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10 mars 2017 5 10 /03 /mars /2017 07:00

Je suis perplexe. Je peux arriver à comprendre qu'on ne veuille pas d'Emmanuel Macron du fait de son jeune âge (39 ans) ou des années passées à la banque Rothschild.
Je peux éventuellement accepter qu'on lui reproche la période où il était secrétaire général de l'Elysée ou même Ministre de l'économie et des finances de François Hollande.

J'admets qu'on puisse s'inquiéter de sa virginité politique et du fait qu'il n'a jamais affronté le suffrage universel. Bref le peu d'expérience qui le caractérise.
Je comprendrais que le million du ministère puisse troubler certaines consciences. L'équipée à Las Vegas peut aussi laisser des traces.

Enfin, puisque cela me gêne, je me mets à la place de ceux qui voient les ralliements de Pierre Bergé, Alain Minc, Bertrand Delanoë, Bernard Kouchner et de quelques quelques autres repoussoirs comme un frein à leur propre adhésion.

On le voit je suis comme une partie de ceux qui répondent qu'ils pourraient voter pour Emmanuel Macron mais ne sont pas encore certains de leur choix.

Le programme électoral et présidentiel possède quelques attraits et des aspects moins plaisants. Tel qu'il est il apparaît raisonnablement libéral, raisonnablement social, raisonnablement européen.

Il ne faut pas se le cacher Emmanuel Macron se promet de changer les aspects les plus sclérosés de notre paysage politique mais pas de passer à autre chose ni de claquer la porte au Medef ni de violenter les marchés. S'il est élu on entendra toujours les mêmes politiciens venir nous faire la leçon. Mais peut-être moins.

On l'a comparé, parfois, au Giscard de 1974. C'est peu mais c'est mieux que le mari de Pénélope qui souhaite une rigueur estampillée par la Troïka (BCE, FMI, CE) dont l'essentiel sera supporté par ceux qui n'y arrivent déjà plus.

Quoi qu'il en soit c'est infiniment mieux et infiniment plus "désirable" que l'arrivée de M. Le Pen à l'Elysée.

Où voulais-je en venir...? Ah oui. Je voulais dire ma perplexité devant l'argument très régulièrement répété (et qui se veut négatif): "Macron est le candidat des Français qui vont bien". Et qu'y a t'il de mal à être optimiste, à avoir foi en l'avenir et à le croire positif? Où est le problème si son noyau dur électoral vit bien? que fait-on de l'effet d'entraînement? doit on avoir un président cafardeux et sinistre? le délit de sale gueule à l'envers est avéré!

D'autant plus que la foule haineuse et revancharde du Trocadéro ne m'a pas semblée dépendre des prestations des Assédics, de la CMU ni du RSA....

 

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9 mars 2017 4 09 /03 /mars /2017 07:00

Au fur et à mesure que je lisais le livre "Ragtime" de E.L Doctorow dans sa traduction de Janine Hérisson pour les livres de poche de la collection Pavillons chez Robert Laffont je me disais que j'étais en terrain connu. Comme si j'avais déjà, il y a longtemps, lu ce livre publié pour la première fois en 1975. 

Bien sur je savais que certaines images du film de Milos Forman, fidèle adaptation de ce livre, venaient se mettre entre mon imagination et ce que je lisais; s'imposant parfois. J'ai vu et aimé ce film mais ne me souviens pas avoir retrouvé la mise en scène que j'ai aimée dans "Amadeus".

Lorsqu'un film nous touche profondément au point qu'on se l'approprie nous sommes à la recherche, dans les autres réalisations de son metteur en scène, de ce qui nous a touché. Parfois cela arrive mais hélas de manière incomplète ou même fortuite. Ni "Hair", ni "Ragtime" donc ne m'ont plu autant qu'Amadeus. son "Valmont" peut-être....

Mais revenons au roman. L'histoire suit des personnes américaines, riches ou pauvres, célèbres (le magicien Houdini, le constructeur d'automobiles Ford, Freud même, J.P Morgan, l'archiduc François Ferdinand, un ou deux présidents des Etats Unis) et des personnages inventés. Il y a père, sa femme, Tateh et sa jolie fille, jeune frère et d'autres que l'on suit sans fil conducteur. Le personnage principal du livre est un homme noir, Coalhouse Walker à  une époque où être nègre (c'est le mot maintes et maintes fois employé par l'auteur et qui choque à chaque fois), cultivé et sur de son droit est une hérésie et un danger.
Ce noir qui possède une automobile, qui est fiancé à une jolie Sarah silencieuse et mère d'un tout jeune garçon sera victime de ce qu'aujourd'hui on appelle le "racisme ordinaire".

Une caserne de pompiers dirigée par un certain Conklin, archétype du blanc bas de plafond, l'humiliera de manière ignominieuse et inadmissible au point que sa victime perdra sa vie en essayant d'obtenir justice.

Je pense vraiment que je découvrais "Ragtime" mais, de manière entêtée, le style d'écriture, les remarques sur les personnalités et l'atmosphère de ce livre semblaient venir, réellement, d'une précédente lecture oubliée.

Je ne saurais jamais ce qu'il en est vraiment mais j'ai bien aimé l'histoire et le ton de l'auteur et tout particulièrement la fin de l'histoire où un "Oncle Tom", noir intégré ayant intériorisé son infériorité vient conseiller à Coalhouse Walker de se rendre en lui assurant qu'il ferait son possible pour qu'il ne souffre pas avant et pendant son exécution..

 

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8 mars 2017 3 08 /03 /mars /2017 06:45

Ai pu regarder, sur "Pluzz", en différé donc, le programme de France 5 "La souffrance des animaux" qui a été diffusé le 28 février et suivi d'un débat animé par l'omnipotente Marina Carrere d'Encausse.

Bien que volontairement non-spectaculaire le reportage est une fois de plus accablant et je n'ai pas réussi à en regarder la totalité.

Le mêmes constatations s'imposent à chaque fois que ce sujet est abordé: le fameux "trou noir" entre les animaux vivants que l'on aperçoit de sa fenêtre de train ou de voiture et le morceau de viande dans l'assiette nous n'avons pas, et c'est un euphémisme, trouvé de solution(s) acceptable(s).

Je ne suis pas "Vegan" et ne suis pas les adeptes de cette secte dans leur totalitarisme végétarien. Il me semble que le problème ne vient pas de notre envie ou besoin de consommer de la chair animale mais de la quantité de celle-ci que nous ingérons en trop grande quantité.

Quant aux abattoirs tout le monde le sait mais se voile la face. La mise à mort des animaux est insoutenable et le mieux que l'on puisse faire est de rendre celle-ci la moins affreuse possible.
On en est loin et par appât du gain et inhumanité nous massacrons des millions de bêtes pour notre confort. Nous leur donnons une vie révoltante, les transportons dans des conditions infernales et les tuons dans des souffrances apocalyptiques.

Des images de moutons souffrant d'angoisse de mort en voyant leurs congénères égorgés devant eux, des bovins exténués et tranportés comme des blocs de béton, des volailles hideuses et des lapins pourris sur pieds laissent abasourdis.

Les défenseurs des animaux (et d'entre eux l'association L214) essaient de nous intéresser à l'envers du décor et ce que signifie le "hamburger", le "nugget" ou la barquette d'entrecôte.
Si nous ne voulons pas voir nous restons insensibles aux conditions épouvantables qui sont faites à des êtres vivants qui ressentent les conditions qui leur sont faites.

 

 

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7 mars 2017 2 07 /03 /mars /2017 07:00

Ce mardi 28 février j'étais sur mon vélo et roulais sur les Allées Franklin Roosevelt pour aller déjeuner avec ma fille. La pluie menaçait mais ne tombait pas encore.
Je venais de passer devant le McDonald's et le restaurant "Eaux de Folles" lorsqu'un Asiatique, en chemise bleue, a traversé la chaussée à toute allure devant moi.

Avant, pendant ou après son arrestation, cela s'est passé si vite que je ne saurais le préciser, sa sacoche en cuir s'est ouverte en tombant sur la rue et son contenu s'est répandu sur le sol. des affaires de lycéen à ce qu'il m'a semblé.

Le temps de freiner et de me demander ce qui se passe je vois deux vigiles, pulls gris et macaron rouge, se précipiter derrière lui et tenter de le maîtriser. Ce dernier essaie de s'agripper à un arbre, à un scooter puis à un petit kiosque de l'allée centrale mais ses deux poursuivants sont trop forts, trop déterminés qui ne lui laissent pas, malgré sa tentative, de possibilité de s'échapper. Ils le soulèvent et le transportent presque vers la FNAC d'où ils venaient tous les trois.

Pendant les quelques secondes qu'a duré la scène j'ai reconnu le regard de bête traquée de celui qui était maîtrisé: il m'a rappelé ceux des gnous, des impalas ou des zèbres qui viennent d'être cloué au sol par un ou plusieurs fauves  dans les émissions du National Geographic que j'aime regarder. Une angoisse presque palpable.

Un vigile est ressorti du magasin, sourire aux lèvres, et a récupéré la sacoche qu'un passant avait ramassée et remplie des affaires éparses.

L'incident était clos. Cependant alors que le feu passait au vert et que la pluie s'abattait traitreusement sur moi je me demandais pourquoi cette subite et rapide scène m'avait mis mal à l'aise. C'est ma fille qui m'a fait comprendre qu'à l'extérieur du magasin ce voleur à l'étalage probable ne devait sans doute pas, légalement, être arrêté et sûrement pas comme il l'a été.

La rue a très vite repris son allure habituelle et chacun est reparti vers ses occupations. J'ai pensé au vigile que Vincent Lindon incarnait dans un de ses films récents. Voilà un métier peu valorisant.

 

 

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6 mars 2017 1 06 /03 /mars /2017 07:00

Pour une démocratie je croyais que nous avions touché le fond avec les deux mandats de George W.Bush (2000-2008) aux Etats Unis.

Je n'oublie évidemment pas les deux derniers quinquennats en France et leurs piètres présidents. Je me garderais d'oublier l'italie de Berlusconi, la Grande-Bretagne de Tony Blair et celle de David Cameron mais tout de même, question d'échelle et de conséquences, les USA de George Bush Jr c'est quelque chose.
Une sorte d'aboutissement. De catastrophe insurpassable.

Ceci pour dire qu'il y avait un précédent et que la plus grande puissance du monde avait connu la honte et le déshonneur d'avoir à sa tête un imbécile dangereux.
Cela m'amène à la présidence Trump, vieille d'un mois et qui semble promise à la même honte. L'homme est peut être plus caricatural encore que son prédécesseur. A un physique de fort des halles il faut ajouter un égo surdimensionné et une personnalité consternante.

Que les USA aient pu élire ce minus habens à leur tête dépasse l'entendement. Milliardaire, comédien, animateur de télévision... ses différentes casquettes auraient dû, normalement, le disqualifier pour un tel poste.

Son premier mois de présidence est à la hauteur -si j'ose dire- de sa campagne présidentielle. C'est "le grand n'importe quoi". Tout est grotesque et vulgaire: ses équipes, ses interventions, son programme, sa façon de gouverner, sa politique, sa famille et lui même. On se sent presque sali d'avoir un lien avec un tel président des Etats Unis. Honteux souvent.

On a beau se dire qu'il y a des contre-pouvoirs, que la démocratie américaine est solide et qu'il y a, en Amérique, des millions de personnes qui ne laisseront pas Trump faire n'importe quoi; on ne peut qu'être très inquiet par ce premier mois erratique et pitoyable de sa présidence.

Ses conférences de presse, pendant lesquelles il faut se pincer pour y voir un exercice politique de l'homme le plus puissant du monde, ses diatribes contre les agences ou la presse, ses provocations; tout stupéfie et dépasse l'entendement.

Il faudra bien s'y faire. L'homme au teint carotte et aux cheveux ramenés sur le front est à la Maison Blanche pour 4 très longues années. Rien ne pourra l'en déloger et il ne nous reste qu'à croiser les doigts pour empêcher les cataclysmes possibles.
Poutine, Kim il Jun, les Chinois et tant d'autres vont-ils profiter de ce miracle qu'est pour eux la présence à Washington d'un demeuré va-de-la-gueule?

Franchement... j'aimerais être plus vieux de quatre ans!

 

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3 mars 2017 5 03 /03 /mars /2017 07:00

Depuis qu'il a été diffusé en 6 épisodes d'une heure à la télévision française fin 1973 je nourris une véritable passion pour le film "Les aventures de Pinocchio" réalisé en 1972 par le cinéaste Luigi Comencini à qui l'on doit d'autres films tout aussi subtils et réussis consacrés à l'enfance tels "L'incompris" (sans doute son meilleur) et "Eugenio" .

Je regarde ces trois films au moins une fois tous les dix ans.

J'ai acheté la cassette-vidéo du "Pinocchio" en son temps et ai acheté le CD que j'ai offert à plusieurs personnes que je jugeais dignes de comprendre cette version du conte de Collodi adaptée par Suso Cecchi d’AMICO et Luigi COMENCINI et dialoguée par Marc Cholodenko, tournée par des non-acteurs ou des comédiens chevronnés (Nino Manfredi) et des personnalités italiennes de référence (Vittorio de Sica).
Ce que Comencini a obtenu du très jeune Andrea Ballestri est tout simplement stupéfiant. Même la (jolie) version française du film rend hommage au génie de ce petit garçon si loin du personnage mièvre et moralisateur d'un Disney par exemple.

J'ai parlé de version du conte de Collodi: Luigi Comencini et son co-adaptateur en ont modifié le sens et l'enfant est beaucoup plus intéressant dans cette version que dans toutes les autres: c'est lui, par son indiscipline et sa force vitale qui révèle à son père le sens de la vie et finit par lui apprendre à l'aimer et la vivre pleinement. Sur un plan psychanalytique c'est fort puisque le fils devient, en quelque sorte, le père de son père!

Interprétée par une Gina Lollobrigida un peu mûre et sans fantaisie (autre que ses cheveux violets) la fée est souvent comparée... à une sorcière. Elle ne comprend rien aux enfants en général et à Pinocchio en particulier. Cet enfant spontané et joyeux est réprimandé pour son indiscipline et son impossibilité à devenir terne et sage comme la fée le souhaiterait.
Plutôt que d'accepter son caractère la fée le soumet à des brimades (le goûter d'anniversaire et les plats factices) et même à une peur atroce de mourir sans intervenir (quand le chat et le renard le pendent). C'est l'adulte froid et incapable d'élan du coeur qui n'a de féerique que le nom.

Andrea Ballestri est l'enfant débrouillard par excellence. Italien, blondinet, gouailleur sans en faire trop, pas trop beau mais pas laid il est littéralement le personnage. Comencini racontait qu'il s'endormait d'un coup après les scènes difficiles et qu'il s'était très mal entendu avec Gina Lollobrigida qui ne le supportait pas. (l'anecdote est trop belle qui dit que Gina Lollobrigida qualifiait le film de "Pinocchio communiste"!!!!)

Le "feuilleton" a été réduit à un peu plus d'une heure trente pour l'exploitation en salles et support vidéo. Naturellement il pâtit de cette réduction mais, tel quel, c'est un des plus beaux portraits d'enfant qui soit.

A la réflexion les enfants d'aujourd'hui sont peut-être trop "formatés" pour accepter l'indiscipline du petit héros de Comencini. Quant aux parents (et je m'inclus dans le lot) ils ont tout fait pour empêcher leurs enfants d'agir comme lui.

Il y a un univers entre les enfants bornés et piailleurs des films de Steven Spielberg et Andrea Ballestri en Pinocchio. Un univers? non! quarante ans.

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2 mars 2017 4 02 /03 /mars /2017 07:00

Marine, la vraie (ma fille, dont c'est le prénom réel d'état civil et non un prénom d'emprunt, suivez mon regard....) m'a offert une édition reliée par ses soins des posts de près de deux ans de ce blog.

Les voir ainsi regroupés dans un livre authentique est un plaisir rare dont je ne me lasse pas.

Outre le fait que l'objet est beau, il est bien présenté, clair et, dussé ma modestie en souffrir, incontestable.
Je suis d'accord avec moi et, plus de 400 jours après les premières pages je n'y changerais pas une virgule.

L'orthographe par contre et par parenthèse me met le rouge au front et j'oublie ou fais passer, trop régulièrement des fautes d'orthographe.
...Des fautes de style, de goût et de facilité aussi, je le reconnais. J'use et abuse ainsi de formules toutes faites, de locutions ou d'expressions, certaines revenant avec insistance.
J'ai aussi mes "têtes" qui, elles aussi, reviennent trop souvent et, je le confesse, des rappels qui m'ont agacés tant ils étaient récurrents: d'entre eux je soulignerais la fameuse phrase de Le Lay, ex-président de TF1 sur "le temps de cerveau disponible pour Coca-Cola".

Il doit y en avoir d'autres mais, comme Marine, je ne suis pas parvenu à remonter plus haut et crains que les posts du début (janvier 2009) à ceux de cette compilation (janvier 2015) soient irrémédiablement (pour moi) perdus.
Sur le lot il y en a certainement que j'aurais conservés!

Exercice narcissique s'il en fut lire sa propre prose m'a prouvé que, sans contestation possible, j'avais vocation à être journaliste tant le monde qui m'entoure m'énerve tout en me passionnant.
Dans une prochaine vie peut-être?

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1 mars 2017 3 01 /03 /mars /2017 07:00

Avez-vous, comme moi, regardé cette vidéo qui circule sur le net et qui montre sans ambiguïté aucune le caractère autoritaire de Poutine?

En l'occurrence il a (sans doute) raison mais la froideur de son caractère et la brutalité de ses décisions nous surprend car nous ne sommes pas habitués à une telle autorité politique.

Nos "démocraties", même dirigées par une "dame de fer" ou un Mitterrand sont incapables (et c'est tant mieux) de fonctionner sur un tel autoritarisme.

Avant de décrire la vidéo je voudrais aussi rappeler cette incroyable conférence de presse qui avait vu en Russie un Nicolas Sarkozy comme ivre alors qu'il revenait sonné d'un entretien avec Poutine qui s'était très mal passé (pour lui). Poutine, on le sait, n'est pas un rigolo.

Poutine, donc, s'adresse en Chef tout puissant à un président d'assemblée de scientifiques et à un aréopage d'hommes et de femmes scientifiques que l'on voit tous mal à l'aise.
Ca rappelle les quelques films que l'on voyait des réunions du praesidium du soviet supreme du temps des gérontes soviétiques. Chacun se demandait si on n'allait pas venir l'arrêter et le fusiller séance tenante....

Glacial le président russe dit au président de l'assemblée avoir deux questions à lui poser. La première concerne des ministres, secrétaires d'état et autres responsables gouvernementaux qui ont postulé pour être des éminences à ces assemblées soviétiques. Il demande s'ils sont effectivement indispensables à ces assemblées et précise que sa deuxième question sera: "que dois-je faire?".
Puis il continue. En substance il dit que les fonctions de ministres occupent leur titulaires à plein temps et que le travail ne manque pas. Que si certains ont du temps à consacrer à la science c'est au détriment de leur fonction gouvernementale. Il demande donc si ces gens ont des compétences scientifiques indubitables.
Mal à l'aise le président dit qu'ils ont tous satisfaits aux 6 critères et ont été élus. (on notera qu'il répond à côté. Soit ils sont compétents soit ils ne le sont pas. "élus" ne signifie rien de précis en matière scientifique).
Poutine répond: "je n'ai pas besoin de vous poser ma seconde question".

Fin de la vidéo et exit les "ministres scientifiques". Poutine a tranché.

Dans ce cas précis on serait enclin à approuver. Reste un sentiment pénible sur l'incroyable malaise diffus qui émanait de cette vidéo. Personnes crispées et inquiètes tandis que Poutine se révélait implacable. 

C'est cet homme qui affronterait Trump et la Fille le Pen si elle arrivait au pouvoir.................

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28 février 2017 2 28 /02 /février /2017 07:00

Pendant de longues années France Inter a donné refuge à Anne Gaillard, pasionaria de la consommation dont les aboiements quotidiens feraient passer ceux de Léa Salamé pour de gentils piaillements.

La radio de service public a ensuite donné sa longue et éprouvante (pour l'auditeur) chance à une autre femme discutable par ses partis-pris et son pénible côté people de luxe, Isabelle Giordano.

Changement de pied avec l'arrivée d'une branchitude bobo à l'antenne, celle de Pascale Clark.

Les 3 dames ont connu leur heure de gloire, désormais lointaine dans le rétroviseur.

C'est de la dernière citée que m'est venue la connaissance du "Bondy-Blog" et de ces deux représentants Mehdi et Badrou, deux "ptits gars" issus de la diversité (et du 9-3) qui apportaient à Miss Clark la caution moderne qui lui manquait et à France Inter l'illusion d'être dans le coup. Joey Star n'est -pour ces branchés là- pas assez facile à manier ni, de toute manière, disponible suffisamment. Ce n'est pas faute d'avoir tenté de l'apprivoiser...

Les deux beurs présentables du "Bondy Blog" faisaient donc l'affaire.

Non qu'ils soient inintéressants mais ces deux gamins répétaient comme des perroquets les slogans appris chez les Badiou et autres Todd et les accommodaient à la sauce amour universel et haine des fascistes (qui sont légion, tout le monde sait cela).
En résumé: la doxa d'Anne Sinclair ripolinée par la banlieue. C'est dire si le "Bondy-Blog" renouvelait la pensée et, accessoirement, la radio.

Mehdi Meklat a fait son chemin et est devenu le "beur de service". Celui qu'on aime aimer et dont on feint de trouver les pensées intéressantes alors qu'elles ne dépassent pas le lieu-commun antiraciste de base. N'est pas Jamel qui veut...

Je vais vite à la morale de l'histoire. Si j'ose dire!. Le dit Mehdi écrivait des abominations antisémites, homophobes, anti-chrétiennes et tout et tout sur des Tweets sous pseudo.

Je n'en dirais pas plus mais veux vous faire partager son système de défense que même Fillon n'a pas osé utiliser: "c'est mon double maléfique" qui rédigeait les textes odieux, les appels au meurtre et les insultes raciales.

Mme Clark, en authentique tête à clarks, dit "qu'elle n'a connu qu'un jeune garçon qui était la poésie même".

"Tremblez les Juifs, Hitler revient" c'est du Mallarmé!

 

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27 février 2017 1 27 /02 /février /2017 07:00

Dieu sait si j'ai de nombreux défauts. Je dirai même, au risque de manquer de modestie, que je les ai à peu près tous.

Je veux dire que les plus insupportables font partie de mon apanage.

Question qualités je pense être bien doté aussi. Et il est facile de voir que la modestie n'est pas la moindre d'entre elles.

Sans déconner je dirais que je sais m'exprimer oralement et que j'écris assez clairement. Je me suis mis assez tard à la lecture (immobilisé par une maladie qu'on appelait alors la "jaunisse" j'avais alors 13 ou 14 ans et je découvris Jules Verne puis "Rocambole" de Ponson du Terrail) mais j'ai non seulement rattrapé mon retard mais acquis sur tous une avance que le peloton n'est pas près de rattraper..

On le sait depuis Gutemberg: lire aide à développer des compétences aussi indispensables  que posséder du vocabulaire, connaître des synonymes, savoir exprimer sa pensée, nuancer son discours, l'illustrer et l'étayer, connaître les verbes et la conjugaison, retenir l'orthographe et j'en oublie. Dire que maîtriser la lecture par sa pratique régulière de textes écrits par et pour la réflexion est une nécessité absolue pour être non seulement écouté mais aussi compris.

Maîtriser la lecture et l'écriture c'est posséder la clé du langage et aborder la compréhension du monde dans de bonnes conditions. J'en suis convaincu.

Par la diversité des supports et la dispersion de l'attention qu'elle implique la langue est moins précise aujourd'hui et a même tendance à s'affadir par l'ajout de mots d'ailleurs et par excès de simplifications.

Je donnerais le verbe "kiffer" en exemple. Il semble s'appliquer aussi bien à une banane qu'à un parent, une chanson ou un animal. Notre langue écrite lui substituerait les verbes aimer, apprécier, goûter, se délecter, adorer, chérir, affectionner et j'en oublie.

Mais je ne suis pas en train de défendre la langue française "qui était mieux avant" ni d'imposer la lecture au lieu du visionnage des 4 heures 54 quotidiennes de "Touche pas à mon poste" du philosophe contemporain Hanouna....

Je voulais simplement constater que si (j'y reviens) je m'exprime convenablement je ne suis pas mieux compris pour autant. A deux reprises récentes, sur Facebook, j'ai eu des messages qui disaient qu'on avait compris exactement le contraire de ce ce que je disais.
J'ai relu mes interventions: elles étaient claires et sans ambiguïtés. Pourtant elles n'ont pas été bien comprises.

Je précise que mes interlocuteurs/trices n'étaient pas des buses non plus.

Ces "décryptages" (le mot et la chose m'exaspèrent tant ils indiquent la condescendance avec laquelle les médias nous traitent lorsqu'ils l'évoquent) dont on parle tant sont, finalement, peut-être nécessaires. Si on dit à quelqu'un de normalement constitué que les fenêtres sont ouvertes comment expliquer qu'il traduise qu'elles sont fermées?

D'un mal est sorti un bien: je me lis et me relis pour être certain d'avoir été clair.

...l'ai-je été cette fois ci?

 

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