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18 juin 2018 1 18 /06 /juin /2018 07:00

Récemment les autorités municipales et étatiques qui ont la lagune de Venise à gérer se sont successivement émues des records de visiteurs que suscite leur ville et ont décidé d'en réguler le nombre.
On le sait de très nombreux lieux dans le monde (chacun peut en dresser une liste non exhaustive) sont la proie de hordes de touristes qui, sans le vouloir évidemment, les détériorent inexorablement par leur piétinement, leur respiration, leurs gestes parfois et surtout leur approche brutale de joyaux architecturaux conçus avec des matériaux délicats.

J'ai cité Venise mais la grotte de Lascaux reste l'exemple type de ces lieux artistiques du patrimoine de l'humanité que notre passion touristique risquait de détruire. Au point qu'on a construit une réplique visitée par des flopées de visiteurs...

On peut regretter que les masses se satisfassent de visites minutées et expliquées par des "audioguides" réducteurs: chaque fois qu'un individu fait une démarche vers la connaissance et le beau doit au contraire être saluée et encouragée. Pourquoi l'argent seul permettrait-il de profiter de la beauté du monde? les années 20 à 40 ont permis à trop de "happy fews" de voir des splendeurs interdites au commun des mortels et je ne crois pas avoir lu ou entendu dire qu'ils se comportaient mieux que nos vandales gravant leurs initiales sur la grille du château de Schönbrunn.

André Malraux, je crois, avait rapporté des souvenirs du Cambodge qu'aucun touriste n'aurait même songé à distraire sur place! les "safaris" des tireurs mondains européens respectaient certainement moins les étendues africaines que les touristes low cost équipés d'appareils-photo!

Il me semble que le fameux bon sens doit prévaloir: tout ce qui supporte la visite doit pouvoir se visiter dès lors que son intégrité est respectée. Visites réservées d'avance et étalées sur la journée, fermetures "de respiration", billets couplés à d'autres visites... les idées appliquées ici ou là sont bonnes à prendre et à dupliquer. 

Quant à Venise... moins de touristes mieux répartis dans l'espace et le temps me semblent aller dans le bon sens. Interdire ces gigantesques paquebots de croisière qui vomissent du touriste-fast food-photo-Pont des Soupirs place st Marc aussi.

On comprend très bien ce qui est expliqué et la protection des sites remarquables fait partie de ces choses que l'immense majorité du public comprend. Il y aura toujours le plouc en bermuda qui dépassera les bornes. On ne va pas agir en fonction de lui mais de tous les autres.

 

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15 juin 2018 5 15 /06 /juin /2018 07:00
Adieu poulet! sur Arte

Pour moi un film des années 70 est un film plutôt "récent". S'agissant de "Adieu poulet" de Pierre Granier-Deferre (1975) avec Lino Ventura et Patrick Dewaere je dirais qu'il s'agit, sans que ce ne soit péjoratif, d'un film contemporain, populaire et de grande consommation.

Arte le rediffusait ce dimanche 10 Juin et je l'ai regardé après avoir failli le lâcher tant le début m'a paru fastidieux. La reconstitution du meeting du politicien véreux incarné par Victor Lannoux est pauvre en figurants et ceux-ci n'ont jamais été à un meeting pour se conduire ainsi, au coup de sifflet. L'agression du colleur d'affiches par les gros bras extrémistes est pataude et caricaturale. Le méchant, joué par Claude Brosset est peu crédible.

La distribution était brillante. Une majorité des comédiens est aujourd'hui disparue: Ventura et Dewaere, Lannoux, Pierre Tornade, l'excellent Julien Guiomar, Claude Rich, Claude Brosset, Dominique Zardi, Michel Peyrelon, Dominique Zardi et Henri Lambert sont morts. Plus des trois quarts de la distribution. Tous les premiers rôles.

Deux surprises: j'avais trouvé le film plutôt correct et Dewaere plutôt bon. Deux jugements revus à la baisse: scénario faiblard et daté, Dewaere un peu trop désinvolte, même si le personnage qu'il joue est comme ça. Déception: je l'ai estimé "moyen" et très en deçà de ses grands rôles. 

L'histoire est faible: un politicien peu regardant sur les méthodes et sur son entourage essaie d'influencer l’enquête en usant de ses contacts avec la police. Manque de bol il tombe sur Ventura, un vieux flic dur à cuire qui a des principes. 

Avec son coéquipier il va tout faire pour que l’enquête se poursuive et que l'homme politique apparaisse pour ce qu'il est. Muté en express de Rouen à Montpellier par sa hiérarchie (et par son chef, le génial Julien Guiomar) et aidé par Patrick Dewaere le commissaire parviendra à confondre le politicien ou, à tout le moins, à le démasquer.

Quelques scènes d'anthologie ont permis à ce film d'accéder au succès: la manière peu bouddhiste avec laquelle Lino Ventura déloge des Krishnas, les acrobaties sur un toit et sur une grue de Patrick Dewaere, les 2 ou 3 séances de remontage de bretelles de Guiomar à Ventura, la gifle de ce dernier à son coéquipier et le lit tremblant du bordel dirigé par la belle Françoise Brion.

Le fait que le film soit une tabagie, la laideur des voitures (ah! la Renault 16!), la virilité tranquille de Lino Ventura et un certain "idéalisme" dénotent une époque. Ce "cinéma de papa" n'a plus lieu d'être aujourd'hui: dialogues trop écrits, plans interminables et souvent inutiles tandis que le jeu des comédiens est un peu trop démonstratif.

Personne ne peut plus s'identifier à aucun des personnages!

 

 

 

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14 juin 2018 4 14 /06 /juin /2018 07:00
"Dirigentenwunderwaffe*"

J'ai assisté à la représentation du célèbre Requiem (Messa da requiem) de Giuseppe Verdi donnée par l'Orchestre National du Capitole de Toulouse sous la direction de Tugan Sokhiev.

C'était sublime, magnifique, splendide, passionnant, beau, grand, spectaculaire... éblouissant. La liste des superlatifs aurait pu s'allonger.

Ce Requiem rappelle, par certains côtés, les meilleurs opéras du compositeur italien. L'Orchestre du Capitole est exceptionnel et les 100 (je les ai comptés!) choristes magnifiques.

Les mains de Sokhiev sont fascinantes à regarder: sa direction d'orchestre est tout simplement incroyable: il vit la musique mais aussi  les parties chantées du ténor, de la basse, de la soprano et de la mezzo-soprano: il anticipe et donne des signes avec une telle intensité que j'ai parfois eu l'impression qu'il s'adressait non seulement à tous mais aussi à chacun en particulier.

Tous, chanteurs et musiciens donnaient d'ailleurs l'impression d'être "dans" la musique, dans l’œuvre, immergé dans sa partie.

Tous et toutes semblaient à l'aise dans leur (beau) costume de scène et chacun arborait un air épanoui, enivré et heureux. Plus que d'habitude j'ai senti la communion entre le chef, l'orchestre, les chœurs et le public.

Une incroyable énergie positive toute entière tournée  vers l'exécution parfaite de l’œuvre animait l'orchestre. Le public ne s'y est pas trompé qui a retenu ses toux et éternuements pendant l'heure et demie pour éclater en applaudissements et rappels interminables mais amplement mérités.

Ce Tugan Sokhiev, russe d'origine et chef du Capitole depuis plus de 10 ans est un prodige: Il se dégage de lui un tel amour de la musique qu'on est d'emblée à ses côtés. Il fait jeune et il l'est. Il a une complicité avec "ses" musiciens et rien n'est affecté dans ses attitudes qui semblent être celles d'un être à part.
Ses mains mériteraient d'être filmées pendant le concert tant elles sont mouvantes. Une chorégraphie superbe et précise.

(*"Chef d'orchestre prodigieux")

 

 

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13 juin 2018 3 13 /06 /juin /2018 07:00

Extravagante constitution, incroyable présidence à la Française! c'est un truisme voire un lieu commun de désigner le régime dans lequel nous sommes depuis 1958 de "Monarchie républicaine".

Pour choquante qu'elle soit l'expression illustre bien les réalités qui font du Président de la République de la V ème un monarque aux pouvoirs exorbitants.

Dans quel autre pays le chef d'état donne t'il mission à sa femme, pour l'empêcher de le quitter, de s'occuper d'arracher 15 otages à un potentat oriental (affaire des infirmières bulgares)? dans quel pays le Président, de son propre chef remet-il la dette d'un pays de sa propre initiative comme Mitterrand ou Hollande l'ont fait? Dans quel pays le président tiendrait pour nul et non avenu le résultat d'un référendum et inverserait le résultat par un vote des Assemblées? je pourrais continuer ainsi la liste des extravagances auxquelles nous, Français avons assisté sans pouvoir manifester notre colère et parfois notre dégoût. Car enfin... ces dettes nous les avons finalement payées, ces infirmières bulgares leur libération nous a coûté...

On s'est -sans doute- volontairement trompé en s'en prenant trop, même à raison parfois, à la personnalité des Présidents. Sans voir que la fameuse "dérive monarchique" est la pente naturelle qui conduit l'élu ébloui de lui-même vers le chef de l'état conspué et rejeté.
Giscard, Mitterrand, Chirac, Sarkozy, Hollande même, et aujourd'hui Macron, les présidents ont tous connu une impopularité proportionnelle à la ferveur initiale suscitée par leur élection.

A part le "blond" parodique de Gad Elmaleh personne ne brille dans tous les domaines. Nous demandons et la constitution prévoit, que le président décide de tout et soit omniprésent. Tout procède de lui, tout remonte à lui. De l'envoi d'un corps expéditionnaire à l'allocation logement il sait tout, décide tout et est responsable de tout.
Qu'il soit un bloc de glace hautain comme le fut Mitterrand, une fripouille comme Chirac, un mafieux comme Sarkozy ou un fromage mou comme Hollande le résultat fut le même: des abimes d'impopularité, une lassitude devant leur impuissance (car c'est le paradoxe, plus nos présidents ont de pouvoirs moins ils n'obtiennent de résultats) et, disons-le, devant leur incurie ils sont tous logés à la même enseigne et rejetés comme on l'a vu au printemps 2017.

On l'a aussi dit et répété la constitution de 58 a été taillée sur mesure par Michel Debré pour Charles de Gaulle qui était, sans être l'icône sainte qu'évoquent certains, un personnage d'une stature que n'eurent aucun de ses successeurs. Excusez-moi mais entre l'ex-maire de Neuilly et l'homme du 18 juin la différence n'est pas seulement liée à la taille!

Chacun des Présidents qui lui ont succédé avaient leur personnalité, leurs qualité et leurs défauts: comment comprendre qu'une fois à l'Elysée on ne vit que ces derniers?

Poser la question c'est y répondre!

 

 

 

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12 juin 2018 2 12 /06 /juin /2018 07:00

On peut comprendre que certains Italiens, qui hélas forment une majorité, aient été exaspérés par les "leçons d'Europe" et autres conseils de ne pas voter n'importe quoi que leur ont faites des grands pontes allemands du Parlement Européen.

Cette intrusion dans la vie d'une démocratie représentative et souveraine est choquante parce qu'elle sous entend que le pouvoir des électeurs peut être influencé par des intérêts étrangers qui en pervertissent l'autonomie.

En l’occurrence le peuple Italien vote sans doute mal et contre ses intérêts et ceux de l'Europe; c'est indéniable. Cependant les observateurs se doivent de garder une neutralité dès lors qu'ils sont investis d'une quelconque autorité morale extérieure. 

Ce sont ces interventions intempestives et anti-démocratiques qui ont, à mon avis, perverti l'image de l'Europe et, autant que sa focalisation sur la monnaie unique, rendu cette construction de plus en plus impopulaire. Au point d'être contestée de plus en plus et de l'être par des partis ou coalitions dans lesquelles l'extrême-droite est majoritaire.

Loin de tirer les leçons du "Traité de Lisbonne" qui a purement et simplement imposé aux français, via les parlements réunis à Versailles, ce qu'ils avaient refusé au référendum de 2005 les élites européennes agissent comme si elles détenaient la vérité révélée et leur mandat d'électeurs définitivement acquis.

Or il n'en est rien ou du moins ce n'est pas aussi simple. On a pu, par le passé refaire voter des peuples jusqu'à ce qu'ils disent "oui" à ce qu'ils refusaient naturellement (Pays-Bas, Irlande, France...) voire "manipuler" des opinions publiques inintéressées. 

A la décharge de ces instances supranationales les peuples d'Europe ne répondent pas (vraiment) aux questions posées ou en font des scrutins nationaux. De plus les électeurs envoient des députés dévalués ou dont les partis cherchent à se débarrasser en les exilant à Bruxelles.

Envoyer au parlement européen des députés d'extrême droite, insoumis ou communistes est absurde et contre-productif mais hélas témoigne d'une volonté de torpiller l'affaire.

Parallèlement les politiciens Français (et ceux de droite particulièrement) qui se défaussent de leurs erreurs ou insuffisances en incriminant l'Europe ne lui rendent pas service et le boomerang de la composition hétéroclite et impuissante de la représentation Française leur revient en pleine face à juste titre.

Pour revenir à l'Italie notre mépris (que trahit l'emploi hystérique du mot "populiste") et nos insuffisances (crise migratoire) nous rendent les moins capables de donner des leçons.
A t'on oublié les Le Pen père-fille et nièce omniprésents? le Front National à 33% aux présidentielles?

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11 juin 2018 1 11 /06 /juin /2018 07:00
Télescopage imbécileTélescopage imbécile

A la clinique du sport ce mardi matin je me suis trouvé assis dans la salle d'attente à côté d'un des joueurs de Rugby de l'équipe (gagnante cette année!) de Castres. C'est bien simple le type en faisait 2 comme moi: il tutoyait les deux mètres et devait chausser du 47 voire plus.

Nous attendions de passer à la radio, moi pour les Nièmes prises de vue de mes genoux et lui pour sa cheville. Il avait le pied gauche nu et mon regard était attiré par ce pied de géant qui eut fait frémir Robinson si Vendredi avait laissé de telles empreintes sur la plage.

Je constatais rapidement que je n'étais pas seul à observer le costaud: hommes et femmes le regardaient comme une curiosité. Lui, gaucher, remplissait un questionnaire médical sans se douter que sa stature d'extra-terrestre révolutionnait salle d'attente et bureau d'admission.

Lorsqu'on l'appela, dans ce sous-sol bas de plafond (mais peut-être était-ce lui qui donnait cette impression) on attendait qu'il se cogne aux lampes. A coup sur personne n'enviait la béquille sur laquelle il s'appuyait.

Je pensais parallèlement à ça à un échange récent entre Catherine et Carole, sur Messenger à propos de la photo d'échographie d'un(e) futur(e) Canadien(ne) annoncé(e):

- C'est incroyable on voit déjà un bébé!

- Oui, 7 centimètres de petit humain

Et je rapprochais la dimension du foetus et la taille du pied du Castrais! (je reconnais que mon télescopage est imbécile!)

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8 juin 2018 5 08 /06 /juin /2018 07:00

Je suis allé voir le film de Asghar Farhadi "Everybody knows"  dans lequel joue le couple Penélope Cruz et Javier Bardem. (2018)

Je l'ai vu dans des conditions optimums en version originale sous-titrée.

C'est un film qui semble être en deux parties très distinctes. Sur le papier la première offrait moins d'intérêt puisqu'elle exposait les situations et les personnages tandis que la seconde racontait un drame. C'est pourtant le contraire qui arrive.

Dès le très beau et original générique le film montre sa beauté formelle (une image et une lumière exceptionnelles). L'Espagne y est montrée en majesté: femmes magnifiques, paysages grandioses, soleil éblouissant, belle langue et vieux et digne pays ayant une longue Histoire.

Un mariage se prépare et la famille dans lequel il a lieu se "reforme" avec l'arrivée d'Argentine d'une des filles avec ses deux enfants. L'harmonie semble relier ces personnages malgré quelques regards fuyants ou insistants et phrases à double sens.

La famille semble dominée par Paco, interprété par Javier Bardem dont je n'ai pas apprécié le jeu trop appuyé et assez peu naturel. Il a aimé, jadis, la belle Penélope Cruz mais les passions semblent éteintes ou mises sous le boisseau.

Toutes ces scènes familiales ou villageoises sont belles et éloquentes et le metteur en scène Iranien est un artiste qui associe son et lumière, acteurs et paysages avec naturel et talent.

La très jeune fille de l'Argentine est kidnappée et le mariage vire au drame. Les feux mal éteints (on s'en serait douté!) se rallument et on se déchire, on souffre et on pleure et quelquefois les trois simultanément.

Bardem a le rôle un peu ingrat du type qui découvre tardivement sa paternité et qu'on la lui a volée ainsi que le fait que la famille le tolère mais ne l'accepte pas. Du coup il en fait des tonnes.

Cruz perd son exceptionnelle beauté du début du film pour se "Romy Schneideriser" c'est à dire offrir une prestation essentiellement lacrymale dans la seconde partie du film.

Le mystère est long et, disons-le, un peu ennuyeux. Le dénouement un peu rapide et guère passionnant.

Au final un film qui ne tient pas ses promesses et qui déçoit.

L'Espagne seule est parfaite de bout en bout mais ça, everybody knows it!

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7 juin 2018 4 07 /06 /juin /2018 07:00

Je ne suis même pas certain qu'il s'agisse de bêtise ni de méchanceté. Seulement un réflexe conditionné.

Ce lundi la radio, allumée par une autre, ronronnait sur France Inter. C'était le "défilé" des têtes à claques de la station avec en tête l'insupportable Léa Salamé, une fausse-valeur féminine comme la presse et les médias Français en suscitent une par décennie.
Je dois dire que Madame Salamé cumule: mauvaise foi, sacrifice permanent aux idées à la mode du moment, fausse culture et vraie médiocrité admirative d'elle même.

Il faut dire qu'elle doit sa soudaine célébrité à rien moins que Laurent Ruquier....

Mais ce n'est pas elle qui m'a mis de (très) mauvaise humeur ce 4 juin. C'est la voix équine de celle qui présentait le journal. Cette haridelle, formatée par 80 ans de pseudo contre-culture du service public parlait de la volonté du Président de la République de 40 ans de vouloir rapprocher France-Télévision de la radio du service public, justement.

Et comment cette incapable présenta la chose? comme le "retour à l'ORTF".

Des références qui datent d'avant 1976 et qui n'ont, en la matière strictement rien à faire là si ce n'est rassurer la part de leur audience constituée de fonctionnaires aigris que leur robinet d'eau tiède reste "progressiste". Bedos et Levaï ne sont plus là mais leurs obsessions posthumes sont restées.

Car enfin craindre le "retour de la voix de l'Elysée" eux qui ont soutenu Mitterrand pendant 14 ans c'est du dernier comique.

Macron n'a jamais connu l'ORTF qui les a vu débuter, tous et toutes et dans laquelle ils ont appris à grenouiller (et à se faire bien voir des pouvoirs en place tout en les égratignant superficiellement).

Et s'ils sont nés après sa dissolution leurs maîtres et modèles leur ont inoculé le virus. Ils se moquent de cette enclume de Pernaud mais Pernaud n'est que le versant légitimiste d'une caste qui va "à la soupe" depuis la première interview lèche-cul de Jean-Pierre Elkabach en 1813 et les premiers areuh de la fratrie Duhamel.

Qu'est-ce qu'une Léa Salamé sinon une Ockrent qui ne peut aller tourmenter un ex-premier ministre du Shah d'Iran la veille de son exécution?

Vous me direz: "comme Macron" ils sont trop jeunes, eux aussi, pour avoir connu l'ORTF." c'est passer bien vite sur les acquis et les innés d'une caste qui s'autoreproduit depuis des lustres et puis, ce n'est pas moi qui ai été citer l'ORTF comme si on parlait de la STASI...

L'information ç'aurait été de dire ce que voulait le Président Macron et pourquoi et quelles étaient les alternatives envisageables. Se débarrasser du sujet en vomissant un sigle c'est indigne et odieux.

 

 

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6 juin 2018 3 06 /06 /juin /2018 07:00

On annonce, avec des larmes de caïman, la fin de la diffusion sur la chaîne cryptée Canal+ de l'abjecte émission "les guignols de l'info".
Cette émission partiale, haineuse et satisfaite d'elle-même qui consistait, avec les moyens révolutionnaires que constituent des marionnettes de latex et l'utilisation de voix d'imitateurs (mais pas du pétomane!) à singer l'actualité, a sévi sur la chaîne de MM Mitterrand et Rousselet depuis 1988 et le don de cette chaîne par le premier au second.

Les successeurs au capital ou aux manettes de cette machine à fric Jack Languesqe n'osant remettre en question une volonté aussi royale, l'émission a tenu jusqu'à aujourd'hui.

Persuadée de détenir la vraie morale et partant à la "chasse aux cons" (en gros tous ceux qui n'aimaient pas cette mascarade grinçante) les "guignols de l'infos" ont été des rentes de situation pour des gens aussi irréprochables que Bruno Gaccio. C'est dire la déontologie du truc!

Un humour le plus souvent bas du front et politiquement ultra politiquement correct, des gimmicks répétitifs et parfois offensants, une vision du monde laide et cynique (préfigurant Groland) ce programme m'insupportait. C'était laid (ce qui est subjectif), méprisant et content de soi. Par exemple le "commandant Sylvestre" m'exaspérait par le racisme anti-américain et franchouillard qu'il illustrait.

Lancé, au début, pour concurrencer voire ringardiser le "bébête show", son pendant de droite, qui était son exact contraire mais œuvrait pareillement dans une facilité satisfaite, l'émission qui s'arrête enfin semblait indestructible tant "ceux qui comptent" la couvaient. Les Lescure et autres ricanaient bêtement aux blagues éculées des marionnettes et menaçaient d'un nouveau mai 68 quiconque oserait en vouloir à cette idiote et vilaine émission de marionnettes ricanantes.

Je me surprends à penser du bien de Bolloré! Evidemment les aigris du Sarkozysme (et Nadine Morano en tête) sont d'accord avec moi. Pour une fois je m'en fous!

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5 juin 2018 2 05 /06 /juin /2018 07:00

Ils me manquaient! les livres de George Orwell ("A ma guise", "Tels, tels étaient nos plaisirs" et "dans le ventre de la baleine") que j'avais remisés au box que je loue depuis 2 ou 3 ans pour entreposer ce qui ne rentre pas dans l'appartement sont revenus dans mes rayonnages de bibliothèque.
En les ouvrant je retombe sur ces réflexions si proches que j'ai l'impression d'être en communion avec l'auteur: comme si je le connaissais personnellement.

Il est des auteurs qui mettent tellement d'eux dans leurs écrits qu'on retire, en les lisant, la forte impression qu'ils écrivent pour vous et qu'ils s'appuient sur ce que vous ressentez pour exprimer leur pensée.

Il n'est pas besoin de se livrer à une mise à nu comme le Jean-Jacques Rousseau des "Confessions" ou des "Rêveries du promeneur solitaire": un auteur de romans comme Emmanuel Bove ("Mes amis"), a mis tellement de lui dans ses livres qu'on les quitte en harmonie avec lui, quand bien même on ne partagerait ni sa façon de voir les autres ni son pessimisme.

Le sexe de l'écrivain n'est pas un obstacle: Irène Nemirowski est, je pense, toute entière, frémissante et indomptée dans sa superbe "Suite française".

Je parle ici des auteurs qui ne cherchent pas l'effet ni qui se dissimulent derrière des artifices littéraires. Orwell-Blair ne revendique rien d'autre qu'une pensée concise sur son époque et la faire partager. Même ses romans détiennent cette partie de lui qui lui survit.

La véritable trace que nous, mortels, pouvons espérer laisser de notre existence est cette fraternité humaine que l'on reconnaît d'instinct dans la "présence" d'une personne disparue.

L'écriture multiplie les chances de laisser une trace mais ne l'induit pas.

 

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