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6 février 2017 1 06 /02 /février /2017 06:53

Qu'attend t'on avant tout d'une banque? qu'elle soit disponible et que les "opérations" ne soient pas facturées trop cher. Principalement.

Ensuite viennent en même temps la diversité des produits financiers qu'elle peut proposer, sa réactivité, les protections qu'elle assure, son côté pratique (succursales...), sa capacité à vous écouter et à proposer des crédits compétitifs, et tout au bout de la chaîne les intérêts qu'elle sert.

Si vous regardez les publicités pour les banques vous constaterez qu'aucune (ou presque) de ces prestations basiques n'est mise en avant.

Prenez, par exemple, la belle publicité du moment pour la Caisse d'épargne. Belles images, belle musique ("A Heartbreak par Angus & Julia Stone); une mâle voix (Jacques Weber?) vous pose une série de questions auxquelles il est impossible de répondre par autre chose que "oui".
Dans les écoles de commerce on apprend d'emblée que poser des questions positives est le b.a - ba. Après avoir plusieurs fois dit "oui" il est impossible ou presque de dire "non" à la question finale, qui semble logique et moins importante que les précédentes.

illustration: chaque question du spot de 45 secondes commence par "pensez-vous que":

1°) c'est utile de consommer des légumes d'à côté plutôt que ceux qui viennent du bout du monde?

2°) vos emballages sont plus utiles quand ils retrouvent une seconde vie plutôt que lorsqu'ils la menacent?

3°) que la technologie est plus utile quand elle nous rapproche que quand elle nous isole?

4°) qu'apprendre un métier manuel est aussi utile que de former des intellectuels?

C'est d'autant plus difficile de répondre non aux 4 questions que les images soulignent l'opposition: tomates fraîches contre bateau porte-conteneurs, bouteilles plastiques jetées dans une poubelle de tri sélectif contre vue d'océan pollué par des déchets repoussants, famille réunie par Skype contre couple au restaurant chacun pianotant sur son téléphone mobile et apprenti contre laborantin.

Vous avez répondu, intérieurement, 4 fois "oui". La voix sure d'elle et virile vous demande: "vous pensez qu'être utile à tous ça peut être utile à chacun?" slogan creux et qui peut s'appliquer à tout. La voix poursuit: "Vous n'aimeriez pas qu'une banque pense comme vous?"

Arrêtons nous là... ce que "pense" la banque nous nous en foutons. totalement. Qu'elle dise "oui" à notre demande de crédit, et rapidement là ça nous intéresse. Depuis la crise de 2008 les banques rament pour améliorer leur image détestable. Ce genre de spot, s'il est bien fait et utilise des ressorts classiques (opposition d'images, obtention de "oui") est totalement creux. Qui franchira la porte de la caisse d'épargne pour y déposer son argent après avoir vu une publicité aussi avare en informations?

 

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5 février 2017 7 05 /02 /février /2017 07:00

Je reviens, pour la dernière fois, sur l'affaire Fillon.
La défense cahotique du candidat de la droite et du centre est impossible parce que c'est la personnalité, la cohérence entre son discours et ses actes, sa probité qui ont été touchées.
Peu importe.


Je suis presque personnellement blessé qu'on puisse me penser assez stupide pour croire les "éléments de langage" d'Anne Meaux, la responsable de sa cellule de communication. Je suis blessé, dans ces conditions, qu'on puisse imaginer que je crois à "l'innocence" de François Fillon.

Pas une fois il n'a contesté les sommes d'argent public que sa femme et ses enfants ont touchées. Or c'est là ce qui lui est reproché. Pas, comme on voudrait le faire croire, la "légalité" du travail d'assistante parlementaire de sa femme et celle d'assistants parlementaire au Sénat de son fils et de sa fille, dans la mesure où ces emplois ne seraient pas fictifs.


Je suis humilié qu'on veuille me faire avaler l'idée d'un "complot", d'un "coup d'état" alors qu'il y a juste un homme qui s'est cru tout permis et qui a détourné à son profit des sommes importantes provenant d'argent public. Personne ne me fera croire que le travail d'assistante parlementaire de Mme Fillon valait 9700€/mois. Personne.


Cet argent, plus de 900 000€ a t'il été détourné à son profit? sans doute pas (ce n'est pas -encore- prouvé). Peut-être, sans doute devait-il servir pour des campagnes électorales futures, pour amasser un "trésor de guerre" ou quelque chose de cet ordre. Je n'ose penser qu'il servait seulement à assurer son train de vie au hobereau sarthois.


Cela expliquerait la réaction de Fillon qui est surpris qu'on lui reproche les sommes en question. Il n'empêche. On retrouve l'image classique du catholique raide qui prend -pour lui-même- des libertés avec les préceptes de la religion que par ailleurs il invoque comme témoins de sa moralité. L'illustration du donneur de leçons qui ne se les applique pas.


Je pense aussi que Pénélope Fillon n'est au courant de rien et qu'elle découvre qu'on s'est servi de sa "naïveté" à son insu. La fameuse interview anglaise diffusée dans "Envoyé Spécial" de vendredi semble le confirmer.
Il n'y a pas, comme on dit, "mort d'homme" mais des magouilles lamentables et malhonnêtes qui, j'en suis persuadé, empêcheront François Fillon d'être élu.
Ces moeurs politiques (la prévarication, le sentiment d'impunité, la culture de la Com' toute puissante) sont déjà du passé et l'électeur, s'il n'est pas aveuglé par la passion électorale, ne pardonne pas qu'on le prenne pour un demeuré.

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3 février 2017 5 03 /02 /février /2017 07:00

Je ne voulais pas regarder la soirée des victoires de la musique classique à la télévision et, voyant que je ne pourrais regarder seul l'épisode 2 de "Westworld" je me suis assis et l'ai regardée, sans conviction.
Pourquoi sans conviction? parce que, bien souvent, trop souvent, la musique classique est aimée par des snobs qui en font des tonnes et que cela devient vite insupportable.

Ils en font des tonnes et, bien souvent, trop souvent, pour des "artistes" sans grand talent (l'épuisant Roberto Alagna...) et leur élitisme est vite "gonflant". La France n'est pas un pays très mélomane où la musique semble s'être arrêtée définitivement en cale sèche avec Chopin. Hors "Carmen" et la scie "le Bolero" de Maurice Ravel point de salut!

Ca commençait bien: dans les 15 premières minutes de l'émission des extraits du "Bolero" et de "Carmen" étaient joués sur scène en direct malgré, m'a t'il semblé, un retard d'un dixième de seconde dans le play-back.

Je ne voulais pas jouer les éternels critiques grincheux et retourner à mon ordinateur pour regarder Westworld alors j'ai insisté.
J'ai bien fait: il y eut des belles et bonnes chanteuses, un duo très plaisant, un air de "Orphée et Eurydice" de Gluck, un de "Rinaldo" de Haendel et d'autres extraits d'oeuvres intéressantes et rares.

Comme toujours dans ces émissions-palmarès la partie rasoir était constituée par l'ouverture des enveloppes et les remerciements. Dieu que c'est ennuyeux! les impétrants remercient leurs parents, le facteur de piano, la professeur de solfège du CP et... leur chien et chat! (authentique).

L'émission était maladroitement animée par un improbable duo: Frédéric Lodéon qui oeuvre pour la musique classique depuis 45 ans et qui, naturellement, possède une érudition magnifiée par la passion et une (belle) présentatrice ignare qui manie le superlatif comme un Nagui. Tout, dans sa bouche, est "magique,  splendide, triomphal, grandiose, sublime, superbe, majestueux etc.".

Aussi mal assortis par leur connaissances que par leur personnalité les deux animateurs n'étaient jamais synchrones et très vite la playmate a effacé Lodéon réduit à être une sorte de Jacques Villeret cautionnant le programme.
Heureusement les interprètes ne s'y trompaient pas qui tous ont oublié de saluer ou d'embrasser la plante verte mais pas le chroniqueur musical qui a tant fait pour leur art.

Il y a même eu un hommage à Georges Prêtre, un de nos rares chefs de réputation mondiale qui est mort récemment. C'est dire si le programme avait été pensé.

Question scories outre les "bravos" (le mot, pas la chose) répétés jusqu'à l'écoeurement il y a eu une séquence avec une jeune femme jouant du marimba qui aurait plus eue sa place dans "C' à vous", deux imitateurs d'oiseaux qui eux avaient la leur à la médicale de Marina Carrere d'Encausse et Michel  Cymès et cette "Carmen" qui, au réveil le lendemain s'impose avec sa seguedille et qu'on se surprend à chanter sous la douche.

 

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2 février 2017 4 02 /02 /février /2017 07:00

Parallèlement au superbe "Martin Eden" de Jack London et au beaucoup moins littéraire "Révolution" d'Emmanuel Macron (annoté par Pascale) j'ai lu "Le livre noir des tyrans" de Patrick Weber publié chez First Document et que j'ai emprunté, lui, à la bibliothèque.

Classés par genre (antiques, couronnés, révolutionnaires, africains, latinos,aux pays des sourires, de Dieu, du désert, rouges et noirs) la liste des plus grands criminels chef-d'états est impressionnante. Le récit de leurs actions, lui, est plutôt monotone et accablant.

Naturellement le livre a des partis-pris et je ne crois pas que Napoléon III, Mobutu, Robespierre, Omar Bongo et Peron aient leur place au milieu de Staline, Mao, Hitler et quelques autres tyrans assassins incontestables. De même l'explication de la folie meurtrière d'Adolf Hitler par le rapport au père me semble incroyablement réductrice.

Certains de ces tyrans ont réussi à plus ou moins se faufiler entre les gouttes et on a presque oublié des hommes qui ont pourtant des quantités de sang sur les mains. Un Mengistu, par exemple, n'a pas payé en légende et en procès pour le mal qu'il a fait pendant des dizaines d'années.

Je souligne que sur 79 monstres ou assimilés ne figurent que deux femmes (Tseu-Hi et Catherine la Grande), à méditer.

Enfin, et ce sont sans doute les seules chose à ajouter; les tyrans font souffrir leur peuple mais n'oublient ni de constituer une immense fortune (ou d'augmenter la leur) ni d'assouvir leur libido.

Mao semble demeurer, de toute l'histoire humaine, le plus grand pourvoyeur de la mort. Staline et Hitler étant des "amateurs" face à lui.

Promis! j'entame la lecture de "Youpi au zoo" dès ce soir....
 

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1 février 2017 3 01 /02 /février /2017 07:00

J'évacue d'un mouvement de tête le conservatisme dont on pourrais m'accuser en l'occasion.

Non! je suis contre les adaptations de bandes dessinées au cinéma parce que toutes celles qui l'ont été ont, dans leur immense majorité, été des désastres absolus. Je parle des BD de langue française ce qui exclut les "Comics" américains, Marvel ou pas.

Qu'on se souvienne que "Blueberry", "Iznogoud", certains "Astérix", "Tintin", "Lucky Luke","Boule et Bill, "Le petit Nicolas", "Gaston Lagaffe", "Benoît Brisefer" ont été au mieux des ratages au pire des sacrilèges. Adapté par le cinéaste qui confond tronçonneuse et caméra, "Valérian" ne déparera pas sur cette liste incomplète.

Il est difficile de donner des raisons objectives mais sans doute le dessin fait il appel à un certain type d'imagination et le cinéma à un autre et que ces deux là sont antagonistes.

Il ne suffit pas de "ressembler" à un personnage pour l'incarner et des archétypes comme Tintin ou Astérix ne supportent quasiment pas le passage de la dimension dessinée à celle de personnage en chair et en os. D'autant plus que le monde du cinéma croit utile de décerner les rôles à des acteurs trop connus et qui en font trop (Dujardin en Lucky Luke, Depardieu en Obélix...)

Les histoires ou les gags ne supportent pas non plus facilement la mise en images. Le monde spécifique des BD, leur graphisme, le physique improbable des personnages (les nez...) tout donne à ces adaptations des obstacles que pratiquement aucune n'a réussi à surmonter.

"Astérix et Cléopâtre" étant, à mes yeux la seule adaptation réussie, sans doute parce qu'elle est à la fois fidèle à la couleur près à la BD et aussi parce que le réalisateur a son univers qui s'est fondu dans l'autre. La distribution parfaite et les clins d'yeux voulant dire "je ne suis pas dupe" aussi. Dans cette catégorie Alain Chabat est le seul, jusqu'ici, et il s'est planté avec "le marsupilami".

Mais pour ce cas où l'adaptation a fonctionné que de ratages...

Je frémis en songeant à ces tas de fric facile dont doivent rêver des producteurs façon Thomas Langmann en s'emparant de l'univers de Gotlib qui est mort récemment.

Définitivement, pour moi, le passé ne plaide pas pour la passerelle tendue entre ces deux arts qui n'ont rien de complémentaire. Le fait que "Spirou" soit en cours de tournage n'augure rien de bon: Franquin a déjà été massacré une fois... pourquoi recommencer?

 

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31 janvier 2017 2 31 /01 /janvier /2017 07:00

Sur "Facebook" je vois les interventions sur tout et tout le temps d'amis (entre guillemets) de ma génération (c'est à dire nés sous Louis XV) et je suis souvent amusé par la disproportion entre leur ardeur critique et le sujet de celle-ci.

Récemment le mari de la femme d'Hergé, qui gère avec un raideur toute vallsienne l'héritage du dessinateur belge a donné son feu vert pour le coloriage? la colorisation? la mise en couleurs? la modernisation? (choisir le mot ou l'expression c'est déjà donner un avis!) du premier volume des "Aventure de Tintin" à savoir "Tintin au pays des Soviets".

Rien qu'énoncé ainsi on voit qu'il y a là matière à refaire la Guerre de Cent ans.

Ces quinquas proche des soixante ans ont trouvé là matière à s'indigner, à se disputer, à s'invectiver et, naturellement, à se regrouper par chapelles, chapelles rivales naturellement.

Opération commerciale s'il en fut, la colorisation (j'ai choisi mon camp!) des Soviets n'apporte ni ne retire rien à un album anecdotique.

Oeuvre de jeunesse ce Tintin là (comme son successeur "au Congo") ne possède pas ce qui sera l'âme de la collection et fait figure de brouillon. Un brouillon sympathique, naïf, embryonnaire et maladroit qui, je ne le nie pas, possède un charme certain pour ne pas dire un certain charme. Hergé y développe déjà un art qui sera sa marque de fabrique et le dessin des voitures, le mouvement et la clarté du trait sont déjà remarquables.

Les éditions Casterman et Moulinsart ont pensé, sans doute à raison, que colorié ce volume se vendrait mieux. Il n'y a pas, ici, de quoi faire naître une de ces tempêtes dans un verre d'eau si typiquement "facebookiennes"....
 

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30 janvier 2017 1 30 /01 /janvier /2017 07:00

A moins d'être naufragé sur un atoll désert il est quasiment impossible d'avoir manqué la publication des sondages d'audience des radios et surtout les commentaires de la presse et les réactions des médias radiophoniques concernés.

Cette fois l'accent a été mis, partout, sur la "déconfiture" d'Europe 1 et la progression "miraculeuse" de RMC Info. Pour l'auditeur moyen ces deux radios se ressemblent comme deux gouttes d'eau. Même défilés d'invités calibrés (du people au politique en passant par les pseudos francs tireurs), multitude de coupures publicitaires d'une grande vulgarité, "vedettes" grossières et populistes (à l'image de Jean-Jacques Bourdin sur RMC), jeux idiots, cadeaux donnés aux auditeurs, critiques mainstream de tout en matière de vie culturelle (Johnny plutôt que Ron Sexmith, Mariah Carey plutôt que Julia Lezhneva et ainsi de suite...) bref des robinets à conneries mais pour les oreilles seulement.

Que ces radios s'enorgueillissent d'un point d'audience en plus ou se désolent de deux en moins est tout à fait anecdotique et ne présente aucun intérêt. En tous cas pour l'auditeur. De savoir que X milliers de personnes écoutent Laurent Gerra ou Charline Vanhoecker ne me fait ni chaud ni froid. Je m'en fiche même éperdument.

Ce qu'il faut comprendre c'est que ces "hourras" sont à usage interne. La rédaction de RMC va être légitimée pour faire subir des hausses de ses tarifs publicitaires tandis que celle d' Europe 1 va être contrainte de les diminuer. Vu comme ça ce ramdam autour des audiences est nettement moins "sexy" et les congratulations faux-cul des unes et des autres ramenées à des gesticulations un peu vaines, ce qu'elles sont.

Que RTL, l'équivalent en radio de TF1 soit l'indétrônable numéro 1 des audiences ne donne pas envie de sortir les sifflets et les cotillons. cette radio qui flatte le plus petit commun dénominateur des auditeurs tout en l'assommant de messages publicitaires et en l'imprégnant de son libéralisme génétique n'est pas, en soi, générateur de fierté.

Que RMC, qui talonne RTL question contenu (en plus populiste et racoleur) passe devant Europe 1 non plus. Sur un champ de couse les tocards aussi sont inégaux sur la ligne d'arrivée.

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27 janvier 2017 5 27 /01 /janvier /2017 14:28

Interrogé sur TF1 par Gilles Bouleau, qui est à Fillon ce que Jean Lanzi fut à Laurent Fabius premier ministre, un larbin complaisant, François Fillon n'a pas répondu aux questions qu'on ne lui a d'ailleurs pas posées.
Emploi fictif ou pas?

salaire justifié ou pas?

pourquoi le député qui a remplacé Fillon a continué a employer Pénélope et pourquoi a t'il doublé son salaire?

Qu'est ce qu'il a apporté comme "preuves" du travail de Pénélope?

en échange il a parlé de son amour pour son "épouse", de ses diplômes, de misogynie, de coups de fil et de mails, de reception de "gens" et de permanences.... payées 7900€/mois.

...Et il a de lui-même préparé le terrain en nous informant que deux de ses fils ont aussi été payés selon les mêmes méthodes pour des "travaux" qu'il leur a commandés en fonction de leurs compétences d'avocat.

Sur ce il continue à penser qu'un chômeur indemnisé à 57% de son dernier salaire est trop payé, que les détenteurs du RSA (500€ soit mille fois moins que les deux ans de salariat de Penny) sont des assistés et que la sécurité sociale ne doit rembourser que les maladies graves.

Pénélope va d'ailleurs faire une fiche de lecture sur ce sujet à "la revue des deux mondes".

 

PS: je suis abasourdi par les réactions de certain(e)s qui m'engueulent en parlant de haine, d'acharnement, de complot et autres grands mots totalement hors sujet. Si celles et ceux là trouvent "normal" que Fillon s'enrichisse sur notre dos et nous demande des sacrifices alors on ne peut rien pour eux et un "Trump" leur irait encore mieux!

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27 janvier 2017 5 27 /01 /janvier /2017 07:00

J'ai discuté avec deux amies dans un salon de thé du quartier Croix-Baragnon vendredi en fin d'après-midi. C'est LE quartier chic de Toulouse. Boutiques de marques, antiquaires, galeries de peintures et même magasin d'articles religieux s'y succèdent et encadrent des pâtisseries aux vitrines appétissantes et hors de prix.
Une ancienne et sincère complicité lie ces deux amies et c'est toujours avec plaisir que je les vois, ensemble ou séparément.

Après avoir abordé une dizaine de sujets différents, mais tous intéressants, la période électorale a fini par être évoquée. Les chocolats chauds et le thé vert se sont figés dans les tasses. Allaient-on se crêper le chignon? Notez qu'en ce qui me concerne et considérant les deux cheveux et demi sur l'arrière de mon crâne le dit chignon aurait eu du mal à être crêpé...

Nous étions au contraire à peu près d'accord sur tout. L'élimination de Sarkozy, le peu d'attraits des candidats de la "Belle alliance", Macron etc.

Le désaccord, total, entre nous, ou plutôt entre deux d'entre nous et la troisième portait sur la claque reçue à Lamballe par Manuel Valls (nous étions deux à l'approuver ou, à tout le moins, à ne pas la condamner) tandis que F*** y voyait un acte inadmissible.
Le rapport de forces était le même à propos de l'épisode de France Inter qui vit un auditeur dire en direct à l'ex-premier ministre "qu'on était 66 millions à vouloir (te) la flanquer cette gifle"

Personnellement la réaction de Patrick Cohen -que j'aime pourtant bien- m'a semblée indigne d'un journaliste mature et neutre. (Il a coupé la communication et à parlé de "violence").

Mes arguments (Valls n'est plus premier ministre, il est tellement raide, il manie la langue de bois, il accapare la parole, il ne se remet jamais en question tant et si bien que, fatalement, il suscite ce genre de comportements) ne convainquaient pas mon interlocutrice.

Pourtant je reste persuadé qu'un homme politique -j'allais dire surtout un homme politique- n'est pas exempté de se voir reprocher ses attitudes et ses promesses non tenues. Physiquement si nécessaire.

La gifle est une mauvaise réponse, j'en conviens, Mais on sait qu'à défaut de tuer le ridicule est redoutablement efficace pour remettre un prétentieux à sa place. La farine n'ayant pas suffit (au contraire!) la gifle faisait figure de "rappel".

 

 

 

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26 janvier 2017 4 26 /01 /janvier /2017 15:20

L'affaire des emplois fictifs présumés de Pénélope Fillon est exemplaire de ce qui ne va pas dans notre malheureuse démocratie.

- Il s'agit, pour le moment et jusqu'à preuve du contraire, d'une affaire d'emploi supposé fictif, rémunéré sur les fonds publics et portant sur une somme globale de 500 000€.

- Parallèlement à cet enrichissement possiblement indu il y a une affaire "Revue des deux Mondes" du nom de cette revue (privée) qui a rémunéré Madame Fillon 100 000€ pour deux critiques littéraires d'une page et demie publiée sous pseudonyme.

Sitôt l'affaire révélée par le "canard enchaîné" (25/01/2017) M Fillon a froncé le sourcil qu'il a brousailleux et allumé un contre-feu qu'ont relayé ses porte-paroles et son entourage:

- Mme Fillon a été l'attachée parlementaire de son mari.

- cette fonction est tout-à-fait légale

- son salaire (jusqu'à 7900€ par mois) est grosso-modo celui d'un cadre équivalent du privé.

- en attaquant sa femme c'est Fillon qui était visé (les fameuses "boules puantes")

- l'article du "Canard enchaîné" serait misogyne et méprisant.

On le voit, le point unique de l'affaire se résume à une question simple: Oui ou non Madame Pénélope Fillon a t'elle exécuté un travail d'attachée parlemenentaire de son mari? et à une question subsidiaire: Y a t'il des preuves matérielles que ce travail valait 500 000€?

 

Poser ces deux questions c'est quasiment y répondre. Le fait est, cependant, que la presse (et en particulier le gratuit "Direct matin") a biaisé et simplement titré sur le travail d'attaché parlementaire par quelqu'un de la famille, évacuant le travail fictif et l'énormité des émoluments de Madame Fillon..

Reste le dernier point relatif à la France et à l'incurie de sa classe politique. M François Fillon est, sans doute à juste titre, considéré comme un homme honnète. Sa réaction prouve qu'il ne comprend pas la gravité de cette affaire et de ce qui lui est reproché. En gros de vivre comme un nabab et de disposer de possibilités "autorisées" de s'enrichir et de vivre sur un pied élevé réservé à une caste de privilégiés absolument coupés du reste du pays. 

Que cet homme (dont on n'a pas oublié le "Imagine t'on Charles de Gaulle mis en examen?") trouve normal de faire payer sa propre femme des sommes importantes, sur le budget de l'Etat pour des travaux sinon fictifs du moins difficiles à justifier est parfaitement insupportable.

Enfin, et c'est le point le plus dommageable pour lui, Fillon fait penser à Galabru dans la "Cage aux folles": député de l'ordre moral piégé dans une boîte gay. Là Fillon est l'incarnation du serrement de vis pour les plus pauvres. dégressivité de l'indemnisation chômage, augmentation de deux points de la TVA, suppression de l'ISF, démantèlement de la sécurité sociale....  sa femme gagne 600 000€ en ne travaillant pas ou si peu...

Comme celles de DSK et d'autres je crains qu'à la fin cette lamentable affaire soit oubliée et Fillon le président du non-pouvoir d'achat acclamé par les élites financières.

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