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10 février 2017 5 10 /02 /février /2017 07:00

On accepte la trahison d'un ami, l'infidélité d'une amoureuse, un licenciement abusif, un redressement d'impôts élevé mais on n'accepte jamais de perdre ses cheveux, de "prendre" (NDLR: à qui?) des kilos, de s'empâter, d'avoir du ventre, d'être moins beau. D'être moche.

Ne plus ou moins croiser le regard de biais d'une jolie femme qui passe sur le trottoir, de voir dans les transports en commun qu'on est devenu transparent, ça on ne s'y fait pas. On ne s'y fait jamais.

Au risque de friser la redite je dirais que le pire ce sont les cheveux. Quand, et ce fut mon cas, ils étaient beaux et épais, qu'ils se coiffaient et "m'allaient" bien et qu'on se retrouve avec infiniment moins de cheveux qu'on en avait on a la sensation d'avoir perdu l'indispensable.

Et encore.... je me plains mais j'en ai encore devant, et puis là, là et là aussi. Et là.

Ne coupons pas le cheveu en quatre: personne de censé ne désire avoir une tonsure et la calvitie va bien à tous les autres sauf à nous. C'est vrai, il y a de beaux chauves et le crâne rasé va bien à certains. A propos d'eux on peut se souvenir de la sentence d'Audiard sur les poissons volants: "Ils existent mais ils ne sont pas la norme"!

Je devrais la boucler: il y a pire que manquer de cheveux et c'est plainte de personne bien nourrie et pourvue du nécessaire que pleurer sa toison disparue.

C'est vrai. Mais quand même....

 

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9 février 2017 4 09 /02 /février /2017 07:00

En famille il y a des choses (rarement à votre avantage) que vous avez dites ou faites et qui, bien que régulièrement réfutées restent inscrites dans votre légende noire. Qu'à 15 ans j'ai demandé à une de mes cousines de me montrer une partie de son anatomie m'a fait une énorme contre-publicité dans la famille à l'époque et le souvenir de cette "erreur" n'est pas estompé aujourd'hui encore. 
Pour avoir été un peu casse-cou à la même époque le village de campagne où j'allais en week end m'avait baptisé "le casseur de vélos". Je n'y ai pas remis les pieds depuis 20 ans mais sais que mon surnom m'est resté...

Les exemples sont nombreux de ces étiquettes collées et qu'on ne peut, bien qu'elles soit injustifiées ou exagérées, retirer.

Les médias procèdent comme la famille; ils donnent une image à un personnage ou à un évènement et ne reviennent plus dessus quitte à créer une légende de toute pièce.

Prenez Alain Juppé et sa condamnation: la main sur le coeur tous et toutes disent en regardant de côté "qu'il a payé pour un autre" (en l'occurence Chirac). C'est faux et archi-faux. La condamnation et les attendus du juge sont consultables partout mais rien n'y fait. Le maire de Bordeaux est victime de son dévouement.

Prenez Pierre Bérégovoy et l'affaire de son prêt immobilier à 0%: là aussi on regardera avec commisération l'interlocuteur en disant qu'il s'est suicidé "à cause de la campagne de presse contre lui". Là aussi les faits sont têtus et vérifiables. Bérégovoy avait contracté un prêt important pour s'acheter un grand appartement dans le XVIème arrondissement auprès de l'ami véreux de Mitterrand Roger Patrice Pelat et cela sentait le renvoi d'ascenseur dans l'affaire Vibrachoc-Triangle. Un taux à 0% les Français en rêvaient...
De plus les législatives avaient laminé le PS et celui-ci en rejetait la faute sur Bérégovoy qui avait fait une campagne nullissime et détenait un bilan affligeant.
Enfin, depuis son départ de Matignon Mitterrand refusait de le recevoir et avait, en public, dit qu'il "ne l'aimait pas". Le "brave" Bérégovoy avait aussi oublié sa propre attitude exécrable vis à vis d'Edith Cresson premier ministre. Saint Bérégovoy jeté "aux chiens" c'est à mourir de rire.

Mais bon, la campagne de presse a peut être compté, peut être pas.

Hervé Gaymard n'a pas été obligé de quitter le Ministère des Finances parce qu'il avait fait quérir et payer par l'Etat un appartement pour sa nombreuse famille (8 enfants) bien situé et de grand luxe, non, il a "sauté" parce que dans le même temps il louait le sien au tarif parisien.

Avez-vous oublié que lui aussi parlait de "complot" et de campagne de diffamation"? comme les deux autres d'ailleurs.

Il faut avoir de la mémoire parce que ceux qui sont chargés de conserver celle du pays oublient ou maquillent l'histoire à leur convenance.
Tous détestent Internet parce que le net leur échappe et que rien ne peut y être "effacé". Il y aura toujours un internaute pour se souvenir et....le faire savoir.

 

 

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8 février 2017 3 08 /02 /février /2017 07:00

Aujourd'hui j'enfonce des portes ouvertes et je me rends complice de candidat à la présidentielle (j'écris vendredi 3 et il l'est encore!) qui partagent cette opinion puisqu'il veut en supprimer 500 000, je veux parler de l'administration, des fonctionnaires, de la Fonction Publique, de la bureaucratie, du monde des salariés de l'état.
Pour les critiquer?

Eh bien non, ou pas seulement.

Quand, en tant que particulier, on a affaire au privé (banque, assurance...) on voit que les mêmes fonctionnements exaspérants y ont cours: attente, renvoi d'interlocuteur vers un autre, coupure de la communication, anonymat des contacts, dossier inconnu de celui ou celle qui devrait le traiter, travail pas ou mal fait, retards, courriers intempestifs etc. et donc qu'il n'y a pas une incurie spécifique à l'administration mais que cette dernière cumule parfois les désagréments.

Il y a de quoi perdre toute patience et toute éducation lorsque vos interlocuteurs vous "baladent" de service en service en vous mettant en contact avec des personnes qui se renvoient la responsabilité du non avancement de votre dossier de l'un à l'autre.

George Courteline, Kafka, ils sont nombreux à être évoqués lorsqu'on réfléchit à ce qu'est une matinée au service des cartes grises de la préfecture, aux passeports ou aux impôts. Les réponses à la même question fluctuent pour n'être jamais certaines. Les cérémoniaux datent du siècle dernier (guichets, numéros d'attente, ligne de confidentialité) et le sentiment de perdre son temps dans une organisation désuète et réellement chronophage vous ronge tandis qu'une horloge souligne votre impuissance "d'usager".

Essayer de traiter l'affaire au téléphone n'est guère plus encourageant: lignes qui sonnent dans le vide, messages en boucle, disques stupides répétant le prix de l'appel ou incitant à parler à un robot tout en appuyant sur des touches successives, interlocuteurs semblant tomber de Mars la rouge, personne en charge du dossier qui le découvre, coupure subite de la ligne et j'en passe.

Il n'empêche que, malgré leur lenteur et souvent leur mauvaise volonté les administrations sont efficaces et à moindre coût. mon âge et mon expérience m'ont maintes fois prouvées que les missions de service public confiées au privé étaient encore plus effroyables. (France Telecom => Orange)

Supprimer 500 000 fonctionnaires est un mot d'ordre inepte et qui flatte les bas instincts d'électeurs jaloux et injustes. La question n'est pas de supprimer des postes mais de les rendre (plus) efficaces.

 

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7 février 2017 2 07 /02 /février /2017 07:00

Comme beaucoup de personnes je mène deux vies parallèles distinctes et concurrentes qui se nourrissent parfois l'une de l'autre. Je veux parler, bien sur, de la vie consciente et des rêves.

Je ne me souviens que rarement de mes rêves mais les personnes qui ont partagé ou partagent mes nuits se souviennent sans difficultés du rêve récurrent qui me fait les réveiller en pleine nuit par mes cris, plaintes, hurlements ou mes gestes désordonnés.

Quand ce ne sont pas des coups de poing ou des (débuts) d'étranglement.

Je rêve assez souvent, ce n'est pas une excuse, qu'on me tue. Je suis ainsi régulièrement la proie d'un individu (asexué et dont je ne distingue pas les traits) qui veut ma mort et s'emploie à m'assassiner. Je sens sa détermination et que la mienne à sauver ma vie doit être plus forte encore. Je ne vois ni couleurs, ni décor, ni bruits ni témoins mais juste une lutte à mort dont je suis un des protagoniste et que j'observe en position d'infériorité: je n'ai pas le dessus lorsque l'intensité du rêve me fait sortir du sommeil.

Il paraît que ce rêve nous sommes nombreux à le faire et à nous réveiller pantelants après l'avoir vécu. C'est un des rares dont,personnellement, quelque souvenir persiste dans la journée. Ce qu'il signifie et son utilité je les ignore. Je sais seulement que mes voisines d'oreiller semblent parfois regretter que mon agresseur n'ait pas réussi son coup!

 

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6 février 2017 1 06 /02 /février /2017 06:53

Qu'attend t'on avant tout d'une banque? qu'elle soit disponible et que les "opérations" ne soient pas facturées trop cher. Principalement.

Ensuite viennent en même temps la diversité des produits financiers qu'elle peut proposer, sa réactivité, les protections qu'elle assure, son côté pratique (succursales...), sa capacité à vous écouter et à proposer des crédits compétitifs, et tout au bout de la chaîne les intérêts qu'elle sert.

Si vous regardez les publicités pour les banques vous constaterez qu'aucune (ou presque) de ces prestations basiques n'est mise en avant.

Prenez, par exemple, la belle publicité du moment pour la Caisse d'épargne. Belles images, belle musique ("A Heartbreak par Angus & Julia Stone); une mâle voix (Jacques Weber?) vous pose une série de questions auxquelles il est impossible de répondre par autre chose que "oui".
Dans les écoles de commerce on apprend d'emblée que poser des questions positives est le b.a - ba. Après avoir plusieurs fois dit "oui" il est impossible ou presque de dire "non" à la question finale, qui semble logique et moins importante que les précédentes.

illustration: chaque question du spot de 45 secondes commence par "pensez-vous que":

1°) c'est utile de consommer des légumes d'à côté plutôt que ceux qui viennent du bout du monde?

2°) vos emballages sont plus utiles quand ils retrouvent une seconde vie plutôt que lorsqu'ils la menacent?

3°) que la technologie est plus utile quand elle nous rapproche que quand elle nous isole?

4°) qu'apprendre un métier manuel est aussi utile que de former des intellectuels?

C'est d'autant plus difficile de répondre non aux 4 questions que les images soulignent l'opposition: tomates fraîches contre bateau porte-conteneurs, bouteilles plastiques jetées dans une poubelle de tri sélectif contre vue d'océan pollué par des déchets repoussants, famille réunie par Skype contre couple au restaurant chacun pianotant sur son téléphone mobile et apprenti contre laborantin.

Vous avez répondu, intérieurement, 4 fois "oui". La voix sure d'elle et virile vous demande: "vous pensez qu'être utile à tous ça peut être utile à chacun?" slogan creux et qui peut s'appliquer à tout. La voix poursuit: "Vous n'aimeriez pas qu'une banque pense comme vous?"

Arrêtons nous là... ce que "pense" la banque nous nous en foutons. totalement. Qu'elle dise "oui" à notre demande de crédit, et rapidement là ça nous intéresse. Depuis la crise de 2008 les banques rament pour améliorer leur image détestable. Ce genre de spot, s'il est bien fait et utilise des ressorts classiques (opposition d'images, obtention de "oui") est totalement creux. Qui franchira la porte de la caisse d'épargne pour y déposer son argent après avoir vu une publicité aussi avare en informations?

 

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5 février 2017 7 05 /02 /février /2017 07:00

Je reviens, pour la dernière fois, sur l'affaire Fillon.
La défense cahotique du candidat de la droite et du centre est impossible parce que c'est la personnalité, la cohérence entre son discours et ses actes, sa probité qui ont été touchées.
Peu importe.


Je suis presque personnellement blessé qu'on puisse me penser assez stupide pour croire les "éléments de langage" d'Anne Meaux, la responsable de sa cellule de communication. Je suis blessé, dans ces conditions, qu'on puisse imaginer que je crois à "l'innocence" de François Fillon.

Pas une fois il n'a contesté les sommes d'argent public que sa femme et ses enfants ont touchées. Or c'est là ce qui lui est reproché. Pas, comme on voudrait le faire croire, la "légalité" du travail d'assistante parlementaire de sa femme et celle d'assistants parlementaire au Sénat de son fils et de sa fille, dans la mesure où ces emplois ne seraient pas fictifs.


Je suis humilié qu'on veuille me faire avaler l'idée d'un "complot", d'un "coup d'état" alors qu'il y a juste un homme qui s'est cru tout permis et qui a détourné à son profit des sommes importantes provenant d'argent public. Personne ne me fera croire que le travail d'assistante parlementaire de Mme Fillon valait 9700€/mois. Personne.


Cet argent, plus de 900 000€ a t'il été détourné à son profit? sans doute pas (ce n'est pas -encore- prouvé). Peut-être, sans doute devait-il servir pour des campagnes électorales futures, pour amasser un "trésor de guerre" ou quelque chose de cet ordre. Je n'ose penser qu'il servait seulement à assurer son train de vie au hobereau sarthois.


Cela expliquerait la réaction de Fillon qui est surpris qu'on lui reproche les sommes en question. Il n'empêche. On retrouve l'image classique du catholique raide qui prend -pour lui-même- des libertés avec les préceptes de la religion que par ailleurs il invoque comme témoins de sa moralité. L'illustration du donneur de leçons qui ne se les applique pas.


Je pense aussi que Pénélope Fillon n'est au courant de rien et qu'elle découvre qu'on s'est servi de sa "naïveté" à son insu. La fameuse interview anglaise diffusée dans "Envoyé Spécial" de vendredi semble le confirmer.
Il n'y a pas, comme on dit, "mort d'homme" mais des magouilles lamentables et malhonnêtes qui, j'en suis persuadé, empêcheront François Fillon d'être élu.
Ces moeurs politiques (la prévarication, le sentiment d'impunité, la culture de la Com' toute puissante) sont déjà du passé et l'électeur, s'il n'est pas aveuglé par la passion électorale, ne pardonne pas qu'on le prenne pour un demeuré.

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3 février 2017 5 03 /02 /février /2017 07:00

Je ne voulais pas regarder la soirée des victoires de la musique classique à la télévision et, voyant que je ne pourrais regarder seul l'épisode 2 de "Westworld" je me suis assis et l'ai regardée, sans conviction.
Pourquoi sans conviction? parce que, bien souvent, trop souvent, la musique classique est aimée par des snobs qui en font des tonnes et que cela devient vite insupportable.

Ils en font des tonnes et, bien souvent, trop souvent, pour des "artistes" sans grand talent (l'épuisant Roberto Alagna...) et leur élitisme est vite "gonflant". La France n'est pas un pays très mélomane où la musique semble s'être arrêtée définitivement en cale sèche avec Chopin. Hors "Carmen" et la scie "le Bolero" de Maurice Ravel point de salut!

Ca commençait bien: dans les 15 premières minutes de l'émission des extraits du "Bolero" et de "Carmen" étaient joués sur scène en direct malgré, m'a t'il semblé, un retard d'un dixième de seconde dans le play-back.

Je ne voulais pas jouer les éternels critiques grincheux et retourner à mon ordinateur pour regarder Westworld alors j'ai insisté.
J'ai bien fait: il y eut des belles et bonnes chanteuses, un duo très plaisant, un air de "Orphée et Eurydice" de Gluck, un de "Rinaldo" de Haendel et d'autres extraits d'oeuvres intéressantes et rares.

Comme toujours dans ces émissions-palmarès la partie rasoir était constituée par l'ouverture des enveloppes et les remerciements. Dieu que c'est ennuyeux! les impétrants remercient leurs parents, le facteur de piano, la professeur de solfège du CP et... leur chien et chat! (authentique).

L'émission était maladroitement animée par un improbable duo: Frédéric Lodéon qui oeuvre pour la musique classique depuis 45 ans et qui, naturellement, possède une érudition magnifiée par la passion et une (belle) présentatrice ignare qui manie le superlatif comme un Nagui. Tout, dans sa bouche, est "magique,  splendide, triomphal, grandiose, sublime, superbe, majestueux etc.".

Aussi mal assortis par leur connaissances que par leur personnalité les deux animateurs n'étaient jamais synchrones et très vite la playmate a effacé Lodéon réduit à être une sorte de Jacques Villeret cautionnant le programme.
Heureusement les interprètes ne s'y trompaient pas qui tous ont oublié de saluer ou d'embrasser la plante verte mais pas le chroniqueur musical qui a tant fait pour leur art.

Il y a même eu un hommage à Georges Prêtre, un de nos rares chefs de réputation mondiale qui est mort récemment. C'est dire si le programme avait été pensé.

Question scories outre les "bravos" (le mot, pas la chose) répétés jusqu'à l'écoeurement il y a eu une séquence avec une jeune femme jouant du marimba qui aurait plus eue sa place dans "C' à vous", deux imitateurs d'oiseaux qui eux avaient la leur à la médicale de Marina Carrere d'Encausse et Michel  Cymès et cette "Carmen" qui, au réveil le lendemain s'impose avec sa seguedille et qu'on se surprend à chanter sous la douche.

 

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2 février 2017 4 02 /02 /février /2017 07:00

Parallèlement au superbe "Martin Eden" de Jack London et au beaucoup moins littéraire "Révolution" d'Emmanuel Macron (annoté par Pascale) j'ai lu "Le livre noir des tyrans" de Patrick Weber publié chez First Document et que j'ai emprunté, lui, à la bibliothèque.

Classés par genre (antiques, couronnés, révolutionnaires, africains, latinos,aux pays des sourires, de Dieu, du désert, rouges et noirs) la liste des plus grands criminels chef-d'états est impressionnante. Le récit de leurs actions, lui, est plutôt monotone et accablant.

Naturellement le livre a des partis-pris et je ne crois pas que Napoléon III, Mobutu, Robespierre, Omar Bongo et Peron aient leur place au milieu de Staline, Mao, Hitler et quelques autres tyrans assassins incontestables. De même l'explication de la folie meurtrière d'Adolf Hitler par le rapport au père me semble incroyablement réductrice.

Certains de ces tyrans ont réussi à plus ou moins se faufiler entre les gouttes et on a presque oublié des hommes qui ont pourtant des quantités de sang sur les mains. Un Mengistu, par exemple, n'a pas payé en légende et en procès pour le mal qu'il a fait pendant des dizaines d'années.

Je souligne que sur 79 monstres ou assimilés ne figurent que deux femmes (Tseu-Hi et Catherine la Grande), à méditer.

Enfin, et ce sont sans doute les seules chose à ajouter; les tyrans font souffrir leur peuple mais n'oublient ni de constituer une immense fortune (ou d'augmenter la leur) ni d'assouvir leur libido.

Mao semble demeurer, de toute l'histoire humaine, le plus grand pourvoyeur de la mort. Staline et Hitler étant des "amateurs" face à lui.

Promis! j'entame la lecture de "Youpi au zoo" dès ce soir....
 

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1 février 2017 3 01 /02 /février /2017 07:00

J'évacue d'un mouvement de tête le conservatisme dont on pourrais m'accuser en l'occasion.

Non! je suis contre les adaptations de bandes dessinées au cinéma parce que toutes celles qui l'ont été ont, dans leur immense majorité, été des désastres absolus. Je parle des BD de langue française ce qui exclut les "Comics" américains, Marvel ou pas.

Qu'on se souvienne que "Blueberry", "Iznogoud", certains "Astérix", "Tintin", "Lucky Luke","Boule et Bill, "Le petit Nicolas", "Gaston Lagaffe", "Benoît Brisefer" ont été au mieux des ratages au pire des sacrilèges. Adapté par le cinéaste qui confond tronçonneuse et caméra, "Valérian" ne déparera pas sur cette liste incomplète.

Il est difficile de donner des raisons objectives mais sans doute le dessin fait il appel à un certain type d'imagination et le cinéma à un autre et que ces deux là sont antagonistes.

Il ne suffit pas de "ressembler" à un personnage pour l'incarner et des archétypes comme Tintin ou Astérix ne supportent quasiment pas le passage de la dimension dessinée à celle de personnage en chair et en os. D'autant plus que le monde du cinéma croit utile de décerner les rôles à des acteurs trop connus et qui en font trop (Dujardin en Lucky Luke, Depardieu en Obélix...)

Les histoires ou les gags ne supportent pas non plus facilement la mise en images. Le monde spécifique des BD, leur graphisme, le physique improbable des personnages (les nez...) tout donne à ces adaptations des obstacles que pratiquement aucune n'a réussi à surmonter.

"Astérix et Cléopâtre" étant, à mes yeux la seule adaptation réussie, sans doute parce qu'elle est à la fois fidèle à la couleur près à la BD et aussi parce que le réalisateur a son univers qui s'est fondu dans l'autre. La distribution parfaite et les clins d'yeux voulant dire "je ne suis pas dupe" aussi. Dans cette catégorie Alain Chabat est le seul, jusqu'ici, et il s'est planté avec "le marsupilami".

Mais pour ce cas où l'adaptation a fonctionné que de ratages...

Je frémis en songeant à ces tas de fric facile dont doivent rêver des producteurs façon Thomas Langmann en s'emparant de l'univers de Gotlib qui est mort récemment.

Définitivement, pour moi, le passé ne plaide pas pour la passerelle tendue entre ces deux arts qui n'ont rien de complémentaire. Le fait que "Spirou" soit en cours de tournage n'augure rien de bon: Franquin a déjà été massacré une fois... pourquoi recommencer?

 

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31 janvier 2017 2 31 /01 /janvier /2017 07:00

Sur "Facebook" je vois les interventions sur tout et tout le temps d'amis (entre guillemets) de ma génération (c'est à dire nés sous Louis XV) et je suis souvent amusé par la disproportion entre leur ardeur critique et le sujet de celle-ci.

Récemment le mari de la femme d'Hergé, qui gère avec un raideur toute vallsienne l'héritage du dessinateur belge a donné son feu vert pour le coloriage? la colorisation? la mise en couleurs? la modernisation? (choisir le mot ou l'expression c'est déjà donner un avis!) du premier volume des "Aventure de Tintin" à savoir "Tintin au pays des Soviets".

Rien qu'énoncé ainsi on voit qu'il y a là matière à refaire la Guerre de Cent ans.

Ces quinquas proche des soixante ans ont trouvé là matière à s'indigner, à se disputer, à s'invectiver et, naturellement, à se regrouper par chapelles, chapelles rivales naturellement.

Opération commerciale s'il en fut, la colorisation (j'ai choisi mon camp!) des Soviets n'apporte ni ne retire rien à un album anecdotique.

Oeuvre de jeunesse ce Tintin là (comme son successeur "au Congo") ne possède pas ce qui sera l'âme de la collection et fait figure de brouillon. Un brouillon sympathique, naïf, embryonnaire et maladroit qui, je ne le nie pas, possède un charme certain pour ne pas dire un certain charme. Hergé y développe déjà un art qui sera sa marque de fabrique et le dessin des voitures, le mouvement et la clarté du trait sont déjà remarquables.

Les éditions Casterman et Moulinsart ont pensé, sans doute à raison, que colorié ce volume se vendrait mieux. Il n'y a pas, ici, de quoi faire naître une de ces tempêtes dans un verre d'eau si typiquement "facebookiennes"....
 

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