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7 mai 2018 1 07 /05 /mai /2018 07:00
Smi sur la terrasse

Smi sur la terrasse

Ma plus jeune soeur, Sophie, m'a récemment demandé des conseils à propos des chats, chats que j'ai eus pratiquement sans discontinuer de 1993 à aujourd'hui. (Bagheera, Mia et Smirnoff très exactement).

Je me suis surpris moi-même à en dénigrer la vie en ville et à détailler les inconvénients à élever un tel animal en appartement plutôt qu'à en évoquer les plaisirs.

Il est vrai que la dernière n'est pas très sympathique (à part avec moi, et encore, quand elle l'a décidé) et que se pose parfois, devant son indifférence et son manque de contacts la question du pourquoi cohabiter.

Un chat devenu d'appartement (mais son caractère était exactement le même lorsqu'elle pouvait descendre tous les jours au jardin) a une activité des plus limitées: dormir, manger, boire, faire ses "besoins", se toiletter, prendre le soleil, faire ses griffes et réclamer de la nourriture. C'est tout. Et ça s'enchaîne dans le désordre et l'ordre parce qu''un chat est très casanier. (sauf avec les endroits où dormir: le chat en change brusquement, dédaignant subitement celui qu'il avait élu pour longtemps).

Maniaque comme je le suis je ne lui ai rien caché des désordres de la litière des poils partout, des nuits de bruits et de l'ennui de la vie en appartement pour ce carnassier équipé pour la chasse et le meurtre de ses proies.
J'ai détaillé les coûts (vétérinaire, croquettes hypoallergéniques, sachets de viande, sable pour la litière, gardes de week end et de vacances) et les contraintes sans en oublier une seule.

Je l'ai sentie ébranlée et l'ai immédiatement regretté. Elle voulait récupérer un chat de fourrière, jeune et en bonne santé pour lui offrir une vie agréable mais en appartement à Paris. "comme mes voisins" a t'elle précisé.

Notre rapport aux animaux dits "domestiques" est souvent pathologique et dépend d'autres facteurs que la rationalité. La somme des contraintes et le type de vie que nous leur offrons souvent ne peut leur convenir et nous leur transmettons peut-être à la longue des névroses spécifiquement humaines.

Parfois je suis persuadé que Smirnoff n'ignore rien de mes actes et de mes pensées et qu'elle me le signifie en soutenant intensément mon regard. Ou, au contraire en le fuyant délibérément. Elle m'ignore un jour et recherche ma compagnie un autre. Elle sait quand je suis patraque et quand j'ai vague à l'âme. Elle ne me soûle pas avec des raisonnements creux et ne se plaint jamais: c'est ça, ma Sophie, que j'ai oublié de te dire et qui est le plus important!

 

 

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4 mai 2018 5 04 /05 /mai /2018 07:00
Christine PascalChristine Pascal

Je l'ai découverte, fiévreuse, dans "Les guichets du Louvre" de Michel Mitrani (1974) et, sans la suivre vraiment, j'aimais la retrouver actrice dans certains films, réalisatrice d'autres.
On la sentait fragile et entêtée, blessée mais brave. Une fille assurément intelligente mais compliquée.

Je parlais ici-même hier du film "la meilleure façon de marcher" où elle donnait la réplique à Patrick Dewaere, en macho sur de lui: elle était adorable et vraie.
Elle s'est suicidée en 1996 et a été oubliée depuis. Peu mettent un visage sur ces deux prénoms qui forment son nom de comédienne; c'est une erreur. Elle jouait très bien et réalisait des films intéressants.

Mais, comment dire, elle n'avait pas un physique à lutter contre les concurrentes: belle mais timide, trop effacée. Sans doute pas sûre de son charme ni de sa personnalité auxquels j'étais, comme beaucoup, très sensible. (elle me fait penser à quelqu'un qui compte pour moi et m'a fait penser à elle, avant que cette personne soit adulte. Même physiquement il y a des ressemblances).

Elle riait ("Que la fête commence" de Bertrand Tavernier) mais le tragique n'était pas loin. Sa mélancolie et un fond de tristesse ne la quittaient pas.
Facile de dire cela une fois sa fin connue et en ne l'ayant vue qu'au cinéma ou dans de rares interviews. Pourtant, je m'en souviens, sans rien savoir de sa vie, je n'ai pas été surpris lorsque j'ai appris qu'elle s'était tuée.

Beaucoup de films m'ont semblé faits pour elle depuis et je regrette sa silhouette fine et son beau regard triste.

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3 mai 2018 4 03 /05 /mai /2018 07:00
Cloaques quotidiens

Je me souviens d'un passage hilarant du film de Claude Miller "La meilleure façon de marcher" (1975) une "comédie-dramatique" avec Patrick Dewaere, Patrick Bouchitey, Christine Pascale (j'aimais beaucoup Christine Pascale*), Michel Blanc et Claude Pieplu.
Claude Pieplu était le directeur un peu dépassé d'une colonie de vacances peuplée de sales gosses et de moniteurs pires encore.
Il avait des méthodes surannées telle "la boîte à idées" qui ouvrait la séquence en question. Quand il ouvrait la fameuse boîte il en détaillait le contenu de manière scientifique alors que c'était dérisoire. Avec sa voix si particulière il disait les attaques personnelles, les jeux de mots à caractère sexuel, les insultes, les papiers gras etc. C'était irrésistible.

 

J'ai un peu fait mon "pieplu" récemment en remarquant combien la bonne idée de départ des "boîtes à livres" avait été dévoyée. Les boîtes sont taguées ou cassées et contiennent des saletés.Presque uniquement des saletés: livres sales et dépenaillés, souvent lamentables, brochures de propagande religieuse, journaux infects, annuaires dépassés et, dans l'ensemble, presque jamais rien d'intéressant. Une idée originale et intéressante qui débouche sur du répugnant.

On est en France!

Les autolibs, ces voitures partagées de Paris qui sont à la disposition de tous moyennant abonnement (il y a de nombreux articles sur ce sujet sur Internet) seraient elles aussi restituées dans un indescriptible état de saleté: certains font leurs besoins dedans, d'autres y fument, y jettent leurs poubelles, les saccagent..

Une idée pratique et de bon sens qui débouche sur une honte.

 

Parfois, je ne le cache pas, notre "latinité" m'em.... et me dégoûte.

* voir vendredi 4 mai 18

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2 mai 2018 3 02 /05 /mai /2018 07:00
CDs

CDs

Encore un signe qui indique que le support musical sous forme de disque est désormais lié au passé: dans la voiture que nous nous sommes achetés la radio ne comporte pas de lecteur de CD.

Les rayons CD des quelques rares points de vente qui subsistent (genre FNAC ou CULTURA) voient la place dédiée à ce support la céder de plus en plus à d'autres produits et s'amenuiser leur superficie. Peu à peu ne restent exposés que les "soldes" et les "nouveautés". Le CD ne vaut plus rien mais les CD récents explosent leurs tarifs. Allez comprendre!

La musique est Dé-ma-té-ria-li-sée. On l'achète sur des banques de données (Spotify, Deezer) qui, il faut le reconnaître, sont pratiques, peu onéreuses et contiennent à peu près toute la musique disponible.

Le regain d'intérêt du 33t vinyl est un trompe l'oeil: il ne concerne que les baby-boomers qui fondent devant des (faux) témoins de leur jeunesse. On imagine mal un petit mec de 16 ans ou une petite nana de 15 s'offrir "Physical Graffiti" ou "Beggars' banquet" en galette de cire!

Ma génération feint de s'intéresser aux musiques actuelles qu'elle ne comprend ni ne supporte. Le rap nous parle comme le rock progressif à nos pères et le jazz aux leurs.

Le format que nous avons connu et qui  a évolué avec le temps, du vinyl au laser-disc en passant par la cartouche et la musicassette, est à l'agonie.

Dans la voiture on apporte(ra) une carte SD avec nos playlists pré-enregistrées où une clé USB qui, avec sa taille d'un sucre en morceau, contient de quoi écouter pendant 1 an.

Il n'y a plus les paroles, plus de photos, plus d'éditions "collectors" ni de pochette bariolée et on se lasse d'écouter un artiste au bout de 3 titres successifs.

J'ai bradé mes CD et les regrette parfois!

 

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1 mai 2018 2 01 /05 /mai /2018 07:00
La ratatouille de BFM TV.

Le Président Macron

photo personnelle

J'ai regardé (dimanche 29 avril 2018), sur une chaîne que je fuis d'ordinaire (BFM TV) un documentaire d'une heure consacrée à l'élection d'Emmanuel Macron à l'Elysée au printemps 2017.

Intitulé "Macron: le casse du siècle" le document est exactement à la hauteur de son titre: réducteur, tape à l'oeil et, finalement, très médiocre.

Les cauchemardesques Alain Minc et Jacques Attali, dont on supporte depuis si longtemps les pseudos-compétences et surtout l'omniprésence sont interviewés dans le document. Des banalités présentées comme des "scoops" sont enfilées les unes après les autres derrière des commentaires de Jean-Pierre Jouyet et de Julien Dray qu'il faut oser présenter comme des gens nouveaux et qui ont quelque chose à dire. Ca ne décolle jamais, c'est creux, inabouti et sans colonne vertébrale. On a même droit à la visite chez le tailleur de costumes du Sentier!

Au bout de 10 minutes ma religion est faite: commentaire crétin dit par une excitée, photos ne disant rien (reconstitution d'une discussion entre Hollande et Macron illustrée par deux bustes d'hommes avec cravate!), informations connues et rabâchées partout, analyse politique au rabais, comparaison idiote (avec le casse de Nice d'Albert Spaggiari), raccourcis hasardeux et, en fin de compte prêt-à-penser ni fait ni à faire véhiculant l'idée stupide et malsaine qu'un homme politique trahit lorsqu'il n'est pas fidèle à un autre homme politique.

Après la diffusion du film un "débat" avec des zéros et pire (Ruth Elkrief) achevait de démontrer que l'ancien monde faisait mieux que résister: il reprend le pouvoir et les rênes de l'information et de la politique.

Ce documentaire, à peine supportable s'il avait été réalisé par des élèves de Terminale est accablant pour une chaîne dite d'information. Accablant.

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30 avril 2018 1 30 /04 /avril /2018 07:00
ParisParis

Comme le fils Dutronc "j'aime plus Paris" tout en l'adorant. J'ai quitté la "ville lumière" il y a maintenant 25 ans et je ne l'ai pas oubliée. Chaque fois que j'y reviens son odeur, ses bruits (Paris est une ville très bruyante), sa circulation, son ciel, ses monuments -j'arrête là la litanie- tout me replonge dans une passion lointaine mais pas éteinte.

Lorsque je reviens à Paris je suis comme transplanté dans mon milieu vraiment naturel: je connais les codes qui me reviennent d'un coup et je plais soudainement plus. J'attire plus les regards à Paris que nulle part ailleurs et c'est un plaisir de connaisseur.

La rapidité qui est une obligation parisienne me revient aussi et la langueur provinciale me semble subitement agaçante.

J'aime la hargne de la capitale, sa colère à peine contenue, ses mauvaises manières et jusqu'à son accueil rien moins qu'aimable. Dès l'aéroport on sent qu'on n'est pas là pour rigoler et qu'on a tout intérêt à filer doux ou à avoir des arguments valables. La démarche est rapide et le verbe haut.

Les filles et les femmes sont plus belles à Paris que partout ailleurs. Oui, même qu'à Cuba. Et elles s'habillent bien et donnent un sentiment de liberté.

La ville s'est à la fois très embourgeoisée et marginalisée: on y croise des gravures de modes et des martiens. des tatoués, des pantalons trouées qui cohabitent mieux que partout ailleurs. La ville est riche et de bon goût: elle le sait et s'en montre fière.

La musique de Paris est rapide: c'est un rythm n'blues violent et syncopé. Sonneries deux tons et décidées des voitures de police ou des motos. Xlaxons furieux des autos et des bus, sirènes de chantiers, marteaux piqueurs et métro sur pneus.

On traverse n'importe où et on engueule celui qui vous le reproche véhémentement.

Les arbres sont taillés au plus près (quand ils ne sont pas coupés) et la verdure semble être juste un prétexte. Les squares et jardins sont des ilôts naufragés et restent menacés.

Lorsque l'avion atterrit je suis en joie, lorsqu'il décolle, 2 à 3 jours plus tard, et qu'on annonce la descente vers ma ville du sud je suis heureux. Paris, aujourd'hui, je le déguste comme un bon cru classé ou un met fin: de temps en temps et peu à la fois.

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27 avril 2018 5 27 /04 /avril /2018 07:00
Maria Casarès et Albert Camus

Je me souviens avoir été ébloui, il y a très longtemps, lorsque j'ai découvert Albert Camus par ses deux livres "La chute" et "l'étranger" les plus connus. Je me demandais comment l'on pouvait être si intelligent, si juste et si sensible. Tout ce que je lisais sur l'auteur allait dans ce sens et j'étais très admiratif de l'homme, de l'auteur, de ses actions, de sa pensée et de son écriture.

Qu'on lui préfère Sartre, mou du genou et caoutchouteux du cervelet me navrait mais ne m'étonnait pas. Nos intellectuels hexagonaux se trompent toujours de sujet d'admiration.


Presque parallèlement je vouais une admiration profonde à Maria Casarès qui était la duchesse de Sanseverina dans l'adaptation filmée de Stendhal, déjà ancienne, de Christian Jacques "la chartreuse de Parme" où elle donnait la réplique, pas moins, à Gérard Philipe et à l'excellent et trop méconnu Louis Salou. Elle aussi m'avait ébloui.

Maria Casarès que j'ai découverte ensuite grâce au chef d'oeuvre "les dames du bois de Boulogne" de Robert Bresson dialogué par Jean Cocteau et qui a eu la carrière de tragédienne que l'on sait. Ce film, tiré d'un passage du "neveu de Rameau" de Diderot a beaucoup vieilli, sans doute, mais le personnage et le jeu de Maria Casarès y sont intemporels et exceptionnels. Il faut l'avoir vue et entendue dire : "vous ne savez pas ce que c'est qu'une femme qui se venge" pour comprendre l'interprète qu'elle était. Une actrice géniale, une comédienne rare.

Ces deux là, je l'ai appris grâce à leur correspondance qui vient d'être publiée chez Gallimard (Correspondance 1944-1959), se sont passionnément aimés et se sont écrits pendant des années. L'apprenant j'ai pensé qu'il ne pouvait en être autrement même si je n'ignore pas que les personnes intelligentes tombent rarement amoureuses de leur semblable.

Je ne crois pas que je lirai leurs lettres car je n'aime pas le principe et que j'ai jamais apprécié les livres constitués de courriers personnels qui ne me sont pas, par principe, destinés.

Je crains aussi d'être déçu et que la relative "banalité" de la vie quotidienne ne me rende Casarès et Camus moins admirables car mon admiration pour ces deux êtres exceptionnels ne s'est pas démentie avec le temps.

Mais ce que j'ai appris de leur vie commune (il était marié et aimait sa femme) et les quelques extraits que j'ai lus semblent indiquer qu'il y a très longtemps je n'ai pas mal placé mon admiration.

 

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26 avril 2018 4 26 /04 /avril /2018 07:00
France 24

A l'étranger, en Europe ou pas, il est intéressant de regarder l'offre télévisuelle qui nous rassure en général: oui la télévision Française est mauvaise mais, il faut le constater, elles le sont toutes.
J'ai dit l'abyssale crétinerie de ce que j'ai vu de la télévision coréenne qui me semble être ce que l'on fait de pire (à égalité avec le Japon). Là-bas, en Asie, on a créé l'ultime machine à décérébrer.
Des Sophie Davant à la pelle, des Morandini ou des Castaldi comme s'il en pleuvait.

Je pensais que les jeunes regardaient moins la télévision que ma génération mais les chiffres ont eu raison de ce sentiment: ils s'abrutissent consciencieusement et en redemandent!

Les télévisions d'actualité, ces chaînes qui répètent perpétuellement les mêmes choses et qui font d'un mort à Acapulco un évènement majeur de la journée écrit et développé 50 fois ont, pour certaines, vocation à essaimer à l'étranger.
France 24, comme son nom l'indique, est destinée à informer, en Français, en Anglais et en Arabe en donnant le point de vue d'un Français, CSP+ habitant une grande ville et ayant fait des études d'économie.
C'est libéral, européen, catastrophiste, spectaculaire et répétitif. Ca souligne bien le côté dépressif de la France avec ses grèves, ses insoumis qui répètent le catéchisme de Tonton Karl (Marx), son vocabulaire issu de la psychanalyse (ah! le "travail de deuil"!!!), ses trains qui n'arrivent pas à l'heure et ces marées de mécontents chroniques.
 

Honnêtement, je me suis demandé qui pouvait regarder ces journaux dépressifs qui mettent sur le même plan Israël (8,450 millions d'habitants), la Palestine (5,500 millions) et les USA ou la Russie de Poutine. Qui comparent Trump à Bachar al Assad et traitent de la mort d'un DJ suédois comme s'il s'agissait d'un personnage important. Un bandeau nous informant, pendant 1 journée entière, du suicide d'un acteur qui jouait dans "Austin Powers", information capitale s'il en fût. (NDLR: le mini-moi).

 

Je crois me souvenir que le financement et les débuts de France 24 ont été difficiles. Qu'un machin pareil existe est une anomalie tant son inutilité est flagrante.

 

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25 avril 2018 3 25 /04 /avril /2018 07:00
"j'ai changé", mais tout seul.

Je crois que ma famille, mes amis et mes relations s'abusent en pensant que ma seconde femme a "déteint" sur moi. Tous croient me complimenter alors qu'ils me blessent.

C'est presque vexant de lui attribuer les changements que l'âge et la réflexion ont opérés sur ma personnalité. J'ai changé, certes, mais notre rencontre ne s'est faite que parce que, justement, j'avais déjà opéré ma mue.

Non que F*** n'ait aucun mérite, au contraire, mais j'en ai tout autant qu'elle, sinon plus.

Après mon licenciement-sanction-éjection et l'épuisement de la relation avec la mère de mes enfants j'ai beaucoup réfléchi et admis que certains traits saillants de ma personne devaient être corrigés si je voulais retrouver un job et faire la connaissance d'une ou d'autres femmes. Si je voulais connaître des périodes plus calmes et moins risquer l'AVC ou la crise cardiaque aussi.

Et d'abord être moins impulsif. Ecouter plus les autres, ne pas réagir trop vite et argumenter, M'attacher d'abord à ce qu'il y a d'unique et de bien chez les autres au lieu de juger superficiellement. Introduire ces changements n'était pas facile et me prit du temps. ce fut gratifiant et me fit reconsidérer des relations anciennes. Au tamis de l'observation certaines en sortirent consolidées tandis que d'autres étaient essorées et vouées à disparaître.

Ainsi fut-il fait. Non, au tout-début, sans retours brusques au "Bertrand d'avant" et à ses jugements abrupts. Mais la volonté de modifier -en bien- et profondément ce que j'étais était totale.

Mes proches et très proches m'observaient et attendaient l'inévitable rechute qui ne vint pratiquement jamais. Plus de ces colères-orages, plus de ces jugements lapidaires ni de ces critiques peu constructives (à part sur ce blog qui servit d'exutoire).

C'est à partir de ce moment que je rencontrais des femmes différentes et sur des critères différents. Que je m'attachais à d'autres personnes, souvent différentes (mais pas incompatibles avec) des amis d'avant.

Sans fausse modestie l'homme que j'étais auparavant, malgré (ou grâce à?) ses imperfections et son caractère "difficile" n'avait jamais eu de difficultés dans ses relations avec les femmes. Celui qui prenait la suite ayant d'autres attentes choisissait d'autres personnalités susceptibles de le conforter dans sa volonté d'être moins entier et plus à l'écoute des autres.

C'est ainsi que j'ai rencontré A*** puis F*** qui, toutes deux, n'auraient jamais passé plus d'une soirée avec celui que j'étais avant. On peut parler d'assagissement ou de maturité.

Voilà pourquoi l'influence de F***, si elle est indéniable, porte sur d'autres éléments et peu sur ma personnalité telle qu'elle est aujourd'hui et pourquoi je ne reçois pas la réflexion "elle t'a changé" avec un authentique plaisir: à la marge elle a pu m'aider à modifier certaines choses mais l'essentiel venait de moi. Et je ne crois pas que le critère d'une relation homme-femme réussie soit l'évolution des 2 membres vers ce qu'attendaient les 2 parties au moment de la rencontre.

En d'autres termes on apporte ce qu'on est et l'autre doit s'en satisfaire!

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24 avril 2018 2 24 /04 /avril /2018 07:00
Berlin Avril 2018Berlin Avril 2018
Berlin Avril 2018Berlin Avril 2018

Berlin Avril 2018

Depuis longtemps je rêvais de visiter la capitale de l'Allemagne réunifiée. Je savais qu'il fallait se presser parce que, depuis 1989 et la fin du mur, la physionomie de la ville a beaucoup changé et change encore beaucoup. Les vestiges du passé (et d'entre eux les plus courus qui datent de la dictature hitlérienne) s'estompent peu à peu, absorbés par la géographie mouvante et le renouveau architectural de la cité.

L'occasion s'est enfin présentée et avec deux très bons amis et leurs épouses, sous un soleil aoutien, j'ai enfin découvert Berlin en cette fin avril 2O18.

En 4 jours je n'ai pas la prétention d'avoir découvert la capitale allemande mais d'en avoir "pris la température". La ville est propre, vaste, multiple, accueillante, souvent belle, parfois déroutante et moderne. Les architectes, on le sent, ont pris sa personnalité mélangée pour y exprimer la leur. De très beaux immeubles, des centres commerciaux urbains splendides  (tels le Mall of Berlin ou le Sony Center) ponctuent de larges avenues qui laissent une circulation fluide des autos et des personnes. La verdure est partout présente et l'arbre est roi dans la ville.

Le passé est partout présent avec des parcs ou constructions de mémoire (Mémorial de l'Holocauste, Musée Juif, Musée du Mur, Trabi Museum, Musée de l'espionnage...) et des musées plus anciens. Les lieux touristiques sont nombreux et drainent une foule dense et moutonnière (Check Point Charlie, Porte de Brandebourg...)

Les transports en commun sont pratiques, omniprésents et peu chers. Les touristes sont les bienvenus et restaurants et bars sont partout.

Loin des clichés, des idées toutes faites et surtout du pathos à la mode quand il s'agit de l'Allemagne, Berlin est jeune, branchée, sexy, multiple et joyeuse.

Qu'elle soit devenue "la" capitale du moment n'a rien pour me surprendre: comme Dublin on s'y sent immédiatement bien et avec l'envie d'y rester.
 

 

 

 

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