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7 avril 2017 5 07 /04 /avril /2017 07:00

Ils sont nombreux ceux qui, sous le prétexte bienveillant de nous éclairer, obscurcissent à loisir le paysage de cette élection présidentielle.

Cette absolue crétinerie qu'est le "décryptage" de l'information sévit partout et plus les clercs le pratiquent plus la situation est floue ou incompréhensible.

La règle numéro 1 que nous devrions tous garder en tête est que nous avons chèrement gagné le droit de vote dans ce pays (celui des femmes n'étant acté que depuis 1945) et que celui-ci ne nous est pas octroyé par la classe politique mais que nous le lui avons arraché.

Un autre paramètre important est que nous disposons, si nous le voulons, de l'ensemble des éléments pour faire un choix en connaissance de cause. Nous avons à notre disposition plus d'informations qu'il n'en faut pour voter à bon escient: constitution, livres de droit, journaux, télévisions, radios, programmes des candidats, analyses de spécialistes... il y a profusion plutôt que manque.

Libre à nous de ne se baser que sur les sondages, les articles ou documents partisans, le doigt mouillé ou la bêtise militante pour décider de notre vote.

Nous ne changerons pas la vie (comme le proclamait le slogan de François Mitterrand et du PS en 1981) mais nous pouvons influer, par le vote, sur des pans non négligeables de notre vie quotidienne en votant pour tel ou tel programme.

Supprimer l'impôt sur la fortune, augmenter la TVA de 2 points, repasser au Franc, choisir le revenu universel, condamner le nucléaire, négliger l'écologie etc. sont des décisions qui nous engagent mais aussi moralement. En tant qu'agent économique, que citoyen, qu'humain et que personne. on ne doit donc pas se déterminer "à la légère".

Notre pays n'est pas isolé du reste du monde et l'isolationnisme est non seulement une absurdité mais un danger. L'autarcie n'existe pas et les frontières, qu'on le veuille ou non, sont des symboles du passé et de deux guerres mondiales.

Voyons comme une chance cette élection et essayons de ne pas oublier que les médias, par goût du spectacle et sens du commerce ont tout intérêt à "scénariser" l'élection, en caricaturer les enjeux, en exagérer les rebondissements quitte à les inventer ou, du moins, les interpréter.

Notre vote de 2007 et celui de 2012 a porté à l'Elysée deux personnalités exactement contraires qui n'ont pas brillé ni donné des résultats dont on puisse vanter les mérites: faisons tous en sorte que celui de cette année soit moins décevant et, par exemple votons "pour" plutôt que "contre".

Le désastre, le ridicule, l'absurde et l'insultant spectacle de la présidence Trump aux Etats Unis doivent nous marquer suffisamment pour que nous ne fassions pas la même erreur en confiant la présidence de la République pour 5 ans à la famille Trump du manoir de Montretout de St Cloud. On ne confie pas ses clés à un cambrioleur!

Enfin, et c'est le sens du titre de ce post ("on verra bien") nous sommes un pays de 67 millions d'habitants. Un petit pays dont nous nous exagérons l'importance. Prenons nous pour ce que nous sommes et votons comme une vieille démocratie, imparfaite, pleine de cicatrices, fatiguée mais encore vivante. Cessons de jouer à la guerre civile de peur de la vivre vraiment.

Si nous faisons cela alors nous choisirons un président conforme aux besoins de la période et du pays.

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6 avril 2017 4 06 /04 /avril /2017 07:00

Il y a (presque toujours) un programme regardable sur la chaîne Histoire. Cette chaîne de télévision a, c'est certain, un tropisme "guerres mondiales" et parmi elles une sorte de vertige pour Hitler et la seconde mais pas que. Heureusement.

Récemment elle a diffusé un programme long (1 heure) sur l'assassinat de Martin Luther King et la traque de James Earl Ray, son meurtrier.  C'était passionnant de bout en bout et on l'oublie un peu, King était un homme hors du commun.

En avril 1968 sa campagne pour la déségrégation et pour les droits civiques était encore aussi nécessaire que combattue par des forces du style de celles qui ont élu Trump l'année dernière: blanches, racistes, obtuses, haineuses et sûres de leur bon droit de blancs "supérieurs".

Edgard G. Hoover, l'inamovible Directeur du FBI avait tout fait pour déconsidérer le Révérend King en faisant fuiter des rapports sur sa vie sexuelle et privée. Ne pouvant abattre l'Homme sur sa pensée et son action, exemplaires, on avait tout misé sur la réputation. Sans succès heureusement. Les quelques grands hommes qui ont exalté le meilleur de leurs contemporains sont le plus souvent haïs et éliminés par les plus médiocres de leurs adversaires...

Abattu comme à la fête foraine malgré un déploiement policier conséquent (mais on "surveillait" King, on ne le protégeait pas) le défenseur des Droits civiques de 39 ans aurait encore pu faire beaucoup, même malgré elle, pour civiliser l'Amérique.

Son assassin, un raté comme les USA en fabriquent à la chaîne, fusil à pompe dans une main et bible dans l'autre, a d'abord reconnu le meurtre puis l'a démenti jusqu'à sa mort.

Il n'a été arrêté qu'à la suite d'une enquète-poursuite rocambolesque qui essayait de tenir compte des enquêtes sur l'assassinat du président John Kennedy (novembre 1963) et  de son frère Robert en juin 1968.

Une histoire expliquée avec intelligence, temps, archives incroyables, reconstitutions (je ne suis pas fan) et interviews de personnes ayant occupé des postes de témoins à un moment ou à un autre (avocats, frère de James Earl Ray, leader des Droits civiques, amie de Martin Luther King, armurier.....). 

Cette émission donnait envie de creuser le sujet et, avant tout, de revoir qui était Martin Luther King, un homme plus grand que sa légende même si ses discours mi-religieux mi-politiques ont beaucoup vieilli.

 

 

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Published by Bertrand P
5 avril 2017 3 05 /04 /avril /2017 07:00

Le bon chanteur Gaetan Roussel et la bonne comédienne Brakni se sont unis dans un combo appelé "Lady Sir". Les premiers signes visibles de cette union musicale sont deux clips et les deux chansons qu'ils illustrent: "Le temps passe" et "je rêve d'ailleurs".

Commençons par ce "Je rêve d'ailleurs" qui est une très jolie chanson admirablement chantée. Les deux voix de Gaetan Roussel et de Rachida Brakni se mêlent harmonieusement et le refrain, une liste de lieux géographiques et touristiques qui donnent envie de sauter dans le premier avion, sans être original ("Belle île en mer" de Voulzy et "Syracuse" de Salvador étaient déjà bâties sur ce schéma) est plaisant et doux aux oreilles.

L'autre chanson, "Le temps passe" est magnifiquement orchestrée. nappes de guitares, batterie solide mais discrète, voix maîtrisée... une perfection classique dès la première écoute.
Le "clip" réalisé pour l'occasion est une compilation d'actualités en noir et blanc qui toutes, sans exception, montrent des manifestations politiques, des grèves, des mouvements politiques ou des occupations d'entrepôts ou d'usines. Ces manifestations sont toutes datées des années 60-70. Il y a cette grosse fille à chapeau qu'on voyait, elle ou ses clones dans tous les défilés de l'époque, les gauchistes farouches, les syndicalistes déterminés, les cégétistes aux convictions inébranlables, les étudiants chevelus, les jeunes filles timides aux coiffures crêpées, les sufragettes MLF, les piliers de grêve violents et toute une France qui a disparu depuis longtemps. Sans d'ailleurs que je la regrette: les Français sont plus intelligents, plus beaux aussi de nos jours. La clope maïs vissée au coin des lèvres comme la casquette ouvrière ont (heureusement) disparu.Le clip donne à voir un pays qui est déjà englouti par l'Histoire avec un H majuscule. Une Histoire qu'on ne renie pas mais qui est bel et bien du passé enterré.

Notre époque accouche dans la douleur d'une autre vie, d'autres réalités avec lesquelles il faudra aussi combattre mais différemment. La chanson et les images le disent en filigrane.

 

 

 

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4 avril 2017 2 04 /04 /avril /2017 07:00

J'ai tellement espéré la chute du mur de Berlin que je lui en ai profondément voulu de m'avoir gâché le grand soir.

Lorsque ce mur de la honte a enfin été attaqué au burin je ne me sentais plus de joie. L'Allemagne se réunifiait, les Ossis pouvaient aller voir librement les Wessis sans craindre les tirs meurtriers de la Stasi. Un vrai miracle auquel nous n'étions guère préparés tant le rideau de fer semblait encore solide.

Je le dis tout net: lorsque de cette inimaginable soirée (11 novembre 1989) s'est produite en direct j'ai haï Mstislav Rostropovitch et son violoncelle et je les ai trouvés sinistres alors que l'ambiance était, à juste titre, à la fête ce soir là.

La suite pour violoncelle de Jean-Sébastien Bach qu'il a interprétée ce soir là m'a parue non seulement déplacée mais ennuyeuse et triste.

Depuis je n'ai pas révisé mon jugement et me souviens toujours de cette prestation comme d'un pensum.

Dans "la récréation" cet après midi (France Inter 28/03/2017) l'invité était un violoncelliste de renom qui a dit que sa vocation venait... de Rostropovitch à Check-Point Charlie en 1989.

Ce n'était pas la première fois que quelqu'un citait ce moment comme un de ceux qui avaient marqué sa vie.

Je suis passé à côté.

 

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3 avril 2017 1 03 /04 /avril /2017 07:00

Il y a des personnes, comme ça, qui vous donnent l'impression que l'humanité est moins laide et stupide. Ils vous aident à accepter la médiocrité du quotidien en l'analysant sans complaisance ni dégoût. Juste en donnant leur avis, basé sur l'intelligence et la réflexion.

Lorsque Nicolas était encore à la maison (et qu'il se réveillait avant 14H00, l'émission débutait le dimanche vers 13H00) nous regardions ensemble une des très rares émissions de télévision digne et appelant au meilleur de soi. Daniel Schneidermann animait alors "Arrêt sur images", une émission qui réfléchissait sur les médias, sur l'information et, fatalement, sur les processus de désinformation en cours dès cette époque lointaine (années 2000).

J'allais dire "naturellement", cette émission fut supprimée et remplacée par une ânerie faux-jeton qui, sous le couvert de continuer à réfléchir sur les médias s'empressait au contraire de les dédouaner. Animée par ce pauvre Paul Amar (un larbin multimédia déjà usé à l'époque)  cet animateur tous-terrains n'avait pas hésité à participer à cette mauvaise action qui consistait à remplacer une belle émission par du n'importe quoi.

On sait qu'il y a et qu'il y aura toujours quelqu'un pour s'abaisser en se reniant.

Daniel Schneidermann qu'on a lu dans "le Monde" et qu'on lit dans "Libération" a crée un site Internet baptisé aussi "Arrêt sur Images" qui est d'un même niveau que sa défunte émission. Rigoureux, prenant l'abonné pour un être réfléchi, fouillant ses sujets, refusant la facilité et vérifiant plutôt deux fois plutôt qu'une ses sources et ses informations.

Dans ce monde du journalisme ou une Léa Salamé ou une Alexandra Bensaïd discréditent France Inter par l'incroyable nullité de leurs prestations il est rassurant de savoir que certains ont le respect du lecteur et de leur métier.

Ils sont rares, autant leur accorder un maximum d'attention.

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31 mars 2017 5 31 /03 /mars /2017 07:00

Non vraiment. Son programme ne passe pas. Une purge pour ceux qui ont déjà tellement donné. Et l'homme non plus ne passe plus: indélicat, menteur, égoïste, profiteur, hypocrite... la litanie des qualificatifs est infinie depuis que nous nous sommes aperçus que le "Chevalier Blanc" de l'histoire était un Sarkozy-bis le bling-bling en moins mais pas les méthodes.

Son air de jeune homme frais et volontaire plaît bien. Sa jeunesse aussi. Ses handicaps lui sont presque des qualités. Nouveau venu (donc pas compromis) il ferait une politique différente. Reste que sa jeunesse et la liste déjà longue de ceux -contestables- qui l'ont rejoint peut inquiéter.
Avec qui gouvernera t'il s'il est élu? aura t'il une majorité? qui nommera t'il?

Beaucoup (trop) d'incertitudes même si l'homme séduit.

Elle dit que son mouvement a changé. C'est faux. Il est construit sur tout ce qui dégrade l'homme: la jalousie, la rancoeur, la haine, la bassesse et la médiocrité. Contrairement à ce qu'on dit ses électeurs savent pour quoi ils votent et ils le font délibérément: pour une politique aigrie et ringarde de nationalisme obtu. L'Europe nous "tombera" dessus si par malheur son parti arrive au pouvoir. On nous montrera du doigt, on nous claquera les porte au nez et on se retrouvera dans nos frontières avec des grands hommes comme Philippot ou Collard.

Il est à la fois jeune (pas tant que ça mais quand même...) et sympathique. Il croit à ses idées et à son programme mais il a concouru à l'élimination du candidat naturel du PS, à savoir le président de la République sortant. Il faut aussi convenir qu'il lui a pourri le quinquennat. Il est donc le candidat d'un parti divisé qui ne s'accorde sur (presque) rien. Son programme n'arrange rien qui est dépensier et utopique à un moment ou la dette du pays ne permet rien.

C'est un tribun qui la joue perso. Il est enfin en campagne et il excelle dans l'exercice. Ses propositions sont frappées au coin du bon sens mais feraient hurler un comptable, même jeune et amoureux. VIème République, accueil de tous les migrants... rien n'est trop beau pour lui qui sait d'évidence qu'il ne sera pas (il ne le souhaite d'ailleurs pas!) élu.

C'est un ancien UMP et il en a gardé une sorte de raideur droitière. Entre Fillon et Le Pen, mais quand même plus proche de cette dernière ce candidat présente un programme à l'huile de foie de morue et fait don de sa personne à la France. Adepte de la méthode Coué il se voit au deuxième tour alors qu'il est à peine au premier, obligé de quitter les plateaux de télévision pour faire semblant d'exister.

Ils sont deux à représenter l'extrême-extrême gauche. LO et le NPA. Elle a la coupe de cheveux idoine et les propositions glacées de rigueur tandis que lui essaie tant bien que mal d'exister. On est parfois d'accord avec (certaines) de leurs analyses mais pas avec les remèdes qu'ils proposent. Pour eux la société est restée la même que sous De Gaulle et Pompidou. La société qu'ils proposent fait fuir jusqu'à leurs adhérents...

Il y en a deux autres dont je ne sais rien. L'un a collé ses affiches jusque sous les ponts d'autoroute l'autre se représente tous les 5 ans pour on ne sait quelle(s) raison(s).

Je m'interdis de penser que le choix qui nous est proposé pour cette élection n'est pas bon ou insuffisant. Tout l'arc politique est représenté et même des zozos se présentent librement à nos suffrages. On peut reconnaître et regretter que l'absence du Président sortant déséquilibre l'ensemble mais il a renoncé à le faire et son premier ministre ne s'est pas qualifié pour défendre le quinquennat. C'est un fait; les incroyables révélations sur le candidat de la droite et celles plus prévisibles sur celle de l'extrême droite faussent ce choix.

 

 

 

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30 mars 2017 4 30 /03 /mars /2017 07:00

Joies d'Internet je ne peux plus (pas?) retrouver mes posts antérieurs à 2015. Je ne me souviens donc pas si j'ai déjà parlé de ce drôle de film "Super Size Me" que la chaîne LCP - Public Sénat a diffusé dimanche 26 au soir et que j'avais vu à sa sortie.
C'est un film documentaire américain de Morgan Spurlock qui date (déjà) de 2003 mais qui, j'en suis certain, reste toujours d'une brûlante actualité.
Spurlock fait partie de ces histrions un tantinet illuminés (du style Michael Moore) qui mélangent grande cause, publicité personnelle et outrances de leurs propos et des images qu'ils réalisent.

Cependant ces types dénoncent d'authentiques scandales et n'hésitent pas à affronter des ennemis infiniment plus puissants qu'eux.
Dans "Super Size Me" Morgan Spurlock affronte ni plus ni moins que les Fast-Foods, l'industrie de la confiserie industrielle, les marchands de soda et, last but not least, la firme McDonald's.

Son film n'est pas rigoureux qui passe de plans en caméra cachée d'obèses tels qu'on ne les voit qu'aux Etats Unis, puis qui diffuse des publicités pour des produits industriels saturés en graisse et en sucres, pour montrer ensuite des interviews de médecins, d'industriels, d'avocats, de particuliers puis on passe à Spurlock lui-même, à ses états d'âme et à la dégradation de son état physique....

...Car, et c'est le côté spectaculaire mais aussi la limite du film, le cinéaste-cobaye a décidé de ne se nourrir, pendant 30 jours, que de produits que l'on trouve chez McDonald's. Exclusivement et à l'exception de toute autre chose (donc pas de médicaments).
Ce régime, outre qu'il est franchement peu photogénique, est littéralement écoeurant.
Spurlock montre qu'aux USA les portions sont toutes gigantesques (le "super size" du titre) et que le soda se vend par 2 litres là-bas. On le sait, cette junk-food est effroyablement malsaine. Trop sucrée, trop grasse, insuffisante en vitamines, crée à partir de déchets carnés (les fameux nuggets) et de produits transgéniques (les frites). C'est immonde à regarder et, on s'en doutait, à ingurgiter.
Fallait-il, pour le démontrer, se gaver pendant un mois de cette "nourriture" atroce? je ne le crois pas et la démonstration aurait été tout aussi pertinente si Spurlock était allé chez le clown du fast food trois fois par semaine.

Mais le côté "héroïque" du personnage et la dramaturgie (on le voit vomir, on voit des boutons éclore sur sa figure, il prend -beaucoup- de poids, il avale quantité de bouffe répugnante et sa femme, son médecin et sa nutritionniste parlent de lui...eussent été moins "spectaculaires".

On sort de là le coeur au bord des lèvres en se félicitant de n'y aller jamais, même avec leurs victimes préférées, les enfants. C'est à se demander comment cette chaîne mondiale d'empoisonnement, un but commercial que tout le monde connaît, fait des milliards de dollars de chiffre d'affaires. Un suicide lent et consenti de la part de consommateurs dont le préfixe du mot définit bien ce qu'ils sont. 

 

 

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29 mars 2017 3 29 /03 /mars /2017 07:00

Je ne crois pas que l'on ait pris à sa juste mesure la folie dangereuse que représente pour l'humanité toute entière le fait pour le président Donald Trump de se référer à "une autre vérité" que la vérité des faits.
Que l'homme chargé des destinés du pays le plus riche et le plus puissant du monde s'appuie non plus sur les faits visibles et justes mais sur son appréciation subjective pour commenter son action et, pire, la décider est potentiellement une catastrophe majeure.
Sans agiter les dictatures du siècle dernier ni faire référence à l'Histoire; les dirigeants qui prenaient leurs désirs pour des réalités ont conduit le monde et les hommes à des calamités que nous payons encore, au propre comme au figuré.

Si les USA sont la première puissance mondiale ils le doivent aux projets fous de Hitler et du tandem Lénine-Staline.

On le voit déjà: Trump est persuadé ou s'est persuadé que le réchauffement climatique n'était pas une conséquence de l'activité des hommes. En fonction de quoi il prend des décisions abjectes et dangereuses qui auront un impact négatif considérable.

Cette notion de "vérité alternative" est un faux-nez du mensonge et est à la fois absurde et intenable. Mais elle sème la confusion chez des personnes simples ou endoctrinées qui peuvent aller jusqu'au meurtre pour elle.
Nous n'en sommes pas encore là mais il faut impérativement empêcher ce grotesque incapable de nuire en trouvant le moyen de réduire légalement la durée de son mandat. J'ai lu, et j'en suis ravi, que des juristes, des intellectuels, des constitutionnalistes et des politiques étudient jour et nuit les textes pour trouver la faille.

J'espère qu'ils trouveront.

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28 mars 2017 2 28 /03 /mars /2017 07:00

C'est bien connu (et hélas vérifié) passé 20 ans on se répète, passé 40 ans on radote.
Je prie celles et ceux qui connaissent ma lubie de me pardonner d'y revenir encore...
Voilà.
Depuis des dizaines d'années le monde de la culture se pâme devant les films chantés réalisés par Jacques Demy.
Et "Les demoiselles de Rochefort" par ci et "Les parapluies de Cherbourg" par là. De soupirs orgasmiques en critiques laudatives on assiste depuis toujours à un éloge panégyrique d'un cinéaste ennuyeux comme tout et largement fantasmé à défaut d'être vraiment étudié.

Images vilaines et démodées, acidulées et mièvres (c'est mon point de vue!) musiques et chansons ringardes et le plus souvent stupides (commises par l'insupportable Michel Legrand) et scénarios plus minces que celui de "l'entrée du train en gare de La Ciotat" des Frères Lumières on est en face non pas d'une évaluation cinématographique mais d'un culte aveugle auquel se soumettent docilement des sectaires en transes.

Il faut entendre ces passionnés parler des cadrages, de la bobine utilisée ou des prodiges du montage d'une demie-douzaine de comédies musicales niaises et ennuyeuses comme si un souffle divin les avaient enfantées.

Pour d'autre raisons que Truffaut, autre icône des critiques toute aussi surestimée et à la filmographie aussi mince sur le plan qualité mais de la même manière outrancière il y a une sorte de "totalitarisme" de la critique qui fait qu'on aime, quoi qu'il arrive, envers et contre tout et définitivement des Godard, Hitchcock, Eastwood, Truffaut, Kaurismäki, Moretti et donc Demy.

Ces hommages à répétition ne concernent que des convaincus qui communient en tremblant en évoquant les mânes de "Jacquot de Nantes". Cons boursouflés et pathétiques qui, heureusement ne se voient pas dans leurs cérémonies grotesques..

 

 

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27 mars 2017 1 27 /03 /mars /2017 07:00

Stéphane Plaza, Michel Cymès.... on ne peut quasiment pas passer une journée sans voir ou entendre -et parfois même voir et entendre- ces deux animateurs de télévision.
Si le premier s'est fabriqué avec succès un personnage un peu factice de gaffeur le nombre d'agences immobilières portant son nom montre qu'il n'a pas oublié son portefeuille et que sa maladresse, si elle est sincère (ce dont je doute parfois) ne va pas jusqu'à affecter sa situation économique.

Le second, encore plus omniprésent, est absolument partout, donne son avis sur tout et a complètement oublié d'être modeste ou humble. Son statut claironné de médecin est censé le crédibiliser sur à peu près n'importe quel sujet.
Si Plaza se commet dans des émissions bon-enfant, Cymès se voit en caution morale et s'il parsème ses interventions de plaisanteries au-dessous de la ceinture c'est pour montrer que malgré son savoir il reste abordable.
Les couloirs souterrains de la Gare Matabiau étaient, ce matin, constellés d'affiches vantant le dernier livre de Cymès sur le cerveau. A peine 6 mois avant les mêmes couloirs étaient tapissés d'affiches sur son livre sur les médecins nazis.

Il faut remonter au Max Gallo d'avant sa maladie pour retrouver une telle frénésie éditoriale!

Allez... à la librairie j'ai parcouru ce bouquin sur les médecins maudits. Christian Bernadac a écrit dix fois mieux il y a quarante ans! ce petit livre est à peine un article de journal étiré et contient des erreurs factuelles que même moi j'ai trouvées.
Mais comme c'est signé Cymès ça se vend.
Ainsi va notre époque!

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