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16 mai 2014 5 16 /05 /mai /2014 07:36

La conne hystérique et prétentieuse Eva Bettan officie ce vendredi 16 mai au 7/9 de France Inter. Festival de Cannes oblige sa station lui laisse carte blanche pour partir en vrille à chaque passage sur les ondes en admirant tout ce qui ressemble à de la merde et en faisant la fine bouche dès que ça pourrait ressembler à du cinéma. Elle parle d'un film et dit en substance: "Il a cinquante ans, elle en a ving-cinq. Il s'aiment, font l'amour et c'est filmé au grain de peau (sic). C'est le père et sa fille. On n'a jamais filmé l'inceste ainsi".

Ben oui, triple conne. On ne l'a jamais filmé ainsi et c'est tant mieux. Vos films de tarés pour happy fews à la cloison nasale défoncée par la coke on s'en fout. On n'ira pas les voir et ils témoignent du caractère inversé de vos valeurs.

Quand j'étais enfant, j'avais entendu une phrase que j'ai retenue: "Un jour la mode sera de se mettre une crotte de chien sur la tête. Beaucoup le feront". On en est là!

Juste avant Patrick Cohen parlait d'une fille de 17 ans convertie à l'Islam radical.... Notre solution pour la ramener à de "meilleurs sentiments" consiste à financer, tourner, commenter et vendre des films sur l'inceste. Ca se passe de commentaires. Je me souviens seulement qu'un certain monde du cinéma tourne autour de ce non-sujet et y revient régulièrement. De Louis Malle ("Le souffle au coeur") à Bertolucci ("La Luna") les critiques ont hurlé au chef d'oeuvre dès que ça a été abordé.

Loin des snobismes, de la carpette rouge et des films sur l'inceste qui plaisent tant aux médias j'ai vu un merveilleux et passionnant film Allemand-Norvégien*. Il faut (un peu) connaître l'histoire allemande de la guerre et d'après pour comprendre les ressorts dramatiques mais c'est intelligent, admirablement interprété, profond, humain, politique et instructif. L'actrice principale est mieux que belle: elle vit et a un charme que lui confèrent son âge (la cinquantaine) et son mystère.

Un film qui ne plaira pas à Eva Bettan : pas d'inceste, pas d'homosexualité, pas de détournement de mineure ni de radotage godartien....
 

*"D'une vie à l'autre"

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16 mai 2014 5 16 /05 /mai /2014 07:32

Ce vendredi vous avez le choix entre ma colère contre la stupidité bêlante et proselyte de la débile de France Inter ou de ma Nième diatribe anti-média. J'aimerais des commentaires. Agressifs.

Ma mauvaise foi à propos de la presse est bien connue de vous maintenant. On connaît le proverbe : "qui aime bien châtie bien" et je l'ai beaucoup aimée. Je la déteste aujourd'hui parce qu'elle n'a pas évolué et s'est recroquevillée dans ses conforts mesquins et ses certitudes qui ne le sont pas moins.

J'ai progressivement cessé d'acheter et de lire la presse quotidienne. Elle est tellement prévisible et tellement de parti-pris que, sachant ce que j'allais y trouver, je n'ai plus eu besoin d'aller vérifier qu'il y était. J'achète bien le Monde de temps en temps mais sans conviction. Libération est à ce point illisible que même sa mouture sur Internet m'ennuie.

Les magazines hebdomadaires ont cessé de m'intéresser depuis des lustres.  Depuis la dernière présidentielle je crois. L'Express, le Point et le Nouvel Observateur sont des revues qui s'adressent à un public qui s'attend à y trouver la confirmation de ses positions. C'est ennuyeux comme un fascicule d'horaires d'avions. Et aussi peu novateur. Parmi les magazines, Marianne surnage un peu malgré l'empreinte un peu trop visible qu'y a laissé l'insupportable Jean François Kahn et des vices de fond et de forme assez pénibles.

L'immeuble de luxe dans dans lequel j'ai mes bureaux croit satisfaire le public qui le fréquente, résidents et visiteurs en diffusant en continu les chaînes dites d'information et en laissant à leur disposition le Figaro la semaine et ses suppléments magazines le lundi. Le présupposé homme d'affaires = homme de droite est patent.

Je n'avais pas ouvert ces journaux depuis des siècles. Incroyable ce saut dans le temps. J'ai cru que Louis Pauwels était ressuscité et reconnu la page que signe Philippe Bouvard depuis le 1er numéro du Figaro-Magazine. Un humour qui doit bien amuser nos aînés aux Hespérides de Garches...

C'est amusant de lire le Figaro. Le "Carnet du jour" fait la part belle à une noblesse supposée, on parle encore de Giscard et de Sarkozy comme s'ils avaient un avenir et la gauche a toujours le "couteau entre les dents". Les lecteurs donnent dans le courrier l'image de leur infinie tolérance (les homos au bûcher, les Cathos à l'école et les Musulmans à la mer!) et les éditorialistes répètent en rond les incantations du Medef façon Mantras. Ghersende de Larmaleuil se fiance avec Gauderic Saint Maximin de Paraclay et annonceront bientôt la naissance de Ludovine, ainsi appelée en hommage à la pasionaria contre le "mariage pour tous".

Le Figaro est, si l'on y réfléchit, l'unique chose qui nous rajeunit.

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15 mai 2014 4 15 /05 /mai /2014 07:02

Parfois je me demande s'ils font exprès d'être aussi caricaturaux et, excusez le mot, crètins. (j'avais un mot en trois lettres mais crétins me convient). Je ne suis pas marxiste et ne l'ai jamais été. Mieux j'ai toujours combattu de toute mes  forces ces "idées" et l'application qui en a partout été faite.

Pierre Gattaz, Président du Medef déclare dans "VSD" que non seulement on a tort de s'indigner que, prêchant la "modération salariale pour tous" et appelant à la création d''un SMIC "moins élevé " (rappelons le le SMIC, une fois les charges retirées laisse 1300€ au salarié) il ait lui-même reçu de Radiall, la boîte qu'il préside, une augmentation annuelle de 29% mais qu'il la mérite amplement...

Sa démonstration, inepte et insultante pour toutes celles et ceux qui n'ont pas été augmentés depuis des années montre l'indigence de la pensée économique du principal dirigeant de syndicat Français mais aussi le cynisme et l'obscénité des classes dirigeantes dans ce pays. Ils me font penser à Marie-Antoinette et au propos qu'on lui attribue "s'ils n'ont pas de pain qu'ils mangent de la brioche".

Il arrivera un jour où le discours de serrage de ceinture pour la majorité sauf ceux qui gagnent très bien leur vie, celui de "la baisse des charges sociales pour les entreprises qui seules créent des emplois", pour le discours convenu et mille fois rabâché des petits marquis du monde des dirigeants et des médias finira par déclencher une de ces révoltes sanglantes et inopinée dont les Français ont parsemé leur Histoire depuis la Grande Révolution de 1789. Sans être devin ni lire dans la boule de cristal le jour où nos contemporains en auront assez de se serrer la ceinture pour permettre d'augmenter sans fin les profits de  Pinault, Gattaz, Arnaud, Lagardère et quelques autres je crois que la télévsion, le Foot, les comiques et la bouffe ne suffira plus à les contenir.

Vous avez raison M Gattaz, votre papa avait raison et M Thiers aussi: la vile multitude doit être muselée et contrainte. Gare à vous cependant si elle finit par rompre ses chaînes.

La bêtise des classes dirigeantes et son âpreté au gain est finalement la meilleure alliée des Français. Ils vont tellement loin dans l'insupportable qu'ils finiront, comme les nobles de 93 par aller au rasoir national sans que personne ne le regrette...

Je ne suis pas et n'ai jamais été marxiste. Je le répète.
Mais ce que je vois et entend depuis quelques années fait regretter que Poutine ne dirige que la Russie et pas l'URSS... On verrait sans doute plus de modération dans les propos et les activités des satrapes du CAC40!


PS: En écoutant de temps à autres la station de radio "RMC infos" j'ai une pensée pour le film d'Ettore Scola "Une journée particulière". Cette radio archétypale de la beauferie Française est, à mes oreilles, une radio d'extrême droite façon "droite décomplexée". Bourdin, les Grandes Gueules et le grotesque Brunet et son "brunetmétrie" sont ce que les ondes peuvent diffuser de pire. Du café du commerce bas de plafond, des certitudes jamais remises en question, du traficotage au quotidien et une manipulation des esprits simples assumée. Le Mussolinnisme est au bout!

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14 mai 2014 3 14 /05 /mai /2014 07:29

En tant que père j'enrage et je suis furieux de mon impuissance. Ma petite fille a été cambriolée et les salauds qui l'ont fait ont eu le temps de prendre toutes ses affaires et toutes celles de F*** qui partage sa sa vie. Embarqués leurs ordinateurs, leur musique, leurs appareils photos et tout ce à quoi ils tenaient.

Ils rentrent heureux de leur week end (ils travaillent tous les deux et ne faisaient pas le pont) et trouvent la porte arrachée et leur si joli petit appartement fouillé, scruté dans le moindre recoin et dévalisé. Ma fille sans musique et sans ses images.

 

Quels putains d'enfants de salauds ont pu ainsi lui prendre ce qu'elle aime tant et dont elle a tant besoin? F***et ses belles montres, son seul luxe. Ah, les rats. Pour s'acheter leur sale came ils ont fait main basse sur leur maigres et précieux trésors. Ce n'est qu'un cambriolage, un de plus dans une statistique et pourtant un de trop. Un de ceux qui font voir rouge et nous indigner contre cette société qui tolère -quand elle n'encourage pas- ces bons à rien qui vivent au dépens des autres en les volant, les rackettant ou les molestant.

 

J'ai eu ma fille au téléphone et ai senti qu'elle se contraignait à ne voir qu'un cambriolage là où elle ressentait une agression de plus. Chaque fois que je m'absente je planque le disque dur externe de mon ordinateur en me disant que sont fixés dessus ces trucs à quoi je tiens le plus. Heureusement Marine m'a dit avoir fait la même chose il y a deux jours, comme si elle sentait que cette saloperie allait lui arriver (ses voisins avaient été visités il y a deux semaines).

 

On devrait inventer une sorte de crémaillère pour cambriolés. Amis, famille, parents et alliés se cotiseraient pour que les malheureux à qui on a pris leurs chères affaires puissent les remplacer rapidement! Personnellement je participerais de tout mon coeur.

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13 mai 2014 2 13 /05 /mai /2014 06:39

Ce week end du 8 mai j'ai été invité dans une belle maison sur l'île de Ré. J'y ai passé un excellent week end en faisant ce que l'on fait d'ordinaire sur cette île: de la bicyclette et honneur à la gastronomie.

Par gastronomie j'entends spécialités à "la fleur de sel" et au caramel. Incroyable tout ce que l'on peut faire avec ces deux ingrédients qui paraissent, au départ, inconciliables. Une boisson que l'on sirotait entre deux averses et qui consistait en un café-George Clooney décaféiné, du lait, du caramel au beurre salé, le tout en couches de couleurs superposées, bu avec une paille et accompagné d'un macaron à faire passer ceux de Carette pour des imitations ratées mais aussi des éclairs qui rélèguaient leurs frères au café ou au chocolat dans l'enfer des desserts ringards.

Nous avons loué les bicyclettes et avons parcouru le très dense réseau de pistes cyclables de l'île. Ils sont aussi fréquentés que le périphérique aux heures de pointe et souvent par les mêmes conducteurs qui ont la même patience Porte de Vanves qu'à la Couarde.

L'île a une image à conserver et s'y entend assez bien: tourisme de masse avec souvenirs fabriqués en Corée du Sud pour les uns et fringues hors de prix pour les bobos comme la petite Anne-Claire qui a certainement fait ses premiers pas près du port, ce qui est plus touchant qu'au Champ de Mars ou aux Invalides. 

On ne se mélange pas trop sauf sur les pistes cyclables où les conducteurs de BMW ou de 4X4 reproduisent leur conduite nerveuse et irritée avec le vélo de la tante Jeanne ou celui du cousin Louis-Albert. (Oui, celui qui a épousé Alix malgré un échec à l'ENA mais qui a réussi dans la Com).

Parfois on trouve l'île un peu trop "léchée", les maisons trop clichés et l'ensemble un peu surfait mais il faut le reconnaître, c'est un bel endroit, l'ambiance y est apaisante et ce ciel changeant, loin d'en gâcher le plaisir y contribue largement.

J'aime ces petites bicoques où l'on s'arrête pour boire un verre de vin blanc et déguster six huîtres. J'aime ces apéritifs copieux qu'on prend dans les cours-jardins. J'aime ces boutiques où l'on vend du sel comme s'il s'agissait d'or et des gadgets décoratifs qu'on ne saurait mettre ailleurs que dans un tiroir.

Je n'ai jamais été sur l'île en saison. Vu le monde et la circulation en ce début mai et vue l'amabilité moyenne des commerçants j'imagine que ça doit être nettement moins bien!

J'ai ramené du sel et il me reste des caramels: l'honneur est sauf.

 

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12 mai 2014 1 12 /05 /mai /2014 06:22

Comme une très grande partie de mes contemporains j'ai plusieurs appareils qui me permettent de prendre des photos. Un petit appareil numérique que j'ai acheté il y a deux ou trois mois pour remplacer celui que j'avais perdu en montagne, un autre appareil numérique que j'avais perdu en montagne (et retrouvé sous le siège de la voiture), un i-phone que m'a offert Nico et un i-phone appartenant à ma société.

 

Comme beaucoup de mes contemporains j'ai pris l'habitude (mais elle confine au toc) de prendre des photos toujours et pour n'importe quelle raison. Une porte clic-clac, une mare clic-clac, mon chat clic-clac, la Méditerranée clic-clac, l'océan clic-clac... Pire qu'un papparazzi je photographie en dépit du bon sens et m'émerveille de la qualité de mes prises de vue. Avec ces appareils il faudrait être manchot pour les rater, je le sais mais me rengorge néanmoins d'être devenu, à mes propres yeux, un Boubat crédible et un Cartier-Bresson incontestable. Il m'arrive même de me trouver du génie.

 

Comme l'essentiel de mes contemporains je bascule mes précieux clichés (Barcelone en 2012, Barcelone en 2013, Barcelone en 2014...) sur mon ordinateur d'où je ne les sors que les jours où il neige et fait nuit à 16H44.

Bref, pas souvent.

 

Comme trop de mes contemporains je trouve des débouchés à mes passionnants travaux photographiques: sur Facebook où ils me valent 1 ou 2 "like" de complaisance et en "fond d'écran" où ils me lassent en moins de 48H.

 

Ce week end sur l'île de Ré je me désolais d'avoir cru que la batterie de mon Nikon Coolpix était chargée et de ne pas avoir apporté le chargeur de batterie. Je suis déjà venu souvent sur cette belle île mais une ou deux maisons ou roses trémières ont dû passer à l'as et ne pas être immortalisées par votre serviteur, alias le photographe fou.

Heureusement Pierre m'a fait remarquer que mon i-phone (je l'avais oublié!) le remplacerait sans difficultés.
J'ai canardé sec, force est de me l'avouer.
...Et je suis content de mes photos.

D'ailleurs je suis en train de les télécharger tandis que j'écris ce texte un peu "cliché".

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6 mai 2014 2 06 /05 /mai /2014 06:42

Ce livre a eu un tel succès, on m'en a tellement parlé en termes élogieux que j'ai hésité à l'acheter. D'habitude quand j'ai envie d'un bouquin je ne fais pas de manière. Je vais à "Ombres blanches" la plus belle librairie de Toulouse ou, par chauvinisme de quartier à "l'autre Rive", celle du mien et j'achète celui que je convoite.

Là, la polémique entre "Marianne" et "Le Nouvel Observateur", le sujet et les pages que je lis rapidement à la librairie me disent de surseoir à l'achat.
Une voix intérieure me dit: "Tu as acheté deux livres ce mois-ci, Pascale t'a fait parvenir le Goncourt... commande le à la bibliothèque, ça ne te coûtera rien et si tu ne l'aimes pas tu n'auras pas de regret". Il faut parfois écouter sa voix intérieure.

A la biblio on me dit que le livre a beaucoup de  succès et que les 4 exemplaires sont en mains et même retenus après. Je m'inscris quand même sur la liste d'attente et passe à autre chose.
""Au revoir là haut" de Pierre Lemaître qui devrait m'intéresser mais dans la lecture duquel je patine.
Un mail m'informe, le 1er mai (et on dira que les fonctionnaires ne bossent pas assez!) que "En finir avec Eddy Bellegueule" est arrivé (comprendre je peux venir le chercher, on me le garde) mais qu'il ne faut pas tarder pour le récupérer.

Entre temps Alain m'en a parlé d'une manière qui donne envie de le lire et, en le retirant à la bibliothèque, la dame qui me le remet me dit "qu'il est très bien, qu'elle l'a beaucoup aimé".

J'ai lu "Eddy Bellegueule" en 2 ou 3 heures et ai reçu un choc tant ce qu'il raconte m'est étranger. Ce milieu social, cette misère sociale, intellectuelle, physique, ce pays brutal, confit en règles intangibles, ces parti-pris, cette haine des autres,

cette méchanceté, cette cruauté, cette alcoolisme, cette résignation... tout m'a stupéfié. Cette lecture m'a rappelé le service militaire pendant lequel j'avais lu presque tout Zola. Même humanité hideuse et rabougrie, mêmes descriptions ou dialogues auxquels il est difficile de croire.

L'histoire de ce garçon est sans aucun doute vraie et sa quète racontée avec justesse mais, pour dire les choses crûment, on s'en fout. Le sujet du livre c'est son entourage, ces gens qui à l'ère du Net et des vols low cost ne quittent pas leur village, leur vie étriquée et leurs certitudes avilissantes.

Ce livre, par ce qu'il montre d'une partie de nos contemporains, des Français qui existent, votent, regardent la télévision et ont une vision du monde dessine un continent oublié des statistiques et des politiques. "Terra Nova", l'officine qui sert de boussole à la gauche Hollandaise les a oubliés et on comprend pourquoi.

On ne peut ni les aimer, ni les aider, ni les comprendre, ni les écouter. Un constat terrifiant et abyssal.

 

Edouard Louis, l'auteur, et c'est tout le paradoxe de cette histoire, a pu fuir ce milieu atroce parce qu'il était différent

(il est homosexuel). Son "combat" pour exister aurait brisé n'importe qui et continue certainement d'anéantir ceux qui sont restés. J'avais vaguement entrevu ce monde en lisant le livre que Florence Aubenas avait écrit sur l'affaire d'Outreau. Apparemment ce monde là est plus important et prégnant qu'on ne le croit.

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5 mai 2014 1 05 /05 /mai /2014 07:09

Mon premier vrai coup de foudre virtuel a été pour Claudia Cardinale dans "Il était une fois dans l'Ouest". Mon père, pour la première et dernière fois de ma vie m'avait emmené au cinéma voir le film et la beauté éblouissante de Claudia Cardinale m'a fait passer de la "période de latence" chère à cette vieille baderne de Freud à une presque obsession.

Obsédé, je l'ai ensuite été de la magnifique Laura Antonnelli que Belmondo (dont c'était la compagne) imposa au cinéma Français. Des films à sketches comme "Sexe fou" de Dino Risi, "Divine créature" ou "Malicia" ont plus fait pour mon édification sexuelle que toute l'oeuvre de Masters & Johnson...

L'imperméable ciré jaune de Jane Asher dans "Deep End" m'a longtemps troublé aussi.

Jane Fonda, Gong Li, Faye Dunaway, Kim Basinger, Halle Berry, Salma Hayek et Pénélope Cruz également.

Sans oublier la Nicole Kidman de "Eyes wide shut", celle d'avant les bistouris.

 

Dayle Haddon, une beauté brune et ténébreuse aperçue dans quelques navets ("la Crime", "Madame Claude") a aussi su entrer dans mon tiroir à fantasmes. Je n'oublierais pas Carole Laure, Mimsy Farmer, Marthe Keller, Ornella Muti, Anicée Alvina et Romy Schneider qui ne fut jamais aussi troublante que dans "Le trio infernal" en 1973.

 

Avec l'âge et mon penchant pour la cinéphilie se sont adjointes à ces beautés absolues des beautés du passé comme Gene Tierney ("Péché Mortel"), Rita Hayworth ("Gilda"), Ava Gardner ("La comtesse aux pieds nus"), l'Elisabeth Taylor d' "Une place au soleil", Natalie Wood ("La fièvre dans le sang"), Katharine Hepburn ("Le lauréat", "Butch Cassidy et le kid") Candice Bergen mais aussi des femmes plus naturelles et originales telles Brigitte Bardot, Sharon Gurney et Jacqueline Bisset.

J'aurais garde d'oublier des "actrices" aussi indispensables que Sydney Rome ("quoi?" de Polanski), Clio Goldsmith, Valérie Kaprisky, Corinne Marchand et quelques James Bond girls d'anthologie telles Corinne Clery et Famke Janssen deux des plus belles rencontres dans toute sa carrière de l'agent secret britannique.

Plus près de notre glorieuse époque je soulignerais la plastique irréprochable et le jeu intelligent (et réciproquement) de Scarlett Johansson et j'en oublie qui m'ont marqué au fil des années.

Cette vieille potiche surévaluée de Truffaut disait -et je partage son opinion sur ce point- que le cinéma consistait à faire faire de jolies choses à des jolies femmes.
Ce n'est pas Clara Morgane qui nous contredira.

 

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2 mai 2014 5 02 /05 /mai /2014 07:08

Hier soir, sur France Inter vers 22H00 un auteur de bandes dessinées répondant au nom prédéstiné de Mulot parlait doctement, longuement et sans fard de "la technique du périnée" un titre qui avait le mérite de mettre sans détour son sujet sur la table.

Interrogé (avec complaisance et une admiration non feinte) par deux salariés de France Inter l'homme (était-cel'auteur du texte ou celui des dessins? Florent Ruppert ou Jérôme Mulot? je ne l'ai pas su car je n'étais pas censé écouter l'émission puisque je discutais dans la pièce où la radio diffusait en sourdine) parlait de sexualité comme un spécialiste de la chose.

Avec une précision quasi médicale il parlait de la méthode qui a donné son titre à la bande dessinée en question et qui, je le cite, en permettant à l'homme de contrôler son éjaculation ou de l'empêcher donne à sa sexualité un caractère proche de la sexualité féminine.(!?!)

Personnellement je ne suis pas un adepte de la B.D et ne m'y intéresse plus guère depuis que n'importe qui a fait n'importe quoi de Blake & Mortimer, depuis qu'Uderzo est considéré comme un auteur et que les mangas sont assimilés à de l'art.

Perinee8.jpg

 

 

Pour parler franchement je ne suis plus concerné et ce que j'ai entendu hier, par son incroyable pédantisme, son ridicule aussi ne me donne pas envie d'aller traîner au rayon spécialisé de la FNAC.

Je me méfie des auteurs de BD et des journalistes de quotidiens et de radio publique qui veulent améliorer ma sexualité. Est-ce que je m'occupe de la leur moi?

Le sexe et le "cul" ont été abordés il y a plus de quarante ans par des gens respectables, innovants et drôles comme l'excellent Gotlib.
Si je veux lire une méthode pour améliorer mes performances génitales (on parle comme ça de nos jours!) je n'irais pas acheter une BD mais multiplierais les expériences que je requalifierais de Travaux pratiques.
Le peu que j'ai entendu et l'article assomant du Monde* consacré à cette BD, la prétention du discours et le snobisme élitiste que j'y ai retrouvés me feraient, au contraire, acheter un bon vieux "Pervers Pépère" ou "Raaâh Lovely" s'ils n'étaient pas déjà sur mes étagères...

 

* Le Monde 28 avril 2014 Anne Favalier  "Ruppert & Mulot, le sexe comme vous ne l'avez jamais vu dessiné"

 

 

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1 mai 2014 4 01 /05 /mai /2014 07:48

Depuis quelques temps, bien qu'elles m'exaspèrent, je suis exposé* à ces chaînes de télévision qu'on qualifie un peu vite de "tout-info". En réalité ce sont à la fois de redoutables machines à désinformer et de grotesques robinets à âneries. Les présentateurs et présentatrices y prennent des airs inspirés pour débiter au mètre du prêt à digérer consensuel tandis que défile sous leurs pénibles tronches des vérités révélées qui vont toujours dans le même sens. Ce matin, mercredi 30 avril une citation de Vladimir Poutine estimant que les mesures de rétorsion des Européens contre sa politique de déstabilisation en Ukraine "pourrait" avoir des conséquences sur notre approvisionnement en énergie.

Une telle formule, menace directe et odieuse n'est pas un texte qui doit défiler entre les résultats du CAC40 et la météo au Cap Ferret. C'est un "diktat" qui doit être dénoncé et rejeté avec la plus grande... énergie. Au lieu de quoi, Ruth Elkrief et ses terribles clones pérorent bêtement sur les maîtresses de François Hollande en interviewant -comme tout le monde- une journaliste partie explorer les bidets de l'Elysée.

Ces chaînes de télévision, peut-être encore plus racoleuses et vides de contenu que les chaînes nationales sont elles aussi des diffuseurs sans fin de conneries et leur bêtise saute aux yeux de celles et ceux qui sont obligés, dans un bar d'hôtel ou un bureau d'accueil, de les regarder contre leur volonté. Les publicités sont omniprésentes et s'adressent à des CSP+ , montrant par là le panurgisme de cette engeance. Défilent sur les plateaux exigus les mêmes "experts" que partout ailleurs et on est à peine surpris de (re) voir la fratrie Duhamel, Elie Cohen et tant d'autres consultants à vie. En boucle ces chaînes au rabais vous diffusent une bouillie pré-mâchée où surnagent les partis-pris habituels des radios de type BFM. Tout y est calibré et on y met au même niveau une Micheline Dax ou un Garcia-Marquez.

A bien y réfléchir je préfère cent fois les délires du net à cette sage et médiocre pensée lisse et sans curiosité.


* sans le vouloir, on aura compris.

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