C'est sans doute un des plus beaux lieux du monde si ce n'est le plus beau. Tour à tour magnifique, éblouissant, stupéfiant et plus encore, Venise est à la hauteur des attentes les plus impatientes. Un séjour d'une semaine m'en a fait découvrir et aimer l'incroyable beauté .
Nous étions en novembre et sur les sept jours, hormis la neige, nous avons eu toutes les conditions météorologiques qui toutes la sublimaient: jour et nuit, pluie et soleil, brume et coucher de soleil tout la magnifie. Connaissez-vous des lieux que la pluie n'abime pas?
Comme pour New-York j'ai eu l'impression en la découvrant pour la première fois que je m'y étais déjà promené: on les a tant vues qu'on croit les connaître.
Que dire de la "Sérénissime" qui soit à la hauteur de cette émotion qui vous étreint parfois devant une telle cité? tant de splendeur intimide et émeut: la pierre, les couleurs, l'eau bien sur, l'architecture, le mouvement, les oiseaux et même les visiteurs semblent composer une partition éblouissante et unique. Tout est à sa place changeante et pourtant immuable.
Les palais, les églises, les bâtiments, les ponts, les canaux, tous poussent le visiteur à l'introspection et au respect. L'Italie mérite mieux que l'estime que nous lui portons: elle possède d'authentiques merveilles dont Venise est le joyau.
Une fois vaincu le sentiment que nous ne sommes pas (plus?) à la hauteur de la Cité et que la Lagune s'offre doucement le visiteur semble n'avoir qu'une phrase à répéter mécaniquement: "que c'est beau".
Peu de choses, en une vie, conduisent à cet abandon consenti.
Je ne citerais pas les noms que tout le monde connaît ni je n'essaierai de décrire les splendeurs qui se succèdent sans rivaliser tant toutes sont incroyablement belles.
Même son grand âge, même les "marchands du temple" ne peuvent lui ravir un soupçon de son envoutement.
Quand on la visite les yeux ne savent où se poser un long instant pour enregistrer ce qu'ils voient. Les appareils photos des visiteurs du monde entier cherchent à bloquer, un fugace moment l'image qui a frappé. Y parviennent ils? sans doute un peu. Mais capturer Venise est sans doute un rêve impossible.
La ville sur l'eau n'est pas qu'une ville c'est une concentration inouï de musées, de palaces et de cathédrales qui renferment des peintures, des statues, des reliquaires, des meubles, des sculptures... toutes plus stupéfiantes les unes que les autres. Datées du quinzième siècles et d'autres. L'Academia, par exemple, vous accueille dans sa plus belle salle qui expose des peintures suffocantes tant elles sont belles. Vous commencez la visite par quelque chose qui vous happe un très long moment.
Et les autres musées ont autant de beautés à vous offrir: Tintoret, le Titien... des peintres inspirés d'époques riches et intelligentes.
J'ai même pu observer longuement des peintures de Jérôme Bosch que je n'avais vues qu'en reproductions sur papier.
Je ne m'appesantirais pas sur la circulation des bateaux sur les canaux: silence et recueillement. Pas de xlaxon ni de sirènes. Juste le clapotis silencieux des vagues.
Françoise a réussi à se réveiller avant le lever du jour et à voir l'immense Place Saint Marc sans un humain. J'ai regretté de ne pas m'être fait violence pour quitter mon lit et l'accompagner.
C'est bien simple: en 7 jours et nuits je n'ai pas eu un seul moment inintéressant.
