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24 février 2017 5 24 /02 /février /2017 07:00

Jolie, curieuse, intelligente, vive la liste des adjectifs qualificatifs convenant pour décrire la belle Yeong sont multiples.
Nous avons fait sa connaissance, ma femme et moi, par hasard un soir de fin d'été devant le Pont St Michel il y a 2 ou 3 ans.

Un jeune toulousain qui n'en parlait pas un mot est venu nous demander, alors que nous nous promenions, si nous comprenions l'anglais. Devant notre réponse affirmative il nous a dit que la jeune fille derrière lui lui demandait des choses et qu'il était incapable d'y répondre.


Yeong, Sud-Coréenne, venait d'arriver à Toulouse ce dimanche de septembre. Elle avait intégré une résidence pour étudiants et, cherchant une épicerie, s'était égarée.
Nos explications pour retrouver son foyer d'accueil étant compliquées nous avons décidé de l'accompagner.
Très amusante, percutant à tout tout de suite nous l'avons trouvée passionnante et nous nous sommes proposés de l'aider à prendre ses marques à Toulouse. nous l'avons invitée à dîner, présentée à tout le monde, amis, relations,  famille, recommandée ailleurs qu'en haute-Garonne (Yeong a fait le tour de France puis le  tour des capitales européennes) et avons été ses "parents de substitution" pendant les 10 mois d'études qu'elle a passés en France.

Agée de 20 ans, vivant dans un pays politiquement strict, fille dans une civilisation qui ne lui fait guère de place Yeong nous a confié l'envie qu'elle avait de notre vie en France. Comme souvent les étrangers elle A-DO-RAIT ce pays et nous trouvait bien difficiles de critiquer une aussi belle démocratie.

Tous ceux qui la recevaient l'adoptaient et, si elle bougeait beaucoup, elle travaillait aussi beaucoup et obtint, j'allais dire naturellement, les diplômes qu'elle était venue chercher. Je précise qu'à la fin de son séjour elle parlait un Français recherché que son accent rendait irrésistible.

Elle était curieuse de tout et l'art, l'histoire, la politique, le cinéma, la musique etc l'intéressaient.

Nous étions bien tristes lorsqu'elle est partie, nous couvrant de cadeaux et préparant à notre attention un délicieux repas 100% Coréen.

Ses parents, sur place, étaient heureux que nous "veillions" sur elle et lui transmirent une invitation officielle pour Séoul.

Nous avons pris les billets d'avion hier et y allons en octobre prochain (meilleure saison paraît-il). Belle histoire!

 

                                                                               (à suivre)

 

 

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23 février 2017 4 23 /02 /février /2017 07:00

Je suis, je dois l'avouer, assez remué par le discours de nombre de mes amis et relations qui, concernant François Fillon, le voient et le veulent Président "envers et contre tout". Par "remué" je veux dire plus qu'étonné.

Qu'ils soient de droite je le sais et le respecte. Je comprends certains de leurs arguments même si, pour certains d'entre eux, je considère comme du masochisme l'appel et le soutien à un programme qui va les affaiblir financièrement. 2 points de TVA en plus, la Sécurité Sociale remplacée par des mutuelles privées et la retraite à 65 ans, certains ignorent les conséquences, pour eux, de ces projets.

Par contre qu'ils refusent de considérer comme grave la double personnalité de leur candidat (Monsieur Propre désirant appliquer un programme de rigueur d'un côté, homme politique se gorgeant d'argent public de l'autre) m'étonne un peu.

J'ai lu certains des livres de Fillon ("Faire") et avais été ébranlé par ses arguments sur l'état du pays et le besoin vital d'une remise à niveau. Mais comment croire un homme qui "profite" d'un système inique pour s'enrichir et, pire encore, qui ne comprend pas que la presse et le pays soient choqués d'apprendre ses détournement légaux ou pas? Comment accepter que ce candidat à la présidence s'estime au-dessus de la justice?

Les sommes dont il est question ne sont pas sans conséquences non plus. Rapportées au salaire moyen dans le pays elles ont largement contribué au scandale.
 

Alors mes amis et proches s'arc-boutent sur le Fillon d'avant. Sur des scandales passés, sur le voyou Mitterrand et j'en passe. Mais un tel président ne sera t'il pas faible dès son arrivée au pouvoir? quelle légitimité aura t'il pour imposer des purges aux classes moyennes lui qui s'accorde des libéralités? Comment être crédible à l'international?

La soif de victoire (de même puissance que le désir de la chute de Sarkozy par la gauche en 2012) est tellement forte à droite, la détestation de Hollande et de son quinquennat si brûlante que l'électorat de droite fait l'impasse sur les affaires qui cernent désormais leur héros (sa société de conseil crée 10 jours avant que la loi ne l'interdise et qui avait ses amis capitalistes Marc Ladreit de Lacharrière et Henri de Castries comme principaux clients, les relations troubles avec Axa et son président alors qu'il veut, s'il est élu, confier au privé les "petites" maladies", le travail de complaisance de Pénélope à la "Revue des 2 Mondes" et les fameuses missions fictives ou pas d'attaché(s) parlementaire(s) de Pénélope, Charles et Marie Fillon).

Tout ceci, je le répète, ne compte pas, est un détail ou n'a pas d'importance (quand ils ne donnent pas corps au grotesque "complot") qui ne les empêchera pas de voter aux deux tours pour cet homme si décevant (qui a dit qu'il retirerait sa candidature s'il était mis en examen et vient de préciser qu'il n'en ferait rien désormais.)

Le plus curieux, de mon point de vue est qu'ils en veulent plus à la presse d'avoir dévoilé certaines arrière-cuisines malodorantes à ce moment qu'à F.Fillon d'être moins honnête qu'il le prétendait. Comme on dit dans la presse ils en voulaient au thermomètre d'avoir indiqué la fièvre!

Inutile d'essayer de les convaincre de réfléchir. Pour eux c'est Fillon et douter c'est déjà être un traître.

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22 février 2017 3 22 /02 /février /2017 07:00

vendredi soir les abords de la ville rose étaient, comme tous les vendredi, embouteillés de partout. Entre les conducteurs qui passent à l'orange foncé et ceux qui bloquent les carrefours, ceux qui sortent du périphérique et ceux qui quittent la ville plus rien ne bougeait.

Un long cauchemar fumant et lumineux. Et il ne pleuvait pas...

Plutôt que de perdre ma légendaire patience au volant j'ai avisé la publicité pour le "sexy center" et le caddy stylisé m'a intrigué: que peut-on bien acheter en nombre dans un "centre sexuellement attractif"? J'ai pensé qu'attendre là ou devant des feux rouges mal ou pas coordonnés se valait et suis allé me garer sur le parking bien éclairé du magasin en question.

J'ai été accueilli par des jeunes femmes polies jeunes et plutôt jolies. Le magasin diffusait une musique agréable aux oreilles et l'éclairage était vif sans être agressif..
Dès l'entrée on voit qu'on est ni chez Carrefour Market ni chez Monsieur Bricolage. (encore que...)

L'article vedette est un sexe masculin de taille imposante, soit ressemblant soit stylisé qu'on trouve en une multitude de déclinaisons, de tailles et de couleurs. Inquiétante la pensée que des modèles plus... naturels doivent mal ou pas fonctionner pour qu'on ait besoin de ces ersatz... De là à aller à la caisse publier une petite annonce vantant les mérites de méthodes naturelles il y a un grand pas.

Les packagings sont assez beaux et l'art érotique japonais souvent mis à contribution (personnellement je trouve les Japonaises absolument inexpressives). Le canard sex-toy se décline lui aussi en toutes les couleurs possibles et imaginables et doit être le best-seller des ventes.
Il y a des livres aux sujets très orienté ("les fesses", "les seins"...) des DVD très très explicites qui évoquent une sorte d'exploration du champ des possibles et des livres de photos propres (si j'ose dire) à satisfaire les fantasmes les plus originaux et acceptables.

Beaucoup d'onguents, de poudres de perlimpinpin érotiques, de parfums, de produits lubrifiants et à usage glissant et/ou ludique. Les prix sont assez élevés, les noms recherchés.
On continue dans un chemin balisé et on arrive aux vêtements. Presque essentiellement féminins et correspondant à des désirs d'hommes: talons vertigineux, robes fendues partout, sous-vêtements qui ne protègent pas du froid... Même en juillet au bord de la piscine ces habits ne sont pas recommandés. Certains sont beaux, la plupart font "putes" de bas étage. 

Il y a un rayon sado-maso avec fouets, cage, boule à mettre dans la bouche, menottes. Les clients vont et viennent sans honte, comme s'ils choisissaient les surgelés du soir.

Rayon Homme maintenant. Caleçons transparents ou très ouverts (pourquoi en mettre?) et chemises de maquereaux. Il doit y avoir des amateurs et des amatrices.

Comme dans tout grand magasin qui se respecte il y a des promos et des soldes. Ici ce sont surtout des (très) grandes tailles...

Bon. Voilà une demie-heure que je traîne dans le "Sexy Center". Je n'ai rien acheté (vous n'êtes pas obligé de me croire) et sors reprendre la voiture. La circulation s'est bien améliorée. Le parking est désert; un week end sage et chaste semble se profiler dans la ville rose!

 

 

 

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21 février 2017 2 21 /02 /février /2017 07:00

Il y a quelques temps quelqu'un dont les jugements, paroles et pensées comptent pour moi, Nicolas P*** pour ne pas le nommer, m'avait dit qu'il n'aimait plus lire des romans. Il avait poursuivi en disant que c'était une perte de temps et qu'un livre de fiction romanesque n'apportait rien. De lui qui avait tout lu (et relu, je pense au "Domaine d'extension de la lutte" de Michel Houellebecq) le propos n'était pas anodin.

Sur le moment je n'avais rien trouvé à (re)dire et avait été presque surpris de trouver fondé son raisonnement.

A près avoir rencontré d'autres personnes partageant ce point de vue je dois reconnaître que le seul véritable argument pour le contrer est le plaisir que l'on prend à lire un roman.

Plaisir d'imaginer les personnages, les lieux et les situations. Plaisir de s'identifier et de se mettre à la place des personnages. De faire marcher son imagination et de la laisser vagabonder.

Autre plaisir non négligeable celui de retrouver une intrigue après avoir laissé le livre quelque temps. Celui aussi d'anticiper l'action voire de la précéder.

J'ai parlé récemment ici du roman que j'ai aimé (basé en bonne part sur sa vie) de Jack London "Martin Eden". Nulle part mieux que dans ce roman je n'ai touché du doigt la solitude d'un individu par rapport au succès et l'incompréhension qu'il ressent par rapport à ceux qui l'adulent. Ni compris la frustration et le dégoût que cela peut occasionner.

Il est des sensations, des idées ou des positions qu'une fiction est plus à même d'expliquer qu'une étude fouillée et distanciée.

Le rôle d'un roman est, finalement, de dire l'universel en racontant l'individuel. Se retrancher derrière des personnages de fiction permet sans doute mieux de creuser les ressorts qui nous meuvent et de nous permettre de nous accaparer l'histoire et ceux qui la font.

Voilà pourquoi je continue à en lire, suis souvent déçu par le peu d'intérêt de certains mais pense que le roman est une composante essentielle de ce qui nous apporte la connaissance.

 

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20 février 2017 1 20 /02 /février /2017 07:03

La vilaine rouquine de l'Ifop et ex-patronne du Medef est, à mes yeux, le plus violent repoussoir de ses propres "idées". Laurence Parisot tient des propos qui ne sont pas seulement atrocement réactionnaires, elle les applique. De plus, pour arranger les choses, elle ne supporte pas la contradiction.
Hier soir, dimanche 12 chez Bruce Toussaint la diva du capitalisme brutal a coupé la parole, asséné des jugements de valeur, monopolisé la parole et insulté ses vis-à-vis avec la hargne d'une officielle devant des manants osant la contredire.

Manque de chance elle était opposée à Olivier Besancenot dont la parole est difficile à confisquer et dont les sourires et le calme montraient clairement que la véhémence des propos de l'ex-pasionaria  du Medef ne l'impressionnait pas.

A propos du mot "populiste" qui est la désormais la pire injure qui soit dans ce milieu et du fait que la dame Parisot en voyait partout Besancenot l'a laissée parler et, d'une remarque, lui a démontré qu'elle se contredisait. Les balbutiements d'icelle qui a eu du mal à reprendre le fil de son discours pourtant dix mille fois répété étaient un plaisir rare.

Le plateau était mal fait qui a vu, dans un climat haineux et de foire d'empoigne, s'affronter des personnes qui ne vivaient pas sur la même planète.

Lady Parisot voudrait le retour de l'époque des maîtres de forges et des ouvriers disciplinés et écrasés socialement tandis que Besancenot voulait des "luttes" comme la Commune de 1871.

Seul point commun de ces deux personnages politiques: leur rêve de société idéale est à prendre à la fin du dix-neuvième siècle.

On voit là qu'il y a un hiatus entre ces gens là et ce que vivent les Français ici et maintenant.

 

 

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16 février 2017 4 16 /02 /février /2017 07:00

Ils me font (sou)rire ceux et celles qui s'égosillent à réclamer son programme à Emmanuel Macron.
Depuis très longtemps, depuis trop longtemps le programme électoral d'un candidat à la Présidentielle est un catalogue romantique et illusoire que personne, et le candidat moins que quiconque, n'imagine mettre en oeuvre.

Que l'on se souvienne des "110 propositions" de François Mitterrand, de "la lettre aux Français" du même, des programmes ahurissants de Jacques Chirac de 1995 et surtout de la  "lutte contre la fracture sociale", de ceux de Ségolène Royal et de son vainqueur Nicolas Sarkozy pour ne rien dire du dernier en date, François Hollande et le sien.

C'est un drôle de jeu de dupes que proposer un programme électoral qu'on ne respectera pas à des électeurs persuadés qu'il ne sera pas appliqué.

Chacun, en son for intérieur, sait maintenant (Alexis Tzipras et Syrisa sont passés par là) que la troïka infernale (FMI, BCE, CE) impose "sa" politique et que personne n'est en mesure de s'y opposer durablement.

Le Brexit côté Français n'étant pas à l'ordre du jour la politique que suivrait un Fillon, un Hamon ou un Macron serait sensiblement la même à quelques variantes (à la marge) près.

Emmanuel Macron l'a bien compris qui stopperait sa dynamique s'il venait à sortir du flou qui est volontairement le sien.
Bien qu'obsolète et absurde les "marqueurs" de droite et ceux de gauche ne peuvent être négligés. Sitôt qu'il sortirait de l'ambiguïté il perdrait des deux côtés.

Demander, sur l'air des lampions, à un candidat de se tirer une balle dans le pied à longueur de journaux est une posture. Tout le monde sait à quoi s'en tenir car Emmanuel Macron ne propose ni plus ni moins que la continuation du Hollandisme sans Hollande.

L'épouvantail est remisé dans la grange. Il faudrait être fou de l'en ressortir!
 

 

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16 février 2017 4 16 /02 /février /2017 07:00

Merci Lulu, pour la place de concert à la Halle aux grains que tu m'as donnée mercredi pour hier vendredi 10.

Au programme Mozart (concerto pour clarinette et orchestre en La Majeur) et Bruckner (symphonie n°4 en Mi Bémol Majeur) avec l'Orchestre National du Capitole de Toulouse sous la direction de Josep Pons avec le clarinettiste Raphaël Sévère.

La salle est toujours aussi belle et le public toujours aussi élégant. Les spectateurs, tous âges mais même catégorie sociale de CSP+ sont animés par le même goût pour la musique.
C'est une comédie humaine que de les voir s'installer, se saluer, s'embrasser et d'observer en direct les aspects visibles d'une sorte de "fillonnisme"  provincial d'une bourgeoisie qui n'a pas dit son dernier mot.

Il y a des rites, que j'ai observés à l'Opéra ou ici et qui font partie de la soirée: les femmes (très) bien habillées et les hommes sobres mais chics, les jeunes filles genre "bal des débutantes" accompagnées par un "fiancé" balzacien, celles et ceux qui sont venus ici pour se montrer (les politiques locaux) et ceux qui sont venus pour les voir, ou mieux les rencontrer.

A chaque pause dans l'exécution de la musique la salle tousse et crachotte: l'épidémie de grippe s'éloigne tout doucement.

Un cérémonial venu des siècles passés se met en marche. les musiciens arrivent dans un ordre éprouvé. Ils sont tous en noir, frac pour les messieurs, robe pour les dames. Jeunes pour la plupart ils sont en harmonie avec le public et renvoient cette (belle) image de personnes distinguées partageant le même goût pour une musique qui élève.

Le premier violon arrive seul suivi du chef d'orchestre qu'accompagne le clarinettiste solo.
Un tonnerre d'applaudissements les accompagne tandis qu'ils rejoignent le pupitre.

Le clarinettiste, je l'ai lu dans le programme, a remporté un de ces prix télévisés qui font surtout plaisir au directeur d'antenne qui meuble ainsi une soirée ennuyeuse d'hiver. C'est un très jeune homme (20 ans?) au corps de catcheur dans un costume trop serré qui se contorsionne et fait des grimaces inattendues. Il remue son instrument comme aucun instrumentiste ne le fait. Rompant ainsi l'harmonie séculaire.
Le concerto pour clarinette est très connu et souvent entendu. Il l'exécute bien*. Rien à dire.

Par contre j'ai été agacé par les 7 rappels, le cabotinage non pas de l'instrumentiste mais de la salle, la longueur de l'acclamation, l'injustice (qui se lisait sur le visage de certains membres de l'orchestre) et, pour tout dire, par le côté "variété" de cette ovation abusive.

On a touché le grotesque quand, pour remercier des salves ininterrompues de bravos, le jeune prodige a joué un affreux morceau très court d'Igor Stravinsky qui venait là comme un chien dans une partie de golf.

Si même ces spectateurs, réputés exigeants, se mettent à faire du Nagui..

 

PS:* Sur "YOUTUBE" Regardez comment Nadja Drakslar interprète ce même concerto.

 

 

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15 février 2017 3 15 /02 /février /2017 07:00

Grâces soient rendues à Vincent Josse qui, sur France Inter, avec sa "Récréation" (16H00 - 17H00) nous donne une des plus belles émissions de radio qui soit.

Diverse, surprenante, originale, inattendue mais toujours riche et généreuse, à chaque fois que j'ai pu en entendre un peu ou la totalité j'ai été conquis par tel ou tel moment.
Aujourd'hui j'étais dans la voiture et j'ai pu en entendre les trois-quarts.

Je n'ai pas tout retenu et des sujets m'ont plus passionnés que d'autre mais j'ai aimé la "Master-class" illustrée par des extraits des "Contes d'Hoffmann" d'Offenbach, l'interview du fabricant d'archers et la lecture, par Jean-Louis Trintignant d'une des fameuses "Lettre à Lou" de Guillaume Apollinaire. J'ai ralenti pour entendre cette voix qui disait si bien ce beau et puissant texte qui, à n'en pas douter, était le seul moment poétique de la journée.

J'ai aimé que pour illustrer le thème du jour, "l'amour", Josse n'ait pas choisi  ce grutier d'Alagna pour l'extrait de "Romeo et Juliette". Tous les autres (Radio-Classique.....) seraient tombés dans le panneau!

Il y a ainsi, de loin en loin et souvent d'un accès moins aisé que la "confiture sonore" à laquelle nos oreilles ont fini par s'accoutumer, des petites plages de plaisir et d'intelligence qui, si on est en état de les accepter,  font du bien et nous consolent.

Comme les coins à champignons ou à truffes, les bons films confidentiels ou les adresses de bonnes tables nous devrions les indiquer discrètement, pour les partager, à des personnes de qualités, des oasis où l'on pense réellement à occuper intelligemment notre "temps de cerveau".

 

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14 février 2017 2 14 /02 /février /2017 07:00

Je n'avais jamais vraiment joué au billard (Français) jusqu'à cette semaine où je me suis lancé, pour voir. 10 heures de "cours" à un prix attractif.

Je participe à un cours collectif (nous sommes 4 plus le professeur) et les deux premières séances de 2H heures ont été intenses et très enrichissantes.

J'ai tendu l'oreille lorsque notre formateur nous a dit que jouer au billard c'est comme faire une partie d'échecs pour la concentration et le calcul et le tir pour la précision.

Il faut analyser la situation, réfléchir à son coup, l'exécuter sans faiblir et être parfaitement présent pour saisir les opportunités.

Un sport ou un jeu, une activité qui, à priori, n'est pas pour moi.

Surtout si, dès la première leçon, on parle beaucoup de géométrie. De géométrie et de physique. D'angles à 45°, de vitesse à donner aux billes et de configuration du jeu sur lequel on n'a que peu de recours.

Par moments je me désespère de mes propres limites.

heureusement, concomitamment le plaisir arrive, le plaisir d'essayer de bien faire, d'écouter et de voir que je ne suis pas si nul. Le plaisir enfin celui de faire quelque chose de nouveau.

Mes compagnons débutants semblent aux prises avec les mêmes difficultés, les mêmes incertitudes. Leurs réflexions et leurs questions trahissent ces pensées.

Le cadre est beau et élégant. 6 tables chauffées d'une belle couleur verte. des "râteliers" aux murs pour y accrocher les queues de billard. quelques affiches de compétition et ces fameuses lampes qui éclairent de près les tables. L'ambiance est discrète. Peu de femmes, peu de jeunes. des hommes murs de tous les milieux sociaux.

On parle doucement, le silence feutré n'est interrompu que par le choc ("carambolage") des billes blanches et rouges.

C'est, j'en conviens, une atmosphère très cinématographique et la salle de billard n'échappe pas, au cinéma, aux clichés faciles.

Je n'ai manqué aucune heure et ai fini la semaine avec l'envie de prolonger. Certes la difficulté est bien réelle et, une fois devant la table les théories sont compliquées à appliquer et les configurations jouables des billes invisibles. Mais c'est un jeu qui détend tout en faisant réfléchir.

Comme j'ai eu du mal à lancer doucement les billes, à tenir la queue de billard jusqu'après le départ de la bille, à ne bouger que l'avant-bras (et non l'épaule), à bien faire le chevalet (qui permet à la main gauche d'enserrer la queue de billard) et à me souvenir des méthodes de lancement en fonction de la position des billes.

 

 

 

 

 

 

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13 février 2017 1 13 /02 /février /2017 07:00

J'aimais beaucoup Carole Laure. Une comédienne-chanteuse du Québec belle et sympathique. Je l'ai perdue de vue et on peut dire que ce n'est pas ma faute: elle a atteint le cap de la quarantaine et, dans les années 70-80, c'était un cap fatal. Elle est donc sortie des radars en fin des années 80.

Je l'avais découverte dans un drôle de (mauvais) film ("Sweet movie") où elle était une "femme-chocolat" au sens premier des termes puisque pratiquement nue elle nageait dans du chocolat fondant. Si je dis qu'elle jouait bien on ne me croira pas! et pourtant si: après ce départ en fanfare Carole Laure a connu une décennie de succès en tournant en France et ailleurs des films de qualité de l'époque. (traduction: des films pas regardables aujourd'hui).

On se souvient du film d'Alain Corneau "La menace" où elle donnait la réplique à Yves Montand et Jean-François Balmer et de "Préparez vos mouchoirs" de Bertrand Blier où elle n'arrivait au plaisir ni avec Depardieu ni avec Dewaere mais avec un ado insupportable.

Hum! on voit que tout ça est léger. Ses longs cheveux noirs, sa démarche et son accent Québecois adorable m'ont plus marqués que ses films.
Question chanson elle a chanté Leonard Cohen et son mari Lewis Furey. On retiendra aussi "Fantastica", une comédie musicale un peu perchée.
J'aimais bien sa version de "Save the last dance for me" ("Danse avant de tomber") et le clip qui va avec. (oui, il est sur Youtube)

Je me disais: "Tiens! que devient Carole Laure"? et quasiment simultanément je l'ai entendue sur France Inter samedi 4 février 2017. Toujours aussi agréable, son accent a repris le dessus et elle semble vivre plus à Montréal qu'à Paris.

Ouverte, dynamique et active Carole Laure a 69 ans aujourd'hui. C'est un miracle qu'une radio ait parlé d'elle!

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