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21 avril 2017 5 21 /04 /avril /2017 07:00

Je suis navré que Benoît Hamon soit où il en est actuellement, si je donne un semblant de sérieux aux sondages d'opinion, ce que je fais avec des pincettes.

L'homme est sympathique si son programme ne l'est pas.

Le Parti-Socialiste n'a jamais voulu sortir de l'ambiguïté et, sous Mitterrand comme sous Jospin, sous Hollande aussi a refusé de renier la vulgate marxisante qui lui tenait lieu de viatique tandis qu'au pouvoir il exerçait un libéralisme à peine tempéré.
Des congrès la rose au poing et "l'Internationale" en bandoulière et, aux affaires, un social libéralisme plus libéral que social.

C'est ainsi. Les congrès du PS se gagnaient "à gauche" et leurs candidats rêvés pour l'Elysée s'appelaient Jacques Delors ou Dominique Strauss-Kahn.

Question humour il n'y avait rien à redire, question sérieux on était en droit d'avoir des doutes...

Vint la génération des "zozos", Benoît Hamon, Manuel Valls, Arnaud Montebourg et quelques autres. D'emblée ils se placèrent non seulement dans les pas des anciens mais en surjouant leur positionnement. L'avocat Montebourg voulait nationaliser des entreprises indiennes et le Catalan Valls tenait des discours sarkoziens, le menton levé.

François Hollande élu, une sorte de "divine surprise" pour le PS, la gauche et ceux qui aiment tant se qualifier de "progressistes" (il faudra m'expliquer le progressisme de Jean-Michel Baylet et celui de Cécile Duflot) les masques tombèrent vite et l'on se déchira sur la politique menée et les symboles reniés.
A peine élu, le successeur de gauche de François Mitterrand plongea dans les abysses de l'impopularité. Le gouvernement de gauche essuya même des motions de censure votées par certains de ses ex-membres!!!.

Benoît Hamon, solidaire ou inspirateur des "frondeurs" est comptable de la débâcle hollandaise. Il a tellement savonné la planche du PS qu'il n'a pas pu remonter dessus. Ceux qu'il a écrasés de son mépris lui rendent aujourd'hui la monnaie de sa pièce et de 25-30% le PS est tombé à moins de 10%.

Là on crie Bravo et on se demande si le PS n'est pas un exemple chimiquement pur du génie Français....

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20 avril 2017 4 20 /04 /avril /2017 07:00

Les films sur le monde du travail, même parfaitement réalisés, ennuient le public qui préfèrera toujours une grosse comédie qui tache qu'une réflexion sur l'organisation du travail.

De peur d'ennuyer un public mal disposé le cinéma aborde les termes du travail incidemment et rarement comme objet premier du film. La comédie est alors privilégiée et la réflexion, si elle survient, est presque une surprise.

Le beau et bon film de Nicolas Silhol "Corporate" n'est pas une comédie. Ce n'est pas non plus un "film à thèse", catégorie qui fait aussi fuir le spectateur, mais un film dramatique qui se passe dans le milieu du travail.

Un de mes derniers employeurs, ressemblait assez à ce que "Corporate" décrit comme type d'entreprise. Locaux froids et fonctionnels mais cossus, personnels paranoïaques harassés et dirigeants cyniques et surs d'eux. Elle appartenait d'ailleurs à un fond de pension américain qui, par leur exigence de rentabilité record, sont au départ des conditions invivables qu'on y trouve souvent.

Le film raconte comment une responsable Ressources-Humaines (en réalité le terme cache qu'on ne parle ni de ressources ni encore moins d'humanité) a poussé un cadre au suicide et prend soudain conscience qu'on lui destine le même rôle qu'à sa "victime". Pousser les gens au désespoir avec des graphiques idiots et des formules boursouflées ("Corporate", "Pro-actifs"...) en accompagnant le tout de manoeuvres sournoises pour les pousser à partir d'eux-mêmes est une des méthodes de gestion des carrières de notre monde actuel.
L'ancienneté, la fidélité, l'implication ne pèsent rien face à des méthodes de management qui n'envisagent que le stress et la dépendance. Le "management par le stress" s'apprend tel quel dans les grandes écoles et pousser quelqu'un aux dernières extrèmités n'est non seulement pas critiqué mais souhaité, encouragé.

Lambert Wilson est excellent dans le film: il se bonifie avec le temps et rend plus que crédible son rôle de cadre supérieur froid et manipulateur. Une nouvelle venue, excellente, Céline Sallette est cette responsable R.H qui, contrainte, se remet en question. J'ai rencontré de ces femmes impeccables, tirées à quatre épingles et plus coupantes qu'une lame de rasoir. Le moins qu'on puisse dire est qu'elles ne font pas de sentiment. Comme si leur poste dirigeant les contraignait à être plus dures que les hommes...

Le film est un peu didactique mais le sujet l'y contraignait. Tout y est juste et crédible et on est partagé entre dégoût et tristesse devant un gâchis inepte qui tue des personnes et broie des vies. Je n'ai pu m'empêcher de penser, une fois encore, que même si l'avenir d'une personne licenciée n'est pas rose; rien ne justifie qu'on se suicide. L'entreprise "gagne" sur toute la ligne puisqu'elle vous a fait nier votre propre humanité.

D'ailleurs l'entreprise du film n'en demandait pas tant: la démission lui suffisait amplement.

Pas sur que le patronat soit prêt à renoncer à des méthodes qui, hormis quelques accidents, a fait ses preuves. pousser à bout un salarié qui démissionne coûte moins cher qu'un licenciement. Aux "étages nobles", ceux des grandes directions, on raisonne en statistiques et de manière presque abstraite. On pousse les salariés à bout mais on les isole des autres et on les laisse déprimer du moment qu'il n'y a pas de vagues..

 

 

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19 avril 2017 3 19 /04 /avril /2017 07:00

 Elle est belle (très), véhémente (très) et est invitée permanente des chaînes de télévision, des stations de radio et de journaux et magazines qui se disputent la chance de publier sa pensée, qui n'est rien d'autre que la répétition forcenée du catéchisme de la troïka composée par la CEE, la BCE et le FMI.

En résumé: la dame est pour une application forte et immédiate de la purge libérale qui inclut moins d'état, moins de fonctionnaires, moins de  charges pour les entreprises, plus d'insécurité dans le monde du travail et la fameuse "flexisécurité" qui, on l'a vu depuis 20 ans, mixés ensemble, donnent les brillants résultats que l'on sait dans tous les pays où elle a été apliquée.

Un médecin qui s'entêterait à donner à un malade des traitements de cheval qui le mettraient au bord du tombeau sans la moindre amélioration de son état général serait au minimum répudié par ses proches et radié de l'ordre.

Pas les "docteurs" de l'économie qui ont vu partout et de tout temps leur folle médecine ruiner les pays et paupériser leur population. Comme un François Lenglet ou un Dominique Seux de base Mme Agnès Verdier-Molinié n'est pas effleurée par le doute. Elle sait, son savoir est évangile et ceux qui la contredisent sont de dangereux individus desquels la parole devrait être interdite.

J'avais repéré cette dame car, c'est un fait, elle "accroche la lumière". C'est le magazine "Marianne" qui m'a fait prendre conscience de son don d'ubiquité: rien que le dimanche 9 avril elle piaillait (contre son double noir, l'insupportable Clémentine Autain, épouvantail de "gauche" qui ne représente qu'elle mais emploie un pluriel de majesté) chez Bruce Toussaint où elle s'en prenait, une fois encore, aux fonctionnaires qui, on le sait, sont des "privilégiés" aussi dangereux pour les finances du pays que les attachés parlementaires fictifs, les milliardaires à qui on offre des pans du Bois de Boulogne pour exposer leur collection "d'art moderne", les tricheurs des impôts et les émules de Carlos Ghosn qui gagnent en un mois ce que 50% des Français ne gagneront pas en toute une vie. Les infirmières, les policiers et les égoutiers, nababs dissimulés pour Madame Verdier-Molinier qui, parallèlement, donnait son avis (négatif, naturellement, car pas assez orthodoxe) sur le programme d'Emmanuel Macron dans "Le Journal du dimanche" .

Je me suis demandé quelles étaient ses références pour se présenter ainsi, la bave aux lèvres en représentante de la relique de la Sainte Croix libérale.. La dame dirige un machin, l'IFRAP qui n'est qu'un pseudo laboratoire d'idée et plus sûrement un outil de lobbying. J'ai cru comprendre que des subventions publiques permettait à ce "truc" de présenter un bilan comptable équilibré. Je l'aurais parié!

J'en reviens à mon traitement préféré hélas peu appliqué: comme dans le far Ouest le goudron et les plumes et la balade sur un rail de chemin de fer remettrait peut-être de la modestie chez notre penseuse...

 

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18 avril 2017 2 18 /04 /avril /2017 07:00

Il existe à Paris quelques musées préservés d'un modernisme hirsute qui n'apporte rien aux objets ou peintures exposés et qui semblent miraculeusement préservés des folies du tout numérique.Le Musée Jacquemart André, le Musée Marmottan en font partie.

Depuis toujours mes faveurs vont au merveilleux Musée Guimet à Paris, au métro Iéna. C'est un musée qui date des années 30 et qui bénéficie d'une luminosité exemplaire, d'une place considérable et d'un plan de circulation malin. C'est aussi un lieu d'exposition où sont montrés au public des objets splendides sans ces "audioguides" agaçants ni ces relais à écran tactile qui n'apportent rien et empêchent de se faire sa propre idée sur ce que l'on regarde.

Consacré aux arts asiatiques et présentant -entre autres- des merveilles récupérées à la fin du XIX ème siècle au Cambodge, le Musée Guimet a sauvé des chefs d'oeuvres de la destruction au siècle suivant qui a vu entre autres la destruction pour "raisons religieuses" des Bouddahs de Bamiyan (Afghanistan) et celles des ruines de la Cité de Palmyre.

Comme les animaux sauvages dont notre mode de vie précipite l'inéluctable disparition en tant qu'espèces, l'humanité est de plus en plus coupable de détruire les traces de civilisations anciennes. Un hypermarché contre des ruines antiques? le combat n'est pas égal.

Aller passer quelques temps au Musée Guimet c'est à la fois s'interroger sur des concepts tels la beauté, la sagesse, la pensée, la représentation des Dieux et beaucoup d'autres choses encore.
C'est aussi trouver des correspondances entre les différentes civilisations et les différents arts et, enfin, c'est (re)trouver sa place dans le mystère de la création.

Rien que ça!

Vous serez surpris par le nombre et la sagesse des visiteurs. Leur discrétion aussi. Les masques et les statues imposent un respect au visiteur par leur profondeur. Certains regards de statues s'incrustent en vous parfois.

Un musée qui ne vous prend pas pour des grands enfants et ne vous demande pas de "pianoter" sur un clavier.... que demander de mieux?

Toutes proportions gardées j'adorais le Musée Toulouse-Lautrec d'Albi (Tarn) qui a été irrémédiablement corrompu par une "modernisation" imbécile. Là où les dessins, les affiches et les toiles se découvraient il n'y a plus que des stupides intermédiaires informatiques entre le visiteur et des commentaires pré-mâchés. Le beau parquet qui faisait tant pour la visite a disparu et tout y virtuel, le plaisir de la visite inclus.

Je croise les doigts pour que cette calamité soit épargnée au Musée Guimet que je vous recommande...

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17 avril 2017 1 17 /04 /avril /2017 07:00

Bien que j'aime passionnément Toulouse il m'arrive de vitupérer sa saleté, ses tags, ses pisseurs fous, son bruit et beaucoup d'inconvénients que la langue de bois appellent "incivilités".

Je ne suis pas le dernier à maudire celles et ceux (surtout ceux) qui rendent "ma" ville sale et inhospitalière.

Mais... j'oublie ce qu'est la condition des Parisiens qui vivent dans un bruit que l'on oublie dès que l'on quitte la capitale. La circulation automobile y est terriblement bruyante et  bus, camions, taxis, motos et scooters font de certains itinéraires et de certains feux rouges des antichambres de l'enfer.
Le périphérique n'est pas une antichambre de l'enfer mais l'enfer lui-même.

 

Paris reste une ville magnifique mais elle se mérite et le provincial a du mal à faire abstraction d'un bruit permanent qui envahit ses tympans du lever au coucher du soleil.

Nous nous sommes promenés dans le superbe parc des Tuileries, jardins sublimés par ce début de printemps et un soleil franc et vif. La Rue de Rivoli et les quais qui les bordent à l'Ouest et à l'Est étaient plus dérangeants que la poussière soulevée par les innombrables marcheurs. Les concerts de xlaxons et les sirènes de véhicules prioritaires ne cessant pratiquement jamais.

Même les endroits plus piétonniers comme la fameuse cour carrée du Louvre et sa Pyramide générent un piétinement agressif qui bourdonne aux oreilles.
Sans parler de l'intérieur de la Pyramide qui amplifie ce bruit.

Toulouse, à l'aune de ce que j'ai été contraint d'entendre à Paris est une ville calme et débonnaire. Quand le train a abordé la gare Matabiau et que j'ai pris le VAL cela m'a frappé: quel calme!

 

 

 

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15 avril 2017 6 15 /04 /avril /2017 07:00

En ce début de printemps ma paranoïa fait de la résistance. Je vois, comme le martyr enfariné des Républicains des complots partout.
Ce vendredi 7 au réveil j'ai appris que l'évêque de Dax (40) avait démissionné après avoir été dénoncé par des parents qui trouvaient qu'ils s'intéressaient de trop près à leurs chers petits dans des marches sportives et religieuses.
Oh! pas de pédophilie ni d'attouchements. Avec les pudeurs de gazelle dont parlait Mélenchon au 1er débat France Inter parlait de gestes inappropriés. de "proximité" trop prononcée.
on n'en saura pas plus et c'est tant mieux.
Mais il s'agit d'un évêque (dont le Pape François a accepté la démission avec une célérité notoire) de la religion et l'on sentait la gène et l'envie manifeste de ne pas s'apesantir d'un journaliste qui en aurait fait des tonnes si on avit eu affaire à quelqu'un de moins... mitré.

Deux poids, deux mesures. Comme Barbarin à Lyon qui a couvert de nombreux prêtres aux penchants répugnants est passé entre les gouttes. Ni sanction ni "droit de suite". Circulez il n'y à rien à voir" puisqu'on vous le dit.

Ce qui est effarant dans ces abominables histoires c'est le déni de l'Eglise. Sa volonté de "passer à quelque chose d'autre" et de "régler ça en interne".

Alors on en parle 1 petite minute, en passant, sur france Inter un vendredi matin entre un raid aérien décidé par Trump (et le congrès? il n'a pas son mot à dire le congrès?) et une intervention rigolote de la bécasse Vanhonecker.

2000 ans que ces hommes et femmes d'église s'interdisent toute sexualité (et la vivant certainement dans l'angoisse et la honte) tout en se mêlant de diriger la nôtre.

Je n'ai jamais compris comment cette imposture a pu durer aussi longtemps et sous toutes les latitudes.
 

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14 avril 2017 5 14 /04 /avril /2017 07:00

Le temps a passé, on est dans d'autres "problématiques" tout aussi artificielles et inutiles mais je voudrais, rapidement, revenir sur la tempête qu'a déclenchée Philippe Poutou, du Nouveau Parti Anticapitaliste (NPA) au débat à 11 de BFM télé mardi 4 avril 2017.

Relisez ma première phrase et vous avez mon argumentaire. Vous voyez? non? NPA et BFM télévision. Tout est dit. d'un côté un média qui se pousse du col pour avoir l'air dans le coup ("envoyer du rêve") avec la Bourse, les people, le fait-divers et le buzz hors sol. Un média qui recycle une Ruth Elkrief et une Laurence Ferrari dont personne, même en Guyane, ne voudrait. Le libéralisme indépassable des ami du "Siècle". De l'autre des gens, un parti, un Poutou qui ont "une autre logique".

La cravate, les courbettes aux puissants, le costume, la politesse et les salamalecs ce n'est pas pour eux ni pour lui. Question de pureté idéologique.

Alors Philippe Poutou "n'a pas joué le jeu". (quel "jeu"); il a choqué "le Figaro" qui trouve les affaires de Fillon infiniment moins vulgaires ou choquantes que ne pas porter de cravate!

Le philosophe des croisières, Luc Ferry a cru porter la critique; il s'est couvert de ridicule qui, on le sait, ne tue pas. (sinon ses obsèques auraient lieu ces jours-ci avec d'Ormesson, Serge Dassault, quelques académiciens presque morts et ses amis si chics de "Valeurs actuelles").

Je ne suis pas du bord de Philippe Poutou (depuis que j'ai étudié la terreur de 1793 je suis vacciné) mais j'ai trouvé utile que Poutou dise leur vérité aux deux candidats ployant sous les affaires d'argent et de concussion. Personne ne le faisait!!! personne.

"L'immunité ouvrière" crachée au visage blafard de Madame Le Pen (j'ai cru que Laurence Ferrari allait faire un malaise!) c'était ce que je n'espérais plus. la tirade était courte mais la déflagration est encore dans les airs plus d'une semaine après. Ah, ce "piquer dans la caisse"...

Qu'est-ce qui est plus blâmable: se faire offrir des costumes à 7000€ par un sulfureux intermédiaire des affaires africaines de l'ex-UMP ou venir sur un plateau de télévision sans cravate?

Alors... Poutou et l'autre candidate Trotskiste sont certainement peu aimables et ne prennent pas de gants pour s'exprimer. Leur parole vaut bien celle de l'élégant Fillon et de sa proche voisine de St Cloud.

 

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12 avril 2017 3 12 /04 /avril /2017 07:00

Il y a fatalement un moment où l'on devient un vieux con. Je crains d'avoir atteint ce moment fatidique.
J'ai des I-Pod nano offerts par Pascale qui a préjugé de mes capacités cognitives. Sans doute par chance, certainement par hasard je les ai remplis de chansons il y a des années mais n'ai jamais pu en retirer ou en ajouter depuis.

Les titres en question ont vieilli ou ne me plaisent plus mais ces lecteurs de musique Apple sont plus capricieux que la première femme que j'ai aimée et plus obscurs de fonctionnement aussi. Avec le temps les titres ne s'affichent plus sur l'écran où ils ne correspondent pas au morceau joué. Contrariant. Vous me direz: "Tu as -merci Nico- un téléphone Apple, charge le". Il s'est chargé tout seul.

Avec la même playlist que les 2 I-Pods.

Je me suis racheté ce qui se faisait avant, à savoir un lecteur de MP3 qui fonctionne avec une carte SD. Cette carte est compatible, je crois, avec le téléphone, l'auto-radio, les ordinateurs de la maison mais pas la tablette Apple ni le grille-pains.

De toute manière avec la quasi impossibilité de télécharger des chansons sans payer (on ne peut plus le faire via YouTube) mon stock de vieilleries et de mochetés ne s'est pas agrandi depuis au moins 1 an. J'ai rempli la carte SD mais, objectivement, il y a de sacrées similitudes avec l'I-Pod gris et avec le rouge. Raté!

Je disais que je sentais que les vieux cons qui me font peur semblent reconnaître en moi l'un des leurs: j'ai en horreur -tout comme eux- la domotique et tout ce qui va avec. Les portails qui s'ouvrent électriquement, les stores qui se baissent par commande électronique, les chauffages qui se mettent en route quand on le leur demande et les baignoires qui se remplissent à heure fixe. Ca a le don de m'agacer.

Je trouve inutile et un peu idiot de rester dans sa voiture alors qu'une lampe clignotante orange clignote tandis que le portail s'ouvre pour laisser entrer une voiture "intelligente". Les gens sont gros et gras mais descendre de voiture pour ouvrir une porte les insupporte.

On trouve fabuleux de donner des ordres à un bidule qui va allumer les lumières dans une pièce... l'interrupteur qui a fait la fortune de Legrand me semble pourtant indépassable.

Il faut, comme moi, être resté dix minutes à essayer de comprendre une table de cuisson à induction se mettant en sécurité pour comprendre que tout le monde ne se fera pas forcément au "progrès technique". Envoyer une lettre coûte 0,85€ et 11 minutes de votre temps. la machine qui les affranchit étant plus bête que le personnel pourtant crasse de feues les P

Pour revenir à mon point de départ je ne regrette ni le Gramophone ni le Teppaz-valise mais j'aimerais parfois qu'écouter de la musique ne me demande pas des efforts intellectuels dont je suis si peu capable.

 

 

 

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11 avril 2017 2 11 /04 /avril /2017 07:00

Comme tout le monde j'ai connu Jean Paul Kauffmann quand il a été otage au Liban. 3 années pendant lesquelles sa femme Joëlle essayait d'intéresser un pays qui ne manifestait qu'un intérêt à éclipses pour ce journaliste, le premier d'une longue et douloureuse liste, prisonnier des factions libanaises pour lesquelles, il faut bien le dire, nul ne se passionnait

Je me souviens aussi de sa libération et de cette scène inédite de Kauffmann découvrant avec surprise que le petit garçon qu'il avait bien malgré lui quitté avait grandi. Ces deux là, en bout de piste de Villacoublay, ne se reconnaissaient pas et cette douleur ils devaient la partager avec 65 millions de voyeurs.

J'ai aimé qu'il disparaisse rapidement sans squatter les plateaux de télévision et les studios de radio. Pas de Kauffmann chez Foucault ni Ruquier. "Les grandes douleurs sont muettes" dit-on.

Puis Kauffmann a écrit un beau livre sur la captivité de 5 ans de Napoléon vaincu sur l'île de Sainte-Hélène. Un livre inclassable, traversé par sa propre douleur, par ses propres expériences. Un livre "La chambre noire de Longwood" que j'ai beaucoup aimé et même relu.

Ont suivi, de temps en temps, d'autres livres, tout aussi inclassables, qui tenaient du récit, du livre d'histoire, de l'article de reporter, du psychologue, du philosophe même.

C'est un homme qui s'intéresse au vin (de Bordeaux notamment), aux cigares, à la littérature, au cinéma, à la peinture et à l'histoire. Il fait partager ses intuitions, ses pensées, ses doutes, ses regrets et, en un mot, sa réflexion au fur et à mesure qu'elle s'élabore. Un homme discret et talentueux.
J'ai lu avec beaucoup de plaisir son dernier livre qu'il consacre à un voyage à Kaliningrad (ex-Köenigsberg) et à la bataille d'Eylau. Ce n'est pas Napoléon qui l'intéresse (il dit préférer Bonaparte) mais le souverain invaincu qui sent la chance l'abandonner. Ce livre aborde des sujets connexes et d'autres qui n'ont strictement rien à voir. Il est remarquable de bout en bout.

Cet "outre-terre" est assurément un de ses meilleurs livres. J'y ai retrouvé ce qui faisait le charme des précédents en plus abouti peut-être.

J'en ai terminé la lecture à Béziers ce lundi et ai appris que Kauffmann affrontait ses lecteurs à la bibliothèque de l'avenue Jean Rieux (une bibliothèque de quartier) ce jeudi par un mail circulaire. J'ai réussi à assister à ce petit évènement.

L'homme est comme l'auteur: modeste, profond, timide, chaleureux et intéressant.

 

 

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10 avril 2017 1 10 /04 /avril /2017 07:00

J'ai pris le train hier et ai été frappé, une nouvelle fois, par la vétusté, la saleté et la laideur de nos trains et de nos gares. frappé aussi par l'indigence du service "à bord" (rarement bu un café aussi dégueulasse, 2 € sous traité à la chaîne Illy), le j'm'en foutisme du personnel de la compagnie nationale de chemin de fer (fringué comme des clochards, coiffés comme des vagabonds, mal polis, peu aimables) et le manque de fiabilité des informations données au client.
A Narbonne les haut-parleurs disaient que le train pour Cerbère partait du quai A mais le panneau d'affichage indiquait B et, effectivement c'était B.
Enfin, j'ai été sidéré de voir des voyageurs courir en sortant du train pour une correspondance sur le quai opposé et n'avoir pas assez de temps -pour la plupart- pour le prendre.

Bien que le contrôleur ait sifflé le chef de traction attendait quelques précieuses secondes pour laisser ces voyageurs essoufflés monter dans son convoi.

Que dire de ces tortillards prétentieusement appelés TER (trans express régional) qui s'arrêtent partout et mettent plus de 2H pour parcourir 100 km?

Que dire de ces milliers de tags immondes qui maculent les locomotives, les voitures, les wagons, les quais, les immeubles et les abords des voies?

Que dire des sièges usés et sales des voitures? que dire des toilettes des voitures?

Vraiment nous avons un réseau ferroviaire de pays du tiers-monde. Le "tout-TGV" a détruit la crédibilité de la SNCF et a paupérisé l'ensemble du système.

Je crois me souvenir que les trains Corail et même les autorails "Picasso" rouge et jaune étaient moins indignes...
 

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