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18 janvier 2017 3 18 /01 /janvier /2017 07:00

En 1980 et 1981 j'ai eu une relation chaotique avec le plus grand amour de ma vie. une jeune sino-européo-malgache dont j'étais raide-dingue.

Cet amour était partagé par intermittence car la demoiselle avait une ambition chevillée au corps que mon dilettantisme heurtait. Sa réussite comptait plus que tout le reste et elle se donnait les moyens de son ambition en travaillant de manière considérable.

Elle voulait réussir ses études puis réussir professionnellement avant tout autre chose et moi j'avais 4 ans de plus que ses 20 ans et déjà tout de "l'aquoibonniste" décrit par Serge Gainsbourg ("C'est un aquoibonniste, un faiseur de plaisanteristes, qui dit toujours à quoi bon, à quoi bon"). Mon ambition était de profiter des bons moments en les créant, de voir venir en m'amusant. Le travail était alimentaire et je me contentais de travailler en ne faisant que "minimum syndical" (c'est à dire pas grand chose).

De plus ses origines mêlées, si elles la rendaient irrésistible, en faisaient quelqu'un que je qualifierais de complexe mais que d'aucuns, à l'époque, qualifiaient sans hésiter d'emmerdeuse. Et, ma foi, je crois bien que c'est ce qu'elle était. Une jolie, adorable, merveilleuse emmerdeuse. C'est, je le précise, la première et seule fois de mon existence, que je subissais ces montagnes russes de gentillesse puis de vacherie imprévisibles et régulières. Je quittais un ange le matin et je retrouvais une punaise le soir.
Inutile de dire qu'amis, famille, soeurs (surtout) avaient cerné la miss et ne lui trouvaient aucune qualité.

Elle était très brillante intellectuellement et se passionnait pour quantité de sujets. C'est elle, fin 1979, qui a attiré mon attention sur la tragédie cambodgienne. Une de ses amies et sa famille étant rentrés au Cambodge en 1978 (les Khmers rouges demandant à leurs compatriotes exilés de revenir au pays pour le reconstruire et les liquidant, souvent dès la sortie de l'avion) et disparaissant sans laisser de traces.

J'ai tout lu sur la tragédie de ce pays et essayé de faire bouger la France giscardienne sur ce sujet. Hélas j'étais jeune et ai frappé aux mauvaises portes. Je me souviens avec dégoût de l'entretien que j'avais eu à ce sujet avec le député-maire du XVI ème arrondissement, Georges Mesmin, un crétin pompeux et vain qui soutenait un général pro-américain en plein génocide..(à l'Assemblée Nationale cet idiot était considéré comme un spécialiste du Cambodge!!!!!!)

J'ai pu visiter ce pays en 2009 et l'ai trouvé encore plus beau et attachant que je m'y attendais.

Hier, je suis allé voir le film "Diamond Island" de Davy Chou (2016) qui est presque un reportage sur les jeunes cambodgiens d'aujourd'hui. C'est amusant de les voir draguer (avec des méthodes issues du modernisme mais aussi de la tradition), parler, s'habiller, être les proies du marketing (l'I-Phone VI est très convoité) dans un Pnom Penh qui s'éloigne de son douloureux passé. La ville grandit, en surface comme en hauteur, les voitures sont les mêmes que partout, les routes de campagne restent des pistes... la vie continue.

L'idéologie folle, le génocide et les traumatismes semblent définitivement surmontés (en 2009 lorsque j'y suis allé ce n'était pas encore complètement le cas) et le Cambodge rejoindra la Thaïlande et les Philippines comme pays "touristiques" avec tout ce que cela signifie de bien et de mal.

Cet intérêt pour le Cambodge (auxquels s'ajoutent ceux pour Carly Simon, Peter Gabriel et Steely Dan) sont ce qui reste de cette passion contrariée... Un bilan somme toute positif!

 

 

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17 janvier 2017 2 17 /01 /janvier /2017 07:00

Depuis le début de l'année il est impossible d'échapper à Dalida, la publicité tous azimuts pour un film consacré à la chanteuse d'inanités, de variétés dont on pensait naïvement être débarrassé depuis qu'elle a mis fin à ses jours.
Il n'en est rien. Son fan-club, entre autres peuplé de mitterrandolâtres non repentis mais organisés nous fait régulièrement le coup de l'hommage ému à "une grande dame".

... Et les marchands du temple exploitent la poule aux oeufs d'or sous forme d'hologramme.

On ressort alors de la Cage aux Folles le frère de la défunte qui, une fois ses batteries chargées, débite du compliment sans s'arrêter. A l'écouter l'interprète de "Bambino", de "Darladirladada" et de "Laissez moi danser" a révolutionné la chanson Française.
En un sens il n'a pas tort: avec Sheila, Cloclo et quelques autres elle l'a faite sombrer dans une médiocrité phénoménale tandis que partout ailleurs la variété de qualité prenait le pouvoir.

Mais la question n'est pas là. Dalida ne présente aucun intérêt en elle-même et sa vie moins encore. Ce biopic filmé, à en juger par la publicité omniprésente, a coûté une fortune et doit être rentabilisé. D'où le matraquage...

Parallèlement, même si on en a un peu parlé sur des médias moins basiques que ceux qui soutiennent le film sur Dalida, un film n'a bénéficié que de peu de lumière. Il est consacré au combat qu'a mené le médecin pneumologue Irène Frachon contre le "Mediator" et le laboratoire Servier qui a continué à le commercialiser tout en sachant qu'il était mortel dans certains cas (de 500 à 1000).
Le film, "la fille de Brest" n'est pas un chef d'oeuvre, j'en conviens, mais il nous intéresse tous parce qu'il nous concerne. La collusion entre les labos et le monde médical, le fonctionnement de la presse........ tout dans cette histoire est important et une fiction bien faite nous explique les enjeux d'un problème de société capital.

L'injustice entre l'exposition maximale d'une biographie filmée de Dalida et le quasi silence sur un rappel d'un scandale inouï (On doit nettement plus à Irène Frachon qu'à Dalida!) est de nature à nous scandaliser. A me scandaliser.

 

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16 janvier 2017 1 16 /01 /janvier /2017 11:59

En société il est plus qu'aisé de raconter n'importe quoi en pensant que personne ne vérifiera. Seulement maintenant il y a Internet, le Wi-Fi, et l'information qui circule rapidement et partout.
Pour résumer il est difficile d'affirmer des contre-vérités parce que le retour du boomerang est quasi certain et très rapide.

Très récemment une personne gentille mais pas toujours très fiable dans ses propos disait à l'étonnement de toute la table que du fait de l'équipement en barrières et détecteurs de mouvements installés dans les piscines privées le nombre des noyades étaient reparties à la hausse.

Chacun de s'étonner qu'un dispositif conçu pour sauver des vies obtienne le résultat inverse.

Il n'en démordait pas et attribuait cette recrudescence des accidents de piscine au sentiment de sécurité dans lequel se trouvaient les parents de jeunes enfants, principales victimes habituelles,  certains que les dispositifs d'alerte rempliraient leur office.

Cette préoccupation ne m'intéressait, moi citadin, que modérément mais qu'on n'en ait pas plus parlé m'a suffisamment marqué pour que je vérifie.

Et là ça a été immédiatement l'infirmation absolue de ses dires et ce en moins de 1 minute. Les noyades (400 par an environ) restent stables en nombre mais ont fortement diminué pour les très jeunes enfants dans les piscines privées, DU FAIT DE CES EQUIPEMENTS OBLIGATOIRES.

Je me suis demandé d'où sortait cette idée que mon voisin de table défendait comme une vérité et aussi dans quel but il la relayait. Avait-il mal compris?

Notre devoir et notre travail consistent, dès qu'on a un doute sur un sujet, à essayer de vérifier les informations avant de les relayer. Et à rétablir la vérité lorsque celle ci est mise à mal.
En ces périodes électorales où l'à peu près règne en maître nous devons être particulièrement vigilants.

 

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13 janvier 2017 5 13 /01 /janvier /2017 07:00

Incroyable ce que le discours et la pensée des "élites" a diffusé de haut en bas dans la société. Non que ceux-ci soient entièrement faux et qu'il faille en prendre le contrepied mais il y a quand même un travail de réflexion à faire que nous ne faisons pas assez.
En ne remettant pas en question des points élémentaires de la doctrine dominante nous acceptons qu'elle soit non seulement appliquée mais qu'aucun correctif ne lui soit appliqué.
Pire nous acceptons aussi que soient caricaturés ceux qui essaient d'en montrer les effets pervers et nous méprisons ceux qui rejettent ces dogmes.
Ces dogmes, ces pensées, ces discours ont pourtant montré qu'ils n'étaient pas infaillibles, qu'ils cachaient la réalité ou même qu'ils n'étaient pas acceptés par des peuples.
Déni de démocratie absolu, lorsque, malgré des campagnes déséquilibrées et partiales certains pays votaient contre on s'arrangeait pour passer outre (Traité de Lisbonne).

Les 35 heures, l'ouverture le dimanche, la flexibilité, le CDD, le code du travail, l'agriculture intensive, le fonctionnement des abattoirs, les textes de loi sur l'énergie, les déchets nucléaires, les remises des dettes de pays pauvres, la lutte contre le terrorisme, les guerres en "Francafrique", l'Europe, l'état d'urgence.... le citoyen participe à des non-débats, des simulacres, vote pour des fantoches sans réel pouvoir et le monde continue comme si de rien n'était.
A (très) peu de choses près la politique de Giscard, Mitterrand, Chirac, Sarkozy et Hollande a été la même. Les Dassault, les Muniez et les Arnault n'ont pas vu de changement et les Français guère plus. (à échelle différente!!)

Les cours de la bourse rythment nos journées et les braillards de la CGT seront toujours plus écoutés que le personnel médical des Hôpitaux publics (ou des cliniques privés). Tout bouge mais rien ne change. Les ministres se suivent et se ressemblent.
Peillon et Hamon furent, nous rappelle t'on, ministres de l'éducation nationale... Qu'ont-ils amélioré?

Hollande n'a pas pu se représenter bien qu'il ait strictement suivi la politique du FMI, de la banque centrale et tout ce que l'Europe compte de doctes donneurs de leçons. Il a fait la politique qu'on attendait d'un chef d'état d'un grand pays d'Europe: participé à une coalition en Irak, défendu (!) le Mali, fait des économies et rogné sur tout les budgets...... la liste est longue de ce mandat "honorable" selon les critères de ceux qui savent.
S'il a tant déçu et déplu c'est qu'il avait promis, dans sa campagne de 2012, qu'il ferait différemment. Pour une autre clientèle.

Résultat de cette politique de Gribouille: il est haï par plus de 50% de son camp et par 99% du camp adverse. Personne ne lui sait gré de sa politique et il est plus impopulaire encore que ne l'était Sarkozy en fin de quinquennat. Chapeau l'artiste.

Les électeurs sont comme les enfants. on les trompe mais ils ne sont pas dupes. Une sucette à l'huile de foie de morue ne sera jamais une sucette acidulée. Même France Gall savait cela! Ca fait au moins deux présidences que le sucre a fondu et que le bonbon est infect.

Je vois avec inquiétude un Mélenchon jouer sur cette corde sensible. Je vois un Montebourg rejouer en plus grinçante la partition de 2012. Je vois la fille Le Pen, même pas en embuscade, attendre comme l'araignée sur sa toile...

Pour la première fois je crois que le pays a vu l'homme derrière la muleta et que sa charge sera brutale. Le leurre est découvert. On ne fait jamais combattre un Toro qui a combattu l'homme. Ce dernier n'aurait aucune chance. Et là, électoralement parlant, je crois que les Français ont compris et qu'ils vont le dire.
La seule chose que j'ignore c'est comment ils vont le dire. Et les moyens employés risquent d'être douloureux.

 

PS personnel. Merci au "Marocain" de m'envoyer son n° tel.

 

 

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12 janvier 2017 4 12 /01 /janvier /2017 07:00

Au trente-sixième dessous! j'étais au trente-sixième dessous, dépité, ronchon, crispé, inquiet et démoralisé.

Il y avait de quoi! j'ai acheté des "pommes-dauphines" au charcutier-traiteur du coin et cette spécialité, pourtant insipide et molle, a déstabilisé un bridge qui s'est mis à bouger.

J'ai angoissé d'avaler le dispositif dentaire pendant mon sommeil puis désespéré qu'il ne se descelle à Paris où j'étais mercredi dernier, juste pendant le repas au restaurant Coréen de Beaugrenelle par exemple..(sympa, le "Hanzan", 11 rue Beaugrenelle 75015 Paris)

Il a tenu mais je craignais le pire et en particulier la pose d'implants ruineux (que Pascale m'avait pronostiqués), des mois avec des dents de substitut, une élocution difficile et, tant qu'on y était, les plaisirs de la table entre parenthèses pendant les travaux.

Ma dentiste a répondu présente à mon appel d'urgence. Rendez-vous l'après-midi même. grâces lui soient rendues!

Cette professionnelle impeccable, je le lui ai dit, m'a fait le plus beau cadeau de cette période de fêtes qui s'achève: l'immense plaisir de me rassurer ("ce n'est rien") et de réparer le bridge. Je n'en revenais pas: deux jours et deux nuits à "psychoter" pour rien. Vingt cinq minutes de  soins dentaires et pas de dégâts irrémédiables.Le bridge, rescellé, fera encore de l'usage.  Je l'aurais embrassée. J'ai payé ses honoraires avec allégresse et me suis retenu de faire tout haut la remarque que ça valait bien plus que les 74,34€ demandés.

J'aime ces moments où le très désagréable est évité (récemment les impôts se sont trompés et l'ont reconnu en annulant une somme non-négligeable, assez facilement) qui, pendant quelques heures nous rendent heureux et ne plus sentir nos pieds toucher le sol.
Envisager le pire pour finalement en être débarrassé.. un bon système pour apprécier des moments banals mais plaisants.

Ouf.... je vais pouvoir remplir mes insomnies de mes seules douleurs aux genoux!
 

 

 

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11 janvier 2017 3 11 /01 /janvier /2017 07:00

J'ai, parmi d'autres, une sorte de lubie qu'encourage la facilité avec laquelle, maintenant, on peut réaliser des photos de saisir des instantanés qui me plaisent ou m'étonnent. 

Au risque parfois de manquer quelque chose pendant que je le photographie. Je le sais, on me l'a reproché.
Il fut une époque, pas si lointaine, où les pellicules devaient êtres déposées chez le photographe qui vous apportait la pochette remplie des dites photos une dizaine de jours après le dépôt.

Le délai s'est progressivement amélioré puisque l'on est passé à 3 jours, puis à 24 Heures et enfin, en passant par des boutiques spécialisées, à une heure.

Il y avait du déchet (mais assez vite les photos ratées (celles qui signées de célébrités font se pâmer la critique) n'ont plus été facturées) mais on avait du plaisir à avoir un support matériel, à posséder des souvenirs de moments ou de personnes marquantes.

Le numérique a fait disparaître 95% des photos papier et tous, sur nos ordinateurs, nos tablettes et nos téléphones nous possédons des centaines de photos que nous regardons de loin en loin mais que nous n'envisagerions pas d'effacer.

...Ou alors malencontreusement comme cela m'est arrivé avec celles de 2006 et 2007...

Rite social nous échangeons nos photos d'un évènement auquel nous sommes plusieurs à avoir participé: jour de l'an, fête, mariage, concert etc.

En pièce jointe elles remplacent les tirages que nous faisions autrefois.

Leur qualité est sans reproche et, dans l'ensemble, du fait qu'on ne risque rien en faisant des dizaines et des dizaines de photos on a parfois du talent à force de persévérance!

Quant à l'utilité de garder des centaines et des centaines de photos numériques sur son ordinateur ça n'a pas moins d'utilité que de conserver des centaines de photos papier, mélangées au cours des divorces et déménagements et que personne ne regarde jamais!

 

 

 

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10 janvier 2017 2 10 /01 /janvier /2017 07:00

J'aime avoir un billet d'avion d'avance sur mon bureau. Savoir qu'un vol est prévu et qu'il rompra la monotonie géographique me plaît.

Pourtant, pratiquement à chaque voyage je peste contre les conditions qui nous sont faites dans le trafic aérien. Personne n'est franchement responsable mais ce qui était un plaisir: prendre l'avion est devenu une corvée.

D'ailleurs notre époque transforme progressivement tous les plaisirs en corvée!

Mais il reste un peu de la magie des débuts de l'aéropostale, de Guynemer et autres Nungesser et Coli: quand vous laissez à Antony les passagers du RER B poursuivre sur leur ligne cafardeuse et que vous prenez le Val. Quand sur le tableau des vols vous voyez des noms de villes qui font rêver: "New-York", "Montreal", "Madrid", "Seoul" (ma prochaine destination) "Sarcelles"...

Euh, non. Pas Sarcelles.

La corvée des voyages en avion commence bien en amont de l'embarquement: il faut partir longtemps à l'avance de chez soi ou du bureau car la liste est longue de tout ce qu'il y a à faire avant de s'asseoir dans le siège-bébé géant 18 A que l'on a retenu.

Je ne reviendrais pas sur l'insupportable "contrôle" qui vous voit quitter bijoux, ceinture, chaussures, manteau, écharpe ou foulards. C'est un peu humiliant de se retrouver en chaussettes et protège-chaussettes bleu fluo sous la lumière crue des néons. Le portique sonne on vous palpe et c'est un autre désagrément.

Enfin, votre shampoing a été jeté à la poubelle ("j'espère qu'il y en aura à l'hôtel") et vous êtes de l'autre côté.
La porte de votre avion ne s'affichera que dans 20 minutes. Vous traînez dans les duty free où tout coûte un bras et est anecdotique.

Enfin vous y êtes. La porte 40 vous appelle mais les happy fews passeront avant vous. Et ils sont nombreux! les riches, les parents, les jeunes enfants, les handicapés, les terroristes...

Non, en principe, pas les terroristes.

Un semblant de file où chacun ne pense qu'à soi et à monter le plus vite possible dans l'avion se présente au comptoir. Sur les low cost une seule jeune femme officie et elle a toujours des problèmes avec les passagers qui ont leur carte d'embarquement sur leur téléphone portable. Ca coince.
Quand ça se débloque il faut dire à la passagère de mauvaise foi que sa malle-poste n'est pas un bagage à main et qu'elle doit être mise en soute.
...avec supplément. Explications, crise de larmes. Ouf. on attend enfin de monter dans l'avion. Dommage que ce soit dans une passerelle assaillie par des vents coulis glacés.

Le chef de cabine et ses cabinettes nous accueillent dans l'appareil. Aïe où ai-je mis mon billet?

Traverser l'allée pour aller au 18 A prend plus de temps que le tapis mécanique du métro à la correspondance de Montparnasse-Bienvenüe.

Brace! Brace. votre voisine lit "Gala" et s'endort en ronflant tandis que 18 B poursuit au téléphone sa conversation professionnelle plus ennuyeuse que le journal de BFM TV.

Le dégivrage des ailes, la tour de contrôle ou le passager Kiflup Bernard vous ont fait perdre de 10 à 45 minutes mais c'est bon, on vole.

Je n'ose le dire et l'écrire mais jamais -à ce jour- mes bagages n'ont été égarés ou perdus. Ils n'ont pas été abimés non plus. Leur "livraison" sur le tapis est parfois ennuyeuse (décalage horaire et 13H de vol aidant) mais on est arrivés.

Les vêtements qu'on a choisis pour être bien dans l'avion se sont avérés trop chauds, trop froids, trop larges ou trop étriqués, les toilettes minuscules et prises d'assaut, l'abus de boissons et de trucs sucrés, votre tête grise et coiffés au pétard entrevues dans un miroir-porte.... l'arrivée à destination vous donne envie d'être instantanément sous une douche façon "pub Ushuaïa".

Oui, avec les grandes feuilles vertes et les tahitiennes amoureuses.

C'est là que vous constatez que le temps de la correspondance est insuffisant parce que l'aéroport est une ville futuriste. C'est là que vous apercevez vos compagnons de carlingue devant le seul poste de douane signalé par un feu vert, là aussi que votre passeport refuse d'entrer dans la photocopieuse-numérique à passeports tandis que la foule gronde derrière vous et qu'un malabar veut vous apprendre la vitesse..

Et là, devant le deuxième pilier à droite il est là avec sa chemise-bûcheron rouge à carreaux, souriant, elle est là, en sarong bleu voyant, Vous êtes arrivé!

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9 janvier 2017 1 09 /01 /janvier /2017 07:00

La chaîne Histoire a diffusé lundi 2 janvier vers 18H30 un documentaire très intéressant qui abordait un sujet délicat et jamais vu ailleurs: le sort des soldats Allemands capturés par les troupes américaines en Europe et envoyés dans les pays alliés juste avant et après le cessez-le-feu de mai 1945.

On y voyait quelques interviews d'hommes allemands faits prisonniers alors que leurs armées avaient capitulé. Certains étaient des Waffen SS, d'autres provenaient de la Wehrmacht tandis que d'autres encore, très jeunes (16 ans) étaient des "HitlerJungen" c'est à dire des recrues souvent fanatisées, chair à canon de la dernière heure.

Tous insistaient sur le fait qu'ils pensaient retourner rapidement dans leur pays vaincu, tous insistaient sur leur "innocence" et sur l'injustice qu'ils ont ressentie à être traités durement.

Le film documentaire confirme l'extrême dureté du traitement infligé à ces "PG" ou "WP" (prisonnier de guerre ou war prisoner) et donne des chiffres de mortalité proprement stupéfiants. La France étant à reconstruire les prisonniers de guerre servaient à déminer (à mains nues), travaillaient dans les mines de charbon et étaient désignés pour les travaux les plus durs.

La faim, qui tenaillait l'ensemble des Français était encore plus cruellement ressentie par les prisonniers qui étaient sciemment les derniers servis. La famine était leur quotidien. Associée aux travaux lourds, fatigants et dangereux on comprend la mortalité effrayante et banalisée des anciens ennemis. Sans oublier l'hostilité des Français qui venaient de vivre des années d'horreur.

Les prisonniers, malgré un discours officiel qui soulignait que leur pays avait détruit la France et qu'il leur revenait, vaincus, de la reconstruire ne comprenaient pas pourquoi ils étaient traités de manière si inhumaine.

Le décalage avec ce qu'on sait aujourd'hui des exactions vertigineuses de l'Allemagne nazie et ce qu'on savait alors est la cause du sentiment des uns ("Ils l'ont mérité et ils méritaient pire") et des autres ("On est vaincus mais pourquoi ne pas respecter les accords de Genève et traiter aussi mal des prisonniers de guerre?").

Viennent alors se superposer aux images, effectivement dures des camps de prisonniers de guerre allemands les images qui ont marqué nos mémoires de massacres de civils, de tueries, du génocides des juifs par balles puis par les gaz, des villages rasés par l'armée et la SS (Lidice, Oradour et des centaines en Russie), des liquidations des ghettos, des mises à mort des prisonniers de guerre Russes, des guerres d'agressions, des lois scélérates, de la guerre à outrance etc, etc. 

Nous regardons ces prisonniers, vieux maintenant, aigris pour la plupart et ne comprenant pas, plus de quarante ans après la guerre (déclenchée par leur Führer...) pourquoi la France et l'Europe, le Monde et l'univers leur en voulait.

Le film montre que les Américains, devant la dégradation rapide de leurs relations avec les vainqueurs russes décidèrent dès 1946 de renvoyer les Allemands en Allemagne pour reconstruire un Allemagne alliée des USA et anti-communiste.
Nous, Français, nous eûmes du mal à admettre cette vision des choses et plus encore à libérer ces prisonniers qui abattaient un travail solide et utile.

Avant la fin 46 les relations, nous dit-on, avaient changé et les Allemands prisonniers étaient moins traités en parias punis et utilisés comme main d'oeuvre gratuite.

Ce documentaire, par cet épisode peu traité, donnait une réelle envie d'en savoir plus et faisait réfléchir à cette insupportable mais tentante "punition collective" qu'on inflige -en toute bonne foi- aux peuples vaincus.

Pendant toute la diffusion du documentaire une voix disait en moi: "ils n'ont pas assez et n'auront jamais payé pour ce qu"'ils" ont fait, à savoir déchirer à jamais l'image que l'homme peut avoir de lui tandis qu'une autre regrettait la dureté d'une époque que je n'ai heureusement pas connue.

 

 

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6 janvier 2017 5 06 /01 /janvier /2017 07:00

On a coutume de dire que les femmes sont sous-représentées en politique, qu'elles n'ont pas la place qui leur revient et que le milieu est sexiste.

Je crois plutôt, et j'assume ce que j'écris, que seules des femmes insupportables s'intéressent à la carrière politique et en font leur métier.

Je précise que je ne parle pas des femmes qui oeuvrent discrètement, au niveau local, départemental, régional etc et qui sont souvent efficaces et discrètes. Je parle des Duflot et autres "animaux politiques" qui se distinguent.

Je passerais très vite sur une Nadine Morano, une Elisabeth Guigou, une Martine Aubry, une Ségolène Royal pour m'attarder sur deux vieilles rosses qui sont réapparues sur le devant de la scène en cette fin d'année.

L'incroyable apparatchik du PS Marie-Noëlle Lienemann d'abord qui avec un culot phénoménal a fait semblant de courir la primaire pour sécuriser son poste de sénateur à vie avec les bonus adjacents. Cette insupportable donneuse de leçons fait systématiquement le contraire en ce qui la concerne. Elle passe sa vie politique dans des complots minables et n'imagine pas un jour décrocher. Si on demandait aux imbéciles qui ont la faiblesse de l'élire de donner un seul exemple d'action utile qu'elle aurait eue dans ses 40 ans de carrière je suis persuadé que pas un n'en trouverait le début d'un seul.

Pour exister encore elle s'est donnée le beau rôle en laissant croire qu'elle avait sacrifié ses idées (Lol) et sa candidature (Mdr) pour l'unité de la gauche. Voilà deux raisons qui même prononcées par Jean Réno feraient un triomphe dans une comédie.

L'autre mégère, de droite cette fois ci est la très pénible Michèle Alliot-Marie. Elle a échoué dans toutes ses fonctions ministérielles (en particulier à l'armée où elle a réussi à être plus grotesque que Alain Richard et Hervé Morin. Voire que Jean-Yves le Drian) ou politiques (Présidente du RPR). C'est une femme sèche comme un coup de trique, au vocabulaire aussi limité que ses idées (ce qui n'est pas peu dire!) qui a proposé son aide à Ben Ali pour réprimer les manifestations contre sa dictature... Excusez du peu. N'oublions pas ses tripotages financiers dans lesquels elle a réussi à faire accuser ses parents et son bilan accablant à St Jean de Luz, la dame est représentative de ce qu'il ne faut surtout pas être.

NKM et d'autres, plus jeunes, semblent hélas suivre ces traces plutôt que celles de Simone Weil qui reste, à ce jour, l'une des rares qu'on puisse citer en exemple.

 

 

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5 janvier 2017 4 05 /01 /janvier /2017 07:00

Je ne comprends pas pourquoi le cinéma Français "grand public" s'obstine à le distribuer d'abord dans des comédies ensuite.
Jean Réno, car c'est de lui que je parle est un des "comédiens" les moins expressifs de toute l'histoire du cinéma Français. Une vraie calamité. 

Même Jean Marais, derrière le masque de la bête dans "La belle et la bête" laissait transparaître plus de sentiments que Jean Réno qui ne doit savoir interpréter que l'ennui (qu'il ressent et qu'il inspire).

En voyant sa tête sur l'affiche de "Mes trésors" sur un abribus je me demandais s'il s'agissait à nouveau d'un travers de cette époque qui confie aux moins bien disposés les fonctions pour lesquels ils n'ont manifestement aucune aptitude.

Comiques pas drôles, acteurs de comédie tristes comme un dimanche de novembre, chanteurs ne sachant (Séchan serait le mot juste..) pas chanter, écrivain n'ayant rien à dire.... la liste est longue des forfaitures qui conduisent un Jean Réno en haut d'une affiche de comédie.
On me rétorquera qu'il a déjà joué des rôles comiques ("Les visiteurs") mais justement... il était navrant et n'arrivait même pas à être un faire valoir!

Cet homme possède un physique de conseiller référendaire à la cour des comptes ou même de chef-contrôleur de la SNCF. Il ne sait absolument pas jouer la comédie (ni la tragédie, dans "Léon" on aurait confié son rôle à une armoire normande le film tenait plus la route), a un charisme d'horodateur et un répertoire tellement limité qu'à côté de lui Frédéric Diefenthal semble sorti de la Comédie Française!

Faut-il que les producteurs aient perdu toute leur raison pour miser sur des chevaux aussi lourds pour attirer les foules. Qui va payer 12€, se taper 25 minutes de publicités et 1/4 d'heure de bandes-annonces pour voir Jean Réno en braqueur de banque raté? qui? qui?

 

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