles est un soleil, souvent plus lumineux et plus puissant que cette petite étoile proche de nous que nous appelons le Soleil. Et nombre de ces soleils étrangers -- peut-être tous -- possèdent des planètes qui tournent autour d’eux. Ainsi, il existe presque certainement de par les cieux assez de mondes pour donner à chacun des humains qui habitèrent la Terre, jusqu'aux premiers hommes-singes, son propre monde-paradis -- ou monde-enfer -- qui n’appartient qu’à lui.

Combien de ces paradis, de ces enfers, potentiels sont-ils actuellement habités et par quel genre de créatures, il nous est impossible de le deviner. L’étoile la plus proche est encore des millions de fois plus éloignée de nous que Mars ou Vénus qui, pour la génération à venir, restent des buts difficiles à atteindre. Mais la muraille des distances s’effondre : un jour, parmi les étoiles, nous rencontrerons nos égaux, ou nos maîtres.

Les hommes ont mis longtemps à admettre cette idée. Certains espèrent encore qu’elle ne deviendra jamais une réalité. Un nombre pourtant chaque jour plus important demande : 'Pourquoi une telle rencontre n'a-t-elle pas déjà eu lieu, puisque nous-mêmes sommes prêts à nous aventurer dans l'espace?'

Oui, pourquoi, en vérité ? Voici une réponse possible à cette question très raisonnable. Mais rappelez vous bien qu’il ne s’agit que d’une œuvre de fiction.

La vérité, comme toujours, sera encore bien plus étrange.

Arthur Charles Clarke, avant propos de "2001 : l’odyssée de l’espace", 1968

Cette évaluation devrait rester vrai quelques temps Elle est adaptée de ce que Arthur C Clarke écrivait dans une préface à son roman "2001: une odyssée de l'espace". A noter que la valeur trente donnée au nombre des "fantômes" n'est pas une erreur de Arthur C Clarke. En 1968, date de publication de "2001", la population de la planète ne dépassait pas 3,5 milliards d'humains, soit la moitié de la population de 2011, et le rapport des morts du passé aux vivants de l'époque était bien approximativement 2 fois plus grand qu'en 2011, soit environ trente. En revanche on peut remarquer l'étonnante clairvoyance de Arthur C Clarke, qui, près de 30 ans avant les bureaux de population, avance une estimation compatible avec leurs résultats.

Je trouve passionnante cette remarque et elle vient en résonance avec une question qui me hante depuis toujours: de mon père et ma mère, de mes grands parents paternels et maternels, de leurs parents, de leurs grand parents et ainsi de suite; de combien d'hommes et de femmes ai-je hérité gènes et traits de caractère pour être ce que je suis? Et qui ont été les premiers?

Repost 0
Published by Bertrand P
commenter cet article
6 juin 2014 5 06 /06 /juin /2014 07:09

Au commencement il y eut un homme parfaitement génial. René Goscinny. Quel que soit le dessinateur avec lequel il s'associait leur collaboration devenait miraculeuse.

Avec Morris ça devenait Lucky luke. Le lucky Luke des meilleurs albums. "Le juge", "Calamity Jane", "Ruée sur l'Ocklahoma" et l'excellentissime "les rivaux du Painful Gulch" . Tous les albums qui portent cette double signature sont spirituels. On reconnait sa patte, entre mille. Un humour débridé mais fin. Un homme cultivé et drôle. Une signature.

Avec Sempé (que des cuistres appellent désormais Jean-Jacques Sempé comme on a dit André Bourvil juste avant qu'il ne meure) c'est "Le petit Nicolas", amusant, sensible et original que Goscinny signait.

Il y eut aussi Oumpah Pah, les merveilleux "Dingodossiers" avec Gotlib...

... Et Astérix. Encore une collaboration, cette fois avec Uderzo. Une réussite, du moins jusqu'en 1977 date du décès de Goscinny. On dira ce qu'on voudra, 85% du charme des "premiers" Astérix c'est à Goscinny qu'on le doit. Les dessins d'Uderzo sont sympas et colorés mais bon... Ce n'est ni Druillet, ni Edgar P.Jacobs ni Tardi. Quand ce dessinateur s'est cru autorisé à continuer seul Astérix  il s'est vautré et ses albums étaient gênants tant ils étaient nuls. Un humour de garçon de bains et des scénarios ni faits ni à faire.

Comme notre époque mercantile adore tout ce qui est minable elle a fait un triomphe aux albums qu'Uderzo signait seul et il s'en vendait des wagons inversement proportionnels à la qualité du volume. Entre la lessive et les yaourts le grand public achetait "ledernierAstérix". Même les moins de 6 ans avaient du mal à les trouver drôles!

Fifille Uderzo, par l'odeur alléchée, vint chercher querelle à son père vieillissant mais richissime. Comme dans toute belle histoire capitaliste cette affaire de BD rigolote devenue machine à faire du fric se termina devant les tribunaux où elle réclamait qu'on mette papa-portefeuille sous (sa) tutelle tandis que le vieux dessinateur poursuivait sa fille et son gendre pour mauvais traitements et autres joyeusetés.

Goscinny lui-même n'aurait pas fait un bon scénar avec ces protagonistes et leurs sombres histoires d'argent.

Repost 0
Published by Bertrand P
commenter cet article
5 juin 2014 4 05 /06 /juin /2014 07:37

Dans cette gigantesque marmite à conneries où mijotent les plus lamentables plats, les émissions "hommages" à des disparus se taillent la part du lion.
Allez savoir pourquoi, Louis de Funès et Romain Gary (deux styles de comique assez différents) sont l'objet de ces célébrations télévisées en ce moment. Le but caché de ces émissions est non pas de donner des extraits d'interviews ou de films mais de permettre à des têtes d'abrutis de se faire mousser à bon compte.

Sur 1 heure annoncée comme consacrée à de Funès on le voit peut être 15 minutes dont 5 sur l'éternel extrait de "Rabbi Jacob" Salomon est juif qui permet à Smaïn ou pire de faire une déclaration béate sur la tolérance.
Hors sujet? non! le producteur a un produit d'appel mais sa vraie soupe ce sont ces "témoins"  payés au rabais et qui viennent se montrer.

 

...Et la mère Danièle Thomson, fille d'Oury et cinéaste elle-même vient se ripoliner l'image, essayant de faire oublier ses 3 derniers bides en "rendant hommage à son père". (et là je ne sais pas pourquoi, j'imagine des rapports façon Uderzo et sa fille).


Des écrivaillons de livres qui ne se vendent qu'en hyper viennent ainsi dire tout ce qu'ils doivent à Gary (en citant exclusivement "la promesse de l'aube") tandis que des comiques qui peinent à remplir un café-théâtre à Angoulême ou à Villeneuve sur Lot viennent eux se comparer à de Funès ou, pire, à décortiquer son art comme si on avait besoin d'eux.
De doctes penseurs de notre exception culturelle (des universitaires que personne ne lit ni n'écoute) viennent ainsi, sans se prendre la gifle qu'ils mériteraient  prétendre que de Funès aurait été un bon acteur de tragédie ou que Romain Gary avait un problème avec les femmes!

... Connard malfaisant! si tu avais le centième seulement du succès de Gary auprès des plus jolies femmes tu ne viendrais pas déclamer des âneries sur un plateau de télévision entre une pub madrange et une pub Leclerc.

 

J'ai assisté au summum de la tartufferie replète, de la vulgarité racoleuse et de la bassesse assumée en voyant quelques minutes du "portrait" de Louis de Funès qu'a diffusé Arte dimanche 31 mai. Le médiatique crétin, mi-médecin mi-mondain Marcel Ruffo débloquant à pleins tubes et racontant n'importe quoi, avec un vocabulaire psychanalytique consternant (on aurait dit Gérard Miller en pire!) s'exprimant avec componction en phrases grotesques et tenant des propos totalement hors sujet.

Finalement il vaut mieux être un anonyme: une fois le panégyrique de vos obsèques lu les "hommages" ultérieurs vous sont épargnés!

Repost 0
Published by Bertrand P
commenter cet article
4 juin 2014 3 04 /06 /juin /2014 07:29

Je n'arrive pas à comprendre le procès qui est fait au président François Hollande par la quasi totalité de la presse Française, du "Figaro Magazine" ce qui n'est pas surprenant au "Monde" ce qui l'est plus.
Cette impopularité dont on nous rebat les oreilles n'est-elle pas consubstantielle à la situation économique du pays d'une part et aux mesures prises depuis deux ans pour tenter d'y remédier de l'autre?

 

La situation économique du pays date t'elle du jour de son élection?

 

Les instituts de sondage remplacent la réflexion en fournissant clé en main des éléments sur lesquels on brode sans fin et, il faut bien le reconnaître, en économisant la réflexion.

La présidence dure maintenant cinq ans et il paraît pour le moins prématuré de la juger et de la condamner. En faisant ainsi on instaure ce fameux climat de défiance qui se traduit par ce moral si bas que les mêmes s'étonnent de rencontrer chez nos compatriotes.

 

Je ne dis pas que François Hollande est un bon président ni que son mandat donne pleine satisfaction. Je dis cependant qu'il faudrait savoir ce que nous voulons.
Nous avons rejeté son prédécesseur qui opposait les Français entre eux, qui lassait par son omniprésence et dont la politique favorisait surtout ses amis et les gros détenteurs de fortunes (souvent les mêmes).
Avec Hollande on ne voit plus ces insupportables "communicants" et leurs gros sabots. Finis les "éléments de langage" et ces leurres qui ont comme unique fonction de remplacer l'action par des annonces d'action.

Ces beaux messieurs, depuis le crash en plein vol de leur "chose" Strauss-Kahn devraient avancer profil (très) bas.

On dit qu'il n'en est rien et que les mêmes s'agitent auprès de Manuel Valls. Eternel recommencement.

 

Hollande n'est pas à moitié mandat et on voudrait qu'il ait accompli son programme tout en exigeant qu'il soit réaliste et fasse plutôt celui de l'opposition. Absurde! Un peu de bon sens nous ferait remarquer que nous ne sommes pas tous seuls dans le monde et que les autres ne réussissent pas mieux voire plus mal que nous en Europe et ailleurs.

Notre démocratie tient le coup, vaille que vaille, et Hollande fait le job en nous épargnant ses états d'âme et en ne nous fâchant pas avec la moitié de nos voisins. Ce n'est déjà pas si mal!

 

Des municipales perdues, des européennes lamentables ne remettent pas en cause l'élection présidentielle de 2012 ni les législatives qui les ont suivies. Il faut l'abyssal culot des Le Pen pére et fille pour oser prétendre le contraire.

...et la complicité médiatique de tous ces zozos qui attendent la crise de régime pour avoir quelque chose à dire et surtout à vendre.

 

La personnalité de Hollande est difficile à cerner,  les problèmes liés à ses compagnes ont été des ratages mais justement, cela sent l'amateurisme et on devrait sinon s'en réjouir du moins avoir un peu d'indulgence.

 

Une opposition rogue malgré ses déboires internes et qui ne promet rien d'autre que les recettes qu'elle a appliquées pendant dix ans avec le succès que l'on sait, un pouvoir dévalué, englué dans une gestion cahotique et compliquée...
l'arrivée en tête du front national dimanche il y a quinze jours n'aurait pas dû être une surprise puisque la démagogie est venue au contact d'un certain désespoir.Une réaction chimique, quoi.

 

C'est un cocktail qu'on retrouvera; que des apprentis sorciers préparent et dont ils seront les premières victimes.

 

Mais sans aller si loin et s'enfoncer dans le pessimisme il faut bien constater que, de Schroëder en Blair, de Hollande en Zapatero, sans oublier les émules de Chavez le socialisme meurt doucement faute d'avoir renié le communisme (il aurait fallu immédiatement renier cet avatar sanglant et bouffon) et faute de s'être adapté à la donne inédite une fois le rideau de fer tombé. "Social-liberalisme" ou "social-démocrate" Hollande applique une doctrine qui s'est toujours trompée et qui n'a jamais su s'adapter.

 

En regardant certains (et pas que Mélenchon) on se demande s'ils ont compris que le monde qui les a vu

naître a disparu et que leur grille d'interprétation est aussi utile qu'un fer à repasser à braises ou un moulin à café.

 

 

PS: Cette pseudo référence au "carnet de Louis XVI" sur lequel figure la mention "rien" à la date du 14 juillet 1789. les historiens sérieux ont bien montré qu'il s'agissait de son carnet de chasse, il n'empêche, les cruches continuent à répéter la fausse anecdote avec application.

Repost 0
Published by Bertrand P
commenter cet article
3 juin 2014 2 03 /06 /juin /2014 06:38

Mon enfance m'a sauté à la figure l'autre soir lorsque, sur la chaîne Paramount qui diffuse des films de cette compagnie cinématographique j'ai regardé, captivé, une partie d'un film de 1966 dont le titre est "la proie nue".

C'est un film comme on en faisait il y a si longtemps que j'avais oublié qu'enfant ils me captivaient.

 

Il y avait, dans mon quartier, une salle de cinéma qui était spécialisée dans ce genre de films. Elle s'appelait, je m'en souviens, "Auteuil Bon cinéma", un nom qui semble inventé tant il sonne désuet.


Ca se passe dans une Afrique sauvage, peuplée de sauvages cruels, d'animaux redoutables et de trafiquants sans scrupules.

L'histoire n'a qu'un intérêt limité mais la façon de la raconter et toutes les conventions des films de ce genre particuliers sont représentées. La jungle hostile, les animaux féroces (nombreux plans animaliers soutenant l'histoire), la musique oppressante des tribus soulignant le danger auquel est soumis le héros, les moments de suspens où nous sommes, spectateurs, informés du danger imminent qui guette l'acteur principal tandis que lui l'ignore et, bien sur, des artifices de mise en scène qui nous donnent l'illusion d'être parfois à la place du héros. 

Il existe une longue tradition de films américains construits sur ce thème et c'est un genre à part entière dont le dernier représentant, à ma connaissance, est le film assez gore "Apocalypto" de Mel Gibson (2006).

 

...A propos de Mel Gibson et de gore il faudra que je parle de "La passion du Christ" un film stupéfiant qu'il a tourné en 2004.

 

Pour revenir à "la proie nue" c'est un film auquel répondent les films sur la conquète de l'ouest (les films de cow-boys et d'indiens), les films de guerre de type "Apocalypse Now" et aussi de nombreux films d'épouvante.

Je me revois, gamin, vivant vraiment ce que je voyais sur l'écran et vibrant au rythme des obstacles, des difficultés, des

péripéties et des inquiétudes du personnage principal. Je m'enfonçais dans mon fauteuil, je tournais le dos à l'écran, je me cachais les yeux... c'est peut-être là qu'a pris naissance la légende de mon "agitation permanente"?

 

Jamais je n'ai voulu revoir la scène de "Michel Strogoff" avec Curd Jürgens pendant laquelle on lui brûlait les yeux. J'en ai eu des nuits difficiles en la revivant et elle constitue l'une de mes mythologies personnelles avec une autre, sans doute de la même époque, où des éléphants traversaient une splendide maison appartenant à Elisabeth Taylor et qui avait le tort d'avoir été construite sur leur chemin. 

 

... je ne vais pas commencer à parler cinéma sinon la nuit sera très courte et il est déjà tard.

 

Bonne nuit!

 

 

 

Repost 0
Published by Bertrand P
commenter cet article
2 juin 2014 1 02 /06 /juin /2014 06:36

Devant la folle violence et la barbarie criminelle de groupes fanatisés comme ceux qui se font appeler «Boko Haram» au Nigéria on reste complètement abasourdi et impuissant.

 

Les Tontons Macoutes, les Khmers Rouges, le Sentier Lumineux, les Farcs, Aqmi, les Talibans; infinie est la liste de ces groupes aux agissements monstrueux qui servent une cause incompréhensible au commun des mortels.

 

Ils semblent avoir décidé une bonne fois pour toutes où était le bien (c'est eux et leurs principes) et où se trouvait le mal (partout ailleurs, même inconsciemment). Pour faire triompher leur «cause» ils commettent des meurtres aussi effarants que ceux de Boko Haram qui a tué, parfois en les brûlant vifs, 45 lycéens de 12 à 18 ans («Envoyé Spécial», france 2  29 mai 2014).

Quelle cause mérite, pour triompher, de telles ignominies? Quelle idée religieuse pourrait s'imposer sur des massacres d'innocents? Comment ces groupes espèrent-ils construire durablement sur la coercition,la haine, les ruines, la douleur et l'horreur?

 

Naturellement personne ne possède de réponse et les fanatiques criminels moins que quiconque. Il n'empêche que c'est une sensation extrêmement inconfortable que celle de voir des groupes humains s'enfoncer dans une barbarie qui reste absolument hermétique et pour laquelle il est impossible d'imaginer une sortie.

On sait, en vieillissant, que rien n'est ou tout blanc ou tout noir mais les agissements de Boko Haram ou des Talibans semblent résister à ces nuances.

Ils semblent n'être sur terre que pour apporter le sang et les larmes et les combattre semble utopique tant la folie de leur programme et leur détermination à l'appliquer envers et contre tout est totale.

 

On parle, à juste titre des 276 lycéennes kidnappées par ces dingues. On est déjà habitués au décompte hebdomadaire des civils tombés sous leurs coups.

 

PS: le disque de Ray Lamontagne "Supernova" est très agréable à écoute.

 

 

 

 

Repost 0
Published by Bertrand P
commenter cet article
30 mai 2014 5 30 /05 /mai /2014 07:00

Chers adhérents, chers amis de l'UMP.

 

Injustement mis en cause dans une affaire dont j'ignorais tout j'ai dû, pour épargner notre mouvement, démissionner quoi qu'il m'en coûte.
Acharné à ma perte, l'un des plus mauvais premiers ministres de l'Histoire, celui qui a de gros sourcils et des pantalons gris à revers, a combiné avec ses affidés (j'ai appris ce mot à l'ENA) un complot effroyable destiné à anéantir mes chances de faire le bien du parti et celui de notre pays que j'aime tant.


Alors que je suis pur comme le nouveau-né ces abominables comploteurs n'ont cessé de jeter la suspicion sur ma carrière.
Je jure sur ce que j'ai de plus cher (mais je ne possède rien, je suis SDF) que mon parcours est aussi clair et sans tâche que rectiligne.

 

Voici ce que l'on ose me reprocher, dans le désordre:

 

La "Droite décomplexée", slogan que j'aurais aimé inventer mais que je reprends à mon compte ne signifie pas "qui fait du fric et flirte avec l'extrême droite" mais "qui revendique les valeurs conjuguées de Simone Weil et de l'Abbé Pierre".

J'aimais beaucoup l'Abbé avec qui j'ai échangé des réflexions d'une grande hauteur de vues. Surtout les miennes.

 

La piscine de Z.Takkiedine. J'étais en vacances au camping "Chez Malou" sur la côte. Ma tente était contre le mur mitoyen de la villa de cet apatride et lui et ses invités faisaient du bruit. J'ai voulu leur demander de moins en faire et ai glissé dans sa piscine. Un photographe stipendié par le malfaisant du Mans a immortalisé la scène et a vendu la photo à mes ennemis. Je suis allergique au chlore et aurais pu avoir des séquelles dramatiques. Qui s'en est soucié?

 

"Ceux qui gagnent moins de 5000€ par mois sont des minables". je n'ai pas exactement dit ça. J'ai dit: "on sera enquiquinné par les minables à 5000€ par mois", nuance. Et c'était au cours d'une partie de Monopoly à la maison des anciens de Meaux.

 

La soi-disant tricherie pour la direction de l'UMP. Alors que celui qui pensait pouvoir me contester la place, un aigri aux sourcils en bataille et possédant un look de bourgeois de province et un goût inadmissible pour la course automobile alors que les Français souffrent de la crise pensait être élu j'ai une fois de plus commis une maladresse et allumé le barbecue des "Amis de Bernadette Soubirous" avec les émargements des TOM-DOM. Cela a quelque peu affecté le résultat mais ce gros looser en a fait des tonnes alors que mes amis et moi étions déjà élus avant le scrutin.

 

Bygmalion on me cherche des poux dans la tête (moi qui utilise le shampoing Neutrogéna) parce que les dirigeants de cette société sont des amis et que la somme détournée avoisine les 10 millions d'euros.
J'ai beaucoup d'amis et ne puis (l'ENA toujours) être responsable des actes délictueux qu'ils peuvent être amenés à commettre à mon insu. C'est injuste de me reprocher des peccadilles dont je n'ai découvert l'existence qu'en lisant "Liberation" (oui, je lis Liberation) il y a 12 jours.

 

J'aurais demandé à mon chef de cabinet de tout prendre sur lui et de se livrer à cette grotesque confession pleurnicharde sur BFM. On a vu, sur TF1 que je suis incapable d'instrumentaliser quiconque et encore moins de prendre les spectateurs pour des idiots.

Chers adhérents, chers électeurs, chers compatriotes... je pars mais je reviendrai car je partage vos valeurs.
(j'adore le mot valeur). On m'a fait une vilennie, le sous-fifre de Matignon de 2007 à 2012 bouffera ses sourcils.

Rira bien qui rira le dernier. Comme Napoléon je suis à Colombey les deux Eglises. En réserve de la République.

sauf que je reste à Meaux où j'ai été réélu à 60% dès le 1er tour. 

 

 

                                                                                                                Jean-François Copé

 

 

 

 

 

 

 

 

 

Repost 0
Published by Bertrand P
commenter cet article
29 mai 2014 4 29 /05 /mai /2014 06:52

Voulant profiter de la douce torpeur d'une soirée de fin de printemps, regarder la Garonne majestueuse au crépuscule, écouter les hirondelles évoluer dans le ciel au-dessus de la Prairie des Filtres mais aussi échapper à la télévision, au téléphone ou au reliquat de travail je suis sorti avec F*** un soir de la semaine dernière.

Nous marchions lentement, éblouis par le calme et la sérénité de ces petites grappes d'étudiants qui dînaient sur l'herbe.
Le fleuve était illuminé d'or par les derniers rayons d'un soleil qui refusait de mourrir et nous étions à l'unisson dans ce beau moment plein de charme et de douceur.
Le contraste entre notre dernière balade au même endroit un soir d'hiver et de crue du fleuve était saisissant. Nous avons passé le Pont Neuf puis marché sur le Quai de Tounis, à mes yeux une des plus belles adresses de la ville.

 

En contrebas, sur les berges aménagées et face à la Garonne et à la prairie un groupe de 3 très jeunes filles fumait et écoutait une sorte de musique primitive qui sortait d'un sac indien sans qu'on voit l'appareil mais suffisamment fort pour qu'on l'imagine important.

Le volume du son était assez élevé pour qu'on l'entende d'en haut et les groupes voisins ne semblaient pas plus que celà incommodés par les percussions en question.

 

Je me suis demandé comment le même terme de "musique" pouvait aussi bien convenir à ce rythme et à "non so più cosa son, cosa faccio" de Mozart. Comment ce même mot désignait les sons produits par Miles Davis, Eddie Van Halen et Dave Grohl, Beethoven  et Camilla Jordana....

Quelquefois nos langues, même anciennes, manquent de précision.

 

Oh, elles ne faisaient pas de mal ces trois jeunes filles. Et il ne me viendrait pas à l'idée de critiquer ce qu'elles écoutaient. J'ai simplement pensé que les sons qui les ravissaient ne s'accordaient pas à ce que je sentais de la soirée, de la ville, du temps et de l'esprit des lieux.

Chaque génération vibre sur des sons différents et nos "babacooleries" sont aussi insupportables aux oreilles d'aujourd'hui que les roucoulades de Tino Rossi ou les opérettes d'avant-guerre l'étaient pour nous.
Mais je reste persuadé que le punk-rock, l'afro-cubain ou le metal-fusion ne sont pas les rythmes idéaux pour une rêverie fluviale. C'est mon avis et je le partage.

Repost 0
Published by Bertrand P
commenter cet article

Présentation

  • : Les bonnes feuilles du Poirier
  • Les bonnes feuilles du Poirier
  • : Le blog d'un Toulousain très critique sur l'actualité, et vachement calé en histoire en plus.
  • Contact

Stats

Visiteurs Uniques depuis le 22 Mars 2013
(18274 Visiteurs Uniques depuis sa création)

 

Il y a    personne(s) sur ce blog

 

Blog créé le 8 Décembre 2009

Pages