La guerre imposée par la Russie à l'Ukraine, on le sait, aura d"innombrables conséquences et, à l'heure actuelle (31 mars 9:09) nul ne peut écarter les pires (extension du conflit à la Pologne, utilisation d'armes chimiques ou biologiques par la Russie, extension de la guerre aux pays de l'OTAN, famines, crises économiques et enfin (si j'ose dire) utilisation de l'arme atomique.
Nous vivons une période paranoïaque et vaquons à nos occupations quotidiennes tandis que se joue peut-être simultanément l'avenir de l'Humanité et de la planète.
Alors nous continuons à ricaner, à parler d'une gifle aux Oscars, à stocker l'huile de tournesol et à nous désoler de l'augmentation du prix du blé ou de celui de l'énergie.
Notre vie politique tourne autour de personnalités qui ont largement démontré leur incompétence, leur égotisme ou leur personnalité incompatible avec la fonction présidentielle. La présidentielle bat son plein et Nicolas Dupont-Aignan et Valérie Pécresse comparent Macron à Gengis Khan. Mélechon, lui, dirige "son" parti comme une caserne mais nous promet la 6éme et la démocratie... Et on devrait le croire! Bien que n'ayant pas plus changé que le mètre du Pavillon de Breteuil la dame Le Pen est soudain regardée avec des lunettes roses par des médias éblouis et touchés par la grâce. Envolé le danger de l'extrême droite, elle aime les chats et s'est convertie au réalisme économique. Nous avons notre Eva Péron!
Comment faire autrement? Je programme mes vacances, Renaud sort un disque de reprises et, tous les mercredis, on glose sur la sortie sur les écrans de 5 ou 6 films parmi lesquels une comédie navrante et un drame psychologique avec réflexion psychanalytique.
Et dans ce désespérant entre-deux il faut bien vivre, espérer que la COVID décline vraiment et jette ses dernières armes dans la bataille, juguler l'inflation, espérer que le fameux "pouvoir d'achat" ne va pas reculer etc etc.
Cette période anxiogène me rappelle ce que j'ai lu sur les "années folles", sur l'entre-deux guerres (1919-1939) et sur les attitudes des pays d'Europe devant la montée des périls et les risques de guerre mondiale.
Déjà, un homme, un seul, mettait en danger des millions d'autres. Cinq ans plus tard soixante millions d'hommes, de femmes et d'enfants étaient morts à cause de lui.
En sommes-nous là? mon optimisme me fait pencher pour une réponse négative.
