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31 mars 2020 2 31 /03 /mars /2020 07:00

On vaque à des riens. On lit des choses sans retenir l'essentiel. On écoute de la musique sans qu'elle ne parvienne à nous toucher, on regarde des images qui "n'impriment" pas. Le temps du confinement est étrange: parce qu'il est pléthorique il est ingérable.

Disposant de beaucoup plus de temps qu'à l'ordinaire je lis pourtant moins vite et ai du mal à rassembler mes souvenirs quand je reprends un livre que je n'ai laissé que quelques heures.

Lorsque je regarde ma montre je suis étonné que si peu de temps ne se soit écoulé entre maintenant et la dernière fois que je l'ai regardée. A la campagne seulement, pour moi, le temps s'étire si lentement. Je repense à la voix grave de Philippe Noiret, dans une adaptation de "Poil de Carotte"; entendant le clocher sonner six fois se faire à haute voix la réflexion: "Six heures. Bientôt sept".

J'habite une grande ville d'ordinaire très animée. Sirènes de pompiers, d'ambulances, de Samu, de police.... on ne les entend (enfin!) plus. Motos, voitures, klaxons, camions, bus.... la plupart ne circulent plus et on entend les bruits venant de l'autre côté de l'avenue.

Les oiseaux, qu'on disait en voie de disparition ne l'étaient pas. Le brouhaha de la ville couvrait leurs chants. Ils reviennent et semblent apprécier ce calme subit.

Les dingos de la perceuse, les mabouls du marteau-piqueur sont en chômage technique. Nos tympans leurs disent "merci".

Le printemps se laisse observer et c'est une joie intense de voir les sublimes platanes de la Garonne virer tout doucement au vert. Même chose pour les saules et l'île du Ramier.

Je m'installe sur la terrasse, un café chaud à portée de main, 4 carrés de chocolat au lait disposés à côté. Je vais achever la lecture de "Le coeur de l'Angleterre" de Jonathan Coe, un excellent roman britannique que m'a offert Noémie. La forme des nuages, le passage de quelques rares avions en approche vers Blagnac, les bagarres de canards sur la Garonne, le chat qui guette les mésanges venant picorer la boule de graines qu'on leur a posée dans la haie, les enfants qui jouent dans le jardinet (confiner des enfants! voilà un virus qui manque de raison!) le téléphone qui sonne dans le salon (où est-il posé?).... tout me distrait.

la matinée passe ainsi. A ne rien faire. Le lit ici, la douche là, le rangement d'un tiroir ou d'un placard... la lutte contre l'envie de grignoter des trucs inutiles.

Bientôt l'heure du déjeuner!

                                                                          (à suivre)

 

 

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Published by Bertrand P
30 mars 2020 1 30 /03 /mars /2020 07:00

J'ai beau refuser de les entendre et plus encore de les "comprendre" je suis inquiet de ces comportements déviants que révèle chez nous cette crise -il est vrai assez déroutante- du Coronavirus.

Je pense à cette façon quasi-compulsive qu'ont eue certains de stocker des produits dont tout le monde disait pourtant qu'ils ne manqueraient pas. Je pense aussi, évidemment, à ceux qui sont partis se confiner dans leurs maison de campagne, de montagne ou de mer et, parmi eux, à ces petites "vedettes" de télévision qui, toute honte bue, ont enregistré des heures d'émissions avant d'aller se planquer dans leurs gentilhommières luxueuses. Subitement ils n’arboraient plus le badge du Téléthon ou le ruban du Sidaction mais la frousse du planqué qui se croit d'essence supérieure. 

Drucker, Sophie Davant et quelques "pointures" de ce tonneau n'ont pas attendu le signal du confinement pour disparaître en lieu sûr.

Je pense à celles et ceux qui, à longueur de "Facebook" ont continué à surenchérir dans la division et la haine, poursuivant le gouvernement et le chef de L’État d'une hargne qui ne connaît pas de pause.

Je pense à ceux qui se sont subitement réveillés joggers et se sont mis à courir comme s'ils préparaient les Jeux Olympiques. Je pense aussi à ceux qui se sont émus de les voir courir ainsi et les auraient volontiers privés d'entraînement.

Je pense à ces "braves" voisins qui ont laissé des mots enjoignant soignants, infirmières et médecins à aller dormir loin d'eux. Leur slogan: soignez-nous mais soignez-vous ailleurs.

Je pense à ces spécialistes autoproclamés qui sont devenus adeptes de la méthode du professeur Didier Raoult et "sa" Chloroquine le génie et son médicament miracle qu'ils défendent avec des arguments de bric et de broc et des menaces.

A propos de menaces la théorie du complot a été mise à contribution et on entend et lit  des choses stupéfiantes sur le virus et l'épidémie. La plus grotesque étant que "les Chinois mangent n'importe quoi".

Enfin je pense à ce défilé de spécialistes qui finissent par dire tout et son contraire, qui changent d'opinion d'une chaîne à l'autre et qui, faute de tenir un discours cohérent, jettent le trouble dans les esprits.

Enfin je pense aux pantins politiques qui  espèrent que la pandémie et les craintes qu'elles suscitent redonneront un peu de tonus à leurs carrières encalminées.

Liste incomplète!

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27 mars 2020 5 27 /03 /mars /2020 07:00

Je n'ai jamais désiré posséder un jardin à moi. Très jeune adolescent mon père m'a dégoûté à jamais du jardin, du jardinage et... presque de la campagne.                          Lui était très pointilleux et passait la lame de la tondeuse à gazon à l'aiguisement toutes les demies-heures. Il passait la terre au tamis et calibrait les cailloux ou pierres qu'il utilisait au jardin. Il ne faisait pousser que les plantes que lui appréciait et c'est ainsi que sa maison de campagne (concept très parisien) était le paradis des agaves, des Bonzaïs  des cactus et autres plantes grasses.  C'est, à ma connaissance, le seul "jardinier" à avoir acclimaté des Mélèzes en Seine-et-Marne. Pourquoi des Mélèzes? c'est le seul résineux d'Europe à feuillage caduc. Le seul "sapin" qui perd ses aiguilles!!!! et il allait les chercher dans les Vosges!.

Comme il n'aimait pas spécialement les  fleurs, au grand dam de ma mère (qui n'a jamais touché un râteau ou un sécateur de sa vie) il n'en plantait pas ou les empêchait de venir. Ils se disputaient sans cesse, mon père disant se crever pour rien et elle déniant tout intérêt pour "ce plat d'épinards" où, effectivement, le vert dominait.

Le jardin était grand et double: un devant et l'autre derrière la maison, une ancienne ferme. Il y avait de la place: mon père avait planté des noisetiers... devant les fenêtres arrière. A la fin on ne pouvait plus ouvrir ni fermer les volets ni passer entre la maison et les arbres. Ni, bien sûr, cueillir les noisettes.

Il m'imposait la tonte de toute ces pelouses avec une minuscule tondeuse électrique rouge et jaune dont ma maladresse et mon manque d'entrain coupaient le fil une fois sur quatre. C'était alors des hurlements et je devais me planquer pendant des heures, le temps qu'il se calme. Il faisait alors une sorte de rustine épaisse (et le fil en était plein) en maugréant qu'il lui fallait tout faire.

Les copains, les filles, les vélos ou vélomoteurs étaient plus importants à mes yeux que ces inutiles étendues d'herbe verte.

J'ai aidé, par-ci par-là, dans les jardins d'amis mais ai vite retrouvé les lubies paternelles: on élague trop, on coupe tout, on enlève ce qui est naturel pour le remplacer par du moche et fonctionnel.

Confiné en raison du Coronavirus je suis allé au jardinet que ma femme entretient. Je l'ai vue enlever "les mauvaises herbes" et laisser la terre nue. Sans mot dire je suis reparti, me retrouvant dans la situation ancienne ou c'était à moi de saboter le jardin pour faire le contraire de ce que j'aime.

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26 mars 2020 4 26 /03 /mars /2020 07:00

Je suis d'accord. Dans cette histoire d'épidémie le Président de la République et son gouvernement ont hésité, tergiversé et donné les signes d'une indécision incontestable.

Il semble aussi que les recommandations du "conseil de sécurité" mais aussi des médecins de terrain ont été suivies mais parfois, comme le confinement- avec un temps de retard.

Les divagations publiques du Président Américain Trump ou celles du Premier Ministre Britannique Boris Johnson montrent que ces hésitations ont été visibles ailleurs où, parfois, de véritables contre-vérités ont été proférées et des stratégies absurdes ont été suivies.

Il faut dire que, partout, la double et forte pression des médias et de l'opinion publique pousse à la faute des responsables fébriles. L'ex-ministre de la Santé, Agnès Buzyn, aura a s'expliquer sur ses confidences au "Monde", tout comme le Premier Ministre et le Gouvernement s'il s'avère qu'elle a dit vrai.
Quoi qu'il en soit c'est trop tôt et la polémique n'apporte que du stress supplémentaire.

C'est d'ailleurs un autre de nos travers nationaux: polémiquer à contre-temps sur des sujets aussi importants que délicats. Pourquoi le faire "à chaud", quitte à déchirer un peu plus encore le tissus national déjà mis à mal par nos profondes divisions?

J'ai été consterné -mais pas surpris- par la flambée d'intérêt pour une vague étude d'un médecin qui clame partout -et ses thuriféraires avec lui- avoir trouvé "la" solution. Immédiatement d'aussi incontestables cerveaux que Valérie Boyer ou Christian Estrosi ont fait savoir qu'ils se soignaient avec ce "médicament" au risque de donner de faux espoirs et de saborder les efforts fournis par la population.

... On ne s'est pas attardés sur l'information selon laquelle l'administration américaine a fait des propositions d'achat de l'usine Allemande fabriquant ces "médicaments miracles"... montrant que les USA se fichaient éperdument des  malades non américains.

Cette crise, chez nous, montre combien notre unité nationale reste fracturée, combien le combat politique a éloigné les Français les uns des autres et aussi jusqu'à quel point nous ajoutons foi (ou sommes prêts à le faire) à n'importe quelle baliverne du moment qu'elle nous rassure.

Depuis les gilets jaunes on s'aperçoit que des fausses informations, démontées gardent leur pouvoir de nuisance.

Dans le domaine de la santé c'est pourtant une question de vie ou de mort de suivre les "bons" conseils.

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25 mars 2020 3 25 /03 /mars /2020 07:00

Alphonse Allais, Talleyrand, Sacha Guitry, Pierre Desproges, Raymond Devos et Jean Yanne (liste incomplète et subjective) sont systématiquement cités dès qu'une sentence amusante est formulée.

Pour ceux-là la mort a été un accélérateur de notoriété au point qu'on attribue à l'un des phrases de l'autre ou, plus drôle encore, qu'on ne sache plus qui d'entre eux a dit quoi. Talleyrand et Guitry, bien que non contemporains, sont assez proches par leur misogynie et leur vacherie. Audiard est désormais "intouchable" et cité en premier dès qu'on annonce: "qui a dit....?", suivi de très près par les formules géniales de Desproges.

Audiard écrivait des dialogues de films dans lesquels il plaçait des passages qu'il prenait à ses comédiens (Jean Gabin en premier) ou qu'il avait entendus dans des bistrots. Sa gouaille parisienne de "titi", son passé de cycliste professionnel, le milieu social d'où il venait et, ne l'oublions pas, une sorte de génie qui l'habitait lui faisaient pondre des sentences qui, faisaient hurler la critique et des gens comme Truffaut à l'époque et font le délice des amateurs aujourd'hui.  A tous je recommande le gros "Audiard par Audiard" publié par René Chateau qui les recense et les réintègre dans leur contexte (qui les disait, à qui, dans quel film et en quelle année).

Guitry plait surtout à la gent féminine. Ses propos vachards ont vieilli et l'homme n'était pas sympathique. On peut être une peau de vache drôle mais dans le tandem c'est la peau de vache qui prend le dessus!

Talleyrand était très au-dessus de ses contemporains. Son humour froid et cinglant en ont fait l'archétype de l'humour politique mais aussi de l'ancien régime. On ne se relevait pas de ses piques mortelles. Les derniers mots qui lui sont attribués ("l'éternité c'est long, surtout à la fin") montrent l'admiration que l'humoriste, à défaut du politique, suscitait.

De Gaulle (et Churchill) sont connus aussi pour leurs sentences pince-sans-rire et leurs critiques assassines (à propos de Albert Lebrun, ex Président de la République: "Pour qu'il fut un chef d'état il aurait fallu qu'il soit un chef et qu'il y ait eu un état").

Le temps départagera les innombrables "humoristes" qui prétendent nous faire sourire. Peu, c'est un euphémisme, seront encore cités dans 15-20 ans.

On me dira: "Et les femmes?"... Une femme drôle est irrésistible. Une femme drôle par fonction, je n'y crois pas tout-à-fait même si Valérie Lemercier, Florence Foresti et quelques autres sont authentiquement des humoristes.

 

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24 mars 2020 2 24 /03 /mars /2020 07:00

Dans le monde bourgeois et artificiel de la "culture" de l'ex-présentatrice du journal télévisé Claire Chazal on s'esbaudit sur des valeurs reconnues en n'oubliant pas quelques rebelles présentables censés montrer l'ouverture d'esprit de la dame qui croit que la haute-couture est un art et Soulages un architecte d'intérieur....

On est en plein dans la culture brillamment raillée par Jean-Michel Ribes dans "Musée haut, musée bas" ou par les personnages interprétés par Marthe Keller et Claude Rich dans "le derrière" (et par ces exemples on voit où se situe la mienne de culture!).

Sur France 5 elle a fait ripoliner son 1/4 d'heure de badinage mondain. Seul le générique échappe à la critique. Les "invités" défilent qui viennent de plateaux d'autres chaînes pour parler du même livre, disque, spectacle. Ils utilisent les mêmes termes et formules et sont caressés dans le sens du poil par une Chazal dont les audaces se limitent à la hauteur de ses talons-aiguilles, c'est à dire à rien.

Recevoir Jean-Marie Périer venu vendre sont trente troisième bouquin de photos des "copains" et égréner ses souvenirs sur son embauche par Daniel Filipacchi ou sa rencontre avec son "vrai" père est à la portée de n'importe qui. Dame Claire secoue sa crinière bonde laquée et s'esbaudit d'une anecdote sur Clo-clo ou sur Vartan...La culture vous-dis-je!

Ce sujet semble difficile puisque François Busnel a réinventé "Apostrophes", tics inclus. Parler pour trembler d'admiration de James Ellroy, mes amis quelle audace!

J'arrête là car le confinement me rend amer.

Et injuste?

Et injuste.

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23 mars 2020 1 23 /03 /mars /2020 07:00

Je veux bien que, à peine froid, on ne jette pas une pelletée d'ordures sur le cercueil mais je n'accepte pas qu'un personnage public aussi néfaste soit noyé sous les effluves de parfum et encensé dès lors qu'il fut aux antipodes de ce qu'on est en droit d'attendre d'un homme de pouvoir, d'un homme de communication et d'images.
Je parle, avec les pincettes qui s'imposent, de l'arrogant, méprisant et funeste ancien dirigeant de TF1 privatisée (on ne dira jamais assez merci à François Léotard!), Patrick Le Lay.
Pour faire l'éloge funèbre de ce sinistre bonhomme France 5 avait été chercher le pot-de-pisse ultime, Michel Drucker, le Guy Lux II à qui l'on doit la plus importante entreprise de décérébration des 40 dernières années. Ce flatteur gluant était allé se cacher en province pour que le virus ne l'atteigne pas. Priver le pays de son auguste personne? vous n'y pensez pas!

Revenons au défunt. Cet homme plus barricadé qu'une cellule de haute sécurité de prison n'avait que 3 crédos: le béton (Bouygues), l'argent et le pouvoir. Avec les 3 il a fait de "sa" chaîne TF1 l'une des pire du monde.
Vulgaire, stupide, racoleuse, inféodée au pouvoir, inculte, présentée par des loufiats (Dechavanne, Sabatier, Collaro, Polac, Sébastien, Foucault et tant d'autres sans compter les femmes-potiches) n'ayant que le culte du gain et du rire gras TF1, qui partait déjà d'assez bas, n'a eu aucun mal  à atteindre le niveau du fossé où elle s'est complue jusqu'à aujourd'hui.

On se souvient de sa phrase sur le temps de cerveau que ses programmes préparaient pour la pub. Avec un cynisme accepté, je dirais même revendiqué, le dirigeant de la branche télévision du bétonneur Bouygues crachait le morceau.
Fi du "mieux-disant culturel", fi des "programmes de qualité"... un robinet à daubes pour crétins avachis.

La majorité politique d'alors avait vendu au privé une poule aux œufs d'or. Les acheteurs ont tabassé la poule jusqu'à ce qu'elle devienne une dinde et ponde des œufs carrés! Ils y sont admirablement parvenus (regardez la 5 minutes) et ont crée un modèle.

Tout ça, je m'en contrefous à condition que le déserteur Drucker ne vienne pas me dire d'admirer un sagouin estampillé. il y a des limites!
 

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20 mars 2020 5 20 /03 /mars /2020 07:00

Nous avons, parmi nos proches, une personne pourtant "raisonnable" qui croit absolument toutes les "fake news" et en particulier celles qui concernent le Coronavirus. Elle le reconnaît elle-même elle a besoin d'y souscrire et plus invraisemblables elles sont plus elle a tendance à leur prêter un fond de vérité.

Avec la pandémie qui nous occupe elle a  fort à faire pour adhérer à des informations toutes plus pathétiques les unes que les autres.

A ce sujet les paroles de l'ex-ministre de la Santé Agnès Buzyn au quotidien "Le Monde" auront plus fait pour en valider certaines que des milliers d'élucubrations sur le net. Mais qu'est-ce qui lui a pris?

L'une des toutes premières fake concerne notre gouvernement qui aurait, pour des raisons de basse politique, retardé la prise de mesures qu'il savait pourtant impossibles à remettre trop longtemps. Lorsque les adeptes de cette vision complotiste donnent des raisons qu'il aurait eu d’agir ainsi on s'aperçoit que pas mal de nos compatriotes ont l'impression de vivre en dictature et que la Vème République est l'URSS de tonton Staline. Je l'ai déjà dit.... qu'ils lisent quelques livres sur le Cuba des Castro, sur le Chili de  Pinochet, sur l'Argentine des colonels, sur Franco, sur Pétain.... ils apprendront ce qu'est un régime dictatorial...

Les autres choses auxquelles ils croient (qui a "lancé" le virus, "pourquoi" il est là, ce que l'on veut faire à l'ombre de la pandémie de Covid-19 etc.) sont tellement délirantes que les écrire est déjà leur donner un semblant de crédibilité.

Pour revenir à notre proche elle a déjà, sans être stupide ni fanatisée, cru les plus stupides balivernes des gilets jaunes (nombre de morts compris) et répété les termes de leur grotesque catéchisme. Elle verrait bien Macron décapité, et pas uniquement en chanson ou en slogan.

Elle est totalement inaccessible à la réflexion et même lorsque l'on pousse ses raisonnements jusqu'à l'absurde elle leur donne raison.

C'est cette "5ème colonne" là qui fait peur: ils refusent de réfléchir et partent bille en tête sur un slogan, un mot d'ordre ou un leurre.
Et peut-être le font ils consciemment.

 

 

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19 mars 2020 4 19 /03 /mars /2020 07:00

C'est sur; il faut se pincer pour croire ce que l'on voit. ce silence en cœur de ville, ce ciel bleu printanier et le chant des oiseaux qu'on disait disparus. Passent sur la digue quelques joggeurs, un pilote impavide de trottinette électrique et la dame sans âge qui tient une sorte de chien délavé au bout d'une laisse.

Un avion décolle de temps en temps de Blagnac qui est redevenu cette ville rétrécie qu'on ne traverse qu'en vitesse pour aller à l'aéroport.

Oubliées les dernières grosses pluies, la Garonne a repris sa belle couleur toulousaine et plus aucun aviron ne la parcourt. (et donc plus de petits bateaux oranges à moteurs sur lesquels le moniteur impatient hurle ses consignes aux équipages)

Le tramway continue de passer en bas, sous ma fenêtre de bureau, aux trois quarts vides. Ses quelques passagers ont toujours la tête penchée sur leur écran de téléphone.

Les arbres se colorent tout doucement de vert et les saules ont ont pris de l'avance.

Sous un soleil rassurant chacun, on le devine, tourne en rond dans sa maison ou son appartement. De la musique sort parfois des fenêtres. On l'entend nettement car les voitures ne la couvrent pas.

Des éclats de voix amusés et des rires montent de l'immeuble. L'ascenseur est silencieux et se fait oublier.

Ces débuts de confinement sont à la fois surprenants (songez à ce qu'était notre quotidien il y a encore 3 ou 4 semaines!!) et rassurants (oui, "rassurants"): nous avons compris, et prenons les choses avec calme et philosophie.

Il est vrai que nous ne sommes qu'à J+2.

 

 

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18 mars 2020 3 18 /03 /mars /2020 07:00

Nous sommes stressés par l'afflux de nouvelles contradictoires. Toutes sont inquiétantes et témoignent de l'avancée du péril infectieux.

Même si l'on est serein et qu'on ne s'inquiète pas facilement il y a de quoi être passablement perturbé par ce défilé, à la radio, à la télévision et dans les journaux de sommités médicales qui semblent effarées par notre incapacité à saisir l'urgence et le danger.

Doté du don d'ubiquité le récent ministre de la santé rassure et inquiète en même temps.

Là-dessus nos traits de caractère nationaux viennent compliquer la donne: quelques reliquats teigneux de gilets jaunes jouent d'absurdes prolongations. Des fortes têtes décident d'elles-mêmes de la pertinence des consignes médicales et vont faire leur marché "bo-bio" et balader leurs enfants dans les jardins publics. D'autres remplissent leur cuisine Schmidt de spaghetti et de riz tandis que certains, dimanche soir, faisaient la queue sur le pont de Strasbourg pour faire le plein d'essence et de cigarettes en Allemagne.

Nous sommes un peuple attachant mais insupportable. Nous sommes ingouvernables et puérils. Pas étonnant que notre Histoire soit une longue  suite de succès et de fiascos.

Le pire est constitué, me semble t'il, par nos politiques. Des gens pénétrés de leur importance et qui ne détellent jamais (de leur plein gré):  Mme Aubry, à Lille ne se pose pas de questions en se présentant encore et encore. M Gaudin, à Marseille, a dû se retirer devant le drame (7 morts) qu'a causé son incurie clientéliste. La fille Le Pen répète depuis 15 ans, comme un jouet enrayé: "trop d'immigrés, alerte à l'Islam, fermons les frontières, la France aux natifs" d'élection en élection elle gagne du terrain avec ces slogans simplistes et nauséeux. Et il en va ainsi de (presque) tous dans une classe politique incapable de se renouveler (Copé, Woerth, Bayrou) et de s'adapter à une population plus jeune.

Le pire est arrivé ce dimanche 15 mars 2020. Des fossiles trotskistes comme Cambadélis et des extrémistes de droite ripolinés (Guillaume Peltier) ont fait de cette soirée électorale un rebut glaçant. On aurait dit des chacals se disputant une charogne sur un tas d'ordures.

La France était toute entière dans ces médecins fiévreux hurlant dans le vide et ces politicards imbéciles disputant leur bout de gras.

 

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