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28 novembre 2016 1 28 /11 /novembre /2016 07:00

J'aime bien comprendre les choses et suis heureux d'avoir lu, dans le "Canard enchaîné" les dessous du soutien de l'ex-président Giscard à François Fillon avant le 1er tour de la primaire.

On se souvient que Giscard, au milieu d'autres, a deux défauts majeurs et définitifs: une suffisance qui renvoie Balladur à l'école maternelle et une jalousie morbide.


Le père de l'ancien président, on le sait, a relevé le nom des d'Estaing (en 1922) car, faute de descendants il était en déshérence. Il n'a donc aucun droit à se dire descendant de l'Amiral d'Estaing et encore moins d'appartenir à une famille noble et ancienne du pays. Ce qu'il ne se prive pourtant pas de faire depuis toujours en essayant de faire oublier sa roture première. Brel disait "'faut pas jouer les riches quand on n'a pas le sou" on peut ajouter "faut pas jouer les nobles quand on vient de la bourgeoisie collaborationniste"...

Pire que cette sotte prétention (qui lui a fait acheter le château d'origine des D'estaing qu'il présente comme "le château de la famille") Giscard est fidèle dans ses détestations.
Il vomit Jacques Chirac dont le nom orne désormais le Musée des Arts Premiers quai Branly.

J'ai d'ailleurs vu une affiche le spécifiant à Paris la semaine dernière et me suis demandé qui avait ajouté le nom de Chirac sur l'appellation du musée).

Bref, le seul acte architectural qu'on doit un peu à Giscard est la transformation en musée de l'ancienne gare d'Orsay à Paris.

Vous me suivez? le "Canard enchaîné" révèle que Fillon s'est engagé à ce que le Musée d'Orsay devienne "Musée d'Orsay - Valéry Giscard d'Estaing" s'il était élu.
Le nonagénaire prétentieux a un pied dans la tombe mais s'occupe de telles vanités.

On voit à ce genre de détails que nos présidents se suivent et se ressemblent dans l'enflure du moi.

 

 

 

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25 novembre 2016 5 25 /11 /novembre /2016 06:59

Je suis un fan absolu de l'application "SHAZAM". Je me demande souvent comment on a pu vivre sans.
Pour ceux qui n'auraient pas voté pour la geek Nathalie Kosciusko-Morizet je rappelle que Shazam permet de retrouver instantanément le titre d'une oeuvre musicale, son auteur et les informations permettant de l'identifier et, mieux, de la retrouver.

Je l'utilise surtout dans la voiture (il suffit d'approcher le téléphone du poste de radio) mais parfois dans un magasin ou ailleurs.

Quel plaisir lorsqu'une chanson ou une musique vous plaît à la première écoute de pouvoir en noter les références.
J'ai pu enfin mettre des noms sur des morceaux que j'aimais et entendais de loin en loin. D'un seul coup ils allongeaient ma liste de MP3, se logeait dans mes playlists et intégraient mon dossier "Mes musiques du moment".

Comme je l'ai dit toutes les musiques peuvent être analysées par Shazam qui ne fait aucune différence pour trouver une chanson de variété ou la version de la Sérénade No1 In D Major, Op.11: III de Brahms diffusée sur une radio.

Grâce à cette application téléchargée sur les conseils avisés de N ou M (ou des deux) j'ai ainsi pu retrouver dernièrement "Catch & Release" (Deepend Remix) par Matt Simons, la Suite en Sol mineur Passacaille par l'Ensemble "Au pieds du Roy", "Can't feel my face" par The Weeknd, "Ritual Spirit" par Massive Attak & Azekel et "Lean On Me" par Bill Withers.

... Et pu remonter jusqu'aux escrocs (Happy Mondays) qui font en ce moment un succès d'un titre "Step On" qui fut un tube de 1970 ou 71 du Sud Africain John Kongos sous le titre "He's gonna step on you again" sans mentionner l'emprunt.

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24 novembre 2016 4 24 /11 /novembre /2016 07:00

Je reviens sur la "chute de la maison Sarkozy" tant, après coup, je me demande comment nous avons pu, les français, les médias, les politiques et moi, croire au retour à l'Elysée d'un homme détesté par la plupart d'entre nous. 

Nous y avons cru parce que lui-même y croyait et s'était persuadé qu'il y parviendrait. Persuadé d'être le meilleur Nicolas Sarkozy a fini par nous faire admettre qu'il était, sinon le meilleur, le plus irrésistible.

Je continue à croire, et l'incroyable remontée de François Fillon avec un programme libéral à souhait en économie et sévèrement réactionnaire sur le social et les moeurs le prouve, que ce n'était pas le programme de Sarkozy qui a été rejeté par la droite elle-même mais la présentation hystérique de celui-ci et la personnalité de son promoteur.

Bien que se présentant comme "anti-système" nul -à part sa claque à la fois aveugle et irréaliste- ne prenait l'argument au sérieux: il fut, dans le désordre, maire de Neuilly, ministre (de l'intérieur, du budget et de l'économie), président du Conseil général des Hauts de Seine, Président de parti politique et Président de la République. L'argument était baroque et faisait sourire.

Le bilan de son quinquennat -qu'il défendait mollement-, quoi que non négligeable a été jugé par les électeurs à la Présidentielle précédente, celle de 2012. Négativement faut-il le rappeler? Comme Giscard 31 ans auparavant Nicolas Sarkozy a été congédié et ses 48,5% des voix ne changeaient rien à l'affaire, contrairement à ce qu'il a cru, pensé et dit.

Si le programme et le bilan ne sont pas responsables de la défaite, du moins majoritairement, celle-ci a une autre origine que l'intéressé refuse de regarder en face: A part par une frange indécrottable qu'on peut comparer à celle qui continue de soutenir les Balkany à Levallois et qui verrait Sarkozy  et Takkiedine avec une valise débordant de billet devant eux continuerait à hurler au complot, le pays ne supporte plus Nicolas Sarkozy. Parce qu'elle ne le croit plus et parce que le "courant ne passe plus" entre lui et ce même pays. La confiance est rompue et la sympathie n'existe plus.

Héritier des Rois de France, des Empereurs et des figures historiques le président de la République doit avoir une dignité que Nicolas Sarkozy n'a que très exceptionnellement eue.

Je ne parle pas des affaires qui, curieusement, et de tous les côtés, lui sont reprochées avec une mollesse pour le moins étonnante.

Nous arrivons donc à ce qui, selon moi, explique que 80% de son parti vient de le rejeter définitivement: sa personnalité chaotique, infantile, brutale, immature et haineuse.

Naturellement, ne le connaissant pas, je juge à travers l'image qu'il donne de lui-même et qui, perpétuellement, donne l'impression d'avoir devant soi un enfant psychologiquement perturbé. Il veut être aimé mais demande plutôt de l'idolâtrie. Il veut être entouré mais l'est par des personnalités fracassées ou malhonnêtes (Guéant, Dati, Ciotti, Woerth, Balkany, Estrosi, Morano...) il veut être respecté mais sa conduite va à l'encontre (vocabulaire limité, vulgarité de langage, bassesse des attitudes, caprices, déjugements, insultes...) impatience (les SMS en audience privée avec le Pape), attitude scandaleuse ("casse toi pauvre con") et infantilisme ("avec Carla c'est du sérieux") ont depuis longtemps démoli l'image.
Les mensonges éhontés ("j'ai organisé cette primaire" alors qu'il a tout fait pour la torpiller) et son égotisme maladif ont fait le reste.

Je crois que, comme Berlusconi en Italie, le bilan de 35 ans de Sarkozysme est profondément négatif. Nous mettrons du temps à cicatriser les blessures qu'il a infligé à la droite, à la politique, à la Présidence et à la constitution. ("des arguties juridiques" pour celui qui doit la défendre!!!!). Une personnalité néfaste et un bilan funeste.

 

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23 novembre 2016 3 23 /11 /novembre /2016 07:00

Depuis quelque temps (l'entrée en campagne présidentielle?) et malgré une prévenance assez forte je relis des journaux et, mieux (ou pire) j'en achète.
"Le Monde" et "Libération" principalement.

Je suis trop frustré par la lecture d'articles tronqués ou incomplets sur le site de leur éditeur pour m'en contenter. Je peux comprendre, à l'extrême rigueur, qu'on ne trouve que quelques articles ou même que certains soient payants mais la publicité envahissante m'insupporte. 

Je n'irai pas jusqu'à dire que je redécouvre les journaux papier tels les deux cités mais je dois admettre qu'ils me déplaisent moins qu'avant.
Il faut dire que ceux qui ont le malheur de ne s'informer que par le biais des radios, des télévisions et, horreur, par les journaux gratuits perdent beaucoup.
Malgré leurs défauts qui ne me semblent jamais corrigés la presse quotidienne apporte un éclairage indispensable sur l'information.

A part quelques signatures éprouvantes (Christine Angot dans "Libération") je trouve une certaine cohérence éditoriale, une volonté d'aller au fond des choses (dossier sur les médias américains et leurs manquements dans la campagne présidentielle de D.Trump, toujours dans "Libération", l'excellent et complet dossier sur les limites des sondages dans "le Monde") et souvent une réflexion plutôt qu'un à-priori.
Même si ces deux titres ne sont pas exempts de tics et marottes ils permettent vraiment au citoyen de s'informer et de comprendre le monde dans lequel il vit.
Ses réactions ne sont pas pré-mâchées et surtout, surtout, on ne le prend pas pas pour un demeuré à qui il faut répéter des mensonges pour qu'il finissent par les admettre comme des vérités.
Contrairement à ce que l'on veut nous faire croire tout ne se vaut pas et un article de fond paru dans un quotidien est infiniment plus séduisant intellectuellement qu'un reportage toujours bâclé (parce que condensé) diffusé à la radio ou à la télévision.

 

 

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22 novembre 2016 2 22 /11 /novembre /2016 07:00
T.P

T.P

Née le 22 novembre 1907, Mamie C*** qui était la tante de ma mère (et celle à qui on pouvait le plus la comparer) avait accepté le principe d'un anniversaire magnifique pour ses 100 ans.

Ses deux filles (avec lesquelles elle était fâchée) et ses deux fils (avec lesquels elle avait été fâchée), ses innombrables petits enfants et ses nombreux arrières petits enfants (avec lesquels elle était en bons termes dans l'ensemble) avaient vu les choses en grand. 

Cette branche cousine de ma famille a depuis toujours le sens de la fête. Toutes les occasions sont bonnes pour l'organiser et elles sont nombreuses: fiançailles, mariages, naissances, noces d'or, anniversaires marquants qui permettent de fédérer les volontés, susciter les talents, faire naître les vocations et, naturellement, renforcer l'appartenance au groupe familial. 

Mamie C*** possédait une personnalité inversement proportionnelle à son apparence physique. C'était une femme agréable sinon jolie, fluette (elle ne devait pas atteindre les 40 kilos), toujours vêtue avec recherche et féminité (elle portait admirablement le chapeau). Futile et charmante elle n'était pas "commode" et avait ses têtes. Elle ne supportait pas qu'on lui résiste et tenait à ses prérogatives de "cheffe historique de la famille".

Ses enfants avaient temporairement enterré la hache de guerre entre eux, les petits enfants s'étaient mobilisés et cette unanimité, au lieu de réjouir Mamie C*** l'agaçait.
Née au début du siècle précédent elle "divisait pour régner" et n'aimait rien moins que l'unanimité.

Malgré ses 99 ans et onze mois elle avait toute sa tête et n'était pas emballée plus que ça par la fête en son honneur dont les remous parvenaient jusqu'à elle.

En une phrase: "elle traînait des pieds" et disait à ma mère (que seulement 23 ans séparaient) que cette fête d'anniversaire de ses 100 ans l'ennuyait. Elle faisait sa coquette.
Elle est morte 8 jours avant.
L'unanimité s'est faite: "elle l'a fait exprès"! Tous et toutes en sont convaincu(e)s et ont définitivement adopté cette explication.

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21 novembre 2016 1 21 /11 /novembre /2016 10:37

Je serais pleinement satisfait si la gérante de la boutique franchisée Le Pen subit le même sort que Nicolas Sarkozy hier soir. J'aimerais qu'elle subisse une dégelée dès le 1er tour de la Présidentielle mais, à tout le moins, au soir du second tour ce sera très bien aussi.
Comme je suis exigeant j'espère aussi que François Hollande ne pourra pas se présenter ou, s'il le fait, qu'il sera raccompagné à ses foyers avec la même netteté que son prédécesseur l'a été à cette "primaire de droite et du centre".

On n'aura pas la revanche Sarkozy/Hollande. Rien que cela, c'est gigantesque.

Mais je ne boude pas mon plaisir et l'élimination brutale et sans fioritures de Nicolas Sarkozy m'a fait passer une excellente soirée. J'ai littéralement joui de la déconfiture des Ciotti, Wauquiez, Baroin, Estrosi et des autres hommes de main, ceux qui ont eu raison de se faire petits. Quelle râclée mes amis, quelle râclée. J'en ris encore.

J'ai eu, jusqu'au bout, du mal à croire à cette soudaine popularité d'Alain Juppé mais l'intoxication à flot continus de sondages favorables a fini par me bluffer et laisser imaginer que le pays le souhaitait à l'Elysée. Quand j'ai vu son principal Lieutenant, Hervé Gaymard, ministre de l'économie en 1995 viré pour conflit d'intérêt, hier soir à la télévision scander les "éléments de langage" j'ai compris que Juppé, comme les autres ne comprenait rien et ne comprendrait jamais rien.

Fillon? Fillon a le programme de Sarkozy en moins brutal et moins vulgaire. Il compte naturellement demander des efforts (et quels efforts!) aux smicards, aux déclassés, aux commerçants, aux médecins, aux classes moyennes, aux fonctionnaires, aux retraités mais surtout pas aux dirigeants d'entreprise, aux classes aisées et aux soutiens (financiers) traditionnels de son camp. Je fais le pari que s'il applique son programme le pays sera paralysé comme l'est un TGV par les feuilles de platanes...

Cette primaire a été fertile en rebondissements parmi lesquels la claque de Copé n'est pas des moins réjouissants. Bruno Le Maire, ce vieux jeune a sombré, Poisson est retourné à son néant, Sarkozy contraint une fois encore à l'exercice de commenter sa défaite (exercice qu'il a commencé avec un mensonge hallucinant: "Cette primaire je l'ai voulue" alors qu'il a tout fait pour l'empêcher!), Juppé de faire face à l'image non déformée de sa popularité et Fillon de sa chance.

Seule, et nonobstant une personnalité un peu évaporée, NKM a marqué des points (ô, légers les points) pour l'avenir.
 

Mais nous voilà définitivement débarrassés du bateleur d'estrade, du démagogue sans foi ni loi, du menteur professionnel que la justice va enfin pouvoir convoquer...

 

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21 novembre 2016 1 21 /11 /novembre /2016 06:44

Une sorte de déprime m'a envahi lorsque j'ai lu les commentaires relatifs au troisième débat des "primaires de la droite". Etant dans le train (SNCF, TGV, Paris-Bordeaux-Toulouse 5529 18H22 arrivé avec 1H32 de retard à plus d'une heure et demie du matin) je n'ai pas vu en direct le pseudo débat mais en ai pris connaissance peu après via Internet.
Ce qui m'a étonné c'est l'échange considéré comme un peu vif entre Bruno Le Maire et une fripouille de "journaliste" qui sévit depuis 1967, je dis bien 1967 et a flagorné les puissants avec autant de zèle que Drucker les médiocres du show-business depuis à peu près la même époque.

Elkabach, car c'est de lui qu'il s'agit, a dépassé l'âge de la retraite depuis si longtemps que, comme Alain Juppé, il ignore que Prisunic n'existe plus depuis 15 ans et que les Français ne s'apprêtent pas à voter pour les idées de Pompidou. (Drucker, de son côté, est persuadé que Sheila et Claude-François sont des contemporains).

Il est passé maître dans la fausse question méchante mais pratique le brossage dans le sens du poil avec une telle constance que même les auditeurs qui regrettent Fabrice et Guy Lux en sont gênés.

Bassesse, obséquiosité, flatteries avec ceux qui risquent d'arriver au pouvoir, dureté, agressions et mensonges utilisés contre ceux qui risquent de le perdre ou de ne pas s'en approcher assez.
C'est le personnage que jouait de Funès mais sans une once d'humour. Celui d'un valet jaloux de ses prérogatives (son plumeau et sa serpillière,la bienveillance de son maître) et qui s'accroche à sa place comme la gardienne à sa loge. un affreux, quoi.
Bruno Le Maire, qui n'a été jeune qu'à la maternité, qui suinte le portefeuille d'actions et la messe à St Honoré d'Eylau avait, pour une fois, raison.
Oui, Monsieur Bruno, c'est scandaleux que ce vieux roquet trop nourri et qui s'oublie de plus en plus souvent dessus soit encore invité à marcher sur des beaux tapis. Votre indignation n'est pas injustifiée: aux vieux radoteurs de la presse il faut substituer des jeunes radoteurs. Remplacer Elkabach, Chabot, Duhamel, Colombani, Labro, Barbier et leurs clones par des jeunes fraîchement émoulus d'écoles de journalisme où on allume des bougies devant le portrait de ces grands anciens. Où l'on baptise des promotions "Christine Ockrent" et "Michel Droit". Des promotions qui trouvent de la jeunesse dans votre programme....

 

 

 

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18 novembre 2016 5 18 /11 /novembre /2016 06:36

Lorsque j'ai été viré une seconde fois, d'un grand groupe de Levallois pour être précis, avant de retrouver un job j'ai été chômeur et ai fait de l'intérim pour compléter (en toute légalité) l'indemnisation, rester dans "le monde du travail" et m'occuper un peu.
Rien de glorieux cependant: j'étais le surnuméraire envoyé par une société d'intérim chez les principaux loueurs de véhicules de la ville de Toulouse, aéroport compris.

En tant que détaché d'A***, agence de travail intérimaire, j'avais toutes les contraintes des sociétés et aucun des avantages. Horaires pénibles, samedis et dimanches compris mais pas de tickets-restaurants, horaires de nuit mais pas d'indemnité de transport, travail en extérieur, même les jours de grand froid ou de pluie mais pas de prime... bref l'idéal du libéral façon Eric Brunet, le grognard de la droite décomplexée et du sarko-Le pennisme conjugués.

J'ai eu de la chance: ma présentation et mon âge faisaient qu'on me confiait la mission de convoyage de voitures d'une ville à l'autre. Sans doute la partie la moins pénible de ce métier.

Je n'étais pas obligé de travailler ainsi et l'ai fait pour plusieurs raisons. La première est que cette activité met aux prises avec une clientèle intéressante. Beaucoup de sociétés louent pour leurs cadres mais des particuliers, sympathiques la plupart du temps, forment le gros de  la clientèle. Etrangers (les Britanniques sont beaucoup moins agréables que je ne le pensais tandis que les Allemands et les Européens du Nord le sont plus qu'imaginé). Les voitures ensuite (tout garçon né il y a plus de 30 ans est ébloui par l'équipement et le confort des voitures modernes, même de base) et l'atmosphère particulière de cette profession enfin.

Les salariés de ces sociétés de location sont dévoués, mal payés, corvéables à merci et venant le plus souvent des quartiers défavorisés. Ils vous accueillent glacialement et vous observent longuement. Puis, s'ils vous adoptent, ils le font gentiment. Ca ne vole pas haut mais pour qui souhaite découvrir son époque autrement que par clichés c'est tout indiqué.
Les cadres ensuite. Peu payés aussi (mais un gouffre les sépare des "préparateurs" qui lavent les véhicules, de ceux qui remplissent les réservoirs et de ceux qui les déplacent ou les convoient) ont un uniforme comme le personnel des compagnies aériennes. Ils sont, côté public, dans des desks élégants et presque cossus.
Côté coulisses c'est autre chose: bureaux étroits et sales, dans des zones laides (on appelle ça des "bases arrières", ça fait plus joli que "friches en bout d'aéroport ou de zone industrielle) ils sont, eux aussi, astreints à des horaires interminables et peu pratiques. Tous, sans exception, se plaignent de la charge de travail, de l'organisation, des bas salaires et du mépris dans lequel "la Direction du Groupe" les tient.

Là aussi, après un round d'observation assez long, j'ai été adopté et ils et elles (la location de voiture est un métier très féminin, sans doute à cause des bas-salaires) ont parlé sans se cacher.
Je travaille toujours, de temps à autres, chez A*** et voit les conditions se dégrader. Les préparateurs, ces ouvriers-soutiers qui lavaient et nettoyaient l'intérieur des voitures, vérifiaient son équipement et les niveaux se raréfient et l'on demande aux cadres de préparer eux-mêmes des voitures lorsqu'il n'y a pas de coup de feu (des "temps partiaux" sont là pour les grands rushs, fin de grands week ends, vacances, salons... )

Des jeunes femmes en uniforme, bien coiffées et impeccables lavent à grand jet (en fait aux rouleaux!) des voitures par tous les temps. Là aussi les fans de Fillon et de Gattaz ont gagné.

Les beurs et les blacks sous-dipômés qui occupaient ces postes dont personne ne voulait n'ont plus qu'à aller dealer dans leurs quartiers. Chez H*** et E*** à Toulouse ils étaient les maîtres des ateliers, consciencieux et professionnels. Il y avait une bonne humeur contagieuse que l'indigence du travail et la pauvreté de la paie n'empêchaient pas...
Quand j'entends les 7 salopards de la primaire dire qu'il faut contraindre les chômeurs à chercher du travail d'une part et encourager les patrons à le supprimer de l'autre je n'ai qu'un désir: supprimer le leur, les leurs.

 

 

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17 novembre 2016 4 17 /11 /novembre /2016 07:00

Certaines femmes, souvent avantagées par un physique parfait, s'amusent à pourrir la vie de leur entourage, le tout avec un air angélique qui vous condamne si par malheur vous montrez que vous avez découvert leur jeu pervers.

Elles estiment que tout leur est dû et prennent un malin plaisir à se mêler de ce qui ne les regarde pas et, finalement, à faire se brouiller entre eux des personnes qui ont le désagrément de se trouver à leur portée.
Il faut infiniment de temps pour se convaincre qu'il y a un lien entre leurs coups de griffes et beaucoup de lucidité pour comprendre que ceux ci ne sont pas le fait du hasard.

Je parle de griffes mais elles peuvent aussi bien caresser, charmer, envoûter, ou séduire si cela leur permet d'atteindre un but qu'elles se sont fixé.

En réalité on est en face d'une véritable stratégie et celle-ci est menée comme une campagne militaire: jusqu'à capitulation de l'ennemi.
D'autant plus discrètes que venimeuses les attaques atteignent toujours leur but et celle qui les conduit offre au public qui ne voit rien ou ne comprend rien une candeur qui donne le change jusqu'à ce qu'une personne témoin devienne "victime".

Je dois paraître misogyne en mettant exclusivement au féminin ces attitudes destructrices volontaires. A ce que j'ai vu elles sont en effet quasi exclusivement féminines et, je me répète, souvent programmées et exécutées par des jolies femmes à qui, de prime abord, on donnerait "le bon Dieu sans confession". Un homme tue plus franchement.

Les attaques venimeuses et "méchantes" ont des cibles changeantes parce que c'est plus amusant de laisser reposer ici et d'allumer là. De jouir de ses méchancetés et de trouver chaque jour de nouveaux tourments à infliger à droite à gauche.

Je n'ai jamais entendu dire ni vu qu'une telle attitude soit découverte et flétrie en public comme la découverte de la laideur d'âme de la Marquise de Merteuil dans "les liaisons dangereuses".

A force les proches savent "instinctivement" qu'une-telle est à éviter ou à manier avec précaution. On l'invite moins, on a des bons prétextes pour se passer de sa compagnie ce qui la rend encore plus vénéneuse. Mais quand c'est un membre de votre famille on est contraint de faire semblant de ne rien (sa)voir.

Alors, heureusement, de telles poisons machiavéliques sont heureusement rares mais des consoeurs en devenir empoisonnent la vie des autres en marchant sur leurs traces.

Allusions perfides, inventions ou interprétations fallacieuses, réflexions blessantes, attitudes moqueuses, la panoplie est fournie de ces étudiantes en mesquinerie.

Bonne comédienne le bourreau jouera l'offensé(e) et l'attaquante la blessée avec d'autant plus de véracité qu'elle a observé ces attitudes chez ses victimes.

Je me souviens (et l'ai relaté ici) d'un spécimen rencontré dans le cadre du travail et qui m'avait "eu". Il m'avait fallu des preuves incontestables de sa noirceur pour que j'accorde crédit à ses collègues qui la détestaient et refusaient tout contact extérieur avec elle (que, de prime abord j'avais trouvée adorable!).

Le pire, je le répète, c'est d'avoir vu "clair" dans le jeu d'une de ces personnes et d'être obligé de le garder pour soi.

Le bon conseil c'est de jouer celle ou celui qui n'a rien vu, d'enregistrer sans broncher les coups (tous les coups) et de ne jamais répondre ni montrer qu'ils ont pu vous toucher.

Le mépris et la supériorité sont les seules armes pour contrer celles de ces femmes mais elle sont redoutablement efficaces.

 

 

 

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16 novembre 2016 3 16 /11 /novembre /2016 07:00

C'est tellement rare qu'il faut le souligner: il existe un magazine, "Society" qui apporte de la nouveauté dans la grisaille désespérante de la presse française.
Oui, hormis "Marianne" qui surnage encore un peu, la presse magazine est sinistrée. Articles minuscules sur des sujets convenus, rédacteurs usés jusqu'à la trame (Giesbert, Tesson, Duhamel, Labro, Barbier, Colombani, Attali etc.), marronniers, publicités envahissantes, préjugés... sont le lot des "express", "Le Point", "VSD", "M", "Figaro magazine", "l'Obs" et des autres.
...Quand ce ne sont pas des tracts politiques sur papier glacé ("Valeurs actuelles").

Society, que j'achète en fonction des titres de couverture ne m'a, pour le moment, jamais (complètement) déçu. Celui de l'après-élection de Trump est remarquable dans le dosage de "sérieux/anecdotique" qui caractérise la revue.
Des articles complets et passionnants sur l'accueil (ou plutôt le non-accueil) d'un foyer de SDF dans le XVIème arrondissement de Paris, un reportage sur un fou de Dieu musulman qui va de villes en villes sous l'autorité de l'Etat car il serait exécuté si la France l'extradait, un banc d'essai des 7 droitiers de la primaire et, naturellement, une enquête sur l'électorat de Donald Trump... constituent le sommaire du numéro actuellement vendu en kiosque.

C'est une revue un peu "branchée" (on y vante le mode de vie "bo-bio") mais aussi intelligente. On s'amuse à réfléchir comme le disait le magazine "Pilote" des années 70.

Un ton, un rédactionnel auquel on n'est plus habitués. Pensez donc; un journal qu'il faut plus d'une heure pour  lire!

 

 

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