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23 avril 2018 1 23 /04 /avril /2018 07:00
Le club auquel appartenait MILOS FORMAN

Ils se comptent sur les dix doigts les réalisateurs de cinéma qui possèdent, dans leur filmographie, un chef d'oeuvre ou deux et sur les doigts d'une seule main ceux qui en comptent plus de deux. Je vois, rapidement, le carré d'as formé par Billy Wilder, Joseph Manckiewicz, Stanley Kubrick et Milos Forman qui vient de disparaître comme une évidence. Robert Bresson, Henri-Georges Clouzot, Steven Spielberg et quelques (rares) autres peuvent prétendre à ce niveau d'excellence qu'ils ont parfois atteint.
J'en oublie comme Jean Renoir, Luigi Comencini, John Ford, John Huston. Peu de femmes ont atteint ce niveau.

Milos Forman a réalisé 4 purs chefs d'oeuvres avec "Ragtime", "Amadeus", "Vol au-dessus d'un nid de coucous" et "Valmont". 4 films pratiquement parfaits qui resteront à jamais dans les listes des meilleurs films et toutes les histoires du cinéma.

Quand je dis parfait je pense scénario intelligent, réalisation soignée, dialogues brillants, image splendide, comédien(ne)s talentueux et bien dirigé(e)s et belle musique. Je n'oublie pas le succès qui est indéniable pour des films comme "La comtesse aux pieds nus" et "Eve" pour Mankiewicz, "Lolita", "Dr Folamour", "2001, Odyssée de l'Espace" et "Orange Mécanique" pour Kubrick, "Vol au-dessus d'un nid de coucous" et "Amadeus" pour Forman et "certains l'aiment chaud" ou "Boulevard du Crépuscule" pour Wilder.

Forman a filmé d'autres sujets "Larry Flint" et "Hair" avec, à mon goût, moins de brio.

A l'occasion de son très récent décès on a parlé de Jean-Claude Carrière et d'Antony Schaffer. Lorsque Carrière est dans les parages (on songe entre autres à Luis Bunuel) on est certain d'avoir affaire à de l'intelligence...

J'ai regardé l'hommage d'Arte qui a vu la diffusion du célèbre "vol au-dessus.." en V.F malheureusement. Je craignais de trop connaître le film ou de moins l'apprécier. J'ai vibré comme les fois précédentes. Quel film, mais quel film!

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20 avril 2018 5 20 /04 /avril /2018 07:00
cafard tropical (je ne peux pas ouvrir la page alors je remplace!)

Comme le Winston de "1984" il y a une espèce qui me ferait renier tout ce que j'ai de plus précieux au monde et ce sont non les rats (quoi que je les exècre) mais les cafards.
J'ai eu de la chance dans ma vie: je n'ai jamais eu à cohabiter avec eux ni à les exterminer. En fait je ne les ai jamais côtoyés.

Cette aversion pour ces minuscules monstres à antennes vient de si loin que je n'ai pas cherché à l'expliquer ni, je le reconnais, à l'affronter.

Dans la vie de tous les jours on peut ne jamais rencontrer ni de rats ni de cafards mais le simple fait de savoir qu'ils sont proches et qu'ils pullulent me glace les sangs.

Lorsque je vois, sur une porte, un "avis de désinfection des nuisibles" je frémis de la tête aux pieds en pensant aux immondes bestioles dont il est discrètement question.

A Pnom-Penh, en 2009, nous avions réservé une chambre très sobre dans un hôtel qui ne l'était pas moins. Je rentrais le soir même à Paris et nous nous reposions avant que l'heure n'arrive de nous rendre à l'aéroport. Il faisait chaud et beau, humide et la fenêtre était ouverte sur un balcon qu'encombrait une multitude de fils électriques.
De temps à autres je me levais, pieds nus, et allais sur le balcon observer la rue et le Marché Central, fermé à cette heure mais encore animé.

Ma compagne attira mon attention sur une bête noire qui se dirigeait vers mon pied gauche. Un cafard de cauchemar! grand, rempli de pattes et d'antennes, rapide, bruyant. un monstre qui me paralysa.

Je ne possédais pas d'armes pour le freiner dans sa course et l'empêcher d'entrer en collision avec ma peau. J'étais aussi, eussé-je un instrument à ma disposition, dans l'incapacité de la toucher, même au moyen d'un objet: j'étais paralysé et subjugué par ce cafard aux proportions gigantesques (une petite tortue) et n'esquissais rien, ni mouvement de retraite ni encore moins d'affrontement.

Ma compagne se leva (je l'entendis sans la voir) et, avec une chaussure, écrasa l'animal qui se vida d'une sorte de coulis couleur curry. l'arrière-train écrabouillé, laissant une traînée immonde le cafard ne s'avouait pas vaincu. Il reprit sa marche. Un second coup de chaussure l'immobilisa pour de bon et un éclat de rire accompagna son trépas: "hé, le parisiengue, des cafards comme ça j'en voyais tous les jours quand je vivais à la Réunion. Tu te remets ou j'appelle un médecin?".

Je calculais intérieurement le temps qu'il me fallait rester dans cette chambre avec le cadavre de la chose à moins de 3 mètres. Je convainquis, sous un prétexte fallacieux, F*** de partir plus tôt vers l'aéroport. Ce que nous fîmes.
Dans l'avion je dormis mal imaginant ma valise remplie d'oeufs de cafards, de maman cafards prêtes à pondre et de papas cafards prêts à coloniser la ville rose et, damnation, mon appartement.

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19 avril 2018 4 19 /04 /avril /2018 07:00

J'écoutais distraitement France Inter ce matin, le quart d'heure médias très exactement pendant lequel une femme plutôt jeune et imbue d'elle-même (Sonia Devillers) s'écoute parler et, sous couvert de tendre le micro à des journalistes pour qu'ils parlent de leur métier en profite pour imposer sa façon de voir et ses obsessions (féministes entre autres). Cette niaiserie prétentieuse et creuse s'appelle "l'instant M". Ce matin (vendredi 13) elle interrogeait la nouvelle responsable de "l'Obs", le magazine aussi vieux que Jean Daniel (et aussi ennuyeux). Depuis 50 ans au moins les mêmes signatures se partagent les éditos et tournent d'un titre à l'autre, faisant halte à l'Obs où elles coloraient leur prose d'un vernis vaguement de gauche. Parler de sa "nouvelle" formule c'est se ficher des quelques lecteurs qui achètent encore cette feuille de chou dévaluée.

Je me demandais, dans les embouteillages du fer à Cheval, s'il n'y a pas une sorte de complot contre les présidents de la République, complot fomenté par la presse écrite qui espère voir arriver à l'Elysée Le Pen fille ou Mélenchon dans l'espoir (vain) de relancer ses ventes.

En effet la hargne que met la presse à démolir Emmanuel Macron après François Hollande et après Nicolas Sarkozy n'est pas anodine. Leurs présidences, dès leur inauguration, a été vilipendée, critiquée sans nuance, étrillée, ridiculisée. Dans aucun pays un chef d'état régulièrement élu, n'est à ce point victime, dès le départ, d'une telle démolition sans trève.

Je sais, j'exagère, mais je ne parviens pas à comprendre que la démocratie Française soit réduite à ce bashing de tous les instants. L'information, ce n'est pas nouveau, se dérobe et disparaît devant le commentaire négatif.

Or de Sarkozy à Hollande puis à Macron il y a des différences de personnalités, d'attitudes, de politiques et de comportements. Où est l'objectivité si la presse ne retient que la critique acerbe agrémentée de moqueries ?

 

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18 avril 2018 3 18 /04 /avril /2018 07:00

J'ai un rapport trouble et, disons-le, imbécile avec ma principale banque: je ne la trouve pas "efficace" mais je n'en change pas. Je garde tout ce qu'elle m'adresse mais n'y prête qu'une attention modérée.

J'ai honte de l'écrire mais je n'ai jamais remis en question le contrat qui nous lie depuis 1978, date de l'ouverture de mon 1er compte. Je suis même fidèle à la première agence qui est basée à Paris quand j'habite la ville rose depuis 25 ans!

Une crainte doublée d'une sorte de superstition me laisse penser que j'y suis bien traité et qu'on y gère mon argent au mieux de mes intérêts. J'ai pourtant pu vérifier, à quelques occasions, que cette même banque et l'agence en question m'avaient traité "par dessus la jambe" et que mes intérêts avaient été sacrifiés à l'insatiable soif de monnaie de l'établissement.
J'ai même eu la sensation (et c'était une réalité) d'être traité avec indignité en une occasion particulière. Dans ce seul cas je me dis que ça serait sans doute pire ailleurs!

Mentalité masochiste? irrationalité dans un domaine où elle ne saurait être tolérée? paresse? inintelligence? une fois "l'incident" terminé j'ai préféré l'oublier en notant que la salariée avait été déplacée ou que je n'avais plus affaire à elle.

J'ai bien fait des tentatives de transfert vers une agence du même groupe, ici à Toulouse mais ne m'y suis pas senti encouragé par la procrastination, voire la mauvaise volonté témoignée par cette succursale à nous accueillir, mes comptes et moi.

Même chose chez l'écureuil qui avait d'autres noisettes à croquer le jour où je l'ai abordé.

La banque dont je suis un fidèle client m'envoie des courriers nombreux et ennuyeux. Je les classe en les regardant distraitement. Commissions, frais.... l'imagination est fertile qui leur permet de me soustraire des €uros ici ou là.

L'argent est de plus en plus virtuel: des chiffres inscrits sur un écran. Il y a les pièces et billets qu'on utilise au quotidien et il y a l'argent désincarné. On paiera bientôt par téléphone.
Des sommes importantes se réduisent à des jeux d'écriture.

D'une année sur l'autre mes relevés sont dématérialisés, chosifiés. Je dépense mais c'est indolore.

D'ailleurs la banque est de plus en plus virtuelle: un DAB, des dabs, un "conseiller" et un rideau de fer. On ne voit plus le ou la banquier(e) compter les liasses en s'humectant les doigts avec une petite éponge. On n'utilise plus les aiguilles pour lier les dizaines de billets pas plus que les bandeaux de couleurs. Plus de contact, plus de lien privilégié l'anonymat et la protection maximum pour l'argent, seule valeur de notre monde.

 

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17 avril 2018 2 17 /04 /avril /2018 07:00
Constat d'échec

Je me suis lancé dans deux activités avec moins de réflexion que de spontanéité. Il y a 3 ans d'abord, en m'inscrivant dans une chorale de quartier, ensuite il y a 1 an à l'académie de billard Français de Toulouse.
Evidemment, dans les deux disciplines, les débuts ont été atterrants. J'ai cru que l'oreille supplanterait la méconnaissance du solfège et découvert que je n'avais pas d'oreille: il ne suffit pas d'écouter des disques ou d'aller à des concerts pour développer chez soi le sens de la musique. Au contraire! tout paraît aisé au profane.
De plus, c'est vérifié une fois encore, plus quelque chose a l'air facile et évident moins elle l'est. Chanter à 4 pupitres des partitions assez simples n'est pas à la portée du premier venu et il faut du temps pour progresser, même très légèrement.

Le plaisir de chanter est rien moins que spontané une fois que l'on découvre la quantité de travail qu'il faut effectuer pour y arriver. A moins de chanter de la variété (et encore, rien ne me dit qu'il ne faut pas travailler aussi) la masse d'écoute, de répétitions, de présence, bref l'investissement personnel est inversement proportionnel à la beauté du résultat.

Si j'ajoute que le chef de choeur est lui-même choriste dans le prestigieux Orchestre du Capitole de Toulouse et que son caractère est perfectionniste et pointilleux on aura compris que je me pose des questions sur mon abandon du chant: se cacher derrière les autres étant offensant.

Changer de chorale ne changera rien aux données de départ.

Je suis venu au billard en visitant par hasard la salle située au-dessus de la bibliothèque du quartier: une salle immense et un décor de cinéma. Les joueurs étaient silencieux et concentrés, l'éclairage superbe, les billes s'entrechoquaient avec un son superbe et tout respirait l'harmonie.

Je me suis renseigné sur les tarifs, les horaires et je pouvais juste profiter d'un stage d'initiation à un coût très modeste. Je me suis inscrit dans la foulée.

Comme malheureusement trop de choses que je fais, la réflexion était insuffisante et l'idée préconçue du billard que je me faisais absolument erronée. Non ce n'est pas un "jeu" élégant, non ce n'est pas facile, non ce n'est pas un "passe-temps".

Le billard Français est une discipline qui requiert de la réflexion, de l'anticipation, de l'intelligence et de la stratégie. Toutes caractéristiques que la nature m'a distribuées au compte-gouttes! Je ne fais pas le faux-modeste en disant que je ne réfléchis pas*, que je subis les évènements, que je n'ai pas inventé l'eau tiède et que je ne verrais pas un éléphant dans un couloir: je constate simplement que je n'ai aucune disposition pour le jeu d'échecs (auquel le billard pourrait faire penser) et que je n'ai pas de passion pour les sports.

Deux handicaps presque insurmontables pour jouer au billard et y prendre du plaisir.

Ces deux échecs (j'envisage d'abandonner le chant et le billard) ne me découragent pas complètement: j'hésite à m'inscrire à l'aviron la saison prochaine.

 

* assez

 

 

 

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16 avril 2018 1 16 /04 /avril /2018 07:00

Je parlais, mardi dernier, de l'infecte gérard Miller qui se fait une gloire de n'avoir pas évolué d'un iota entre mai 68 et aujourd'hui et je constate que, malgré ses reniements, Daniel Cohn-Bendit est infiniment plus sympathique. Mieux, plus respectable.

Lui a déjà sa notice dans les dictionnaires et les livres d'histoire. Cependant, au lieu d'être arc-bouté sur le passé, fût-il brillant, il se pose des questions, s'engage, réfléchit, propose, donne des avis parfois contradictoires, s'informe, crie, condamne, rejette, soutient, adore...vit quoi.

Peu, dans notre pays, ont son parcours mi-Allemand mi-Français. Peu non plus sont ceux qui, malgré une notoriété considérable, remettent en jeu leur image aussi souvent qu'il l'a fait.

Cohn-Bendit a un côté "sale gosse" qu'il a toujours revendiqué et qui exaspère nos médias qui préfèreront toujours un Gérard Longuet ou un Arnaud Montebourg, malgré l'absolue vacuité de leur pensée et le cynisme de leurs agissements. C'est ainsi!.

C'est un homme sur qui les "scandales" glissent parce qu'il est capable, sans feinter, de reconnaître ses erreurs et les regretter. Il a un vrai intérêt pour l'Europe et une passion pour le foot. Ca vous classe un homme! je doute, par exemple, que Balladur ait eu les mêmes....

Cohn-Bendit parle sans filtre et n'hésite pas à employer des mots crus. Encore un trait qu'on ne lui pardonne pas aisément; pourtant traiter de con un con est moins hypocrite que l'ignorer.

Parfois partial, souvent injuste, il est de ces personnages publics qui ne laissent pas indifférents. Je ne partage pas toutes ses idées mais j'aimerais bien avoir sa forme, la clarté de ses idées et être aussi jeune et frais à 73 ans.

 

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13 avril 2018 5 13 /04 /avril /2018 07:00
Floutage (de gueule)Floutage (de gueule)

Allant avec cette véritable contagion qu'est devenue le reportage avec caméra cachée s'est imposée peu à peu celle du "floutage".

Ca a commencé insidieusement par le fait de cacher les visages d'enfants (bébés y compris). C'était surprenant et un peu incompréhensible mais c'est devenu la norme. Lorsqu'une photo d'enfant est exhibée ou un film sur lequel en apparaît un son visage est rendu invisible.

Les plaques d'immatriculation des voitures ont suivi. C'est idiot: n'importe qui voit des centaines de plaques d'immatriculation pendant la journée. Quel risque prendrait-on à ne pas les "flouter"?

Dans la foulée les marques de cigarettes ou d'alcool ont été, elles aussi floutées. Puis, sur des quartiers ou immeubles reconnaissables on a appliqué le même traitement stupide. Les publicités sur autos, camions ou façades sont, elles, filmées à l'envers!!!! la télévision est un robinet à publicités qui, littéralement phagocytent les programmes mais quand elle est gratuite on la cache!

On en arrive à présenter, pour illustrer un sujet d'actualité un document filmé mal cadré, au son médiocre, avec des éléments cachés quand les voix ne sont pas électroniquement transformées. On se croirait revenu aux temps des balbutiements de la télévision tant ces documents, censés nous informer, sont trafiqués et laids.

C'est le revers de la médaille: on peut désormais me joindre partout mais la communication est sans cesse coupée et le son médiocre.

Je reçois des photos superbes mais elles sont affreuses et chères si je les fais imprimer.

Le floutage s'instille partout!

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12 avril 2018 4 12 /04 /avril /2018 07:00

J'aurais été ou je serais socialiste ce n'est pas dans la riante cité d'Aubervilliers que j'aurais tenu mon soixante-dix-huitième congrès mais au Colombarium du cimetière du Père Lachaise. Et j'aurais invité les fossoyeurs en chef, à savoir les "rénovateurs" qui ont si bien scié la branche sur laquelle le PS était assis qu'il est passé de la possession de TOUS les postes de pouvoirs (Sénat inclus) à un ridicule 6% au 1er tour des présidentielles après 5 an de pouvoir.

J'aurais, puisque j'y étais, demandé un genou en terre, à François Hollande de venir expliquer son exploit d'être plus impopulaire à la fin de son quinquennat que son prédécesseur honni. Je lui aurais aussi poliment demandé comment il est passé de président correctement élu au printemps 2012 à président ne pouvant même pas se représenter à l'hiver 2016. Et puisqu'il me ferait le plaisir de répondre à mes humbles questions je lui demanderais des explications sur l'épisode Leonarda, sur l'ami Cahuzac, sur le copain Jouyet, sur l'écotaxe, sur l'affaire du scooter, sur les confidences aux journalistes et sur sa façon de voir son tandem avec Valls.
Je m'arrêterais aux premières larmes de l'ex-président parce que je ne déteste pas l'homme.

Je demanderais des comptes aux écolos, pardon à EELV et à la folle qu'ils avaient à leur tête et qui est coresponsable du bilan calamiteux du second président "socialiste" à l'Elysée. Je crois que j'aurais du mal à rester courtois avec Cécile Duflot qui, par arrivisme et ambition personnelle a torpillé le dispositif élyséen pour... être finalement battue aux primaires de son parti et quitter piteusement la politique 1 an après que ses collègues l'ait envoyée au diable.

Si les femmes en politiques sont sur ce modèle (et le précédent Voynet mais aussi Alliot-Marie et quelques autres l'atteste) la parité nous prépare de bien belles surprises!

Presque aussi brutalement j'irais demander des comptes à celle que ses administrés et compagnons de parti désignent par l'amusant surnom de "Mère Emptoire" (bien que Mémère Emptoire lui irait encore mieux!) à savoir la pénible Martine Aubry. Avec ses aigreurs la dame de Lille a consciencieusement savonné la planche.

Je demanderais aux deux ou trois personnes revendiquant encore l'appartenance au Parti Socialiste de m'éclairer sur jean-Marc Eyraud, sur Thévenoud, et bien sur sur Valls. Et, sans fâcher personne, je demanderais si les oracles de Terra Nova ont bien été remerciés de leurs conseils avisés: roulés dans le goudron et revêtus de plumes comme il se doit.

Je me poserais mille questions sur ma stratégie future: quel programme, avec qui, pour quelles populations, à quel horizon et avec quelle équipe. Olivier Faure est certainement admirable mais j'ai un doute sur sa capacité à faire, électoralement, du Benoît Hamon à l'envers. Descendre sous son score présidentiel, rester à 6% oui, passer à 25/30% j'ai quelques doutes.

Et puis, pour terminer,  je conseillerais au PS résiduel de jeter aux orties la rose au poing, le poing levé, "l'internationale" et même "Bella Ciao": ça les fait ressembler à un groupuscule d'attardés!

 

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11 avril 2018 3 11 /04 /avril /2018 07:00
photos extraites du film
photos extraites du film
photos extraites du film

photos extraites du film

https://youtu.be/BeZLF_SE3II

 

Dans le cadre de son année consacrée aux rapaces le Museum d'histoires naturelles de Toulouse a programmé et diffusé ce samedi, dans son auditorium, un film d'amateur (non scientifique) consacré à un phénomène surprenant et dérangeant.

En présence de l'auteur, Stéphane Batut, a été diffusé son document tourné au Tibet en 2014 et présenté sous le titre de "Le rappel des oiseaux".

Batut, en voyage d'agrément et en famille, s'est vu proposer par une hôtelière, en guise d'attraction touristique, d'assister à des funérailles d'un genre particulier: des corps de défunts sont livrés aux becs de vautours et autres oiseaux rapaces charognards (Gypaète barbus).

Avec un petit groupe de touristes curieux et muni d'un matériel semi-professionnel pour enregistrer son et images, muni de quelques autorisations (moine, famille) il assiste et tourne un film réellement étonnant. Le montage gardera quarante minutes sur 4 heures tournées.

Dans une sorte de cirque de montagne perché à 4000m d'altitude, jonché de pastiques et de papiers; des hommes (une huitaine) et des vautours (une cinquantaine) piétinent. Une sorte de moto tractant une carriole arrive dont on descend un sac qui paraît lourd et encombrant.

Un homme portant un chapeau et revêtu d'une sorte de tablier constitué d'une bâche en plastique transparent retenu par une ficelle s'affaire autour de ce sac. C'est une dépouille mortelle. On le devine plus qu'on ne le voit. Il entaille la chair aux articulations (la personne est décédée depuis 6 jours, elle ne saigne pas!) puis s'éloigne.
Comme à un signal les oiseaux (moins laids que les vautours africains car ne possédant pas leur cou rose déplumé) recouvrent leur "repas". En 30 secondes (5 minutes dans la réalité) il ne reste pratiquement rien. L'officiant revient et, sur une pierre plate, écrase lentement et régulièrement les os restants après avoir appelé les hommes de la famille et montré qu'il a laissé "l'âme" s'envoler par un trou dans le crâne. Cette séquence de broyage des os est longue et éprouvante. D'autant que l'on ne peut oublier qu'il s'agit d'un cadavre humain.

Un second cadavre, celui d'une femme jeune, est apporté qui subit exactement le même sort et traverse les mêmes étapes. Ce corps-là nous parle plus parce qu'il a été dévêtu devant nous et qu'il semblait mort récemment. Il n'y a heureusement pas de son intempestif mais certaines images sont choquantes. (une main... entre autres)

Un tibétain traduit les quelques mots prononcés, ici ou là, par la famille (uniquement représentée par des hommes) et l'officiant. Le moine se tenant à distance du sacrifice et ne prononçant aucun mot intelligible.

On voit encore les vautours picorer quelques restes puis le passage d'un groupe de nuages remplit l'écran suivi des arabesques dans le ciel d'un gypaète sur ciel gris. Le message est clair sur l'esprit qui s'est envolé.

Présent dans la salle le réalisateur a répondu aux questions du public avec sagesse et retenue. Tout le monde semblait un peu éprouvé: les questions ont été intelligentes mais en nombre limitée. Il a été question de rites similaires en Perse ancienne et en Inde. Toujours interdites, elles ont lieu au Tibet où, faute d'arriver à les interdire, les autorités chinoises les tolèrent en fermant les yeux.

J'avais inscrit cette séance de film documentaire sur mon agenda il y a longtemps. Je savais le sujet ardu et difficile mais il m'intéressait. Et je ne me suis pas trompé.

 

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10 avril 2018 2 10 /04 /avril /2018 07:00
Sec comme un coup de trique!

Sec comme un coup de trique!

Ma femme regardait "C' à vous" ce vendredi 6 avril. Je vaquais à des riens dans le salon. L'invité était Gérard Miller, zéro flappi médiatique médiocrissime qui fut relancé par Laurent Ruquier (à qui on doit, il faut le noter, la promotion d'un nombre important de têtes à baffes comme Claude Sarraute, Isabelle Alonso, Steevy Boulay, Christine Bravo, Christine Angot, Natacha Polony, -ça commence à faire beaucoup!-, Pierre Bénichou, Aymeric Caron, Yann Moix et, donc, cette buse de Miller). Il semble que Ruquier, le roi du calembour Carambar et de l'information insignifiante prédigérée ait un "don" pour lancer ou relancer devant les caméras des personnages horripilants. Et donc ce parasite de Miller, chafouin primordial.

Psychanalyste (ce refuge pseudo-scientifique des faux médecins), frère de son frère, gauchiste de salon, moraliste emmerdant, insoumis de la dernière heure, auteur de livres ni écrits ni à écrire, ludion médiatique, khmer rouge à la mie de pain, politicaillon de façade l'individu est crispant, méchant, aigri et haineux. Une tête agaçante, une voix qui l'est plus encore et ce ton acide de bonhomme qui ne supporte ni la contradiction ni même qu'une autre opinion que la sienne puisse exister. Et qui assène des conneries avec un ton de commissaire politique soviétique outragé et une figure d'homme qui suce un citron.

Je m'étais juré de ne rien dire (et de ne pas m'énerver) mais ce mec plus tout jeune et toujours aussi véhément m'a fait sortir de mes gonds. Pas de ça chez moi, pas de ça dans mon salon!

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