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6 janvier 2017 5 06 /01 /janvier /2017 07:00

On a coutume de dire que les femmes sont sous-représentées en politique, qu'elles n'ont pas la place qui leur revient et que le milieu est sexiste.

Je crois plutôt, et j'assume ce que j'écris, que seules des femmes insupportables s'intéressent à la carrière politique et en font leur métier.

Je précise que je ne parle pas des femmes qui oeuvrent discrètement, au niveau local, départemental, régional etc et qui sont souvent efficaces et discrètes. Je parle des Duflot et autres "animaux politiques" qui se distinguent.

Je passerais très vite sur une Nadine Morano, une Elisabeth Guigou, une Martine Aubry, une Ségolène Royal pour m'attarder sur deux vieilles rosses qui sont réapparues sur le devant de la scène en cette fin d'année.

L'incroyable apparatchik du PS Marie-Noëlle Lienemann d'abord qui avec un culot phénoménal a fait semblant de courir la primaire pour sécuriser son poste de sénateur à vie avec les bonus adjacents. Cette insupportable donneuse de leçons fait systématiquement le contraire en ce qui la concerne. Elle passe sa vie politique dans des complots minables et n'imagine pas un jour décrocher. Si on demandait aux imbéciles qui ont la faiblesse de l'élire de donner un seul exemple d'action utile qu'elle aurait eue dans ses 40 ans de carrière je suis persuadé que pas un n'en trouverait le début d'un seul.

Pour exister encore elle s'est donnée le beau rôle en laissant croire qu'elle avait sacrifié ses idées (Lol) et sa candidature (Mdr) pour l'unité de la gauche. Voilà deux raisons qui même prononcées par Jean Réno feraient un triomphe dans une comédie.

L'autre mégère, de droite cette fois ci est la très pénible Michèle Alliot-Marie. Elle a échoué dans toutes ses fonctions ministérielles (en particulier à l'armée où elle a réussi à être plus grotesque que Alain Richard et Hervé Morin. Voire que Jean-Yves le Drian) ou politiques (Présidente du RPR). C'est une femme sèche comme un coup de trique, au vocabulaire aussi limité que ses idées (ce qui n'est pas peu dire!) qui a proposé son aide à Ben Ali pour réprimer les manifestations contre sa dictature... Excusez du peu. N'oublions pas ses tripotages financiers dans lesquels elle a réussi à faire accuser ses parents et son bilan accablant à St Jean de Luz, la dame est représentative de ce qu'il ne faut surtout pas être.

NKM et d'autres, plus jeunes, semblent hélas suivre ces traces plutôt que celles de Simone Weil qui reste, à ce jour, l'une des rares qu'on puisse citer en exemple.

 

 

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5 janvier 2017 4 05 /01 /janvier /2017 07:00

Je ne comprends pas pourquoi le cinéma Français "grand public" s'obstine à le distribuer d'abord dans des comédies ensuite.
Jean Réno, car c'est de lui que je parle est un des "comédiens" les moins expressifs de toute l'histoire du cinéma Français. Une vraie calamité. 

Même Jean Marais, derrière le masque de la bête dans "La belle et la bête" laissait transparaître plus de sentiments que Jean Réno qui ne doit savoir interpréter que l'ennui (qu'il ressent et qu'il inspire).

En voyant sa tête sur l'affiche de "Mes trésors" sur un abribus je me demandais s'il s'agissait à nouveau d'un travers de cette époque qui confie aux moins bien disposés les fonctions pour lesquels ils n'ont manifestement aucune aptitude.

Comiques pas drôles, acteurs de comédie tristes comme un dimanche de novembre, chanteurs ne sachant (Séchan serait le mot juste..) pas chanter, écrivain n'ayant rien à dire.... la liste est longue des forfaitures qui conduisent un Jean Réno en haut d'une affiche de comédie.
On me rétorquera qu'il a déjà joué des rôles comiques ("Les visiteurs") mais justement... il était navrant et n'arrivait même pas à être un faire valoir!

Cet homme possède un physique de conseiller référendaire à la cour des comptes ou même de chef-contrôleur de la SNCF. Il ne sait absolument pas jouer la comédie (ni la tragédie, dans "Léon" on aurait confié son rôle à une armoire normande le film tenait plus la route), a un charisme d'horodateur et un répertoire tellement limité qu'à côté de lui Frédéric Diefenthal semble sorti de la Comédie Française!

Faut-il que les producteurs aient perdu toute leur raison pour miser sur des chevaux aussi lourds pour attirer les foules. Qui va payer 12€, se taper 25 minutes de publicités et 1/4 d'heure de bandes-annonces pour voir Jean Réno en braqueur de banque raté? qui? qui?

 

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4 janvier 2017 3 04 /01 /janvier /2017 07:00

C'est entendu, je ne le redirai jamais assez, l'attentat contre "Charlie Hebdo" était une monstruosité et les raisons qui l'ont provoqué complètement stupides.

La liberté de la presse ne se divise pas et, qu'on apprécie ou pas le journal et son équipe, rien ne justifiait leur fin horrible et inadmissible.

Mais, car il y a un mais, je suis extrêmement agacé par l'odeur d'encens qui entoure les victimes, un comble chez ces anars ultra gauchistes. Comme moi vous aurez remarqué que les plus connus des mitraillés (Marris, Cabu, Wolinski...) sont, au fil des deux années écoulées, devenus des sortes de saints laïcs. Ils ne sont pas représentés avec les ailes qui vont avec le statut mais c'est tout comme. J'entendais la fille de Wolinski décrire son père comme un peintre en devenir à qui on a empêché le génie de s'exprimer.... Où va t'on? il avait 81 ans et faisait des dessins graveleux depuis ses 18 ans! ça n'en faisait l'égal ni de Chagall ni du Tintoret.

Sa veuve, dont le seul talent est le veuvage, pond des livres dont la critique se sent obligée de dire du bien alors qu'ils relèvent du genre "un témoin de pas grand chose, brode sans talent sur du rien". Un genre inépuisable. 

Quant à Cabu, 77 ans au moment de sa mort violente, il a été canonisé dans les semaines qui ont suivi et je me demande si contester son génie n'est pas passible d'excommunication médiatique sinon sociale.

Si Les uns et les autres ont eu une mort affreuse et injuste leur personnalité, leur humour, leur vie et ce qu'ils étaient en public ne mérite pas plus cette réévaluation fantasmatique et, j'ose le mot, ridicule.

Ils étaient vieux (ce n'est pas un crime mais dans cette société de jeunisme exacerbée ils arrivaient à le faire oublier), ils provoquaient systématiquement les mêmes cibles et ils ricanaient avec la certitude de la position sociale définitivement acquise et jamais contestée.

Adeptes du "fais ce que je dis mais pas ce que je fais" leur mort leur a épargné toute remise en cause.
D'où mon agacement initial sur cette sainteté à tout le moins abusive parce qu'exagérée.

 

 

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3 janvier 2017 2 03 /01 /janvier /2017 07:00

Jusqu'à "Mars Attack" de Tim Burton et avec la subtilité qui les caractérise les cinéastes hollywoodiens utilisaient la métaphore des "habitants d'une autre planète" pour désigner le mal potentiel qu'était à leurs yeux le communisme.
A cette aune les "petits hommes verts", qu'ils aient un petit doigt en l'air ("les envahisseurs"), qu'ils soient des machines de destruction (les adaptations du livre de H.G Wells "La guerre des mondes") ou des forces surnaturelles  ("invasion of the body snatchers") étaient potentiellement d'horribles staliniens rêvant de subvertir l'admirable civilisation américaine et son fondement naturel: la famille avec animal domestique, le 4X4, le barbecue et la piscine.

En tous cas si ce n'était pas systématique c'était souvent sous-entendu..

George A. Romero fit évoluer les peurs en "inventant" les morts vivants avec "la nuit des morts-vivants" (1968), série B sans budget qui voyaient la menace venir non de l'espace mais des cimetières. Les morts-vivants avaient déjà tout des zombies modernes: le goût de la viande fraîche, une démarche chaloupée rappelant vaguement un homme ayant abusé des shooters B52, un mode d'expression rudimentaire et surtout un très mauvais coiffeur.
Pour ne rien dire des soins au visage des dames.

La menace se faisait plus cruelle et terrible encore. Là aussi le zombie pouvait être la représentation de n'importe quoi allant du black au jihadiste en passant par le gay ou l'électeur de Bill Clinton. Chacun était libre d'y mettre ce qu'il voulait qui alimente ses craintes les plus primitives.

La série "The Walking Dead" a renouvelé de fond en comble, sans en dénaturer les frayeurs initiales, les films de zombies. Ceux-ci n'ont pas besoin d'être la représentation d'autre chose. Ils sont une menace, menace inférieure à la dangerosité extrême de l'homme. Dans la série le pire ennemi du genre humain c'est l'homme lui-même. 

Donc "The Walking Dead" la série a réinventé le film de zombies: d'abord parce que les techniques de maquillage ont fait des progrès phénoménaux ensuite parce que le scénario a été confié à ce qu'il y a de mieux en matière de scénaristes inventifs, madrés, sadiques et fertiles en imagination.

Les comédiens de la série sont tous excellents et le montage de chaque épisode est un trésor d'orfèvrerie, alternant les moments d'angoisse pure, les instants de frayeur contenue, d'attente inquiète et de faux calme. Il fallait que les 43 minutes de chaque épisode ne laissent pas un instant de répit au spectateur: c'est réussi parce que même les accalmies pendant lesquelles les comédiens discutent font appel à l'imagination du voyeur devant son écran. Même s'il ne se passe rien il imagine des horreurs!

L'accompagnement musical ou sonore participe de l'effroi: pas de musique de genre (hormis celle du générique) mais des bruits répétés, des stridulations d'insectes et d'autres notes musicales diffuses. Pas de grand guignol.

C'est important les conventions "cinématographiques" sont au rendez-vous: si la caméra s'attarde sur une porte entr'ouverte une flopée de zombies hargneux va en sortir. Si on voit un oeil en gros plan c'est celui d'un attaquant etc.

On croit à cette histoire parce que les personnages et l'intrigue y sont crédibles (malgré les "rôdeurs" heureusement imaginaires!) et les nécessaires coups de théâtre ne sont pas trop téléphonés. Les quelques invraisemblances de scénario ne nuisent pas et on oublie à quel point les règles du théâtre sont respectées (unité de lieu: les Etats Unis se résument à quelques lacs, des forêts, une voie ferrée, des lotissements de luxe, un golf, un hôpital, une prison, une autoroute et quelques abords de villes), unité de temps (tout se passe quasi simultanément) et d'action (les vivants font une sortie, sont attaqués par des "walkers" ou retenus par des humains dégénérés et hostiles.

Les scénaristes n'hésitent pas à inventer des situations littéralement effroyables (Lizzie et Mica, le gouverneur,  l'ascenseur de l'hôpital, la coiffure d'Eugène...) qui nous font trembler.

On m'avait recommandé la série: je serais passé à côté de quelque chose si je n'avais pas regardé le 1er épisode en novembre. On m'avait dit que les 7 saisons étaient excellentes: a mi-chemin de la cinquième je confirme!

 

 

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2 janvier 2017 1 02 /01 /janvier /2017 07:00

Nous sommes allés voir le film "Manchester by the sea", un film de 2016 réalisé par Kenneth Lonergan avec Casey Affleck, Michelle Williams, Kyle Chandler et Lucas Hedges. C'est un fil américain, un drame psychologique qui dure deux heures un quart et que nous avons vus en VOSTF à l'American Cosmograph (ex-Utopia) de Toulouse dans d'excellentes conditions (images et son).

A notre surprise la salle était bondée et le cinéma a refusé du monde (dont nos amis A* et A** arrivés cinq minutes trop tard), un 26 décembre et pour un film "exigeant" un cinéma programmant des films de qualité refusait du monde: c'est encourageant.

Le film suit les pas d'un homme Lee (Casey Affleck) entre l'annonce du décès de son frère Joe à Boston où il a un travail de gardien de groupe d'immeubles et son retour. Ce décès -qui n'est pas une surprise, le coeur de son frère étant malade et fragile- ramène Lee à Manchester by the sea petite ville qu'il a quittée des années auparavant après avoir involontairement provoqué l'incendie de sa maison et la mort de ses trois enfants.

Son retour le confronte a ce qui reste de sa famille et en particulier à son neveu qu'il a laissé enfant et avec qui "le courant ne passe plus". C'est cette relation qui se (re)construit qui est le fil blanc du film. Les relations de Lee avec son ex-femme, la femme de son frère, ses amis mais aussi sa personnalité et la façon dont le drame l'a affecté forment un ensemble très dense et psychologiquement fort. Tout y est intelligemment montré ou suggéré et le jeu de l'acteur principal est l'élément fédérateur sans lequel le film serait démonstratif et ennuyeux.

Ce qu'il n'est jamais. La vie américaine est admirablement décrite (paysages, coutumes, présence envahissante de la bière et du football américain), la proximité du Canada donne un aspect curieux à certaines scènes (le hockey sur glace, la neige, les immeubles et les rues géométriques).

L'aspect psychanalytique est seulement esquissé (ouf!) avec une scène de dégoût du neveu devant du poulet dans le congélateur qui le renvoie à la dépouille de son père au "frigo" à cause de la terre gelée...

Enfin les rapports du neveu et de son oncle sont admirables et d'une justesse absolue. Ils ne retrouveront jamais la complicité qu'ils avaient lorsqu'il était enfant mais s'acceptent désormais en adultes.

Les rapports sociaux sont ce qui m'a le plus frappé (et je choisis ce verbe à dessein) dans le film: les adultes -mais les ados n'y parviennent guère plus- sont incapables de se parler et de se comprendre. Que ce soit une conversation professionnelle (les rapports avec une cliente voisine, le marchand d'accastillage) ou privée (les hommes dans les bars, sur la glace entre hockeyeurs, entre membres du groupe de rock, entre le neveu et ses petites amies, entre l'ex-mari et son ex-femme etc.) personne n'arrive à s'entendre.

Il me semble que ce film souligne sans le vouloir que la société américaine ne tient plus que par des symboles et des habitudes, ce que l'élection de Donald Trump a validé;

Le bateau du frère est le seul endroit où, miraculeusement, tout le monde (mais spécifiquement masculin) retrouve le rire et l'harmonie. Sa réparation et sa vente, envisagées toutes les deux est symboliquement le noeud du film.

...Film que j'ai apprécié et vous recommande, vous l'aurez compris.

 

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30 décembre 2016 5 30 /12 /décembre /2016 07:00

J'écoutais Christine Albanel, ancienne ministre de la culture qui parlait sur France Info (14H45, 22/12) et, malgré sa voix insupportable et le ton pédant de son intervention je ne pouvais que souscrire à ce qu'elle disait.
En gros elle se plaignait de l'excès de précautions que l'on prend en tout et à tous moments. Elle donnait comme exemple les "classes de neige" (ma chère!) auxquelles elle allait petite fille et qui étaient surveillées par une seule personne sans que cela ne se passe mal pour constater que maintenant il fallait x accompagnants, des régimes sans gluten, sans lait, sans sel etc et sans doute des responsables de l'air et de la météo pour bientôt. Sans oublier un équipement défini et onéreux qui écarte plus d'enfants que les différences sociales d'autrefois.

Elle a raison! à 16H30 sur l'ordinateur, Facebook m'informait que le casque était désormais obligatoire sur les vélos pour les moins de douze ans. Je trouve cette disposition absurde et liberticide. Ce n'est pas au gouvernement de décider ce genre de choses.
Albanel donnait un autre exemple vécu en racontant qu'à la plage, l'été dernier, les maîtres-nageurs-sauveteurs intervenaient régulièrement au micro pour dispenser des conseils impératifs sur la crème solaire, le soleil qui chauffe, les UV ceci et l'hydratation cela.

Toutes ces procédures d'information, me semble t'il, au lieu de nous responsabiliser nous infantilisent. Ai-je besoin, en permanence de censeurs et de préconisateurs qui me disent quoi et comment faire?

Les mêmes qui vous alertent sur les dangers de tout et de rien sont curieusement absents lorsque Christine Lagarde est blanchie par la Haute Cour de Justice ou lorsque Bruno Le Roux, le nouveau ministre de l'intérieur revendique des diplômes qu'il ne possède pas et dit être passé par des écoles qui ne l'ont jamais vu, même pour distribuer des tracts.

Je préfère risquer une allergie au gluten que supporter des injustices répétées de la part de ceux qui, au minimum, devraient respecter les lois qu'ils promulguent.

Comment ces législateurs nous voient-ils qu'ils aient besoin de nous avertir que le feu ça brûle et que l'eau ça mouille? Ils feraient bien mieux de s'occuper des patrons pourris (cf William Saurin), des paradis fiscaux, de l'évasion fiscale, du délabrement des hôpitaux et des écoles que de la tête de mon petit fils sur sa draisienne....

PS ce jour (29/12) j'apprends que les cotons tiges seront interdits à la vente en 2020. Ca continue!

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29 décembre 2016 4 29 /12 /décembre /2016 07:00

Quelquefois le hasard de la vie vous met en présence de faits plus incroyables qu'un scénario de film ou qu'un roman.

Non que ma soirée de samedi ait été une féerie (au contraire je me suis rarement autant ennuyé que l'heure et demie en question) mais elle a été passionnante à observer pour qui, comme moi, aime ce genre de situations.
 

Nous allions écouter, dans une église du Faubourg Bonnefoy, notre amie A**** qui est un des piliers d'une belle chorale bénévole.

Arrivés devant la table à l'entrée devant laquelle nous payions nous avons été surpris par le prix élevé qui nous était demandé. En général ces représentations attirent surtout les proches des choristes et le prix est fonction des frais engagés. L'église n'était pas Notre-Dame et la décoration rien moins qu'évidente.
La raison de ce  prix d'entrée était affichée sur des petits placards: la présence d'une chanteuse qui avait eu un petit succès au milieu des années 70 et qui était totalement oubliée depuis. Venant écouter notre amie et son groupe il eut été malséant de faire une remarque ou de repartir.

La chanteuse oubliée a littéralement phagocyté la manifestation privée en en faisant des tonnes sur l'air de "ah je suis une star, ah mon répertoire est excellent, ah je suis une show-woman, ah le monde est injuste, ah le monde ne sait pas à quoi il a renoncé".

La dame ne chantait pas mal, non, mais au bout de trois chansons sa façon de le faire lassait. Elle ne chantait pas des horreurs mais de la variété sans qualité comme on en entend partout. Une sorte de variété légère et datée. Elle parlait de ses compositions comme si elle était l'égale de Barbara et, chantant un titre de Ferrat se hissait, pensait-elle, à son niveau.

Ce qui était stupéfiant était sa manière de s'imposer à un public captif. Son "récital" dura une heure et vingt minutes et elle eut le culot, après ce hold up, de chanter avec la chorale en couvrant celle-ci avec un micro plus puissant.

Bon enfant les spectateurs obligés applaudissaient, chantaient même le refrain de la seule chanson un peu connue de la dame et la prenaient même en photo. une vedette, même déchue ç'est toujours ça.

Le plus incroyable est que cette voleuse de spectateurs, cette "détourneuse" de spectacles prit l'audience à partie en l'accusant de ne pas acheter ses disques et continua en critiquant la télévision qui ne l'invitait pas..

Le summum fut atteint quand elle cessa enfin de chanter: avec le chef de choeur qui n'en pouvait mais elle alla au fond de l'église et revint triomphalement devant l'autel en traversant la nef et en saluant, elle qui avait sans doute, à mon image, gonflé des personnes à qui elle n'avait pas laissé le choix.

Quant à nous, comme la chorale, nous ne comprenions pas comment ce coucou là avait fait pour détourner la soirée et nous obliger à l'écouter, elle à qui on n'aurait pas prêté une oreille plus de trois minutes.

 

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28 décembre 2016 3 28 /12 /décembre /2016 07:00

J'ai regardé, sur la chaîne Histoire, un passionnant document sur l'espionnage au profit de la RDA intitulé "Les Roméo de la Stasi" et produit initialement par la télévision "Channel Four" de Grand Bretagne.
Je n'ai jamais été intéressé par les histoires d'espionnage et rien ne m'a jamais semblé plus ennuyeux que les pays de derrière le rideau de fer. Parmi ces pays la RDA m'a toujours semblé comme le parangon de la laideur et de l'ennui.

Ce n'est pas ce document qui me fera changer d'avis mais il a fait beaucoup plus: il m'a fait prendre conscience que les idéologies -et ici on parle du communisme- ne faisaientt pas que tuer des personnes. Dans certains cas la mort est préférable. En réalité il rendait consciemment la vie impossible à des particuliers (et dans le film on parle de jeunes femmes). Pour les besoins de la cause on gâchait purement et simplement leur vie et celle de leur familles entières, on sacrifiait celles de leurs enfants, on utilisait les pires stratagèmes pour obtenir des renseignements.

Les Roméo en question (et les deux qu'on a vus, autrefois et maintenant, n'avaient vraiment rien de James Bond) avaient pour mission de séduire des jeunes allemandes de l'ouest à la carrière prometteuse et de les amener à trahir, par amour, au profit des services secrets de l'Allemagne communiste. Tristes et minables Roméo.

Ces ordures connaissaient l'âme humaine et les faiblesses féminines et avaient un type de femmes cible, différent selon le séducteur-espion. Ils réussissaient facilement semble t'il et, une fois prise, leur victime ne pouvait quasiment plus revenir en arrière.
Toutes celles qui sont interrogées dans le document, plus de 20 ans après la chute du mur,  disent l'horreur qu'a été leur vie (elles ont fait de la prison à l'ouest) et la destruction de leur personnalité qu'a représenté la découverte qu'elles ont été abusées moralement, politiquement et surtout humainement.

J'étais écoeuré par ces petits bourreaux vieux et pitoyables qui ne regrettent rien et s'abritent derrière les arguments qu'utilisent tous les salauds de tous les régimes ignobles: "c'était les ordres", "la cause primait sur tout", on ne pouvait pas faire autrement", "si je ne l'avais pas fait un autre l'aurait fait", "on ne pouvait pas dire non à la police politique" etc.

Mais le pire est le chef de la STASI, Marcus Wolf, un homme qui a de la classe et de la prestance et qui justifie tout et serait -si l'âge et la situation le lui permettait- capable de reprendre où il en était quand le communisme s'est effondré. Il juge globalement positif cette opération et regrette seulement que son camp ait perdu la guerre froide. Pas un remord, pas un regret et le sentiment du devoir accompli.

J'ai toujours pensé que le tribunal de Nuremberg du communisme n'avait jamais eu lieu.  Marcus Wolf, homme fier et certainement intelligent, a fait tellement de mal qu'il est odieux de le voir, bien habillé et portant encore beau venir narguer une de ses innombrables "victimes".
L'homme donne des leçons de cynisme et nous frissonnons devant cette froideur criminelle assumée.

 

 

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27 décembre 2016 2 27 /12 /décembre /2016 07:00
Mme Lagarde en grande difficulté devant la sévère Haute Cour de Justice.

Mme Lagarde en grande difficulté devant la sévère Haute Cour de Justice.

Ainsi la Haute Cour de Justice a reconnu Christine Lagarde coupable de négligence mais l'a dispensée de peine.
Une négligence qui a coûté plus de 550 millions d'Euros à l'Etat, au pays; à nous donc. Ce n'est pas cher payé la "légèreté".

Mme Lagarde me rappelle une figure de l'Histoire: Marie-Antoinette. Elle symbolise comme elle cette impunité totale, ce mépris abyssal du peuple et cette incapacité à comprendre le mal qu'elle fait.
Repartie à Washington avant la fin du procès Madame Lagarde a fait savoir qu'elle ne se pourvoirait pas en cassation. Madame est trop bonne!

Nul ne se trompe sur ce jugement et cette HCJ: ce sont des palinodies pour ne pas dire des pantalonnades. le vrai coupable est le président de la République d'alors, Nicolas Sarkozy, qui a renvoyé l'ascenseur à Tapie (on ne connaîtra jamais le service rendu par Tapie à Sarkozy et que nous avons tous payé 550 millions d'Euros). Mme Lagarde, en tant que ministre des finances, c'est-à-dire collaboratrice du collaborateur Fillon n'a sans doute pas eu son mot à dire.

Mais la lumière crue - une ampoule au plafond - que jette cette parodie de justice sur ce pays et ses gouvernements finiront peut-être, qui sait?, par réveiller une opinion qui semble encore voir un "homme d'Etat" chez Valls ou Fillon. Droite ou gauche, gouvernement ou opposition, ils voudraient jeter le pays dans dans les filets de l'extrême droite qu'ils ne s'y prendraient pas autrement.
 

Marie-Antoinette Lagarde se sauve d'un mauvais pas et va sans doute pouvoir continuer à a oeuvrer pour le bonheur de l'Humanité au FMI. Les gueux de Français l'ont absoute.

Si tout ça tourne à la Hongroise ou à la Polonaise il ne faudra pas oublier la part de responsabilité de cette si distinguée Christine Lagarde.

 

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26 décembre 2016 1 26 /12 /décembre /2016 07:00

C'est vrai: écouter un album entier de Leonard Cohen vous donnait envie d'ouvrir le gaz. C'est une réalité que son tout dernier album, sorti en début d'année aurait fichu le bourdon à la personne la plus optimiste.
Il est juste aussi de reconnaître que ses musiques ne nécessitaient pas des grands orchestres pour être jouée. Ni d'instruments originaux et rares. Ni dulcimer ni ocarina pour orchestrer ses chansons..

Cependant écouter un disque de Leonard Cohen était un plaisir de grande classe. Sa voix enveloppante et chaude, les choeurs féminins et cette musique justement, tout concourrait à cette sensation unique qu'on était en présence de quelqu'un qui avait quelque chose à dire et savait le dire.
C'était ça Léonard Cohen: un CD qu'on hésitait à sortir de sa boîte pour le glisser dans le lecteur mais qu'on aimait dès la première écoute. Et qu'on regrettait de ne pas écouter plus souvent.

C'était un artiste qui se méritait. Pas du genre qu'on diffuse dans l'ascenseur ou à la radio. Le genre auquel il faut prêter ses oreilles et qui, même si l'on ne comprend pas toutes ses paroles donne le sentiment qu'on sait qu'on a affaire à quelqu'un qui a "du vécu".

Son dernier disque, que j'avais négligé à la sortie, est représentatif de ce qu'était Cohen et de sa production sur les 10 dernières années. Classe, résignation, revendications et quelques regrets en forment la trame. Avant d'enrichir Engie écoutez-le. Cet hommage vous fera du bien en même temps que vous vous direz que vous êtes (peut être) passé à côté de quelque chose.

 

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